Couoe de Tunisie - Tirage au sort des quarts de finale : ESZ- CAB , seule opposition entre clubs de Ligue 1
Effectué aujourd'hui au siège de la FTF, le tirage au sort des quarts de finale et des demi-finales de la coupe de Tunisie de football a donné lieu aux confrontations suivantes:
20 mai 2026
CSS- SG
PSEddaier- JSO
21 mai 2026
BBouhajla- ESM ou EST
ESZ -CAB
Les demi-finales : 24 mai 2026
vq CSS SG / Vq ESZ- CAB
PSSakiet Eddaier- JSO/ Vq BBouhajla - ESM ou EST
N.B. : Le huitième de finale entre l'ESMetlaoui et l'Espérance de Tunis se jouera le 17 mai et les joueurs convoqués en sélection pour la coupe du monde ne prendront pas part à la finale de la coupe de Tunisie au cas où leurs clubs seraient qualifiés.
J.B.
Tourisme de croisière : Une relance et des problèmes
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le tourisme de croisière connaît depuis 2025 une reprise notable avec des milliers de touristes qui débarquent trois jours par semaine au port de La Goulette. Comment profiter de cette aubaine pour faire de la Tunisie une grande destination pour les croisiéristes ?
Les ports tunisiens notamment celui de La Goulette a accueilli des milliers de touristes dans le cadre de croisières méditerranéennes, avec des prévisions de croissance continue et l’inclusion de la Tunisie dans les programmes de compagnies internationales telles que Carnival Cruise Line. Les activités se concentrent sur la visite des sites historiques et culturels de la capitale, de Carthage et de Sidi Bou Saïd, ce qui dynamise les secteurs du transport et du commerce traditionnel.
En chiffres, le port de La Goulette constitue le principal hub d’accueil des navires de croisière. Il a connu une forte reprise de l’activité avec plus de 350 000 touristes en 2025 et des perspectives de croissance en 2026. Les circuits incluent la visite de sites archéologiques (Carthage) et pittoresques (Sidi Bou Saïd), ainsi que la Médina de Tunis et les Souks.
L’autre bonne nouvelle concerne la compagnie « Carnival » qui a annoncé l’intégration du port de La Goulette dans ses programmes pour la saison 2027-2028, ce qui renforce la position de la Tunisie à l’échelle mondiale. Pour certains observateurs, la balle est maintenant dans le camp du ministère du tourisme qui devrait remédier à certaines faiblesses notamment au niveau de l’infrastructure et la réhabilitation des sites historiques ainsi que l’embellissement des villes côtières.
A cet effet, l’expert en tourisme et hôtelier, Hafedh Ammous, nous a confié : « Dans un contexte post-crises notamment celle du Covid, le retour des croisières constitue un levier d’accélération pour la relance de l’ensemble du secteur touristique. Parallèlement, les infrastructures portuaires connaissent un développement progressif. Des ports comme La Goulette et Sousse ont ainsi amélioré leurs équipements afin de répondre aux standards des compagnies internationales, renforçant l’attractivité de la destination tunisienne.
Chaque escale devient une opportunité économique majeure, capable de dynamiser toute une région en un temps relativement court. Par ailleurs, la Tunisie commence progressivement à s’affirmer comme un port de départ pour les croisières.
N’empêche que des efforts doivent être consentis pour rendre nos villes côtières plus attractives. A titre d’exemple, il est urgent de restaurer le monument historique de la Karraka de La Goulette et des quartiers avoisinants telle la Petite Sicile. Il est inconcevable qu’un tel monument situé juste en face du port de La Goulette soit dans cet état ».
210 mille visiteurs en 3 mois …
Même si les indicateurs de l’année 2026 confirment cette tendance à la hausse, avec environ 210 000 visiteurs enregistrés au cours des premiers mois seulement, les experts estiment que la Tunisie peut mieux faire pour devenir un hub pour le tourisme de croisière. Pour l’expert, Hafedh Ammous : « cela nécessite des facilités supplémentaires, notamment en ce qui concerne les opérations de paiement en devises et l’organisation du village de croisière ainsi que la simplification des conditions d’activité.
A plus grande échelle, la Tunisie peut également attirer les marchés nord-américains en proposant des offres combinant tourisme culturel et croisières en Méditerranée. Ainsi, le retour des croisières ne représente pas seulement une reprise d’activité, mais reflète une transformation stratégique profonde, la Tunisie cherchant à devenir un hub régional et international dans ce domaine ».
Et d’ajouter : « Malgré la courte durée d’escale des navires dans notre pays, ces visites rapides contribuent à dynamiser de nombreux secteurs tels que la restauration, le transport, les excursions touristiques et le commerce local, soutenant ainsi l’afflux de devises vers l’économie nationale. L’impact ne se limite pas aux chiffres : ces visiteurs participent également à la mise en valeur de la richesse du patrimoine tunisien à travers les médinas, les marchés traditionnels et les sites historiques.
La majorité d’entre eux s’oriente vers des activités culturelles ou l’achat de produits artisanaux, offrant ainsi une visibilité internationale aux métiers d’art tunisiens. Tapis, céramiques et autres produits traditionnels attirent de nouveaux clients, ce qui contribue à la préservation de ces savoir-faire. Cette dynamique a également des retombées positives sur le marché de l’emploi, bénéficiant aux guides touristiques, restaurateurs, chauffeurs, travailleurs portuaires, artisans et à bien d’autres acteurs ».
En somme, si le retour en force du tourisme de croisière ouvre des perspectives prometteuses pour la Tunisie, il met aussi en lumière des défis structurels qui ne peuvent plus être ignorés.
Entre modernisation des infrastructures, valorisation du patrimoine et amélioration de l’expérience des visiteurs, le potentiel est réel mais encore sous-exploité. La Tunisie a aujourd’hui une carte à jouer : transformer ces escales éphémères en véritables vitrines durables de son attractivité. À défaut, cette relance risque de rester une opportunité passagère plutôt qu’un véritable tournant stratégique.
M.B.S.M.
A la salle « Le 4ème art » : Habib Chebil, un artiste au croisement des arts
Une matinée de réflexion et d’hommage viendra clore à Tunis la grande rétrospective consacrée à une figure majeure de la modernité artistique tunisienne : Habib Chebil. Rendez-vous le 26 avril, à partir du 11h00, au « 4ème art ».
Le Théâtre national tunisien (TNT), plus précisément la Bibliothèque spécialisée Béchir Ben Slama, relevant de la salle « La 4ème art » accueille une rencontre intellectuelle intitulée « Habib Chebil : du tableau à la scène ». Organisé dans le cadre d’un partenariat avec la Maison des Arts du Belvédère, cette rencontre marquera la clôture de l’exposition rétrospective « Émergence du corps », présentée du 28 mars au 26 avril à la Maison des arts- Le Belvédère et réunissant 26 œuvres issues du Fonds national des arts plastiques.
Au programme cette matinée placée sous le signe de la créativité, de la mémoire et de la reconnaissance: la présentation d’un ouvrage documentant le parcours d’un artiste qui n’a cessé de brouiller les frontières entre peinture et scène. Coordonnée par le plasticien et historien de l’art Sami Ben Ameur, commissaire de l’exposition et proche de l’artiste Habib Chebil, la rencontre proposera lectures critiques, témoignages et échanges autour d’une œuvre où le corps devient un véritable territoire d’expérimentation plastique et scénique.
Les témoignages mettront en lumière quelques facettes cachées et d’autres connues du parcours hors-pair de cet artiste originaire de Bizerte (Menzel Bourguiba) qui a choisi de nourrir sa passion pour l’art par des formations artistiques aux Écoles des Beaux-Arts de Nice, de Tunis puis à Paris. Entamant une carrière d’enseignant en 1964, l’artiste a partagé sa passion et sa vision avec ses disciples à la fois à l’École des Beaux-Arts et à l’Institut supérieur d’art dramatique, bannissant les frontières entre les arts plastiques et le théâtre.
Une vie dédiée à l’art
En 1978, il fonde le Théâtre du Triangle, laboratoire scénique où il explore une écriture centrée sur le corps, la lumière et l’espace. Plusieurs figures majeures du théâtre tunisien, parmi lesquelles Kamel Touati, Fethi Haddaoui et Lamine Nahdi, y feront leurs premiers pas ou y affineront leur pratique. Chebil y développe une approche expérimentale où le geste, la scénographie et la symbolique deviennent des langages à part entière.
Parallèlement à son travail scénique, l’artiste participe à de nombreuses expositions en Tunisie et à l’étranger, obtenant notamment le Premier prix du Festival de la Francophonie à Québec en 1994. Son œuvre se distingue par un dialogue constant entre peinture, scénographie et dramaturgie, toujours animé par une interrogation sur la relation entre le corps, l’espace et le symbole.
Avec « Habib Chebil : du tableau à la scène », cette rencontre entend prolonger la réflexion ouverte par l’exposition et rappeler l’influence durable d’un créateur qui a profondément marqué les arts visuels et le théâtre en Tunisie. Plus qu’un hommage, la journée se veut une invitation à redécouvrir une pensée artistique audacieuse, dont la modernité continue de résonner aujourd’hui.
Mois du patrimoine 2026 : Sur l’agenda de cette semaine
Par Imen Abderrahmani
Placée sous le thème « Patrimoine et art architectural », la 35ᵉ édition du Mois du patrimoine mettra en lumière non seulement les cités antiques, bâtiments et constructions qui défient le temps, mais aussi les savoir-faire qui ont rendu ces réalisations possibles. Tour d’horizon de quelques événements à suivre.
Rendez-vous annuel qui mettra à chaque occasion en lumière une composition du riche patrimoine tunisien, le mois du patrimoine met à l’honneur, cette fois-ci, le patrimoine architectural exceptionnel de la Tunisie, reflet du passage des civilisations et du génie humain dans l’art de façonner des espaces en harmonie avec leur environnement.
Tant de parcours et d’initiatives sont annoncés ici et là dans les différentes villes tunisiennes. Objectif : tirer de l’oubli certains monuments et recréer une nouvelle dynamique autour de nombreuses cités et différents sites, réintégrer des demeures et des espaces qui ont été fermés ou encore boudés par le grand public. La célébration de l’art architectural tunisien se veut également une belle occasion pour célébrer ces savoir-faire qui ont façonné ces lieux et qui ont donné ces espaces un cachet typique : la sculpture sur pierre, le travail du plâtre et du bois, la menuiserie, la ferronnerie, la céramique, la tuilerie, les techniques de chaux et de construction en terre, sans oublier les décors géométriques et le zellige qui ornent les espaces traditionnels. Des ksour du sud, aux Cités antiques, aux médinas, aux ribats du sahel, aux citadelles, aux mosquées… le voyage se fera cette année. Un voyage qu’on espère qu’il soit accompagné par l’annonce du démarrage de certains projets phares qui ont du mal à démarrer tels que la restauration de la maison d’Ibn Khaldoun et sa transformation en un musée dédié à la vie et à l’œuvre du fondateur de la sociologie.
Le patrimoine raconté à nos enfants
Afin de sensibiliser les enfants à la richesse du patrimoine tunisien et à les impliquer dans sa sauvegarde, le Centre international de la culture et des arts « Palais Al- Abdellia » ouvrira, comme à l’accoutumée, le temps d’un week-end ses portes pour les petits. « Un monument… et des enfants » ainsi s’intitule ce rendez-vous, annoncé les 25 et 26 de ce mois aux Palais Ahmed Bey et au Palais Al- Abdellia à la Marsa.
Le programme s’ouvrira le 25 avril à 10h00, au Palais Ahmed Bey, avec une exposition de photos et de vidéos retraçant les réalisations des enfants lors des précédentes éditions. Une performance de conte intitulée « Palais Ahmed Bey : une noble demeure et des jardins enchanteurs » sera également assurée par le conteur Youssef Baklouti, retraçant l’histoire de ce monument emblématique. Le programme comporte également des visites guidées pour enfants destinées afin de leur faire découvrir les spécificités architecturales de ce palais et son histoire. Pour la 2ème journée, celle du 26 avril, les enfants sont invités à une 2ème série d’activités, cette fois-ci au Palais Al-Abdellia. Des questions écologiques et du changement climatique, les enfants discuteront le temps d’un atelier du jardinage et de plantation. Des spectacles de théâtre pour enfants et une exposition de leurs créations en dessin, vidéo et photographie sont également au programme, ponctués par la remise de prix d’encouragement.
Le bilan de l’INP suite à la tempête « Harry »
L’Institut national du patrimoine (INP) organise aujourd’hui, le 23 avril, à partir de 9h00, une journée scientifique ayant pour thème « Littoral en péril et gestion du patrimoine archéologique maritime en Tunisie : bilan des interventions des équipes de l’INP lors de la tempête « Harry » de janvier 2026 ». Axés sur quatre séances scientifiques et réunissant nombreux chercheurs dans les différentes spécialités, les travaux porteront dans la matinée sur le littoral du Sahel. De la prospection du site de Douira-Chebba, des fouilles de sauvetage de tombes à Salakta, des expertises des tombes fatimides et du port de Mahdia, ainsi que de l’évaluation de la zone archéologique de Hergla, les participants parleront et présenteront leurs bilans et également leurs propositions.
Le Cap-Bon et Bizerte seront aux des interventions de l’après-midi. A l’ordre de cette séance : l’expertise des vestiges de Neapolis, la reconnaissance archéologique du littoral, l’étude de l’impact de la tempête sur le patrimoine côtier, les prospections au nord de Bizerte, le sauvetage de mosaïques à Ras Enjla et la présentation du bilan général des interventions et des mesures à envisager.
« Le céramiste du musée » vous donne RDV
A Sousse, l’accent sera mis le métier du céramiste et sur ce savoir-faire qui constitue une composante essentielle du patrimoine architectural tunisien sur le plan technique comme décoratif et qui reste un témoin culturel de l’époque.
« Le céramiste au Musée » tel est l’intitulé d’un symposium qui démarre aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 26 avril, au Musée archéologique de Sousse, avec la participation de nombreux spécialistes entre chercheurs, universitaires et artistes.
Organisé par la délégation régionale aux Affaires culturelles de Sousse, en collaboration avec l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC), l’Université de Sousse et l’Institut supérieur des beaux-arts de Sousse, cet événement se veut un espace de réflexion, de transmission et d’expérimentation autour des savoir-faire céramiques.
Il s’inscrit dans une démarche qui vise à préserver les techniques traditionnelles tout en les réinterrogeant à la lumière des pratiques artistiques actuelles.
Plusieurs ateliers rythmeront ce rendez-vous qui s’étale sur trois jours mettant l’accent sur le rôle de la céramique dans la composition, la décoration et l’enrichissement des formes architecturales, et explorant les liens entre l’artistique-décoratif et le bâti. Parallèlement à ce symposium, une exposition collective d’artistes sera visible au Ribat de Sousse, assurant un dialogue entre les œuvres contemporaines et ce lieu patrimonial historique.
La programmation sera également enrichie par une table ronde dédiée à la céramique contemporaine en Tunisie, qui permettra d’aborder les enjeux actuels de la discipline, ses mutations et ses perspectives de développement dans un contexte artistique en pleine évolution.
Imen.A.
STB Bank : Maintien du même niveau de PNB, Politique d’optimisation de la collecte des ressources et de maitrise des charges opératoires
Au premier trimestre 2026, la STB Bank a poursuivi sa politique rigoureuse d’optimisation de la structure de collecte. Les dépôts de la clientèle ont progressé de 418 MD (+3,3%), tirés principalement par les dépôts à vue (+336 MD ; +7,7%), représentant 80% de la croissance, tandis que les dépôts d’épargne ont augmenté de 102 MD (+2,1%) et les dépôts à terme ont été contenus à +1,4%. Les ressources d’emprunt se sont élevées à 368,6 millions de dinars à fin mars 2026, en régression de 132,3 millions de dinars ou 26.4% par rapport à leur niveau à fin décembre 2025.
Pour ce qui est de l’activité de financement, la Banque a maintenu quasi identique son encours de créances nettes sur la clientèle avec un encours de 8,6 milliards de dinars en baisse de 0,1%.
Par ailleurs, la Banque affiche, au premier trimestre, une évolution de 232 millions de dinars ou 4,8% de l'encours du portefeuille titres pour s’élever à 5,1 milliards de dinars. Cette enveloppe additionnelle provient principalement de l’augmentation de l’encours des bons de Trésor de
240 ,9 MD témoignant du rôle toujours important de la Banque en matière de financement de la dette publique.
L’évolution des indicateurs bilanciels sus énumérés, combinée à la forte baisse du recours de la Banque aux ressources monétaires a permis de confirmer le respect et l’amélioration des ratios réglementaires de liquidité (LCR) et de transformation (LTD) à des niveaux confortables, offrant un potentiel accru de développement de l’activité crédit.
Sur le plan de la rentabilité, les charges d’intérêts ont été réduites de 185,9 MD à 171,5 MD, principalement sous l’effet de l’extinction des charges de refinancement sur le marché monétaire. Cette évolution reflète la politique de mobilisation des ressources adoptée par la Banque, axée sur les dépôts de la clientèle, en particulier ceux à faible rémunération. Néanmoins, la marge nette d’intérêt globale a accusé une diminution sous l’effet principal de la baisse de l'encours moyen des crédits.
Quant aux commissions nettes, une baisse de leur volume de 1,2 MD à 28,4 MD a été constatée tenant compte de l’impact de la diminution des commissions sur chèques (-1,5 MD) et de la baisse des commissions d’études (-0,9 MD) sous l’effet de la baisse de distribution des crédits.
Pour ce qui est des revenus du portefeuille titres et opérations financières, une augmentation de 21,1 MD ou 22,3% à 116,0 MD a été affichée et provenant notamment des placements en bons de trésor ainsi que des gains nets sur opérations de change.
Les éléments sus indiqués ont permis à la Banque de maintenir le même rythme de création de valeur pour atteindre un produit net bancaire de 164 MD quasi identique à celui enregistré une année auparavant.
Quant aux charges opératoires, elles ont atteint 88,8 MD (+8,7%), sous l’effet de l’intégration du personnel des filiales STB-SG et STB-MG conformément à la loi 2025-9 portant sur l’interdiction de la sous-traitance de main-d'œuvre, partiellement compensée par la baisse des frais de fonctionnement (-2,7% à 22,9 MD). Le coefficient d’exploitation s’est établi ainsi, à 54,3%, contre 49,8% un an auparavant.
Ligue 1- 25e - Espérance ST- ESZarzis : Les Sang et Or de Tunis pour reprendre la tête du classement
Jamel Belhassen
Le Stade de Rades sera le théâtre cet après-midi à partir de 15 heures d'un duel intéressant entre les deux Espérances de Tunis et de Zarzis. La première vise les trois points de la victoire pour retrouver la première place au classement qui était la sienne avant de se concentrer sur la demi-finale finale de la Ligue des champions.
Ce sera aussi l'occasion de renouer avec la victoire et l'efficacité offensive après trois sorties successives ( ESS et Sundowns) sans aucun but inscrit. Beaumelle qui ne peut compter cette fois que sur quatre étrangers dans l'equipe rentrante va modifier son onze de départ. Des gars comme Ben Ali, ou Draguer, Haj Ali et Diarra devraient être titularisé.
En face, l'ESZarzis qui n'a plus gagné en championnat depuis neuf journée a retrouvé le sourire dimanche dernier en se qualifiant en coupe aux dépens de l'USMonastir en déplacement grâceàune belle prestationde son gardien Charfi. Un résultat de nature de remettre l'equipe en confiance et d'opposer une résistance farouche face à son homonyme de Tunis.
J.B.
Cannes 2026 : « Somewhere I Belong » de Youssef Handouse en compétition de « La Cinef »
Le court-métrage tunisien « Somewhere I Belong », réalisé par Youssef Handouse et issu de l'ISAMM, a été sélectionné pour la compétition « La Cinef » du 79e Festival de Cannes (12-23 mai 2026). Ce film de 21 minutes fait partie des 19 œuvres retenues parmi plus de 2700 candidatures, représentant la Tunisie dans cette section dédiée aux films d'écoles
Synopsis : Il est contraint de faire face à la douloureuse vérité : son foyer n'est plus là où il l'a laissé, et son appartenance n'est garantie ni par le sang ni par la mémoire. Il doit décider s'il veut reprendre la vie qu'il pensait avoir manquée ou enfin la laisser partir.
Editorial : Les slogans ne suffisent plus ! - Par Hassan GHEDIRI
« Tunisia Digital Summit ». Un nom dynamique et percutant puisé dans le jargon du Business English et qui adhère parfaitement aux ambitions de l’innovation et des progrès affichées par l’Etat tunisien. Des ambitions que l’on tente de concrétiser à travers d’une multitude de projets annoncés au cours de ces dernières années.
La nouvelle édition du Tunisia Digital Summit, (TDS pour les intimes) a démarré hier dans un hôtel à Tunis. L’évènement qui souffle ses 10 bougies, s’impose comme une plateforme nationale de référence de la transformation numérique en Tunisie.
« TDS réunit décideurs publics, dirigeants d’entreprises, directeurs de systèmes d’information (DSI), experts technologiques, startups, intégrateurs, investisseurs et partenaires internationaux autour d’un objectif commun : faire passer le digital de la stratégie à l’exécution » souligne-t-on sur le site web officiel de l’évènement.
Le TDS-2026 qui s’étale sur deux jours (22 et 23 avril) se veut la vitrine de transformation digitale de l’Etat en agissant comme accélérateur des projets numériques pour la modernisation des services publics, de la compétitivité des entreprises et de la souveraineté numérique nationale » explique-t-on en substance sur le même canal.
Un constat qui fait aujourd’hui l’unanimité de l’ensemble des acteurs des écosystèmes socio-économiques constitue également une des motivations essentielles ayant conduit à la mise en place de cette plateforme nationale de référence en matière de digitalisation en Tunisie. C’est la conviction que la transformation numérique de l’Etat ne peut plus (et ne doit plus) se limiter à une simple digitalisation purement technique des procédures.
Le TDS se veut en effet un espace de brainstorming dans lequel interagissent le secteur public et l’écosystème entrepreneurial pour faire émerger des idées innovantes à travers une plus grande implication des start-ups. Par leur capacité d’innovation, leur expertise et leur maitrise technologique, les start-ups s’imposeraient comme des partenaires structurants dans la conception et la mise en exécution des politiques publics de transformation digitale.
C’est en effet ce que les autorités publiques espéraient concrétiser par le changement de paradigme que l’on voulait initier à travers ce sommet de la digitalisation qui va de ce fait, favoriser des alliances public-privé dynamiques et transparentes et qui contribuent à la création des services numériques plus performants, plus souverains et résolument centrés sur les besoins du citoyen.
Beaucoup d’idées et de bonnes intentions devraient être partagées durant ce TDS-2026. Cela fait quand même dix ans, depuis le lancement du TDS et depuis encore très longtemps durant de très nombreux évènements et à l’occasion de la présentation des politiques de développement par tous les gouvernements que l’on nous promettait d’accélérer la course à la digitalisation et de l’innovation des services publics.
Dans le plan quinquennal 2026/2030, l’Etat a mis la barre très haute avec comme objectif de digitaliser 80% des services administratifs. La tâche n’est point facile lorsqu’on sait qu’à l’heure actuelle environ 120 services publics sont numérisés sur un répertoire total estimé à plus de 3200 procédures.
Malgré son bon positionnement en Afrique et dans le monde arabe en ce qui concerne la maturité des services en ligne, la Tunisie a occupé en 2024, la 87ème place mondiale sur 193 pays avec un score de 0,69 dans l’indice de développement de l’e-gouvernement de l’ONU.
Comme le croient aujourd’hui tous ceux qui participent au TDS-2026 et qu’ils tenteront certainement de le démontrer par des « success stories » et également des «failure stories» du monde, ce n’est pas par des slogans que 80% de services publics seront digitalisés en Tunisie d’ici quatre ans. Il faut qu’il y est un changement des mentalités et une prise de conscience au sein de l’Administration avec un grand A à même de lever toutes les barrières devant les start-ups et les jeunes porteurs d’idées innovantes.
H.G.
Volleyball- super play off- 2e manche : L'Espérance fait le break devant l'Etoile du Sahel (3-0)
Rien d'original. L'Espérance qui a déjà remporté la première manche par trois sets à deux contre l'Etoile du Sahel en déplacement, a récidivé cet après-midi à la salle Zouaoui en remportant une victoire nette face au même club du Sahel par 3 sets à 0 ( 25-15), (25-18), ( 26-24).
Pour faire le break dans cette série finale de cinq matches. Il ne reste plus aux Sang et Or que de gagner la troisième manche à la salle de Msaken pour être sacrée de nouveau champions de Tunisie pour la énième fois.
J.B.
Familles défavorisées : Hausse des aides sociales à 280 dinars par mois à partir de janvier 2026
Un arrêté conjoint du ministre des Affaires sociales et de la ministre des Finances a été publié, mardi 21 avril 2026, au Journal officiel de la République tunisienne et prévoit une augmentation du montant des transferts monétaires directs au profit des bénéficiaires du programme "Amen Social". Ce dernier a pour objectif de fournir un soutien financier et un encadrement aux populations vulnérables, à travers des aides directes
Le montant de base de l’allocation est désormais fixé à 280 dinars par mois pour un individu ou un foyer, contre 240 dinars auparavant, selon le texte. Cette revalorisation entrera en vigueur à partir du 1er janvier 2026.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre de la révision de l’arrêté conjoint du 19 mai 2020, relatif aux modalités de calcul et au montant des transferts financiers directs destinés aux catégories défavorisées. Elle vise à soutenir le pouvoir d’achat et à renforcer l’accompagnement social des ménages à revenus limités.
Guerre contre l’Iran : Trois navires ont été attaqués dans le détroit d'Ormuz
L'Iran a ouvert le feu sur trois navires dans le détroit d'Ormuz et en a arraisonné deux, mercredi, intensifiant ainsi son offensive contre la navigation dans cette voie maritime stratégique, au lendemain de la prolongation du cessez-le-feu par le président américain Donald Trump, qui a maintenu le blocus américain des ports iraniens.
Selon les médias iraniens, les Gardiens de la révolution, une force paramilitaire iranienne, ramenaient les deux navires en Iran après les avoir arraisonnés dans le détroit, par lequel transite en temps de paix 20 % du pétrole mondial.
Le bras de fer entre la fermeture du détroit par l'Iran et le blocus américain a semé le doute quant à une éventuelle reprise des négociations pour mettre fin à la crise.
Le conflit a déjà fait exploser les prix de l'essence bien au-delà de la région et a renchéri le coût des produits alimentaires et de nombreux autres biens. Plus le détroit restera fermé, plus les conséquences seront graves et étendues, et plus la reprise économique sera longue.
Le commissaire européen à l'énergie, Dan Jørgensen, a mis en garde contre les conséquences durables pour les consommateurs et les entreprises, comparant la situation à d'autres crises énergétiques majeures survenues au cours du dernier demi-siècle.
Il a déclaré que cette guerre coûte à l'Europe environ 500 millions d'euros par jour.
L'Iran campe sur ses positions
Les dirigeants iraniens semblent prêts à mener des négociations serrées avec les négociateurs américains. Trump a annoncé la prolongation indéfinie par les États-Unis du cessez-le-feu qui devait expirer mercredi, tandis que Washington attend une nouvelle proposition de Téhéran.
Selon les médias iraniens, le MSC Francesca et l'Epaminodes sont escortés vers l'Iran. Les propriétaires des navires n'ont pu être joints dans l'immédiat. Les États-Unis avaient auparavant arraisonné deux navires iraniens alors que les pourparlers sur le cessez-le-feu devaient se tenir au Pakistan.
Les Gardiens de la révolution ont attaqué un troisième navire, identifié comme l'Euphoria, qui s'était «échoué» sur la côte iranienne, ont rapporté les médias iraniens, sans plus de précisions.
Le Centre des opérations de commerce maritime du Royaume-Uni a également signalé les attaques, précisant qu'une canonnière des Gardiens de la révolution avait ouvert le feu sur un porte-conteneurs et «causé d'importants dégâts au pont». Un second cargo a été pris pour cible quelques heures plus tard, sans qu'aucun dégât ne soit signalé, bien que le navire ait ensuite été immobilisé. Aucun blessé n'a été signalé parmi les équipages des deux navires.
Tennis : Ons Jabeur est devenue, pour la première fois, maman
Notre ministre de bonheur vient de vivre l’un des moments les plus fabuleux de sa vie. Ons Jabeur, la championne tunisienne de tennis, est aux anges après avoir mis au monde son premier enfant, un joli garçon. L’accouchement a eu lieu dans un hôpital de Dubai en présence de la mère et du mari d’Ons et elle va, comme son bébé, merveilleusement bien.
Félicitations Ons avec nos souhaits de prompt rétablissement et de retour rapide sur les courts.
K.Z.
Visite technique de véhicules : La fraude a (encore) le vent en poupe…
Hassan GHEDIRI
A l’entrée du centre de Ben Arous, un réseau criminel bien huilé se met en branle dès qu’un accord tacite est conclu avec un automobiliste malchanceux…
Hier, mardi 21 avril 2029, au centre de l’agence du transport terrestre de Ben Arous, quelques véhicules se comptant sur les doigts d’une main font la queue devant l’unique couloir ouvert. Dans cet espace de visite technique situé au sud de Tunis, la fréquentation en début de semaine est généralement plus importante, en particulier le matin.
Sur le parking, les automobilistes n’attendent que quelques instants avant de passer dans le couloir d’inspection. Mais avant d’arriver là, la plupart des automobilistes devaient constater qu’il y a un autre circuit qui sembler prospérer à proximité du centre.
A deux pas de l’entrée, des individus rodent. Leur stratagème est presque banale. « Bonjour, vous avez rendez-vous pour la visite » abordent-ils tout simplement celui ou celle qui, au volant de sa voiture fait la manœuvre pour s’introduire à l’intérieur du centre. Si l’automobiliste répond par l’affirmative, ils se contentent d’un sourire et une « bonne chance ». A première vue, rien de suspect dans cette démonstration de politesse.
Le problème est que la curiosité de ces inconnus ne s’arrête pas là. Ils vont attendre ! Leur jeu commence à la sortie, lorsque certains conducteurs visiblement contrariés par l’échec de leur visite, sont abordés par l’une de ces personnes. Ça ne s’est pas bien passé ? » demande-t-on, avant d’exhiber leur offre : « on peut toujours régler ça ! ».
Derrière cette promesse, un réseau criminel bien huilé est prêt à se mettre en branle dès qu’un accord tacite est conclu avec un automobiliste malchanceux. Le mécanisme est simple, contre une somme qui passe discrètement du porte-monnaie du « client » à la poche de son serviteur, et qui devait suffire pour graisser la patte de tous les membres du réseau frauduleux, toutes les défaillances signalées lors de l’inspection disparaissent et le petit collant attestant la conformité du véhicule est délivré.
Donc, selon les règles établies par ce réseau de corruption très bien rôdé, ceux qui acceptent le deal obtiennent systématiquement avec le précieux sésame. Les autres, eux doivent revenir après réparation, comme l’exige la procédure. Il s’agit en effet d’un système de malversation qui fonctionne au vu et su de tout le monde dans une sorte d’impunité scandaleuse.
Excès de zèle ?
Nombreux sont les automobilistes qui se heurtent à cette triste réalité, tel que le cas de ce propriétaire d’une Volkswagen 4CV modèle 2009, qui s’est présenté hier au centre de Ben Arous pour sa visite annuelle. Consciencieux, il a pris le soin de bien se préparer à l’épreuve. Réglage du parallélisme, vérifications mécaniques et électriques et inspection de la carrosserie effectuée par les spécialistes, il prend rendez-vous en ligne et se rend au centre, convaincu que tout est en ordre.
Arrivé sur les lieux, il a eu droit à un « bonjour, bonne chance » gratuitement distribué par les désormais fameux inconnus à l’entrée du centre, avant que son véhicule ne soit dirigé vers le couloir n°4. Un inspecteur récupère la carte grise puis lui demande d’attendre à l’extérieur.
Quelques minutes plus tard, le verdict tombe au guichet : refus. Motif invoqué, un couvre-volant jugé de mauvais état et un glissement des roues avant (presque neufs) au freinage. Un diagnostic contesté par le propriétaire qui dénonce un excès de zèle à son encontre. En quittant les lieux, il est de nouveau abordé par les fameux intermédiaires qui proposent d’intervenir pour « arranger les choses ».
Malgré les multiples mesures engagées ces dernières années par les autorités de tutelle, la fraude semble loin d’être éradiquée dans les centres de visite techniques gérés par l’Agence tunisienne du transport terrestre.
Ni la digitalisation des rendez-vous ni la modernisation des équipements, ni la rotation des agents n’ont permis de couper l’herbe sous les pieds des agents sans scrupule. Il va falloir peut-être accepter la réalité jusqu’à ce que l’Etat décide en fin de prendre le taureau par le cornes et opter pour un modèle de contrôle technique 100% automatisé.
H.G.
Produits agricoles importés : Les nouvelles mesures, sont-elles suffisantes pour maîtriser les prix ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Importer des produits alimentaires agricoles, oui, mais à condition…telle est la nouvelle mesure prise par la SOTUMAG.
Quel est l’impact de ces mesures sur les prix et qu’en pensent les experts ? La Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG) a annoncé, dans un communiqué, une série de nouvelles mesures organisationnelles destinées aux importateurs, dans le cadre du suivi des opérations d’approvisionnement du marché d’intérêt national de Bir El Kassaa Market en produits importés.
La société a précisé que tous les importateurs qui assurent l’approvisionnement des points de vente en produits importés sont tenus de déposer obligatoirement les dossiers des opérations d’importation auprès des agents de contrôle relevant de la société, au niveau de la porte principale du marché.
Selon toujours le même communiqué, ces dossiers doivent comporter un ensemble de documents, notamment les déclarations en douane relatives aux opérations d’importation, les factures d’achat des produits, ainsi que les certificats d’origine, les certificats phytosanitaires de transit et les fiches de traçabilité.
La société a également insisté, dans son communiqué signé par son président-directeur général, Soufiane Tarmiz, sur la nécessité pour les importateurs de fournir aux agents de vente des bons de livraison relatifs aux opérations d’approvisionnement, lesquels doivent inclure un détail précis des quantités distribuées selon le type de produit.
Ces mesures visent, en outre, à renforcer la transparence des transactions commerciales au sein du marché, à garantir le contrôle des circuits de distribution des produits importés, ainsi qu’à assurer la traçabilité de leur origine et leur conformité sanitaire, dans l’intérêt du consommateur et pour garantir la régularité de l’approvisionnement. Quel est, par ailleurs, l’impact de ces mesures sur les prix et qu'en pensent les experts ?
Pour l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : « Je vois mal comment les agents de contrôle du marché du gros vont différencier entre les produits importés et locaux notamment pour les légumes comme les tomates, les pommes de terre, l’ail et autres. Du coup, il faut repenser tout le système de distribution en mettant en place des réformes adaptées aux besoins du marché.
Cela doit commencer par la suppression du monopole imposé par les coopératives et les intermédiaires et le remplacer par un cahier des charges permettant à des nouveaux grossistes de s’installer dans le marché.
Ouvrir la voie à la concurrence dans des règles bien définies est le seul moyen de lutter contre la spéculation et la hausse des prix ». 5 % Selon des chiffres fournis par la présidence de la République, seulement 5 % des marchandises entrent dans le marché de gros, tandis que le reste se perd en chemin entre les mains des spéculateurs.
« En effet, il y a quelques mois, le chef de l’Etat, Kaïs Saïed avait révélé lors d’une rencontre tenue mardi au palais de Palais de Carthage avec la ministre du Commerce et du Développement des exportations que les circuits illégaux visant à contrôler les prix cherchent à attiser la situation sociale dans le pays, et cela est documenté par des aveux », nous dira, l’expert Mohamed Salah Jennadi.
Et d’ajouter : « D’ailleurs, les récentes arrestations ont montré que plusieurs personnes gérant des sociétés travaillant sur le marché du gros sont derrière ces crises liées à la distribution des marchandises et à la hausse des prix. Le gouvernement est appelé, alors, à adresser un message fort à ceux qui contrôlent ce qu’on appelle les circuits de distribution, qui sont en réalité des circuits d’oppression et de famine.
Il convient de rappeler que les opérations de contrôle menées par le ministère du Commerce ont toujours révélé une hausse injustifiée des prix de certains produits malgré la disponibilité de l’offre, ce qui confirme, selon les données du ministère, une tentative de certains intervenants d’exploiter la situation pour réguler les prix, ainsi que l’apparition de pratiques de monopole et de spéculation ».
Les nouvelles mesures de traçabilité imposées par la SOTUMAG à Bir El Kassaa visent à réguler les produits importés, mais experts et officiels soulignent l'urgence de réformes structurelles pour contrer la spéculation, alors que 95 % des marchandises échapperaient aux circuits formels. Ces mesures administratives peineront à faire baisser les prix sans une lutte efficace contre le monopole et une refonte du système de distribution.
M.B.S.M.
Editorial : Défi récurrent et solutions urgentes…
Par Chokri Baccouche
Comme si nous n’avions pas assez de problèmes à régler, voilà que les tensions au Moyen-Orient débarquent sans crier gare pour nous rendre la vie encore plus difficile. On l’aura certainement deviné, il s’agit de la hausse des prix de l’énergie sur le marché international, due à la guerre américano-sioniste contre l’Iran qui nous affecte particulièrement et n’est pas un simple choc conjoncturel pour la Tunisie. Elle agit, en effet, comme un révélateur brutal des fragilités structurelles accumulées depuis des décennies.
Dans un pays fortement dépendant des importations d’hydrocarbures, chaque tension sur les marchés internationaux se répercute en cascade sur l’ensemble de l’économie, creusant les déséquilibres budgétaires, affaiblissant la compétitivité et accentuant les tensions sociales.
A chaque crise qui secoue le monde, c’est la même tendance qui se reproduit avec son lot de désagréments et d’inquiétudes pour les décideurs qui sont contraints de se triturer les méninges afin de trouver la solution idoine devant permettre au pays de sortir de l’ornière sans trop de dégâts. La tâche est d’autant plus difficile que la Tunisie, comme on le sait, importe une part importante de ses besoins en pétrole et en gaz.
Lorsque les prix mondiaux augmentent, la facture énergétique explose mécaniquement. Or, l’État tunisien subventionne encore une partie significative de l’énergie pour contenir les prix à la consommation. Résultat : le déficit budgétaire se creuse, la dette publique s’alourdit, et les marges de manœuvre pour investir dans les secteurs productifs se réduisent.
Ce cercle est particulièrement pernicieux : plus les prix augmentent, plus l’État subventionne pour éviter une crise sociale, et plus cela fragilise ses finances, ce qui limite sa capacité à investir dans des alternatives. La hausse des coûts énergétiques a ceci de particulier qu’elle se diffuse rapidement dans toute l’économie.
Elle affecte dans son sillage les entreprises qui voient leurs coûts de production augmenter et sont contraintes, par conséquent, de répercuter ces hausses sur les prix finaux, alimentant l’inflation. Résultat des courses : ce sont les ménages, déjà sous pression et dont le pouvoir d’achat se réduit comme peau de chagrin, qui trinquent.
De fil en aiguille, les produits de base, souvent dépendants du transport ou de la transformation industrielle, deviennent plus chers, la consommation ralentit et la croissance économique, au bout du fil, accuse à son tour le coup.
La hausse des prix de l’énergie sur le marché international bouleverse non seulement l’équilibre budgétaire de la Trésorerie publique mais impacte également la dynamique économique. Les entreprises tunisiennes, notamment dans l’industrie et l’export, subissent un double choc. D’un côté, leurs coûts de production augmentent et de l’autre, elles doivent rester compétitives face à des concurrents internationaux parfois mieux dotés en énergie bon marché ou en infrastructures efficaces.
Cette situation peu amène entraîne une perte de parts de marché, une baisse des investissements étrangers et, à terme, des destructions d’emplois. L’énergie chère agit alors comme un impôt invisible sur la production.
De ce qui précède, on peut affirmer sans risque de se hasarder que la dépendance énergétique coûte cher à la Tunisie qui supporte très mal les fluctuations des prix dont elle est devenue prisonnière. Cette dépendance malvenue qui perdure depuis plusieurs décennies limite bien évidemment la souveraineté économique du pays et le rend vulnérable aux chocs externes, qu’ils soient géopolitiques ou économiques.
Que faire pour sortir de ce cercle vicieux qui compromet, qu’on le veuille ou non, les chances d’un réel décollage de notre pays au double plan économique et social ? La question a été évoquée à maintes reprises tout au long des dernières décennies et les experts estiment que plusieurs leviers prometteurs peuvent être activés même s’ils admettent que la rupture avec cette dépendance ne se fera ni rapidement ni sans coût.
L’accélération de la transition vers les énergies renouvelables figure parmi les pistes de solutions intéressantes. La Tunisie qui dispose d’un potentiel considérable dans le domaine de l’énergie solaire et éolienne gagnerait à investir massivement dans ces deux ressources intarissables qui peuvent alléger la facture énergétique basée actuellement sur les énergies fossiles.
Il importe, à cet effet, de simplifier autant se faire que peut le cadre réglementaire et encourager l’autoproduction que ce soit au niveau des ménages que des entreprises. La rénovation énergétique des bâtiments, la modernisation des équipements industriels et le développement des transports publics et de solutions de mobilité durable, sont autant de moyens non négligeables susceptibles de réduire drastiquement la consommation d’énergie.
Bref, les solutions existent mais restent tributaires d’une réelle volonté politique. Elles requièrent surtout de la cohérence et une vision stratégique qui constituent le passage obligé pour bâtir une économie plus résiliente, plus souveraine et surtout mieux adaptée aux défis du XXIe siècle…
C.B.
















