Sabri Lamouchi annonce la liste des convoqués pour la coupe du monde: 25 joueurs compétitifs et performants
Par Jamel Belhassen
Hôtel à Gammarth. 16h30. Sabri Lamouchi a annoncé la iste des joueurs Tunisiens appelés à défendre les couleurs nationales lors de la prochaine coupe du monde qui se déroulera au qmexique, aux États-Unis et au Canada. Comme attendu, cette liste comporte de nouveaux arrivée et des absents.
Mais, à première vue, elle semble équilibrée et compte des éléments compétitifs tels que Ayari. Khedhira ou Elloumi. Côté absences. Il y a lieu de relever celles de Maaloul , Ben Said et Sassi.
En voici les détails :
Dahmen, Chamkhi, Ben Hassen, Talbi, Bronn. Rekik, Arous, R.Chikhaoui, Valery, Naffati, Ben Hamida, Abdi, Skhiri, Haj Mahmoud, Majbri, R.Khedhira, Ben Slimane, Ben Ouannes, Gharbi, , Ayari, Achouri, Chawat, Mastouri, Elloumi et Tounakti.
J.B.
Mondial 2026 : La liste des Aigles de Carthage dévoilée cet après-midi
Comme annoncé par la Fédération tunisienne de football, le sélectionneur national Sabri Lamouchi, tiendra une conférence de presse, ce vendredi 15 mai à 16h00, pour dévoiler la liste des 26 joueurs retenus pour la Coupe du monde 2026. Une liste qui comportera, selon des sources proches du sélectionneur, quelques surprises.
Rappelons que les Aigles de Carthage évoluent dans le groupe F, aux côtes des Pays-Bas, la Suède, qui a déjà dévoilé sa liste des 26 et du Japon.
K.Z.
UGTT-Gouvernement : Est-ce la fin du bras de fer ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La lettre de la ministre des Finances à l’UGTT sur le projet de loi de finances 2027 relance les interrogations sur un éventuel apaisement social ou simple routine institutionnelle ?
Après des mois de tensions et de gel quasi total des échanges entre le gouvernement et l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), un léger mouvement semble s’opérer entre les deux parties. La récente correspondance adressée par la ministre des Finances au secrétaire général de l’UGTT, Slaheddine Selmi, autour du projet de loi de finances 2027, apparaît comme un signal politique susceptible d’ouvrir la voie à une reprise du dialogue social.
Pour le juriste et activiste de la société civile, Salem Chérif : " Comme le veut la tradition dans le cadre des négociations sociales entre le gouvernement et la centrale syndicale, l’élection d’un nouveau bureau exécutif de l’UGTT semble ouvrir la voie à une reprise des contacts entre les deux parties. Une initiative qui intervient dans un contexte où l’apaisement apparaît dans l’intérêt de tous, notamment face aux défis économiques et sociaux auxquels le pays est confronté.
Du coup, cette reprise de contact est perçue comme un premier signal politique susceptible de déboucher sur une nouvelle phase de dialogue entre le gouvernement et la Centrale syndicale. Si la présidence de la République semble aujourd’hui favorable à l’enterrement de la hache de guerre, c’est sans doute parce qu’un climat moins tendu signifie aussi moins de blocages et davantage de marge pour traiter les dossiers sensibles par la voie des négociations.
Alors, dans une conjoncture régionale et économique difficile, la Tunisie a plus que jamais besoin d’un front intérieur apaisé afin de mieux affronter les épreuves à venir ". Est-ce pour autant la fin de la crise ?
Front intérieur...
Même si les observateurs sont unanimes quant à l'importance de l'apaisement de la crise entre le gouvernement et l'UGTT, plusieurs facteurs doivent être pris en compte. Selon notre interlocuteur : " Tout d'abord, l'UGTT doit retrouver sa puissance et sa crédibilité auprès de l'opinion publique et de ses partisans. En effet, le nouveau secrétaire général, Slah Eddine Salmi, qui a mené sa campagne sous le slogan « Stabilité et défi », fait face aux enjeux de la réforme de la maison syndicale et de la relance du dialogue social, dans un contexte de fortes pressions économiques et de tensions croissantes autour des droits syndicaux et des salaires.
Au niveau politique et bien que l’UGTT n’ait pas adopté au départ une position opposée aux mesures exceptionnelles prises par Kaïs Saïed le 25 juillet 2021, l’organisation syndicale a fini par entrer en rupture avec le pouvoir, qui a œuvré à marginaliser l’Union et à réduire son rôle sur la scène nationale.
Cela s’est traduit par plusieurs mesures, notamment des poursuites judiciaires contre des dirigeants syndicaux, la fermeture des négociations sociales, l’octroi d’augmentations salariales sans consultation des partenaires sociaux, et enfin la suspension du prélèvement automatique des cotisations syndicales. Alors, la nouvelle direction doit faire des concessions de nature à rassurer le pouvoir politique quant à son rôle en tant que partenaire et non pas un opposant ". Et d'ajouter: " La Tunisie a besoin aujourd’hui de toutes ses forces vives qui doivent constituer un front intérieur uni et solide afin de faire face à une conjoncture mondiale assez complexe ".
M.B.S.M.
La Route des Andalous : Zaghouan, dernière escale de ce voyage mémoriel
Ville charmante à l’architecture singulière et à la gastronomie authentique, Zaghouan constitue la dernière étape de « La Route des Andalous », un périple conçu comme une traversée mémorielle sur les traces des Morisques.
Située à soixante kilomètres de Tunis, Zaghouan, est une belle ville qui n’a pas encore livré tous ses secrets. Ancienne Cité romaine avec des sites majeurs comme le « Temple des Eaux » (IIe siècle), « Thuburbo Majus » et les vestiges de l’aqueduc, Zaghouan est également une ville au cachet andalou singulier, visible dans sa grande mosquée et ses fontaines disséminés ici et là. Chaque printemps et à cette même période de l’année, un doux parfum enveloppe les ruelles de la ville, lors de la saison de la floraison de l’églantier (Nesri), cette fleur délicate que la tradition attribue aux andalous qui se sont installés à Zaghouan, comme d’ailleurs d’autres villes tunisiennes. Curieusement, plantée ailleurs aujourd’hui, elle ne donne ni les mêmes fleurs ni les mêmes arômes comme si par miracle, cette plante était intimement liés à la terre de Zaghouan.
Riche en traditions culinaires, la ville est célèbre pour son « Kaak Warka », une pâtisserie traditionnelle sous forme d’anneaux que la légende dit que ce succulent gâteau est d’origine andalouse et que les andalous ont utilisé ces anneaux pour faire transiter clandestinement leurs bijoux, en fuyant l’Espagne.
C’est cette profondeur historique et cet héritage pluriel que célèbre le programme spécial imaginé pour la clôture de la manifestation « La Route des Andalous », demain, le 16 mai, à partir de 11h. Ateliers de céramique d’art, de calligraphie et de mosaïque, expositions photographiques et présentations d’œuvres artisanales composent un parcours sensible, prolongé par une dégustation de plats du terroir qui viendra en rythmer les découvertes.
La manifestation constitue également une bonne occasion pour qu’habitants et visiteurs découvrent ou redécouvrent quelques lieux emblématiques, lieux de mémoire tels que la médina de Zaghouan, le mausolée de Sidi Ali Azzouz et le Centre des monuments et du patrimoine de Zaghouan qui accueillent, à cette occasion, quelques activités de cette journée spéciale.
Le programme de la journée comporte également la projection du documentaire « Zaghouan l’andalouse » de Feriel Ben Mahmoud et un spectacle alliant musique et théâtre qui explore la tradition orale de la ville.
… Une Route pour l’avenir
Il est à noter que « La Route des Andalous » a été lancée, dans le cadre de la célébration de la 35ème édition du « Mois du patrimoine », avec comme point de départ la mythique ville de Testour. Ce rendez-vous a permis de tirer de l’oubli la mémoire andalouse de plusieurs villes tunisiennes, à savoir Tébourba (Gouvernorat de la Manouba), Soliman (Gouvernorat de Nabeul), « Al Aliya » (Gouvernorat de Bizerte), « Kalaat Landaloss » (Gouvernorat de l’Ariana) et Tunis et de mettre en lumière l’impact économique, civilsationnel, architectural et esthétique de ces exilés andalous.
Plus qu’une Route, plus qu’une simple manifestation, l’initiative appelle à s’inscrire dans la durée et à s’élargir en véritable circuit culturel vivant. Elle esquisse les contours d’un itinéraire capable de relier patrimoine, création contemporaine et développement durable, en valorisant les savoir-faire locaux, les paysages et les mémoires partagées. Le projet est faisable puisque toutes ces villes se situent presqu’à une heure de la capitale.
Pensée ainsi, la Route pourrait devenir un levier structurant pour les régions qu’elle traverse : un espace où la mémoire se transforme en ressource, où les traditions nourrissent l’économie locale, et où l’artisanat, la gastronomie et le tourisme culturel participent à une dynamique respectueuse des territoires. Car préserver l’héritage andalou, c’est aussi préserver les gestes, les métiers et les récits qui continuent d’habiter ces villes. La superbe horloge de Testour qui tourne à l’envers, le malouf qui constitue une page essentielle de la mémoire musicale tunisienne, la médina de Tébourba, avec sa mosquée et ses zaouïas, qui demeure l’unique médina de la région à se structurer selon un plan de damier, la médina de Zaghouan avec ses fontaines et la légende de Kaak El Warka et d’autres récits et « témoins » méritent d’être préservés et transmis.
En s’ancrant dans les régions, cette démarche affirme que le développement ne se construit pas seulement dans les grands centres urbains, mais aussi dans ces villes et villages qui portent une part essentielle de l’identité du pays. La Route devient alors un fil conducteur reliant passé et avenir, mémoire et innovation, patrimoine et développement.
Imen.A.
La Maison de France à Sfax : Lecture architecturale et historique de cet édifice colonial
L’historien Ridha Kallel animera, demain, le 16 mai à 15h00, une rencontre consacrée à l’histoire et à l’architecture de la Maison de France à Sfax.
Cette analyse architecturale et mémorielle portera sur le siège administratif de l’époque coloniale, alors connu sous le nom de « contrôle civil », un édifice emblématique conçu en 1897.
Spécialiste du patrimoine sfaxien, Ridha Kallel détaillera les particularités de ce monument signé par l’architecte Jean-Émile Resplandy (1866-1928), figure majeure du style Art nouveau en Tunisie. Le bâtiment est considéré comme l’un des rares témoignages du style Art nouveau dans le sud tunisien, marqué par une esthétique qui intègre des éléments modernes à l’urbanisme de la fin du XIXe siècle.
L’Art nouveau est un style artistique de la fin du XIXe siècle, privilégiant les lignes courbes et les motifs naturels (fleurs, plantes) pour rompre avec la rigueur des formes classiques.
L’intervention retracera l’évolution de l’édifice, de son rôle administratif sous le protectorat jusqu’à sa fonction actuelle au sein de l’Institut français de Tunisie. Cette étude s’inscrit dans une réflexion plus large sur la conservation du patrimoine bâti en Tunisie et marque les vingt ans d’activité du site dans sa configuration contemporaine.
Une visite guidée des lieux complétera cette présentation historique, permettant d’observer les détails architecturaux préservés de ce joyau du paysage urbain de Sfax.
Le paradoxe du commerce extérieur tunisien : Le Maghreb, ce voisin si lointain …
Par Hassan GHEDIRI
Il est complètement absurde que la Tunisie, partageant avec ses voisins l’histoire et la géographie, réalise l'essentiel de son commerce avec des marchés situés de l'autre côté de la Méditerranée…
Lorsqu’il est question de faire le décryptage du bulletin mensuel publié par l’Institut national de la statistiques (INS) sur le commerce extérieur, analystes et chroniqueurs ont souvent tendance à axer toute leur réflexion sur le déficit astronomique et presque irrémédiable de que la Tunisie traine depuis belle lurette avec la Chine, la Turquie et la Russie.
Cette lecture manque toutefois de souligner un phénomène d’une importance flagrante et qui tend à aggraver le creusement du déficit commercial de notre pays. Il est question d’une très médiocre intégration commerciale de la Tunisie dans son environnement immédiat, en l’occurrence l’espace maghrébin.
Dans ce chapitre, le bulletin du commerce extérieur du mois d’avril 2026, publié mardi dernier dresse un constat sans appel. Au cours des quatre derniers mois, l’on souligne une chute de plus de 40% des exportations tunisiennes vers le Maroc. Même tendance constaté en ce qui concerne l'Algérie avec qui les échanges ont reculé de plus de 20%, exactement comme ç’a été le cas avec la Libye. Pendant ce temps, plus de 71% de nos ventes à l'étranger ont continué de prendre la direction de l'Union européenne.
Le commerce extérieur tunisien souffre d'un déséquilibre structurel persistant. Sur les quatre premiers mois de 2026, les exportations ont atteint 22,7 milliards de dinars contre des importations de 30,2 milliards, creusant un déficit commercial de 7,5 milliards de dinars. Le taux de couverture affiche certes une légère amélioration à 75,1% contre 74% en 2025, mais demeure insuffisant pour inverser une tendance lourde qui grève les réserves en devises du pays.
Ce déficit résulte principalement de la forte dépendance énergétique de la Tunisie dont la balance énergétique affiche, à elle seule, un déficit de 4,2 milliards de dinars. Mais au-delà du sacro-saint problème de dépendance aux énergies importées, la faible intégration géographique constitue un handicap majeur.
Il est complètement absurde que la Tunisie, partageant avec ses voisins l’histoire et la géographie, réalise l'essentiel de son commerce avec des marchés situés de l'autre côté de la Méditerranée. Une défaillance monumentale que certains ont souvent tendance à justifier par l’échec de l’union maghrébine annoncée depuis 1989 et demeurant aujourd'hui une coquille vide.
Pourtant, le potentiel est considérable. Les pays du Maghreb représentent un marché de près de 100 millions de consommateurs aux profils socio-économiques comparables à ceux de la Tunisie. C’est-à-dire des débouchés naturels considérables s’offrent aux exportations agroalimentaires et encore aux produits industries mécaniques et électriques moins exposés aux exigences des normes européennes et aux aléas du taux de change.
Accroitre les exportations vers le Maghreb permettraient également de réduire la vulnérabilité excessive vis-à-vis de l'Union européenne, dont le moindre ralentissement économique se répercute mécaniquement sur la balance commerciale de la Tunisie. Une intégration maghrébine effective signifierait aussi des coûts logistiques réduits, des délais raccourcis et une montée en gamme progressive des produits échangés.
H.G.
Editorial : Obsession guerrière …
Par Chokri Baccouche
La guerre contre l’Iran s’est révélée être un véritable gouffre sans fond pour les Etats-Unis qui peinent, de plus en plus, à financer ce conflit extrêmement coûteux. Selon le contrôleur par intérim du Pentagone, Jules Hurts, les opérations militaires U.S auraient déjà englouti l’astronomique somme de 29 milliards de dollars.
A en croire plusieurs responsables américains ayant eu accès à des évaluations internes, la facture réelle serait encore plus salée et pourrait flirter avec les 50 milliards de dollars. L’idée d’une guerre contre l’Iran est souvent présentée par l’establishment politique américain comme un impératif de sécurité nationale.
Cette rhétorique belliqueuse qui revient comme un leitmotiv dans les discours des responsables américains est très discutable bien évidemment car le pays des mollahs n’a jamais présenté en réalité une menace pour la sécurité nationale des Etats-Unis.
Derrière le vernis de la « défense des intérêts américains » se cache en fait une logique beaucoup plus cynique et mercantile qui veut que chaque dollar dépensé dans ce conflit enrichira un peu plus un petit cercle d’industriels d’armement qui ne ratent aucune occasion pour se mettre plein les poches au détriment des contribuables américains, acculés comme à l’accoutumée à en payer le prix fort.
La guerre contre Téhéran qui s’enlise dans les eaux glauques de l’obstination morbide de Donald Trump est aussi une guerre par procuration menée, tambour battant, par le pays de l’oncle Sam pour le compte de son trublion protégé israélien. Les motivations économiques voraces des uns et les manipulations bassement politiques des autres, mangent donc dans le même râtelier de ce conflit larvé qui n’est pas près de connaître malheureusement son épilogue.
Depuis leur fondation en 1776, les États-Unis ont mené près de 400 interventions militaires à travers le monde. Ces engagements, incluant des guerres majeures, des actions de police et des opérations de la Guerre froide, se sont intensifiés après le 11 septembre 2001. Toutes ces guerres ont profité directement, d’une manière ou d’une autre, à l’industrie de l’armement qui pèse des centaines de milliards de dollars chaque année.
Le conflit en cours contre l’Iran n’échappe pas donc à cette sinistre règle et constitue une aubaine pour Boeing, Lockheed Martin, Raytheon et leurs filiales qui engrangent une montagne d’argent pour la fourniture d’avions, de missiles, de drones et de systèmes de surveillance.
Et peu importe si ces contrats faramineux aggravent la dette publique et creusent un déficit déjà colossal : pour ces entreprises et leurs lobbyistes, la guerre est un marché juteux garanti par l’État.
La rhétorique officielle sur la prétendue menace iranienne, souvent exagérée ou manipulée, sert donc de combustible pour allumer la mèche de la guerre. Les rapports sur le nucléaire iranien ou les activités militaires régionales de Téhéran sont présentés, à dessein, de manière alarmiste pour justifier une intervention militaire. Ils sont relayés par une propagande tendancieuse qui se charge d’enfoncer encore plus le clou en diabolisant le pays à abattre afin de persuader l’opinion publique du bien fondé de mener à son encontre une action militaire
Ce scénario éculé s’est répété inlassablement à maintes reprises causant des drames indicibles en Irak, Somalie, Afghanistan, Syrie et en Libye. Derrière toutes ces mises en scène guerrières d’un cynisme inouï se cachent des décisions motivées par le seul profit.
Chaque escalade militaire sert davantage à gonfler le budget de la Défense qu’à protéger le citoyen américain. Chaque conflit est un jackpot pour les industriels de l’armement mais une tragédie kafkaïenne pour les populations civiles des pays ciblés par la machine de guerre américaine.
Aussi paradoxal que cela puisse paraître et au moment où Washington dépense des centaines de milliards pour bombarder l’Iran, l’infrastructure domestique américaine s’effrite. Les routes, les hôpitaux et les écoles, semble-t-il, partent en vrille et sont sacrifiés au profit d’un appareil militaire qui prospère sur le chaos.
Chaque gallon de carburant plus cher, chaque hausse des prix de l’énergie, chaque déficit budgétaire accru est payé par la population, tandis que le vrai bénéficiaire reste l’élite corporative. De ce qui précède, on peut finalement affirmer sans risque de se hasarder que l’Amérique n’est pas menacée par l’Iran mais paradoxalement par ses propres dirigeants, obsédés par le profit et le contrôle et toujours prêts à transformer la guerre en une machine à cash.
Au détriment de leurs propres concitoyens mais également de tous les citoyens du monde qui subissent, par ricochet, les effets pervers de leurs errements sans fin et de leur dangereux aventurisme guerrier devenu une véritable obsession…
C.B.
Premier adversaire de la Tunisie au Mondial : La Suède dévoile sa liste des 26
Le sélectionneur de la Suède Graham Potter a communiqué, mardi dernier, la liste de la sélection suédoise pour la Coupe du Monde 2026. Il y a lieu de rappeler que la Suède sera le premier adversaire de la sélection tunisienne au Mondial et les deux sélections s’opposeront le 15 juin à 03h00 du matin (heure tunisienne) pour le compte du groupe F.
Voici la liste des 26 joueurs de la Suède qui comptera sur ses redoutables attaquants Alexander Isak (Liverpool) et Viktor Gyökeres (Arsenal), en plus de son excellent régisseur Yasin Ayari, un joueur d’origine tunisienne :
Gardiens : Viktor Johansson (Stoke City), Kristoffer Nordfeldt (AIK) et Jacob Zetterström (Derby County)
Défenseurs : Hjalmar Ekdal (Burnley), Gabriel Gudmunsson (Leeds United), Isak Hien (Atalanta), Emil Holm (Juventus), Gustaf Lagerbielke (Braga), Victor Lindelöf (Aston Villa), Eric Smith (Sankt. Pauli), Carl Starfelt (Celta de Vigo) et Daniel Svensson (Borussia Dortmund)
Milieux : Yasin Ayari (Brighton), Lucas Bergvall (Tottenham), Elliot Stroud (Mjällby), Jesper Karlström (Udinese), Besfort Zeneli (Union Saint-Gilloise), Ken Sema (Pafos) et Mattias Svanberg (Wolfsbourg)
Attaquants : Taha Ali (Malmö), Anthony Elanga (Newcastle), Alexander Bernhardsson (Holstein Kiel), Gustaf Nilsson (FC Bruges), et Benjamin Nygren (Celtic Glagsow).
K.Z.
Ligue 1 (30e J.) : Le CA termine au ralenti, l’EST sauve les meubles, la JSK au purgatoire
Du suspense, il y a eu tout de même, surtout dans la lutte pour le maintien qui a vu l’Olympique de Béja grignoter un point précieux qui lui a permis de sauver sa place parmi l’élite. En haut du tableau, l’EST a pu assurer sa qualification en Ligue des champions malgré le pressing du CSS.
A Radès, les Clubistes ont tout fait pour terminer en beauté, mais il était évident que la concentration a fait défaut face à un excellent Olympique de Béja. Les Cigognes ont même mené au score et le résultat de parité lui suffit pour dépasser la JSK qui s’est contentée d’un nul à Métlaoui, synonyme de quatorzième place qui la mène en Ligue 2.
Pour l’EST, il s’agissait de faire oublier la grande déception du derby et de consolider sa seconde place, ce qui fut fait à Ben Guerdane, au moment où le CSS cartonnait (3-1) une Etoile du Sahel en chute libre.
Kamel ZAIEM
Résultats
CA – OB (1-1)
USBG – EST (0-1)
CSS – ESS (3-1)
ESM – JSK (0-0)
USM – ASS (3-0)
Classement
1* Club Africain 66pts
2* Espérance de Tunis 63pts
3* Club Sportif Sfaxien 62pts
4* Stade Tunisien 48pts
5* US Monastirienne 45pts
6* Espérance de Zarzis 41pts
7* Etoile du Sahel 41pts
8* ES Métlaoui 40pts
9* JS Omrane 36pts
10* US Ben Guerdane 35pts
11* AS Marsa 35pts
12* CA Bizertin 33pts
13* Olympique de Béja 32pts
14* JS Kairouanaise 31pts
15* AS Soliman 27pts
16* AS Gabés 18pts
Caravane internationale de la Route de la soie : Semmama, mémoire vivante des montagnes, y est
Par Imen Abderrahmani
Des montagnes de Kasserine aux routes millénaires d’Eurasie, l’expérience pastorale de Djebel Semmama s’invite sur la « Route de la soie », représentée par Adnen Helali, ardent défenseur des artisans et des savoir-faire montagnards.
Il est la tête pensante du Centre des arts et métiers de Djebel Semmama. Activiste écologique et culturel, Adnen Helali a été invité pour prendre part à la caravane internationale « La Route de la soie », organisée du 6 au 15 mai en Turquie. Avec lui, la Tunisie inscrit ses bergers, ses arts et ses savoir-faire dans un récit mondial où culture, écologie et mémoire des territoires se rencontrent. Cette invitation offre l’occasion de présenter l’expérience des arts et métiers de Djebel Semmama, à Kasserine, qui a été créé dans une conjoncture délicate, la montée des opérations terroristes dans la région avec l’espoir d’insuffler une nouvelle dynamique culturelle, artistique et économique à la région, en encadrant ses artisans et en créant des festivals et des manifestations qui valorisent la culture locale.
Dans cet esprit, de nombreuses initiatives ont vu le jour, chacune ouvrant une fenêtre sur l’univers pastoral et montagnard de Semmama. « La Fête des bergers » célèbre ainsi la vie des éleveurs, leurs gestes, leurs récits et leurs traditions, transformant la montagne en scène vivante où se rencontrent habitants, artistes et visiteurs.
« Les Alchimistes de la Ragouba » ont, quant à eux, réuni chercheurs et passionnés autour des plantes aromatiques et médicinales qui tapissent les pentes de la montagne, révélant un patrimoine végétal longtemps méconnu et réhabilitant des savoirs ancestraux liés à la terre et au soin.
Enfin, « La Route de la transhumance » redonne souffle aux chemins empruntés par les troupeaux depuis des générations, mettant en lumière la richesse de la culture pastorale tout en ravivant un héritage oral, musical et poétique profondément ancré dans la mémoire collective.
Partageant jour par jour les photos de cette belle et intéressante aventure, commentant les provinces turques visitées (Erzurum, Malatya, Gaziantep et Antalya) et mettant l’accent sur leurs spécificités culturelles et agricoles en se référant à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD) (cadre de cette invitation), Adnen Helali a su bien situer l’expérience de Semmama dans une véritable dimension internationale.
Et c’est toute une vision
À chaque escale, le représentant de Semmama et de la Tunisie a pris le temps de raconter la genèse des projets nés au cœur de la montagne, d’offrir des objets d’art réalisés par les artisanes du Centre et d’expliquer leur fabrication à partir de matières naturelles telles que l’alfa, le cuir, le roseau et le bois. Il a également partagé les secrets de leurs teintures végétales, alternatives durables aux colorants chimiques.
Plus qu’un centre de sauvegarde et de transmission des savoir-faire montagnards, le projet « Semmama » s’affirme comme une vision pour l’avenir. Il a figuré, d’ailleurs, parmi les quatre initiatives panélistes, présentées à la cérémonie d'ouverture officielle de la Caravane de la Route de la Soie accueillie par la ville Antalya. A cette occasion, Adnen Helali est revenu sur l’approche globale de ce projet et sur ses multiples rendez-vous qui rappellent que les routes pastorales, bien avant les grandes voies commerciales, ont façonné les territoires, les cultures et les imaginaires. L’activiste tunisien a saisi cette occasion pour présenter l’initiative « Green IYRP », qu’a lancé le Centre afin d’encourager le remplacement du plastique par des ressources naturelles issues de l’environnement pastoral : cuir, argile, fibres d’alfa, bois ou fleurs de montagne. Une démarche écologique qui associe savoir-faire ancestraux, innovation sociale et sensibilisation environnementale.
Au cœur de cette caravane dédiée aux terres pastorales, qui couvrent plus de la moitié de la planète, la voix des montagnes tunisiennes s’élèvera comme un signe de résistance et de fierté.
Imen.A.
Figure emblématique de la scène culturelle et académique tunisienne, Khalifa Chater n’est plus
L’historien et universitaire tunisien Khalifa Chater, figure majeure de la recherche en langue française sur l’époque moderne et contemporaine du pays, est décédé hier, le mercredi à l’âge de 90 ans.
Le ministère des Affaires culturelles a salué dans un communiqué publié en fin d’après-midi, la mémoire d’un « érudit » et présenté ses condoléances à la communauté intellectuelle tunisienne.
Professeur émérite à la Faculté des sciences humaines et sociales de Tunis depuis 1972, l’universitaire a consacré sa carrière à l’étude des mutations sociales, politiques et précoloniales de la Tunisie au XIXe siècle.
Figure de proue de l’école historique francophone tunisienne post- indépendance, le chercheur était titulaire d’un doctorat de 3e cycle (1974) et d’un doctorat d’État (1981) obtenus à l’Université de la Sorbonne à Paris.
Au-delà de son parcours académique, le chercheur a dirigé plusieurs grandes institutions culturelles et documentaires du pays. Il a notamment été à la tête du Centre culturel international d’Hammamet (1978), de l’Institut supérieur de documentation (1987-1996) et directeur général de la Bibliothèque nationale de Tunisie de 1997 à 2002.
L’historien laisse derrière lui de nombreux ouvrages de référence rédigés en français. Les éditions de l’Université de Tunis ont publié ses premiers travaux majeurs : « Insurrection et répression dans la Tunisie du XIXe siècle » en 1978, puis « Dépendance et mutations de la Tunisie précoloniale (1815-1857) » en 1984.
Ses recherches récentes s’étaient tournées vers le XXe siècle avec « L’ère Bourguiba : L’histoire et les révélations », publié en 2021 chez AC Éditions, avant la parution en 2025 de son ultime ouvrage, « La dynastie husseinite (1705-1957) », aux éditions Nirvana.
Le chercheur présidait depuis 2008 la Commission de stratégie de la traduction pour la promotion de la présence culturelle tunisienne sur la scène culturelle mondiale, rattachée à l’Institut de traduction de Tunis.
Pharmaciens et parapharmaciens : La guerre cachée des compléments alimentaires...
L’examen du projet de loi sur les compléments alimentaires par la Commission de la santé de l’ARP a mis en lumière une guerre discrète entre pharmaciens et parapharmaciens autour de la commercialisation de ces produits. Mais derrière ce bras de fer, les normes sanitaires sont-elles réellement respectées ?
La Commission de la santé, des affaires de la femme, de la famille, des affaires sociales et des personnes handicapées a tenu jeudi dernier une séance d’audition consacrée à l’examen de la proposition de loi relative à la fabrication des compléments alimentaires.
D'où proviennent ces produits, comment sont contrôlés et que contient ce projet de loi? Interdits dans les pharmacies et tolérés dans les parapharmacies, les compléments alimentaires font désormais l'objet d'un projet de loi, mais aussi d'une guerre cachée entre pharmaciens et parapharmaciens.
En effet, le secrétaire général de Syndicat tunisien des propriétaires de pharmacies privées a confirmé, lors d’une séance d’audition au sein de la Commission de la santé de l’Assemblée des représentants du peuple, que 2 500 pharmaciens se trouvent actuellement en situation de « liberté provisoire ». Il a précisé que la présence de compléments alimentaires dans les pharmacies est considérée comme illégale, alors qu’elle est autorisée dans les magasins de parapharmacie.
Les représentants du syndicat des pharmacies privées ont insisté sur la nécessité de mettre à jour les textes juridiques afin de rendre légale la vente des compléments alimentaires, tout en garantissant la qualité et la sécurité de leur fabrication. Ils ont également appelé à ajouter d’autres dispositions au projet de loi relatif à la fabrication des compléments alimentaires. Au delà de l'aspect commercial, comment sont fabriqués ces produits ?
A haut risque...
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik, nous a confié : " On doit faire comme dans tous les pays qui se respectent où la présence obligatoire d’un pharmacien responsable représentant la santé publique dans toute la chaîne de fabrication des compléments alimentaires est obligatoire comme cela se fait dans l’industrie pharmaceutique. Il est aussi nécessaire d’établir des tableaux de classification des substances utilisées dans la fabrication des compléments alimentaires et de créer un registre national des compléments alimentaires selon le degré de dangerosité des substances utilisées ".
Et d'ajouter : " Aussi bien le législateur que les professionnels de la santé doivent fixer un ensemble de règles destinées à organiser le secteur de la fabrication des compléments alimentaires en Tunisie et à définir des normes de qualité afin de garantir la conformité des produits commercialisés sur le marché, notamment en ce qui concerne leur fabrication, emballage, stockage, conservation, transport et distribution, ainsi que la fourniture d’informations correctes et claires aux consommateurs ".
A noter que ce projet de loi est composé de 54 articles, couvre l’ensemble des acteurs intervenant dans la chaîne de production des compléments alimentaires, y compris les entreprises qui les fabriquent, ainsi que les sociétés et particuliers qui vendent ou achètent ces produits via Internet et les plateformes de commerce électronique.
Selon le document explicatif accompagnant le projet, cette initiative vise à protéger le tissu national des fabricants locaux contre les risques menaçant leur activité en raison du flou juridique et de l’absence d’un cadre réglementaire clair.
Elle vise également à lever les obstacles auxquels le secteur est confronté, à le protéger des intervenants non réglementés grâce à une loi encadrant l’accès au marché, et à offrir aux investisseurs tunisiens des garanties conformes au nouveau Code de l’investissement, afin de soutenir davantage l’investissement et de conquérir de nouveaux marchés à l’exportation.
Au-delà du conflit entre pharmaciens et parapharmaciens, le véritable enjeu reste la protection du consommateur. Dans un marché en pleine expansion, où les compléments alimentaires sont vendus aussi bien en magasins que sur Internet, l’absence d’un cadre juridique clair ouvre la porte à de nombreuses dérives : produits de qualité douteuse, substances dangereuses ou informations trompeuses.
Ce projet de loi apparaît ainsi comme une tentative de mettre de l’ordre dans un secteur longtemps laissé dans le flou. Reste désormais à voir si le texte parviendra à concilier exigences sanitaires, intérêts économiques et droit du consommateur à des produits sûrs et contrôlés.
M.B.S.M.
Emission d’une série de quatre timbres-poste dédiés aux « métiers de l’artisanat tunisien »
Dans le cadre de la promotion de l’artisanat traditionnel dans notre pays, la Poste Tunisienne émet, aujourd’hui le jeudi 14 mai 2026, une série de quatre timbres-poste illustrant la décoration sur céramique, la virtuosité de la sculpture et la gravure sur verre.
Editorial : Il faut apprendre de ses erreurs - Par Hassan GHEDIRI
A suivre l’actualité ces derniers temps l’on a la sensation de déjà vu avec ces images et vidéos montrant des soignants avec leurs blouses blanches, leurs gants et leurs masques FFP2. Ce ne sont pourtant pas des clichés tirés des archives de fin 2019 lorsque la Chine a signalé son premier mort d’une « mystérieuse maladie » avant que l’OMS ne déclare quelques semaines plus tard, la pandémie mondiale du coronavirus. Aujourd’hui, c’est un autre « mystérieux » virus qui émerge de nulle part pour raviver de vieux.
Mystérieux ? Pas vraiment, en fait, parce qu’il s’agit bel et bien d’un virus connu par les scientifiques depuis plus de soixante-dix ans. L’hantavirus qui angoisse la communauté sanitaire mondiale depuis le découverte, début mai, d’un foyer de contamination dans un bateau de croisière dans l’océan Atlantique, commence à susciter les interrogations et les craintes parmi les populations dans le monde entier.
Certes l’OMS a d’emblée adopté une position de vigilance rigoureuse mais très mesurée face au foyer de la maladie qui a fait trois décès, considérant qu’il n’y a rien à voir avec une pandémie. Sauf qu’en même temps, en Europe, tous les passagers du bateau croisière MV Hondius à bord duquel avaient été détectées les premiers cas, sont classés comme des « contacts à haut risque ».
La France, l’Espagne, les Pays-Bas, le Royaume-Unis, les Etats-Unis et le Canada desquels ressortaient ces contacts à haut risque ont mis en place des protocoles strictes de rapatriement et d’isolement. En dépit des déclarations se voulant rassurantes de l’OMS et des médecins qui s’efforcent de prévenir la psychose générale, l’hantavirus a fini par agiter une atmosphère hantée par les tristes souvenirs de la pandémie du covid-19. Le virus a déclenché une vaste opération sanitaire internationale mettant sur le qui-vive beaucoup de gouvernements dans le monde.
En Tunisie, les autorités sanitaires devaient suivre de très près l’évolution de la situation en se référant aux recommandations de l’OMS. Du côté du ministère de la Santé, néanmoins, le silence radio règne. Car aucune déclaration n’y a émané sur le sujet. Sauf si l’on doit estimer que l’avis de certains médecins à propos des menaces de l’hantavirus pour la Tunisie, exprimait la position officielle.
La communication officielle demeure néanmoins essentielle et d’une importance capitale dans pareille conjoncture d’autant plus que l’expérience a montré que la communication directe et transparente rassure la population et éviter la panique. Cette nouvelle crise sanitaire qui suscite de vives inquiétudes à travers le monde et ravive les souvenirs de la pandémie du covid-19 doit inciter les autorités en Tunisie à apprendre de erreurs commis en 2020.
La Tunisie qui a été lourdement frappée par l’épidémie du coronavirus a enregistré l’un des taux de mortalités les plus élevés en Afrique, sans compter les pertes économiques colossales liées au confinement.
Au fond, la leçon à retenir est simple. C’est que les crises sanitaires mondiale se déclarent brusquement, sans prévenir, pour franchir les frontières et punir sévèrement ceux qui croient être à l’abri. L'hantavirus, qu'il débouche ou non sur une pandémie, exige une communication claire, transparente et crédible. Apprendre de ses erreurs, est un impératif de bonne gouvernance sanitaire.
H.G.
Pour les futurs bacheliers qui décrocheront le sésame avec brio : 17 places en Allemagne, 18 en France…
Par Hassan GHEDIRI
Les élèves de quatrième année secondaire qui termine aujourd’hui leur
« bac blanc », et qui désirent rejoindre une faculté à l’étranger, devraient exceller lors du sprint final…
Quelques 151 720 candidats devraient répondre présents au baccalauréat 2025/2026 s’attaqueront dans vingt jours aux épreuves de la session principale qui aura lieu du 3 au 10 juin prochain. La majorité espère franchir ce cap et obtenir les notes permettant de rejoindre les bancs de l’une des universités tunisiennes, tandis que d’autres comptant intégrer les grandes écoles en Europe, vont devoir cravacher dur pour gagner le sprint final du baccalauréat avec un meilleur score et espérer figurer dans la liste des lauréats.
Si du côté du ministère de l’Education l’on se penche sur le parachèvement des derniers préparatifs logistiques avant le jour J, au ministère de l’Enseignement supérieur tout est déjà fin prêt, ou presque, pour enclencher le processus de l’orientation. Le calendrier est d’ores et déjà disponible et consultable sur le web.
Pour le moment, ce sont tous les candidats qui visent une moyenne supérieur ou égale à 16 sur 20 (14/20 ou plus pour les littéraires) qui sont impatients de s’attaquer aux choses sérieuses. En attendant le coup d’envoi du marathon du baccalauréat, ce petit monde de l’élite, sont déjà curieux de connaitre les opportunités offertes aux lauréats. Ceux qui savent déjà ce qu’ils désirent faire après le bac, doivent le déclarer officiellement le 3 juillet prochain.
Il s’agit en effet de la date marquante le début du processus d’orientation dédié aux futurs nouveaux bacheliers qui décrocheront le sésame avec brio. D’après une note du ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique publiée fin avril dernier, les candidats concernés par la « session de l’excellence » de l’orientation universitaire, auront ensuite 72 heures pour postuler pour le programme de bourses d’étude à l’étranger de l’année universitaire 2026/2027.
Au menu, trois opportunités, celle destinée aux candidats qui comptent poursuivre des études préparatoires en Tunisie, en l’occurrence dans le très convoité Institut supérieur des études scientifiques et techniques de Tunis (IPEST). Au total 120 places sont mises en compétition pour les nouveaux bacheliers. Il est question de 80 places dans la spécialité mathématiques, physiques, sciences de l’ingénierie et 40 places dans la spécialité physique chimie.
S’agissant de l’offre des bourses d’études à l’étranger, deux destinations sont au menu, à savoir la France et l’Allemagne. Au total 25 bourses sont proposées dans les deux pays, contre 44 en 2023. Ainsi, les futurs lauréats du bac 2026 doivent apprendre que pour ce qui est de la France l’offre compte 2 bourses d’études littéraires à l’Université de la Sorbonne et 16 pour les études en mathématiques dans des cycles préparatoires d’ingénieur.
Selon un tableau d’affectation finale des lauréats tunisiens dans les lycées préparatoires français établi par la mission universitaire et éducative de Tunisie à Paris, les bourses seront attribuées en respectant le principe de parité entre les sexes. 8 bourses seront ainsi attribuées à des filles et 8 bourses à des garçons qui seront affectés dans sept lycées préparatoires français situés à Paris, Lyon et Toulouse.
Quant à Allemagne, 17 bourses seront offertes pour des spécialités en mathématiques, sciences expérimentales, économie, gestion, sciences techniques et informatique.
Une seule fois, en 2021, l’Etat tunisien avait décidé, à titre exceptionnel, de financer les études de cinq autres bacheliers ayant excellé et qui se sont vus décerner des bancs dans de prestigieuses universités allemandes. Jusqu’ici, ni le ministère de l’Enseignement supérieur ni les parties impliquées dans le dossier en France et en Allemagne n’avaient pris le soin d’expliquer les raisons du rétrécissement de ce programme de bourses.
H.G.
















