Le journal de l’économie
E-Commerce : La CCIT et la CONECT lancent l’appel à candidatures pour propulser les PME tunisiennes vers les marchés internationaux
Alors que l’exportation des services numériques émerge comme un levier essentiel de croissance et de création d’emplois décents en Tunisie, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC), lancent un appel à candidatures ambitieux destiné aux PME tunisiennes dans le secteur des Services.
Dans le cadre de l’action multi-donateurs « Renforcement du commerce électronique et du commerce numérique dans le voisinage du Sud », cofinancée par l’Union européenne et le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mise en œuvre par l’ITC (avec la GIZ pour d’autres composantes), une centaine des PME tunisiennes bénéficieront d’un accompagnement gratuit, structuré et de haut niveau.
Ce programme s’inscrit dans l’Initiative régionale Équipe Europe « Emplois par le Commerce et l’Investissement dans le Voisinage du Sud ». En Tunisie : la CCIT et la CONECT ont été sélectionnées comme les deux Organisations d’Appui aux Entreprises (OAE) principales pour co-mettre en œuvre le Résultat 4 « Le secteur privé est mieux informé et utilise davantage les dispositifs de commerce numérique et les plateformes virtuelles » (période 2025-2029).
Ce dispositif va bien au-delà d’une simple sensibilisation. Il vise à transformer le savoir-faire tunisien en offres digitales packagées, compétitives et exportables. Les PME sélectionnées bénéficieront d’un soutien personnalisé et intensif.
Téléphonie : Samsung dévoile le Galaxy A57 5G et le Galaxy A37 5G
Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé aujourd’hui les nouveaux Galaxy A57 5G et Galaxy A37 5G, les derniers appareils de la série Galaxy A qui apportent les dernières innovations mobiles de Samsung ;y compris l’Awesome Intelligence améliorée; à un plus grand nombre d’utilisateurs dans le monde.
La dernière série Galaxy A reflète l’engagement de Samsung à étendre les capacités de l’IA à davantage d’appareils et à permettre à davantage d’utilisateurs d’exploiter la puissance de l’IA intuitive qui simplifie les tâches quotidiennes. Les Galaxy A57 5G et Galaxy A37 5G renforcent l’expérience quotidienne des utilisateurs en améliorant les performances, l’appareil photo et l’écran, ainsi que les caractéristiques de robustesse et de sécurité.
Avec jusqu’à six générations de mises à jour du système d’exploitation et un support de sécurité à long terme, la nouvelle série Galaxy A est conçue pour durer. En tête de la gamme, le Samsung Galaxy A57 5G, doté d’un design plus fin et plus raffiné et de capacités d’intelligence artificielle améliorées qui en font l’appareil le plus puissant de la série Galaxy A à ce jour.
Anniversaire : Carrefour Tunisie célèbre les 25 ans de ses hypermarchés avec plus de 200 000 dinars de gains
À l’occasion du 25e anniversaire de ses hypermarchés, Carrefour Tunisie organise une opération exceptionnelle du 15 avril au 10 mai 2026 dans ses magasins Carrefour La Marsa, Carrefour Mall of Sousse et Carrefour Mall of Sfax.
Pendant 26 jours, les clients pourront bénéficier d’offres promotionnelles attractives et participer à plusieurs mécaniques de jeu, pour une dotation globale de plus de 200 000 dinars.
Le dispositif principal permettra de faire gagner un client chaque jour via une inscription sur les bornes digitales en magasin. Chaque gagnant remportera une course d’une valeur de 5 000 dinars à effectuer chez Carrefour, soit un total de 130 000 dinars offerts par l’enseigne sur toute la durée de l’opération. Plusieurs autres jeux seront également proposés tout au long de l’anniversaire, permettant de porter la dotation globale à plus de 200 000 dinars.
En parallèle, une animation sera déployée en magasin via la radio magasin. Chaque heure, un code de recharge Tunisie Telecom incomplet sera diffusé. Les clients devront deviner le chiffre manquant et être les plus rapides à saisir le code sur leur téléphone. Le premier à entrer le bon code remportera une recharge téléphonique de 10 dinars.
Dans une logique d’amélioration continue de l’expérience client, Carrefour Tunisie s’associe également à Yassir. Les clients pourront bénéficier de 50 % de remise sur leurs trajets en taxi vers et depuis Carrefour La Marsa et Carrefour Mall of Sousse, facilitant ainsi l’accès aux magasins pendant l’opération.
70% des Tunisiens insatisfaits du contenu proposé par les médias... : Comment rendre aux journaux leur crédibilité...?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que 70% des Tunisiens se disent insatisfaits du contenu de l’information proposé par la presse, que faut-il faire pour rendre sa crédibilité aux médias ?
Selon une étude réalisée dans le cadre du programme Pamt 2, les informations économiques et sociales constituent le troisième thème le plus apprécié des Tunisiens, juste après le sport et la santé. Cette étude a été présentée hier par Karim Ben Amor, lors d’un colloque organisé par l’Université tunisienne des directeurs de journaux, intitulé « De la recherche à l’impact : comment transformer vos travaux en présence médiatique », en partenariat avec le programme « Savoir Éco en Tunisie ».
L’étude a révélé que 65 % des personnes interrogées ont déclaré suivre l’actualité économique. Cependant, ce taux ne dépasse pas 5 % chez les 18-24 ans. En ce qui concerne le canal le plus utilisé par les Tunisiens et les Tunisiennes, 61 % des participants ont indiqué utiliser les réseaux sociaux.
Pour la tranche d’âge des 18-24 ans, 34 % ont déclaré ne pas utiliser les médias traditionnels pour s’informer sur l’économie. Par ailleurs, la même étude indique que 70 % des Tunisiens et des Tunisiennes ne sont pas satisfaits du contenu médiatique. 87 % estiment que les sujets abordés ne sont pas liés à leur vie quotidienne. De plus, 64 % considèrent que la manière de traiter le contenu est peu claire et difficile à comprendre.
D’un autre côté, l’étude révèle également que 15 % des Tunisiens et des Tunisiennes suivent un influenceur économique ou social sur les réseaux sociaux. Que faut-il.faire pour rendre sa crédibilité aux médias?
De la rigueur dans la modernité...
Interrogé à ce sujet, le président de la Commission juridique au sein de l’association internationale de défense des droits de l'homme et des médias, Me Abdelbasset Khaldi, nous a confié :« En réalité, il existe un consensus entre les chercheurs, les journalistes, les responsables des médias et le reste des acteurs concernés par la presse dans presque le monde entier sur les conséquences et les effets négatifs de la crise de la presse écrite, notamment en ce qui concerne l’exercice de la liberté d’expression dans la société et son rôle de contrôle, ou ce qui est désormais connu sous le nom de « rôle de chien de garde », qui alerte la société sur les dangers qui la menacent, les problèmes à résoudre et les dysfonctionnements nécessitant une intervention urgente.
Bien que l’Internet et les nouveaux médias aient commencé à remplir certaines des fonctions autrefois assurées par la presse, ces médias ont, en revanche, contribué à affaiblir la capacité des journaux imprimés à exercer leurs fonctions historiques connues, en particulier les fonctions éducatives, d’investigation et d’analyse.
Par exemple, la fermeture des journaux, la réduction de leur nombre de pages et les changements qui ont affecté leur contenu ont eu de nombreuses répercussions négatives sur la participation politique, le vote aux élections et la compétition électorale dans de nombreux pays du monde.
Le rôle politique des journaux a décliné après l’apparition de la radio puis de la télévision, et ce déclin s’est accentué avec l’arrivée d’Internet, qui a déplacé les campagnes électorales des pages des journaux vers les réseaux sociaux.
Il est certain que la réduction de la production journalistique, la fermeture des journaux et l’abandon par ceux qui subsistent de leur rôle de diffusion, du savoir, d’orientation ont privé la société humaine d’une source essentielle de connaissance des questions et des enjeux, une connaissance qui permet aux citoyens de prendre des décisions politiques éclairées.
En contrepartie, les nouveaux médias n’ont pas réussi à combler le vide laissé par le retrait de la presse écrite, notamment pour des raisons de réduction des coûts, de sa fonction politique d’investigation, ce qui a conduit à la propagation de la corruption, en raison de la diminution de la crainte des responsables d’être exposés par la presse.
L’analyse des sources de la crise de la presse écrite et de ses conséquences nous conduit nécessairement aux solutions proposées, non seulement pour surmonter cette crise, mais aussi pour la transformer en une grande opportunité de croissance et de prospérité des journaux.
Dans ce cadre, il convient de distinguer entre les solutions visant à sauver les journaux et l’industrie de la presse, et celles visant à restaurer la fonction politique et démocratique des journaux, que ce soit à travers la presse elle-même ou d’autres médias ».
Et d’ajouter : « Au vu des défis financiers et technologiques évoqués, la première solution, et sans doute la plus simple, consiste pour les entreprises de presse à réduire leurs dépenses afin d’atténuer la crise.
Toutefois, cette solution ne permet pas, à long terme, de surmonter la crise puisqu’elle en est en partie la cause. Ainsi, la solution que les journaux doivent envisager consiste à rechercher un modèle économique alternatif au modèle traditionnel actuel, qui repose principalement sur les revenus publicitaires. Le nouveau modèle doit prendre en compte les transformations introduites par Internet dans la production et la consommation de l’information.
Dans ce contexte, des chercheurs et journalistes proposent plusieurs modèles alternatifs de financement des journaux, parmi lesquels : le modèle de parrainage des journaux par des individus ou des institutions, le financement participatif reposant sur de petites contributions d’un grand nombre de personnes via les sites des journaux ou les réseaux sociaux, et le micro-paiement basé sur la vente de contenus papier ou numériques à faible coût.
Des expériences sont actuellement menées par de grands journaux américains comme le New York Times et le Washington Post, qui proposent des abonnements à un dollar pour quatre semaines. On peut également citer les modèles de coopératives entre journaux et citoyens-journalistes, les modèles d’entreprises citoyennes, ainsi que la production de contenus destinés à être vendus à d’autres médias.
Parmi les solutions proposées figure aussi l’utilisation des ressources publiques pour reconstruire la presse nationale. Face aux débats suscités par le financement public et son impact sur la liberté et l’indépendance de la presse, la transformation vers une presse de service public, sur le modèle des radios publiques européennes, peut constituer une solution pertinente.
Dans ce cas, c’est l’État — et non le gouvernement — qui alloue des ressources aux journaux via le budget général ou une taxe dédiée, sans intervenir dans la gestion, assurée par des conseils d’administration représentant les différentes composantes de la société. Ce modèle permettrait de reconstruire le système de propriété des journaux tout en préservant leurs fonctions et en créant de nouveaux emplois pour les jeunes journalistes.
Face à une défiance grandissante, la presse tunisienne se trouve à un tournant décisif : se réinventer ou disparaître progressivement du paysage informationnel. Restaurer la crédibilité ne passera ni par des solutions rapides ni par des ajustements superficiels, mais par une transformation profonde mêlant rigueur journalistique, innovation technologique et proximité avec les citoyens.
Plus que jamais, les médias doivent redevenir utiles, compréhensibles et ancrés dans la réalité quotidienne des Tunisiens. C’est à ce prix qu’ils pourront reconquérir la confiance perdue et réaffirmer leur rôle essentiel dans la vie démocratique.
M.B.S.M.
QNB Bank : Résultats financiers
QNB, une institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre public ses résultats du premier trimestre 2026.
Les bénéfices nets ont atteint 4,33 milliards QAR (1,19 milliards USD) au 31 mars 2026, réalisant ainsi une progression de 2% par rapport à la même période de l’année précédente.
Le résultat d’exploitation a progressé de 10% pour atteindre 12,08 milliards QAR (3,32 milliards USD), reflétant ainsi la performance du Groupe à maintenir une croissance au niveau de diverses sources de revenus.
Le total des actifs au 31 mars 2026 a enregistré une augmentation de 6 % par rapport au 31 mars 2025 pour atteindre 1 410 milliards QAR (387 milliards USD), principalement due à la croissance des prêts et avances qui ont augmenté de 8% pour atteindre 1028 milliards QAR (282 milliards USD). L’évolution du volume des nouveaux dépôts et leur diversification ont contribué à l’augmentation des ressources clientèle de 5% par rapport au 31 mars 2025 pour atteindre 974 milliards QAR (267 milliards USD).
L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesuré par le ratio coût-revenu) a atteint 24,1%, soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région MEA.
Au 31 mars 2026, le ratio des prêts non-performantes a atteint 2,7%, soit l’un des taux les plus faibles des institutions financières de la région MEA, reflétant ainsi la haute qualité du portefeuille crédits du Groupe et la gestion efficiente du risque de crédit.
Par ailleurs, le taux de provisionnement des créances douteuses a été maintenu à 100% reflétant la politique prudente adoptée par le Groupe par rapport aux créances non-performantes.
Le total des capitaux propres a progressé de 10% par rapport à mars 2025 pour atteindre 125 milliards QAR (34 milliards USD). Le bénéfice par action a atteint 0,44 QAR (0,12 USD).
Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) a atteint 19,4% au 31 mars 2026. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ont atteint respectivement 147% et 107% au 31 mars 2026, dépassant ainsi les exigences minimales règlementaires de la Banque Centrale du Qatar et du Comité de Bâle.
Depuis 28 février 2026, la région du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) a connu des hostilités et une instabilité régionale ayant un impact direct sur les corridors maritimes adjacents, avec des effets connexes sur l'approvisionnement énergétique et les routes de transport maritime. Malgré ces tensions régionales, le Groupe QNB a maintenu son modèle d'activité, soutenu par un modèle opérationnel robuste, un cadre institutionnel bien établi et des investissements continus dans les capacités bancaires numériques, garantissant à sa clientèle un accès sécurisé et fiable à ses services. Bien que les événements géopolitiques aient engendré un certain niveau d'incertitude, le système bancaire est demeuré solide et résilient et la situation générale est progressivement revenue à la normale.
Le Groupe QNB dispose d'un cadre solide de continuité d'activité et de gestion de crise, soutenant sa résilience opérationnelle face à un large éventail de scénarios géopolitiques et opérationnels. Grâce à une infrastructure résistante, à des capacités opérationnelles diversifiées et à une coordination étroite avec les autorités nationales et les régulateurs, le Groupe est parvenu à assurer la continuité de ses services et à maintenir une pleine capacité opérationnelle au cours des dernières semaines et pour l'avenir.
La Banque Centrale du Qatar (BCQ) a également annoncé un ensemble de mesures de précaution visant à préserver le bon fonctionnement des marchés et à soutenir des niveaux de liquidité élevés sur le marché qatari, notamment la mise à disposition de facilités de pension livrée illimitées en riyal qatari, l'introduction d'une facilité de repo à terme allant jusqu'à trois mois, ainsi qu'une réduction de 100 points de base des exigences de réserves afin d'injecter des liquidités supplémentaires dans le système bancaire. La BCQ a également autorisé les banques à accorder des reports temporaires de paiement aux emprunteurs affectés, conformément aux politiques internes et aux directives de supervision. Ces reports de paiement ne devraient pas avoir d'impact significatif sur les résultats financiers des banques.
Le Groupe QNB emploie plus de 31.000 collaborateurs répartis sur plus de 900 sites, à travers 28 pays dans 3 continents et dispose de plus de 5.000 distributeurs automatiques de billets.
Editorial : A bon entendeur, salut ! - Par Hassan GHEDIRI
Les patrons d’entreprises ne sont pas du tout satisfaits par la manière avec laquelle est géré le domaine des énergies renouvelables dans notre pays. Leur mécontentement, ils l’ont fait entendre très clairement devant la commission parlementaire chargée de l’industrie et de l’énergie lors d’une séance d’audition organisée récemment.
Des représentants des deux organisations patronales UTICA et CONECT ont fait part des difficultés que rencontrent les entrepreneurs souhaitant investir dans la production des énergies renouvelables.
La commission parlementaire qui a voulu prendre l’avis des spécialistes à propos des projets de lois relatifs à de cinq nouvelles autorisations d’investissement dans les énergies renouvelables, a pu prendre connaissance des principaux freins auxquels se heurtent les investisseurs tunisiens et étrangers et qui continuent à entraver la transition énergétique en Tunisie.
Les barrières au développement des alternatives aux énergies fossiles sont d’ordre juridiques et administratives ainsi que plusieurs autres complexités techniques concernant l’exploitation des infrastructures de la STEG, le raccordement aux réseaux et le stockage des énergies.
Tandis que le monde retient son souffle en priant pour que le conflit au Moyen-Orient ne se transforme pas en une guerre généralisée, l’énergie est plus que jamais placée au cœur des préoccupations de tous les pays. Depuis le début des hostilités, il y a exactement six semaines, tous les spécialistes ont mis en garde contre un embrasement durable de toute la région qui fournit environ 30% des besoins mondiaux de pétrole et du gaz.
Voyant le scénario catastrophique prendre forme après l’échec des négociations pour un cessez-le-feu et la détermination des Etats-Unis à semer le chaos dans la région, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) a établi des prévisions très alarmistes pour les mois à venir.
Dans une note publiée avant-hier mardi, l’agence a dit craindre voir une part croissante de la population mondiale faire face à des pénuries d’énergies de plus en plus sévères à partir du deuxième trimestre de 2026.
Contraints de puiser dans leurs réserves stratégiques de pétroles, les pays importateurs vont tenter de trouver des barils dans une offre de plus en plus limitée. Des tensions qui font déjà envoler le prix de la livraison de barils de pétrole brut, atteignant avant-hier, d’après l’AIE, 150 dollars.
Cette guerre au Moyen-Orient qui enflamme les marchés de pétrole et du gaz dans le monde entier, serait en passe de pousser beaucoup de pays à se passer d’énergies fossiles. Elles se présente comme une occasion de rattrapage pour les pays dépendant énergétiquement et qui tardent à valoriser leur potentiel d’énergie renouvelables.
L’Etat tunisien qui observe, presque impuissant le déficit commercial historique du pays qui poursuit son creusement à cause de sa grande vulnérabilité énergétique, n’a aujourd’hui aucun prétexte pour ne pas enlever toutes les barrières réglementaires, administratives et techniques qui empêchent le développement des énergies renouvelables.
Il est complètement aberrant, en effet, de voir par exemple un pays comme l’Allemagne, avec un taux d’ensoleillement trois fois moins que celui de la Tunisie (1200 heures par an contre plus 3400 h/an) produire 60% de son électricité à partir des énergies propres, alors que ce taux ne dépasse pas 6% en Tunisie.
L’Allemagne ainsi que plusieurs autres pays ont su d’emblée que le soleil ne suffit pas pour réussir leur transition énergétique. Ils ont compris qu’il faut qu’il y a d’abord et avant tout une volonté politique forte. A bon entendeur salut !
H.G.
Mois du patrimoine 2026 : Le coup d’envoi régional sera donné à Siliana
La 35ème édition du Mois du patrimoine, organisée sous l’égide du ministère des Affaires culturelles du 18 avril au 18 mai dans les divers gouvernorats du pays, est placée cette année sous le thème « Patrimoine et architecture ». Le coup d’envoi régional sera donné à Siliana, à partir du Centre de stages, vacances et camping d’Aïn Bousaadia, à l’initiative de la Délégation régionale aux Affaires culturelles, du Complexe culturel et de la Maison de la culture de Siliana.
Ce rendez-vous culturel met en relief la richesse architecturale de la région à travers un programme varié mêlant ateliers, expositions et visites de terrain. Ces activités, complétées par une conférence sur le rôle de l’architecture dans le développement durable et divers spectacles, visent à réaffirmer l’architecture comme l’un des principaux piliers de l’identité culturelle.
Le programme de l’ouverture régionale propose des visites guidées du village de Ballouta et d’Aïn Boussaadia, sous la direction de Zied Laabidli, conseiller en patrimoine, afin d’explorer les monuments de la région. Le public pourra notamment découvrir des expositions de photographies patrimoniales, les maquettes anciennes et modernes de l’architecte Assala Guitouni, les travaux de l’Institut Supérieur des Arts et Métiers de Siliana et la présentation d’œuvres sur l’architecture tunisienne. Ces moments seront rythmés par les intermèdes musicaux du saxophoniste Makrem Souai.
L’après-midi sera consacrée à des ateliers thématiques portant sur le moulage, la construction traditionnelle en terre et pierre, la création de maquettes de maisons d’hôtes, la décoration, le dessin et la photographie, avec une section spéciale pour les enfants. Une conférence sur la « Valorisation de l’architecture locale à Aïn Boussaadia » est aussi prévue.
La clôture de cette manifestation sera couronnée par le spectacle musical « Transhumance, les bergers de Sammama », célébrant les chants des bergers de Jbel Bargou avec l’artiste Adnen Helali à Aïn Bousaadia.
Déchets de soins à risques infectieux : Session d’initiation aux bonnes pratiques…
Par Hassan GHEDIRI
Les professionnels de santé chargés de la gestion des déchets d’activité de soins en Tunisie ont souvent tendance à négliger des règles élémentaires de sécurité lors de l’accomplissement de leurs taches…
Un tombeau sombre a été dressé l’année dernière par le Haut comité de contrôle administratif et financier (HCCAF) après avoir passé au peigne fin les mécanismes de traitement déchets médicaux dans les hôpitaux publics et les cliniques privées en Tunisie. Dans son 29 rapport rendu public début 2025, le HCCF a épinglé de nombreuses lacunes en ce qui concerne la surveillance et la prévention des risques liés à la gestion des déchets d’activités de soins (DAS).
Le rapport a notamment signalé l’absence, durant toute la dernière décennie, de suivi, de contrôle et de surveillance des centres de dialyse dans la région du Grand Tunis qui abrite le plus grand nombre de ces structures.
Un laisser-aller qui a conduit à une anarchie totale dans la gestion des DAS, comme l’a pu constater le HCCAF puisque plus de 72% des centres de dialyse et environ 60% des cliniques privées font fi aux règles relatives à la gestion sécurisée des déchets dangereux. Ce sont surtout les déchets à risques infectieux qui posent un vrai problème de santé publique étant un facteur de propagation et de transmission des maladies et de certains virus (Hépatite B et C, VIH Sida…).
Chaque année, environ 20 mille tonnes de déchets de santé sont générées par les établissements de soins partout en Tunisie, dont presque la moitié est composée de déchets dangereux, selon des statistiques officiels qui datent de 2020.
Il faut dire que l’arsenal juridique tunisien relatif à la gestion des DAS est assez étoffé. Au cours des deux dernières décennies, plusieurs lois régissant les déchets en général et les déchets dangereux en particulier ont été promulguées. C’est l’application défaillante des règlements qui pose toutefois problème comme a pu le constater le HCCF.
Pour remédier aux défaillances, et dans le cadre de son rôle vulgarisation des bonnes pratiques en ce qui concerne le traitement des déchets dangereux pour l’environnement et pour la santé publique, le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET) abritera début mai prochain un cycle de formation dédié à la gestion des déchets d’activités de soins à risques infectieux.
Cette session qui cible tous les professionnels de santé opérant dans établissements de santé publics et privés et directement impliqués dans la gestion des déchets de soin vise à développer les compétences en matière d’identification, du tri, de collecte de stockage et de traitement des déchets à risques infectieux conformément aux normes sanitaires et environnementales nationales et internationales.
Il convient de souligner que généralement, sur la quantité totale de déchets produits par les activités de soins de santé, environ 85 % sont des déchets de type général qui ne sont pas dangereux, presque identiques aux déchets ménagers.
H.G.
Ligue des champions - L'Espérance s'envole aujourd'hui pour l'Afrique du Sud : Plus de droit à l'erreur
Par Jamel Belhassen
Après avoir raté la première manche face à Mamelodi Sundowns, dimanche à Rades. S'inclinant par un but à zéro, L'Espérance s'envole aujourd'hui pour l'Afrique du Sud sur un vol régulier Tunis- Dubai- Pretoria.
Un vol long et harassant et c'est pour cette raison que la direction du club a choisi de partir aujourd'hui, mercredi, question de trouver assez de temps pour récupérer de la fatigue du voyage , sachant que le match retour est programmé pour ce samedi à partir de 14 heures.
Chapitre effectif, Patrice Beaumelle ne pourra pas compter sur les sevices de Jebali, encore convalescent. Sur le plan mental, l'equipe est décidée à refaire le terrain perdu au match aller en jouant le tout pour le tout à Pretoria. Beaumelle est en train de mettre l'accent sur tous les aspects du jeu .
Les erreurs commises à Rades sont revues à la loupe tout comme les caractéristiques de l'adversaire. Il appartient maintenant au Français de trouver la meilleure formule pour tenter de mener l'équipe vers une qualification tant attendue par les supporters car à l'aller, certains choix au milieu et en attaque laissaient à désirer.
En tout cas, les Sang et Or n'ont plus de droit à l'erreur s'ils veulent rééditer le coup du Caire face à Al Ahly et passer en finale.
J.B.
Officiel: le derby EST-CA de la 29e journée sera confié à des arbitres étrangers
Finalement, la Direction Nationale d'arbitrage a décidé dès maintenant de confier le match de la 29e journée de la Ligue 1 à des arbitres étrangers d'Europe, ceux de la VAR compris. Plusieurs demandes ont été envoyées à différentes fédérations.
Sage décisions après les erreurs commises ces derniers temps partout sur les terrains de la République d'autant plus que le derby entre l'Espérance et le Club Africain a de fortes chances d'être décisif dans la course au titre de champion.
J.B.
Le pain à base de son : Comment convaincre le consommateur ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La Tunisie a officiellement adopté la production d’un nouveau type de pain subventionné, riche en fibres, comme alternative au pain blanc traditionnel, dans le but d’améliorer la santé publique et de lutter contre les maladies chroniques. Que pensent les experts de ce choix ?
Selon l'institut national de nutrition : "Ce pain est fabriqué à partir de farine riche en fibres et en son, avec un taux d’extraction atteignant 85 %, ce qui permet de préserver la valeur nutritionnelle complète du grain de blé". De son côté, le ministère du Commerce a indiqué que " l'État maintiendra les mêmes prix subventionnés : la baguette sera vendue à 0,190 dinar (0,066 dollar) et le grand pain à 0,230 dinar (0,080 dollar).
Le président par intérim de la Chambre nationale des propriétaires de boulangeries, Yahia Moussa, a, par ailleurs, déclaré que " l’orientation vers le remplacement du pain blanc classique par du pain au son riche en fibres permettra de distinguer la farine destinée au pain subventionné de celle utilisée pour la pâtisserie (non subventionnée), et de lutter contre la manipulation des produits subventionnés".
Moussa à également précisé que " le nouveau pain sera plus sain et moins coûteux" , affirmant que " le son utilisé pour sa fabrication est totalement différent de celui destiné à l’alimentation animale. Il aura de nombreux bienfaits pour la santé, notamment pour les personnes souffrant d’obésité, de diabète et de cholestérol ".
Il a aussi indiqué qu’aucune modification de prix ne sera appliquée, le pain restant subventionné, et que la production de ce nouveau type de pain a déjà commencé dans deux boulangeries du gouvernorat de Gafsa (sud-ouest de la Tunisie). Que pensent les experts de ce choix?
Oui, mais...
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik, nous a confié : " Cette décision constitue une étape positive vers l’amélioration de la qualité de l’alimentation quotidienne des Tunisiens. L'augmentation du taux d’extraction de la farine à 85 % permet de conserver une plus grande partie des composants du grain entier, augmentant ainsi la teneur en fibres et en minéraux.
Le pain riche en fibres améliore la digestion, procure une sensation de satiété plus durable et contribue à la prévention de maladies chroniques comme le diabète. La teneur en sel du nouveau pain sera également réduite d’environ 33 %, ce qui est très bénéfique pour la prévention des maladies". Reste à savoir si le consommateur va être convaincu ?
A cet effet, l'expert bancaire, Houssine Chalghaf:" Il faut mener des campagnes de sensibilisation afin d'expliquer ce choix aux consommateurs qui doit comprendre que cette option vers le pain à base de son n'affectera pas le pouvoir d'achat et n'aura aucun effet sur son budget". A noter que l’État tunisien détient le monopole de l’importation et de la distribution des produits céréaliers destinés à la fabrication du pain subventionné, via l’Office des céréales.
Cet organisme public gère exclusivement les achats de céréales, que ce soit auprès des agriculteurs tunisiens ou par importation sur le marché international. La production de pain en Tunisie est répartie entre deux types de boulangeries : celles qui reçoivent de la farine subventionnée et respectent les prix fixés par l’État, et celles qui produisent du pain à prix libre.
Les boulangeries tunisiennes produisent quotidiennement 6,7 millions de pains, dont 3,9 millions de grands pains et 2,7 millions de petits pains (appelés localement « baguette »). Environ 6,5 millions de quintaux (65 000 tonnes) de farine sont consommés, selon des données officielles. Au-delà de l'assiette, c'est une petite révolution économique qui s'opère.
En optimisant l'extraction de la farine, la Tunisie réduit non seulement sa facture d'importation céréalière, mais s'attaque aussi, à long terme, au coût colossal de la prise en charge des maladies chroniques. Un pari sur l'avenir où la santé publique devient le premier levier de la souveraineté alimentaire du pays.
M.B.S.M.
Editorial : Le blocus de tous les dangers…
Par Chokri Baccouche
Ainsi donc, et après l’échec des négociations tout à fait prévisibles du reste avec les Iraniens, les Etats-Unis ont imposé un blocus sur le détroit d’Ormuz. D'après le Wall Street Journal, plus de 15 navires de l’US.Navy seraient actuellement positionnés pour arrêter les cargos avant qu'ils n'atteignent les ports iraniens.
Entrée en vigueur depuis lundi dernier, cette mesure vise selon les responsables washingtoniens à couper les revenus pétroliers du régime des mollahs afin de le forcer à accepter les conditions de la Maison Blanche pour un accord de paix. Jusque-là, on le sait, l’Iran tolérait l’accès au détroit d’Ormuz aux seuls pétroliers battant pavillon de pays jugés non hostiles.
Moyennant un droit de passage, ces bateaux principalement chinois, indiens ou pakistanais, pouvaient charger leur précieuse cargaison et circuler librement dans cette artère maritime stratégique par où transitent quelque 20% des importations mondiales d’hydrocarbures.
Officiellement donc, l’objectif pour les Etats-Unis est d’assécher la manne financière du pétrole pour les Iraniens afin de leur forcer la main et les pousser à accepter les termes prohibitifs de l’accord qu’ils veulent leur imposer coûte que coûte.
Mais en réalité il ne s’agit que de la face visible de l’iceberg car cette manœuvre hasardeuse cache en effet une partie d’échec diplomatique à très haut risque mise en place par le président américain dans l’espoir hypothétique de sortir de la mauvaise passe et du piège, politiquement et économiquement mortel, qu’il a lui-même construit.
En imposant ce blocus de part et d’autre du détroit d’Ormuz, les États-Unis jouent, en effet, gros car leur décision met en jeu des intérêts économiques absolument énormes avec des puissances comme la Chine, l'Inde et le Pakistan.
Pékin qui importe d’Iran 40% de ses besoins en hydrocarbures ne manquera certainement pas de considérer le blocus américain d’Ormuz comme un acte hostile délibéré surtout si l’on tient compte bien évidemment des rivalités féroces opposant les deux pays pour le leadership mondial.
Après avoir été privée de la manne pétrolifère gigantesque du Venezuela, suite au récent coup d’Etat américain contre le régime de Maduro, la Chine, poussée cette fois-ci dans ses derniers retranchements, ne manquera pas de réagir en conséquence.
Il se pourrait d’ailleurs que les dirigeants chinois adoptent la même démarche en imposant à leur tour un blocus naval sur le détroit de Taïwan par où transitent les précieux microprocesseurs taïwanais sur lesquels repose toute l’industrie américaine.
En fermant le détroit dans l’espoir douteux de mettre au pas le régime iranien, le président américain risque non seulement de se mettre à dos des puissances géopolitiques à ne pas sous estimer mais également d’aggraver la crise économique qui sévit actuellement dans le monde. La décision léonine de Donald Trump a d’ailleurs fait flamber les cours du pétrole sur le marché international, boostant l’inflation dans de nombreux pays et mettant à mal bien des économies.
Et dire qu’on était à deux doigts de parvenir à un accord devant mettre un terme à cette sordide guerre, mais c’était sans compter les manigances vicieuses du Premier ministre israélien qui a tout fait pour torpiller les négociations entre Américains et Iraniens tenues il y a quelques jours à Islamabad au Pakistan.
Benjamin Netanyahu qui utilise les guerres comme combustible pour se maintenir indéfiniment au pouvoir et concrétiser ses objectifs expansionnistes ainsi que ses délires faussement messianiques, veut en fait maintenir la région sous tensions permanentes. Le plus grand danger pour les Américains c’est que le vicieux Premier ministre israélien cherche à les embarquer dans la galère des guerres non stop qui ne servent en réalité nullement les intérêts de leur pays.
La fermeture par Trump du Détroit d’Ormuz peut être considérée en définitive comme un jeu dangereux avec des allumettes dans un baril de poudre géopolitique. Non seulement elle met au défi plusieurs Etats et perturbe massivement les marchés énergétiques, mais elle risque de générer également une escalade dont personne ne peut maitriser l’issue.
À force de transformer la politique internationale en spectacle, le président américain feint d’oublier que l’improvisation qui tient lieu de stratégie peut conduire à des impasses encore plus dangereuses et préjudiciables pour l’ensemble de la communauté internationale. Dans l’intérêt de tous, Etats-Unis en premier, il serait d’ailleurs bien inspiré de donner une chance réelle à la paix, sans ambages ni faux-fuyants.
Le monde ne lui sera que reconnaissant d’avoir enterré la hache d’une énième guerre qui menace de faire sombrer toute la planète dans les affres du chaos et de l’incertitude…
C.B.
La conférence internationale « Créativité, Numérique et Humanités » : Penser les transformations culturelles contemporaines
La station Yasmine Hammamet accueillera du 25 au 26 novembre prochain une conférence internationale autour des liens entre créativité, numérique et humanités, dans une perspective interdisciplinaire.
Ce rendez-vous interdisciplinaire réunira chercheurs, doctorants, artistes et professionnels des industries culturelles et créatives. Organisée par l’association AMAVI dans le cadre du programme TACIR, cette première édition, placée sous le thème « Approches interdisciplinaires », vise à instaurer un espace de dialogue entre recherche académique, création artistique et innovation technologique.
L’événement est organisé en partenariat avec l’Université de la Manouba, l’ISAMM, la Revue IBLA, l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC), Microcred, l’association Nachaz Dissonances et le centre MEDINA-Mediterranea, renforçant ainsi une dynamique de coopération entre acteurs académiques, culturels et économiques.
La conférence propose une réflexion sur les profondes mutations des écosystèmes culturels et créatifs à l’ère du numérique. Les pratiques de création, de production, de diffusion et d’accès au savoir connaissent aujourd’hui des transformations rapides, portées notamment par l’intelligence artificielle, les technologies immersives et les plateformes numériques. Ces évolutions redéfinissent les rapports aux œuvres, aux récits, aux identités et aux patrimoines, tout en modifiant les modes d’attention, de mémoire et de transmission.
Dans ce contexte, l’événement met en avant la nécessité d’approches multi-, inter- et transdisciplinaires, capables d’articuler recherche, innovation technologique, pratiques artistiques et inclusion sociale. Les débats s’organiseront autour de plusieurs axes, notamment la durabilité des modèles culturels face à la plateformisation, la résilience des écosystèmes créatifs confrontés aux crises, ainsi que les effets des technologies numériques sur les inégalités culturelles et sociales.
Seront également abordées les conditions d’un accès équitable aux outils de création et aux technologies immersives, ainsi que les enjeux de gouvernance, de régulation et de protection des droits fondamentaux dans les espaces numériques.
Festival international Jean Rouch- Edition tunisienne : « La Bataille d’Alger » en ouverture
Le rideau se lève ce soir, à 18h30, au Cinéma Africa sur la 3ᵉ édition hors-les-murs à Tunis du Festival international Jean Rouch. Au programme : la projection de « La Bataille d’Alger, un film dans l’Histoire » de Malek Bensmaïl. La projection du film sera suivie d’un échange avec l’historienne Kmar Bendana et également le réalisateur.
Organisé par l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) du 15 au 19 avril 2026 avec l’appui du Comité du film ethnographique du Festival Jean Rouch, le festival propose, durant cinq jours, une sélection de films documentaires lié aux sciences humaines et sociales. Les projections sont gratuites et ouvertes au public.
Au programme : neuf films, des débats avec les réalisateur (trice)s et des chercheur (e)s en sciences sociales, ainsi qu’une master-class ouverte au public animée par Malek Bensmaïl. En amont, des ateliers d’initiation à l’écriture documentaire et ethnographique ont réuni depuis le 14 avril des étudiant(e)s en cinéma et en anthropologie visuelle venus du Maghreb, d’Afrique de l’Ouest et d’Europe.
Fondé en 1982 par le cinéaste et ethnologue Jean Rouch, ce rendez-vous international poursuit ainsi son déploiement hors de France pour favoriser la circulation des regards et des pratiques documentaires. La clôture, dimanche 19 avril, proposera deux films tunisiens « Tomates maudites » de Marwa Tiba, puis « On the hill » de Belhassen Handous.
Programme des projections
-Mercredi 15 avril : 18h30 : « La Bataille d’Alger, un film dans l’Histoire » 18h30
- Jeudi 16 avril : 14h00 : Master-class de Malek Bensmaïl/ 16h00 : « Life is Salty »/ 18h00 : « La femme qui marche »/ 18h30 : « Where can I get lost »
-Vendredi 17 avril : 16h00 : « We are inside »
- Samedi 18 avril : 16h00 : « Rashid, l’enfant de Sinjar »/ 18h30 : « Buddha in Africa »
- Dimanche 19 avril : 16h00 : « Tomates maudites »/ 17h30 : « On the hill »
Justice : Mandat de dépôt à l'encontre de Chawki Tabib
Le premier juge d’instruction près le pôle judiciaire économique et financier a émis, ce mardi 14 avril, un mandat de dépôt en prison à l’encontre de l’ancien président de l’Instance de lutte contre la corruption, Chawki Tabib, dans une affaire liée à des accusations de dépassements commis lors de sa gestion de l’instance.
Il est à noter que Chawki Tabib est également concerné par une deuxième affaire, actuellement en cours devant la chambre criminelle spécialisée dans les affaires de corruption financière auprès du tribunal de première instance de Tunis, qui sera examinée lors de l’audience du 27 avril courant.
Justice : Renvoi du procès de Zeghidi et Bessaies et rejet de la demande de libération
La chambre criminelle de la Cour d’appel de Tunis a rejeté, mardi soir, la demande de remise en liberté des deux journalistes, Mourad Zeghidi et Borhen Bessaies dans le cadre de l’affaire pour laquelle ils sont poursuivis pour blanchiment d’argent. La nouvelle audience a été fixée au 28 avril courant.
Pour rappel, la chambre criminelle du tribunal de première instance de Tunis avait condamné à trois ans et demi de prison les deux journalistes pour des faits liés à l’évasion fiscale et à des infractions à caractère financier. Les deux accusés ont fait appel de ce jugement.
Etats-Unis : Non content de critiquer le pape, Trump se prend aussi pour le Christ !
Après s’être déjà présenté comme protégé par une intervention divine, Donald Trump a déclenché une polémique en publiant puis supprimant une image générée par IA le représentant dans une posture inspirée de Jésus.
Après la protection divine suite à un attentat raté contre lui en juillet 2024 lors de la campagne présidentielle, Donald Trump a fait de nouveau parler lui. Une image générée par intelligence artificielle montrant le président des Etats-Unis dans une posture inspirée de Jésus a provoqué une vive polémique outre-Atlantique, conduisant le président à la supprimer lundi de son réseau Truth Social.
Diffusée dimanche, l’illustration reprenait les codes de la peinture chrétienne, avec Donald Trump drapé dans une toge rouge et blanche, auréolé de lumière, posant la main sur le front d’un homme allongé, entouré de figures et d’éléments patriotiques comme des aigles, un avion de combat ou la statue de la Liberté.
Face aux critiques, le président américain a rejeté toute intention religieuse. « Ce n’était pas une représentation. C’était moi. Je l’ai bien publiée, et je pensais que c’était moi », a-t-il déclaré, ajoutant : « C’est censé être moi en tant que médecin, soignant les gens. Et je soigne les gens. Je les soigne beaucoup ».
Cette publication était intervenue peu de temps après une attaque verbale du pape Léon XIV, qui avait critiqué la guerre en Iran. En réponse, Donald Trump s’en était pris au souverain pontife, affirmant qu’il ne voulait d’un pape qu’il le critique. Lundi, le président américain en a remis une couche en assurant qu’il ne présenterait pas d’excuses, qualifiant le chef de l’Eglise catholique de « très faible ».
Vive réaction des milieux conservateurs religieux
La réaction a été immédiate dans les milieux conservateurs religieux. L’ancienne élue Marjorie Taylor Greene a dénoncé une image « plus qu’un blasphème » évoquant « un esprit antéchrist », estimant que le président « a publié une photo de lui-même comme s’il prenait la place de Jésus ».
D’autres voix, dont l’écrivaine Megan Basham, ont également dénoncé un « outrageux blasphème », appelant au retrait du message, tandis que le pape Léon XIV avait lui-même lancé quelques jours plus tôt : « Assez de l’idolâtrie du moi et de l’argent ! Assez des démonstrations de force ! Assez de guerre ! », dans un contexte de tensions accrues autour de la guerre contre l’Iran.
















