Éditorial : Trump, ou l'art de faire le vide - Par Jalel Hamrouni
Il y a quelque chose d'ironique, presque cruel, dans la scène qui se dessine ces jours-ci dans le détroit d'Ormuz. Donald Trump, celui qui avait promis de "régler" le dossier iranien en cent jours, celui qui s'était vanté d'avoir rendu l'Amérique redoutable, se retrouve à frapper à la porte d'une institution qu'il n'a cessé de ridiculiser : l'ONU. Pendant ce temps, Téhéran n'a pas bougé d'un centimètre. C'est là tout le paradoxe de la politique trumpienne au Moyen-Orient. À force de vouloir tout casser, on finit par se retrouver seul dans les décombres.
Depuis son retour à la Maison-Blanche, Trump a remis au goût du jour sa stratégie de la "pression maximale" contre l'Iran, sanctions supplémentaires, rhétorique martiale, ultimatums à répétition. Sur le papier, ça ressemble à de la fermeté. Dans les faits, ça ressemble surtout à du bruit. Téhéran a appris depuis longtemps à vivre sous pression américaine. La République islamique a survécu à l'embargo, aux assassinats ciblés, à l'effondrement de sa monnaie. Elle n'a aucune raison de céder à un président dont la crédibilité internationale est, disons, fragile.
Car c'est là le vrai problème. La puissance américaine ne se mesure pas qu'en porte-avions et en barils de pétrole. Elle se mesure aussi en alliés, en coalitions, en capacité à construire un rapport de force collectif. Et sur ce terrain-là, Trump a fait un travail remarquable : de sape.
L'Europe, qu'il a bousculée, méprisée, taxée ? Elle négocie désormais en parallèle avec Téhéran, sur ses propres termes. Les monarchies du Golfe, censées former le socle d'un "front arabe" anti iranien ? Elles ont discrètement normalisé leurs canaux avec l'Iran, achetant leur tranquillité au prix d'une neutralité soigneusement entretenue. L'ONU, cette "bureaucratie inutile" selon Trump ? Le voilà contraint d'y revenir, chapeau à la main, cherchant une légitimité qu'il a lui-même contribué à éroder.
L'Iran, lui, n'a pas chômé. Pendant que Washington s'épuisait en contradictions, menacer et négocier, claquer des portes et les rouvrir, Téhéran consolidait son influence régionale avec une méthode. Le programme de missiles avance. Les proxys au Yémen, en Irak, au Liban tiennent leurs positions. Et sur le plan diplomatique, la République islamique joue sur du velours : chaque tweet incendiaire de Trump lui fournit un argument supplémentaire pour se présenter comme la victime d'un impérialisme agressif.
Il faut dire les choses clairement : l'Iran n'est pas une puissance sympathique. Son régime réprime sa population, finance des groupes armés, et entretient une rhétorique de destruction qui n'a rien d'anodine. Mais la question posée n'est pas morale, elle est stratégique. Et stratégiquement, Trump perd.
Il perd parce qu'il a confondu force et isolement. Il perd parce que la "deal-making" fonctionne quand on a des cartes, pas quand on les a toutes jetées sur la table dès le premier round. Il perd parce qu'en déchirant l'accord de 2015, cet accord imparfait mais réel, arraché au prix de cinq ans de négociations multilatérales ; il a offert à Téhéran exactement ce dont son aile dure avait besoin : la preuve que les Américains ne respectent pas leurs engagements.
Alors aujourd'hui, dans ce détroit où chaque manœuvre navale est un message, où chaque tanker est un pion, Washington cherche une sortie sans en trouver. Trump ne peut pas attaquer, le prix serait incalculable. Il ne peut pas négocier sans paraître faible. Et il ne peut pas maintenir indéfiniment une pression dont tout le monde, à commencer par ses propres alliés, s'est fatigué.
L'histoire jugera sévèrement cette séquence. Non pas parce que Trump a été trop dur avec l'Iran, mais parce qu'il a été trop seul avec lui-même. La puissance sans coalition n'est que de l'arrogance. Et l'arrogance, au Moyen-Orient, a toujours fini par payer la note en laissant derrière elle un vide que d'autres s'empressent de combler.
J.H.
Le Maroc en deuil après la disparition de son icône Abdelouahab Doukkali
L’icône de la chanson marocaine Abdelouahab Doukkali s’est éteint, hier, le vendredi 8 mai 2026 à 84 ans, dans une clinique privée à Casablanca où il devait subir une opération chirurgicale, laissant derrière lui un répertoire de plus d'une centaine de compositions qui ont marqué à jamais la chanson marocaine et arabe.
Né en 1941, il s’est imposé comme l’un des piliers de la musique classique marocaine et arabe. Il débute sa carrière en 1957 et enregistre son premier album en 1959, marquant le début d’un parcours riche et influent.
Le défunt a reçu de son vivant de nombreux prix et distinctions, dont le disque d’or pour sa chanson « Mana Illa Bachar », le grand prix du Festival de la chanson marocaine de Mohammedia en 1985 pour sa chanson « Kan ya makan », ainsi que le grand prix du Festival de la chanson marocaine de Marrakech, en 1993, pour la chanson « Agharo Alayki ».
Ligue 1- 28e journée- première partie : L'ASSoliman accompagne l'ASGabes en Ligue 2
Par Jamel Belhassen
Les trois clubs menacés par la relégation ont remporté leurs matches. Des résultats qui ont précipité la chute de l'ASSoliman en Ligue 2 malgré sa victoire contre l'ASGabes.
Dos au mur, l'ASSoliman, l'O.Beja et la JSKairouan qui jouaient à domicile étaient condamnés à vaincre pour entretenir l'espoir de rester en Ligue 1.
Au Kram, l'ASSoliman qui se porte bien ces derniers temps a reçu l'ASGabes, déjà relégué en Ligue 2, a réussi à prendre l'avantage à la 43e par Diara. Le score restera inchangé jusqu'à la fin mais cette victoire conjuguée à celles de la JSK et de l'IOB ne fait que condamner le club du Cap Bon.
A Beja, l'Olympique local recevait la JSOmrane qui fait partie du milieu du tableau, a dominé la première periode et a trouvé en face un gardien adverse, Essid, en grande forme. Le pressing des camarades Hadoussi et Gafsi etait impressionnant. Les Cigognes ont fini par trouver le chemin des filets par Camara suite à une balle arrêtée ( 45+1e).
En seconde période, alors que tout presageait une confirmation des Bejaaois, la JSOmrane egalise par Mgannem (69e). (1-1). Mais très vite , l'O.B obtient un penalty à la 71e. Chalghoumi tire et redonne l'avantage aux siens (2-1). Une victoire qui redonne espoir aux Bejaois.
A Kairouan, le match entre la JSK et l'USMonastir a été équilibré dans sa première période avec une jeu haché. Les locaux se sont montrés volontaires , sans plus . Après la pause, les Aghlabides redoublent d'efforts, ratent quelques opportunités par Hamrouni et Baklouti. Dans l'autre camp, Ben Youssef , Barhoumi et consorts continuent à chercher la faille. Et la JSK finit par obtenir un penalty après intervention de la VAR pour faute sur Hamrouni (96e).Cisse tire et marque (1-0) . Une victoire sur le fil.
Au Bardo, les Bardolais ont fait l'essentiel du jeu face à l'USBGuerdane mais la finition a fait défaut en première periode. Après les citrons, Ndiaye et Khemissi n'épargne aucun effort pour changer le cours des choses.l'USBG se retrouve à dix après l'expulsion de Salhi pour somme d'avertissements ( 78). Et vers la fin du match, Ndaw donne l'avantage au S.T mais le but est refusé après intervention de la VAR.(85e). La parité finale paraît frustrante pour les Stadistes.
Résultats :
OB -JSO 2-1
ST -USBG 0-0
ASS- ASG 1-0
JSK- USM 1-0
J.B.
Hantavirus : Les spécialistes tunisiens expliquent et rassurent ...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que l'OMS a annoncé hier la découverte de trois cas liés au Hantavirus, qu'en est-il de la situation en Tunisie et si notre pays est épargné de cette éventuelle nouvelle pandémie ?
L’Organisation mondiale de la santé a annoncé hier le début de l’évacuation de personnes d’un navire de croisière où des décès liés au virus Hanta ont été enregistrés, tandis que des experts ont confirmé l’existence d’une souche transmissible entre humains. L’organisation a, également, indiqué que trois membres d’équipage, soupçonnés d’être gravement malades à cause du virus, ont été évacués du navire « MV Hondius », amarré au large des côtes du Cap-Vert.
La croisière du navire « Hondius » s’est, en effet, rapidement transformée d’une aventure exploratoire en plein océan Atlantique en une crise sanitaire mystérieuse qui a suscité l’inquiétude des autorités internationales. Et pour savoir davantage sur ce virus, nous avons posé la question au Dr Ahmed Fouad Rekik. Ce dernier nous a confié ; " Le virus Hanta se propage rarement dans les zones rurales via les rongeurs.
L’infection se transmet principalement par l’inhalation d’air contaminé par l’urine, les excréments ou la salive de rongeurs, ou par contact avec des surfaces ou des aliments contaminés, et plus rarement par morsure. Les symptômes commencent par de la fièvre, de la fatigue, des douleurs musculaires, des maux de tête et des troubles digestifs. Ils peuvent évoluer en quelques jours vers un essoufflement et une accumulation de liquide dans les poumons, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 40 %.
Par ailleurs, des symptômes graves peuvent également apparaître, notamment une forte fièvre, des douleurs dorsales et abdominales, pouvant conduire à une hypotension et à une insuffisance rénale, avec un taux de mortalité de 1 à 15 %. Malheureusement, il n’existe actuellement aucun traitement spécifique ; la prise en charge repose sur des soins de soutien tels que l’oxygénothérapie et l’administration de liquides, avec une importance particulière accordée au diagnostic précoce. Qu'en est-il de la situation en Tunisie et si notre pays est épargné de cette éventuelle nouvelle pandémie ?
Bonne nouvelle ...
Au moment où le débat est relancé concernant l'éventualité de la propagation d'une nouvelle pandémie, la professeure en maladies infectieuses, la docteure Reem Abdelmalek, a rassuré les Tunisiens à propos des informations relayées au sujet du virus « Hanta » (Hantavirus), affirmant que les rongeurs présents en Tunisie ne sont pas porteurs de ce type de virus.
La docteure Abdelmalek a, en outre, expliqué que le virus ne se transmet pas d’une personne à une autre. L’infection survient uniquement par contact direct avec les déjections d’un type spécifique de rongeurs sauvages, ce qui rend le risque de propagation en Tunisie quasi nul. De son côté, le docteur Zouhair Souissi a confirmé que le virus Hanta est connu et qu’il se transmet via les rongeurs, et qu’il ne s’agit pas d’un nouveau virus suscitant la panique.
Ces assurances interviennent dans un contexte de rapports médiatiques (mai 2026) faisant état de décès liés au virus Hanta à bord d’un navire de croisière international (« MV Hondius »), ce qui a suscité des inquiétudes quant à une possible propagation. En conclusion et selon l’avis des médecins spécialistes, il n’y a aucune raison de craindre une propagation du virus Hanta en Tunisie.
Ainsi, malgré le bruit médiatique autour du Hantavirus, les faits restent clairs : en Tunisie, la situation est sous contrôle… et la peur, elle, voyage plus vite que le virus.
M.B.S.M.
La Poste en banque de crédit : Le remède miracle pour briser le monopole financier ?
La transformation de la Poste Tunisienne en établissement de crédit est devenue un enjeu majeur pour briser l'immobilisme du secteur bancaire privé. Porté par une proposition de loi déposée à l'ARP en juillet 2025, ce projet vise à transformer ses services financiers en une véritable « Banque Postale ».
L'atout majeur réside dans son maillage territorial unique : avec plus de 1 200 bureaux, la Poste est présente là où les banques privées s'effacent. En obtenant l'agrément pour octroyer des crédits, elle pourrait injecter une concurrence vitale dans un système jugé rentier, en proposant des financements à taux préférentiels aux PME et aux ménages modestes. Actuellement, la Poste gère déjà près de 25 % de l'épargne nationale, mais cette manne reste "stérile" car elle ne peut être réinjectée directement sous forme de prêts.
Cependant, le chemin reste semé d'embûches. Le gouvernement souligne que ce passage au statut de banque exige une refonte profonde des systèmes d'information et une mise en conformité stricte avec les exigences de la BCT.
Si ce défi est relevé, la Poste ne serait plus une simple caisse d'épargne, mais le pivot d'une inclusion financière réelle, capable de transformer l’épargne populaire en investissement productif pour l'économie nationale.
M.B.S.M.
Banques tunisiennes : Fin de la récréation pour le système rentier ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
• Mises en garde par la BCT : Les banques privées doivent mieux soutenir l'économie nationale...
Le gouverneur de la BCT presse les banques tunisiennes de simplifier leurs procédures et d'appuyer l'économie. Quelles solutions pour rompre avec un système souvent jugé rentier et immobile ?
La Banque centrale tunisienne a annoncé la création d’un groupe de travail chargé d’élaborer une feuille de route pour relancer l’économie locale. Cette décision a été prise lors d’une réunion réunissant les responsables des banques locales afin d’échanger des points de vue sur « le rôle des banques dans le financement de l’économie locale et les perspectives du secteur bancaire », dans le cadre des rencontres périodiques entre la Banque centrale et le secteur bancaire, selon un communiqué publié mercredi dernier par la Banque centrale tunisienne.
Au cours de la réunion, le gouverneur de la Banque centrale tunisienne, Fathi Zouheir Nouri, a déclaré qu’un groupe de travail avait été mis en place sous la supervision du Conseil bancaire et financier, avec pour mission de proposer une feuille de route opérationnelle pour relancer l’économie dans un délai ne dépassant pas un mois.
Il a ajouté que ce document définira des engagements concrets pour le secteur bancaire afin de renforcer le financement de l’économie et de soutenir les petites et moyennes entreprises, tout en ouvrant une nouvelle phase de développement du secteur.
Il a souligné l’importance du rôle des banques dans le financement des PME, des investissements productifs et des secteurs à forte capacité de développement et de création d’emplois. Pourquoi cette prudence exagérée des banques tunisiennes ? Selon l'expert en économie et finances, Mohamed Salah jennadi : « Le gouverneur a également appelé à « un repositionnement stratégique du secteur bancaire », estimant que « la période actuelle constitue un tournant décisif ».
En effet, le secteur bancaire tunisien doit passer d’une phase de prudence à une phase d’engagement, et d’une logique de résilience à une logique de croissance. Le principal défi réside, désormais dans la capacité à transformer l’épargne en investissement productif au service de la croissance d'où la nécessité de renforcer la confiance entre les banques, les citoyens et les entreprises, à travers une amélioration continue de la qualité des services, une plus grande transparence des tarifs et une simplification des procédures.
Rompre avec l'immobilisme...
Qualifié de rentier, le système bancaire tunisien a profité durant ces dernières décennies de privilèges et de lois taillées sur mesure pour faire gagner de l'argent aux " groupes familiaux " qui dominent ce secteur au détriment des entreprises et des clients, " C'est l’effet direct du monopole. Lorsque des groupes bien déterminés dominent le marché, c'est toute l'économie qui est affectée", nous dira notre expert du jour. Et d'ajouter : " La solution réside en la création de banques spécialisées dans le financement équitable des entreprises.
La Poste tunisienne peut constituer un alternatif en la transforment en une banque sociale au service de l'économie et des entreprises notamment les PME. A rappeler que l’Organisation de coopération et de développement économiques a révélé que cinq grandes entreprises industrielles ont contrôlé, en 2019, plus de 60 % des revenus des principales entreprises privées en Tunisie.
Elle a également indiqué que ces entreprises dominantes entretiennent désormais des relations directes avec les banques, ce qui pourrait réduire l’accès des autres entreprises aux financements".
Au-delà des injonctions, la véritable rupture pourrait venir d'une remise en cause du monopole actuel. Entre la transformation de la Poste tunisienne en bras armé financier et l'émergence de banques spécialisées, les pistes existent pour contourner l'immobilisme des grands groupes. Le secteur bancaire est à la croisée des chemins : soit il accepte de devenir le moteur de l'investissement productif, soit il s'expose à une restructuration forcée par la nécessité d'une justice économique plus équitable.
M.B.S.M.
Paiement mobile en Tunisie : TUNPAY vous connaissez ?
Par Hassan GHEDIRI
Les acteurs de l’écosystème tunisien du paiement mobile vont désormais pouvoir s’identifier et garantir l’authenticité et la sécurité de leurs applications moyennant un label unique…
Les solutions de paiement mobile en Tunisie gagent de plus en plus la confiance des utilisateurs. Dopées par la diversification et la multiplication des prestataires de services de paiement qui offrent une large gamme de portefeuilles numériques, appelés aussi e-wallet, qui s’imposent aujourd’hui comme un instrument incontournable de digitalisation monétique.
Les chiffres ne trompent pas, car, en 2025, ce mode de paiement électronique a affiché le taux de croissance le plus élevé comparé aux autres solutions de paiement électronique avec une hausse de plus de 80% en termes de nombre de transactions et d’environ 60% en valeur. Les statistiques de la BCT font ainsi état de plus de 8 ,4 millions de transactions d’un peu plus de 1,7 million de dinars au cours de 2025 confirmant l’intégration progressive des solutions de paiement mobile dans les habitudes des Tunisiens.
Devant un tel essor les autorités de régulation ont jugé indispensable d’agir pour faciliter l’accès des usagers aux solutions de paiements mobiles à travers des repères d’authentification standardisés. Dans cette optique, la Banque centrale de Tunisie avec Monétique Tunisie viennent de mettre au point un label national d’identification des solutions de paiement mobile. L’ensemble des prestataires de services de paiement mobile verront désormais leurs applications mises sous une même bannière baptisée TUNPAY.
Ce label vise ainsi à unifier l’identification visuelle des solutions par les utilisateurs. TUNPAY, devait ainsi offrir un signe distinctif simple et visible, garantissant à la fois la sécurité, la simplicité et la fiabilité des transactions. Tous les acteurs de l’écosystème de paiement mobile en Tunisie, en l’occurrence les banques, la Poste tunisienne et les établissements de paiement devraient intégrer ce label dans leurs plateformes électroniques.
TUNPAY va être aussi déployé sur l’ensemble des supports de communication physiques et digitaux de promotion des wallets mobiles ainsi qu’au niveau des commerces et point de vente offrant le service de paiement. Le label TUNPAY sera désormais considéré comme la nouvelle marque garantissant que le moyen de paiement que vous utilisez répondait aux normes de sécurité, et remplissait les règles protection des données personnelles et de lutte contre la fraude.
Standards
Beaucoup de pays dans le monde ont adopté une démarche similaire dans leur stratégie de développement du paiement mobile à travers la création d’une marque unique ou bien un label qui aident à l’identification et la visibilité des solutions de paiement dignes de confiance auprès du grand public. Le label tunisien s’inscrit parfaitement dans cette même tendance et va devenir un repère universel dans les commerces et les plateformes électroniques ce qui aidera au développement du commerce électronique en Tunisie.
Plusieurs pays arabes ont lancé des systèmes nationaux unifiés de paiement électronique ou mobile reposant sur une identité commune, souvent sous l’impulsion directe des banques centrales. Même si tous ne parlent pas explicitement de « label » comme TUNPAY, la logique est très proche et consiste à créer une marque nationale identifiable et interopérable.
Le cas de l’Arabie Saoudite avec son système de paiement national MADA qui permet de dématérialiser les cartes bancaires locales dans un portefeuille numérique pour les paiements sécurisés est souvent considéré comme une référence dans le monde arabe. L’expérience égyptienne avec Meeza est également intéressante pour la Tunisie car elle combine inclusion financière, services publics et paiements du quotidien.
Meeza est le premier réseau de paiement national en Égypte, soutenu par la Banque centrale, permettant des transactions locales sécurisées, des paiements gouvernementaux, et des virements via des cartes prépayées ou des portefeuilles mobiles (mobile wallets). Il permet la dématérialisation de l'argent et facilite l'inclusion financière sans avoir besoin de compte bancaire.
H.G.
Tournée internationale pour « Blackout » et « Le Manteau »
Le Centre National des Arts de la Marionnette brille à l’international avec deux représentations de la pièce « Blackout », conçue et mise en scène par Mounir Argui, au prestigieux Prix International « Il Teatro Nudo » de Teresa Pomodoro à Milan (Italie), les 13 et 14 mai 2026 au Spazio Teatro No’hma.
Ensuite, le Centre s’invitera en Turquie pour le 16ème Festival International de Théâtre d’Antalya, où la pièce pour adultes « Le Manteau » (The Overcoat), une adaptation et mise en scène par Amir Ayouni, d’après la nouvelle « Le Manteau » de Nicolas Gogol, sera jouée les 17 et 18 mai 2026 au Centre Culturel Hasim Iscan.
Ces participations aux festivals internationaux sont de véritables fenêtres qui permettent ainsi à l’art tunisien de la marionnette de rayonner à travers le monde et de bâtir ainsi des ponts de créativité et de beauté.
Au Théâtre de l’Opéra de Tunis : « Didon et Enée », La renaissance d’un amour impossible
L’amour impossible de Didon et Énée renaîtra dans toute sa force tragique, les 14 et 15 mai sur la scène du théâtre de l’Opéra de Tunis. Trois siècles après avoir inspiré Purcell, cette passion contrariée bouleverse encore les nouvelles générations.
« Souviens-toi de moi, mais oublie mon destin » se lèvera la voix de Didon, sur la scène du théâtre de l’Opéra, tandis que les voiles du navire emportent Énée loin de Carthage. Amoureuse d’Enée, le futur fondateur de Rome, Didon ne savait pas que son lamento renaîtrait, des siècles plus tard, sur cette même terre et que son histoire d’amour sera chanté et dansé par ses descendants.
C’est cette mémoire tragique que ravive aujourd’hui l’Opéra de Tunis. Présentée en avant-première, cette nouvelle création lyrique Didon & Énée, chef-d’œuvre de Henry Purcell, sera donnée les 14 et 15 mai à 19h30 dans la grande salle de l’Opéra. D’une durée de 1h10, ce spectacle remet au cœur de la Méditerranée l’un des mythes fondateurs de l’Antiquité. Il est ainsi à noter que cette importante production a bénéficié du soutien du ministère des Affaires culturelles et qu’elle a réalisée en partenariat avec la Fondation Orange, l’Institut Français de Tunisie et l’Institut Français. La création s’annonce grandiose, contemporaine, avec à l’affiche des artistes tunisiens et français, marquante pour l’Opéra qui enchaîne ces dernières années les grandes productions, affirmant une ambition d’inscrire la scène tunisienne dans les grands échanges artistiques internationaux.
Entre le passé et le présent
Faisant dialoguer le passé et le présent, le mythe et la réalité, Carthage et Rome, des générations d’artistes et de musiciens, « Didon et Enée » a connu un nombre considérable d’adaptations et de recréations à travers le monde depuis sa création vers 1689 par Henry Purcell. Il est aujourd’hui l’un des opéras baroques les plus joués et réinventés. Inspirée de l’Énéide de Virgile, l’œuvre condense l’une des plus grandes tragédies antiques : l’amour impossible entre Didon, reine fondatrice de Carthage, et Énée, prince troyen appelé par les dieux à fonder Rome. Abandonnée, Didon choisit la mort plutôt que la soumission.
Cette tragique histoire d’amour prend vie dans une création d’envergure internationale. La mise en scène et la chorégraphie sont confiées au chorégraphe libanais Omar Rajeh, tandis que la direction musicale est assurée par le chef français Stéphane Fuget, à la tête de l’Ensemble Les Épopées. La soprano invitée Claire Lefilliâtre rejoint une distribution majoritairement tunisienne menée par Nesrine Mahbouli (Didon) et Haythem Hadhiri, le 14 mai et Khalil Saied, le 15 mai (Énée).
Sur scène, une cinquantaine d’artistes tunisiens entre solistes, musiciens de l’Orchestre de Tunis, danseurs du Ballet et chanteurs du Chœur de l’Opéra dialoguent avec les musiciens baroques français.
Au croisement de la musique, de la danse et du théâtre, l’amour de Didon et Énée traverse le temps comme une onde persistante où les passions anciennes continuent de résonner dans nos voix d’aujourd’hui. Et si c’était le temps des retrouvailles pour Didon et Enée ?
Imen.A.
Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (FTAP) : Ces « Récits contemporains » à découvrir à partir de demain
« Récits Contemporains » ainsi s’intitule l’exposition annuelle que propose la Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (FTAP) du 9 au 31 mai 2026 à l’Espace Culturel Sainte-Croix, La Médina, Tunis.
La FTAP souligne que ce rendez-vous avec les arts, placé sous le patronage du ministère des Affaires culturelles, constitue « une immersion artistique unique au cœur de la création actuelle, mettant en lumière le talent de nos plasticiens tunisiens ».
Editorial : Les dividendes de la bonne gouvernance ...
Par Chokri Baccouche
Et le miracle fut : Pour la première fois depuis 17 ans, la Société Tunisienne de Banque (STB) a annoncé, hier jeudi 7 mai 2026, la distribution de dividendes à ses actionnaires. Cette décision marque un tournant historique pour cette banque publique et offre un signal, fort et de bon augure, pour le secteur financier tunisien. Pourquoi parler de miracle ?
Parce que les banques publiques nous ont habitués tout au long des dernières décennies par les contre performances et les résultats négatifs pour ne pas dire médiocres. Historiquement, ces institutions, censées soutenir le développement, sont régulièrement affaiblies par des choix structurels discutables et des règles de gouvernance défaillantes.
Bien qu’elles parviennent par moments à afficher des résultats nets positifs, elles ploient le plus souvent sous le poids des créances douteuses qui mettent à mal l’équilibre fragile de leurs trésoreries.
Par créances douteuses, il s’agit bien évidemment de prêts accordés mais qui ne sont plus remboursés et à ce titre il y a tout lieu de parler d’une hémorragie le moins qu’on puisse dire phénoménale. Les chiffres nous apprennent qu’à la mi-2024, les trois grandes banques publiques du pays à savoir la Société Tunisienne de Banque, la Banque de l’Habitat et la Banque Nationale Agricole ont cumulé, en effet, près de 6,9 milliards de dinars de créances non performantes.
Les pratiques de clientélisme et l’octroi de crédits douteux sans garanties suffisantes ou réelles qui ne font pas mystère, ont donc depuis toujours limité la capacité de ces institutions bancaires à générer des profits et à soutenir l’économie de manière efficace.
A la surprise générale, la STB vient donc de rompre de la plus belle des manières ce signe indien qui colle aux basques des banques publiques depuis des lustres. Cette distribution de dividendes a été rendue possible, croit-on savoir, grâce à une nette amélioration des performances financières de la banque.
Après plusieurs années de restructuration et de consolidation de son portefeuille de crédits, la STB a enregistré une hausse significative de son résultat net, permettant ainsi de générer des excédents distribuables aux actionnaires.
En mettant en place des mécanismes stricts de suivi des risques et en réduisant de manière drastique ses créances douteuses, la banque a pu finalement se refaire non seulement une santé mais également retrouver une assise financière solide.
Après une longue traversée du désert donc c’est le jackpot donc pour la STB qui renoue enfin avec la croissance. Le premier enseignement qu’on peut tirer de cet événement à marquer d’une pierre blanche c’est qu’une gestion rigoureuse peut restaurer la crédibilité et accroitre la résilience des banques publiques. De même que le suivi strict des créances, associé à une bonne gouvernance permettent de créer de la valeur durable.
Bref, on peut dire que la croissance et les performances ne se décrètent pas mais obéissent à des critères objectifs qui ont pour noms rigueur, réactivité, adaptabilité, gestion efficiente et surtout, surtout gouvernance de qualité et au dessus de tout soupçon.
Le retour des dividendes à la STB est plus qu’un événement financier : il illustre la capacité des banques publiques tunisiennes à se transformer en institutions performantes et stratégiques pour l’économie nationale, lorsqu’une gestion rigoureuse et disciplinée remplace les pratiques clientélistes du passé.
Le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Fethi Zouhair Nouri, a annoncé, mercredi 6 mai 2026, la mise en place d’un groupe de travail chargé d’élaborer une feuille de route opérationnelle dans un délai ne dépassant pas un mois. Cette initiative s’inscrit dans une volonté de redynamiser le rôle du secteur bancaire dans le financement de l’économie réelle.
Placée sous l’égide du Conseil bancaire et financier, cette instance aura pour mission de définir des engagements clairs pour les banques, visant notamment à renforcer le financement de l’économie, soutenir les petites et moyennes entreprises (PME) et impulser une nouvelle phase de développement du secteur.
La performance réalisé par la STB tombe à ce propos à point nommé et montre la voie à suivre pour l’ensemble des banques publiques qui peuvent devenir, une fois assainies et restructurées, des leviers puissants de croissance, d’emploi et de développement économique, dans un contexte où le financement des petites et moyennes entreprises reste paradoxalement très limité pour ne pas dire insignifiant et ce, malgré le poids majeur des PME, véritable moteur de l’économie nationale, représentant plus de 95% du tissu entrepreneurial, générant plus de 70% des emplois du secteur privé et contribuant à environ 50% du PIB…
C.B.
Des arbitres européens pour le derby EST-CA
Par Jamel Belhassen
La Ligue Nationale de Football a rendu public le programme de la 29e journée de la Ligue 1 qui sera dominée par le derby tunidois entre l'Espérance et le Club Africain dont l'enjeu n'est autre que le titre de champion dans la mesure où les Sang et Or auront besoin d'une victoire pour passer à la première place à une journée de la fin alors que les Rouge et Blanc se contenteront d'un score de parité pour consolider leur poste de leader.
Pour diriger ce match très particulier, la LNFP a décidé de faire appel à des arbitres européens, cinq en tout, ceux de la VAR compris. Voici, par ailleurs, le programme complet de la journée.
Vendredi 8 mai 16h00
ST -USBG
ASS- ASG
OB. -JSO
JSK USM
Samedi 9 mai 16h00
ASM- CSS
ESS -CAB
ESZ- ESM
Dimanche 10 mai 16h00
EST- CA
J.B.
Clôture du projet Creative Tunisia : un bilan concret et durable pour le secteur de l’artisanat et du design
Le projet de l’ONUDI, Creative Tunisia, a été clôturé ce 05 mai 2026 au cours d’une cérémonie organisée en présence de Sofiane Tekaya, ministre du Tourisme, ainsi que des représentants de haut niveau, notamment Mme Rana Taha, coordonnatrice résidente des Nations Unies en Tunisie, Giuseppe Perrone, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie, Luigi Gentile, chargé d’affaires à l’ambassade d’Italie en Tunisie, Mme Leila Msellati, directrice générale de l’ONAT et Lassaad Ben Hassine, représentant pays de l'ONUDI.
Creative Tunisa est un projet de soutien au secteur de l’artisanat et du design en Tunisie à travers le renforcement des chaînes de valeur, financé par l’Union européenne et la Coopération italienne et mis en œuvre par l’ONUDI en partenariat avec l’Office National de l’Artisanat Tunisien dans le cadre du programme européen Tounes Wijhetouna. Cet événement qui a réuni plus de 400 participants a été l’occasion de revenir sur les réalisations majeures du projet et de mettre en lumière son impact concret.
Un temps fort de la cérémonie a été consacré à la présentation des résultats du projet, illustrés par une vidéo de capitalisation et l’intervention du chef de projet, Talel Sahmim. Cette séquence a permis de retracer les principales réalisations depuis 2019, notamment le développement d’une nouvelle approche de développement économique territoriale, le renforcement des capacités des artisans, designers et étudiants, la professionnalisation des entreprises, l’intégration de la culture du design, l’amélioration des infrastructures existantes et le développement de nouvelles opportunités commerciales. Le projet a également introduit et consolidé des bonnes pratiques durables telles que la collaboration entre artisans et designers, la valorisation des produits, l’amélioration continue de la qualité, ainsi que des stratégies d’accès aux marchés nationaux et internationaux adaptées à chaque chaine de valeur. Le projet Creative Tunisia a permis en chiffres de renforcer et structurer 17 chaînes de valeur, avec un ancrage territorial couvrant 18 gouvernorats. Il a également accompagné 18 associations actives dans les secteurs de l’artisanat et du design, contribué à la mise en place de 6 hubs créatifs, et bénéficié à plus de 3 000 acteurs, parmi lesquels artisans, designers, entreprises artisanales et étudiants.
L’événement a également mis en lumière des expériences concrètes à travers des focus thématiques, illustrant la pertinence de l’approche territoriale et collaborative du projet. Des témoignages de bénéficiaires ont permis de donner une dimension humaine à ces résultats.
La cérémonie s’est conclue par un message de clôture de Mme Providence Mavubi, Directrice division Agro- business et développement infrastructure à l’ONUDI, soulignant les perspectives futures et la nécessité de capitaliser sur les acquis du projet. Une remise symbolique de cadeaux aux partenaires a marqué la reconnaissance des contributions de chacun à la réussite de cette initiative.
Foire nationale du livre tunisien (FNLT) : Rendez-vous du 23 octobre au 1er novembre 2026
La 5ème édition de la Foire nationale du livre tunisien (FNLT) aura lieu du 23 octobre au 1er novembre 2026 à la Cité de la Culture Chedli Klibi à Tunis, annonce dans un communiqué le ministère des Affaires culturelles. Pour rappel, la 4ème édition de cet évènement s’est tenue du 4 au 18 février 2023 sous le slogan « Le livre, notre foyer », avec la participation de plus de 80 maisons d’édition présentant près de 20 000 titres. La FILT met notamment l’accent sur la littérature d’enfance et de jeunesse, et consacre des espaces aux activités numériques et audios.
Colloque « Régions et patrimoine culturel immatériel » : Vers une nouvelle dynamique territoriale
« Régions et patrimoine culturel immatériel : dynamiques, enjeux et perspectives » tel est l’intitulé d’un colloque international qui aura lieu les 8 et 9 mai à Hammamet et qui s’interroge la place du patrimoine culturel immatériel dans le développement régional.
Organisé par le Centre des Arts, de la Culture et des Lettres « Ksar Saïd », le colloque international « Régions et patrimoine culturel immatériel : dynamiques, enjeux et perspectives » ambitionne de repenser la place des cultures régionales dans les politiques publiques. L’événement s’inscrit dans une vision où le patrimoine immatériel n’est plus seulement un héritage à préserver, mais un moteur de développement durable capable d’alimenter des circuits économiques et culturels à l’échelle nationale et internationale.
Cette rencontre entend ainsi démontrer que les pratiques culturelles vivantes (traditions orales, rituels, savoir-faire artisanaux ou arts populaires) peuvent devenir des ressources stratégiques pour dynamiser l’économie locale, encourager le tourisme culturel et renforcer les échanges entre régions.
L’un des enjeux majeurs du colloque réside dans la création d’un espace de dialogue approfondi autour des politiques publiques et des cadres juridiques nécessaires à la sauvegarde du patrimoine immatériel. Les discussions accorderont une place centrale au rôle des communautés, des groupes et des individus en particulier les porteurs du patrimoine dans l’élaboration d’approches participatives.
Chercheurs, institutions académiques et acteurs culturels seront invités à réfléchir ensemble à des mécanismes permettant d’articuler les dimensions régionale et nationale du patrimoine. Cette réflexion s’inscrit dans la continuité des principes portés par l’UNESCO, qui souligne l’importance de l’implication des communautés dans la sauvegarde du patrimoine vivant.
Patrimoine régional et identité nationale
Au-delà de la mise en lumière des spécificités régionales, la rencontre vise à affirmer la contribution du patrimoine immatériel à la construction du patrimoine culturel national. Les organisateurs souhaitent faire de ce colloque un point de départ pour la création d’une plateforme nationale dédiée à la sauvegarde, à la documentation et à la promotion de ce patrimoine.
Les débats aborderont les arts de la performance, les dialectes, les coutumes et les traditions populaires, tout en analysant l’impact des mutations sociales sur les pratiques patrimoniales. Les politiques de sauvegarde et de transmission intergénérationnelle feront l’objet d’une attention particulière, de même que les défis actuels et les opportunités d’investissement dans le patrimoine régional.
Des exemples de terrain illustreront le rôle des institutions culturelles, des universités et de la société civile dans la valorisation du patrimoine immatériel, notamment en tant que levier de développement territorial.
Le colloque réunira des enseignants-chercheurs, des spécialistes du patrimoine, des représentants d’institutions nationales et internationales ainsi que des acteurs de la société civile. Cette diversité d’intervenants favorisera l’échange d’expériences et la confrontation des approches, avec la participation d’experts venus de Tunisie, du Maroc, de la Jordanie et de l’Italie.
La première journée sera consacrée aux communications scientifiques et à la formulation de recommandations, tandis que la seconde se conclura par une visite guidée de Hammamet, permettant d’inscrire la réflexion dans un contexte patrimonial concret.
En plaçant les régions au cœur de la réflexion, ce colloque marque une étape importante dans le processus de sauvegarde et de valorisation du patrimoine culturel immatériel. Il affirme son rôle comme levier de diversité culturelle, moteur d’économie locale et fondement d’un développement régional durable et équilibré.
















