Journées théâtrales de Carthage (JTC) 2026 : Slim Sanhaji directeur artistique
L’homme de théâtre Slim Sanhaji a été nommé directeur artistique et président du comité d’organisation de la 27e édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC), a annoncé, jeudi, le ministère des Affaires culturelles.
Créées en 1983, les JTC comptent parmi les plus anciens festivals théâtraux du monde arabe et du continent africain. Organisées habituellement entre novembre et décembre, elles constituent un espace dédié à la rencontre, à l’expérimentation et à la réflexion, réunissant des créateurs issus des scènes arabe, africaine et méditerranéenne.
Slim Sanhaji succède à Mounir Ergui qui a assuré la direction artistique des éditions 2024 et 2025.
Sa carrière remonte au milieu des années 1970 dans le théâtre scolaire, avant de rejoindre, au début des années 1980, la troupe du Triangle aux côtés de Habib Chebil, en tant que machiniste.
Il a participé à la pièce « Carnaval », mise en scène par Habib Chebil, qui a obtenu le Grand Prix des JTC. Par la suite, il a signé la mise en scène de plusieurs œuvres, dont « Safar » et « Sa’at Hob ».
Il a également occupé les fonctions de directeur du Festival international de Hammamet et de directeur artistique du Festival international de Carthage, deux manifestations estivales relevant du ministère des Affaires Culturelles. Il a, en outre, initié plusieurs manifestations dans le cadre de sa gestion de Dar Masrahi, établissement relevant du même département, situé au Bardo à Tunis.
L’AIDDHM rend hommage à Darine Khalifa, élue municipale d’origine tunisienne en France
L’Association internationale pour la défense des droits de l’homme et des médias (AIDDHM) a organisé, ce mercredi 1er avril 2026 à son siège central à Tunis, une cérémonie en l’honneur de Darine Khalifa, récemment élue conseillère municipale en France au sein d’une commune de la capitale Paris.
Cette distinction vient saluer le parcours d’une élue issue de la diaspora tunisienne, dont l’engagement politique s’inscrit dans une dynamique plus large marquée par la présence croissante de Tunisiens dans les instances décisionnelles à l’étranger. En effet, plusieurs Tunisiens se sont illustrés lors des élections municipales organisées en France au mois de mars dernier, confirmant une montée en puissance notable de la communauté tunisienne sur la scène politique locale.
Dans une déclaration accordée à Réalités Online à cette occasion, Darine Khalifa a exprimé sa fierté et son émotion face à cet hommage, soulignant qu’il dépasse sa personne pour honorer l’ensemble de la communauté tunisienne établie en France. Elle a également réaffirmé son attachement profond à ses racines, évoquant avec fierté sa ville natale, Gafsa, qu’elle considère comme un vivier de compétences ayant enrichi la vie politique tunisienne.
De son côté, le président de l’association, Ridha Krouida, a insisté sur l’importance de la présence des membres de la diaspora dans les sphères de décision dans leurs pays de résidence. Selon lui, cette implication constitue un levier essentiel pour améliorer les conditions des Tunisiens à l’étranger et renforcer leur représentation.
Grève des enseignants le 7 avril prochain : S’agit-il d’un simple avertissement ou d’un bras de fer qui va s’installer dans la durée ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La Fédération générale de l’enseignement secondaire revient à la charge avec cette grève annoncée pour le 7 avril prochain. S’agit-il d’un simple avertissement ou d’un bras de fer qui va s’installer dans la durée avec son lot de perturbation des cours ?
Le secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire relevant de l’Union générale tunisienne du travail, Mohamed Safi, a indiqué hier sur les ondes de radio Jawhara fm que « la grève prévue pour le 7 avril prochain est maintenue », affirmant que « les mains du syndicat restent tendues pour le dialogue et la négociation ». Safi a également expliqué que « le choix du 7 avril a été fait afin d’éviter les examens nationaux, sachant que les épreuves sportives du baccalauréat débutent le 13 avril prochain».
Il a ajouté que « le ministère de l’Education ne prête pas attention aux revendications légitimes des enseignants, telles que l’augmentation des salaires dans le cadre des négociations sociales, et que sa seule préoccupation est la retenue sur salaire, malgré le fait que la Commission administrative sectorielle prend en compte les engagements moraux des enseignants et leur application à respecter le calendrier scolaire ».
Safi a aussi appelé le ministère de l’Education à « engager des négociations sérieuses avec la Fédération générale de l’enseignement secondaire », soulignant que « les mains restent tendues pour le dialogue, mais sans renoncer aux droits légitimes des enseignants ». S’agit-il d’un simple avertissement émanant du syndicat ou d’un bras de fer qui va s’installer dans la durée avec son lot de perturbation des cours ?
Interrogé à ce sujet, l’avocat et activiste politique, Me Houssem Eddine Ben Atiya, nous a confié ; « A bien lire les déclarations du secrétaire général de la Fédération générale de l’enseignement secondaire, on peut s’attendre à une crise similaire à celles vécues au cours des années précédentes.
En effet, Safi a précisé que les enseignants observeront une grève en présentiel le 7 avril prochain dans les différents établissements éducatifs accompagnée de sit-in de protestation devant les délégations régionales de l’éducation, en attendant de fixer ultérieurement la date d’un rassemblement national et les enseignants seront mobilisés dans toutes les régions. Conjointement, la
Commission administrative sectorielle restera ouverte afin de suivre et d’évaluer les mouvements à venir, en fonction de la réponse du ministère de l’Education aux revendications que les enseignants considèrent comme légitimes, et qui, selon lui, sont restées sans réaction au cours des derniers mois ».
Inquiétudes…
Du côté des parents d’élèves, le risque de voir les scénarios des dernières années se reproduire au cours de cette année scolaire est bien réel. A cet effet, l’Association des parents et des élèves a appelé à l’engagement de toutes les parties de ne plus les impliquer à l’avenir dans les conflits opposant l’autorité de tutelle et les syndicats.
L’Association a aussi demandé le lancement d’une réforme réelle et responsable du système éducatif, ainsi que l’implication des parents et des élèves dans ce processus, tout en soulignant que les droits des élèves à l’éducation et à l’enseignement sont une responsabilité collective et constituent des lignes rouges.
L’organisation a en outre appelé à garantir la considération et les droits légitimes des cadres éducatifs, toutes catégories confondues, comme condition essentielle à la réussite du processus éducatif, tout en insistant sur la nécessité de prendre conscience que l’avenir des élèves est celui du pays ».
Le président de l’Association, Ridha Zahrouni, a de son côté écrit sur sa page Facebook : « Il n’y a aucun avenir pour une société qui ne place pas, au cœur de ses politiques, stratégies, plans et priorités, le développement des capacités de ses ressources humaines, et qui, en même temps, ignore le rôle central de son système éducatif — en particulier de son école publique — pour atteindre les objectifs escomptés ».
Et d’ajouter : « Depuis plusieurs années jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons même pas élaboré l’ébauche d’un projet ou la moindre mesure visant à sauver la situation critique de notre système éducatif, si ce n’est les promesses creuses de l’autorité de tutelle et ses slogans retentissants, destinés à gagner du temps et à rassurer l’opinion publique.
Une opinion publique y compris ses spécialistes, ses responsables politiques, ses élites, ses médias et sa société civile — qui se caractérise souvent par son ignorance de la réalité et par un silence répréhensible, avec des positions superficielles, émotionnelles et fortement marquées par l’égoïsme, ce qui a contribué à l’aggravation de la situation éducative d’année en année ».
Face à cette nouvelle montée des tensions, une évidence s’impose : sans volonté politique réelle et sans compromis responsable entre UGTT et le ministère de l’Éducation, le risque est grand de voir l’école publique continuer à s’enliser dans une crise chronique. Entre revendications légitimes des enseignants et droit fondamental des élèves à une scolarité stable, l’équilibre devient de plus en plus fragile. Plus qu’un simple conflit social, c’est l’avenir même du système éducatif tunisien qui est en jeu, appelant à des décisions courageuses, loin des calculs à court terme.
M.B.S.M.
La 2ème édition de « Jazz’it Festival » : Quatre jours de jazz et de métissage
Le « Jazz’it Festival » revient du 2 au 5 avril et s’ouvre, ce soir, en musique avec le pianiste espagnol Ignasi Terraza, annonçant quatre jours de jazz et de métissage sonore.
Sous le thème « Le métissage en héritage », le « Jazz’it Festival », lancé en 2025 et porté par le label Jazzit Records, revient pour une deuxième édition, au grand bonheur des mélomanes. Ce rendez-vous musical unique, dédié au jazz et aux musiques du monde, « valorise la création originale en mettant en avant des projets où le métissage sonore se déploie à travers des écritures sensibles et audacieuses » ont expliqué les organisateurs, lors d’un point de presse tenu le 26 mars dernier. La programmation s’articule autour de rencontres entre traditions et sonorités contemporaines, offrant des formes d’expression en constante évolution.
Pour cette édition, les organisateurs ont choisi de mettre en lumière la carrière hors-pair du « maharaja du clavier » Oscar Peterson. Pianiste et compositeur, cette figure majeure du jazz sera célébrée à travers des concerts et créations originales réunissant artistes tunisiens et internationaux. Pendant quatre jours, le public pourra vivre des moments musicaux intenses, porteurs d’ouverture, de dialogue et de paix.
Au-delà des concerts, le festival propose un volet pédagogique et interactif avec master-class, conférences et showcases, permettant aux jeunes musiciens et talents émergents d’échanger avec des figures internationales du jazz.
A ne pas manquer !
Le coup d’envoi sera donné, ce soir, à Mad’Art Carthage avec une rencontre inédite entre le pianiste espagnol Ignasi Terraza, reconnu sur la scène jazz internationale, et la chanteuse lituanienne Viktorija Gecyté. Pour sa première apparition en Tunisie, Ignasi Terraza, fort d’une discographie de plus de soixante albums, se produira en trio et rendra hommage à Oscar Peterson.
L’Institut français de Sousse puis Mad’Art Carthage accueilleront, les 3 et 4 avril, Kayle Schaffer, pianiste, compositeur et chanteur californien profondément attaché à la Tunisie. Il présentera son nouvel album « Tunisian Vibes », accompagné du saxophoniste soprano Pietro Vaiana en invité spécial.
La soirée de clôture, annoncée pour le 5 avril à la salle « Le 4ème art » à Tunis, sera bien rythmée avec à l’affiche le groupe bruxellois Aleph Quintet. À la croisée des traditions nord-africaines et du jazz contemporain, le groupe présentera son album « Hiwar », véritable invitation au dialogue entre cultures et sensibilités.
Le festival met également en lumière la jeune scène tunisienne à travers le tremplin Jazzit Festival. Parmi les révélations, le musicien et oudiste Aziz Saïed se produira en showcase, lors de la dernière journée, incarnant une génération d’artistes qui puise dans ses racines tout en explorant de nouveaux horizons.
Dans le cadre de la transmission, le saxophoniste belge Pietro Vaiana animera une master-class le samedi 4 avril à Madart Carthage, offrant aux jeunes musiciens une immersion dans son univers et une rencontre directe avec son approche artistique. Pendant quatre jours, le « Jazz'it Festival » fait vibrer Tunis au rythme d’une musique qui ouvre, relie et rassemble.
Imen ABDERRAHMANI
Patrimoine : Un projet pour transformer le « Fondouk des français » en un centre de conservation du patrimoine urbain
Une réunion consultative s’est tenue hier mardi au siège de la municipalité de Tunis afin de discuter du choix de transformer le « Fondouk des français » situé dans la vieille ville de Tunis, en un centre de formation spécialisé en techniques de conservation du patrimoine urbain.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des préparatifs du projet de coopération internationale « Enjeux et préservation du patrimoine en Tunisie » selon un communiqué publié mercredi sur la page officielle de la municipalité.
Au cours de cette réunion, les composantes clés du projet, financé par l’ambassade de France en Tunisie en partenariat avec l’Institut national du patrimoine, ont été présentées, ainsi que ses objectifs stratégiques et ses phases de mise en œuvre.
Des représentants de l’Institut français en Tunisie, de l’Institut Européen de Coopération et de Développement (EICD) et de l’Association de la Sauvegarde de la Médina de Tunis, ainsi que plusieurs responsables municipaux, ont pris part à cette rencontre.
Le projet « Enjeux et préservation du patrimoine en Tunisie » vise à créer un atelier de formation spécialisé en techniques de conservation du patrimoine urbain dans la médina, contribuant ainsi au renforcement des compétences locales et au développement des savoir-faire techniques en matière de conservation des monuments historiques.
Cette réunion constitue la deuxième étape de la mise en œuvre du projet, qui s’inscrit dans le cadre du soutien à la coopération internationale en matière de préservation du patrimoine, d’autant plus que la vieille ville de Tunis est classée sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.
Situé à la médina de Tunis, « Fondouk des Français » est un édifice reconnu pour sa valeur historique et architecturale. Le fondouk est bâti au cours des années 1659-1660 sous le règne de Hammouda Pacha Bey, à l’initiative du consul et vicaire d’Afrique Jean Le Vacher. Ce fondouk témoigne de l’architecture civile locale au XVIIe siècle.
Nouveaux tarifs pour les musées et sites archéologiques
De nouveaux tarifs d’entrée pour les musées, monuments historiques et sites archéologiques en Tunisie sont entrés en vigueur ce mercredi, en application d’un arrêté conjoint signé par les ministres des Finances et des Affaires culturelles, publié au Journal officiel (n°34).
Ce réajustement introduit un reclassement des sites en cinq catégories (A à E) et prévoit une hausse progressive des prix jusqu’en janvier 2027, en fonction de la valeur historique et des spécificités de chaque site.
Dans ce cadre, le tarif d’entrée au Musée national du Bardo, classé en catégorie A, est fixé à 30 dinars à compter du 1er avril 2026, avant de passer à 45 dinars en janvier 2027. Les sites de catégorie B, incluant notamment Carthage, El Jem et Kairouan, affichent un tarif de 20 dinars, appelé à atteindre 30 dinars au début de l’année prochaine.
Par ailleurs, des tarifs préférentiels sont accordés aux Tunisiens et aux résidents étrangers, variant de 4 dinars pour les sites de catégorie E à 9 dinars pour ceux de Carthage. Un tarif réduit unique de 2 dinars est maintenu au profit des écoliers, étudiants et jeunes titulaires de la carte « Jeune ».
L’arrêté élargit également la liste des bénéficiaires de la gratuité, désormais accordée aux blessés de la Révolution, aux ayants droit des martyrs, aux personnes en situation de handicap et leurs accompagnateurs, ainsi qu’aux agents des institutions sécuritaires, militaires et du ministère des Affaires culturelles, en plus de leurs familles.
Enfin, la gratuité d’accès pour l’ensemble du public est maintenue à certaines dates, notamment le premier dimanche de chaque mois, les jours fériés officiels, le 18 avril, à l’occasion de la Journée internationale des sites et monuments historiques, ainsi que le 18 mai, marquant la Journée internationale des musées.
Ligue 1- Programme de la 24e journée : Le classique ESS- EST à l'affiche
Par Jamel Belhassen
La Ligue Nationale de Football Professionnel a apporté un changement au programme de la 24e journée de la Ligue1 qui comporte le classique du football tunisien entre l'Etoile du Sahel et l'Espérance de Tunis.
Initialement annoncé pour ce dimanche, il vient d'être avancé au samedi à partir de 14h30. Entre le leader esperantiste et une Etoile du Sahel qui revient en force, le match s'annonce serré et intense. Et comme l'ont souhaité les deux clubs, ce match serait dirigé par un trio arbitral étranger.
Ailleurs, la journée comportera des matches intéressants avec un CA qui reçoit l'ASG et qui reste à l'affût d'un faux-pas du leader, un duel ESZ- ST un match à six points entre le CAB et l'ASS. Voici en détails, le programme de la vingt- quatrième journée qui se jouera ce week end:
Vendredi 3 avril 2026 -14h30
ASM- OB
CAB -ASS
Samedi 4 avril 2026 - 14h30
ESS- EST
ESZ -ST
JSO- USM
Dimanche 5 avril 2026 - 14h30
CA- ASG
CSS -JSK
USBG- ESM
J.B.
Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : le calligraphe Nja Mahdaoui signe l’affiche
Le comité d’organisation de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) a révélé, hier, l’affiche officielle de sa 40ème édition programmée du 23 avril au 3 mai 2026 au parc des expositions du Kram.
Cette année, le visuel porte la signature prestigieuse du calligraphe tunisien Nja Mahdaoui. L’artiste a réalisé une œuvre graphique originale qui puise sa force dans le signe calligraphique arabe, symbole d’identité et de modernité.
Selon le comité, cette création célèbre le livre comme un pilier de la mémoire et un espace privilégié de dialogue entre les civilisations.
Le visuel intègre un fond inspiré du papyrus, en référence aux origines de l’écriture, ainsi qu’un traitement graphique basé sur des variations du signe, reflétant la diversité des expressions culturelles accueillies par cette manifestation littéraire d’envergure.
Editorial : D’une pierre deux coups - Par Hassan GHEDIRI
Depuis l’automne, la Tunisie a eu droit à plusieurs jours de pluie ayant permis de ramer les réserves en eau à des niveaux très satisfaisants. Selon les chiffres du ministère chargé de l’agriculture et des ressources hydrauliques, le taux de remplissage dans les barrages frôle 60%.
Le changement est saisissant. Entre septembre 2025 et mars 2026, les réserves ont presque doublé notamment grâce à un automne et un hiver exceptionnellement pluvieux dans les régions du nord où s’implantent les principaux barrages et autres ouvrages de rétention d’eau. Un peu plus de 1,2 milliards de mètres cubes seraient désormais disponibles, ce qui offre normalement une marge de sécurité pour rentrer dans l’été.
Après, il nous faudra bien sûr quelques pluies de temps en temps pour permettre de renouer avec septembre dans de meilleures conditions. L’eau continuera en effet d’être un sujet de préoccupation majeur pour la Tunisie en ces temps de grands bouleversements climatiques qui font enchainer des années consécutives de déficit pluviométrique très préjudiciables pour la sécurité alimentaire et hydrique.
Lorsque les stocks sont reconstitués, le grand défi consiste à les préserver, c’est-à-dire savoir gérer l’abondance. Et c’est justement là où le bât blesse pour notre pays. Car, il y a toujours une défaillance quelque part qui entraine la lapidation d’une part non négligeable de cette denrée précieuse.
Outre les pertes dues au gaspillage et à la vétusté des réseaux de distribution et qui dépassent 40% selon certaines estimations, la Tunisie fait également face à un problème majeur qui est l’évaporation. il s’agit certes d’un phénomène naturel presque inéluctable, mais qui peut tout de même être maitrisé et valorisé.
L’évaporation qui tend à s’intensifier pendant les mois d’été, prive en effet la Tunisie d’en moyenne 600 mille mètres cubes d’eau par jour.Cette quantité d’eau qui s’évapore chaque jour des barrages pourrait correspondre aux besoins d’environ 1500 personnes pendant une année.
En fait, tous les pays se heurtent à ce problème d’évaporation d’eau et chacun fait ce qu’il peut pour réduire ses pertes. De plus en plus de pays particulièrement confrontés au stress hydrique sont en train d’investir beaucoup d’argent dans des solutions qui permettent de limiter l’évaporation. La Chine, pionnière en la matière, a par exemple commencé ces dernières années à recouvrir des lacs et barrages par des milliers de panneaux photovoltaïques.
Ces fermes solaires flottantes réduisent jusqu’à 40% l’évaporation alors que la fraicheur de l’eau améliore le rendement énergétique des panneaux tout en évitant l’utilisation excessives des terres cultivables. L’Empire du Milieu qui produit désormais des centaines de mégawatts à partir des parcs solaires flottants peut ne pas être le bon exemple pour la Tunisie a l’égard de l’énorme écart technologique et économique.
Le Maroc, par contre, doit bel et bien l’être. Parce que le royaume chérifien qui a subi sept années successives de sécheresse et qui vient de traverser son hiver le plus pluvieux depuis plus de 40 ans, a opté, lui aussi, pour cette technologie pour préserver ses ressources hydriques, lutter contre la sécheresse tout en produisant l’électricité.
En 2025, un projet a été en effet lancé au nord du pays consistant à installer des panneaux solaires flottants sur un barrage situé à proximité du grand port Tanger Med et ce dans le but de réduire l’évaporation tout en produisant de l’énergie verte destinée aux installations portuaires. Dans ce barrage, l'évaporation passe d'environ 3 mille mètres cubes par jour en temps normal à près de 7 mille mètres cubes par jour en été.
Le pays mise sur une réduction du phénomène de 30% grâce à la couverture photovoltaïque. Des études de faisabilité sont actuellement en cours pour lancer d’autres projets dans l’un des plus grands barrages du pays. Ailleurs dans le monde, la France, l'Indonésie et la Thaïlande testent également cette technologie.
La Tunisie aura donc intérêt à investir dans l’installation de fermes photovoltaïques flottantes sur les barrages et les lacs collinaires qui apparaît aujourd’hui comme une bonne réponse au double défi de la sécurité hydrique et énergétique.
Encore faut-il lever les obstacles liés au coût de ces technologies. Cela passe nécessairement par une politique volontariste de soutien à l’émergence d’une industrie locale des panneaux solaires et des équipements photovoltaïques, capable de réduire la facture des investissements, de créer de la valeur ajoutée et de renforcer la souveraineté énergétique nationale.
H.G.
L’Irak est qualifié pour le Mondial 2026 : 2 jours fériés et une généreuse récompense financière pour les joueurs
L'Irak vit une vague de joie intense après que les « Lions de Mésopotamie » ont obtenu leur ticket pour la Coupe du Monde 2026 pour la deuxième fois de leur histoire, après avoir battu la Bolivie 2-1 lors de la finale du barrage mondial tôt mercredi matin.
Dès que l'arbitre a sifflé la fin du match à Monterrey, les foules ont afflué dans les rues de Bagdad et des villes du nord et du sud, dans une scène qui a rappelé les grands moments de joie absents depuis le Mondial au Mexique en 1986.
Lors de la session du Conseil des ministres mardi, le gouvernement a décidé de retarder le début des heures de travail officielles pour les employés de l'État aujourd'hui à neuf heures au lieu de huit, afin de permettre de suivre le match attendu contre la Bolivie.
Le conseil a également approuvé l'attribution de récompenses généreuses aux joueurs de l'équipe nationale après cet exploit, d'autant plus que les camps de l'équipe, ses voyages et ses matchs étaient pour la plupart aux frais du gouvernement.
Après la victoire, le gouvernement a émis une nouvelle décision de suspendre le travail officiel pour aujourd'hui et demain jeudi en célébration de la qualification, tandis que les rues étaient remplies de foules célébrant malgré l'atmosphère de tristesse qui planait sur de larges secteurs des Irakiens en raison de la situation actuelle, mais la joie était plus forte et a continué jusqu'à tard dans la nuit.
La capitale a connu des embouteillages étouffants en raison du grand nombre de voitures sorties pour célébrer, et les drapeaux irakiens flottaient à chaque coin. Les chants et les hymnes nationaux résonnaient sur les places, tandis que les passants échangeaient des félicitations comme si la fête avait eu lieu deux fois.
Des sources ont déclaré à « winwin » que le gouvernement, en coordination avec la Fédération irakienne de football, envisage de fournir un bus découvert pour l'équipe nationale afin de se promener dans les rues de Bagdad après leur retour de Monterrey, dans le but de rapprocher les joueurs du public et de célébrer collectivement l'exploit après un parcours difficile dans les qualifications et les barrages asiatique et mondial.
Les sources ont ajouté que la fédération a reçu de nombreux appels de sociétés et d'hommes d'affaires pour honorer la délégation des « Lions de Mésopotamie » dès son arrivée, dans une ambiance qui devrait imiter les célébrations de la Coupe du Golfe 25 à Bassora.
Justice : La France refuse l’extradition de Halima Ben Ali vers la Tunisie
La cour d’appel de Paris, compétente en matière d'extradition, vient d'annoncer que la justice française a refusé l’extradition vers la Tunisie de Halima Ben Ali, la cadette de l’ex président Ben Ali.
Halima Ben Ali était accusée par les autorités tunisiennes d’infractions financières. Elle avait été interpellée à l’automne 2025 dans un aéroport parisien. Lors des débats sur sa remise à la Tunisie, son avocate, Me Samia Maktouf, avait affirmé que renvoyer sa cliente dans son pays équivaudrait à "une condamnation à mort".
Guerre contre l’Iran : Donald Trump s’adresse aux Américains ce soir
Cette annonce par la Maison-Blanche intervient après que Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis allaient «quitter» l’Iran «très bientôt», dans deux ou trois semaines.
Le président américain Donald Trump s’adressera à la nation américaine mercredi à 21 heures pour faire le point sur la guerre en Iran, a annoncé la porte-parole de la Maison-Blanche sur X. «Demain soir à 21h locales (1H00 GMT jeudi, ndlr), le président Trump va s’adresser à la nation pour donner de nouvelles informations importantes sur l’Iran».
Cette annonce par la Maison-Blanche intervient après que Donald Trump a déclaré mardi que les États-Unis allaient «quitter» l’Iran «très bientôt», dans deux ou trois semaines, en disant que la fin de l’opération militaire ne dépendrait ni des négociations avec Téhéran ni de la situation dans le détroit d’Ormuz.
Printemps de la zone A de la JCI : Des retrouvailles, des échanges fructueux et des remises de prix
Les assisses du printemps de la zone A de la Jeune Chambre Internationale (JCI), filiale de la Tunisie, se sont tenues, les 28 et 29 mars 2026 à Hammamet, avec la collaboration des Jeunes Chambres d’Ezzahra et de Riyad, dirigées par les présidentes Aya Madani et Aya Daâloul, avec la participation de plus de 300 personnes venues présenter les activités et événements de chaque chambre au cours du premier trimestre 2026, dans le cadre du renforcement de la communication et de l'échange d'expériences entre les membres des différentes chambres locales.
En marge de cette manifestation, une formation intitulée « Communiquer la non violence », a été présentée par la formatrice internationale Melody Daniel, et à laquelle ont participé plus de 100 membres de différentes chambres dans le but de développer des compétences de communication efficaces et de construire des relations positives au sein de la communauté des jeunes et des dirigeants.
Ces assises, dirigées par le vice-président exécutif de la zone A, Hamza Saidani, ont également été l’occasion pour la remise de prix aux OLM gagnantes en reconnaissance de leur excellence dans la mise en œuvre d'activités et d'événements importants au cours de la période écoulée, dans une ambiance célébrant les réussites et encourageant les initiatives créatives et entrepreneuriales parmi les jeunes de l'organisation.
Lors de ce même rendez-vous, un nouveau vice-président national pour la région A, Bahaa El-Din Abidi, a été élu, succédant à Aymen El-Hammami.
Maintien des taux d’intérêts inchangés : La BCT observe, (hésite) et attend…
Par Hassan GHEDIRI
L'inflation progresse rapidement dans le monde, les cours du pétrole ont presque doublé depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, la BCT se patiente mais elle est prête à réagir…
Dans le monde, l’inflation progresse rapidement. En Tunisie, il faut attendre les enquêtes de l’INS sur l’évolution de l’indice des prix à la consommation des ménages courant mars pour voir si l’inflation a bel et bien repris une trajectoire ascendante comme l’avaient auguré les résultats de février. Tout laisse toutefois croire qu’après avoir reflué depuis mi 2025, l’inflation s’apprête de revenir sur une pente croissante et ce malgré les anticipations de la Banque centrale de Tunisie (BCT).
Toutes les banques centrales seraient en effet très bientôt amenées à durcir graduellement leurs politiques monétaires au fur et à mesure de l’intensification des tensions sur les cours du pétrole. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, le prix du baril a presque doublé, ce qui a, par exemple, poussé la Banque centrale européenne à annoncer, il y a une semaine, qu’elle relèverait ses taux si le choc énergétique venait à s’enraciner, impactant par ricochet les prix des biens et services.
La haute autorité monétaire de la zone euro qui venait de développer ses modèles de surveillance et d’anticipation de l’inflation évalue actuellement si la flambée des prix de l’énergie nécessiterait de prochains relèvements des taux.
Du côté de la BCT, la vigilance est aussi de mise. Constatant l’accentuation des pressions inflationnistes externes sur les équilibres économiques et financiers en Tunisie, son conseil d’administration a laissé entendre dans le communiqué publié à l’issue de sa réunion tenue avant-hier lundi se tenir prêt (à agir) « pour ajuster les instruments à sa disposition afin de préserver le processus désinflationniste et de maintenir l’inflation à des niveaux soutenables ».
Le Conseil, qui a estimé dans le même contexte que les pressions inflationnistes externes risquent de se transmettre dans la chaine de formation des prix, semblait presque hésiter à maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la BCT à 7%. L’institut d’émission devait cependant souligner que l’évolution des tensions géopolitiques au Moyen-Orient constitue des facteurs de risque majeurs pour les perspectives de l’inflation en Tunisie. Ce qui se répercutera immanquablement sur l’orientation future de sa politique monétaire.
Sur le qui-vive, la BCT a donc décidé de maintenir son taux inchangé depuis la révision à la baisse opérée début janvier. Un taux qui n’arrive pourtant pas à apaiser le mécontentement de la majorité des acteurs économiques qui risquent de voir sous peu la BCT resserrer de nouveau son étau monétaire sur fond d’une flambée durable des prix de l’énergie dans le monde.
A l’image de toutes les banques centrales, la BCT observe l’évolution de la situation, attend pour voir si le renchérissement des prix dans le monde nécessiterait la réactivation du mécanisme de relèvement des taux d’intérêt.
H.G.
A l’Espace Mass’Art : Une fenêtre sur la culture underground
L’Espace Mass’Art a annoncé l’ouverture d’un nouveau lieu culturel baptisé « El Mina Underground ». L’ouverture de ce nouvel espace sera célébrée à travers une édition exceptionnelle de la manifestation « Houmetna Fannena », et ce à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 5 avril 2026.
Situé dans les locaux de Mass’Art, « El Mina Underground » se veut un espace alternatif dédié aux arts émergents et à la culture underground. Ce projet s’inscrit dans la continuité de l’engagement de la structure en faveur de l’accès à la culture pour les habitants des quartiers populaires et de la défense des droits à travers l’expression artistique.
La programmation fait la part belle à plusieurs disciplines, allant du cinéma à l’improvisation théâtrale, en passant par le slam et le rap. Les festivités s’ouvriront, ce soir, à 18h30, avec la projection du film « Belles de nuit » (Naouar Achia) de la réalisatrice Khadija Lemkecher. Pour demain, la rencontre sera consacrée à l’improvisation théâtrale, et elle sera coordonnée par Abdelmonem Chouayet. La musique sera au rendez-vous, le 3 avril, avec « Essemiaa ». Rendez-vous orchestré par le musicien Khmaïs El Bahri et Ghaïth Nafati.
La poésie sera au cœur de cette édition spéciale à travers cette rencontre baptisée « Souk Echiîr » (Le souk de la poésie), titre qui fait référence à « Souk Oukadh », marché préislamique près de La Mecque, qui était le centre culturel majeur où les poètes arabes rivalisaient d'éloquence. Véritable épicentre de la poésie, il consacrait les meilleurs vers, influençant durablement la littérature arabe. Prévue le 4 avril, cette rencontre poétique sera ouverte à la poésie dans ses formes classiques, et sera ponctué par un « Battle Slam », coordonné par Hatem Karoui et Belig Hamdi, tandis que la clôture, le 5 avril, sera marquée par des performances rap orchestrées par Karim Kouki.
L’ensemble des rendez-vous se tiendra à partir de 18h30 à « El Mina », à la même adresse que Mass’Art : 3, rue Ibn El Heni, à proximité de l’Institut supérieur des beaux-arts de Tunis, à Bab Saâdoun.
Imen
















