Médenine renoue avec son festival et célèbre l’audace théâtrale
Par Imen Abderrahmani
Le Festival national du théâtre expérimental vient de retrouver sa place dans le calendrier culturel tunisien, après des moments durs de report et d’hésitation, offrant au grand public l’occasion de célébrer le théâtre sous toutes ses formes.
Fondé en 1992 par feu Anouar Chaâfi, le Festival national du théâtre expérimental s'est imposé au fil des années comme un laboratoire de création et un espace privilégié de rencontres entre artistes. Les difficultés qu'il a connues ces dernières années ont fait craindre sa disparition, tant cette manifestation demeure un rendez-vous essentiel pour les praticiens du théâtre et les défenseurs de l'expérimentation scénique. De retour sur le calendrier, le festival, qui a démarré le 30 mai pour se poursuivre jusqu’au 04 juin, constitue un moment important pour la vie culturelle de la région et pour la scène théâtrale nationale, qui retrouve l'un de ses rendez-vous les plus singuliers, consacré à l’expérimentation, à l’innovation et aux nouvelles écritures.
L’ouverture a donné le ton de ce grand retour avec à l’affiche les « Fugueuses », production du Théâtre National Tunisien mise en scène par Wafa Taboubi, œuvre contemporaine majeure qui a remporté lors de cette saison de nombreuses prestigieuses consécrations telles que le Tanit d’or des Journées théâtrales de Carthage (JTC) et le Prix Cheikh Dr Sultan bin Mohammed Al Qasimi de la meilleure œuvre théâtrale arabe, lors de la 16ème édition du Festival du théâtre arabe.
Au programme
Pour ce soir, le public découvrira à 20h00, au Complexe culturel de Médenine, la pièce de théâtre « Rar », écrite, scénographiée et mise en scène par Ezzedine Béchir. Produite par la compagnie « Echtart » avec le soutien du ministère des Affaires culturelles, cette création explore la relation entre le comédien, l’idée et la scène à travers une réflexion sensible sur l’art, l’engagement et la condition humaine.
Pour demain, place à « Statue en pierre », écrite et mise en scène par Karim Achour. Produite par « Joker Prod », cette œuvre questionne les mécanismes de la propagande politique et la fabrication des mythes collectifs. L'intrigue se déroule dans une école des beaux-arts où la commande d’une statue célébrant un héros national provoque un affrontement entre vérité historique et récit officiel.
La musique et les expressions urbaines s’inviteront également au programme, confirmant la volonté des organisateurs d’ouvrir le festival à différentes formes d’expression artistique.
Le festival s’achèvera le 4 juin avec « Jacaranda », mise en scène par Nizar Saïdi et produite par le Théâtre National Tunisien. Véritable phénomène de la saison théâtrale 2025, cette création s’est imposée comme l'une des œuvres les plus remarquées en Tunisie et dans le monde arabe. Son parcours a été couronné par plusieurs prix, dont le Tanit de Bronze aux Journées Théâtrales de Carthage (JTC), et les prix de la meilleure mise en scène pour Nizar Saïdi, du meilleur texte pour Abdelhalim Messaoudi et de la meilleure scénographie remportés lors du festival « Les Saisons de la création ».
Il est à noter que parallèlement aux représentations, la manifestation accorde une place importante à la formation et à la transmission. Chaque matin, le comédien Ramzi Azaiez anime un stage intensif consacré à l’art de l’acteur, tandis que les après-midis sont rythmés par des rencontres littéraires et des séances de dédicaces avec Abdelaziz Ghezal, El Hedi Kacemi, Mokhtar El Ourghemi et Fathi Rahmani. Une table ronde dédiée à la créativité théâtrale et l’intelligence artificielle a bien marqué le démarrage de cette édition de relance.
Imen. A.
Autriche – Tunisie (1-0) : Une animation offensive en panne !
Pour leur premier match de préparation dans la ligne droite qui mène au Mondial 2026, les Aigles de Carthage ont affronté, à Vienne, la sélection autrichienne, elle aussi en pleine préparation pour la Coupe du monde.
Ce test revêt une grande importance puisque le sélectionneur a quasiment aligné la formation qu’il compte lancer pour le premier match du Mondial contre la Suède avec, toutefois, quelques choix discutables du moment où le compartiment du milieu, à tempérament défensif, n’a pas aidé à élaborer une animation offensive percutante alors que l’adversaire a évolué à dix pendant près d’une heure après l’expulsion sévère de Laimer (38’).
A la reprise, ce sont les Autrichiens qui ont trouvé le chemin des filets grâce à Sabitzer face à une défense et un gardien de but figés (64’). Ce qui est certain, c’est que beaucoup de travail attend encore Sabri Lamouchi qui aura à améliorer la tenue offensive de l’équipe qui sera opposée à la Belgique samedi prochain à Bruxelles.
Formation des Aigles de Carthage : Chamakh, Valery, Abdi, Talbi, Rekik, Skhiri, Khedhira (82’), Gharbi (Tounekti 62’), Ben Slimane (Ayari 62’), Mejbri (Haj Mahmoud 78’), Chaouat (Elloumi 62’).
Kamel ZAIEM
A l’IFT : Le patrimoine et les changements climatiques en débat
Dans le cadre du projet de coopération sur les enjeux de préservation du patrimoine en Tunisie, « SAWN », une table ronde sera organisée autour du thème : « Patrimoine et changement climatique dans les villes méditerranéennes ».
La rencontre, modérée par le Pr. Fakher Kharrat, se tiendra à l’Auditorium de l’IFT, le mardi 2 juin 2026 à 17h30.
Face à l’intensification des effets du changement climatique, les villes méditerranéennes sont aujourd’hui confrontées à des défis majeurs qui menacent leur patrimoine, en particulier le patrimoine bâti. En Tunisie, plusieurs villes ont été durement touchées cet hiver par des intempéries et des phénomènes climatiques exceptionnels ayant affecté les espaces urbains, les infrastructures et, fait particulièrement préoccupant, certains sites patrimoniaux. Ces événements rappellent avec force l’urgence de renforcer la résilience des territoires face aux mutations climatiques.
Cette table ronde sera l’occasion de réfléchir collectivement aux impacts du changement climatique sur le patrimoine des villes méditerranéennes, mais également d’explorer les stratégies de préservation, d’adaptation et de résilience à mettre en œuvre.
Le lien entre le récit et l’histoire dans les romans d’Amira Ghenim sous la loupe des chercheurs à Beït al-Hikma
Les travaux du colloque scientifique consacré aux œuvres de la romancière et chercheuse tunisienne Amira Ghenim se sont clôturés samedi après-midi au siège de l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts, « Beït al-Hikma », à Carthage-Hannibal.
Placé sous la direction du professeur de philosophie Mohamed Mahjoub, cet événement littéraire d'une journée, intitulé « Récit, Histoire et Herméneutique : lectures des œuvres d’Amira Ghenim », a été organisé par le Groupe du cercle herméneutique, rattaché au département des sciences humaines et sociales de l’Académie.
Au cours de la deuxième et dernière session de communications, plusieurs universitaires ont analysé la production littéraire de l'autrice sous des angles littéraire, philosophique et historique, s'appuyant notamment sur sa trilogie publiée aux éditions tunisiennes Masciliana : « Le désastre de la maison des notables » (2020), « Poussière chaude » (2024) et « Les grands meurent en avril » (2025).
Le roman familial face aux secrets de l’histoire
La session a débuté par une intervention de l'universitaire et écrivain Adel Khedher, intitulée « Le roman familial au gré de l'histoire chez Amira Ghenim ». Le chercheur a proposé une approche théorique du concept de « roman de la maison », en analysant ses spécificités techniques et la dimension symbolique de l'espace familial.
Appliquant ce concept au roman Le désastre de la maison des notables, M. Khedher a souligné comment l'intrigue- construite autour d'une lettre volée adressée par le leader réformateur Tahar Haddad à Zoubeida, fille de la haute bourgeoisie tunisoise- déconstruit les secrets et les non-dits de l'arbre généalogique familial. Selon lui, l'œuvre met en lumière des relations tragiques liées à la parenté et s'inscrit durablement dans l'histoire des cultures de la période de la modernité. Il a également noté la trajectoire des protagonistes issus du prolétariat qui parviennent à accéder au pouvoir.
Habib Bourguiba entre histoire et fiction
Dans une communication intitulée « Les grands meurent en avril : entre réalité de l'histoire et imaginaire du roman », Saïd Bhira, spécialiste de l'histoire contemporaine, a examiné la manière dont la romancière réinvestit les faits historiques pour proposer une nouvelle biographie de Habib Bourguiba.
M. Bhira a distingué trois niveaux de biographies de l'ancien président tunisien : celle des historiens, celle livrée par Bourguiba lui-même lors de ses conférences à l'Institut de presse et des sciences de l'information (IPSI) — rassemblées dans l'ouvrage Ma vie, mes idées, mon combat (Secrétariat d'État à l'Information, 1977) —, et celle romancée par Amira Ghenim.
Qualifiant l'œuvre de « roman historique hybride », le chercheur a salué le respect de la chronologie et des contextes durant les cinq années de préparation de l'ouvrage, y voyant une forme de continuité avec la recherche historique plutôt qu'une confusion des genres.
La réception du texte et le « lecteur idéal »
Le professeur Mohamed Mahjoub a clos les interventions avec une communication intitulée « Le désastre de la maison des notables d’Amira Ghenim entre lecture du proche et lecture du non-proche : essai sur le lecteur idéal ». En introduisant ce concept théorique issu des travaux de Nietzsche sur la tragédie grecque, M. Mahjoub s'est interrogé sur la réception par le public francophone de cette œuvre ancrée dans l'histoire tunisienne.
Le roman, lauréat du Comar d'Or en Tunisie et finaliste de l'International Prize for Arabic Fiction (IPAF) en 2021, a été traduit en français par l’Algérienne Souad Labbize (Éditions Philippe Rey / 10/18). Le penseur a rappelé que cette traduction a été distinguée par le Prix Ibn Khaldoun-Senghor en 2024 et le Prix Fragonard de la littérature étrangère en 2025.
La fiction comme complément de l’histoire
Invitée à réagir, Amira Ghenim a salué ces lectures critiques, affirmant que « toute interprétation est libre » et comparant l'analyse critique à l'explication scientifique d'un mouvement naturel.
Évoquant le rapport conflictuel entre littérature et histoire, l'autrice a précisé que si l'historien et le romancier partagent des outils narratifs, leurs objectifs diffèrent : « Ce qui m'importe, c'est ce qui n'importe pas aux historiens, à savoir les émotions internes du personnage lorsqu'il agit. L'histoire ne parle pas de la psychologie, et c'est là que le roman intervient ».
Concernant ses sources pour son ouvrage Poussière chaude, la chercheuse a indiqué avoir consulté divers travaux académiques, notamment ceux de l'historien Noureddine Dougui, citant sa biographie de la seconde épouse de Bourguiba, Wassila Bourguiba, la main invisible (Sud Éditions, 2020). Elle a conclu en soulignant que si le roman n'est pas une source directe de savoir historique, il peut devenir, avec le temps, un témoin d'époque pour les historiens futurs.
En conclusion, les participants ont appelé à pérenniser ces rencontres de Beït al-Hikma, entre auteurs et critiques.
Le Quotidien avec TAP
UEFA : Kvaratskhelia élu meilleur joueur de la Ligue des champions 2025-2026
Qui d'autre que lui ? Au lendemain de la victoire du Paris Saint-Germain en finale de la Ligue des Champions face à Arsenal, l'ailier parisien Kvicha Kvaratskhelia a été désigné "Joueur de la saison" de la Géorgien compétition par le panel des observateurs techniques de l'UEFA. La campagne au presque-parfait du joue en sa faveur, lui qui a inscrit dix buts et délivré six passes décisives en C1 cette saison.
S'il n'a pas marqué en finale, face aux Gunners, il s'est notamment illustré en allant décrocher le pénalty qui a permis à Ousmane Dembélé d'égaliser (1-1, 64e). Décisif, d'un bout à l'autre, et très justement récompensé.
Ses dix pions le placent à la troisième position du classement des buteurs de la saison, derrière Kylian Mbappé (15 buts) et Harry Kane (14). Il compte également six passes décisives, ce qui en fait le deuxième meilleur passeur de la compétition, à égalité avec Michael Olise, et juste derrière Vinicius Junior (7). Des statistiques soignées qui tranchent nettement avec son bilan en championnat : s'il s'est montré 17 fois décisif, en 16 matches de C1, "Kvara" ne compte "que" 8 buts et 4 passes décisives en 28 rencontres de Ligue 1, cette saison.
L'homme de la phase à élimination directe
Son doublé face au Bayern Munich, au match aller, a pesé dans la balance pour convaincre le jury de l'UEFA. Qui comprend d'ailleurs un "panel d'observateurs techniques", dont l'ancien sélectionneur anglais Gareth Southgate, ou encore Ole Gunnar Solskjaer (ex-Manchester United), Roberto Martinez (sélectionneur du Portugal), Rafa Benitez (ex-Liverpool) et une vingtaine d'autres grands nom du jeu.
La finale exceptée, Kvicha Kvaratskhelia s'est montré décisif lors de chacune des sorties du Paris Saint-Germain depuis le match retour face à l'AS Monaco, lors du tour de barrages. Déjà omniprésent dans la conquête du premier titre du PSG, l'an passé, il a cette fois éclaboussé de son talent la phase à élimination directe, à l'image de ses trois buts face à Chelsea (deux à l'aller, un au retour), mais aussi de ses prestations exceptionnelles face à Liverpool et au Bayern. Une distinction individuelle logique en tout point. Même si l'on peut regretter que l'absence de sa sélection au Mondial puisse le priver de Ballon d'or, au profit d'un joueur qui brillera à l'international.
Finale de la coupe de Tunisie : L'EST bat l'ESZ (1-0) et remporte sa 17e coupe
Par Jamel Belhassen
Après avoir créé plusieurs occasions de buts, l'EST a fini par remporter la victoire et la coupe meritoirement devant une ESZ courageuse, volontaire mais peu entreprenante en attaque.
Entre les deux Espérances de Zarzis et de Tunis, la finale s'annonce très particulière. Devant un public moyen et tout en rouge et jaune, les deux entraîneurs ont entamé les débats avec les formations suivantes: ESZ: Charfi, Ghouma, Rjili, Dhifaoui, Diallo, Nyengue, Mahressi, Khakfa, Kassab, Rahmani, Ben Dhiaf, un ensemble disposé en 3-5-2.
L'EST était composée du onze suivants : Memmiche, Ben Ali, Meriah, Jelassi, Tka, Konate, Rafia, Boualia, Danoh, Diarra. Une formation disposéee en 4-3-3. Les Zarzissiens sont les premiers à se montrer menaçants (1e et 4e). Riposte de l'EST par Konate dont la passe est contrée in-extremis par Khalfa (15e).
Les duels au milieu font rage. Les Tunisois cherchent à poser le jeu, les Sudistes mettent leurs forces dans la bataille du milieu. A la (41e) Charfi s'oppose à un tir de Diarra puis à celui de Danoh ( 42e). . Avant la pause, c'est au tour de Memmiche de s'opposer à un tir vicieux de Rahmani ( 45+6e). Après la pause, le jeu est davantage animé.
Danoh rate un but tout fait devant Charfi (60e). Et c'est Rafia qui trouve le chemin des filets sur un tir lointain ( 62e) ( 0-1). Le match gagne en intensité. Physiquement, l'ESZ marque le pas mais continue à chercher l'égalisation. L'énervement gagne les esprits. Les Zarzissiens jettent leurs forces dans la bataille vainement. L'Espérance de Tunis remporte meritoirement sa 17e coupe.
J.B.
Aïd al-Adha : Le succès des campagnes de nettoyage ne saurait masquer les lacunes de l’action municipale…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les campagnes exceptionnelles de nettoyage organisées à l’occasion de l’Aïd al-Adha ont été saluées notamment par les internautes. Et pourtant l’action municipale reste limitée en l’absence de conseils municipaux élus. Pourquoi, justement, tarde-t-on à organiser les élections municipales ?
Les autorités locales relevant de toutes les municipalités, à travers les différentes régions du pays, ont entamé la mise en œuvre de vastes campagnes de nettoyage et ce à l’occasion de la célébration de la fête de l’Aïd al-Idha avec la mobilisation totale des moyens humains et matériels qui ont été déployés afin de garantir une prise en charge optimale de l'enlèvement des peaux de moutons et des déchets ménagers afin de préserver la santé publique.
Ces actions interviennent en application des instructions du ministère de l'Intérieur visant à garantir la propreté de l'environnement et à améliorer le niveau des services publics durant la fête bénie de l'Aïd al-Adha. Selon les observateurs, la récente nomination de nouveaux secrétaires généraux dans plusieurs municipalités a contribué à la réussite de ces campagnes de nettoyages.
Soutenues, en effet, par des camions, des équipements et les moyens logistiques nécessaires, les équipes de nettoyages ont mené tout au long de ces derniers jours des opérations continues sur le terrain. Celles-ci comprennent la collecte des ordures ménagères et des restes du sacrifice, ainsi que la récupération et le transfert des peaux de bêtes à travers les différents quartiers résidentiels, les agglomérations urbaines, les marchés et les espaces publics.
De plus, les opérations de nettoyage, de lavage et de désinfection ont été intensifiées à travers le milieu urbain, selon un programme de terrain préétabli, afin de garantir une intervention rapide et efficace, « Cela contribue à préserver la propreté des villes et à améliorer le cadre de vie environnemental des citoyens durant les jours de l'Aïd », nous dira, Hichem, gardien dans une résidence situé du côté de l’Aouina, banlieue-nord de Tunis.
De son côté, l’activiste, Rached Mathlouthi, nous a confié : « Ces opérations s'inscrivent dans le cadre du suivi continu et de la coordination permanente supervisés par les services du ministère de l'Intérieur et des Collectivités locales Elles traduisent le souci des autorités publiques de garantir un service public efficace et d'offrir un environnement propre et sûr, reflétant l'image civilisée de nos villes lors de cette occasion religieuse bénie.
En témoigne, les efforts consentis à cette occasion par la municipalité de la Soukra qui a déployé des moyens énormes ayant permis de collecter les peaux des bêtes et le ramassage des ordures dans un temps record ». Et pourtant, et ce selon plus d’un observateur, l’action municipale demeure limitée et occasionnelle en l’absence de conseils municipaux élus. Pourquoi, justement, tarde-t-on à organiser les élections municipales ?
Une urgence…
Reportées à plusieurs reprises, les élections municipales deviennent aussi bien pour les citoyens que les observateurs une urgence, « Certes les secrétaires généraux font ce qu’ils peuvent pour assurer l’action municipale, mais en tant que pouvoir exécutif, ils n’ont pas la même marge de manœuvre que les élus municipaux notamment au niveau de la mise en œuvre de politiques municipales de nature à développer les collectivités locales et les communes », estime, l’activiste, Rached Mathlouthi.
Et d’ajouter : « La dernière déclaration du porte-parole officiel de l'Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri, avait relancé au mois de février dernier les interrogations autour de la date de tenue des élections municipales et des conditions nécessaires à leur organisation. En effet, il a déclaré le 24 février 2026 : « L'année 2026 reste une date possible pour la tenue de cette échéance... mais la décision politique sera déterminante».
Cela étant, la volonté de l'instance d'organiser ces élections municipales doit à mon avis adapter le cadre juridique des communes au nouveau système politique, à travers la promulgation d'une nouvelle loi organique ».
Au-delà du succès ponctuel des campagnes de nettoyage de l’Aïd al-Adha, la question de la gouvernance locale demeure entière. Si les secrétaires généraux assurent aujourd’hui la continuité du service public, ils ne peuvent se substituer durablement à des conseils municipaux élus, seuls garants d’une gestion de proximité fondée sur la représentativité et la recevabilité.
Dans l’attente d’une décision politique et d’un cadre juridique adapté au nouveau système institutionnel, les municipalités continuent de fonctionner en mode transitoire. Une situation qui nourrit les interrogations des citoyens quant à l’avenir de la démocratie locale et à la capacité des communes à relever les défis du développement et de l’amélioration durable du cadre de vie.
M.B.S.M.
Finale de la coupe de Tunisie - Stade de Rades - 16h00 - Espérance de Zarzis- Espérance de Tunis : A chances égales
Par Jamel Belhassen
Une finale de la coupe constitue toujours un événement particulier dans la vie d'un club et des supporters. Cette fois, le Stade de Rades sera le théâtre d'un face à face qui réunit les deux Espérances de Zarzis et de Tunis qui se disputeront le trophée.
ESZ : Confiance et sérénité
En championnat, Zarzissiens et Tunisois se sont partagés les points à l'aller comme au retour. Les premiers, après une periode creuse, ont refait le terrain perdu pour finir la saison en beauté avec une sixième place au classement et une finale de coupe après avoir éliminé en demi-finale le CSSfaxien à Sfax même. Et puis, les Protégés de Moncef Mchareg n'ont pas oublié la victoire en finale en 2005 face aux Sang et Or de Tunis, ce qui leur procure confiance et sérénité.
EST: Pas de droit à l'erreur
En face, l'Espérance de Tunis, qui vient de perdre le championnat n'a pas de droit à l'erreur cet après-midi. Une nouvelle coupe servira quand même à sauver la saison . Le coach Christian Braconi, auteur de sept victoire en sept matches à la tête de l'équipe, ne veut pas s'arrêter en si bon chemin.
Après la victoire en demi-finale contre la JSOmrane au Zouiten, l'effectif qui récupère Boualia et Tka a bénéficié d'une semaine de préparation et sera déterminé à renouer avec la victoire en coupe pour tempérer la déception d'un public habitué aux plus grandes consécrations.
Des atouts différents
Cela dit, on s'attend à un match indécis entre une équipe qui affectionne le jeu en contres axés sur Rahmani et qui comote sur un bloc bas et une autre qui cherche toujours l'attaque placée et qui joue en 4-3-3 avec des joueurs techniques comme Boualia ou Rafia. Espérons, enfin, que le public assistera à un match de qualité et que le meilleur gagne.
J.B.
Éditorial : Sans témoin, sans arbitre, sans recours… - Par Jalel HAMROUNI
Il y a quelque chose d'obscène dans le calendrier. Alors que le Conseil de sécurité de l'ONU vient de décider, en août 2025, de ne pas renouveler le mandat de la FINUL au-delà du 31 décembre 2026, entre novembre 2024 et février 2026, la FINUL et le gouvernement libanais ont comptabilisé plus de 15 400 violations du cessez-le-feu par l'armée sioniste, ayant entraîné la mort de plus de 370 personnes. 15 400 violations. Et c'est la force de paix que l'on dissout, pas l'armée qui viole ?
Depuis 1978, la Force intérimaire des Nations Unies au Liban aura tenu bon face à l'histoire tumultueuse du Sud-Liban : invasions, occupations, guerres successives. Déployée au lendemain de la première incursion sioniste, elle incarne ; imparfaitement, certes ; le principe que la souveraineté libanaise mérite une présence internationale garante. Aujourd'hui, on l'enterre. Non parce qu'elle a échoué à trouver la paix, mais parce que certaines puissances n'ont jamais voulu qu'elle la trouve vraiment.
Le coup de grâce est venu de Washington. Malgré les violations fréquentes de l'accord de cessez-le-feu de 2024 entre l’entité sioniste et le Liban, les États-Unis ont exigé la dissolution de la FINUL lors des négociations sur le renouvellement de son mandat en août 2025. En d'autres termes : alors même que les Casques bleus documentaient les exactions israéliennes en temps réel, leur protecteur officieux réclamait leur départ. La logique est implacable et révélatrice.
Car les violations n'ont pas attendu. Avant même le vote final sur le retrait, l'armée sioniste avait attaqué des Casques bleus qui procédaient au déblaiement de barrages routiers dans le sud du pays, bien que la FINUL l'ait informée à l'avance des opérations. La FINUL avait alors rappelé que de tels actes « constituent une grave violation de la résolution 1701 et du droit international ».
Ces rappels à l'ordre sont restés sans conséquence. Ces incidents faisaient suite à ceux observés en octobre 2025, lorsque l'armée israélienne avait déjà visé des positions de la FINUL. Même la France, pourtant alliée d'Israël, avait dû élever la voix pour condamner ces tirs.
Un document confidentiel révélé par le Financial Times indique que 15 Casques bleus auraient été blessés par du phosphore blanc utilisé par l'armée sioniste, une substance dont l'usage viole le droit international humanitaire dans des zones peuplées. Tirer au phosphore blanc sur des soldats onusiens : voilà ce que la « communauté internationale » a toléré en silence.
Derrière les statistiques diplomatiques, il y a des vies. Les frappes aériennes sionistes ont massivement détruit et endommagé des structures civiles et des terres agricoles dans le sud du Liban, en violation du droit international humanitaire. Des villages entiers réduits en gravats, dans l'indifférence calculée d'une communauté internationale qui continue de « condamner » sans jamais sanctionner.
Selon la Banque mondiale, les hostilités ont causé près de 14 milliards de dollars de pertes économiques, dont 6,8 milliards de dommages matériels. Aujourd’hui, plus de 100 000 personnes se sont déplacées à l'intérieur du pays. Et malgré cela, les frappes israéliennes quasi quotidiennes se poursuivent au Liban, avec un bilan de plus de trois milles morts selon le ministère libanais de la Santé.
Les Nations Unies travaillent aujourd'hui sur différentes pistes pour maintenir une présence éventuelle au Liban après le départ de la FINUL, dont le mandat prend fin en décembre 2026. Des « éventuelles présences ». Le langage de l'impuissance institutionnelle face à une réalité brutale. La plus grande crainte des Libanais est que, sans cette présence internationale, l'obscurité s'abatte sur le Sud-Liban.
Cette obscurité, Israël la prépare méthodiquement. En exigeant de Washington une dissolution accélérée, en harcelant les Casques bleus sur le terrain, en maintenant ses forces sur plusieurs sites du territoire libanais malgré le cessez-le-feu, l’entité sioniste dessine l'architecture d'un Sud-Liban sans témoin, sans arbitre, sans recours. Un territoire qu'il pourra frapper à volonté, au nom d'une « sécurité » qui n'a jamais inclus celle des Libanais.
Il faut nommer ce qui se passe : le retrait de la FINUL n'est pas une évolution naturelle vers la souveraineté libanaise. C'est la suppression organisée du dernier pare-feu entre une armée d'occupation et une population civile. Le Conseil de sécurité lui-même a reconnu que « la situation au Liban continue de menacer la paix et la sécurité internationales et a néanmoins voté pour retirer la seule force qui en attestait concrètement.
L'avenir de la FINUL, c'est donc aussi celui du droit international au Moyen-Orient: est-il encore possible d'exiger l'application des résolutions onusiennes quand la puissance qui les viole le plus ostensiblement bénéficie de l'impunité garantie par son protecteur américain ? La réponse appartient aux États qui prétendent encore défendre un ordre mondial fondé sur les règles. Ils ont jusqu'en décembre 2026 pour prouver qu'il ne s'agit pas d'une formule creuse.
J.H.
Ligue 1 - Retrait de points au CAB et à l’ASG : Que va décider le Bureau fédéral ?
Il s’agit d’une affaire qui continue à faire couler beaucoup d’encre et qui risque de tout remettre en question concernant la relégation en Ligue 2.
La Commission de première instance s’est réunie, au début de cette semaine, afin d’examiner des demandes déposées par un groupe de plaignants (créanciers) depuis le 17 avril 2026. Ces derniers sollicitent l’émission de décisions et de sanctions disciplinaires, en application des accords conclus à l’encontre du Club athlétique bizertin (CAB) et de l’Avenir sportif de Gabès (ASG).
Le groupe de créanciers avait saisi cette commission, compétente en matière d’octroi des licences aux clubs, après que le CAB et l’ASG n’ont pas régularisé leur situation financière ni respecté leurs engagements découlant des accords conclus, lesquels bénéficiaient de la garantie de la Fédération tunisienne de football.
La Commission de première instance a examiné les dossiers, vérifié le contenu des requêtes et entamé les travaux préparatoires concernant le dossier du Club athlétique bizertin afin de préserver les droits des différentes parties. Elle a, également, adressé des correspondances à la direction du CAB ainsi qu’au ministère des Finances, en coordination avec le ministère de la Jeunesse et des Sports, le 30 avril 2026. Un rappel sur le même sujet a ensuite été envoyé le 21 mai 2026, auquel le ministère des Finances a répondu par écrit, de manière détaillée le 26 mai 2026.
À l’issue d’une série de discussions, la commission a décidé ce qui suit :
1. Déclarer son incompétence fonctionnelle et matérielle pour examiner les demandes de retrait de points déposées contre l’Association du CAB et l’Association de l’ASG.
2. Se dessaisir des dossiers et les transmettre, avec l’ensemble des pièces justificatives et annexes, au Bureau fédéral de la Fédération tunisienne de football, afin qu’il statue sur ces affaires, conformément à ce qu’il jugera approprié et en accord avec la réglementation sportive en vigueur.
C’est dire que le dossier risque de « ronronner » encore pour quelque temps avant de voir la compétition reprendre et « classer » cette affaire !
K.Z.
En prévision du Mondial 2026 : Les Aigles de Carthage entament leur dernier stage en Autriche
La sélection tunisienne s'est envolée, hier samedi 30 mai 2026, en direction de Vienne. La délégation a pris d’abord un vol reliant Djerba à Tabarka, avant de poursuivre son déplacement directement vers la capitale autrichienne.
Dans le cadre de sa préparation à la Coupe du monde 2026, la Tunisie disputera deux rencontres amicales de prestige. Les Aigles de Carthage affronteront d'abord l’Autriche, lundi prochain à 19h45, avant de se mesurer à la Belgique, le samedi 6 juin à partir de 14h00.
Ces deux matches serviront de tests importants pour le sélectionneur et son groupe, à l’approche du rendez-vous mondial, d’autant plus que Sabri Lamouchi va disposer de la totalité de son effectif.
Les faux arguments de Lamouchi
A propos du sélectionneur, il n’a pas été avare en interventions médiatiques, ces derniers jours. Or, il n’a fait qu’amplifier les polémiques à propos de la présence de son fils sur le terrain d’entrainement des Aigles de Carthage ou sur quelques choix qu’il n’a pas su justifier, notamment l’absence du gardien stadiste Noureddine Farhati ou la présence de quelques joueurs qui n’ont pratiquement disputé aucun match ces derniers mois. Lamouchi aurait bien fait de se taire que de présenter des justificatifs et des arguments qui ne tiennent pas la route et de se muer en donneur de leçons. A présent, tout le monde doit se mettre au travail de manière plus sérieuse et tourner la page des polémiques.
Kamel ZAIEM
Ligue des champions : Le PSG bat Arsenal et conserve sa couronne
D'abord muselé et mené par des Gunners parfaitement organisés, le PSG est revenu dans sa finale à Budapest ce samedi, pour remporter une deuxième Ligue des champions de rang, aux tirs au but (1-1, 4-3 t.a.b.). Les Parisiens intègrent ainsi le cercle légendaire des clubs qui ont conservé leur couronne en C1.
Un an après son sacre à Munich au bout d'un festival contre l'Inter Milan (5-0), le PSG a vécu une finale radicalement différente à Budapest ce samedi, mais a gardé sa place sur le toit de l'Europe, au bout d'une partie peu emballante où il a su faire parler son expérience (1-1, 4-3 t.a.b.). Alors qu'ils rêvaient d'une nouvelle avalanche de buts, comme en demi-finale aller de Ligue des champions contre le Bayern Munich (5-4), les Parisiens se sont longtemps fracassés sur un mur nommé Arsenal.
Mais 20 ans après leur défaite contre le Barça au Stade de France (1-2), où ils avaient ouvert le score avant de craquer pour leur première finale de Ligue des champions, les Gunners ont vécu une désillusion similaire. Revenu au score grâce à son Ballon d'Or Ousmane Dembélé (65e), le PSG a finalement décroché sa deuxième Ligue des champions de suite aux tirs au but, son exercice favori.
De quoi entrer dans la légende de l'épreuve pour de bon, en devenant le neuvième club à parvenir à gagner deux C1 de rang, après le Real Madrid (de 1956 à 1960 puis de 2016 à 2018), Benfica (1961, 1962), l'Inter Milan (1964, 1965), l'Ajax Amsterdam (de 1971 à 1973), le Bayern Munich (de 1974 à 1976), Liverpool (1977, 1978), Nottingham Forest (1979, 1980) et l'AC Milan (1989, 1990).
Accession en Ligue 1 : Le CSHL au Paradis
A l’issue de sa victoire face au Stade Gabésien (3-0) à l’occasion du match barrage pour l’accession en Ligue 1, le CS Hammam-Lif est de retour en première division après deux saisons passées en Ligue 2. La « Hamhama », qui a amplement mérité cette consécration, retrouve, ainsi, sa véritable place au sein de l’élite. Cette accession est le fruit d’un travail titanesque de la part du bureau directeur, du staff technique, des joueurs et surtout des supporters qui y ont cru et qui ont été présents en grand nombre lors des matches cruciaux de la saison. Avec des moyens assez limités, les Verts ont réalisé leur objectif majeur et promettent de ne plus quitter la Ligue 1. Bravo…
K.Z.
Handball : L'Espérance bat le CSSakiet Ezzit en finale et s'offre le doublé
Par Jamel Belhassen
Après le titre de champion, l'Espérance de Tunis a réussi cet après-midi à remporter la coupe de Tunisie en battant le CSSakiet Ezzit par (32-25) après un match disputé notamment en première periode avec une excellente prestation des Sudistes qui ont mené à la pause par trois points d'écart ( ( 12-15).
Mais , grâce à un effectif riche et une superbe remontée, les Sang et Or ont fini par maîtriser le jeu et prendre le large pour terminer en beauté. Les camarades de Boughanmi se sont montrés intraitables et ont prouvé encore une fois qu'ils n'ont pas de rival dans cette discipline avec cette 31e coupe de Tunisie et ce énième doublé.
A signaler que le coach égyptien Bacem Sabki quitte avec ce match l'Espérance après sept années riches en consécrations.
J.B.
L’actrice tunisienne Malika Hablani n'est plus
L’actrice tunisienne Malika Hablani s’est éteinte ce samedi matin à l’hôpital Sahloul de Sousse, a annoncé la délégation régionale des Affaires culturelles de Sousse sur sa page officielle Facebook.
Figure familière et appréciée du paysage audiovisuel tunisien, la défunte a marqué plusieurs générations de téléspectateurs grâce à son talent et à sa présence singulière à l’écran. Au fil d’une carrière riche de plusieurs décennies, elle a participé à de nombreuses productions qui ont laissé leur empreinte dans l’histoire de la télévision tunisienne, parmi lesquelles "Al Hassad" (1995), "Mnamet Aroussia" (2000), "Ikhwa wa Zamen" (2003), "Hissabat wa Akabet" (2004), "Awdat El Meniar" (2005), "Al Layali Al Bidh" (2007), "Bayn Ethnaya" (2008) et "Pour les beaux yeux de Catherine" (2012).
Par son engagement artistique, la justesse de son interprétation et la diversité des rôles qu’elle a incarnés, Malika Hablani a su conquérir l’affection du public et s’imposer comme l’un des visages marquants du petit écran tunisien.
Sa disparition laisse un grand vide dans le paysage culturel national. Son parcours et les personnages qu’elle a portés continueront toutefois de vivre dans la mémoire des téléspectateurs et dans le patrimoine audiovisuel tunisien.
















