Coupe de Tunisie - Quarts de finale : Logique respectée ou possibles surprises?
Par Jamel Belhassen
La coupe de Tunisie atteint ce mercredi le Stade des quarts de finale après avoir connu le dernier qualifié des huitièmes, l'Espérance de Tunis. Ce tour met face à face seuls deux clubs de la Ligue 1, à savoir l'ESZarzis et le CABizertin.
Un duel équilibré et ouvert à tous les pronostics dans la mesure où les Sudistes viennent de retrouver la joie de jouer et de gagner après une longue periode de vaches maigres alors que les Nordistes viennt de changer d'entraîneur (!), Hidoussi ayant succédé à Ellili, il y a à peine une semaine. Ailleurs , les CSSfaxien, l'Espérance de Tunis et la JSOmrane seront opposés aux clubs divisionnaires, le SGabesien, le BSBouhajla et le PSSakiet Eddaier.
Des rencontres à leur portée mais attention à la suffisance d'autant plus que les premiers évolueront sans les joueurs étrangers, règlements obligent. Voici, en détails, le programme des quatre matches et les noms des arbitres désignés pour les diriger. A rappeler que tous ces quarts de finale se joueront en présence de la technologie de la VAR.
Aujourd'hui 15h30
Sfax: CSS- SG : Khaled Guider
Zarzis: ESZ- CAB: Emir Loussif
Demain 15h30
Bouhaja: BSB- EST: Nidhal Letaief
Sakiet Eddaier : PSSE- JSO: Seif Ouertani
J.B.
Investissement dans l’intelligence artificielle en Tunisie : Une exception qui ne confirme pas la règle…
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie se positionne deuxième du top 5 africain concentrant plus de 90% des financements levés par les startups IA dans le continent, mais…
Le résultat est extraordinaire sauf qu’il ne reflète toujours pas une orientation politique vers l’investissement massif dans l’écosystème des jeunes entreprises innovantes et les technologies de l’IA. La Tunisie s’est imposée comme deuxième pays en termes de levée des fonds par les startups en Afrique au cours de l’année 2025, et ce grâce à neuf startups spécialisées dans les technologies de l’intelligence artificielle (IA).
Talonnant le Kenya qui domine le classement avec 143 millions de dollars levés par 19 entreprises, la Tunisie a occupé la deuxième du top 5 africain suivie respectivement par l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria. Neuf startups tunisiennes ont pu lever des fonds globaux d’un peu plus de 124 millions de dollars.
La Tunisie et le Kenya se sont ainsi vus tailler la part du lion des fonds globaux levés l’année dernière par tous les startups africaines dédiées à l’IA. Les pays formant le top5 africain sont représentés par les 159 startups spécialisées en intelligence artificielle ayant levé, courant 2025, des fonds étrangers d’un montant global de 803,2 millions de dollars.
Le classement de la Tunisie peut toutefois tromper du fait qu’il était tributaire de la percée exceptionnelle d’une startup qui a beaucoup fait parler d’elle au cours de ces dernières années, en l’occurrence InstaDeep.
Cette startup tunisienne spécialisé en IA a fait la une du monde des startups en 2023 lorsqu’elle a été rachetée par le géant allemand de la biotechnologie BioNTech pour une transaction record de près de 700 millions de dollars. InstaDeep à côté de la startup kényane Sama ont accaparé 25% de tous les fonds levés en 2025 par les startups africaines spécialisées en IA.
InstaDeep qui demeure jusqu’ici une exception dans l’écosystème des startups tunisiens de par la taille des fonds levés confirme en même temps la concentration extrême à l’échelle du continent des financements alloués à l’IA qui suscitent beaucoup d’interrogations quant à la durabilité et la résilience de l’ensemble des écosystèmes dédiés à l’IA dans le contient. Une concentration illustrée par la répartition géographique des fonds alloués à l’IA en Afrique puisque les cinq pays précités (Le Kenya, la Tunisie, l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Nigeria) représentent plus de 90% des financements.
Le défi auquel se confronte l’Afrique sub-saharienne, et le même auquel s’expose la Tunisie. Il est question de l’implication de l’Etat à travers les investissements pour développer les infrastructures et les ressources technologies et pour soutenir des compétences en quête des opportunités et d’un écosystème mieux financé.
Car, comme l’affirment tous les spécialistes, les pays qui ne mettent pas rapidement en place des capacités de recherche en IA et qui ne déploient pas les ressources nécessaires pour rattraper leur retard technologique, risquent de se retrouver durablement dépendants des solutions développées à l’étranger ce qui compromet de facto leur souveraineté.
H.G.
Editorial : Le spectre flippant des pandémies futures…
Par Chokri Baccouche
Drôle de planète dans laquelle nous vivons : sitôt on y chasse un virus que son cousin germain débarque illico pour prendre la relève. Après le Covid-19 et ses nombreuses souches qui ont crée pas mal de pépins à l’humanité, place à la nouvelle variante du virus Ebola. Celle-ci fait parler d’elle ces derniers jours en République démocratique du Congo où elle a généré une épidémie.
Parti de Bunia, fin avril, avec un premier cas impliquant un infirmier décédé après avoir développé de fortes fièvres et des vomissements, la maladie s’est propagée depuis à la vitesse éclair. Dans un pays en proie à une guerre civile particulièrement dévastatrice, la transmission du virus a été favorisée par les cérémonies funéraires et les déplacements de corps à travers les régions.
Le bilan qui s’alourdit au fil des jours fait état de 246 cas suspects et 87 décès. Et pour ne rien arranger les choses, les spécialistes ont confirmé la présence de la souche Bundibugya d’Ebola, une variante rare dont il n’existe ni vaccin homologué, ni traitement spécifique.
Depuis la nuit des temps, il est une réalité biologique et historique indéniable à savoir que les virus ont toujours cohabité avec l’homme. Mais c’est l’accélération de leur fréquence et le risque accru de transmission qui sont devenus aujourd’hui des enjeux majeurs. Plusieurs raisons sont à l’origine de la menace croissante générée par les virus dont notamment la densité urbaine.
Les mégapoles abritent en effet plus de 40% de la population mondiale. Dans ces espaces confinés bondés d’individus, le virus se sent comme un poisson dans l’eau et peut se propager en quelques jours à des millions d’individus. Dans un monde globalisé, les vols internationaux, les migrations et le tourisme accélèrent cette diffusion à l’échelle planétaire, rendant chaque pays potentiellement vulnérable.
La déforestation, le braconnage et l’urbanisation rapprochent, par ailleurs, l’homme à des virus inconnus. Ebola, la rage ou encore certains coronavirus circulent naturellement dans des populations animales. Chaque nouveau contact est un pari risqué : certains virus franchissent la barrière d’espèce et deviennent capables d’infecter l’homme. Les préjudices causés par les bipèdes à l’environnement retournent à l’envoyeur par effet boomerang.
En raison du réchauffement climatique, les experts s’accordent à penser que des centaines de virus qui dormaient depuis des millions d’années sous la glace en Sibérie ou dans les régions polaires, sortent peu à peu de leur longue hibernation et menacent de grossir la liste des agents infectieux actuellement en activité. Et comme si cela ne suffisait pas, Les virus mutent constamment, certains développant une résistance aux traitements existants.
Le Covid-19 a d’ailleurs montré que de nouvelles variantes pouvaient émerger en quelques semaines, modifiant la transmissibilité ou la gravité de l’infection. Pour tout dire, l’humanité n’est pas du tout à l’abri d’un scénario catastrophe si elle a affaire à un virus combinant une haute transmissibilité et une létalité élevée, comme cela s‘est produit dans la première moitié du siècle dernier avec la grippe espagnole qui a fait des millions de morts à travers le monde.
A ce tableau flippant s’ajoute bien évidemment l’utilisation des toxines à des fins militaires. Si l'utilisation empirique de substances contaminées remonte à l'Antiquité, le XXe siècle a vu le développement de laboratoires spécialisés capables de militariser des agents pathogènes. Même si leur usage est formellement proscrit par le droit international, les armes biologiques sont toujours en vigueur.
Les humains ne sont jamais à cours d’idées… saugrenues et inhumaines pour décimer, affaiblir ou neutraliser leurs propres congénères pour asseoir leur hégémonie ou imposer leur diktat. En cela, on peut vraiment dire qu’ils portent les… germes de leur propre destruction.
Qu’ils s’appellent Covid, Hantavirus, Ebola ou Bundibugya, les virus font planer le spectre des pandémies futures. En raison de leur vitesse de propagation et de leur potentiel particulièrement destructeur au double plan économique et sanitaire, ceux-ci s’imposent en véritable défi existentiel pour l’ensemble de l’humanité. Pour s’en sortir, la coopération internationale doit être impérativement aux avant-postes particulièrement en matière de surveillance et dans les domaines de la recherche et la prévention.
Le retrait, en janvier 2026, des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé est un coup dur qui a privé l’agence onusienne de son plus gros contributeur financier. Par souci de salubrité planétaire, la communauté internationale doit se serrer les coudes et mettre la main à la poche afin de permettre à l’OMS de financer ses programmes de santé mondiaux et particulièrement ceux visant l’éradication et la prévention des maladies infectieuses.
La question ne doit pas se poser en principe car les virus ne connaissent pas les frontières et transcendent les limites géographiques de tous les pays. Et peu importe s’ils sont extrêmement riches ou particulièrement vulnérables et pauvres.
C.B.
Le festival « Beirut Animation Nights » fait escale à CinéMadart pour une soirée engagée et solidaire
La salle CinéMadart à Carthage accueillera, demain le jeudi 21 mai à 19h30, une projection exceptionnelle du programme « Beirut Animation Nights ». Rendez-vous placé sous le signe de la création, de la solidarité et de la résilience.
Cette soirée sera marquée par la projection de sept courts- métrages d’animation d’auteurs et d’autrices du Liban, de Jordanie, du Maroc et de Syrie, dans le cadre d’une tournée internationale qui met la culture au service d’une cause humanitaire.
Créé par le cinéaste primé Nicolas Fattouh, « Beirut Animation Nights » s’est donné pour mission de faire découvrir au public différentes formes de narration et de techniques d’animation. Depuis sa création, le festival s’impose comme une vitrine de la vitalité et de la diversité de l’animation libanaise et arabe contemporaine.
Cette séance tunisienne dépasse la simple projection cinématographique. Elle va au-delà pour être une forme de solidarité artistique et humaine. L’intégralité des recettes des billets, ainsi que les dons collectés sur place, seront reversés à la Croix-Rouge libanaise afin de soutenir les efforts de secours d’urgence en faveur des victimes de l’agression militaire israélienne contre le Liban, précise le communiqué de presse.
La tournée internationale du festival s’inscrit en effet dans un contexte dramatique : plus de 1 450 personnes ont été tuées, dont 126 enfants, et plus de 1,2 million de personnes soit près de 22 % de la population ont été déplacées. Des familles entières ont dû fuir sans refuge, tandis que des écoles ont été transformées en centres d’hébergement. Plus de 40 % des élèves libanais ont été contraints de quitter leurs établissements, précise la même source, rappelant cette tragédie que vit le Pays du Cèdre.
Face à cette crise, « Beirut Animation Nights » fait de l’art un outil de résistance et une lueur d’espoir en apportant une aide concrète aux populations touchées, soutenant les artistes pour maintenir la scène vivante et propulser la créativité.
L’animation arabe à l’honneur
S’agissant du programme « tunisien », il offre à total à voir sept courts-métrages d’une durée totale de 67 minutes, qui abordent des thèmes d’actualité tels que : la censure, la mémoire, l’exil, l’amour ou encore la résistance.
Parmi les films projetés figurent « Downfall » de Rona Fayyad (Liban, 3 min), « Shadows » de Rand Beiruty (Jordanie, 14 min), « Crowman » de Yohan Abdelnour (Liban, 7 min) et « Samt » de Chadi Aoun (Liban, 15 min). Le Maroc sera représenté par « Shadow of the Butterflies » de Sofia El Khyari (9 min), tandis que la Syrie participera avec « As I Was a Tree » de Jalal Maghout (17 min). La sélection s’achèvera avec « The Weight of It All » de Melinda Mouzannar (Liban, 1 min 55).
Les billets sont disponibles au guichet du cinéma et en ligne, tandis que des dons pourront être effectués directement sur place au profit de la Croix-Rouge libanaise. Plus qu’une séance de cinéma, « Beirut Animation Nights » à Tunis se présente comme un rendez-vous où l’art, la mémoire et l’engagement se rejoignent pour rappeler le rôle essentiel de la culture face aux crises.
Imen.A.
Premier League : Arsenal est champion d'Angleterre après 22 ans d'attente
Arsenal est le nouveau roi d’Angleterre. Son dauphin Manchester City, qui devait absolument l’emporter à Bournemouth pour continuer à croire au titre, n’a pas pu faire mieux qu’un match nul (1-1) au Vitality Stadium pour le match de clôture de la 37e journée de championnat. Avec une avance de quatre points à une journée de la fin, les Gunners sont champions de Premier League pour la première fois depuis 22 ans.
Après trois saisons terminées à la seconde place du classement, Arsenal est assuré de terminer sur le trône. La bande à Mikel Arteta pourra remercier les Cherries, séduisants, qui privent City des trois points et qui permettent aux Londoniens de célébrer un titre qui leur tendait les bras, eux qui occupaient la tête du championnat pendant la majeure partie de la saison. Ayant l’habitude de se saborder dans le sprint final ces dernières années, les Gunners n’ont pas craqué cette fois et ce sont plutôt les Citizens qui se sont montrés fébriles dans ce money time. Après un match nul (3-3) à Everton lors de la 35e journée, les hommes de Pep Guardiola ont craqué dans le sud de l’Angleterre face à Bournemouth, assuré d’être européen avant cette rencontre et qui a joué crânement sa chance.
La Tunisie accueillera bientôt THE BRIDGE AI & HEALTHCARE Summit 2026 : Innovation, santé et IA
La Tunisie accueillera, le 08 juin 2026, la première édition du THE BRIDGE AI & HEALTHCARE Summit 2026 au Radisson Blu Hotel & Convention Center Tunis, un événement international réunissant entrepreneurs, startups, investisseurs, médecins, experts et représentants des compétences tunisiennes à l’étranger autour d’une vision commune : construire l’avenir de l’innovation sanitaire et numérique en Tunisie et en Afrique.
Cette rencontre stratégique constituera une plateforme de connexion entre innovation, investissement et technologies de la santé, et marquera également le lancement officiel du projet “The Bridge”, première incubateur et accélérateur reliant la Tunisie et l’Europe dans les domaines de la santé, de l’intelligence artificielle et des nouvelles technologies, initié en partenariat avec l’Organisation Nationale des Entrepreneurs et l’Association des Médecins Tunisiens dans le Monde (AMTM).
Le projet ambitionne de soutenir les startups et les projets innovants à travers des programmes d’incubation et d’accélération spécialisés, un accompagnement assuré par des experts nationaux et internationaux, un accès à des investisseurs et partenaires européens, ainsi que le développement de réseaux de coopération entre la Tunisie, l’Europe et l’Afrique.
Le sommet proposera un programme riche comprenant des conférences de haut niveau, des panels sectoriels, des compétitions Pitch Battle, des rencontres B2B, des espaces Networking ainsi qu’un Village des Startups réunissant des dizaines de jeunes entreprises innovantes tunisiennes et africaines.
Plusieurs thématiques stratégiques seront au coeur des échanges, notamment l’intelligence artificielle appliquée à la santé, la télémédecine, les technologies médicales et la biotechnologie, le financement alternatif et le Crowdfunding ainsi que le soutien aux compétences tunisiennes à l’international et à l’investissement dans l’écosystème HealthTech.
À travers cette initiative qui réunira près de 600 participants tunisiens et étrangers, THE BRIDGE ambitionne de renforcer le positionnement de la Tunisie comme hub régional de l’innovation dans les secteurs de la santé et de la technologie, en favorisant l’accès au financement, le transfert de compétences, l’investissement et les partenariats internationaux.
Galerie Selma Feriani : Nouveau succès international avec Zineb Sedira à l’affiche
L’artiste franco-algérienne Zineb Sedira présentera sa plus vaste exposition au Royaume-Uni en investissant les Duveen Galleries de la Tate Modern, annonce la Galerie Selma Feriani.
Intitulée « When Words Fall Silent, Cinema Speaks… », l’installation est visible depuis le 13 mai et jusqu’au 17 janvier 2027. Soutenu par cette galerie qui constitue l’un des espaces majeurs d’art contemporain en Tunisie, et réputé pour propulser les artistes de la région Mena à l’échelle internationale, ce projet d’envergure revisite le cinéma africain des années 1960-1970 et met en lumière l’Algérie post- indépendance comme carrefour majeur du « Troisième Cinéma », qui a rassemblé des cinéastes d’Afrique, d’Asie et d’Amérique latine.
Sur les réseaux du musée londonien, l’artiste décrit cette commande comme une expérience « à la fois monumentale et intime », destinée à faire dialoguer mémoire historique et vitalité de l’expérience panafricaine, tout en ouvrant la voie à de nouvelles narrations et énergies créatives.
La scénographie mêle structures en bois et en métal à un espace de projection accueillant un film inédit en quatre actes. Celui-ci retrace les différentes étapes de la création cinématographique, de l’écriture du scénario jusqu’à la diffusion.
Cette exposition s’inscrit dans une année particulièrement dense pour l’artiste, avec des projets annoncés à Guangzhou et à San Sebastián. Dès la semaine prochaine, elle inaugurera aussi à Marseille l’exposition Les rêves n’ont pas de titre, œuvre qui avait représenté la France à la Biennale de Venise 2022.
Trois trésors tunisiens recherchés dans le Musée virtuel de l’UNESCO
À l’occasion de la Journée internationale des musées, célébrée cette année sous le thème « Les musées pour unir un monde divisé », trois biens culturels tunisiens figurent parmi les œuvres signalées dans le Musée virtuel des biens culturels volés de l’UNESCO. Entre patrimoine antique et héritage islamique, ces pièces aujourd’hui disparues des inventaires nationaux font l’objet d’avis de recherche internationaux, illustrant l’ampleur du défi posé par le trafic illicite d’objets culturels.
Développée par l’UNESCO en partenariat avec INTERPOL, cette plateforme numérique rassemble des œuvres officiellement signalées comme volées afin de faciliter leur identification et leur restitution grâce aux technologies de modélisation numérique.
Ces œuvres emblématiques disparues
Parmi les pièces tunisiennes recherchées figure la statuette romaine « Cupidon assis sur un dauphin » (réf. VM-TN-24-003), découverte lors de fouilles officielles menées entre 2002 et 2004 sur le site archéologique de Dougga. Haute de neuf centimètres et sculptée dans le marbre blanc, l’œuvre représente un enfant nu assis sur un dauphin. Bien que la tête du personnage et la queue de l’animal soient manquantes, la statuette demeure un témoignage précieux de l’art romain en Afrique du Nord, daté entre 146 av. J.-C. et 439 apr. J.-C.
Une seconde pièce issue du même site antique, la « Tête de déesse » (réf. VM-TN-24-001), attire également l’attention. Mise au jour en 1998 à proximité du Capitole de Dougga, cette sculpture en marbre blanc d’environ vingt centimètres appartient à la tradition sculpturale romaine régionale. Malgré un nez endommagé, elle conserve une grande valeur historique et artistique.
À ces vestiges antiques s’ajoute un témoignage majeur du patrimoine islamique : un feuillet de Coran enluminé du Xe siècle (réf. VM-TN-24-004), provenant de la bibliothèque de la Grande Mosquée de Kairouan. La page, écrite en coufique et ornée d’encres polychromes ainsi que de macarons dorés séparant les versets, illustre la richesse de la tradition calligraphique et manuscrite en Ifriqiya.
Le numérique au service de la restitution
Lancée lors de la conférence mondiale MONDIACULT en septembre 2025 à Barcelone, la plateforme du Musée virtuel des biens culturels volés vise à mobiliser experts, institutions et grand public autour de la lutte contre le trafic illicite. Les œuvres figurant dans la galerie principale correspondent à des biens officiellement recherchés à l’échelle internationale ; celles qui sont localisées sont ensuite transférées vers un espace numérique consacré aux restitutions réussies.
L’UNESCO a par ailleurs annoncé le lancement de la version espagnole du site, élargissant son accessibilité à l’Amérique latine et aux Caraïbes. Depuis son ouverture, la plateforme revendique plus de 1,6 million de pages consultées, signe d’un intérêt croissant pour ces enjeux patrimoniaux.
Engagement tunisien renouvelé
En marge des célébrations du 80e anniversaire du Conseil international des musées (ICOM), la Délégation permanente de la Tunisie auprès de l’UNESCO a réaffirmé son soutien aux mécanismes internationaux de restitution des biens culturels illicitement déplacés. L’accent est notamment mis sur l’utilisation des outils numériques comme levier essentiel pour identifier, tracer et récupérer les œuvres disparues.
À travers la mise en lumière de ces trois trésors, la Tunisie rappelle que la protection du patrimoine dépasse les frontières et s’inscrit dans une responsabilité collective. Chaque objet retrouvé constitue ainsi une victoire symbolique pour la mémoire et l’histoire partagées.
Le virus Ebola est de retour : La Tunisie est-elle concernée ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Face à l'épidémie d'Ebola en RDC et en Ouganda, les observateurs s’interrogent sur les causes de ce retour du virus et si nos systèmes de surveillance suffiront-ils ?
L’Organisation mondiale de la santé a annoncé que l’épidémie du virus Ebola en République démocratique du Congo et en Ouganda constitue une urgence de santé publique de portée internationale, après l’enregistrement de plus de 300 cas suspects et de 88 décès.
Selon les rapports, l’épidémie actuelle n’est pas encore classée comme une « pandémie mondiale », mais elle représente une « urgence de santé publique de portée internationale », soit le plus haut niveau d’alerte que l’Organisation mondiale de la santé puisse déclarer avant d’atteindre le stade de pandémie mondiale.
Le directeur général de l’organisation, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a expliqué dans une publication sur les réseaux sociaux ce dimanche que la situation n’atteint pas encore le niveau d’une pandémie, tout en avertissant du risque élevé de propagation de l’infection vers les pays voisins et de son extension à plus grande échelle.
L’organisation a également signalé un cas confirmé en laboratoire à Kinshasa, la capitale du Congo, située à environ 1 000 kilomètres (620 miles) du foyer de l’épidémie dans la province orientale de l’Ituri, ce qui indique une possible propagation plus large du virus. Pourquoi justement ce retour du virus et si un pays comme la Tunisie est concernée par cette épidémie ?
Interrogé à ce sujet, Dr Ahmed Fouad Rekik, nous a expliqué : « Non, la Tunisie n’est pas actuellement concernée par le virus Ebola. En effet, les autorités sanitaires nationales et internationales ayant confirmé que le pays est totalement exempt de la maladie.
Bien, en outre, que l’Organisation mondiale de la santé ait déclaré une urgence sanitaire dans certaines régions d’Afrique centrale, la situation épidémiologique en Tunisie reste sûre et stable pour les raisons suivantes : Absence de risque direct : la Tunisie n’a pas de liaisons aériennes directes avec les pays où les foyers récents ont été détectés. Vigilance sanitaire : les autorités continuent de renforcer les mesures de surveillance épidémiologique aux points frontaliers dans le cadre de plans d’urgence préventifs mis en place depuis plusieurs années ».
Ebola, c’est quoi ?
Selon Dr Ahmed Fouad Rekik : « Le virus Ebola est une affection grave qui touche l’être humain et qui est souvent mortelle si elle n’est pas traitée. Le virus Ebola appartient au genre des Ebolavirus, de la famille des filovirus, qui comprend également les genres Cuevavirus et Marburgvirus. Il existe cinq espèces d’Ebola : Zaire, Bundibugyo, Soudan, Reston et Taï.
Les premiers symptômes se manifestent par une apparition soudaine de fièvre, de fatigue, de douleurs musculaires, de maux de tête et de maux de gorge. Ils sont suivis de vomissements, de diarrhée, d’éruptions cutanées et de signes de dysfonctionnement rénal et hépatique. Dans certains cas, des hémorragies internes et externes peuvent survenir (par exemple saignements des gencives ou présence de sang dans les selles). Les résultats de laboratoire montrent souvent une diminution des globules blancs et des plaquettes, ainsi qu’une élévation des enzymes hépatiques.
Le virus se transmet à l’homme à partir d’animaux sauvages et se propage entre humains par contact direct avec le sang, les sécrétions, les organes ou d’autres fluides corporels des personnes infectées, ainsi que par les surfaces et objets contaminés par ces fluides (comme la literie ou les vêtements).
Les travailleurs de la santé sont souvent exposés au virus lorsqu’ils soignent des patients suspects ou confirmés, en raison d’un contact rapproché et d’un respect insuffisant des précautions de lutte contre l’infection. Les rites funéraires impliquant un contact direct avec le corps du défunt peuvent également contribuer à la transmission.
Il est nécessaire de disposer davantage de données de surveillance et de recherches concernant le risque de transmission sexuelle, notamment lorsque le virus reste viable et transmissible dans le sperme au fil du temps.
La maladie à virus Ebola tue en moyenne la moitié des personnes infectées, bien que le taux de mortalité ait varié entre 25 % et 90 % lors des épidémies précédentes. Le virus est apparu pour la première fois en 1976 lors de deux épidémies simultanées dans ce qui est aujourd’hui le Sud-Soudan et la République démocratique du Congo, près de la rivière Ebola, qui a donné son nom à la maladie.
L’épidémie survenue entre 2014 et 2016 en Sierra Leone, au Liberia et en Guinée, causée par le type Zaire, a été la plus grande et la plus complexe jamais enregistrée, avec plus de 28 000 cas et plus de 11 000 décès.
Au-delà de l’impact sanitaire direct, cette épidémie et les peurs qu’elle a engendrées ont causé d’importants dommages aux économies locales et perturbé la vie quotidienne.
Le même type de virus est réapparu en République démocratique du Congo en 2017, puis en mai et août 2018 ».
Bien que la Tunisie soit géographiquement et logistiquement épargnée par la résurgence d'Ebola en Afrique centrale, la situation rappelle la nécessité d'une vigilance stricte aux frontières et du renforcement des systèmes de santé publique. Pour le pays, l'anticipation demeure l'unique rempart durable face à une menace sanitaire internationale, selon les experts.
M.B.S.M.
Un musée pour le foot, pourquoi pas ?
Par Imen ABDERRAHMANI
La saison sportive touche presque à sa fin : le championnat a livré ses verdicts, en attendant la Coupe de Tunisie, et les regards se tournent vers les grandes échéances internationales, notamment la Coupe du monde et les matchs de la Sélection nationale.
Au même moment, voilà le Mois du patrimoine qui tire doucement sa révérence (clôture hier, le 18 mai, au musée de Chemtou à Jendouba). Et si, entre ces deux temps forts, l’on prenait la mesure d’un autre héritage celui du football tunisien, dont l’histoire constitue à elle seule plusieurs chapitres de la mémoire nationale ?
Car en Tunisie, le ballon rond n’est pas qu’un sport. Il est un récit collectif, une chronique sociale, un fil rouge reliant les générations depuis plus d’un siècle. Des terrains improvisés de l’époque coloniale aux stades pleins à craquer d’aujourd’hui, le football accompagne les grandes mutations du pays et en reflète les espoirs, les tensions et les joies.
D’où cette idée qui revient comme une évidence : pourquoi ne pas imaginer un Musée national du football ? Un lieu vivant, capable de dépoussiérer la mémoire de tant d’équipes et d’hommes qui ont fait vibrer les foules avant et après l’indépendance. On y découvrirait des maillots chargés d’histoire, des trophées patinés par les décennies, des archives retraçant les premiers championnats, les derbies mythiques et les grandes conquêtes africaines et même mondiales.
Un siècle de stades, de chants, de légendes, de supporteurs…ça mérite d’être raconté et préservé dans un espace accessible à tous. Les visiteurs pourraient parcourir des galeries de photos d’époque, visionner d’anciennes vidéos de matchs devenus légendaires, écouter les commentaires radiophoniques qui ont marqué des générations. Une boutique viendrait prolonger l’expérience avec des objets souvenirs (mugs, tee-shirts, agendas etc.) permettant d’emporter chez soi un fragment de cette mémoire sportive.
Le musée raconterait l’histoire longue et mouvementée de nombreux clubs centenaires qui ont façonné l’imaginaire sportif du pays : l’Espérance Sportive de Tunis, fondée en 1919 à Bab Souika, le Club Africain, né en 1920 à Bab Jedid, le Sfax Railway Sport, pionnier du Sud, l’Union Sportive Monastirienne, entrée dans son deuxième siècle en 2023, l’Étoile Sportive du Sahel, centenaire depuis 2025… sans oublier le Club Sportif Sfaxien, fondé le 28 mai 1928. Mais la liste est loin d’être exhaustive.
Un musée du football serait aussi l’occasion de replonger dans la naissance d’autres clubs emblématiques, comme le Stade Tunisien, héritier des couleurs beylicales rouge et vert, qui lui valent son célèbre surnom de « Baklawa », en référence aux losanges de son emblème et de ses maillots.
Ou encore l’Olympique du Kef, fondé le 17 mai 1922, l’un des plus anciens clubs du pays, longtemps porte-drapeau du Nord-Ouest tunisien avec ses couleurs rouge, blanc et noir. Autant d’histoires, d’identités régionales et de symboles qui composent la riche mosaïque du football tunisien.
Mais au-delà des palmarès, ce musée raconterait surtout des histoires humaines : celles des quartiers qui vibraient les jours de match, des chants transmis de génération en génération, des héros d’un soir devenus légendes populaires.
À l’heure où le Mois du patrimoine s’achève, l’idée prend tout son sens : préserver la mémoire du football tunisien, c’est aussi préserver une part essentielle de notre patrimoine vivant. Un patrimoine fait d’émotions, de rivalités et d’un ballon qui, depuis plus d’un siècle, fait vibrer le pays sur le même rythme surtout lors des grands rendez-vous de l’Equipe nationale.
I.A.
À l’UNESCO, la Tunisie appelle à la restitution du patrimoine culturel illicitement déplacé
La Tunisie a plaidé, hier, pour la restitution du patrimoine culturel illicitement déplacé et renforce son engagement dans la lutte contre le trafic de biens culturels. C’était à l’occasion de sa participation à la 14e session du Comité subsidiaire de la Réunion des Etats parties à la Convention de l’UNESCO de 1970, qui se déroule actuellement à Paris.
L’ambassadeur, délégué permanent de la Tunisie auprès de l’UNESCO, Dhia Khaled, a appelé à la restitution aux pays d'origine du patrimoine culturel et archéologique illicitement déplacé, qualifiant cette restitution d’acte de réconciliation mémorielle et de justice patrimoniale.
Editorial : Pourquoi la réforme de l’école coince ? - Par Hassan GHEDIRI
Hier, lycéens et collégiens ont entamé la semaine bloquée des examens du troisième trimestre marquant le sprint final d’une longue et éprouvante année scolaire. Les petits écoliers, eux, se sont vus impliqués, dans un véritable marathon qui enchaine, pendant plus de trois semaines, épreuves orales et écrites.
C’est incontestablement la période de grande effervescence, du stress et des frissons dans les écoles et les foyers tunisiens qui atteindront leur apothéose, dans deux semaines, avec le coup d’envoi du baccalauréat. Un rendez-vous phare pour l’autorité de tutelle et pour des milliers de jeunes lycéens espérant décrocher leur sésame pour rejoindre les bancs de l’université.
Avant le jour J, les chiffres communiqués par le ministère de l’Education suscitent souvent, l’attention de l’opinion publique, d’autant plus qu’ils permettent de suivre les transformations, lentes mais confirmées, des profils des candidats et des bouleversements marquant petit à petit les parcours d’orientation en Tunisie. C’est sans conteste la désaffection pour les études scientifiques qui commence, semble-t-il à susciter beaucoup d’interrogations dans les rangs des spécialistes.
Les symptômes de ce désintéressement, qui du reste ne cesse d’être confirmé par les statistiques, sont constatés depuis plusieurs années à partir du cycle du secondaire qui a vu chuter le nombre d’élèves s’orientant vers les filières scientifiques, notamment les mathématiques.
Le phénomène n’est pas l’apanage de la Tunisie parce que la désaffection pour les études scientifiques a touché beaucoup de pays industrialisés depuis de longues années, avec la tendance des lycéens à se détourner des disciplines scientifiques pour voir moins en moins de bacheliers s’inscrire dans les cycles nécessitant une bonne maitrise des mathématiques.
Et le déficit qui se transmet d’année en année pour finir par toucher dramatiquement beaucoup d’universités et les classes préparatoires aux grandes écoles scientifiques qui attirent de plus en plus de candidats étrangers.
Le spectre d’une chute drastique et irrémédiable du nombre d’élèves s’orientant vers la filière mathématique plane bel et bien sur le système éducatif tunisien. Le problème ne semble toutefois pas susciter l’intérêt qu’il faut de la part des autorités qui se contentent jusqu’ici de suivre, sans enthousiasme, le débat lancé ici et là sur les réseaux sociaux et dans certains médias, sur les conséquences futures de l’affaiblissement du système éducatif national.
Se mettre au diapason des transformations scientifiques et technologiques qui sont en passe de bouleverser de fond en comble l’ordre mondial dans toutes ses facettes, implique le changement des méthodes et les contenus de l’apprentissage et de la formation scolaire. ».
Une réforme qui tarde à se mettre sur les rails pour réadapter l’école et l’université tunisiennes aux grands bouleversements du marché du travail et de l’économie en Tunisie et dans le monde. De nombreux projets de réformes pompeusement annoncés par les différents gouvernements qui se sont succédés au cours des vingt dernières années, sont restés lettre morte.
Déjà s’écouleront bientôt trois ans depuis qu’avait été organisée la consultation nationale sur la réforme de l’éducation en Tunisie. Cette enquête de grande envergure menée fin 2023 et destinée à recueillir les opinions, les attentes et les critiques des différents intervenants dans l’opération éducative, garde mystérieusement encore tous ses secrets.
Ladite consultation à laquelle avaient pris part environ 600 mille personnes, selon les chiffres officiels, se vouait une feuille de route qui identifie les dysfonctionnements et ordonne les rectifications susceptibles de construire un modèle éducatif qui répond au mieux aux nouveaux besoins nationaux et qui revalorise les principes du mérite et de l’égalité des chances.
Il est grand temps que les résultats de cette consultation soient rendus publics et traduits en actes concrets. Car chaque année perdue creuse un peu plus le fossé qui sépare nos élèves des exigences d'un monde qui change à une vitesse vertigineuse.
H.G.
Gratuité d’accès aux musées aujourd’hui
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle a annoncé que l’accès à l’ensemble des sites archéologiques, monuments historiques et musées ouverts relevant de sa tutelle sera gratuit le lundi 18 mai 2026, à l’occasion de la Journée internationale des musées.
Cette mesure concerne les citoyens tunisiens ainsi que les ressortissants étrangers titulaires d’une carte de séjour légale en Tunisie
Il est à noter que l’entrée aux musées et aux sites archéologiques est également gratuite le premier dimanche de chaque mois, le 18 avril à l’occasion de la Journée internationale des monuments et des sites ainsi que le 18 mai, célébré comme la Journée internationale des musées, en plus des jours fériés officiels
Le spectacle « Didon et Enée » ouvrira le Festival international d’El Jem, le 11 juillet prochain
Après deux représentations triomphales à Tunis, « Didon et Énée» de Purcell poursuivra son parcours en ouvrant, le 11 juillet, le 39ème Festival international de musique symphonique d’El Jem, dans le cadre majestueux du Colisée romain classé à l’Unesco.
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a dévoilé, les 14 et 15 mai 2026, une nouvelle production de Didon et Énée largement ovationnée lors de sa création. Réunissant Ballet et Chœur de l’Opéra de Tunis, musiciens de l’Orchestre tunisien et artistes baroques de la compagnie française Les Épopées, le spectacle marque une nouvelle étape dans la coopération artistique méditerranéenne.
Inspirée de l’Énéide, l’œuvre revisite la tragédie de Didon, reine de Carthage, déchirée entre amour et devoir. La mise en scène d’Omar Rajeh mêle opéra baroque et danse contemporaine pour interroger des thèmes actuels tels que l’exil, la manipulation et la désinformation. Sous la direction de Stéphane Fuget, l’orchestre a travaillé un style baroque exigeant, fruit de plusieurs semaines de collaboration entre artistes tunisiens et français.
Portée notamment par la soprano Nesrine Mahbouli dans le rôle-titre, cette production s’inscrit dans la continuité des grandes créations lyriques récentes de l’Opéra de Tunis. Forte de son succès public et critique, elle fera désormais escale à El Jem pour ouvrir officiellement l’édition 2026 du festival, offrant au public une nouvelle rencontre entre patrimoine antique et création musicale contemporaine.
A l’Espace culturel municipal Sainte-Croix (Médina de Tunis) : 70 ans d’encre italienne sur les rives de Tunis
Une manifestation culturelle tuniso-italienne se tiendra, du 21 au 23 mai à l’Espace culturel municipal Sainte-Croix (Médina de Tunis), à l’occasion du 70e anniversaire du journal « Il Corriere di Tunisi ».
Cet événement ayant pour thème « La langue et la culture italiennes en Tunisie » est placé sous le patronage de l’ambassade d’Italie en Tunisie, avec le soutien de l’Institut culturel italien de Tunis (IIC). Fondé en 1956, Il Corriere di Tunisi est un journal bimensuel italophone publié en Tunisie, actuellement dirigé par Silvia Finzi.
Selon un communiqué de l’IIC publié mercredi, le programme prévoit une exposition consacrée à l’histoire du journal, des conférences sur la langue et la culture italiennes, ainsi qu’une table ronde sur la presse italophone dans le sud de la Méditerranée.
Un documentaire qui s’intitule « Il Corriere di Tunisi » réalisé par Aida Chamekh et produit par Habib Mestiri sera également projeté. Par ailleurs, une performance musicale sera assurée par le Gran Duo Italiano, composé du violoniste Mauro Tortorelli et de la pianiste Angela Meluso.
La dernière journée abordera l’évolution du journal entre 1996 et 2026, ainsi que son rôle dans la diffusion de la langue italienne. Les activités se clôtureront par la remise des prix du concours littéraire « Un récit pour Il Corriere di Tunisi » et une présentation du roman Les filles de Tunis de Luca Bianchini.
















