Aucune plage en Tunisie n’est labélisée Pavillon Bleu : Cet échec à peine dissimilé qui nuit à la destination
Par Hassan GHEDIRI
Le mercure monte, les vacances approches et l’APAL qui se dépêche pour tenter de préparer les plages à accueillir les estivants….
Comme chaque année, à la veille de la saison estivale, l’Agence de Protection et d’Aménagement du Littoral (APAL), qui agit comme le « gendarme » du domaine public maritime en Tunisie, multiplie depuis quelques temps ses interventions sur le terrain pour enlever les infractions et verbaliser les squatteurs des plages. Sur les réseaux sociaux, l’Agence enchaine les photos et les vidéos qui montrent que les préparatifs pour la saison des vacances vont bon train. Sur sa page Facebook officiel l’APAL tache à donner à voir une mobilisation réelle sur le terrain et une volonté d’améliorer l’état du littoral avant l’arrivée des estivants.
Mais ces efforts aussi louables soient-ils, contrastent fortement avec une autre réalité, qui passe malheureusement inaperçue. C’est que la Tunisie ne compte aujourd’hui aucune plage labellisée Pavillon Bleu qui fait office reconnaissance internationale prestigieuse pour les plages et les ports de plaisance, symbole de tourisme durable depuis 1987. Pourtant, il y a seulement une décennie, une trentaine de plages distinguées, ainsi que deux marinas portaient ce label.
En quelques années, le Tunisie a complètement disparu du classement qui constitue un des critères cherchés par des milliers de touristes au moment de la réservation de leur destination de vacances dans la Méditerranée.
Le Pavillon Bleu repose sur une panoplies d’exigences environnementale et sanitaire. La propreté des plages et des eaux de baignade n'est qu'un des 45 critères exigés. Il ne suffit donc pas de nettoyer les plages à l’approche de l’été comme sont habituées de le faire l’APAL et les services municipaux, pour espérer décrocher ce label.
Il faut garantir toute l’année une qualité irréprochable des eaux de baignade, une gestion efficace des déchets, des infrastructures adaptées et une véritable éducation à l’environnement. Et c’est exactement cette implication permanant qui fait généralement défaut dans l’action des structures concernées.
Les actions menées aujourd’hui, bien qu’utiles, restent souvent ponctuelles et ne traitent pas les problèmes de fond. La pollution marine persiste, les rejets non traités continuent d’affecter les zones côtières le long du littoral. A cela s’ajoutent l’occupation anarchique des plages par les l contrôlée et une pression croissante sur le littoral.
L’APAL n’est pas seule à veiller sur le respect des règlements régissant le domaine public maritime en Tunisie. Elle est supposée être épaulée par les agences chargées de la protection de l’environnement (ANPE). Les deux semblent toutefois se contenter du strict minimum en ce qui concerne l’application des normes relative à la bonne gestion des plages. Outre la pollution qui est en passe de détruire les quelques plages restant fréquentables, l’absence des commodités élémentaires dans les plages est devenu chose ordinaire.
La Tunisie qui, en 2016 avait vu au moins 33 plages et ports de plaisance labélisés Pavillon Bleu, n’en possède aujourd’hui aucun. En même temps, l’Espagne, l’Italie la Grèce et la Turquie se positionnent dans le top 10 des pays disposant de plus de 500 plages certifiées « Pavillon Bleu ». Le Maroc, notre premier concurrent touristique au Maghreb, en avait compté plus d’une trentaine l’été dernier.
H.G.
Editorial : Un navire à la dérive...
Par Chokri Baccouche
Les États-Unis semblent aujourd’hui prisonniers du piège délibérément construit par le président américain Donald Trump dont la politique étrangère ressemble à la canne d’un aveugle, tant il est vrai qu’on ignore toujours dans quel bourbier elle peut se fourrer.
Enlisé dans la crise iranienne, le pays de l’oncle Sam avance comme un géant amblyope sur un terrain miné, incapable de tracer une stratégie cohérente, encore moins de trouver une voie d’issue qui lui permettre de s’en sortir la tête haute.
Ni guerre, ni accord : le statu quo américain prévalant depuis le début de la trêve fragile entre Téhéran et la coalition américano-sioniste, ressemble à une impasse prolongée, où chaque geste n’est dicté ni par la prudence ni par l’intérêt national, mais par la nécessité de satisfaire un allié dont les choix belliqueux dictent la politique américaine.
On l’aura certainement deviné, il s’agit d’Israël. Fervent opposant à tout compromis avec l’Iran, l’Etat hébreu est devenu en effet, avec ses exigences maximalistes et ses pratiques génocidaires, le véritable chef d’orchestre de la politique étrangère américaine au Moyen-Orient.
Washington menace, sanctionne, déploie ses forces, mais toujours avec un œil sur Tel-Aviv. Toute velléité de négociation est aussitôt freinée par le Premier ministre sioniste Netanyahu et la clique extrémiste de son gouvernement dont les exigences sonnent comme un ordre que l’administration américaine se doit d’appliquer sans broncher, même si cela ne mène, en définitive, à rien.
Chaque geste de la Maison Blanche obéit à la nécessité de rassurer le protégé israélien qui réclame sans cesse confrontation et agressions. A la longue, l’Amérique s’est retrouvée ainsi otage d’un allié belliqueux et embarrassant, plus déterminé à imposer sa propre vision apocalyptique qu’à sécuriser la région qu’il cherche par tous les moyens à mettre sous sa botte.
Il faut dire que depuis des années, Washington joue avec le feu au Moyen-Orient, alternant sanctions étouffantes, démonstrations de force spectaculaires. Le tout sur fond d’une politique étrangère inique qui a généré d’effroyables souffrances parmi les populations civiles dans les territoires occupés, au Liban, en Syrie et en Irak, entre autres.
Cette politique particulièrement agressive menée tambour battant durant de longue décennie n’a fait que plonger toute la région dans les affres du chaos et de l’instabilité permanente.
La crise actuelle marquée par une énième et sordide guerre larvée qui a conduit notamment à la fermeture du détroit d’Ormuz n’est, en définitive, que la conséquence logique de cette politique hasardeuse et extrêmement dangereuse privilégiée par les Etats-Unis qui accumulent les erreurs et les coûts, militaires et diplomatiques. Des erreurs qui portent non seulement préjudice aux intérêts américains mais également et surtout au reste du monde.
Quand l’Amérique se soûle en déclenchant à tout va des guerres à n’en plus finir, c’est toute la planète, paradoxalement, qui se réveille le matin avec une terrible gueule de bois.
La flambée des prix du pétrole sur le marché international avec tous les heurs et malheurs qui s’en suivent pour de nombreuses économies dans le monde, ont pour principale origine les décisions irréfléchies et hasardeuses prises sous les lambris de la Maison Blanche et l’œil vigilent des va-t-en guerre de l’administration américaine.
Entre arrogance, mauvaise anticipation et obsession de l’image internationale, Washington s’enfonce dans un bourbier moyen-oriental qu’elle ne contrôle plus. L’illusion de puissance s’effrite : le pays de l’oncle Sam qui prétend imposer l’ordre se retrouve spectateur impuissant d’une crise qu’il ne sait plus résoudre.
En fin de compte, l’enlisement américain dans la crise iranienne est bien plus qu’un simple échec stratégique : c’est la preuve qu’une puissance mondiale peut devenir l’otage des choix d’un allié dangereux aux intentions douteuses, incapable de tracer sa propre route et condamnée à naviguer dans l’incertitude. Ni guerre, ni accord, juste une paralysie qui coûte cher à tous – sauf peut-être à ceux qui tirent les ficelles en coulisse.
Dans ce climat morose marqué par l’expectative et l’incertitude, les alliés des Etats-Unis dans la région regardent, sceptiques et inquiets, le développement de la situation au moment où l’Iran observe, imperturbable, et manœuvre avec l’assurance de celui qui sait que l’adversaire est pris au piège de ses propres contradictions.
Les dirigeants iraniens, en fins manœuvriers rompus aux aléas et aux vicissitudes des dures épreuves savent, en effet, que l’Amérique s’est engagée dans un labyrinthe dont elle ignore la sortie, accumulant erreurs sur erreurs et donnant l’impression d’un navire à la dérive qui a perdu le nord en pleine bourrasque…
C.B.
Hausse des prix des moutons : Le Mufti de la République intervient
Face à la fièvre des prix des moutons à l’occasion de l’Aïd al Idha, Cheikh Hichem Ben Mahmoud, le Mufti de la république, a choisi d’intervenir. Lors de ses déclarations à travers quelques médias, il a appelé à rassurer les Tunisiens ne disposant pas des moyens financiers nécessaires pour accomplir le rituel du sacrifice à l’occasion de l’Aïd. Il a tenu à rappeler que les finalités de la charia reposent sur la bienveillance, la miséricorde et la facilitation. Il a ainsi souligné que le sacrifice, malgré son importance, demeure conditionné par la capacité financière des fidèles. A ce propos, il a précisé que les personnes aux ressources limitées ne commettent aucun péché en s’abstenant d’accomplir ce rituel.
Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par une hausse très discutable des prix des moutons, rendant leur acquisition difficile pour de nombreux citoyens.
Aïd al-Idha 2026 : la Cité des sciences de Tunis avance la date du 27 mai
Selon les données astronomiques, le croissant de Dhou al-Hijja devrait être visible le 16 mai, plaçant le jour de Arafat le 26 mai et l’Aïd le lendemain. C’est ce qu’a révélé Sarah Senoussi, la cheffe du service de l’Espace de l’univers à la Cité des sciences de Tunis, qui précise que, selon les calculs astronomiques, l’observation du croissant lunaire marquant l’entrée dans le mois de Dhou al-Hijja est attendue le samedi 16 mai 2026. Le dimanche 17 mai compléterait ainsi le mois de Dhou al-Qi’da, tandis que le lundi 18 mai 2026 constituerait le premier jour du mois de Dhou al-Hijja 1447 de l’Hégire.
Sur cette base, le jour de Arafat, correspondant au 9 du mois, coïnciderait avec le mardi 26 mai 2026. L’Aïd al-Idha, célébré le lendemain, aurait donc lieu le mercredi 27 mai 2026.
Global inflation outlook worsens amid energy shock from Iran conflict
At the beginning of the year, the global economy was on a steady path of stable growth and diminishing inflation. This trajectory was suddenly disrupted by the Iran conflict. Prior to the beginning of hostilities on the 28th of February, global headline inflation was on a continuous downward trend from its post-Covid pandemic peak of 9% in 2022. Price increases were gradually converging towards central bank targets across advanced and emerging economies alike. That trajectory has now sharply reversed. Global headline inflation is now projected at 4.4% for 2026, an upward revision of 0.9 percentage points from the pre-conflict forecast of 3.5%. What had been shaping up as a year of monetary policy normalization, could now turn into a new cycle of inflationary pressures defined by a major energy shock.
Global Inflation Outlook for 2026
(%, year-over-year)
Source: IMF World Economic Outlook, QNB Economics
Following the US-Israeli military campaign against Iran, launched on February 28th, Tehran retaliated by effectively closing the Strait of Hormuz – the waterway through which approximately 20% of the world’s oil and liquefied natural gas (LNG) normally flows. Brent crude surged by more than 25% in the weeks that followed, reaching above USD 120 per barrel at its peak, before settling near USD 110 per barrel in early April, while LNG spot prices in Asia increased by more than 85% since the initial strikes. The inflationary consequences of this energy shock are already materializing.
An energy shock of this magnitude operates through two distinct channels. The first is the direct, or headline, effect: the immediate pass-through of higher oil and gas prices into fuel, electricity, and transportation costs, which is visible and felt immediately by households and businesses. The second, is the indirect effect on core inflation – the underlying price dynamics that strip out volatile energy and food components – through which higher energy costs gradually feed into production costs, wages, and services prices, embedding themselves more persistently in the broader price level. This article discusses the inflation effects across the globe, delving into the US, the Euro Area, and Asia.
As a net energy exporter, the US is structurally less exposed to crude oil supply disruptions than Europe or Asia. However, the inflation outlook was already challenging, since tariff-driven goods inflation had been creating pressures and feeding into consumer prices. Following the outbreak of hostilities, gasoline prices crossed USD 4 per gallon, up by close to USD 1. Headline inflation surged to 3.3% year-on-year in March, well above the Federal Reserve’s 2% annual target. Core CPI, which excludes items with more volatile prices such as food and energy, came in at 2.6% year-on-year, with early signs of broadening pass-through into transportation, food, and services. With this, the IMF raised its US inflation forecast for this year to 2.8%. This development complicates the Federal Reserve’s ability to characterize the inflation surge as a purely transitory energy spike, creating an additional challenge for upcoming monetary policy decisions.
In contrast to the US, the Euro Area is nearly fully import-dependent for both oil and natural gas, and therefore much more sensitive to energy price disruptions. Therefore, the consequences were immediate and measurable. The Euro Area headline inflation jumped from 1.9% in February 2026 to 2.5% in March, driven by a swing in energy prices with an annual increase of 5.1%. The shift was broad-based across the bloc’s largest economies, with Germany recording 2.8%, Spain 3.4%, France 2.0%, and the Netherlands 2.6%, reflecting structural differences in how energy prices transmit into consumer prices across member states. Prior to the conflict, the ECB had succeeded in stabilizing inflation near its 2% target after the most aggressive tightening cycle in its history. That hard-won disinflation is now under direct threat, with headline inflation expected to reach 3.0% for 2026.
Inflation Forecasts by Economies and Regions
(%, year-over-year, for 2026)
Source: IMF World Economic Outlook, QNB Economics
The shock of the war in Iran represents a major supply disruption for Asia. The region accounts for around 80-85% of crude oil and of LNG that normally transits the Strait of Hormuz, making it structurally the most exposed geography to the closure of this critical chokepoint. The IMF projects Emerging Asia inflation rising from 1.9% in 2025 to 2.7% in 2026. China is relatively better insulated but not immune. China imports around 45% of its oil from the Middle East but has benefited from large strategic reserves, continued access to Russian energy supplies and its shift toward renewables. Nevertheless, higher energy costs are feeding into production costs for high energy-intensive sectors such as steel and chemicals, as well as for electronics. In South Asia, the acceleration is even more pronounced, with inflation projected to reach 5% this year. In addition to higher energy costs, a stronger US dollar reflects the domestic currency depreciation, and the higher cost of imported goods. This amplifies the inflationary effects, feeding into fertilisers, food, and transportation costs.
The Iran war has delivered a significant blow to the global disinflation trend, with global headline inflation now projected at 4.4% – a sharp reversal from the pre-conflict trajectory. The shock is producing a broad-based inflation acceleration across major economies. In all three major regions – the US, the Euro Area, and Asia – the critical variable remains the speed at which energy supply will normalize.
QNB Economics Team:
Bernabe Lopez-Martin*
Assistant Vice President - Economics
+974-4453-4643
Aisha Khalid Al-Thani
Senior Associate - Economics
+974-4453-4647
* Corresponding author
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MyMG : l’application de fidélité qui révolutionne l’expérience client en Tunisie
Dans un marché où les programmes de fidélité se limitent souvent à de simples remises, Magasin Général a su se démarquer avec MyMG, une application devenue aujourd’hui la référence en Tunisie.
Plus qu’une simple application de fidélité, MyMG s’impose comme la plus populaire du pays, en offrant à ses utilisateurs bien plus que des réductions : une véritable expérience ludique, interactive et surtout généreuse, avec des cadeaux tout au long de l’année.
Une application qui récompense vraiment ses utilisateurs
Contrairement aux programmes classiques, MyMG permet aux clients de gagner régulièrement :
Des bons d’achat
Des remises exclusives
Des cadeaux en nature
Et même des lots prestigieux
À l’occasion de son 5ᵉ anniversaire, l’application frappe fort :
👉 Un iPhone à gagner chaque jour, en plus des récompenses habituelles. Une initiative qui confirme l’ambition de MG de placer la fidélité client au cœur de sa stratégie.
Des mécanismes de jeu innovants et engageants
MyMG ne se contente pas de récompenser, elle divertit aussi. L’application propose plusieurs jeux interactifs :
🎮 1. Jeux interactifs
Quatre jeux permettent de cumuler des points, convertibles en bons d’achat.
🎡 2. La Roue MyMG (chaque jeudi)
Un rendez-vous incontournable pour les clients :
Bons d’achat de 500 DT, 200 DT, 100 DT ou 50 DT
Remises exclusives
👉 Plus de 50 gagnants chaque semaine, sans même se déplacer en magasin.
🎁 3. Box MyMG
Chaque jour, choisissez une box parmi 6 pour gagner des points.
🔐 4. Le code secret
Un code publié quotidiennement sur les réseaux sociaux de MG :
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Multiplicateur de points (jusqu’à x20)
♠️ 5. Jeu Chkobba
Le célèbre jeu tunisien intégré à l’application :
Jouez contre l’IA ou vos amis
Gagnez des points convertibles en bons d’achat
🎟️ 6. Carte à gratter (spécial anniversaire)
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Gain immédiat : points ou avantages
Participation automatique au tirage pour gagner un iPhone par jour
Des fonctionnalités utiles au quotidien
Au-delà du jeu, MyMG simplifie l’expérience d’achat :
⚡ Offre Express
Activez des promotions personnalisées, réservées aux utilisateurs de l’application.
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Consultez toutes les promotions en cours directement depuis votre téléphone.
📞 Service client intégré
Contactez facilement MG Maâk pour toute demande ou réclamation.
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Pourquoi MyMG est devenue l’application préférée des Tunisiens
Le succès de MyMG repose sur une combinaison efficace :
Des récompenses fréquentes et variées
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Aujourd’hui, aucune autre enseigne en Tunisie ne propose un programme aussi complet et généreux.
Disponible sur iOS, Android et Huawei, MyMG s’impose comme un outil incontournable pour tous les clients de MG souhaitant économiser, jouer et gagner tout au long de l’année.
Théâtre National Tunisien (TNT) : Un ouvrage dédié à l’artiste Habib Chebil
Le Théâtre National Tunisien (TNT), en partenariat avec le Centre d’Art vivant du Belvédère et la Direction des Arts Visuels, a publié un ouvrage commémoratif consacré à l’artiste plasticien et metteur en scène Habib Chebil (1936-2004), sous l’égide du Ministère des Affaires Culturelles.
Le contenu du livre a été élaboré par le chercheur Sami Ben Amer, dans le cadre d’un événement comprenant également une exposition rétrospective intitulée « L’Émergence du Corps : Chemins entre Scène et Toile » et un colloque organisé à la Bibliothèque Bechir Ben Slama, à la salle du Quatrième Art, indique le TNT.
L’ouvrage propose de multiples entrées au parcours d’un artiste exceptionnel qui a conjugué arts visuels et art scénique, une expérience aux multiples facettes qui invite à une profonde réflexion sur les relations imbriquées entre le visuel et le dramatique, le statique et le dynamique, le figuratif et l’expérimental.
Habib Chebil a discrètement influencé l’esthétique de l’écriture théâtrale, transformant lignes, dimensions, couleurs, lumières et ombres en éléments structuraux, transcendant leur perception entant que simples effets visuels.
Chebil était un artiste visuel dans son approche de la scène et un artiste de théâtre dans son œuvre picturale. Il a rompu avec les conventions pour découvrir de nouvelles valeurs esthétiques, conférant à son expérience un caractère unique tant dans les arts du théâtre que dans les arts visuels.
Foire internationale du livre de Tunis : Une édition réussie dans les chiffres, fragilisée par l’organisation
Par Imen Abderrahmani
Malgré une affluence record et des ventes en hausse, la 40ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis a révélé des défaillances organisationnelles qui appellent à une profonde remise à niveau.
Le rideau est tombé, le dimanche 3 mai, sur la 40ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis, organisée au Parc des expositions du Kram, du 23 avril au 03 mai. Dix jours durant, éditeurs, auteurs et lecteurs ont tenté d’y trouver leur compte.
Pour le public, la manifestation a offert une précieuse immersion dans l’univers du livre, entre découvertes de nouveautés et retrouvailles avec les catalogues d’éditeurs tunisiens et étrangers. Le retour remarqué de plusieurs maisons d’édition égyptiennes, salué par leurs homologues tunisiens, a notamment ravivé les perspectives de coopération et d’échanges professionnels après de longues années d’absence.
Mais le comité d’organisation a-t-il su mesurer l’ampleur de cette opportunité et en exploiter tout le potentiel ? La réponse laisse un goût d’inachevé. Faute d’une stratégie claire, en particulier sur le plan organisationnel, la foire s’est souvent transformée en véritable labyrinthe où les visiteurs peinaient à localiser les stands, tant la numérotation semblait dépourvue de logique. Cette désorientation n’a pourtant pas découragé les lecteurs qui ont multiplié les visites et parcourant inlassablement les allées tout au long de l’événement.
Côté chiffres, et pour souligner le succès populaire de la manifestation, les organisateurs ont indiqué que la journée du 1er mai, jour férié, a enregistré une affluence record de 35.000 visiteurs. Le bilan global de fréquentation pour l’ensemble de la foire n’a toutefois pas encore été communiqué, alors même que la publication de statistiques détaillées demeure essentielle pour évaluer avec précision l’impact réel de la manifestation et orienter ses futures éditions.
Positivons- nous ! Cette belle affluence a permis aux exposants tunisiens et arabes de faire tourner leurs stands et de réaliser des ventes significatives, confirmant ainsi la vitalité du marché du livre malgré un contexte économique difficile.
Il est ainsi à noter que l’une des réussites de cette édition est le pavillon qui a accueilli les activités destinées aux enfants et aux jeunes. Bien pensé sur le plan esthétique et également sur le plan organisationnel et également confort, ce pavillon est une bonne expérience qui mérite d’être saluée.
Ces défaillances à corriger !
Mais, ayons les pieds sur terre et soyons réalistes. Au-delà de cette belle affluence, nombreux sont les points noirs qui ont marqué cette 40ème édition, censée être celle de la maturité et du professionnalisme. Primo, l’absence d’un plan de répartition des stands clairement visible a contraint de nombreux exposants à se référer régulièrement à la buvette ou à d’autres stands officiels afin d’orienter les lecteurs de gagner en visibilité. Secundo, n’oublions pas, la faiblesse de l’éclairage !
Tercio, à l’ère du numérique, il est difficile de comprendre qu’une foire forte de sa 40ème édition ne dispose toujours pas d’un site web et que ses activités (rencontres, débats, séances de dédicaces ou invitations d’auteurs) ne soient pas annoncées suffisamment en amont sur les réseaux sociaux. Une communication anticipée aurait pu inciter les visiteurs à ne pas se limiter à l’achat de livres, mais aussi à assister aux échanges et conférences. Dans ce contexte, la présence de plumes de renom telles qu’Ibrahim Nasrallah, Yamen Manaï, Mirna El Mahdy ou Saïd Khatibi est passée presque inaperçue. Il en va de même pour de nombreuses rencontres organisées au sein des stands, pourtant riches et pertinentes, qui auraient mérité une meilleure programmation et une annonce en amont. Faute d’une stratégie de communication efficace, nombreux de ces rendez-vous se sont déroulés dans une quasi-discrétion.
Au-delà de ces anomalies relevées, un constat s’impose : le véritable capital de la Foire internationale du livre de Tunis reste son public fidèle, mais aussi les éditeurs et les auteurs qui continuent d’y croire et de la faire vivre. C’est cette triade (lecteurs, éditeurs, écrivains) qui donne à la manifestation sa légitimité et sa force. Leur engagement mérite, en retour, une organisation à la hauteur des attentes, capable de transformer cet engouement en véritable expérience culturelle structurée et cohérente. Un bilan approfondi et sans complaisance s’impose donc, afin d’identifier les failles et de consolider les acquis.
Dans cette perspective, il devient indispensable de faire appel à des spécialistes de l’organisation événementielle et de la médiation culturelle pour améliorer à la fois l’esthétique générale et la logistique de la foire. L’ouverture à de nouveaux horizons éditoriaux pourrait également renforcer son attractivité, notamment en invitant davantage de pays à forte production culturelle comme le Japon, et en mettant en valeur des genres très prisés des jeunes publics, tels que les mangas. Une telle orientation permettrait non seulement de renouveler l’offre, mais aussi de rapprocher davantage la foire des nouvelles générations de lecteurs, garantes de sa pérennité.
Imen. A.
Report du Festival arabe de la radio et de la télévision à septembre 2026
L’Union des radiodiffusions des États arabes (ASBU) a décidé de reporter la 26ème édition du Festival arabe de la radio et de la télévision, qui était initialement prévu en juin, à la période du 21 au 24 septembre 2026.
Dans un communiqué publié mardi, l’ASBU a confirmé que ce report est motivé par la situation actuelle dans la région arabe, en particulier au Moyen-Orient et dans le Golfe arabe, ainsi qu’à ses répercussions actuelles et futures. Ceci a conduit les organisateurs de manifestations et de grands événements prévus, pour l’été prochain dans le monde arabe, à prendre des mesures similaires de report à des dates ultérieures.
Le communiqué précise que ce report du 26ème Festival, à septembre, permettra, ainsi, une plus grande participation des organisations membres de l’ASBU, ainsi qu’une présence accrue des participants et invités arabes et étrangers.
Editorial : Une aubaine, mais aussi une grande épreuve … - Par Hassan GHEDIRI
Si les Etats-Unis qui, depuis le retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche pour son second mandat, ont considérablement augmenté leurs barrières tarifaires contre plusieurs pays africains avec des taxes atteignant parfois 50% pour certains produits, la Chine fait exactement le contraire. Depuis le 1er mai, le deuxième plus grand marché de consommation et d’importation au monde est en effet totalement ouvert pour la quasi-totalité des produits en provenance de 53 pays africains.
La politique d’exonération des droits de douanes mise en place par Pékin fin 2024 au profit de 33 pays africains, s’étend ainsi sur pratiquement l’ensemble du continent, excepté l’Eswatini (qui reconnait la souveraineté de Taïwan). Limité dans un premier temps aux pays africains les moins avancés (pauvres), cette politique « zéro droits de douanes » adoptée par la Chine et qui n’exige aucune réciprocité, s’étend désormais aux 20 autres Etats, dont la Tunisie, elle sera appliquée pendant deux ans.
En supprimant ses barrières douanières, Pékin dit vouloir corriger une relation commerciale structurellement asymétrique et aider ses partenaires africains à renforcer leur exportation et soutenir leur développement.
Les échanges commerciaux entre la Chine et l’Afrique ont littéralement explosé durant les vingt-cinq dernières années. Entre 2001 et 2025, ils ont tout simplement été multipliés par 10, passant de 34 milliards d’euros à plus de 300 milliards d’euros. Le cas de la Tunisie, qui traine une balance commerciale structurellement et historiquement déficitaire avec la Chine, peut toutefois résumer les difficultés rencontrées par les entreprises africaines à percer l’immense marché de la deuxième plus grande économie mondiale.
Les Chinois vendent aux Africains des voitures électriques, des panneaux solaires ou encore de l’électroménager, et dans l’autre sens, ils importent des produits miniers, du pétrole brut, du cuivre, du minerai de fer et aussi beaucoup de produits agricoles. La liste des produis échangés est assez longue mais, examinée de très près, elle peut néanmoins s’avérer trompeuse. C’est, sans conteste, la Chine qui tire le plus profit de ces échanges.
Le déséquilibre est abyssal comme peut le démontrer les résultats de 2025 qui fait un déficit global avoisinant les 100 milliards d’euros au détriment du continent africain. La Tunisie, si elle espère tirer son épingle du jeu dans cette nouvelle dynamique commerciale que la Chine envisage de créer avec ses partenaires africains, doit accélérer les réformes pour améliorer le climat d’affaires, renforcer la compétitivité des entreprises tunisiennes et soutenir l’exportation du made-in-Tunisia.
Dans une tribune consacrée au même sujet et publiée samedi dans la Presse, l’ambassadeur de Chine en Tunisie, Wan Li a expliqué que la Chine et la Tunisie se sont déjà mises d’accord sur le texte de l’accord-cadre. Il a estimé qu’il serait souhaitable que les deux parties accélèrent leur communication et leur coordination en vue de sa signature rapide, et lancent des négociations sur des arrangements pour parvenir à un accord dans les meilleurs délais.
S’agissant des produits tunisiens pouvant susciter l’intérêt des consommateurs chinois, il semble que l’huile d’olive sera le produit le plus convoité. Certes, il ne sera pas du tout facile pour les entreprises tunisiennes de partir immédiatement à la conquête du marché chinois, pour au moins des considérations logistiques, mais demeure crucial pour l’Etat de ne pas chercher à profiter du « zéro droit de douane » chinois pour l’unique objectif d’écouler son huile d’olive.
Etant un avantage exceptionnel et limité dans le temps, la politique de droits de douane nuls ne peut remédier aux déficit structurel colossal que traine la Tunisie vis-à-vis la Chine. Le vrai défi pour notre pays c’est de savoir et pouvoir développer, à long terme le potentiel d’exportation vers cet immense marché. Pour ce faire, il faut parvenir à accroitre et à diversifier production. Il est donc primordial d’identifier les secteurs à fort potentiel d’exportation de les accompagner à travers des mesures ciblées de soutien à la production et à la mise aux normes internationales.
Une diplomatie économique active doit également être engagée pur renforcer la visibilité des produits tunisiens auprès des consommateurs chinois. En parallèle, un plan logistique ambitieux est nécessaire, avec la rénovation des ports, la facilitation des exportations et le développement de liaisons maritimes directes avec les ports chinois. L’ouverture aux produits tunisiens, pendant deux ans et sans aucun droit de douane, d’un marché de plus d’un milliard de consommateurs, est, certes une grande aubaine, mais elle est aussi et avant tout une rude épreuve.
H.G.
Deuxième génération du programme national de la réhabilitation urbaine : La nouvelle stratégie mettra-t-elle fin aux constructions anarchiques ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La présidente de l'Agence nationale de la réhabilitation urbaine a annoncé le démarrage de la deuxième génération du Programme national de la réhabilitation urbaine. A quoi consiste ce programme et que faire pour mettre fin aux constructions anarchiques ?
Intervenant sur les ondes de la Radio nationale, la présidente de l'Agence nationale de la réhabilitation urbaine, Sondos Beji Kraiem, a détaillé la deuxième génération du programme de réhabilitation urbaine lancé en 2019. A quoi consiste au juste ce programme et où en sommes-nous de son application ?
Interrogé à ce sujet, l'expert en travaux publics, Rached Marhlouthi, nous apprend : "Le programme de réhabilitation et d’intégration des quartiers d’habitation vise à améliorer les conditions de vie des citoyens dans un certain nombre de quartiers résidentiels répartis sur différentes régions du pays.
Cela se fait à travers l’aménagement des infrastructures de base (assainissement, évacuation des eaux pluviales, aménagement des routes, éclairage public, etc.), la construction d’équipements collectifs (sportifs, culturels, pour la jeunesse et associatifs), l’amélioration de l’habitat, ainsi que l’aménagement ou la construction d’espaces industriels, économiques et artisanaux, avec la possibilité d’aménager des lotissements destinés à la construction à proximité des quartiers concernés par l’intervention.
Le programme est financé par le budget de l’État, ainsi que par un prêt de l’Agence Française de Développement, un prêt de la Banque européenne et une subvention de l’Union européenne. La première génération a contribué à améliorer la qualité de vie des habitants de 155 quartiers, pour un coût global estimé à environ 650 millions de dinars. Environ 865 000 habitants en ont bénéficié. Les travaux sont actuellement en phase d’achèvement et les conventions de financement ont été finalisées.
Dans sa deuxième phase, le programme contribue à la réhabilitation de 160 quartiers situés dans 99 municipalités, abritant environ 907 300 habitants, sur une période de mise en œuvre allant de 2019 à 2028. Le coût total du programme est estimé à environ 819,632 millions de dinars".
Pour certains observateurs, la réhabilitation risque de créer un « appel d’air » : si l'État légalise l'informel par l'équipement, il peut involontairement encourager l'anarchie. Les plus informés pensent que pour éviter cette « prime à l'illégalité », l'intervention doit être chirurgicale. Il est crucial d'accompagner ces projets de mesures strictes : surveillance satellitaire des périmètres, sanctions immédiates pour toute nouvelle construction et gel foncier autour des zones traitées.
L'offre de parcelles sociales doit être l’unique porte d’entrée. Sans volet répressif et une coordination totale avec la police municipale, la réhabilitation ne sera qu’un pansement temporaire sur une gangrène urbaine persistante, persistent et signent les plus avertis. Peut-on, de fait, déduire que ce programme est sur la bonne voie ? Selon notre interlocuteur du jour : Oui, mais...
Des lacunes à surmonter...
Pour les experts, le programme national de réhabilitation urbaine en Tunisie fait face à plusieurs difficultés administratives, techniques et foncières qui ralentissent leur mise en œuvre et limitent leur efficacité, " les principales difficultés peuvent être résumées sur la base des évolutions de 2025-2026 ", nous dira le spécialiste Rached Marhlouthi. Et d'ajouter : " Les difficultés sont multiples et portent sur les différentes étapes d’élaboration et de révision des plans d’aménagement urbain qui prennent beaucoup de temps, en particulier lors de la phase de consultation publique et de réception des avis des administrations sectorielles
On constate également des différences de vision entre les municipalités et les administrations sectorielles, ce qui nécessite l’organisation de réunions de travail successives afin de rapprocher les positions. On relève aussi un chevauchement entre les municipalités : les empiètements au niveau des limites territoriales entre les municipalités constituent un obstacle majeur à l’avancement des études d’aménagement.
Enfin la prolifération de constructions en dehors du cadre légal, à l’intérieur comme à l’extérieur des zones d’aménagement qui complique la mise en œuvre de ce programme ". Que faire, alors, pour surmonter ces obstacles ? Selon l'expert.
Rached Marhlouthi :"Pour assurer la durabilité du projet de la réhabilitation urbaine, il est nécessaire au préalable de mener une réflexion et de mettre en place des méthodes adaptées au contexte local. L'application de la loi est aussi demandée voire exigée afin de lutter contre le fléau des constructions anarchiques. Cela demande une surveillance continue et les nouvelles technologies peuvent aider dans cet effort".
Au bout du compte, la deuxième génération du programme de réhabilitation urbaine se trouve à un tournant décisif : soit elle parvient à conjuguer amélioration des conditions de vie et fermeté face à l’illégal, soit elle risque de reproduire les mêmes déséquilibres qu’elle cherche à corriger. L’enjeu n’est plus seulement d’équiper, mais de structurer durablement la ville et d’imposer le respect des règles. Car sans gouvernance rigoureuse ni vision cohérente, la réhabilitation ne fera que repousser le problème, au lieu de le résoudre.
M.B.S.M.
Mémorables concerts de la star Bryan Adams à Dougga la légendaire
La légende canadienne du rock Bryan Adams s’est produite les 2 et 3 mai au théâtre romain de Dougga, site inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO, dans le cadre de sa tournée mondiale « Bare Bones ».
Ces concerts s’inscrivent dans le programme du cinquantenaire du Festival international de Dougga, qui est l’une des manifestations culturelles majeures de la saison estivale, visant à valoriser les sites patrimoniaux à travers des événements artistiques internationaux.
Pour sa première visite en Tunisie, l’artiste s’est produit à guichets fermés, attirant plus de 3 000 spectateurs lors de la seconde soirée. Seul à la guitare, accompagné du pianiste Gary Breit, il a interprété plusieurs titres de son répertoire, dont « Summer of ’69 », « Heaven » et « (Everything I Do) I Do It for You ».
Le spectacle, conçu dans un format acoustique, repose sur une interprétation épurée du répertoire de l’artiste. Avec une carrière s’étendant sur plusieurs décennies, Bryan Adams a vendu plus de 100 millions d’albums dans le monde.
Initialement prévue pour une seule date, la programmation a été étendue à deux soirées en raison de la forte demande.
Selon un communiqué du ministère des Affaires culturelles, la première soirée s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, du ministre des Affaires étrangères, Mohamed Ali Nafti, ainsi que de représentants diplomatiques.
Selon la correspondante de l’Agence TAP à Béja, la seconde soirée, le 3 mai, s’est tenue en présence du ministre du Tourisme et de l’Artisanat, Sofiane Tekaya.
Le directeur général de l’Office national du tourisme tunisien, Mohamed Mehdi Haloui, a, dans une déclaration à la TAP, estimé que ces concerts contribuent à renforcer l’attractivité de la destination tunisienne et à soutenir la dynamique du tourisme culturel.
Le directeur du festival, Mokhtar Belaatek, a pour sa part qualifié les deux soirées d’événement marquant pour cette édition.
Ces concerts bénéficient de l’appui de l’Ambassade du Canada en Tunisie, dans une démarche « visant à renforcer les échanges culturels entre les deux pays », selon un communiqué publié le 14 mars.
En marge de ses concerts, l’artiste a visité plusieurs sites culturels, selon un communiqué du ministère des Affaires culturelles, notamment Ennejma Ezzahra, à Sidi Bou Saïd (inscrit sur la liste indicative de l’UNESCO), ainsi que le musée national du Bardo.
Sur ses réseaux sociaux, Bryan Adams a partagé une séquence de son premier concert, évoquant son expérience en Tunisie et mentionnant avoir dégusté le couscous, inscrit au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO.
Dans une autre vidéo tournée de jour, il met en avant le site de Dougga et son environnement naturel.
Inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO depuis 1997, le site de Dougga s’étend sur environ 75 hectares et constitue l’un des ensembles antiques les mieux conservés d’Afrique du Nord. Ancienne cité connue sous le nom de Thugga, il conserve les principales composantes d’une ville antique, dont le Capitole, le forum, le théâtre, des thermes et des monuments funéraires. Le théâtre romain de Dougga, construit au IIe siècle après J.-C., peut accueillir environ 3 500 spectateurs et se distingue par la qualité de son acoustique.
Ces concerts s’inscrivent dans la tournée internationale de l’artiste, qui comprend plusieurs dates en Afrique, en Europe et en Amérique en automne. Après cette étape tunisienne, Bryan Adams poursuit sa tournée au Maroc, avant de se produire au Canada.
Mois du patrimoine 2026 : Sfax mise sur la richesse de son patrimoine matériel et immatériel
La municipalité de Sfax célèbre la 35ème édition du Mois du patrimoine avec un programme riche et varié qui a démarré le 3 mai et qui se poursuivra jusqu’au 17 du même mois, alliant spectacles artistiques, rendez-vous intellectuels en passant par des parcours de découverte de la Médina. L’objectif de cette manifestation est de mettre en relief la richesse de l’histoire et du patrimoine de la ville, ainsi que les aspirations de ses habitants pour l’avenir, indiquent les organisateurs.
Ce programme a été élaboré dans un esprit collaboratif avec diverses administrations régionales, organisations et associations, afin de célébrer ensemble notre patrimoine de manière moderne et interactive, ajoute la même source.
Avec des spectacles artistiques et des ateliers, le coup d’envoi de ce programme a été donné, mettant en relief l’artisanat et les traditions de la ville, avec la participation exceptionnelle des scouts tunisiens, du Centre des arts dramatiques et scéniques de Sfax et de l’association « Tourathouna ».
Le vendredi 8 mai 2026, un colloque sur le « Patrimoine et l’héritage culturel… Quel rôle pour les jeunes dans la sauvegarde du patrimoine et son développement ? » sera organisé au Théâtre municipal, en partenariat avec l’Inspection régionale du patrimoine de la côte Sud, l’Association « Sfax Al Méziana » et l’Organisation tunisienne pour l’éducation et la famille.
Le programme pour le dimanche 10 mai a concocté une immersion au cœur de la mémoire à travers divers « parcours culturels » et une kharja traditionnelle dans les souks la Médina ainsi que le lancement d’un projet innovant visant à mettre en valeur l’histoire de la ville grâce au QR Codes. La clôture officielle de manifestation aura lieu le 17 mai 2026 avec une soirée artistique célébrant le malouf et les modes musicaux authentiques tunisiens qui aura lieu à 19h au théâtre municipal avec l’artiste Zied Mehdi.
Tunis Fashion Week 2026 : une édition placée sous le signe de la créativité et de la coopération méditerranéenne
L’édition 2026 de la Tunis Fashion Week 2026, qui s’est tenue du 16 au 18 avril, s’est distinguée par un programme riche, ambitieux et résolument tourné vers l’innovation. L’Ancienne Église Saint-Croix, récemment restaurée avec le soutien de l’Italie, a accueilli une grande partie des activités, se transformant pour l’occasion en un véritable carrefour de création, de formation et d’échanges.
Dès la première journée, le jeudi 16 avril, l’événement a donné le ton avec des masterclass de haut niveau, notamment « L’art du défilé », animée par Ludovic Winterstan, ainsi qu’un atelier maquillage dirigé par Khalil Nouir. En soirée, les défilés ont réuni de nombreux talents, parmi lesquels Radhia Tayeg Ben Rhima, les créateurs GTEX/MENATEX, les stylistes HTMOD et Houayda Abdi.
Dans le cadre de la Journée de la mode italienne, un défilé italo-tunisien d’exception s’est tenu le vendredi 17 avril à la Résidence d’Italie La Charmeuse, dans une atmosphère élégante et conviviale. Cet événement a mis en lumière des collaborations créatives fortes, avec les présentations de Safira Milano par Halima Hidir Zamparini, Skila, Atmosphere Haute Couture par Mouna Ben Braham, Sea Design Lab x Eye K par Ines Kacem, ainsi que La jolie fille par Michele Capalbo. Ce moment fort a illustré avec finesse le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.
La journée s’est poursuivie à l’Ancienne Église Saint-Croix avec des présentations alliant innovation et création, notamment autour des solutions digitales (Style 3D / Assyst AI), ainsi que la présentation et la dédicace du livre The Italian Lady par Alessandra Arepini.
Le samedi 18 avril a été consacré aux défilés et aux collaborations internationales avec, entre autres, Zsolea Berlin, l’atelier Viginti Septem par Hichem Ben Kilani, Eva Ruzanovic, ainsi que La Fabrique Nomade, en collaboration avec Ludovic Winterstan.
L’événement a également été marqué par la participation active de CNA Federmoda. Selon son responsable, Antonio Franceschini, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue avec les acteurs du secteur textile tunisien afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
La Tunis Fashion Week 2026 s’est conclue dans une atmosphère festive et inspirante, portée par une énergie collective remarquable. La présence symbolique de Zeus, ainsi que les défilés de designers tels que Ludovic Winterstan et Eva Ruzanovic, ont marqué cette clôture.
L’événement a également été honoré par la présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles la chanteuse italienne TÄRA, ainsi que Yasmine Bouabid, Najla Ben Abdallah, Mayssa Ferchichi et Ben Jannet.
Portée par son président, Anis Montacer, cette édition confirme le positionnement de la Tunis Fashion Week comme une plateforme incontournable de la mode en Méditerranée, soutenue par une dynamique positive, un contenu de qualité et une collaboration exemplaire entre la Tunisie et l’Italie.
Ligue 1- 28e journée - L'EST bat la JSO à l'usure, l'ASM et l'ESM s'imposent à l'extérieur
Par Jamel Belhassen
L'Espérance a bien souffert avant de gagner face à une JSOmrane héroïque et se présente au prochain derby dans de bonnes conditions mentales. Après quatre matches sans victoire, l'Espérance qui vise encore le titre de champion était condamnée à vaincre face à la JSOmrane qui évolue sans pression aucune. Les Sang et Or ont dominé la première periode sans arriver à marquer face aux Omraniens qui ont joué à dix après l'exclusion de Ben Amor à la (26e).
Le gardien Essid a été le héros de cette periode en annihilant tous les tirs de Danoh et consorts. Après la pause, la domination des Sang et Or est plus nette mais Essid et le poteau les empêchent de marquer. Jelassi est exclu à son tour pour jeu dur (70e). L'Espérance ne dut son salut qu'à un penalty marqué par Meriah ( 78e). La prestation héroïque de la JSO n'a pas suffi.
A Bizerte, l'ASMarsa a vite fait de prendre l'avantage par deux fois avec deux buts de Khaloui sur penalty et Dao avant de voir le CAB réduire le score par Ayebde (34e). A signaler l'exclusion du Marsois Arfaoui à la (16e). Le score ne changera pas jusqu'à la fin. L'EST continue à croire en ses chances.
A Monastir, l'Union locale n'a pas eu la partie facile face à l'ESMetlaoui. Celle-ci a pris l'avantage au score dès la (11e) par Mansri. La suite a été une gestion de l'avance pour les visiteurs alors que les locaux ont été assez loin de leur meilleur niveau. Enfin, à Zarzis, L'Espérance locale a étrillé l'Etoile du Sahel (3-1) grâce à des buts de Ghouma, Ben Dhiaf et Rahmani contre un de Boutman. Avec cette victoire, l'ESZ quitte la zone rouge alors que l'Etoile du Sahel n'arrive plus à sortir la tête de l'eau.
Résultats
JSO - EST 0 -1
CAB -ASM 1- 2
USM -ESM 0 -1
ESZ -ESS 3 -1
Classement
1) CA 62.
2) EST 60
3) CSS 56
4) ST 44
5) USM 42
6) ESM 39
7) ESS 38
8) ESZ 35
9) JSO 35
10) USBG 34
11) ASM 34
12) CAB 33
13) OB 28
14) JSK 27
15)ASS 24
16) ASG 18 ( Relégué en L2)
J.B.















