Tunisie – Suède (Demain à 03h00) : Demeurons, tout de même, optimistes
C'est parti. Les Aigles de Carthage entament leur aventure mondialiste à Monterrey au Mexique face à la Suède. Un face à face plein d'interrogations, notamment du côté tunisien avec des matches de préparation qui ont laissé les Tunisiens sur leur faim même si, sur le terrain, tout demeure possible…
En effet, la dernière rencontre de préparation face à la Belgique, ponctuée par un naufrage, a installé le doute dans les esprits. Depuis, on ne fait que se demander avec quel visage, nos représentants vont-ils aborder cet exorde face à une Suède qualifiée suite aux barrages européens, certes, mais qui reste quand même redoutable avec son duo d'attaque composé de Gyokeres, auteur de 22 buts avec Arsenal, cette saison, et Alexabder Isak, l'attaquant de Liverpool, excellent de mobilité et de qualité technique sans oublier le Tunisien Yasin Ayari, l’homme à tout faire à l’entrejeu. Le sélectionneur anglais Graham Potter est un adepte du 3-4-1-2. Autant dire que les Suédois seront certainement difficiles à manier.
Majbri et Gharbi en ballottage
Face à cette armada, Sabri Lamouchi est appelé à effectuer le meilleur casting possible pour espérer présenter une formation capable de rivaliser avec son adversaire. Le premier match du groupe est toujours abordé avec confiance et détermination et les camarades de Skhiri sont appelés à donner le meilleur d'eux-mêmes tout en restant appliqués et concentrés pour éviter les maladresses et cafouillages susceptibles de tout gâcher.
Lamouchi alignerait son équipe en 4-2-3-1 avec Chawat en pointe de l'attaque. Dernière lui, on devrait retrouver Achouri, Ben Slimane, Majbri, s'il est rétabli, ou Gharbi. Devant la défense, Skhiri sera accompagné de Khedhira. Enfin, l'arrière-garde sera composée de Valery et Abdi sur les flancs et du duo Talbi- Rekik dans l'axe central. Au poste de gardien, Chamakh serait, selon toute vraisemblance, reconduit, même si certaines voix avancent le nom de Dahmen.
En tout cas, quelle que soit la formation rentrante, l'important sera de réussir cette entrée en matière malgré les difficultés attendues.
Formation probable : Chamakh (Dahmen), Valery, Abdi, Talbi, Rekik, Skhiri, khadhira, Majbri (Gharbi), Ben Slimane, Achouri, Chawat.
Jamel BELHASSEN
Une douce balade entre deux cultures, entre "Paris-Tunis"
L’Institut français de Tunisie (IFT) accueillera, le lundi 22 juin 2026 à 19H00, le musicien Jean Bellenger accompagné de sa troupe de musiciens et chanteurs tunisiens pour un spectacle musical inédit intitulé « Paris-Tunis », célébrant la rencontre entre les répertoires français et arabes.
A travers ce dialogue musical, les artistes invitent le public à un voyage entre les cultures, les langues et les sensibilités, où les chansons françaises et arabes se croisent, se répondent et se réinventent. Entre héritages partagés et influences réciproques, le spectacle dessine un espace de rencontre où la musique devient un langage commun, porté par la richesse et la diversité des deux cultures.
Ministère des Affaires culturelles: Nouveau règlement pour les spectacles privés à Carthage
Le ministère des Affaires culturelles instaure un nouveau cadre réglementaire pour les spectacles privés organisés à l’amphithéâtre antique de Carthage en dehors du Festival international de Carthage, afin de mieux protéger ce site patrimonial emblématique.
Les spectacles privés programmés à l’amphithéâtre antique de Carthage en dehors de la période officielle du Festival international de Carthage seront désormais encadrés par une réglementation spécifique. C’est ce qu’a annoncé, vendredi, le ministère des Affaires culturelles à l’issue d’une réunion de travail présidée la veille par la ministre Amina Srarfi.
Cette nouvelle formule, baptisée « Carthage OFF », concerne les manifestations artistiques organisées hors du rendez-vous estival du Festival international de Carthage, qui se tient traditionnellement entre juillet et août. Elle s’inscrit dans le cadre d’une révision plus large des mécanismes de gouvernance des manifestations culturelles et de gestion des espaces patrimoniaux.
Selon le ministère, l’objectif est de mettre en place un cadre réglementaire précis garantissant à la fois la qualité de la programmation et le respect des normes juridiques et techniques relatives à la préservation du patrimoine. Les organisateurs devront ainsi se conformer à des critères stricts pour obtenir les autorisations nécessaires, dans le souci de préserver l’intégrité du monument et de clarifier les responsabilités des différentes parties prenantes.
Les discussions ont également porté sur l’élaboration de cahiers des charges de référence fixant les conditions organisationnelles, techniques et logistiques des spectacles. Cette démarche vise à harmoniser les procédures et à prévenir toute pratique susceptible d’altérer la valeur historique et symbolique du site.
La ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a souligné la nécessité d’adopter « une approche équilibrée » conciliant la valorisation économique et artistique des espaces archéologiques avec la sauvegarde de leurs composantes patrimoniales pour les générations futures.
Les participants à la réunion ont, par ailleurs, insisté sur l’importance d’adapter la nature des activités accueillies aux spécificités historiques et culturelles des lieux. Cette orientation s’inscrit dans la stratégie du ministère visant à promouvoir le tourisme culturel tout en garantissant la durabilité et la préservation du patrimoine national.
Madrid distingue le chercheur tunisien Ridha Mami
Le chercheur tunisien Ridha Mami a reçu à Madrid la médaille d’or du Cercle interculturel hispano-arabe (CIHAR), qui l’a désigné personnalité de l’année 2025.
Madrid a rendu hommage à la Tunisie en distinguant l’une de ses figures intellectuelles les plus actives dans le monde hispanique: le chercheur et universitaire Ridha Mami.
La cérémonie s’est tenue dans le cadre prestigieux de la Salle des ambassadeurs de la Casa Árabe, à l’occasion de la douzième rencontre annuelle du CIHAR organisée sous le signe de l’initiative « 2026, Année d’al-Andalus ». Elle s’est déroulée en présence de nombreuses personnalités du monde diplomatique, culturel et académique, parmi lesquelles Nadia Barhoumi, chargée d’affaires de l’ambassade de Tunisie en Espagne, et Miguel Moro Aguilar, directeur général de la Casa Árabe.
Interrogé par l’agence TAP, Ridha Mami a considéré cette distinction comme l’aboutissement d’années de travail consacrées au dialogue entre les cultures arabe et hispanique. Il a plaidé pour un renforcement des échanges culturels tunisiens avec l’espace hispanophone et l’Amérique latine, soulignant l’importance de multiplier les passerelles entre ces univers culturels.
Son parcours est marqué par un important travail de médiation intellectuelle et littéraire. Il a notamment contribué à faire connaître l’œuvre du poète espagnol Federico Garcia Lorca auprès du lectorat arabophone, tout en œuvrant à la diffusion des écrits d’Aboul Kacem Chebbi dans les universités espagnoles et latino-américaines.
La médaille d’or du CIHAR récompense des parcours remarquables dans les domaines de la recherche, de l’édition, du multiculturalisme et du rapprochement hispano-arabe. Lors de cette même cérémonie, cinq autres universitaires ont été distingués : Álvaro Martínez Sevilla, José Miguel Puerta Vílchez, María de los Ángeles Utrero Agudo, María Isabel Fierro Bello et Nagwa Gamal Mehrez.
Dans la catégorie institutionnelle, le prix a été attribué conjointement au Centre d’interprétation de Cútar à Málaga, à l’Espace autour du périphérique de Madrid et à La Madrasa, Centre de culture contemporaine relevant de l’Université de Grenade.
La soirée a également été marquée par la présentation de l’ouvrage collectif « Visions actuelles d’al-Andalus », consacré à l’héritage scientifique, littéraire et architectural de cet espace culturel partagé.Cette reconnaissance madrilène s’ajoute à une autre distinction récemment obtenue par l’Association tunisienne des hispanistes (ATELE), présidée par Ridha Mami, lauréate du prix « Escriduende ». Le chercheur est également membre de plusieurs institutions académiques internationales, dont l’Académie internationale des sciences, des technologies, de l’éducation et des humanités d’Espagne et l’Académie d’histoire et de géographie du Mexique.
Mondial 2026 - Maroc - Brésil (1-1) : Les Lions de l’Atlas méritaient mieux
C'était le premier choc de ce Mondial 2026 et il a tenu ses promesses. Le Maroc, auteur d'un début de match étouffant, a tenu la dragée haute au Brésil ce vendredi à New York (1-1) dans le groupe C.
Pas de vainqueur à l’issue du premier gros choc de la Coupe du monde 2026, disputé au MetLife Stadium de New York, devant un parterre de stars. Le Maroc et le Brésil ne sont pas parvenus à se départager dans un match que les Lions de l’Atlas ont mieux maîtrisé (1-1). Malheureusement pour eux, la Seleçao a de grandes individualités, et Vinicius a répondu à l’ouverture du score signée Ismael Saibari. Les deux nations se disputeront donc probablement la première place du groupe C à distance, face à l’Écosse et à Haïti.
Mondial 2026 (Groupe C) : Un point historique pour le Qatar qui tient en échec la Suisse (1-1)
C'est le premier petit exploit de ce Mondial. Un exploit que peu de personnes l'avaient vu venir. Le Qatar a créé la sensation en tenant tête à la Suisse pour obtenir le match nul (1-1) dans le groupe B, samedi à Santa Clara, lors de la 1ère journée de la Coupe du monde. Si Breel Embolo a vite ouvert le score (17e, sp), les Suisses, ultra-dominateurs, n'ont pas su faire le break et ont été punis avec l'égalisation sur le fil de Boualem Khoukhi (90e+5) qui a offert aux Qataris leur tout premier point dans un Mondial.
Battu lors de ses 3 matches à domicile lors de la dernière Coupe du monde, le Qatar ouvre son compteur et entame joliment cette édition 2026. Malgré son 56e rang au classement Fifa, il se place, pour le moment, au même niveau que la Suisse, le Canada et la Bosnie dans un groupe B plus dense qu'attendu.
Ce soir (23h) - Maroc- Brésil : Une affiche royale
Les férus de beau football seront gâtés ce soir. En effet, le Maroc, qui entre aujourd’hui en lice en Coupe du monde, croisera le fer avec le quintuple champion du monde, le Brésil. Voilà un plateau de choix qui ne manquera pas de faire vibrer les foules et les téléspectateurs.
Il suffit de citer le beau duel en perspective entre Vinicius Jr, l'attaquant brésilien du Real Madrid et le latéral droit du PSG, le Marocain Achraf Hakimi pour susciter l'engouement pour ce match. Le Maroc a quelque peu changé après la dernière CAN, mais garde ses meilleurs éléments comme le gardien Bounou et les attaquants Brahim Diaz et Ismail Saibari qui vient d’être recruté par le Bayern Munich.
Les hommes de Mohamed Ouahbi auront à défier leurs illustres homologues brésiliens dans un match explosif où les forces en présences, avec des moyens différents, partent à égalité des chances car les Lions de l'Atlas n'ayant plus rien à envier aux meilleurs. En face, Carlo Ancelotti a sous la main des virtuoses du ballon rond comme Vinicius Junior, Raphinha ou encore Casemiro et Marquinos. Toujours aussi confiants et ambitieux, les Cariocas viseront cette fois encore une sixième coupe du monde. Le match de ce soir sera édifiant quant à la qualité de ce groupe lancé par Ancelotti. Un rendez-vous à ne pas rater.
Jamel BELHASSEN
Le journal du Mondial
Mexique : La danse de Quinones pour chambrer les Sud-Africains
Le Mexicain Julián Quiñones est devenu jeudi le premier buteur de la Coupe du monde 2026. Au stade Azteca, il a ouvert le score à la 9e minute face à l’Afrique du Sud.
Lors de la célébration de son but, le joueur du club saoudien d’Al-Qadsiah n’a pas hésité à chambrer ses adversaires, indiquent plusieurs médias, dont RMC Sport et L’Equipe. Il a en effet reproduit une danse chère aux Bafana Bafana.
Il s’agit de pas de danse similaires à ceux réalisés en 2010 par le Sud-Africain Siphiwe Tshabalala, après avoir inscrit le premier but du Mondial à domicile, lors du match d’ouverture face… au Mexique. Les deux équipes s’étaient alors quittées sur un match nul (1-1).
Pour son deuxième match dans cette Coupe du monde, l’Afrique du Sud tentera de se ressaisir le 18 juin face à la Tchéquie. De son côté, le Mexique affrontera la Corée du Sud le 19 juin.
Cadavre retrouvé devant le stade d’entraînement de l’Iran
Un cadavre en décomposition a été retrouvé dans le coffre d’une voiture parquée à proximité du stade où s’entraîne l’équipe nationale iranienne à Tijuana (nord-ouest du Mexique), selon une information de l’AFP relayée par Le Figaro.
La découverte a été faite par une patrouille de surveillance. «En inspectant le véhicule, elle a constaté, à l’arrière du coffre, la présence d’une personne enveloppée dans un sac noir, présentant des traces de violence», a expliqué le parquet de Tijuana à l’AFP. Selon les commerçants locaux, la voiture était stationnée à cet endroit depuis trois jours environ.
Vol d’équipement de l’équipe d’Angleterre
Les préparatifs de l’Angleterre pour la Coupe du monde ont été perturbés. L’équipe a été victime d’un vol de matériel avant son arrivée samedi à son centre d’entraînement de Kansas City, ont rapporté les médias britanniques.
Selon la BBC, des ballons et des chaussures figuraient parmi les objets dérobés à bord de véhicules, dévalisés alors qu’ils acheminaient le matériel vers le centre d’entraînement de la sélection, le Swope Soccer Village. Toujours selon le média britannique, deux personnes ont été arrêtées en lien avec cet incident.
La Fédération anglaise a confirmé à l’agence britannique Press Association qu’un incident s’était produit, mais n’a pas été en mesure de fournir plus d’informations.
L’équipe d’Angleterre de Thomas Tuchel doit s’entraîner pour la première fois au Swope Soccer Village samedi après-midi, après avoir quitté son camp d’entraînement en Floride. Elle entamera sa campagne en Coupe du monde contre la Croatie mercredi, avant d’affronter le Ghana et le Panama dans le groupe L.
Coupe du monde 2026 : Le Canada tenu en échec, les USA cartonnent
Canada - Bosnie Herzégovine (1-1)
Un seul point à la saveur particulière : au lendemain de l'ouverture du Mondial 2026 à Mexico, le Canada a démarré sa compétition à domicile en arrachant le nul 1-1 face à la Bosnie-Herzégovine, ce vendredi à Toronto. La Bosnie, tombeuse de l'Italie en barrages de qualification, avait elle ouvert le score contre le cours du jeu, sur une de ses rares occasions, grâce à Jovo Lukic (21e). La suite a vu les Canadiens dominer pour se rattraper et leurs efforts ont fini par payer, avec un but tardif mais salvateur de Cyle Larin (78e) pour arracher le nul.
Etats Unis – Paraguay (4-1)
Pour leur part, les États-Unis, coorganisateurs du Mondial 2026, ont parfaitement lancé leur Coupe du monde, avec une victoire écrasante aux dépens du Paraguay (4-1), grâce notamment à leur attaquant Folarin Balogun auteur d'un doublé, vendredi 12 juin au SoFi Stadium de Los Angeles.
Les Américains, qui ont d'abord ouvert le score grâce à un but contre son camp du Paraguayen Damian Bobadilla, l'ont alourdi un peu plus par Giovanni Reyna dans le temps additionnel. Ils prennent provisoirement les commandes du groupe D, avant le match entre la Turquie et l'Australie à Vancouver samedi.
Fil d’Or 2026 : L’orientation maghrébine mise en évidence
La dernière édition du « Fil d’Or », celle de 2026, n’a pas été un événement ordinaire. Cette fois-ci, ce sont le souffle humain et la diversité qui ont orienté les organisateurs, à commencer par notre ami et artiste Nizar Chargui, le patron de cet événement majeur dans le monde de la mode, de la beauté et de la grâce.
C’est dans ce cadre qu’a eu lieu la soirée qui a épaté les présents et confirmé la maturité des organisateurs. Nous avons évoqué, dans un article précédent, l’engagement humain du Fil d’Or 2026 qui a fait de ce rendez‑vous d’exception de beauté et d’élégance un exemple à suivre en matière de valeurs humaines nobles avec la complicité du Rotary Club Tunis Notre Dame.
Ce qui a également retenu l’attention, c’est cette ouverture de cette grande soirée aux nouvelles et récentes créations maghrébines dans ce domaine. En ce dimanche 7 juin, nous avons eu droit à un très beau spectacle, œuvre de créatrices et créateurs tunisiens, mais également ceux qui ont honoré cet événement par leur présence. Nous citons, en particulier, Nadia Riahi, la fondatrice de Maison Phénix et créatrice marocaine au parcours international impressionnant.
Venue de Marrakech pour une seconde participation au Fil D’Or, , elle nous a fait découvrir sa nouvelle collection de caftans marocains, un héritage riche en histoire qui raconte, d’un modèle à l’autre, l’histoire de belles femmes qui le portent.
Autre invité de marque, Walid Dounas, un styliste-modéliste algérien, formateur et entrepreneur dans la mode. Passionné par la création et la transmission du savoir-faire, il n’a pas caché sa fierté d’être présent à ce spectacle : « je développe depuis plusieurs années des projets de formation et de confection en Algérie. Aujourd’hui, je suis fier de représenter mon pays en Tunisie à travers mes créations et ma vision de la mode algérien moderne ».
Révélations explosives sur le silence complice d’Infantino face à Trump: Ce document révèle les liens mystérieux entre les deux hommes et le scandale du "Fifagate" !
Que faisait Gianni Infantino le 6 octobre 2015, en plein milieu du "Fifagate", à New York ? Et surtout, qui a-t-il pu rencontrer ? Si la réunion tenue ce jour-là questionne autant, c'est qu'elle pourrait expliquer les liens décidément très forts entre la fédération américaine, le président de la Fifa, et son ami Donald Trump, le président des Etats-Unis, à qui il passe tout. A travers ce document publié par Eurosport, on peut trouver beaucoup de réponses à ces interrogations…
On est en droit de se demander en quoi la relation si étroite qui unit Gianni Infantino à Donald Trump bénéficie à la Fifa ou à son président, une relation qui ne peut être celle d'égaux, et qui s'apparente plus à de l'inféodation qu'à quoi que ce soit d'autre. Pourtant, de l'ouverture d'un bureau de la Fifa dans la Trump Tower de New York à la grotesque attribution d'un "Prix Fifa de la Paix" que personne n'avait vu venir au président américain le 5 décembre dernier, en passant par la présence d'infantino à l'investiture de son "ami" en janvier 2025 et aux multiples rendez-vous entre les deux hommes, la Fifa peut donner l'impression d'être devenue le fameux "51ème état" - un état dans lequel l'Amérique MAGA peut être assurée d'un soutien sans faille.
Ce soutien se traduit aujourd'hui par un silence écrasant de l’instance gouvernante du football mondial et de son chef autour des multiples violations du cahier des charges de la Coupe du Monde de 2026 dont le régime américain s'est rendu coupable, bafouant - entre autres - le principe de libre circulation des fans et des dirigeants dans les pays hôtes du Mondial, qu'il s'agisse des supporters iraniens dont les billets ont été invalidés, du photographe officiel de la délégation irakienne, de l'arbitre somalien Omar Artan, des fans de l'Ecosse dont les ESTAs ont été révoqués au dernier moment, ou des brimades humiliantes infligées aux équipes du Sénégal et de l'Ouzbékistan par les services d'immigration US. Une liste dont on doit craindre qu'elle ne soit pas close.
Ce principe de la libre circulation des supporters était pourtant cher au coeur de Gianni Infantino - mais en 2017, pas en 2026, semble-t-il. "Il est évident qu'en ce qui concerne les compétitions de la FIFA, toute équipe qualifiée pour une Coupe du monde, y compris ses supporters et ses officiels, doit avoir accès au pays, sinon il n'y a pas de Coupe du monde", disait-il alors.
La cour faite par Infantino par Trump est si éhontée que la fédération norvégienne a soutenu une plainte de l'ONG FairSquare à la Commission d'Ethique de la Fifa pour violation des statuts de l'instance et, en particulier, de l'article 15 du Code d'Ethique qui exige des dirigeants du football qu'ils "demeurent politiquement neutres".
Plus qu'une séduction, une contrepartie
Pourquoi, alors ? Qu'est-ce que Gianni Infantino attend des Américains, alors qu'il sait combien son image et celle de son organisation, déjà passablement écornées dans l'opinion, souffrent de son rapprochement avec la Maison-Blanche, dont il est impossible de trouver quelque équivalent que ce soit dans l'histoire du mouvement sportif ?
Mais c'est poser la mauvaise question. Gianni Infantino n'attend rien en retour : il règle une dette.
C'est une chose sur laquelle tous les spécialistes de la question sont d'accord : sans le soutien américain, jamais Gianni Infantino n'aurait été élu président de la Fifa en février 2016. L'ancien bras droit de Michel Platini à l'UEFA avait bien la bénédiction de la confédération européenne, mais son principal adversaire et grand favori de l'élection, le Bahreini Sheikh Salman ben Ibrahim al-Khalifa, pouvait s'appuyer sur l'AFC, la confédération asiatique dont il était le président depuis 2013, et, crucialement, sur la Confédération africaine, la CAF, qui avait promis de voter pour lui en bloc. Les deux autres candidats, le Jordanien Prince Ali et le Français Jérôme Champagne, avaient, eux aussi, leurs partisans, mais en nombre trop limité pour se mêler à ce qui serait finalement un duel.
C'est alors que les Américains se mirent au travail, sous la gouverne du très influent Sunil Gulati, président de la US Soccer Federation et membre du Comité Exécutif de la Fifa. Le soutien africain à Sheikh Salman s'effondra dans les jours précédant le scrutin, tandis que la plupart des voix de la CONCACAF, dont les USA sont membres, se reportèrent sur Gianni Infantino lors du second tour de scrutin. Infantino l'emporta par 115 voix à 88. Sunil Gulati fut le premier à féliciter Gianni Infantino de son élection.
2015, le début d'une autre histoire
Voilà pour la grande Histoire, avec un "H" majuscule. Mais la petite mérite qu'on s'y arrête, une "petite histoire" qui fut révélée par une remarquable enquête publiée en novembre 2022 par les journalistes d'investigation Thomas Kistner, Claudio Catuogno et Johannes Aumüller dans le Suuddeutsches Zeitung, qui n'a certainement pas eu l'écho qu'elle méritait.
Les journalistes s'étaient penchés sur un mystérieux voyage de Gianni Infantino à New York le 6 octobre 2015, soit deux semaines après qu'avait explosé l'affaire Platini, accusé d'avoir reçu un "paiement déloyal" de deux millions de francs suisses émis par la Fifa. Platini, président de l'UEFA et grand favori à la succession de Sepp Blatter sur le trône de la Fifa, n'a jamais cessé de proclamer son innocence, mais fut néanmoins suspendu par la Commission d'Ethique de l'instance.
L'Italo-Suisse était alors le secrétaire général de l'UEFA, en quelque sorte le "premier ministre" de Platini. Il avait jusque-là évité d'être mêlé aux retombées du raid du FBI et de la police suisse sur le palace du Baur-au-Lac, où sept dignitaires du football mondial, présents à Zurich pour le Congrès Electif de la Fifa, furent arrêtés au petit matin du 27 mai 2015, précipitant le "Fifagate", la chute de Sepp Blatter, et semant la panique dans les hautes sphères du football mondial.
Il existait pourtant un lien entre Gianni Infantino et les accusés du "Fifagate", plus précisément avec les négociants argentins de droits sportifs Hugo et Mariano Jinkis - le père et le fils. En septembre 2006, l'UEFA avait vendu à leur société Cross Trading les droits TV de la Ligue des Champions pour trois ans, puis ceux de la Coupe de l'UEFA et de la Supercoupe de l'UEFA, pour un total de 139 000 dollars US - pour les revendre quelques mois plus tard à un autre groupe média, Teleamazonas, empochant un bénéfice de plus de 300 000 dollars US au passage. Le signataire du contrat pour le compte de l'UEFA était Gianni Infantino, alors directeur du service juridique de la confédération.
Un voyage mystérieux
La justice américaine, qui requit l'extradition d'Argentine des Jinkis, mais en vain, les inculpa de racket, fraude et corruption. L'existence et le contenu du contrat signé par Infantino ne leur étaient pas inconnus. C'est dans ce contexte que le futur président de la Fifa se rendit à New York. Les journalistes du Suuddeutsches Zeitung établirent qu'Infantino s'envola de Genève pour New York à 11:15 du matin le 6 octobre 2015, pour en revenir le 8. Qu'allait donc faire le numéro 2 de l'UEFA à New York au plus fort du tourbillon policier et juridique qui entourait la Fifa aux Etats-Unis ?
Questionnée par les journalistes en mars 2016, juste après l'élection de Gianni Infantino, la Fifa avait catégoriquement affirmé que son nouveau président n'avait jamais eu maille à partir avec quelque personne impliquée dans le Fifagate. Mais si tel était le cas, quel était le but de cette escapade américaine ? "L'affaire était si délicate qu'il fallut la dissimuler en interne", affirment les enquêteurs du SDD. Les documents de l'UEFA qu'ils parvinrent à se procurer indiquent que la raison "officielle" de ce déplacement était une réunion du conseil d’administration de CAA, une agence américaine partenaire de l'UEFA.
Cette réunion eut bien lieu, et Gianni Infantino y prit part. Mais pas le 6 octobre, le 5. Et pas à New York, mais par visioconférence à Nyon, où se trouve le siège de l'UEFA. Ce n'est que le lendemain que le bras droit de Michel Platini prit le chemin des USA. L'UEFA mentait à ses propres employés. Pour quelle raison ?
On l'a fait avant que je devienne président"
Ce que fit Infantino à New York, lui seul le sait - lui, et les personnes qu'il y rencontra. L'UEFA comme la Fifa se sont toujours refusées à répondre aux questions de nos confrères allemands autrement que par des protestations et des dénis, pas des explications ou des preuves.
Parallèlement, on se souviendra des déclarations des plus embarrassantes de Donald Trump au sommet de Davos de janvier 2020. Son voisin de table n'était autre que Gianni Infantino ce jour-là. "On la voulait [chez nous]! On l'a fait !", s'exclama-t-il, parlant de l'attribution de la Coupe du Monde de 2026 aux Etats-Unis, associés au Canada et au Mexique. "Et on l'a fait avant que je devienne président !", ajouta-t-il.
Donald Trump ne devint officiellement président des USA qu'en janvier 2017, soit quatre mois avant l'annonce de la candidature américaine. Un an et cinq mois avant que les Américains n'emportent la partie face au Maroc lors du 68ème Congrès de la Fifa, tenu en marge du Mondial russe de 2018. Donald Trump était-il devin, ou savait-il quelque chose que nous ignorons toujours ?
WeFranchizDays Tunis 2026 : promouvoir la franchise et saisir ses opportunités
Tunis accueillera le mercredi 24 juin 2026 la plus importante rencontre dédiée à la franchise et au développement des réseaux en Tunisie, à l’occasion des WeFranchiz Days Tunis 2026 organisés au Novotel Lac 2.
Cette rencontre B2B réunira des enseignes tunisiennes en développement, des entrepreneurs, des investisseurs, des experts et des partenaires institutionnels autour d’un objectif commun : promouvoir la franchise comme modèle d’entrepreneuriat structuré, accessible et créateur d’opportunités.
Dans un contexte où de nombreux Tunisiens souhaitent entreprendre, tout en limitant les risques liés à la création d’entreprise, la franchise apparaît comme une solution concrète et rassurante. Elle permet à un entrepreneur de lancer son activité en s’appuyant sur un concept déjà éprouvé, une marque reconnue, un savoir-faire opérationnel et un accompagnement continu.
Au-delà d’un simple rendez-vous entre enseignes et candidats franchisés, WeFranchiz Days Tunis ambitionne de sensibiliser l’écosystème entrepreneurial aux avantages d’un modèle qui favorise la création d’entreprises plus structurées, mieux accompagnées et davantage préparées à la réussite.
Cette édition mettra particulièrement en lumière plusieurs enseignes tunisiennes à fort potentiel de développement, notamment MLIHA, Wafacash, Cosmitto et Tunisie Booking, qui illustrent la capacité des marques locales à se développer en réseaux et à créer de nouvelles opportunités d’investissement.
Un des messages forts portés par cette édition est l’accessibilité croissante de la franchise. Plusieurs concepts présents s’inscrivent dans des modèles de micro-franchise ou de franchise à capital modéré, avec des investissements estimés entre 80 000 et 150 000 DT. Une réalité qui ouvre la voie à de nouveaux profils d’entrepreneurs : jeunes diplômés, cadres en reconversion, commerçants ou investisseurs régionaux.
Selon les enseignements du Baromètre WeFranchiz 2026, les marques tunisiennes bénéficient d’un niveau de confiance important auprès du public. L’étude souligne également que les projets les plus performants sont ceux qui s’appuient sur des modèles économiques structurés, accompagnés et capables de transmettre un savoir-faire éprouvé. Des conclusions qui confirment le rôle croissant de la franchise comme moteur de développement entrepreneurial.
Cette édition 2026 sera également marquée par deux annonces majeures :
-La célébration des 10 ans du Baromètre de la Franchise, devenu au fil des ans un outil de référence pour analyser les évolutions du marché, les tendances sectorielles et les attentes des entrepreneurs.
-L’annonce de son internationalisation à l’échelle africaine, avec l’ambition de proposer une lecture élargie des dynamiques de la franchise sur le continent et d’accompagner le développement des réseaux au-delà des frontières tunisiennes.
À travers cette initiative, WeFranchiz confirme son positionnement en tant que plateforme de référence, observatoire du marché et accélérateur du développement des réseaux de franchise en Tunisie et en Afrique.
« Kifech Nhel Franchise ? La franchise permet de transformer une marque de confiance en opportunité entrepreneuriale structurée, accompagnée et prête à se développer. »
La matinée du 24 juin offrira aux participants l’opportunité de comprendre les nouvelles perspectives du secteur, de rencontrer les acteurs clés de l’écosystème et d’identifier les opportunités de développement aussi bien en Tunisie qu’en Afrique.
Les inscriptions sont ouvertes aux entrepreneurs souhaitant découvrir les opportunités offertes par la franchise et rencontrer les enseignes en développement : https://wefranchiz.com/media-hub/event/wefranchiz-days-2026
Le journal du Mondial 2026
Shakira remplacée par un sosie, la folle rumeur !
La prestation de Shakira jeudi lors de la cérémonie d’ouverture de la Coupe du monde, au stade Azteca de Mexico, était très attendue. La star colombienne y a interprété son nouveau titre, en compagnie du chanteur nigérian Burna Boy.
Une folle rumeur s’est toutefois répandue après le show. Des internautes ont affirmé que la personne qui avait chanté le tube «Dai Dai» n’était pas Shakira, mais une doublure. Cette théorie a ensuite pris de l’ampleur sur les réseaux sociaux.
Les partisans de cette rumeur pointent l’apparence prétendument inhabituelle de la star lors de la cérémonie. Shakira portait un haut jaune, des shorts blancs et des lunettes de soleil noir. Ces détails, ainsi qu’une nouvelle coupe de cheveux, ont alimenté les spéculations.
«Ce n’est pas Shakira. Quelque chose s’est passé en urgence à la dernière minute et j’ai l’impression qu’au dernier moment ils ont appelé une doublure, parce qu’elle n’a pas son énergie, elle ne ressemble pas du tout à la même», écrit une internaute. «Regardez comme elle se trompe dans le pas quand elle chante Dai Dai… C’est une doublure», ajoute un autre.
L’équipe de la chanteuse n’a pas réagi à la rumeur. Euronews et plusieurs autres médias l’ont démentie en mentionnant la présence d’une cicatrice sur le front de Shakira lors de la cérémonie d’ouverture et sur des photos plus anciennes.
La FIFA impose à Haïti de modifier son maillot
La FIFA a demandé à la sélection d’Haïti de modifier son maillot pour la Coupe du monde, a indiqué mercredi l’équipementier Saeta. «Conformément à l’examen de la FIFA et à la réglementation en matière d’équipement, nous avons mis en œuvre avec succès les modifications demandées afin de garantir que l’équipe soit parfaitement prête», a écrit l’équipementier sur Instagram.
Ce maillot visait à célébrer «la fierté, la résilience et l’esprit du peuple haïtien», a simplement décrit Saeta, et «le projet final présenté par Saeta» à la FIFA «se voulait un hommage aux hommes et aux femmes qui contribuent chaque jour à l’avenir d’Haïti et ne visait en aucun cas à constituer une prise de position politique». Le motif en question est une illustration de la bataille de Vertières, qui a mis fin en 1803 à la tentative de Napoléon Bonaparte de restaurer la souveraineté française sur l’île de Saint-Domingue et a ainsi achevé la révolution haïtienne.
Pour la FIFA, cette illustration est un «message politique». Le règlement stipule que «l’équipement ne doit présenter aucun slogan, inscription ou image à caractère politique, religieux ou personnel».
Face aux prix «exorbitants» des billets : Des supporters attaquent la FIFA devant la Commission européenne !
Les prix pour le Mondial ont choqué les fans de foot. Et il y a de quoi. Les billets les moins chers pour la finale du Mondial de foot commencent actuellement à 4185 dollars (3309 francs), selon les associations de supporters et de consommateurs, soit "plus de sept fois plus" qu'au Mondial-2022 au Qatar.
Après avoir dénoncé en vain les prix «exorbitants» des billets du Mondial de foot, l’organisation des supporters européens (FSE) a attaqué la Fifa devant la Commission européenne pour qu’elle renonce à ses procédures d’achat «opaques et déloyales».
Avec Euroconsumers, organisation représentant les consommateurs du continent, la FSE «a déposé une plainte officielle auprès de la Commission européenne contre la Fifa», pour avoir «abusé de sa position de monopole», indique l’association mardi dans un communiqué.
La FSE se place désormais sur le terrain du droit européen de la concurrence en estimant que la Fifa a «utilisé» son monopole sur la billetterie du Mondial «pour imposer aux supporters des conditions qui ne seraient jamais acceptables sur un marché concurrentiel».
Elles dénoncent par ailleurs une «publicité appât» pour un billet à 60 dollars en phase de groupe, réponse de la Fifa aux critiques formulées en décembre mais «pratiquement épuisé avant l’ouverture des ventes au grand public», ainsi qu’une «tarification dynamique incontrôlée».
Palais Ennejma Ezzahra: Lancement d'une plateforme pour valoriser le patrimoine musical
Le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) a lancé mercredi, à son siège au palais Ennejma Ezzahra de Sidi Bou Saïd, une plateforme de réalité virtuelle et augmentée (VR/XR) visant à numériser et promouvoir le patrimoine musical tunisien et arabe.
Ce projet, réalisé avec le soutien de l'ambassade des États-Unis en Tunisie, propose un parcours immersif de 15 minutes retraçant notamment l'histoire du Congrès de la musique arabe, tenu au Caire en 1932. Grâce à des modélisations en trois dimensions et des contenus interactifs, l'expérience met en scène des figures historiques de la musique tunisienne, telles que le baron Rodolphe d'Erlanger, Mannoubi Snoussi, Khemaïs Tarnane et Ahmed El Wafi.
La plateforme a été inaugurée par l'ambassadeur des États-Unis à Tunis, Bill Bazzi, et la directrice générale du CMAM, Saloua Ben Hafaiedh. Le financement de ce projet a été assuré par le Fonds des ambassadeurs américains pour la préservation culturelle (AFCP), sous l'égide du ministère des Affaires culturelles.
La conception technique a été confiée au Centre international de Tunis pour l'économie culturelle numérique (TICDCE) ainsi qu'à la startup tunisienne Tynass IT, spécialisée dans les technologies immersives. Labellisée dans le cadre du Startup Act et incubée par le TICDCE, cette jeune entreprise est spécialisée dans le tourisme culturel et la valorisation du patrimoine via les technologies immersives (VR, AR, XR), s'étant notamment fait connaître par le développement de l'application mobile Tynass Trips (Biben El Medina).
Pour garantir l'exactitude historique, le projet de plateforme de réalité virtuelle et augmentée (VR/XR) a réuni des experts en technologies VR/XR, des musicologues et des spécialistes du patrimoine.
Bon à savoir
À cette occasion, l'ambassadeur américain a souligné que ce projet s'inscrit dans le cadre du soutien aux initiatives visant à préserver et à promouvoir le patrimoine culturel tunisien par le biais des technologies modernes. Il a ajouté que cette expérience permettra à un public plus large, en Tunisie et à l'étranger, d'accéder aux contenus du palais Ennejma Ezzahra et du CMAM.
De son côté, la directrice générale du centre a expliqué que ce projet traduit l'engagement de l'institution à préserver, documenter et valoriser le patrimoine musical tunisien. Elle a précisé que l'utilisation de solutions numériques innovantes permet de renforcer la médiation culturelle et d'élargir l'accès à ce legs musical.
Inscrit au registre « Mémoire du monde » de l'Unesco depuis le 25 mai 2023 sur proposition de la Tunisie, le fonds musical de Rodolphe d'Erlanger (1910-1932) constitue à cet égard une ressource universelle inédite, issue de six années d'inventaire et de numérisation par les experts du CMAM. Ces archives rares sauvegardent des transcriptions uniques de traditions musicales aujourd'hui disparues ou méconnues, des cantillations hébraïques des juifs de Tunisie aux chants touareg et répertoires de la péninsule Arabique.
Le Baron d’Erlanger, orientaliste installé en Tunisie, s'était entouré d’érudits et de maîtres de l’art musical pour initier ce projet culturel et civilisationnel inédit, axé sur la réhabilitation et la promotion de la musique arabe. Les informations complémentaires sont accessibles sur le site officiel de l'institution (cmam.tn).
Le contenu de la visite virtuelle proposé sur cette plateforme, est disponible en trois langues : dialecte tunisien, français et anglais. Les informations complémentaires sont accessibles sur le site officiel de l'institution (cmam.tn).
Festival international de musique symphonique: Sous les étoiles d’El Jem, la musique symphonique en majesté
Du 11 juillet au 15 août 2026, l’amphithéâtre romain d’El Jem accueillera la 39ème édition du Festival international de musique symphonique. Orchestres et artistes venus de cinq pays se succéderont dans un programme riche, au grand bonheur des mélomanes.
Aux rythmes d'opéra, grandes œuvres symphoniques, musiques méditerranéennes et bandes originales de cinéma, l'amphithéâtre romain d'El Jem, l’un des plus prestigieux sites patrimoniaux de Tunisie, vibrera, plongeant la ville dans un beau rêve tout en musique.
Pour cette édition, le festival réunira des orchestres, ensembles et artistes venus de Tunisie, de France, d’Espagne, d’Italie et d’Autriche. Fidèle à sa vocation d’ouverture et d’excellence, la programmation proposera un voyage musical entre opéra, musique symphonique, répertoires méditerranéens et grandes œuvres du cinéma.
Le coup d’envoi sera donné le 11 juillet avec "Didon et Enée", une production du Théâtre de l’Opéra de Tunis. Le 15 juillet, l’Orchestre symphonique de Sousse présentera "Tarabiat symphoniques" avec la participation de la chanteuse Dorsaf Hamdani.
Le public découvrira ensuite la "Camerata de Barcelone" le 18 juillet dans un programme intitulé "Colores de Espana". Les 24 et 25 juillet, l’Orchestre L’Orphéon de France proposera deux soirées distinctes : la première rendra hommage à Marcel Khalifé avant de mettre à l’honneur les chants de l’exil, tandis que la seconde sera consacrée à deux chefs-d’œuvre du répertoire orchestral, "Le Boléro" de Maurice Ravel et "Shéhérazade" de Nikolaï Rimski-Korsakov.
Le mois d’août s’ouvrira avec l’Orchestre du Bal de l’Opéra de Vienne, le 1er août. Les 6 et 8 août, l’ensemble italien OIDA offrira respectivement un concert dédié aux musiques de films, de Cinecittà à Hollywood, puis une célébration des plus belles chansons napolitaines.
L’Orchestre symphonique de Carthage se produira le 12 août, avant que le festival ne s’achève le 15 août avec un concert réunissant le violoniste autrichien Yuri Revich et le groupe "The Sound".
À travers cette programmation éclectique, le Festival international de musique symphonique d’El Jem poursuit sa mission de promotion de la musique classique et symphonique tout en favorisant les échanges artistiques et culturels entre les peuples.
Imen.A.
















