Des australiens croient trouver des gisements prometteurs à Jendouba : La Tunisie aura-t-elle bientôt son nouvel eldorado minier ?
Par Hassan GHEDIRI
Historiquement centré sur les phosphates, l’industrie minière en Tunisie suscite la convoitise des investisseurs internationaux à la quête des minerais à haute valeur ajoutée économique…
Si les mines de phosphates, mis au grand jour depuis la fin du 19e siècle à Gafsa au sud-ouest, ont fait de la Tunisie un des principaux producteurs mondiaux d’un produit indispensable pour l’agriculture et les industries chimiques, dans le nord-ouest, plus exactement à Jendouba, une zone s’étendant sur environ 400 kilomètres carrés, va apparemment, devenir le porte-étendard de ce qui pouvait être le nouvel eldorado minier de la Tunisie pour des dizaines d’années à venir.
C’est en tout cas ce que laissent espérer les résultats des prospections effectuées dans la région par la société australienne PhosCo Ltd spécialisée dans l’exploration et le développement des ressources minières. PhosCo Ltd vient en effet d’annoncer des résultats jugés prometteurs sur son projet Simitu situé dans la région de Jendouba, avec la mise en évidence de fortes teneurs en cuivre, argent, zinc et antimoine.
Selon le communiqué publié le 29 avril, les travaux ont porté sur le site de King’s Eye, connu localement sous le nom de Ain El Bey. Des prélèvements de surface effectués sur d’anciens travaux miniers ont livré des teneurs atteignant 21,3 % de cuivre et jusqu’à 100 grammes d’argent par tonne de roche. Plusieurs échantillons ont également dépassé 30 pour cent de zinc, tandis que le plomb a atteint 12,65 %.
Même si ces résultats ne constituent pas encore la preuve d’un gisement exploitable, ils sont considérés comme encourageants à ce stade préliminaire de la recherche. Dans l’industrie minière, de telles teneurs attirent l’attention, notamment pour le cuivre, métal devenu stratégique avec l’essor des réseaux électriques, des batteries et des énergies renouvelables.
Le projet Simitu couvre une superficie de 396 kilomètres carrés dans une zone géologique réputée favorable à la minéralisation. L’entreprise affirme aussi avoir identifié, grâce à des études géophysiques, ce qui pouvant correspondre à des minéralisations situées à des profondeurs de plus de 100 mètres. De futures opérations d’exploration plus poussées permettraient de mieux évaluer les potentiels de ces gisements.
Il faut dire que le site n’est pas inconnu pour les connaisseurs. Il a déjà été exploité au siècle dernier. Dans plusieurs documentations on explique que la zone avait été le théâtre des activités d’exploration minière entre 1912 et 1956, et ensuite une entre 1962 et 1970. A souligner également que les anciennes exploitations de la zone auraient livré près de 2 mille tonnes de cuivre.
H.G.
Mouton de l’Aïd : Quand la symbolique s’incline devant la réalité économique
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A chacun son plan pour les Tunisiens qui doivent composer avec des prix exorbitants afin de respecter la tradition et célébrer la fête de l’Aïd El Kebir malgré une réalité économique très difficile...
A trois semaines du jour-J-, les Tunisiens sont aux abois face à des prix exorbitants du mouton de l’Aïd. Et même si l’Etat va injecter 45 mille têtes sur le marché, rien ne dit que les prix vont baisser. « Il n’y a aucune différence entre les points de vente organisés et les autres, les prix sont très élevés », nous dira, Mondher, fonctionnaire de son état. En effet, à l’approche de l’Aïd al-Adha, il est devenu évident que la cherté des moutons est sur toutes les lèvres.
La majorité des citoyens que nous avons rencontrés ont exprimé leur mécontentement face à la hausse des prix, estimant que le bétail destiné au sacrifice est cette année hors de portée pour une large frange des Tunisiens. L’une des citoyennes interrogée, a déclaré : « Cette année, nous ne fêterons pas l’Aïd ». D’autres ont évoqué les prix des moutons disponibles dans les points de vente organisés, où l’État a fixé le prix du kilogramme de « mouton vivant » à 28 dinars.
Certains estiment que les prix ne diffèrent pas beaucoup de ceux pratiqués dans les marchés (« rahba »), et que la différence est plutôt symbolique, sans réellement alléger le fardeau financier des personnes modestes, selon leurs propos.
De leur côté, les agriculteurs et commerçants interrogés ont considéré que les prix des moutons restent abordables, oscillant entre 1700 et 1800 dinars tunisiens, et qu’ils sont inférieurs à ceux pratiqués dans les points de vente relevant de l’État, malgré la hausse continue des prix des aliments pour bétail et du coût d’élevage et de préparation des moutons pour l’Aïd.
Ils ont également souligné que le Tunisien a l’habitude de se plaindre, mais qu’au final, « il célébrera l’Aïd » et achètera un mouton, quel qu’en soit le prix, selon leur expression. Vrai ou faux, qu’en pensent les Tunisiens ? A chacun son plan…
Même si éleveurs et intermédiaires continuent à marteler qu’ils ne sont pour rien dans cette flambée des prix, il est évident que les Tunisiens sont dans l’incapacité d’acheter un mouton. Alors, à chacun son plan pour respecter la tradition. A cet effet, Mondher, fonctionnaire de son état, nous a confié : « Je me suis arrangé avec mon frère pour acheter un seul mouton. Ainsi, nous pouvons minimiser le coût et respecter la tradition ».
De son côté, Houssine, nous a indiqué : « Comme je suis originaire du sud, je suis habitué à cotiser en famille pour acheter un veau. Alors, nous allons cette année encore une fois respecter la tradition et se partager un veau ». D’autres Tunisiens interrogés ont opté pour la viande achetée chez le boucher. Mais, comment expliquer cette montée des prix ? Selon le président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (Synagri), Midani Dhaoui, « cette hausse des prix s’explique principalement par un déséquilibre entre l’offre et la demande.
La diminution du cheptel ovin disponible entraîne mécaniquement une pression à la hausse sur les prix ». Dhaoui a précisé et ce selon Business news que : « cette baisse du cheptel résulte de plusieurs facteurs combinés, notamment des conditions climatiques difficiles ayant affecté les pâturages, la réduction des surfaces de parcours naturels, ainsi que l’augmentation des coûts des aliments pour bétail au cours des dernières années.
Le responsable syndical a également exprimé son opposition aux solutions ponctuelles, telles que l’importation de viande pour couvrir les besoins de l’Aïd. Il estime que cette approche ne fait que reproduire les mêmes difficultés d’une année à l’autre. En revanche, il a plaidé en faveur d’une stratégie durable reposant sur l’importation de brebis reproductrices afin de reconstituer le cheptel national. Il a évoqué la possibilité d’introduire jusqu’à un million de têtes, qui seraient ensuite réparties entre les petits éleveurs.
Entre la piété du rite et la rigueur du portefeuille, le Tunisien semble condamné à l’acrobatie financière. Si l’adage des commerçants veut que l'on finisse toujours par acheter "quel que soit le prix", l’Aïd 2026 pourrait bien marquer une rupture : celle où le partage d'un veau ou l'achat au kilo ne sont plus des choix, mais les derniers remparts d'une tradition qui se dérobe.
M.B.S.M.
Mondial 2026 : La Fifa augmente de 15% la dotation aux participants
Les 48 fédérations participant au Mondial-2026 coorganisé par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (11 juin – 19 juillet) vont voir leur dotation augmentée de 15%, vient d’annoncer la Fifa à Vancouver (Canada).
La dotation totale aux participants du tournoi atteint ainsi 871 millions de dollars, d’après une décision du Conseil de la Fifa réuni à Vancouver, l’une des villes-hôtes de la première Coupe du monde à 48 pays.
La Fifa avait annoncé en décembre un total de 727 millions de dollars, aujourd’hui augmenté « vu le succès commercial du tournoi masculin », explique-t-elle dans un communiqué.
D’après plusieurs médias, des fédérations membres avaient alerté sur le risque de pertes financières liées à une participation au tournoi, en raison d’importants coûts liés au transport, aux taxes et aux frais quotidiens de chaque équipe.
La dotation de « préparation » passe ainsi de 1,5 à 2,5 millions de dollars, et celle de « participation » de 9 à 10 millions. Les sommes allouées au soutien des délégations et aux billets qui leurs sont distribués sont également augmentées. C'est-à-dire que la FTF (Fédération tunisienne de football) pourrait bénéficier d’une somme qui avoisine les 40 millions de dinars pour bien préparer et réussir sa participation au prochain mondial.
« La Fifa est fière de connaître une santé financière inédite, qui nous permet d’aider nos associations membres comme jamais », a déclaré le président Gianni Infantino dans un communiqué qui rappelle la distribution des bénéfices de l’instance à toutes ses fédérations membres.
La Fifa prévoit des recettes de 13 milliards de dollars pour son cycle de quatre ans qui s’achève avec cette compétition.
Le prize money du tournoi avait déjà été revu à la hausse de 50% par rapport à celui distribué au Qatar en 2022. Le vainqueur repartira ainsi de la finale à New York le 19 juillet avec 50 millions de dollars.
K.Z.
La scène théâtrale tunisienne perd l’une de ses éminentes figures
Le Ministère des Affaires culturelles a annoncé dans un communiqué la disparition du professeur et critique de théâtre Mohamed Massoud Driss, décédé ce lundi 4 mai 2026.
Figure marquante de la scène culturelle tunisienne, Mohamed Messaoud Driss a occupé plusieurs responsabilités au sein du ministère, notamment en qualité de conseiller du ministre de la Culture en 2018 et 2019, avant d’être nommé directeur général de l’Administration des arts scéniques et des arts audiovisuels.
Le défunt comptait parmi les critiques et auteurs de théâtre les plus éminents du pays. Il laisse derrière lui une œuvre riche, dont la Bibliographie du théâtre tunisien, ainsi que de nombreuses publications consacrées aux arts de la scène.
Chercheur prolifique, il a signé plus de quarante articles scientifiques portant sur le patrimoine, la politique, la musique et le chant. Il a également présidé la commission de doctorat à l’université tunisienne, contribuant activement à la formation de nouvelles générations de chercheurs.
Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger : La Tunisie au rendez-vous, sous la baguette de Shady Garfi
L’Orchestre symphonique tunisien, dirigé par le maestro Shady Garfi, se produira, aujourd’hui, au Théâtre de l’Opéra d’Alger, Boualem Bessaih, dans le cadre du 15e Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger, a annoncé le Théâtre de l’Opéra de Tunis.
Cette participation s’inscrit dans une volonté de renforcer les échanges culturels et de confirmer la « solidité des liens créatifs » entre la Tunisie et l’Algérie, a souligné l’institution relevant du ministère des Affaires culturelles.
Ce rendez-vous vise à promouvoir la scène symphonique nationale à l’international, a indiqué la même source, la présentant comme un vecteur d’ouverture et une « expression raffinée de l’identité culturelle » nationale.
À l’invitation de la ministre algérienne de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a assisté jeudi soir à l’ouverture de cette 15ème édition qui se tient jusqu’au 7 mai 2026, a annoncé son département. Le coup d’envoi de cette édition a été marqué par une prestation de l’Orchestre symphonique algérien sous la direction du maestro Lotfi Saidi.
La présence de la ministre des Affaires culturelles à Alger s’inscrit principalement dans le cadre de sa participation aux « Rencontres afro-méditerranéennes de la pensée », tenue du 28 au 30 avril sous le thème « Augustin : dimension algérienne, africaine et méditerranéenne ».
Le Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger est un événement artistique consacré à la promotion de la musique classique et symphonique. Créé en 2009 à l’initiative du ministère de la Culture et des Arts d’Algérie, il se tient chaque année à Alger, réunissant des orchestres nationaux et internationaux.
Clôture de la 8ème édition du festival Gabès Cinéma Fen
Après une semaine chargée d’émotion de partage et de connexion, la cérémonie de la clôture de la 8ème édition du festival Gabès Cinéma Fen s’est déroulée, à Gabès, samedi 2 mai 2026 au Complexe Culturel Mohamed Bardi présentée par la maîtresse de la cérémonie l’animatrice et actrice Amel Smaoui.
Lors de son allocution, la directrice du festival Afef Ben Mahmoud a tenu à souligné le travail de l’association organisatrice du festival « focus gabes », qui au fil de l’année met la lumière à travers de multiples activités le potentiel et richesse de la ville de Gabès.
La directrice a aussi tenu à remercié toute l’équipe organisatrice du festival des différentes sections ainsi que les médias les journalistes, les partenaires et les autorités publiques.
Ben Mahmoud a tenu à rendre hommage à la population de Gabès premier soutien de cette manifestation en signalant que malgré la pression écologique, Gabès reste une ville qui respire l’art et la vie.
Avant, le palmarès, le public a été transporté dans un voyage mystique signé le duo Jathb allie une voix profondément expressive et spirituelle à des paysages sonores électroniques immersifs, créant ainsi une identité sonore unique et en constante évolution. Sur scène, Mariem Hamrouni porte la dimension vocale et spirituelle, tandis que Mohamed Barsaoui construit des paysages sonores riches et évolutifs à l’aide de synthétiseurs modulaires et d'instruments traditionnels tels que le bendir, le handpan, l'harmonium et les bols tibétains.
Faisant partie prenante de l’aventure depuis son début, le public reste la star et une partie essentielle de l’expérience du festival. Pour cette 8ème édition, c’est exclusivement le public qui décerne les prix.
Ci- joint le palmarès- Prix public
- Le Prix Section Cinéma du long métrage a été décerné par Aef Ben Mahmoud et la petite fille de Halima El Zaima au film : "Le Gâteau du président" de Hasan Hadi
- Le Prix Section Cinéma- Court Métrage a été décerné par Chaima Laabidi au film : "Le Fardeau des ailes" de Rami Jarboui
- Le Prix Section Art Vidéo a été décerné par Malek Gnaoui à l’installation : "Nation Estate" de Larissa Sansour
- Le Prix Section Oasis XR a été décerné par Mohamed Arbi Soualhia: "The Clouds Are Two Thousand Meters Up" de Singing Chen
- S’agissant du prix parallèle Tacir, il a été décerné Yasmine Bhar à égalité à Chahine Dhahak et Hamza Matoussi.
Lors de la cérémonie, Amel Smaoui a signalé que les articles issus de l’atelier animé par le critique de cinéma Tahar Chikhaoui sont publiés sur le site de festival.
L’annonce du palmarès a été suivi par la projection du film multi-primé « SIRAT » en présence de son réalisateur Oliver Laxe. Le film offre un voyage mystique au cœur des montagnes du sud du Maroc où Luis, accompagné de son fils Estéban, recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils rallient un groupe de « ravers » lancé à la recherche d’une énième fête de musique électronique dans les profondeurs du désert. Ils s’enfoncent dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites.
Le film a reçu plusieurs distinctions notamment le prix du jury du festival de Cannes 2025, prix Goya du meilleur montage du meilleur son et de la meilleure photographie.
Carburants : Gel des prix en dépit des fluctuations mondiales
Selon l’analyse de Hafedh Lamouri, expert en études sociales, « le maintien des prix des carburants à leurs niveaux malgré la hausse enregistrée au niveau mondial reflète l’engagement de l’État envers ses obligations sociales et sa volonté de préserver la stabilité des prix des produits de consommation ».
Lamouri a expliqué à l’agence TAP que le gel du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants s’inscrit dans l’orientation sociale adoptée par le gouvernement dans ses politiques, malgré les charges supplémentaires qu’il engendre pour le budget des subventions.
Il a indiqué que les dépenses de compensation sont appelées à augmenter, étant donné que la loi de finances a fixé le prix du baril à environ 63 dollars, alors que les prix actuels oscillent entre 90 et 100 dollars.
L’expert a précisé que chaque augmentation d’un dollar par rapport au prix de référence retenu dans le budget coûte à l’État entre 150 et 160 millions de dollars supplémentaires.
Il a, toutefois, mis en garde contre la possibilité de la poursuite des pressions inflationnistes étant donné qu’une partie importante des produits de consommation est importée.
A noter que la Tunisie a adopté le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants depuis 2016 afin de suivre les variations des prix sur le marché international.
Toutefois, ce mécanisme a conduit, dans la pratique, à des hausses successives, cinq au total au cours de la même année en 2022, avant d’être suspendu.
Ligue 1- 28e journée - 1ère tranche : Victoires précieuses du C. Africain, de l'AS Soliman et de la JS Kairouan
Par Jamel Belhassen
Le CA s'est imposé face au ST grâce à sa meilleure seconde période au moment où l'ESSoliman a réussi à ramener trois points précieux de Ben Guerdane tout comme la JSK à Gabessur le chemin du maintien.
Dominée par le derby CA- ST , cette première partie de la journée n'a pas été pauvre en enseignements, loin s'en faut.
A Rades, le Club Africain, sous pression, n'a pas eu la tâche facile en première période devant le Stade Tunisien qui a failli prendre l'avantage à la 2e minute par Ndaye. Changement de décor après la pause. Le CA inscrit coup sur coup deux buts par Shili (52e) et Shrimi (58e) dans une explosion de joie des supporters. La suite était une gestion de l'avance devant un ST moins tranchant qu'au début.
Au Mhiri, le CSSfaxien n'a pas mis beaucoup de temps pour faire le break avec deux buts de Mathlouthi (31e) et Mutyaba ( 37e). Le score ne changera pas jusqu'à la fin des débats.
A Ben Guerdane, l'ASSoliman qui garde encore l'espoir de sauver sa peau, a pris l'avantage au score par Mejhed ( 22e) devant une Union locale, moins coriace que d'habitude. Une victoire importante pour les Cap Bonais.
Enfin. l'ASGabes, déjà relégué en Ligue 2 a joué pour l'honneur contre la JSKairouan qui lutte pour le maintien. Les Aghlabides ont attendu les dernières pour marquer par deux fois par Naffati et Zairi.
Résultats
CA- ST 2-0
CSS -OB 2-0
ASG -JSK 0-2
USBG -ASS 0-1
J.B.
Foire internationale du livre de Tunis : Le palmarès des prix de la 40ème édition
La cérémonie de remise des prix de la 40ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Tunis s’est tenue samedi au Palais des expositions du Kram, en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi.
Dans son discours, la ministre a souligné le rôle majeur de cet événement en tant qu’espace de promotion du livre, de dialogue culturel et de rapprochement entre auteurs et lecteurs. Elle a également mis en avant l’importance accordée à la culture par le président Kaïs Saïed, rappelant son rôle essentiel dans la formation des consciences et le développement des sociétés.
Plusieurs prix ont été décernés à cette occasion, notamment à Amina Zarrouk (roman), Hafidha Gara Biban (nouvelle) et Mohamed Naceur Moulhi (poésie), tandis que le prix des études humaines a été attribué ex æquo à Adel Khadhar et Mohamed Haddad. Le prix de traduction est revenu à Ahmed Haizam, et celui de l’édition jeunesse à la Maison d’édition « Nous », avec une distinction pour Zeineb Ben Othman. Le prix du meilleur éditeur tunisien a été attribué à Dar « Pop Libris », dirigée par Sami Mokkadem.
La cérémonie s’est conclue par un hommage à plusieurs figures intellectuelles et créatives tunisiennes, dont Mohamed Hassen Fantar, Mahmoud Guettat, Ezzeddine Madani et Moncef Mezghanni, saluant ainsi leur contribution au rayonnement culturel du pays.
Le prince de la chanson arabe tire sa révérence
Le monde de la musique arabe est en deuil après le décès de Hani Chaker, surnommé « le prince de la chanson arabe », survenu à 73 ans à Paris, à l’issue d’un long combat contre la maladie.
Hospitalisé récemment dans la capitale française après une grave dégradation de son état de santé, l’artiste avait été admis en soins intensifs à la suite d’une crise médicale complexe. Il souffrait de complications sévères liées au côlon, ayant nécessité une ablation totale. Malgré une brève amélioration après l’intervention, son état s’est rapidement aggravé en raison de complications postopératoires.
Figure majeure de la chanson arabe, Hani Chaker laisse un héritage musical riche qui a marqué des générations. Sa voix, son élégance et son attachement à une musique authentique font de lui une icône dont la disparition représente une grande perte pour le monde artistique.
"13 Round" de Mohamed Ali Nahdi : ... Pour un dernier combat
Par Imen ABDERRAHMANI
Le comédien Helmi Dridi vient de remporter le prix du meilleur acteur, lors de la sixième édition du Festival du film méditerranéen d’Annaba (AMFF), pour son rôle dans le long métrage « 13 Round » de Mohamed Ali Nahdi, une nouvelle consécration qui s’ajoute à ce film qui fait sensation.
Que nous raconte Mohamed-Ali Nahdi dans ce film ? La souffrance d’un couple confronté à la maladie incurable de leur enfant ? La fragilité de l’être humain face à la fatalité ? Ou encore les défaillances d’un système de santé mis à rude épreuve ?
« 13 Round » est tout cela à la fois. Le récit d’un combat intime mené par une famille tunisienne modeste, issue d’un quartier populaire, sans revenus stables, qui tente l’impossible pour sauver son fils. Un enfant dont le rêve était de marcher dans les pas de son père sur le ring, comme une promesse interrompue trop tôt. Dans ce long-métrage de fiction qui trouve ces échos dans le quotidien tunisien, Mohamed Ali Nahdi suit Kamel et Samia dans leur combat pour sauver Sabri.
La métaphore de la boxe (le père, ancien champion et entraîneur, voyant son fils prêt à enfiler les gants à sa suite) rappelle combien les coups de la vie peuvent être plus violents que ceux d’un adversaire sur un ring. Dans ce film, l’adversaire prend plusieurs visages : celui d’un système impitoyable, mais aussi celui des obstacles du quotidien.
Parmi eux, ces taxis qui ne s’arrêtent pas, même face à l’urgence, ou encore le manque de moyens financiers. On voit ainsi Kamel contraint de vendre ses titres au premier acheteur venu, simplement pour réunir l’argent nécessaire à l’achat des médicaments de son fils.
Ancien champion africain de boxe, Kamel a rangé les gants pour se consacrer à sa famille, et à l’éducation de son fils Sabri. De temps en temps, pour le plaisir, il enfile les gants afin de transmettre à son fils la passion de la boxe et partager avec lui quelques échanges de coups. C’était sa façon pour jouer avec son fils. C’était sa manière pour exprimer à son fils ce qu’il ressentait. Un jour, des examens révèlent que celui-ci est atteint d’une tumeur.
Et c’est le début d’une course contre la montre pour ce couple qui a beaucoup affronté et qui a souffert pour être ensemble. Kamel et Samia voient alors des blessures enfouies du passé resurgir, au cœur de la douleur.
Excellents acteurs
Porté par deux talentueux acteurs, Afef Ben Mahmoud et Helmi Dridi qui brillent par leur naturel, sans excès de jeu, "13 Round" est le récit d'un dernier combat: la résilience face à la fatalité. Film touchant, tissé avec une grand sensibilité, il explore tant de sentiments: la maternité, la paternité, l'amour, la solidarité, la souffrance, la mort...
Actuellement sur les écrans des salles de cinéma tunisiennes et françaises, le film poursuit sa marche dans les festivals, valant à son scénariste et réalisateur Mohamed Ali Nahdi une belle reconnaissance, de la joie, de la fierté et un bouquet de consécrations internationales.
Outre le prix du meilleur acteur décerné à Helmi Dridi au Festival du film méditerranéen d’Annaba (AMFF), le film a déjà à son actif deux autres importants prix: celui de la meilleure interprétation féminine décerné à Afef Ben Mahmoud et le prix du meilleur film lors de la dernière édition du Festival international de cinéma "Fajr" en Iran.
I.A.
Ligue 1- 28e journée : Le derby CA- ST à l'affiche
Par Jamel Belhassen
L'avant-dernière journée de la Ligue 1 sera dominée par le derby entre le Club Africain et le Stade Tunisien. Une rencontre qui se jouera à guichets fermés après l'écoulement des 25 mille billets mis en vente. C'est dire combien les Rouge et Blanc comptent sur ce face à face pour engranger une victoire avant le grand derby avec l'Espérance, dimanche prochain. Avec deux points d'avance, le CA est plus que jamais décidé à garder le leadership.
Le ST , de son côté, qui n'espère plus grand chose, jouera pour. le prestige et pour le respect de l'éthique sportive. Cette journée qui se jouera les dimanche et lundi verra aussi, L'Espérance effectuer un court déplacement au Zouiten pour affronter la JSImrane et chercher à mettre fin à une série de quatre matches sans victoire.
Jeudi, les Sang et Or ont joué de malchance face aux Sfaxien et ont raté de peu la victoire. Autant dire, qu'ils n'ont plus droit à l'erreur. Le CSS, aux aguets, recevra l'O.Beja et visera la victoire. En bas du tableau, l'ASSoliman ira à Ben Guerdane à la recherche de points pour continuer à espérer sauver sa peau parmi l'élite.
Le programme
Aujourd'hui - 16h00
CA- ST
CSS -OB
USBG -ASS
ASG -JSK
Demai - 16h00
JSO- EST
CAB -ASM
USM -ESM
ESZ -ESS
J.B.
Editorial : Une facture trop lourde à payer - Par Jalel Hamrouni
Le retrait annoncé de 5 000 militaires américains d’Allemagne représente une nouvelle étape dans la réorientation de la politique étrangère des États-Unis, déjà amplifiée sous Donald Trump. Si l'on peut interpréter ce retrait comme un simple ajustement stratégique dans un monde multipolaire, il révèle aussi une réalité plus inquiétante pour l'Europe : la soumission systématique des États membres de l’OTAN à la politique étrangère américaine, au détriment de leurs intérêts propres et au coût de lourdes conséquences, notamment au Moyen-Orient.
Depuis la fin de la Guerre froide, l'OTAN est devenue non seulement une organisation militaire de défense, mais aussi le bras armé des États-Unis dans des interventions internationales. Bien que l'Alliance ait été pensée pour protéger l'Europe face à une agression directe, elle a progressivement été utilisée pour défendre des intérêts géopolitiques et économiques américains sur d'autres continents, souvent contre la volonté des Européens. Le Moyen-Orient en est l'exemple le plus frappant, notamment avec la guerre en Irak en 2003, à laquelle l’Europe a répondu par un soutien majoritaire, même si de nombreux États membres, comme la France, s’y opposaient.
Plus récemment, dans la longue crise iranienne, les États-Unis ont entraîné l’Europe dans une danse dangereuse, en particulier avec l’offensive barbare menée par Trump et ses alliées sionistes contre Téhéran. Cette décision a non seulement exacerbé les tensions dans la région, mais a aussi placé l’Europe dans une position extrêmement inconfortable. Contraints de suivre la politique de Washington, les Européens ont dû naviguer entre leur volonté de préserver des relations commerciales avec l’Iran et leur alliance stratégique avec les États-Unis.
Résultat : un échec cuisant, tant pour l’Europe que pour l'OTAN, puisque l’Europe s'est retrouvée dans l’impossibilité de jouer un rôle autonome sur la scène internationale, tout en subissant les conséquences de la politique d'escalade américaine.
L'OTAN, en tant que pilier de la sécurité européenne, devrait logiquement défendre les intérêts collectifs des pays membres. Or, l'influence américaine au sein de l'Alliance a conduit à une déviation progressive de son rôle originel, la rendant trop souvent complice des choix stratégiques de Washington, même lorsque ces derniers sont largement contestés au sein des États membres. Prenons l’exemple de la guerre en Afghanistan, qui, au-delà de l'horreur humanitaire et des coûts faramineux, a placé l'OTAN dans la position d’un acteur qui, au lieu de protéger l'Europe, a consacré des ressources considérables à une guerre loin de ses frontières, sans bénéfice tangible pour la sécurité européenne.
De la même manière, la pression américaine pour une confrontation avec l’Iran pourrait, à terme, entraîner l'OTAN dans un nouvel engrenage militaire dont les conséquences risquent de frapper l’Europe bien plus que les États-Unis, notamment en matière de sécurité énergétique et de stabilité régionale.
L'OTAN, en agissant comme le relais des ambitions américaines au Moyen-Orient, a payé un prix élevé : des militaires européens envoyés sur des théâtres d’opérations lointains, des ressources militaires gaspillées, une fragilisation des relations diplomatiques avec des pays clés de la région, et une augmentation des menaces sécuritaires en Europe. Le soutien aveugle à la politique étrangère des États-Unis a également contribué à l'isolement diplomatique de l’Europe, qui, dans le cas de la guerre en Irak comme avec l'Iran, s'est retrouvée en position de faiblesse face aux choix stratégiques américains.
Face à cette situation, il est urgent que l’Europe prenne conscience de sa dépendance excessive à la politique américaine et de la manière dont cette soumission compromet sa propre sécurité. L’Europe, à travers ses institutions, notamment l'Union européenne et l'OTAN, doit s'affirmer comme un acteur géopolitique autonome, capable de définir ses propres priorités de défense et de sécurité, sans se laisser constamment guider par les États-Unis.
Dans ce contexte, le retrait de troupes américaines d’Allemagne peut être vu non pas comme une mauvaise nouvelle, mais comme une opportunité pour l’Europe de repenser son rôle au sein de l’OTAN et sur la scène mondiale. Si l’Alliance doit rester un instrument de sécurité collective, elle doit également évoluer pour devenir un outil au service des intérêts géopolitiques de l’Europe, et non simplement un bras armé des États-Unis.
Une coopération plus équilibrée, avec des contributions plus équitables et des priorités partagées, est essentielle pour l’avenir de l’OTAN. Les États européens doivent aussi prendre leurs responsabilités, tant au niveau militaire qu’économique, en renforçant leur capacité à agir de manière autonome, notamment en matière de défense.
Il est temps que l’Europe cesse de payer la facture des erreurs stratégiques des États-Unis.
En soutenant sans réserve les choix américains au Moyen-Orient, l'OTAN a accumulé les échecs : un coût humain, financier et diplomatique élevé, et une perte progressive de crédibilité sur la scène internationale. Si l’Europe veut être en mesure de faire face aux défis futurs – qu’il s’agisse de la montée en puissance de la Chine, de l’instabilité au Moyen-Orient, ou des menaces liées à l’immigration et au terrorisme – elle doit impérativement prendre en main sa propre sécurité et abandonner le suivisme aveugle qui a caractérisé sa politique extérieure ces dernières décennies.
Le retrait des troupes américaines n'est qu'un symptôme d'une tendance plus large : celle d'un monde où l'influence de Washington sur les affaires européennes n'est plus une évidence. À l’heure où l’Europe se cherche un avenir géopolitique, il est grand temps qu’elle se libère de cette tutelle, qu’elle affirme ses priorités en matière de défense, et qu’elle assume pleinement les coûts de sa propre sécurité. C’est ainsi que l’OTAN pourra retrouver sa raison d’être, non pas comme un instrument de domination américaine, mais comme une véritable alliance de nations souveraines.
J.H.
Justice : 5 ans de prison pour Imed Trabelsi
Imed Trabelsi, neveu de Leïla Ben Ali, veuve de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, a été condamné à cinq ans de prison par une chambre spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis, à et ce, dans le cadre d’une affaire d’infractions financières et douanières.
Il y a lieu de rappeler que la Chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière près le Tribunal de première instance de Tunis a, récemment, infligé deux peines et de dix et de huit ans de prison à Imed Trabelsi pour « détournement de l’argent public », « infractions administratives et financières », pour « exploitation d’un fonctionnaire public pour un avantage personnel ou pour autrui et pour avoir porté atteinte à l’administration ».
Le journal de l’économie
Tunisie-Algérie : protocole de coopération économique entre la CONECT et la CAPC
Un protocole d’accord et de coopération a été signé, jeudi, à Tunis, entre la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Confédération algérienne du patronat citoyen (CAPC). L’accord a été signé par le président de CONECT International, Tarek Cherif, et le président de la CAPC, Sofiane Kassoum, en présence notamment de l’ambassadeur d’Algérie en Tunisie, Azzouz Baâlal, ainsi que du président de la CONECT, Aslan Berjeb.
Ce protocole vise à structurer et renforcer les échanges économiques et commerciaux entre la Tunisie et l’Algérie, à dynamiser les investissements bilatéraux, et à soutenir les entreprises dans la mise en place de partenariats stratégiques durables, indique la CONECT. Il prévoit également de favoriser l’échange d’expertise et d’informations économiques, ainsi que l’organisation de rencontres d’affaires B2B et de sessions de mise en relation entre opérateurs des deux pays.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une visite de travail du président de la CAPC, à la tête d’une importante délégation économique algérienne en Tunisie.
CEPEX : Rencontres d’affaires entre professionnels tunisiens et ivoiriens du secteur pharmaceutique
Plus de 120 rencontres d’affaires ont été organisées en Côte d’Ivoire, entre des professionnels tunisiens et une trentaine d’opérateurs ivoiriens du secteur pharmaceutique et parapharmaceutique et des compléments alimentaires, en marge du 4ème salon « MEDPHARMA Africa 2026 », tenu du 23 au 25 avril 2026 à Abidjan.
Selon le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX), ces rencontres s’inscrivent dans le cadre d’une mission de prospection commerciale Door-to-Door au profit d’une délégation d’entreprises tunisiennes, afin de consolider le positionnement de la Tunisie en tant que partenaire stratégique dans le domaine de la santé sur les marchés d’Afrique subsaharienne.
Plusieurs réunions institutionnelles de haut niveau ont été, organisées, en parallèle, avec le Directeur général de l’Autorité ivoirienne de régulation pharmaceutique (AIRP), le Président du Conseil national de l’Ordre des pharmaciens de Côte d’Ivoire (CNOP-CI) ainsi que la vice-présidente de la Chambre de Commerce et d’Industrie d’Abidjan.
L’accent a été mis, lors des entrevues, sur le fort potentiel du marché ivoirien et, plus largement, du marché africain de la santé, estimé à plus de 50 milliards de dollars.
La production locale en Côte d’Ivoire ne couvre qu’environ 7% des besoins nationaux en médicaments, rappelle le CEPEX, dans un communiqué.
Samsung étend son navigateur au-delà du mobile et déploie l’IA agentique sur tous les appareils
Samsung Electronics Co., Ltd. vient d’annoncer le lancement officiel de Samsung Internet pour Windows. En déployant l’expérience de son navigateur mobile au PC, Samsung exploite le potentiel de l’IA agentique pour assurer une continuité parfaite entre les appareils et créer une expérience de navigation plus simple et plus intuitive que jamais.
Samsung Internet pour Windows crée une expérience unifiée entre les appareils, permettant aux utilisateurs de naviguer en toute fluidité lorsqu’ils passent de leur smartphone à leur PC. Au-delà de la synchronisation des signets et de l’historique de navigation, ceux-ci peuvent désormais reprendre exactement là où ils s’étaient arrêtés.
Les utilisateurs peuvent continuer à explorer la même page Web lorsqu’ils passent du mobile au PC , profitant ainsi d’une expérience plus fluide. Avec Samsung Pass, les utilisateurs peuvent stocker leurs informations personnelles et se connecter à leurs sites préférés en toute sécurité, ou bien remplir automatiquement leurs profils pour plus de simplicité.
Samsung reçoit de nouvelles certifications TÜV Rheinland pour les produits 2026 Micro RGB, OLED, Mini LED, les barres de son et autres
Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé que 34 modèles de sa gamme 2026 de TV et de barres de son ont reçu les certifications Product Carbon Reduction et Product Carbon Footprint de TÜV Rheinland, un organisme de certification mondialement reconnu basé en Allemagne.
« En tant que leader mondial dans le domaine des écrans et de l’audio haut de gamme, Samsung considère le développement durable comme un élément essentiel de l’innovation » a déclaré Taeyong Son, vice-président exécutif du Visual Display (VD) Business chez Samsung Electronics. « Nous restons déterminés à réduire les émissions de carbone de tous nos produits, afin que les consommateurs n’aient pas à choisir entre une technologie de pointe et une expérience plus responsable. »
K.Z.
















