Ligue des champions- demi-finale aller- ce soir à 20h00 à Rades : Espérance- Sundowns: Les Sang et Or pour prendre option
Par Jamel Belhassen
Gonflée à bloc après avoir éliminé aux quarts de finale, Al Ahly d'Égypte, l'Espérance de Tunis aborde cette demi-finale aller à Rades face à Mamelodi Sundowns avec de grandes ambitions et une nette détermination d'assurer une avance consistante qui lui permettra de prendre option avant la seconde manche.
La préparation à ce rendez-vous continental à été très studieuse au Parc B. Seule la séance de mercredi à eu lieu en présence du public, venu motiver et encourager ses favoris. Le reste des entraînements s'est déroulé à huis clos. Les billets mis en vente ont été écoulés dès le premier jour et en une heure trente seulement. C'est dire combien ce match bénéficie d'un engouement particulier. C'est que face à ce club d'Afrique du Sud qui affectionne un football offensif et très technique , la tâche des camarades de Ben Hamida ne s'annonce pas de tout repos.
Patrice Beaumelle a sûrement étudié le jeu de l'adversaire qui est dirigé par Miguel Cardoso, ancien coach de l'Espérance et on est amené à assister à une bataille tactique entre les deux techniciens, ce soir, sur la pelouse de Rades.
Retour de Toughai et Diarra
Chapitre effectif, le Français a récupéré les absents du dernier match de Sousse. Toughai et Diarra alors que Boualia qui n'a repris les entraînements que le vendredi, il se contentera d'un poste de suppléant. Dans ces conditions, la défense retrouvera sa formule et équilibre habituels avec Toughai et Jelassi dans l'axe, Keita et Ben Hamida sur les flancs. Au milieu, Ogbelu sera associé à Tka et Konate (ou Haj Ali).
Enfin en attaque, on devrait retrouver Sasse, Danho et Diarra. Une formation qui a belle allure mais qui est appelée à se montrer dans un bon jour avec la vigilance derrière et la lucidité devant les buts, devant pour arriver à atteindre l'objectif fixé au départ, à savoir: remporter cette première manche avec au moins deux buts d'ecart, si possible, pour ne pas compliquer la seconde manche en Afrique du Sud.
Formation probable
Ben Said, Keita, Ben Hamida, Jelassi, Toughai, Ogbelu, Tka, Haj Ali, Sasse, Diarra et Danoh.
J.B.
Ligue 1- 25e J. : Le CA laisse deux points à Monastir, l'O.B surprend l'ESS
Par Jamel Belhassen
La seconde partie de la 25e journée a été marquée par la victoire éclatante de l'O.Beja contre l'Etoile du Sahel par trois buts à un. Pourtant ce sont les Saheliens qui ont ouvert la marque par Abid ( 32e) avant que les Cigognes ne marquent trois buts par Camara ( 35e), Chalghoumi sur penalty ( 56e) et Kechrida contre son camp ( 62e).
A Monastir, le Club Africain n'a pu aller au bout de ses intentions dans un match fermé face à l'USMonastir. La qualité du foot présentée n'a pas atteint les sommets et les occasions de buts étaient peu nombreuses.
Enfin, au Bardi, le Stade Tunien a fait match nul avec le CABizertin un but partout. Dhifallah (24e) a ouvert le score avant que le Bizertin Ayenda n'egalise ( 28e) pour les siens.
Au classement générale, le CA occupe seul le poste de leader d'une manière momentanée en attendant le match EST-ESZ alors que l'O.Beja a réussi une belle opération sur le chemin du maintien.
Résultats
USM- CA (0-0)
ST -CAB -(1 -1)
OB -ESS( 3- 1)
J.B.
Décès et condoléances
Nous avons appris avec consternation le décès de feue Mme Najet Jenzri, épouse de notre confrère et ami Kamel Zaiem
En cette douloureuse occasion, Le Quotidien s’associe à la peine de toute la famille de la défunte, particulièrement ses enfants Yosra, Mehdi et Marouen, leur présente ses sincères condoléances et priant Dieu le Tout-Puissant d’accueillir la chère disparue dans Son Infinie Paradis et lui accorde Sa large Miséricorde.
«Nous sommes à Dieu et c’est à Lui que nous retournons».
Crise des caisses sociales : Et si la fusion est la panacée...?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Face aux difficultés de la CNSS et la CNPRS, cet ancien ministre appelle à fusionner les deux caisses. Que pensent les spécialistes de cette solution ?
L’ancien ministre de l’Emploi et spécialiste de la protection sociale, Hafez Amouri, a affirmé qu’il existe un large consensus entre les experts et les députés au Parlement concernant le diagnostic de la crise que traversent les caisses sociales, notamment la Caisse nationale de sécurité sociale et la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale.
Amouri a estimé, lors de son intervention dans l’émission Le Mag Express, que ce consensus a permis d’orienter le débat, au cours de la séance parlementaire organisée pour écouter les experts, vers la recherche de solutions concrètes plutôt que de revenir une nouvelle fois sur les causes. Il a expliqué que le cœur de la crise réside dans le déficit structurel, principalement lié au coût des pensions, qui représentent plus de 95 % des dépenses des caisses, ce qui rend toute réforme réelle inévitablement liée à une révision du système de retraite.
Amouri a indiqué que parmi les propositions figure la fusion des deux caisses de retraite en une structure unifiée chargée des pensions, ce qui contribuerait à améliorer la gouvernance et à rationaliser les dépenses. Il a souligné que cette fusion ne peut être isolée, mais doit s’accompagner d’un rapprochement progressif entre les régimes de retraite des secteurs public et privé.
Il a précisé dans ce contexte que toutes les réformes proposées ne porteront pas atteinte aux droits acquis, mais s’appliqueront aux générations futures, dans le cadre d’une réforme progressive tenant compte des équilibres sociaux Il a également évoqué l’existence de disparités fondamentales entre les secteurs public et privé, notamment dans les méthodes de calcul des pensions et les mécanismes de leur revalorisation.
Alors que les pensions du secteur public sont calculées sur la base du dernier ou du meilleur salaire, celles du secteur privé sont principalement liées à des indicateurs tels que le salaire minimum garanti, ce qui crée un écart dans le niveau de revenu après la retraite. Il a ajouté que le mécanisme de revalorisation dans le secteur public permet aux retraités de bénéficier des augmentations salariales accordées aux agents en activité, contrairement au secteur privé où les hausses restent limitées et liées à des facteurs généraux.
La fusion est-elle alors la solution pour sauver les deux caisses ? Complexe... Interrogé à ce sujet, l'expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a confié : " Il faut noter que la réforme du système de sécurité sociale est présentée par tous les spécialistes comme l’une des plus complexes au monde, en raison de ses répercussions sociales et politiques.
De nombreux pays ont connu, en effet, de larges protestations à cause de ce type de réformes. Les mesures conjoncturelles, telles que le relèvement de l’âge de la retraite, ne peuvent toutefois à elles seules garantir la durabilité. cela demande l’adoption d’un ensemble cohérent de réformes couvrant le financement, la gouvernance et les méthodes de calcul".
Et d'ajouter :" la diversification des sources de financement de la sécurité sociale, notamment par l’introduction de taxes parafiscales sur certains secteurs et produits, en particulier ceux générant des charges sanitaires, comme le tabac, les boissons alcoolisées et les industries polluantes, peuvent résoudre le problème, mais il faut aussi améliorer le recouvrement des dettes des entreprises et lutter efficacement contre la fraude sociale, ce qui nécessite la création d’un fonds spécialisé dans le recouvrement et le renforcement des mécanismes de contrôle".
Notre interlocuteur met également en garde contre les défis démographiques croissants, notamment la baisse du taux de natalité et l’augmentation de la proportion de personnes âgées, ce qui accentuera la pression sur les caisses sociales dans les années à venir. Il estime, par ailleurs, que ces données imposent d’accélérer la mise en œuvre de réformes structurelles profondes garantissant la pérennité du système et la préservation de son rôle social.
A noter que les caisses sociales en Tunisie font face à une grave crise financière structurelle, le déficit cumulé ayant dépassé 2,3 milliards de dinars (selon les estimations de fin 2025), avec des prévisions indiquant que le déficit de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) dépassera 1,1 milliard de dinars.
Cette crise s’explique par un déséquilibre démographique (hausse du vieillissement de la population), l’élargissement du secteur informel, ainsi que l’incapacité des structures à couvrir le coût des pensions, lesquelles représentent plus de 95 % des dépenses.
Fusion des caisses ou réformes structurelles profondes : le débat reste ouvert face à une crise financière qui continue de fragiliser durablement le système de protection sociale.
M.B.S.M.
Effet collatéral de la guerre au Moyen-Orient : Baisse des réservations pour juillet et août en Tunisie ?
Par Hassan GHEDIRI
Après avoir franchi la barre de 10 millions de touristes en 2025 et qui espérait faire mieux en 2026, la Tunisie va peut-être devoir revoir ses ambitions à la baisse...
D’aucuns ont cru en une très bonne entame de l’année touristique en Tunisie et à croire que notre pays allait être l’une des destinations qui profiteraient le plus des annulations massives des voyages vers l’Égypte, la Turquie et autres pays du Golfe sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient. Il semble, toutefois que mêmes les destinations éloignées des zones de conflit et supposées être plus sûres ne seront pas épargnées par la méfiance qui s’empare des touristes dans la méditerranée.
A en croire la tendance affichée par l’Observatoire EdV-Orcherstra qui étudie les tendances des réservations touristiques et qui vient d’éditer son baromètre du mois d’avril 2026, le phénomène d’annulations massives observées par les tour-opérateurs européens au lendemain du déclenchement de la guerre contre l’Iran, s’est bel et bien consolidé au cours de ces dernières semaines pour toucher d’autres destinations à l’ouest de la Méditerranée.
La Tunisie y notamment citée parmi les destinations en baisse. Notre pays subira une chute d’environ 10% des réservations pour les départs de juillet et août, par rapport à l’année précédente, toujours d’après la tendance constatée par l’Observatoire EdV-Orcherstra.
Les données du mois de mars 2026 confirment ainsi la prudence observée dans la plupart des marchés européens avec une baisse des départs un recul des réservations. Les touristes retardent leurs décisions, privilégiant les réservations de dernière minute dans un climat d’incertitude.
Dans une de nos éditions de mi-mars, nous avons pourtant estimé que la Tunisie allait pouvoir attirer une partie des flux de touristes qui renoncent à plusieurs destinations au Proche et au Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la sécurité. La Tunisie se présentait, à cet égard, comme une destination de rechange capable de capter une partie de cette demande.
Située à moins de trois heures de vol de la plupart des capitales européennes, éloignée des zones de conflit et disposant d’une offre touristique diversifiée, notre pays s’imposait normalement comme une alternative sûre et abordable pour les vacanciers français et européens. La conjoncture était parfaitement favorable surtout après les performances de 2025 lors de laquelle un peu plus de 10 millions de touristes ont visité la Tunisie, , milliards de dinars. Une performance qui avait conforté le retour en force de la destination sur les marchés internationaux.
La période de juillet-août, cruciale pour le secteur touristique tunisien, s’annonce ainsi sous tension. Le recul d’environ 10% des réservations devait alerter les professionnels pour prendre les dispositions nécessaires à quelques mois du pic d’activité.
Même si le recul des réservations allait peut-être obliger les autorités à revoir à la baisse leurs objectifs initialement fixés pour l’année 2026, tout peut toutefois arriver dans les semaines à venir. Les professionnels du secteur doivent néanmoins mettre les bouchées doubles en matière de communication pour rassurer une clientèle étrangère hésitante.
H.G.
Editorial : Le dernier rempart - Par Jalel Hamrouni
Les pourparlers imminents entre Israël et le Liban, prévus la semaine prochaine à Washington, marquent un tournant dans les relations complexes entre les deux pays et un moment crucial pour l’avenir de la région du Moyen-Orient. L’entité sioniste exige, dans le cadre de ces négociations, le désarmement du Hezbollah, l’une des forces de résistance les plus puissantes et les plus redoutées au monde.
Toutefois, cette exigence soulève de nombreuses questions sur la souveraineté du Liban, le rôle stratégique de la résistance, et l’équilibre de force régional face aux ambitions expansionnistes israéliennes et à l’ingérence occidentale.
Dans un contexte géopolitique aussi tendu, la question qui mérite réflexion est la suivante : que resterait-il du Liban sans la résistance libanaise, et en particulier sans le Hezbollah ? Le pays, déjà fragilisé par des décennies de guerre, de divisions internes et d’influences extérieures, se retrouverait sans défense face à une entité sioniste en quête d’hégémonie totale sur la région.
La résistance libanaise, incarnée par le Hezbollah, est en effet le seul moyen d’équilibrer les forces en présence dans une région où la domination israélienne et les interventions américaines sont omniprésentes.
Le Hezbollah est avant tout un mouvement né de la nécessité de défendre la souveraineté du Liban. Depuis sa fondation dans les années 1980, il s’est construit comme un acteur militaire et politique majeur, capable de repousser l’occupation israélienne et de maintenir l’indépendance nationale. Sa victoire en 2000, qui a conduit au retrait des forces israéliennes du sud du Liban, reste l’un des moments les plus marquants de l’histoire contemporaine du pays.
En l’absence de cette résistance, le Liban serait devenu une cible facile pour l’expansion sioniste, un terrain de jeu pour les puissances étrangères, et une nation sans véritable pouvoir face aux pressions régionales et internationales.
La résistance libanaise, loin d’être une simple force militaire, est un symbole de la lutte pour la dignité et la justice. Le Hezbollah a non seulement contribué à la protection du Liban, mais il est aussi devenu un acteur central dans la préservation de l’équilibre stratégique au Moyen-Orient. Sans lui, la situation de ce petit pays serait des plus précaires.
Le désarmement du Hezbollah, comme le réclame Israël, reviendrait à priver le Liban de son principal atout dans un environnement régional où l’agression israélienne reste une constante.
L’exigence israélienne de désarmer le Hezbollah s’inscrit dans une volonté plus large d’assujettir la région au contrôle d’Israël. L’entité sioniste, qui rêve d’une domination totale sur le Moyen-Orient, utilise son armée et ses alliances avec les États-Unis et leurs alliés pour mener des offensives militaires contre ses voisins, notamment contre la Syrie et l’Iran.
Ces derniers mois, Israël a intensifié ses attaques contre des positions iraniennes en Syrie, en tentant d’affaiblir son influence dans la région et de prévenir la montée en puissance de l’Iran, un acteur clé dans l’axe de résistance. Cependant, malgré une offensive militaire dévastatrice, Israël n’a pas réussi à atteindre ses objectifs stratégiques en Iran.
Cette défaite, sur le plan militaire et diplomatique, est un coup dur pour Benjamin Netanyahu, dont la politique d’agression semble désormais échappée au contrôle de ses alliés américains.
L’échec de l’offensive israélienne contre l’Iran révèle non seulement l’incapacité d’Israël à mener à bien ses objectifs, mais aussi l’importance croissante de l’Iran en tant que puissance régionale capable de soutenir les mouvements de résistance, dont le Hezbollah, dans leur lutte contre l’occupation israélienne.
Dans ce contexte, Israël ne se contente plus de menacer directement ses voisins ; il cherche aussi à déstabiliser les mouvements de résistance et à affaiblir tout contrepoids à ses ambitions. Le désarmement du Hezbollah, demandé par Israël, n’est donc qu’un moyen de garantir que la résistance libanaise ne puisse plus jouer son rôle de frein stratégique dans cette lutte.
Les pourparlers de Washington, organisés sous l’égide des États-Unis, témoignent de l’influence persistante de l’Occident dans la politique du Moyen-Orient. Cependant, il est devenu de plus en plus évident que la politique de pression américaine, qui a longtemps consisté à soutenir Israël et à affaiblir les mouvements de résistance, est de moins en moins efficace face à la réalité sur le terrain.
En particulier, l’allié traditionnel des États-Unis, Benjamin Netanyahu, semble désormais échappé à tout contrôle. Son incapacité à mener une guerre efficace contre l’Iran, soutenu par la résistance régionale, met en lumière les limites de l’hégémonie américaine dans la région.
Dans ce contexte, les pourparlers de Washington risquent de se transformer en une tentative vaine de faire pression sur le Liban, en utilisant le prétexte de la sécurité israélienne pour forcer un désarmement du Hezbollah. Cependant, cette approche ignore la réalité géopolitique complexe du Liban et du Moyen-Orient.
Le Liban ne peut pas se permettre de renoncer à son droit de résistance, surtout dans une région où l’entité sioniste cherche à imposer sa domination au prix de la stabilité de tous les pays voisins.
J.H.
Ligue 1- 25e journée- matches avancés : Victoires précieuses de l'USBG et de la JSK
Par Jamel Belhassen
En s'imposant à Gabes, l'USBG a réussi une belle opération en s'éloignant de ls zone rouge alors que la JSK a retrouvé le sourire après sa débâcle à Sfax.
A Gabes, l'Avenir local a accueilli, à huis clos, l'USBGuerdane, deux clubs mal lotis en Ligue 1 et qui luttent pour le maintien. Les débuts sont favorables aux visiteurs avec un tir puissant de Mhirsi, détourné en corner par le gardien Chouaya (4e). Riposte des locaux par Mokoba dont le tir rate de peu la cage (7e). L'USBG revient à la charge par Kada mais Chouaya est encore là pour protéger sa cage( 15e). Dans l'autre camp, Gazzeh et sa défense tiennent bon.
La suite a été disputée jusqu'à lapause. Après les citrons, c 'est l'USBG qui trouva le chemin des filets par l'Algérien Bahouch ( 0-1)à la (47e). L'ASG egalise à la (50e) mais le but de Naffati est annulé par la VAR suite à une faute prealable. Les locaux jettent toutes leurs forces dans la bataille pour égaliser. Le pressing final des Gabesiens menés par Tka, Jouini , Yacoubi et Belghith est resté infructueux.
A Kairouan, la JSK, 12e avec 21 points, a reçu la JSO, 7e avec 32 points. Deux clubs du milieu du tableau et qui cherchent à s'éloigner au maximum de la zone dangereuse. Et ce sont les Aghlabides qui entrent vite dans le vif du sujet avec un but de Ogba suite à un cafouillage devant ls cage, à la ( 12e). Un but qui lance les débats vers un jeu plus ouvert sans que la qualité n'atteigne un niveau respectable. Dans un climat chaud, les échanges étaient d'un froid desarmant.
Après la pause, le jeu lent et sans saveur se poursuit au grand dam des feras de beau football. Hamrouni, à peine entré, est sur le point de doubler la marque mais Hammami sauve le but sur la ligne ((72e). Les Tunisois redoublent d'efforts pour revenir au score par Askri et Zoghlami, vainement. La JSK respire.
Résultats
ASG -USBG (0-1)
JSK- JSO ( 1-0)
J.B.
Projet de loi sur la société civile : Des craintes et des attentes...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le projet de loi portant amendement du décret 88 relatif aux associations revient devant la Commission des droits et des libertés à L'ARP. Que prévoit ce projet et que pensent les acteurs de la société civile de cette réforme ?
La Commission des droits et des libertés à l’Assemblée des représentants du peuple a auditionné mercredi dernier les députés au sujet du projet de loi organique portant sur l’organisation des associations et des ONG. Les députés à l’origine de cette initiative ont, en effet, présenté un exposé succinct des principales modifications apportées au texte de la proposition, composé de 26 articles répartis en 4 chapitres, tout en affirmant leur ouverture à davantage d’améliorations.
Bien, par ailleurs, que la Commission des droits et des libertés a soulevé un certain nombre de questions fondamentales, notamment la nécessité de clarifier les critères que la Présidence du gouvernement adoptera pour accepter ou refuser les financements étrangers, de manière à garantir la transparence et à empêcher toute instrumentalisation administrative ou politique de cette procédure, elle a également émis des réserves concernant la limitation stricte du champ d’action des associations et des ONG, en raison des entraves que cela pourrait engendrer pour leur fonctionnement.
La Commission a, en outre, souligné l’importance d’éviter toute forme de restriction en imposant aux associations un contrôle préalable ou des complications procédurales, afin de préserver la vitalité du tissu associatif et son rôle dans le soutien de l’action publique. Le président de la Commission, Thabet Abed, a, de son côté, insisté sur le fait que la philosophie de l’existence des associations repose sur la consécration de la liberté d’organisation et d’initiative, ainsi que sur leur rôle de partenaire essentiel de l’État dans le développement local et la promotion des droits et des libertés.
Cela nécessite une approche législative équilibrée garantissant à la fois la liberté et la responsabilité. En réponse, la partie initiatrice a apporté quelques éclaircissements généraux, tout en affirmant sa disposition à poursuivre le dialogue et à recevoir les propositions. La commission a décidé de poursuivre l’examen des propositions de loi qui lui sont soumises, avec la programmation de séances d’audition supplémentaires au cours de la période à venir.
Que prévoit justement projet et que pensent les acteurs de la société civile de cette réforme ? Réforme, mais... Interrogé à ce sujet, le président de l'association internationale de défense des droits de l'Homme et des médias, Ridha Karouida, nous a déclaré :" Il convient de rappeler tout d'abord que l’organisation des associations en Tunisie est actuellement régie par le décret-loi n° 88 du 24 septembre 2011. Et c'est justement ce décret qui suscité toujours le débat.
L'on sait que des milliers d'associations et d'ONG ont été créées et certaines de ces composantes ont été impliquées dans des activités que les autorités estiment illégales. L'autre problématique porte sur le financement en provenance de l'étranger dont l'usage a, aussi, suscité des interrogations. Certes, alors, que la transparence doit être respectée, mais, cela ne doit pas restreindre l'action de la société civile".
Et d'ajouter : " La mise en place d'un cadre juridique clair est très important. Dés lors, cette proposition de nouvelle loi doit viser à organiser le travail associatif, et non à le restreindre. L’autre objectif est de rendre les choses légales afin d’écarter les associations qui financent le terrorisme et celles qui font l’objet de multiples soupçons.
A cet effet, le gouvernement doit mettre en place des dispositifs de nature à mieux suivre la traçabilité des fonds destinés aux associations. Si ces associations disposent de preuves attestant que leurs activités sont légales, aucune mesure ne doit être prise contre elles". A rappeler que la députée Fatma Mseddi a adressé de vives critiques au président de la Commission des droits et des libertés au Parlement, Thabet Abed, en raison de sa défense du décret-loi n° 88 de l’année 2011 régissant les associations.
Mseddi a considéré, dans une publication qu’elle a partagée sur Facebook, que la présentation de ce décret par Thabet Abed à l’opinion publique comme un « acquis » est en contradiction avec les attentes des Tunisiens, qui espèrent l’adoption d’une nouvelle loi régissant le travail associatif et mettant fin au désordre ainsi qu’aux réseaux de financement étranger suspect, selon ses propos.
Selon Mseddi, le projet de nouvelle loi sur les associations est resté bloqué depuis des mois au sein de la même commission présidée par Thabet Abed, soulignant que « la responsabilité politique et morale de l’entrave à cette réforme législative lui incombe directement ».
Mseddi a ajouté : « Le peuple tunisien attend une loi claire et transparente qui rompe avec cette phase et réorganise le travail associatif sur la base de la souveraineté nationale, de la transparence du financement et de la reddition des comptes.
Quant au blocage de la nouvelle loi et à la défense de l’ancien décret, il s’agit d’une position politique dont ses partisans assument l’entière responsabilité devant le peuple et devant l’histoire. » Une réforme sensible du cadre associatif relance le débat entre exigence de transparence et défense des libertés de la société civile en Tunisie.
M.B.S.M.
New York rend hommage à Tahar Chériaa, pionnier du cinéma panafricain et fondateur des JCC
Une carte blanche consacrée à Tahar Chériaa (1927–2010), figure de proue du cinéma panafricain et fondateur des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), est présentée en ce mois d’avril au Metrograph à New York. Cet hommage se déploie également à Princeton et Washington à travers des projections et des rencontres en présence du cinéaste Mohamed Challouf.
Au Metrograph, cette carte blanche posthume réunit une sélection de 13 films, longs et courts métrages, de pionniers du cinéma africain et arabe, accompagnée de l’exposition « Tahar Chériaa : Chroniques d’un pionnier panafricain », visible depuis le 3 avril. Le documentaire « Tahar Chériaa : À l’ombre du baobab » (70 minutes, 2014), réalisé par Mohamed Challouf, y sera projeté le 17 avril.
Le film sera également présenté le 16 avril à l’Université de Princeton, dans le cadre du Festival du film français de Princeton. Une autre projection est prévue le 19 avril à Washington, au « Sankofa Video, Books & Cafe », suivie d’une séance de questions-réponses avec le réalisateur.
Interrogé par l’agence TAP, Challouf indique que l’initiative, initialement portée par le Metrograph, une salle historique de films d’art et d’Essais, rend hommage au fondateur des JCC à travers une programmation réunissant des œuvres de cinéastes qu’il a soutenus ou accompagnés, parmi lesquels Ousmane Sembène, Med Hondo, Sarah Maldoror, Djibril Diop Mambéty, Atiyat al-Abnoudi, Mohamed Lakhdar-Hamina ou encore Heiny Srour.
Selon Challouf, la projection organisée à Washington est à l’initiative du cinéaste éthiopien Haile Gerima, proche de Chériaa, au sein d’un espace culturel dédié aux expressions africaines et diasporiques.
Le Festival du film français de Princeton, organisé en collaboration avec Villa Albertine et l’Organisation internationale de la Francophonie, propose une programmation de 23 films, parmi lesquels « Tahar Chériaa : À l’ombre du baobab », accompagnée de rencontres, masterclasses et activités pédagogiques, réparties sur plusieurs lieux de la ville.
Le documentaire de Challouf retrace le parcours de Tahar Chériaa, fondateur en 1966 des JCC, considérées comme le premier festival de cinéma africain et arabe. Il revient notamment sur le « groupe du baobab », cercle de cinéastes ayant contribué à l’émergence d’un cinéma africain engagé.
Figure centrale du panafricanisme cinématographique, Tahar Chériaa a également participé à la création du FESPACO (Festival panafricain du cinéma et de la Télévision de Ouagadougou) en 1969 et de la FEPACI (Fédération Panafricaine des Cinéastes), contribuant à structurer un réseau de création et de diffusion à l’échelle du Continent.
Le Quotidien avec TAP
Institut national du patrimoine (INP) : Les richesses d'El Jem via une plateforme numérique immersive
Une nouvelle plateforme numérique immersive permettant de découvrir l’amphithéâtre romain d’El Jem (ancienne Thysdrus), a été présentée ce mercredi lors d'une conférence de presse à l’Institut national du patrimoine (INP) à Tunis.
Réalisée dans le cadre d'une coopération tuniso-américaine, cette initiative est soutenue par le Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel de l’Ambassade des États-Unis en Tunisie.
Le projet offre une expérience interactive permettant de découvrir l’histoire du monument à travers un lien numérique, disponible sur les plateformes de l’INP et de l’Ambassade des États-Unis. Les utilisateurs peuvent explorer le site à travers des images en 360°, des vidéos filmées par drones et des narrations audio qui relatent son histoire. Un volet interactif a également été développé, où des jeunes tunisiens partagent leurs récits personnels sur leur lien avec El Jem.
La plateforme, accessible en arabe et en anglais sur "tapestry.cyark.org", combine modélisation 3D avancée, récits vidéo et témoignages participatifs pour permettre au public international de découvrir l’histoire, l’architecture et l'importance culturelle d’El Jem, via le web et les appareils mobiles.
Importante coopération américano-tunisienne
En marge de la présentation, Tarek Baccouche, directeur général de l’INP, a salué l’importance de la coopération tuniso-américaine pour la préservation du patrimoine. Il a rappelé que ce projet fait suite à un précédent programme de restauration de certaines parties du site, financé à hauteur de 500 000 dollars (près de 1 459 500 dinars tunisiens) par le Fonds des ambassadeurs. Cette initiative vise à intégrer les nouvelles technologies dans la mise en valeur du patrimoine et à offrir une expérience immersive permettant de visiter El Jem à distance.
De son côté, l’Ambassadeur des États-Unis en Tunisie, Bill Bazzi, a souligné l’importance de cette coopération dans le renforcement du tourisme culturel en Tunisie. Il a précisé que ce projet numérique met en lumière El Jem auprès d’un public mondial, contribuant ainsi à la promotion du patrimoine tunisien à l’international.
Bazzi a également évoqué le soutien du Fonds des ambassadeurs, qui a financé neuf projets de préservation du patrimoine en Tunisie depuis sa création, en 2001.
Dans son intervention, Tarek Baccouche a annoncé un nouveau projet de coopération avec les États-Unis, qui débutera cet été dans l’ancien village berbère de Douiret, dans le gouvernorat de Tataouine. Ce projet comprendra la restauration de maisons traditionnelles et la mise en valeur de l’artisanat local, un élément clé du patrimoine immatériel de la région.
Le Fonds des ambassadeurs pour la préservation du patrimoine culturel (AFCP) soutient des projets visant à préserver le patrimoine culturel tout en renforçant la diplomatie publique et la coopération internationale des États-Unis. À l’échelle mondiale, ce fonds a soutenu plus de 1 000 projets dans plus de 130 pays.
La Tunisie, qui compte huit sites inscrits au patrimoine mondial de l'UNESCO, a bénéficié de plusieurs projets soutenus par l'AFCP, tels que la conservation de l’amphithéâtre d’El Jem, la préservation des citernes d’Uthina et la restauration du bâtiment Sidi Mansour à Djerba.
L’ambassadeur Bill Bazzi a rappelé que ces projets témoignent de la profondeur de la coopération américano-tunisienne et de l’amitié bilatérale qui dure depuis plus de deux siècles, mettant en lumière l’excellence des États-Unis dans la préservation du patrimoine culturel.
Ce projet a été réalisé grâce au financement de l'Initiative d'échange de patrimoine communautaire du Département d'État américain, en collaboration avec les organisations américaines CyArk et StoryCenter, et le partenaire tunisien Carthagina. Il s’inscrit dans le cadre des initiatives américaines célébrant « Freedom 250 », le 250e anniversaire des États-Unis.
Festival de Cannes 2026 : toute la sélection
La sélection officielle du Festival de Cannes 2026 est dévoilée. Découvrez la liste complète des films en compétition, Un Certain Regard et hors compétition.
Parmi les noms attendus, on retrouve Pedro Almodóvar, Asghar Farhadi, Hirokazu Kore-eda ou encore Ryūsuke Hamaguchi. Leur présence rappelle le rôle de Cannes : mettre en lumière des cinéastes qui continuent de faire évoluer le cinéma d’auteur.
Le cinéma français reste bien présent, notamment avec le film d’ouverture signé Pierre Salvadori, dans une ligne à la fois accessible et ambitieuse.
La sélection officielle du Festival de Cannes 2026
Film d’ouverture du festival : « La Vénus électrique » de Pierre Salvadori
En compétition :
- « Minotaure » d’Andreï Zviaguintsev (Russie)
- « El ser querido » de Rodrigo Sorogoyen (Espagne)
- « The Man I Love » d’Ira Sachs (États-Unis)
- « La paix revenue » de Paweł Pawlikowski (Pologne)
- « Moulin » de László Nemes (Hongrie)
- « Histoire de la nuit » de Léa Mysius (France)
- « Fjord » de Cristian Mungiu (Roumanie)
- « Notre salut » d’Emmanuel Marre (Belgique)
- « Gentle Monster » de Marie Kreutzer (Autriche)
- « Quelques jours à Nagi » de Kōji Fukada (Japon)
- « Hope » de Na Hong-jin (Corée du Sud)
- « Sheep in the Box »de Hirokazu Kore-eda (Japon)
- « Garance » de Jeanne Herry (France)
- « L’Inconnue » d’Arthur Harari (France)
- « Soudain » de Ryūsuke Hamaguchi (Japon)
- « L’aventure rêvée » de Valeska Grisebach (Allemagne)
- « Coward » de Lucas Dhont (Belgique)
- « La bola negra » de Javier Calvo & Javier Ambrossi (Espagne)
- « La vie d’une femme » de Charline Bourgeois-Tacquet (France)
- « Histoires parallèles » de Asghar Farhadi (Iran)
- « Amarga Navidad » de Pedro Almodóvar (Espagne)
Un Certain Regard
- « De toutes les nuits, les amants » de Yukiko Sode
- « Everytime » de Sandra Wollner
- « Quelques mots d’amour » de Rudi Rosenberg
- « All Be Gone in June » de Katharina Rivilis
- « Yesterday, the Eye Didn’t Sleep » de Rakan Mayasi
- « Siempre soy tu animal materno » de Valentina Maurel
- « El Deshielo » de Manuela Martelli
- « La más dulce » de Laïla Marrakchi
- « Ula » d’ Agnieszka Iwanska
- « Club Kid » de Jordan Firstman
- « Congo Boy » de Rafiki Fariala
- « Benimana » de Marie-Clémentine Dusabejambo
- « Le Corset (animation) » de Louis Clichy
- « Les éléphants dans la brume » d’Abinash Bikram Shah
Film d’ouverture de la section : « Teenage Sex and Death at Camp Miasma » de Jane Schoenbrun
Hors compétition
- « Her Private Hell » de Nicolas Winding Refn
- « L’abandon » de Vincent Garenq
- « Diamond » d’Andy Garcia
- « Karma » de Guillaume Canet
- « L’objet du délit » d’Agnès Jaoui
- « L’âge de fer » d’Antonin Baudry
Séances spéciales
- « John Lennon, the Last Interview » de Steven Soderbergh
- « Les matins merveilleux » d’Avril Besson
- « Richard Avedon » de Ron Howard
- « Rare Soul for a Revolution » de Pegah Ahangarani
- « Les survivants du Che » de Christophe Réveille
- « L’affaire Marie Claire » de Lauriane Escaffre & Yvo Muller
Séances de minuit
- « Colony » de Yeon Sang-ho
- « Roma Elastica » de Bertrand Mandico
- « Sanguine » de Marion Le Corroller
- « Full Phil » de Quentin Dupieux
- « Jim Queen (animation) » de Marco Nguyen & Nicolas Athane
Cannes Premières
- « Vol de nuit pour Los Angeles » de John Travolta
- « Cantona » de David Tryhorn & Ben Nicholas
- « Le bois de Klara » de Volker Schlöndorff
- « Kokurojo: The Samurai and The Prisoner » de Kiyoshi Kurosawa
- « The Game » de Juan Cabral & Santiago Franco
- « La troisième nuit » de Daniel Auteuil
Moncef Guiga à la galerie Saladin : une immersion colorée au cœur de Sidi Bou Saïd
La galerie Saladin à Sidi Bou Saïd accueille l’exposition de l’artiste plasticien Moncef Guiga, dont le vernissage a eu lieu hier, en présence d’un public venu nombreux découvrir ses nouvelles œuvres. Ouverte, à partir d’aujourd’hui, au grand public, l’exposition est à découvrir.
Les œuvres présentées se distinguent par une facture d’une grande qualité et une palette riche et lumineuse, capturant avec finesse l’essence du village emblématique de Sidi Bou Saïd. À travers une maîtrise technique affirmée, Moncef Guiga parvient à traduire la lumière, les formes et l’atmosphère singulière du lieu.
L’exposition reflète également une démarche d’ouverture, où des œuvres de haute valeur artistique restent accessibles à différents publics, dans un esprit de partage et de démocratisation de l’art.
L’événement se poursuit à la galerie Saladin jusqu’au dimanche 26 avril 2026, invitant les visiteurs à une immersion dans l’univers coloré et sensible de l’artiste.
Forum des créatrices arabes à Sousse : Penser, écrire et traduire
Imen ABDERRAHMANI
Pendant trois jours, la traduction sera pensée comme un acte d’écriture, de circulation et de reconnaissance des voix féminines arabes et ce dans le cadre du forum « La créatrice arabe et la traduction », prévu du 16 au 18 avril 2026.
La ville de Sousse vibrera dans quelques jours aux rythmes de la 28ème édition du Forum des créatrices arabes, placée sous le thème « La créatrice arabe et la traduction ». Organisé par l’Association des femmes créatrices arabes de Sousse, avec le soutien de la Délégation régionale aux Affaires culturelles, ce rendez-vous annuel s’annonce comme un moment fort de réflexion sur la circulation des œuvres et la place des autrices arabes dans le paysage littéraire mondial.
Bien inscrite dans l’agenda culturel printanier de la ville de Sousse, cette manifestation ouvre chaque année le débat autour d’une question majeure de l’actualité littéraire et artistique. Au cœur de cette édition, la traduction est envisagée comme une pratique créative à part entière.
Dans le document de cadrage rédigé par l’universitaire et romancière Amira Ghenim, la traduction apparaît « non comme un simple passage d’une langue à une autre, mais comme un acte interprétatif qui transforme les textes, reconfigure les significations et révèle les rapports entre langues, identités et reconnaissance culturelle ».
La réflexion proposée invite à considérer la traduction comme un prolongement de l’écriture. Lorsqu’une créatrice traduit, elle ne se contente pas de restituer un texte : elle l’habite, y imprime sa sensibilité esthétique et sa vision du monde. Le texte traduit devient alors un espace de réécriture où se rejouent les questions de style, de rythme et d’imaginaire narratif. Ce processus agit comme un laboratoire discret où l’écriture se renouvelle au contact d’autres langues et d’autres formes d’expression, lit-on encore dans ce document qui constitue une feuille de route du forum.
Mais cette circulation internationale des textes demeure traversée par des enjeux complexes. La traduction constitue une condition essentielle de diffusion de la littérature arabe, tout en étant soumise aux attentes du marché éditorial, aux politiques de publication et aux représentations dominantes du lectorat international. Cette tension sera au cœur des débats : la traduction favorise-t-elle la diversité des voix féminines arabes ou participe-t-elle à leur cadrage dans des imaginaires attendus ?
Axes de réflexion pluriels
Les participantes exploreront ces questions à travers plusieurs axes. Le premier s’intéresse à la traduction comme pratique créative et interroge la frontière entre traduction et réécriture, ainsi que la manière dont la voix de l’écrivaine se manifeste dans le texte traduit.
Un second axe abordera l’impact de la traduction sur la relation à la langue maternelle, la formation du bilinguisme et l’infiltration d’autres langues dans l’écriture. Cette réflexion se prolongera par un troisième volet consacré à l’esthétique : comment la traduction participe-t-elle au renouvellement du style, de la narration et de la représentation du temps et des personnages ?
Le programme s’ouvrira par deux sessions scientifiques réunissant Hayat Khayari, Sameh Hamdi et Nessiba Msaadia. La première journée se poursuivra par la projection du film « Ennafoura » (La Maison Dorée), suivie d’une rencontre avec sa réalisatrice, la cinéaste tunisienne Salma Baccar. Cette présence cinématographique élargit la réflexion à la circulation des récits au-delà du champ littéraire.
Le vendredi 17 avril, les communications de Yasmine Amin, Wafa El Gharbi et Chafia El Ghabri se prolongeront par un atelier de traduction organisé à la Faculté des Lettres et des Sciences Humaines de Sousse, associant les étudiants à la réflexion et couronné par un prix de la meilleure traduction. Cette dimension pédagogique souligne l’importance de la transmission et de la formation de nouvelles générations de traductrices.
La clôture, le samedi 18 avril, réunira Souhir Lahiani, Emna Rmili et Amira Ghenim pour une dernière session suivie d’un débat ouvert avec le public. Ces deux dernières, c’est-à-dire Emna Rmili et Amira Ghenim clôtureront le forum en partageant leur expérience de la traduction, s’appuyant sur leurs romans déjà traduits pour illustrer les défis et les richesses de ce dialogue entre langues.
I.A.
Editorial : Guerre et paix entre guillemets…
Par Chokri Baccouche
N’ayant pas digéré sa déconfiture militaire face à l’Iran dans une guerre où il n’a atteint aucun des objectifs qu’il s’était fixé, le Premier ministre israélien Netanyahu a déversé tout son fiel, son dépit et sa frustration sur le Liban.
Moins de 24 heures à peine après l’annonce d’un cessez-le-feu entre Washington et Téhéran, l’entité sioniste a lancé en effet une campagne de bombardements sans précèdent sur le pays du cèdre. Les frappes massives, avant-hier, sur Beyrouth, Tyr et la vallée de la Bekaa ont fait des centaines de morts et des milliers de blessés, majoritairement des civils.
S’étant cassé les dents contre le régime des mollahs qui lui a fait voir de toutes les couleurs au point de le contraindre d’accepter une trêve providentielle, Benjamin Netanyahu, vivement critiqué par l’opposition israélienne pour l’échec cuisant de son expédition militaire hasardeuse contre l’Iran, cherche à démontrer qu’il contrôle encore la situation.
Il n’y a pas de mots assez dur pour condamner la lâcheté et les crimes de guerre du Premier ministre israélien dont l’armée, la « plus morale du monde », a confirmé encore une fois le domaine où elle excelle le plus à savoir les massacres de masse des populations civiles et sans défense.
On le sentait venir ce carnage, connaissant Benjamin Netanyahu, un homme sans scrupule qui s’est forgé la réputation de ne jamais respecter les accords pour lesquels il s’est engagé. Pur produit du sionisme, le Premier ministre israélien n’a en fait qu’un seul principe idéologique à savoir celui de semer la mort et le fatras partout où il passe au mépris total du droit international. Sans remords ni regret et avec la conviction délirante d’accomplir une mission faussement messianique pour l’accomplissement de laquelle il a été personnellement désigné.
En attaquant le Liban, Netanyahu cherche de toute évidence à saborder la trêve fragile avec l’Iran qui lui a été imposée apparemment par Washington. Cette vile agression s’inscrit également dans le cadre de la nouvelle stratégie israélienne visant à créer des zones tampons à Gaza, en Syrie et au Liban, officiellement à des fins sécuritaires mais en réalité pour concrétiser des objectifs expansionnistes.
L’arrêt de la guerre contre l’Iran, signifie par ailleurs que le procès pour corruption contre Netanyahu devrait reprendre en principe dimanche prochain, chose que le Premier ministre israélien veut éviter à tout prix. Et le seul moyen devant lui permettre d’échapper du purgatoire, est de maintenir l’état d’urgence en Israël et surtout d’éterniser et d’étendre les guerres à travers toute la région.
On l’aura certainement deviné, avec le va-t-en guerre Netanyahu, la paix au Moyen-Orient n’est qu’illusion et chimère. La région est condamnée malheureusement à végéter dans les bas fonds de l’instabilité, des tensions permanentes et des bains de sang. Les responsables américains et iraniens devraient se réunir en principe aujourd’hui à Islamabad au Pakistan pour finaliser l’accord de cessez-le-feu conclu mardi dernier. La rencontre débouchera-t-elle sur un accord visant à mettre définitivement fin à la guerre ?
Difficile de répondre à cette question avec précision tant les impondérables sont nombreux. Tout dépend en fait du choix que devra faire la Maison Blanche à savoir continuer à suivre et soutenir l’agenda et les objectifs déstabilisateurs du protégé israélien ou donner, en revanche, une réelle chance pour l’instauration d’une paix durable.
Le président américain dont on dit qu’il a été embarqué contre son gré dans la galère de la guerre contre l’Iran par Benjamin Netanyahu, via une pression vicieuse liée au scandale Epstein, est appelé à faire cette fois-ci le bon choix et ce, dans l’intérêt bien compris de son pays mais également du reste du monde. A quelques mois des élections de mi-mandat et confronté à une opposition de plus en plus forte aux Etats-Unis qui réclame sa destitution, Donald n’a pas droit en fait à l’erreur.
On saura sous peu s’il aura assez de présence d’esprit et de lucidité politique pour s’émanciper de l’influence dangereuse qu’exerce sur lui Benjamin Netanyahu ou au contraire si la trêve fragile n’est que de la poudre aux yeux et un simple intermède propice à un nouveau redéploiement militaire servant les mêmes objectifs. Ce qui est sûr en tout cas, c’est que l’Iran est prêt à toutes les éventualités et garde un doigt sur la gâchette.
Ses dirigeants disent qu’ils n’accepteront la cessation des hostilités que lorsque les négociations auront abouti et que la trêve englobe également le Liban. On n’apprend pas à un vieux singe l’art de faire des grimaces…
C.B.
Comme attendu : L'arbitrage tunisien absent au Mondial 2026 !
La Fédération internationale de football association (FIFA) a envoyé une correspondance aux fédérations locales pour les informer de la liste des arbitres sélectionnés pour diriger les matchs de la Coupe du monde 2026.
Les arbitres tunisiens sont absents de cette liste, qu’ils soient arbitres centraux, assistants ou arbitres vidéo (VAR).
Il est à noter que la liste comprend 52 arbitres centraux, 87 assistants et 30 arbitres VAR, parmi lesquels figurent des arbitres d’Algérie, du Maroc et d’Égypte.
Voici les arbitres africains pressentis pour le Mondial 2026 :
Arbitres centraux :
Mustapha Ghorbal (Algérie)
Dahane Beida (Mauritanie)
Amin Mohamed Omar (Égypte)
Jean-Jacques Ndala (RD Congo)
Pierre Ghislain Atcho (Gabon)
Omar Abdulkadir Artan (Somalie)
Jalal Jayed (Maroc)
Abongile Tom (Afrique du Sud)
Officiels Vidéo (VAR) :
Lahlou Benbraham (Algérie)
Mahmoud Ashour (Égypte)
Letticia Viana (Eswatini).
















