Mois du patrimoine 2026 : Sfax mise sur la richesse de son patrimoine matériel et immatériel
La municipalité de Sfax célèbre la 35ème édition du Mois du patrimoine avec un programme riche et varié qui a démarré le 3 mai et qui se poursuivra jusqu’au 17 du même mois, alliant spectacles artistiques, rendez-vous intellectuels en passant par des parcours de découverte de la Médina. L’objectif de cette manifestation est de mettre en relief la richesse de l’histoire et du patrimoine de la ville, ainsi que les aspirations de ses habitants pour l’avenir, indiquent les organisateurs.
Ce programme a été élaboré dans un esprit collaboratif avec diverses administrations régionales, organisations et associations, afin de célébrer ensemble notre patrimoine de manière moderne et interactive, ajoute la même source.
Avec des spectacles artistiques et des ateliers, le coup d’envoi de ce programme a été donné, mettant en relief l’artisanat et les traditions de la ville, avec la participation exceptionnelle des scouts tunisiens, du Centre des arts dramatiques et scéniques de Sfax et de l’association « Tourathouna ».
Le vendredi 8 mai 2026, un colloque sur le « Patrimoine et l’héritage culturel… Quel rôle pour les jeunes dans la sauvegarde du patrimoine et son développement ? » sera organisé au Théâtre municipal, en partenariat avec l’Inspection régionale du patrimoine de la côte Sud, l’Association « Sfax Al Méziana » et l’Organisation tunisienne pour l’éducation et la famille.
Le programme pour le dimanche 10 mai a concocté une immersion au cœur de la mémoire à travers divers « parcours culturels » et une kharja traditionnelle dans les souks la Médina ainsi que le lancement d’un projet innovant visant à mettre en valeur l’histoire de la ville grâce au QR Codes. La clôture officielle de manifestation aura lieu le 17 mai 2026 avec une soirée artistique célébrant le malouf et les modes musicaux authentiques tunisiens qui aura lieu à 19h au théâtre municipal avec l’artiste Zied Mehdi.
Tunis Fashion Week 2026 : une édition placée sous le signe de la créativité et de la coopération méditerranéenne
L’édition 2026 de la Tunis Fashion Week 2026, qui s’est tenue du 16 au 18 avril, s’est distinguée par un programme riche, ambitieux et résolument tourné vers l’innovation. L’Ancienne Église Saint-Croix, récemment restaurée avec le soutien de l’Italie, a accueilli une grande partie des activités, se transformant pour l’occasion en un véritable carrefour de création, de formation et d’échanges.
Dès la première journée, le jeudi 16 avril, l’événement a donné le ton avec des masterclass de haut niveau, notamment « L’art du défilé », animée par Ludovic Winterstan, ainsi qu’un atelier maquillage dirigé par Khalil Nouir. En soirée, les défilés ont réuni de nombreux talents, parmi lesquels Radhia Tayeg Ben Rhima, les créateurs GTEX/MENATEX, les stylistes HTMOD et Houayda Abdi.
Dans le cadre de la Journée de la mode italienne, un défilé italo-tunisien d’exception s’est tenu le vendredi 17 avril à la Résidence d’Italie La Charmeuse, dans une atmosphère élégante et conviviale. Cet événement a mis en lumière des collaborations créatives fortes, avec les présentations de Safira Milano par Halima Hidir Zamparini, Skila, Atmosphere Haute Couture par Mouna Ben Braham, Sea Design Lab x Eye K par Ines Kacem, ainsi que La jolie fille par Michele Capalbo. Ce moment fort a illustré avec finesse le dialogue entre les deux rives de la Méditerranée.
La journée s’est poursuivie à l’Ancienne Église Saint-Croix avec des présentations alliant innovation et création, notamment autour des solutions digitales (Style 3D / Assyst AI), ainsi que la présentation et la dédicace du livre The Italian Lady par Alessandra Arepini.
Le samedi 18 avril a été consacré aux défilés et aux collaborations internationales avec, entre autres, Zsolea Berlin, l’atelier Viginti Septem par Hichem Ben Kilani, Eva Ruzanovic, ainsi que La Fabrique Nomade, en collaboration avec Ludovic Winterstan.
L’événement a également été marqué par la participation active de CNA Federmoda. Selon son responsable, Antonio Franceschini, cette initiative s’inscrit dans une dynamique de dialogue avec les acteurs du secteur textile tunisien afin d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération.
La Tunis Fashion Week 2026 s’est conclue dans une atmosphère festive et inspirante, portée par une énergie collective remarquable. La présence symbolique de Zeus, ainsi que les défilés de designers tels que Ludovic Winterstan et Eva Ruzanovic, ont marqué cette clôture.
L’événement a également été honoré par la présence de nombreuses personnalités, parmi lesquelles la chanteuse italienne TÄRA, ainsi que Yasmine Bouabid, Najla Ben Abdallah, Mayssa Ferchichi et Ben Jannet.
Portée par son président, Anis Montacer, cette édition confirme le positionnement de la Tunis Fashion Week comme une plateforme incontournable de la mode en Méditerranée, soutenue par une dynamique positive, un contenu de qualité et une collaboration exemplaire entre la Tunisie et l’Italie.
Ligue 1- 28e journée - L'EST bat la JSO à l'usure, l'ASM et l'ESM s'imposent à l'extérieur
Par Jamel Belhassen
L'Espérance a bien souffert avant de gagner face à une JSOmrane héroïque et se présente au prochain derby dans de bonnes conditions mentales. Après quatre matches sans victoire, l'Espérance qui vise encore le titre de champion était condamnée à vaincre face à la JSOmrane qui évolue sans pression aucune. Les Sang et Or ont dominé la première periode sans arriver à marquer face aux Omraniens qui ont joué à dix après l'exclusion de Ben Amor à la (26e).
Le gardien Essid a été le héros de cette periode en annihilant tous les tirs de Danoh et consorts. Après la pause, la domination des Sang et Or est plus nette mais Essid et le poteau les empêchent de marquer. Jelassi est exclu à son tour pour jeu dur (70e). L'Espérance ne dut son salut qu'à un penalty marqué par Meriah ( 78e). La prestation héroïque de la JSO n'a pas suffi.
A Bizerte, l'ASMarsa a vite fait de prendre l'avantage par deux fois avec deux buts de Khaloui sur penalty et Dao avant de voir le CAB réduire le score par Ayebde (34e). A signaler l'exclusion du Marsois Arfaoui à la (16e). Le score ne changera pas jusqu'à la fin. L'EST continue à croire en ses chances.
A Monastir, l'Union locale n'a pas eu la partie facile face à l'ESMetlaoui. Celle-ci a pris l'avantage au score dès la (11e) par Mansri. La suite a été une gestion de l'avance pour les visiteurs alors que les locaux ont été assez loin de leur meilleur niveau. Enfin, à Zarzis, L'Espérance locale a étrillé l'Etoile du Sahel (3-1) grâce à des buts de Ghouma, Ben Dhiaf et Rahmani contre un de Boutman. Avec cette victoire, l'ESZ quitte la zone rouge alors que l'Etoile du Sahel n'arrive plus à sortir la tête de l'eau.
Résultats
JSO - EST 0 -1
CAB -ASM 1- 2
USM -ESM 0 -1
ESZ -ESS 3 -1
Classement
1) CA 62.
2) EST 60
3) CSS 56
4) ST 44
5) USM 42
6) ESM 39
7) ESS 38
8) ESZ 35
9) JSO 35
10) USBG 34
11) ASM 34
12) CAB 33
13) OB 28
14) JSK 27
15)ASS 24
16) ASG 18 ( Relégué en L2)
J.B.
Des australiens croient trouver des gisements prometteurs à Jendouba : La Tunisie aura-t-elle bientôt son nouvel eldorado minier ?
Par Hassan GHEDIRI
Historiquement centré sur les phosphates, l’industrie minière en Tunisie suscite la convoitise des investisseurs internationaux à la quête des minerais à haute valeur ajoutée économique…
Si les mines de phosphates, mis au grand jour depuis la fin du 19e siècle à Gafsa au sud-ouest, ont fait de la Tunisie un des principaux producteurs mondiaux d’un produit indispensable pour l’agriculture et les industries chimiques, dans le nord-ouest, plus exactement à Jendouba, une zone s’étendant sur environ 400 kilomètres carrés, va apparemment, devenir le porte-étendard de ce qui pouvait être le nouvel eldorado minier de la Tunisie pour des dizaines d’années à venir.
C’est en tout cas ce que laissent espérer les résultats des prospections effectuées dans la région par la société australienne PhosCo Ltd spécialisée dans l’exploration et le développement des ressources minières. PhosCo Ltd vient en effet d’annoncer des résultats jugés prometteurs sur son projet Simitu situé dans la région de Jendouba, avec la mise en évidence de fortes teneurs en cuivre, argent, zinc et antimoine.
Selon le communiqué publié le 29 avril, les travaux ont porté sur le site de King’s Eye, connu localement sous le nom de Ain El Bey. Des prélèvements de surface effectués sur d’anciens travaux miniers ont livré des teneurs atteignant 21,3 % de cuivre et jusqu’à 100 grammes d’argent par tonne de roche. Plusieurs échantillons ont également dépassé 30 pour cent de zinc, tandis que le plomb a atteint 12,65 %.
Même si ces résultats ne constituent pas encore la preuve d’un gisement exploitable, ils sont considérés comme encourageants à ce stade préliminaire de la recherche. Dans l’industrie minière, de telles teneurs attirent l’attention, notamment pour le cuivre, métal devenu stratégique avec l’essor des réseaux électriques, des batteries et des énergies renouvelables.
Le projet Simitu couvre une superficie de 396 kilomètres carrés dans une zone géologique réputée favorable à la minéralisation. L’entreprise affirme aussi avoir identifié, grâce à des études géophysiques, ce qui pouvant correspondre à des minéralisations situées à des profondeurs de plus de 100 mètres. De futures opérations d’exploration plus poussées permettraient de mieux évaluer les potentiels de ces gisements.
Il faut dire que le site n’est pas inconnu pour les connaisseurs. Il a déjà été exploité au siècle dernier. Dans plusieurs documentations on explique que la zone avait été le théâtre des activités d’exploration minière entre 1912 et 1956, et ensuite une entre 1962 et 1970. A souligner également que les anciennes exploitations de la zone auraient livré près de 2 mille tonnes de cuivre.
H.G.
Mouton de l’Aïd : Quand la symbolique s’incline devant la réalité économique
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A chacun son plan pour les Tunisiens qui doivent composer avec des prix exorbitants afin de respecter la tradition et célébrer la fête de l’Aïd El Kebir malgré une réalité économique très difficile...
A trois semaines du jour-J-, les Tunisiens sont aux abois face à des prix exorbitants du mouton de l’Aïd. Et même si l’Etat va injecter 45 mille têtes sur le marché, rien ne dit que les prix vont baisser. « Il n’y a aucune différence entre les points de vente organisés et les autres, les prix sont très élevés », nous dira, Mondher, fonctionnaire de son état. En effet, à l’approche de l’Aïd al-Adha, il est devenu évident que la cherté des moutons est sur toutes les lèvres.
La majorité des citoyens que nous avons rencontrés ont exprimé leur mécontentement face à la hausse des prix, estimant que le bétail destiné au sacrifice est cette année hors de portée pour une large frange des Tunisiens. L’une des citoyennes interrogée, a déclaré : « Cette année, nous ne fêterons pas l’Aïd ». D’autres ont évoqué les prix des moutons disponibles dans les points de vente organisés, où l’État a fixé le prix du kilogramme de « mouton vivant » à 28 dinars.
Certains estiment que les prix ne diffèrent pas beaucoup de ceux pratiqués dans les marchés (« rahba »), et que la différence est plutôt symbolique, sans réellement alléger le fardeau financier des personnes modestes, selon leurs propos.
De leur côté, les agriculteurs et commerçants interrogés ont considéré que les prix des moutons restent abordables, oscillant entre 1700 et 1800 dinars tunisiens, et qu’ils sont inférieurs à ceux pratiqués dans les points de vente relevant de l’État, malgré la hausse continue des prix des aliments pour bétail et du coût d’élevage et de préparation des moutons pour l’Aïd.
Ils ont également souligné que le Tunisien a l’habitude de se plaindre, mais qu’au final, « il célébrera l’Aïd » et achètera un mouton, quel qu’en soit le prix, selon leur expression. Vrai ou faux, qu’en pensent les Tunisiens ? A chacun son plan…
Même si éleveurs et intermédiaires continuent à marteler qu’ils ne sont pour rien dans cette flambée des prix, il est évident que les Tunisiens sont dans l’incapacité d’acheter un mouton. Alors, à chacun son plan pour respecter la tradition. A cet effet, Mondher, fonctionnaire de son état, nous a confié : « Je me suis arrangé avec mon frère pour acheter un seul mouton. Ainsi, nous pouvons minimiser le coût et respecter la tradition ».
De son côté, Houssine, nous a indiqué : « Comme je suis originaire du sud, je suis habitué à cotiser en famille pour acheter un veau. Alors, nous allons cette année encore une fois respecter la tradition et se partager un veau ». D’autres Tunisiens interrogés ont opté pour la viande achetée chez le boucher. Mais, comment expliquer cette montée des prix ? Selon le président du Syndicat des agriculteurs de Tunisie (Synagri), Midani Dhaoui, « cette hausse des prix s’explique principalement par un déséquilibre entre l’offre et la demande.
La diminution du cheptel ovin disponible entraîne mécaniquement une pression à la hausse sur les prix ». Dhaoui a précisé et ce selon Business news que : « cette baisse du cheptel résulte de plusieurs facteurs combinés, notamment des conditions climatiques difficiles ayant affecté les pâturages, la réduction des surfaces de parcours naturels, ainsi que l’augmentation des coûts des aliments pour bétail au cours des dernières années.
Le responsable syndical a également exprimé son opposition aux solutions ponctuelles, telles que l’importation de viande pour couvrir les besoins de l’Aïd. Il estime que cette approche ne fait que reproduire les mêmes difficultés d’une année à l’autre. En revanche, il a plaidé en faveur d’une stratégie durable reposant sur l’importation de brebis reproductrices afin de reconstituer le cheptel national. Il a évoqué la possibilité d’introduire jusqu’à un million de têtes, qui seraient ensuite réparties entre les petits éleveurs.
Entre la piété du rite et la rigueur du portefeuille, le Tunisien semble condamné à l’acrobatie financière. Si l’adage des commerçants veut que l'on finisse toujours par acheter "quel que soit le prix", l’Aïd 2026 pourrait bien marquer une rupture : celle où le partage d'un veau ou l'achat au kilo ne sont plus des choix, mais les derniers remparts d'une tradition qui se dérobe.
M.B.S.M.
Mondial 2026 : La Fifa augmente de 15% la dotation aux participants
Les 48 fédérations participant au Mondial-2026 coorganisé par les Etats-Unis, le Mexique et le Canada (11 juin – 19 juillet) vont voir leur dotation augmentée de 15%, vient d’annoncer la Fifa à Vancouver (Canada).
La dotation totale aux participants du tournoi atteint ainsi 871 millions de dollars, d’après une décision du Conseil de la Fifa réuni à Vancouver, l’une des villes-hôtes de la première Coupe du monde à 48 pays.
La Fifa avait annoncé en décembre un total de 727 millions de dollars, aujourd’hui augmenté « vu le succès commercial du tournoi masculin », explique-t-elle dans un communiqué.
D’après plusieurs médias, des fédérations membres avaient alerté sur le risque de pertes financières liées à une participation au tournoi, en raison d’importants coûts liés au transport, aux taxes et aux frais quotidiens de chaque équipe.
La dotation de « préparation » passe ainsi de 1,5 à 2,5 millions de dollars, et celle de « participation » de 9 à 10 millions. Les sommes allouées au soutien des délégations et aux billets qui leurs sont distribués sont également augmentées. C'est-à-dire que la FTF (Fédération tunisienne de football) pourrait bénéficier d’une somme qui avoisine les 40 millions de dinars pour bien préparer et réussir sa participation au prochain mondial.
« La Fifa est fière de connaître une santé financière inédite, qui nous permet d’aider nos associations membres comme jamais », a déclaré le président Gianni Infantino dans un communiqué qui rappelle la distribution des bénéfices de l’instance à toutes ses fédérations membres.
La Fifa prévoit des recettes de 13 milliards de dollars pour son cycle de quatre ans qui s’achève avec cette compétition.
Le prize money du tournoi avait déjà été revu à la hausse de 50% par rapport à celui distribué au Qatar en 2022. Le vainqueur repartira ainsi de la finale à New York le 19 juillet avec 50 millions de dollars.
K.Z.
La scène théâtrale tunisienne perd l’une de ses éminentes figures
Le Ministère des Affaires culturelles a annoncé dans un communiqué la disparition du professeur et critique de théâtre Mohamed Massoud Driss, décédé ce lundi 4 mai 2026.
Figure marquante de la scène culturelle tunisienne, Mohamed Messaoud Driss a occupé plusieurs responsabilités au sein du ministère, notamment en qualité de conseiller du ministre de la Culture en 2018 et 2019, avant d’être nommé directeur général de l’Administration des arts scéniques et des arts audiovisuels.
Le défunt comptait parmi les critiques et auteurs de théâtre les plus éminents du pays. Il laisse derrière lui une œuvre riche, dont la Bibliographie du théâtre tunisien, ainsi que de nombreuses publications consacrées aux arts de la scène.
Chercheur prolifique, il a signé plus de quarante articles scientifiques portant sur le patrimoine, la politique, la musique et le chant. Il a également présidé la commission de doctorat à l’université tunisienne, contribuant activement à la formation de nouvelles générations de chercheurs.
Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger : La Tunisie au rendez-vous, sous la baguette de Shady Garfi
L’Orchestre symphonique tunisien, dirigé par le maestro Shady Garfi, se produira, aujourd’hui, au Théâtre de l’Opéra d’Alger, Boualem Bessaih, dans le cadre du 15e Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger, a annoncé le Théâtre de l’Opéra de Tunis.
Cette participation s’inscrit dans une volonté de renforcer les échanges culturels et de confirmer la « solidité des liens créatifs » entre la Tunisie et l’Algérie, a souligné l’institution relevant du ministère des Affaires culturelles.
Ce rendez-vous vise à promouvoir la scène symphonique nationale à l’international, a indiqué la même source, la présentant comme un vecteur d’ouverture et une « expression raffinée de l’identité culturelle » nationale.
À l’invitation de la ministre algérienne de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, a assisté jeudi soir à l’ouverture de cette 15ème édition qui se tient jusqu’au 7 mai 2026, a annoncé son département. Le coup d’envoi de cette édition a été marqué par une prestation de l’Orchestre symphonique algérien sous la direction du maestro Lotfi Saidi.
La présence de la ministre des Affaires culturelles à Alger s’inscrit principalement dans le cadre de sa participation aux « Rencontres afro-méditerranéennes de la pensée », tenue du 28 au 30 avril sous le thème « Augustin : dimension algérienne, africaine et méditerranéenne ».
Le Festival Culturel International de Musique Symphonique d’Alger est un événement artistique consacré à la promotion de la musique classique et symphonique. Créé en 2009 à l’initiative du ministère de la Culture et des Arts d’Algérie, il se tient chaque année à Alger, réunissant des orchestres nationaux et internationaux.
Clôture de la 8ème édition du festival Gabès Cinéma Fen
Après une semaine chargée d’émotion de partage et de connexion, la cérémonie de la clôture de la 8ème édition du festival Gabès Cinéma Fen s’est déroulée, à Gabès, samedi 2 mai 2026 au Complexe Culturel Mohamed Bardi présentée par la maîtresse de la cérémonie l’animatrice et actrice Amel Smaoui.
Lors de son allocution, la directrice du festival Afef Ben Mahmoud a tenu à souligné le travail de l’association organisatrice du festival « focus gabes », qui au fil de l’année met la lumière à travers de multiples activités le potentiel et richesse de la ville de Gabès.
La directrice a aussi tenu à remercié toute l’équipe organisatrice du festival des différentes sections ainsi que les médias les journalistes, les partenaires et les autorités publiques.
Ben Mahmoud a tenu à rendre hommage à la population de Gabès premier soutien de cette manifestation en signalant que malgré la pression écologique, Gabès reste une ville qui respire l’art et la vie.
Avant, le palmarès, le public a été transporté dans un voyage mystique signé le duo Jathb allie une voix profondément expressive et spirituelle à des paysages sonores électroniques immersifs, créant ainsi une identité sonore unique et en constante évolution. Sur scène, Mariem Hamrouni porte la dimension vocale et spirituelle, tandis que Mohamed Barsaoui construit des paysages sonores riches et évolutifs à l’aide de synthétiseurs modulaires et d'instruments traditionnels tels que le bendir, le handpan, l'harmonium et les bols tibétains.
Faisant partie prenante de l’aventure depuis son début, le public reste la star et une partie essentielle de l’expérience du festival. Pour cette 8ème édition, c’est exclusivement le public qui décerne les prix.
Ci- joint le palmarès- Prix public
- Le Prix Section Cinéma du long métrage a été décerné par Aef Ben Mahmoud et la petite fille de Halima El Zaima au film : "Le Gâteau du président" de Hasan Hadi
- Le Prix Section Cinéma- Court Métrage a été décerné par Chaima Laabidi au film : "Le Fardeau des ailes" de Rami Jarboui
- Le Prix Section Art Vidéo a été décerné par Malek Gnaoui à l’installation : "Nation Estate" de Larissa Sansour
- Le Prix Section Oasis XR a été décerné par Mohamed Arbi Soualhia: "The Clouds Are Two Thousand Meters Up" de Singing Chen
- S’agissant du prix parallèle Tacir, il a été décerné Yasmine Bhar à égalité à Chahine Dhahak et Hamza Matoussi.
Lors de la cérémonie, Amel Smaoui a signalé que les articles issus de l’atelier animé par le critique de cinéma Tahar Chikhaoui sont publiés sur le site de festival.
L’annonce du palmarès a été suivi par la projection du film multi-primé « SIRAT » en présence de son réalisateur Oliver Laxe. Le film offre un voyage mystique au cœur des montagnes du sud du Maroc où Luis, accompagné de son fils Estéban, recherche sa fille aînée qui a disparu. Ils rallient un groupe de « ravers » lancé à la recherche d’une énième fête de musique électronique dans les profondeurs du désert. Ils s’enfoncent dans l’immensité brûlante d’un miroir de sable qui les confronte à leurs propres limites.
Le film a reçu plusieurs distinctions notamment le prix du jury du festival de Cannes 2025, prix Goya du meilleur montage du meilleur son et de la meilleure photographie.
Carburants : Gel des prix en dépit des fluctuations mondiales
Selon l’analyse de Hafedh Lamouri, expert en études sociales, « le maintien des prix des carburants à leurs niveaux malgré la hausse enregistrée au niveau mondial reflète l’engagement de l’État envers ses obligations sociales et sa volonté de préserver la stabilité des prix des produits de consommation ».
Lamouri a expliqué à l’agence TAP que le gel du mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants s’inscrit dans l’orientation sociale adoptée par le gouvernement dans ses politiques, malgré les charges supplémentaires qu’il engendre pour le budget des subventions.
Il a indiqué que les dépenses de compensation sont appelées à augmenter, étant donné que la loi de finances a fixé le prix du baril à environ 63 dollars, alors que les prix actuels oscillent entre 90 et 100 dollars.
L’expert a précisé que chaque augmentation d’un dollar par rapport au prix de référence retenu dans le budget coûte à l’État entre 150 et 160 millions de dollars supplémentaires.
Il a, toutefois, mis en garde contre la possibilité de la poursuite des pressions inflationnistes étant donné qu’une partie importante des produits de consommation est importée.
A noter que la Tunisie a adopté le mécanisme d’ajustement automatique des prix des carburants depuis 2016 afin de suivre les variations des prix sur le marché international.
Toutefois, ce mécanisme a conduit, dans la pratique, à des hausses successives, cinq au total au cours de la même année en 2022, avant d’être suspendu.
Ligue 1- 28e journée - 1ère tranche : Victoires précieuses du C. Africain, de l'AS Soliman et de la JS Kairouan
Par Jamel Belhassen
Le CA s'est imposé face au ST grâce à sa meilleure seconde période au moment où l'ESSoliman a réussi à ramener trois points précieux de Ben Guerdane tout comme la JSK à Gabessur le chemin du maintien.
Dominée par le derby CA- ST , cette première partie de la journée n'a pas été pauvre en enseignements, loin s'en faut.
A Rades, le Club Africain, sous pression, n'a pas eu la tâche facile en première période devant le Stade Tunisien qui a failli prendre l'avantage à la 2e minute par Ndaye. Changement de décor après la pause. Le CA inscrit coup sur coup deux buts par Shili (52e) et Shrimi (58e) dans une explosion de joie des supporters. La suite était une gestion de l'avance devant un ST moins tranchant qu'au début.
Au Mhiri, le CSSfaxien n'a pas mis beaucoup de temps pour faire le break avec deux buts de Mathlouthi (31e) et Mutyaba ( 37e). Le score ne changera pas jusqu'à la fin des débats.
A Ben Guerdane, l'ASSoliman qui garde encore l'espoir de sauver sa peau, a pris l'avantage au score par Mejhed ( 22e) devant une Union locale, moins coriace que d'habitude. Une victoire importante pour les Cap Bonais.
Enfin. l'ASGabes, déjà relégué en Ligue 2 a joué pour l'honneur contre la JSKairouan qui lutte pour le maintien. Les Aghlabides ont attendu les dernières pour marquer par deux fois par Naffati et Zairi.
Résultats
CA- ST 2-0
CSS -OB 2-0
ASG -JSK 0-2
USBG -ASS 0-1
J.B.
Foire internationale du livre de Tunis : Le palmarès des prix de la 40ème édition
La cérémonie de remise des prix de la 40ᵉ édition de la Foire internationale du livre de Tunis s’est tenue samedi au Palais des expositions du Kram, en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi.
Dans son discours, la ministre a souligné le rôle majeur de cet événement en tant qu’espace de promotion du livre, de dialogue culturel et de rapprochement entre auteurs et lecteurs. Elle a également mis en avant l’importance accordée à la culture par le président Kaïs Saïed, rappelant son rôle essentiel dans la formation des consciences et le développement des sociétés.
Plusieurs prix ont été décernés à cette occasion, notamment à Amina Zarrouk (roman), Hafidha Gara Biban (nouvelle) et Mohamed Naceur Moulhi (poésie), tandis que le prix des études humaines a été attribué ex æquo à Adel Khadhar et Mohamed Haddad. Le prix de traduction est revenu à Ahmed Haizam, et celui de l’édition jeunesse à la Maison d’édition « Nous », avec une distinction pour Zeineb Ben Othman. Le prix du meilleur éditeur tunisien a été attribué à Dar « Pop Libris », dirigée par Sami Mokkadem.
La cérémonie s’est conclue par un hommage à plusieurs figures intellectuelles et créatives tunisiennes, dont Mohamed Hassen Fantar, Mahmoud Guettat, Ezzeddine Madani et Moncef Mezghanni, saluant ainsi leur contribution au rayonnement culturel du pays.
Le prince de la chanson arabe tire sa révérence
Le monde de la musique arabe est en deuil après le décès de Hani Chaker, surnommé « le prince de la chanson arabe », survenu à 73 ans à Paris, à l’issue d’un long combat contre la maladie.
Hospitalisé récemment dans la capitale française après une grave dégradation de son état de santé, l’artiste avait été admis en soins intensifs à la suite d’une crise médicale complexe. Il souffrait de complications sévères liées au côlon, ayant nécessité une ablation totale. Malgré une brève amélioration après l’intervention, son état s’est rapidement aggravé en raison de complications postopératoires.
Figure majeure de la chanson arabe, Hani Chaker laisse un héritage musical riche qui a marqué des générations. Sa voix, son élégance et son attachement à une musique authentique font de lui une icône dont la disparition représente une grande perte pour le monde artistique.
"13 Round" de Mohamed Ali Nahdi : ... Pour un dernier combat
Par Imen ABDERRAHMANI
Le comédien Helmi Dridi vient de remporter le prix du meilleur acteur, lors de la sixième édition du Festival du film méditerranéen d’Annaba (AMFF), pour son rôle dans le long métrage « 13 Round » de Mohamed Ali Nahdi, une nouvelle consécration qui s’ajoute à ce film qui fait sensation.
Que nous raconte Mohamed-Ali Nahdi dans ce film ? La souffrance d’un couple confronté à la maladie incurable de leur enfant ? La fragilité de l’être humain face à la fatalité ? Ou encore les défaillances d’un système de santé mis à rude épreuve ?
« 13 Round » est tout cela à la fois. Le récit d’un combat intime mené par une famille tunisienne modeste, issue d’un quartier populaire, sans revenus stables, qui tente l’impossible pour sauver son fils. Un enfant dont le rêve était de marcher dans les pas de son père sur le ring, comme une promesse interrompue trop tôt. Dans ce long-métrage de fiction qui trouve ces échos dans le quotidien tunisien, Mohamed Ali Nahdi suit Kamel et Samia dans leur combat pour sauver Sabri.
La métaphore de la boxe (le père, ancien champion et entraîneur, voyant son fils prêt à enfiler les gants à sa suite) rappelle combien les coups de la vie peuvent être plus violents que ceux d’un adversaire sur un ring. Dans ce film, l’adversaire prend plusieurs visages : celui d’un système impitoyable, mais aussi celui des obstacles du quotidien.
Parmi eux, ces taxis qui ne s’arrêtent pas, même face à l’urgence, ou encore le manque de moyens financiers. On voit ainsi Kamel contraint de vendre ses titres au premier acheteur venu, simplement pour réunir l’argent nécessaire à l’achat des médicaments de son fils.
Ancien champion africain de boxe, Kamel a rangé les gants pour se consacrer à sa famille, et à l’éducation de son fils Sabri. De temps en temps, pour le plaisir, il enfile les gants afin de transmettre à son fils la passion de la boxe et partager avec lui quelques échanges de coups. C’était sa façon pour jouer avec son fils. C’était sa manière pour exprimer à son fils ce qu’il ressentait. Un jour, des examens révèlent que celui-ci est atteint d’une tumeur.
Et c’est le début d’une course contre la montre pour ce couple qui a beaucoup affronté et qui a souffert pour être ensemble. Kamel et Samia voient alors des blessures enfouies du passé resurgir, au cœur de la douleur.
Excellents acteurs
Porté par deux talentueux acteurs, Afef Ben Mahmoud et Helmi Dridi qui brillent par leur naturel, sans excès de jeu, "13 Round" est le récit d'un dernier combat: la résilience face à la fatalité. Film touchant, tissé avec une grand sensibilité, il explore tant de sentiments: la maternité, la paternité, l'amour, la solidarité, la souffrance, la mort...
Actuellement sur les écrans des salles de cinéma tunisiennes et françaises, le film poursuit sa marche dans les festivals, valant à son scénariste et réalisateur Mohamed Ali Nahdi une belle reconnaissance, de la joie, de la fierté et un bouquet de consécrations internationales.
Outre le prix du meilleur acteur décerné à Helmi Dridi au Festival du film méditerranéen d’Annaba (AMFF), le film a déjà à son actif deux autres importants prix: celui de la meilleure interprétation féminine décerné à Afef Ben Mahmoud et le prix du meilleur film lors de la dernière édition du Festival international de cinéma "Fajr" en Iran.
I.A.
Ligue 1- 28e journée : Le derby CA- ST à l'affiche
Par Jamel Belhassen
L'avant-dernière journée de la Ligue 1 sera dominée par le derby entre le Club Africain et le Stade Tunisien. Une rencontre qui se jouera à guichets fermés après l'écoulement des 25 mille billets mis en vente. C'est dire combien les Rouge et Blanc comptent sur ce face à face pour engranger une victoire avant le grand derby avec l'Espérance, dimanche prochain. Avec deux points d'avance, le CA est plus que jamais décidé à garder le leadership.
Le ST , de son côté, qui n'espère plus grand chose, jouera pour. le prestige et pour le respect de l'éthique sportive. Cette journée qui se jouera les dimanche et lundi verra aussi, L'Espérance effectuer un court déplacement au Zouiten pour affronter la JSImrane et chercher à mettre fin à une série de quatre matches sans victoire.
Jeudi, les Sang et Or ont joué de malchance face aux Sfaxien et ont raté de peu la victoire. Autant dire, qu'ils n'ont plus droit à l'erreur. Le CSS, aux aguets, recevra l'O.Beja et visera la victoire. En bas du tableau, l'ASSoliman ira à Ben Guerdane à la recherche de points pour continuer à espérer sauver sa peau parmi l'élite.
Le programme
Aujourd'hui - 16h00
CA- ST
CSS -OB
USBG -ASS
ASG -JSK
Demai - 16h00
JSO- EST
CAB -ASM
USM -ESM
ESZ -ESS
J.B.
















