Inauguration des centres ELIFE Sidi Bouzid et ELIFE Tozeur : De nouvelles opportunités de formation et d’emploi pour les jeunes
L’événement était double, ayant eu lieu successivement à Sidi Bouzid puis le lendemain à Tozeur. Il s’agit de l’inauguration de deux importants centres ELIFE destinés à la formation et à l’intégration des jeunes dans le marché de l’emploi et de l’entreprenariat.
C’est en présence de l’Ambassadrice de France, Anne Guéguen, et son homologue allemande, Elisabeth Wolbers , que l’inauguration officielle de ces deux nouveaux centres technologiques, de formation et de culture ont eu lieu, le 16 juin à Sidi Bouzid et le 17 à Tozeur.
Les centres ELIFE bénéficient de co-financement allemand (KFW et GIZ), français (AFD) et européen et émirati en partenariat avec La Fondation Tunisie pour le Développement.
Ces deux nouveaux centres viennent renforcer le réseau des centres ELIFE, qui compte désormais six centres opérationnels après l’ouverture des centres de Siliana, Béja, Le Kef et Djerba. Ils permettront d’élargir l’empreinte du programme dans les régions du Centre et du Sud-Ouest tunisien et de renforcer l’action de la Fondation Tunisie pour le Développement en faveur de l’inclusion économique et sociale des jeunes.
À travers les formations qualifiantes, la professionnalisation des jeunes, leur insertion dans les entreprises des secteurs du numérique et de l’industrie ainsi que l’incubation de startups, le réseau des centres ELIFE contribue à créer des milliers d’emplois dans les différentes régions de la Tunisie tout en favorisant un développement régional inclusif et durable.
Il y a lieu de rappeler que chaque centre ELIFE est conçu pour être un écosystème d’innovation complet capable d’accueillir jusqu’à 1 000 apprenants par an. Les jeunes y bénéficient de :
*Formations certifiantes et qualifiantes adaptées aux exigences réelles des entreprises du numérique.
*Espaces de coworking collaboratifs et dispositifs d’incubation pour les startups locales.
*FabLabs équipés de matériel numérique de pointe.
*Espaces culturels et scientifiques pour stimuler la créativité et l’échange.
K.Z.
Equipe de Tunisie - Hervé Renard: "Il faut se relever"
Arrivé en urgence pour suppléer Sabri Lamouchi et aider les Aigles de Carthage à se reprendre après la défaite cuisante essuyée contre la Suède, le Français Hervé Renard, au vécu impressionnant, a vite fait de rencontrer les joueurs avant d'honorer un court point de presse pour commenter cette arrivée.
Il a tenu d'abord à noter qu'il n'a pas hésité à répondre favorablement à l'appel des autorités tunisiennes avant d'affirmer qu'il a trouvé des joueurs abattus qu'il a invités à relever la tête car rien n'est encore perdu malgré la difficulté de la mission, contre le Japon d'abord puis face à la Hollande. Il n'a pas manqué aussi d'avoir une pensée pour Sabri Lamouchi, car lui aussi il a connu par le passé pareille situation et ce n'est jamais agréable, rappelant que c'est la loi du football : « En cas d'échec, on ne peut écarter tout un effectif. C'est toujours le coach qui paie les pots cassés. Le temps n'est plus aux regrets. Il faut se remettre vite au travail et espérer une belle réaction ».
Jamel BELHASSEN
Festival du film arabe de Rotterdam : Triple consécrations pour le cinéma tunisien
Trois récompenses, dont un Faucon d’argent et un prix d’interprétation masculine, ont consacré le cinéma tunisien lors de la 26ème édition du Festival du film arabe de Rotterdam, tenue du 10 au 14 juin 2026 aux Pays-Bas.
Le cinéma tunisien a signé une belle moisson au Festival du film arabe de Rotterdam (RAFF), dont la cérémonie de clôture s’est déroulée dimanche aux Pays-Bas. Trois distinctions sont venues récompenser des œuvres et des talents tunisiens, confirmant le dynamisme de la production nationale sur la scène arabe et internationale.
Selon le palmarès officiel publié lundi, le documentaire « Tunis-Berlin » de la réalisatrice Nidhal Guiga a remporté le Faucon d’argent dans la catégorie documentaire, ex æquo avec la coproduction franco-égyptienne « Life After Siham » de Namir Abdel-Messeeh. Le Faucon d’or est revenu au film palestinien « One More Show » d’Ahmed Al Danaf et Mai Saad.
Dans la compétition des longs-métrages de fiction, « Exil » de Mehdi Hmili a obtenu le Faucon de bronze (Prix spécial du jury), partagé avec la coproduction irako-qatarie « Le Rêve de Gilgamesh : Irkalla » du réalisateur irakien Mohamed Al-Daradji.
Autre distinction tunisienne, le jeune comédien Hédi Ben Jabouria a été sacré meilleur acteur pour son interprétation dans « Le 13e Round » de Mohamed Ali Nahdi. Il partage cette récompense avec les acteurs irakiens Youssef Hisham Al-Dhahabi et Hussein Raad Zweir, également récompensés pour leurs rôles dans « Le Rêve de Gilgamesh : Irkalla ».
La compétition des courts-métrages a, quant à elle, couronné le film suédo-palestinien « I’m Glad You Are Dead Now » de Tawfik Barhoum. Le court-métrage tunisien « First the Blush, Then the Habit » de Mariem Al Ferjani a reçu une mention spéciale, aux côtés du film américain « Fahad the Furious » de Justin Kramer.
Cette édition a également été marquée par la présence de l’acteur et réalisateur tunisien Dhafer L’Abidine, invité d’honneur du festival. Il y a présenté son nouveau film « Sofia » et a reçu, au nom de l’équipe soudanaise absente, le Faucon d’or attribué à « The Cotton Queen » de la réalisatrice soudano-russe Suzannah Mirghani.
Ce long-métrage, consacré aux enjeux de la culture du coton et aux traditions soudanaises, bénéficie de la musique du compositeur tunisien Amine Bouhafa. Il avait été présenté en compétition officielle lors des Journées Cinématographiques de Carthage en décembre 2025.
L’écrivain irakien Abdul Hussein Al-Darwish invité de la Maison du Roman
La Maison du Roman organise, dans le cadre de son cycle littéraire « Raiî ennoujoum », une rencontre-débat consacrée à l’expérience de l’écrivain et universitaire irakien Abdul Hussein Al-Darwish, a annoncé l’institution dans un communiqué.
La rencontre se déroulera cet après-midi à partir de 15h00 au sein de l’espace « Raiî ennoujoum » à la Maison du Roman, située à la Cité de la Culture à Tunis.
Cette séance de présentation et d’échange sera introduite et animée par l’écrivain et critique tunisien Boubaker Lamouri. L’événement bénéficie du patronage du ministère des Affaires culturelles, en partenariat avec l’Institut de traduction de Tunis (ITT).
Abdul Hussein Al-Darwish (Al-Abbadi) est un nouvelliste, romancier, journaliste et chercheur universitaire irakien. Titulaire d’un doctorat en histoire moderne et contemporaine, il a exercé comme rédacteur au sein de l’Iraqi News Agency (INA) et comme conseiller média pour le projet « Bagdad, ville créative de littérature » de l’Unesco. Enseignant en journalisme et en éthique des médias, il est membre de l’Union des écrivains et littérateurs irakiens.
Sur le plan littéraire, il est l’auteur de plusieurs recueils de nouvelles, dont « Le Pain Amer » (Al Khobz Almor), « Marathon » et « Sayyidat Adhaym », ainsi que d’ouvrages académiques de référence portant sur l’histoire de la presse irakienne.
Les islamophobies en débat à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (FSJPST)
L’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC) a annoncé mercredi la tenue d’un colloque intellectuel international intitulé « Islamophobie(s). Perspectives maghrébines », qui réunira d’éminents penseurs, philosophes et sociologues et ce à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 20 juin 2026 à la Faculté des sciences juridiques, politiques et sociales de Tunis (FSJPST).
Cet événement académique d’envergure est co-organisé par l’IRMC (Tunis) et la FSJPST, en partenariat avec le Center for the Middle East and North Africa (CMENA) et la Chaire de recherche transatlantique France-Québec sur la liberté d’expression (Colibex). La coordination générale de cette rencontre est assurée par Adrien Thibault, chercheur en sciences politiques et sociologie à l’IRMC.
Le colloque associe un important réseau de laboratoires de recherche et d’institutions scientifiques français. Parmi les principaux partenaires figurent le Centre national de la recherche scientifique (CNRS), l’Institut de recherches et d’études sur les mondes arabes et musulmans (IREMAM), le laboratoire Sociétés, Acteurs, Gouvernement en Europe (SAGE) de l’Université de Strasbourg, ainsi que le Centre d’études et de recherches Moyen-Orient Méditerranée (CERMOM) de l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO). Le monde de la recherche française à l’étranger et la coopération internationale sont également représentés par le Centre Jacques Berque (Maroc), la Casa de Velázquez (Espagne) et le Centre français de recherche en sciences sociales (CEFRES, République tchèque).
Le programme scientifique, qui se déploiera dans la salle Dali Jazi de la faculté, s’est ouvert aujourd'hui, le mercredi 17 juin par une table ronde introductive posant la question du concept au Maghreb, suivie d’une intervention du philosophe et anthropologue tunisien Youssef Seddik. Le jeudi 18 juin débutera par une conférence inaugurale du sociologue Abdellali Hajjat sur les origines historiques de la racialisation des musulmans, avant de laisser place à plusieurs panels dédiés à l’histoire pré-coloniale et coloniale des représentations.
Les journées du vendredi 19 et du samedi 20 juin aborderont des thématiques croisées entre l’Afrique du Nord et l’Europe, notamment la circulation des politiques sécuritaires, le rapport au blasphème, les dynamiques de retour au Maghreb face à l’islamophobie ainsi que les réactions maghrébines aux débats européens sur l’Islam. Les réflexions conclusives du colloque seront présentées par la sociologue Hanane Karimi.
Ce rendez-vous bénéficie du soutien logistique et financier de la Fondation Albertine et de la Villa Albertine, dans le cadre de leur programme de partenariat pour la recherche transatlantique.
Tabarka Jazz Festival: Des légendes à l'affiche
Par Imen Abderrahmani
Tabarka retrouve ses plus belles vibrations du 3 au 9 juillet 2026 avec le "Tabarka Jazz Festival". Une 20ᵉ édition où se côtoient jazz, soul, afrobeat, raï et musiques du monde. Vivement le retour!
Le compte à rebours est lancé. Après six années de silence, le Tabarka Jazz Festival retrouve enfin son public et dévoile le programme de cette nouvelle édition qui se tiendra au mythique Théâtre de la Mer. Sept soirées d’exception rythmeront cette renaissance très attendue, avec une affiche internationale réunissant des artistes de renom venus d’Amérique, d’Europe, du Moyen-Orient et du Maghreb.
Fidèle à son identité, le festival se situe au croisement du jazz, de la soul, du rock, de la pop et des musiques du monde, faisant dialoguer les traditions musicales et les créations contemporaines dans un cadre naturel unique, face à la Méditerranée.
Le bal s’ouvrira le 3 juillet avec le pianiste cubain Alfredo Rodriguez, virtuose du jazz contemporain nommé aux Grammy Awards. Sa musique, nourrie de rythmes afro-cubains et d’influences classiques, promet une soirée d’ouverture éclatante.
Le lendemain, la scène accueillera Liz McComb, figure incontournable du gospel et du jazz américain. Treize ans après son dernier concert à Tabarka, la chanteuse retrouvera le public tunisien pour un moment placé sous le signe de l’émotion et du partage.
Des racines et des ailes
Le 5 juillet, place aux métissages avec une nouvelle création placée sous le titre de "Osool" (Origines), réunissant Yacine Boularès et Sofiane Saidi. La rencontre entre le saxophoniste tunisien de renommée internationale et l'auteur-compositeur-interprète algérien, surnommé par les médias le « Prince du raï 2.0 », promet une création vibrante, entre jazz, sonorités électroniques et musiques nord-africaines.
Le pianiste et compositeur libano-américain Tarek Yamani prendra le relais le 6 juillet avec un univers musical original, où le jazz afro-américain dialogue avec la musique arabe classique et les rythmes du Golfe. L'artiste est internationalement reconnu pour son exploration novatrice des ponts musicaux entre le jazz afro-américain et la musique arabe classique (tarab, mouachahats) ainsi que les rythmes traditionnels de la péninsule arabique (khaliji).
La légendaire Dee Dee Bridgewater présentera, le 7 juillet, « We Exist! », son nouveau projet porté par un quartet féminin intergénérationnel. Une création engagée et festive qui célèbre le pouvoir de la musique et la place des femmes dans le jazz. Il est à rappeler que Dee Dee Bridgewater a été en 2017 sur la basilique de Tabarka, toujours dans le cadre de Tabarka Jazz Festival.
Le public découvrira ensuite, le 8 juillet, KOKOROKO, l’un des groupes les plus en vue de la scène londonienne. Mené par la trompettiste Sheila Maurice-Grey, le collectif britannique mêle jazz, afrobeat, highlife et soul dans une énergie irrésistible.
Enfin, le festival s’achèvera en beauté le 9 juillet avec une soirée réunissant deux artistes américaines aux univers singuliers : Veronica Swift, étoile montante du jazz et du bebop, et AkuaNaru, rappeuse, poétesse et productrice dont l’œuvre conjugue engagement et élégance musicale. Ainsi et afin de garantir la réussite artistique de l'édition, le Théâtre de l'Opéra de Tunis vient de lancer un appel à candidatures pour accordeur du piano qui sera, tout au long du festival, chargé d'accorder quotidiennement deux pianos.
Cette édition anniversaire accordera également une place particulière à la jeune scène tunisienne grâce au tremplin Jazz’it, dédié aux nouveaux talents et aux tendances émergentes du jazz.
À Tabarka, le jazz retrouve son écrin et l’été son plus beau prélude. Entre découvertes, retrouvailles et émotions partagées, cette 20ème édition s’annonce comme une grande fête musicale ouverte sur le monde, où chaque soir promet son lot de surprises et de magie.
Imen. A.
Décès de l'artiste Kamel Raouf Nagati
La scène musicale tunisienne est en deuil. L’artiste Kamel Raouf Nagati s’est éteint, hier,le lundi 15 juin 2026, laissant derrière lui une carrière riche et un héritage musical qui a marqué plusieurs générations. Dans un communiqué, le ministère des Affaires culturelles a salué la mémoire d’un créateur passionné qui a consacré sa vie à la musique et contribué au rayonnement de la chanson tunisienne en Tunisie comme à l’étranger.
Né à Tunis au sein d’une famille originaire de Kairouan, Kamel Raouf Nagati découvre très tôt sa passion pour la musique. Durant sa jeunesse, il se fait remarquer par ses interprétations de chansons égyptiennes, qui lui valent le surnom affectueux de « Hamidou ». Une passion qu’il nourrit avec persévérance, parallèlement à sa carrière professionnelle dans diverses institutions et entreprises publiques et privées.
Le tournant décisif de son parcours intervient lorsqu’il participe à un spectacle organisé par l’Association des anciens du Collège Sadiki. Sa prestation, diffusée en direct sur les ondes de la Radio tunisienne, lui vaut un prix qui lui ouvre les portes de la Radio nationale. Il y enregistre alors sa première chanson, "Fi Ghaba Jmila Talakina", point de départ d’une aventure artistique qui s’étendra sur plusieurs décennies.
Artiste éclectique, Kamel Raouf Nagati s’illustre aussi bien dans la chanson tunisienne que dans l’interprétation de titres en langues étrangères. Il connaît notamment un grand succès avec la chanson française "Yasmina" et avec "Guantanamera", interprétée en espagnol, qui rencontre un large écho auprès de la jeunesse tunisienne des années 1970.
Au fil des années, il bâtit un répertoire d’environ une centaine de chansons, dont une grande partie est écrite et composée par ses soins. Il collabore également avec plusieurs poètes et compositeurs de renom, enrichissant le patrimoine musical tunisien. Une part importante de son œuvre est aujourd’hui conservée dans les archives de la Radio tunisienne, témoignant de la richesse de son parcours.
Kamel Raouf Nagati figure aussi parmi les pionniers de la télévision tunisienne. En 1966, il participe à la première émission de variétés diffusée à l’occasion du lancement de la télévision nationale, une apparition qui contribue à asseoir sa popularité auprès du grand public.
Sa carrière dépasse rapidement les frontières du pays. Il se produit sur de nombreuses scènes internationales aux côtés d’artistes arabes et étrangers, donnant des spectacles au Liban, en Égypte, au Maroc, en Libye, à Paris où il a résidé durant une période de sa vie ainsi qu’aux États-Unis.
Avec la disparition de Kamel Raouf Nagati, la Tunisie perd l’une des voix qui ont contribué à enrichir son paysage musical et à faire connaître la chanson tunisienne au-delà de ses frontières. Le ministère des Affaires culturelles a adressé ses sincères condoléances à la famille du défunt, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la famille artistique tunisienne.
Dernière trouvaille de la FTF : Hervé Renard engagé d’urgence pour remplacer Sabri Lamouchi !
La tension continue de monter dans le camp tunisien au Mexique après la lourde défaite face à la Suède et tout ce qui a suivi le lendemain. A Tunis, le bureau fédéral s’est réuni d’urgence pour officialiser le limogeage de Sabri Lamouchi au moment où le nom d’Hervé Renard commence à circuler pour occuper le poste de sélectionneur des Aigles de Carthage…
La Tunisie pourrait déjà tourner la page Sabri Lamouchi après sa lourde défaite contre la Suède, et un nom revient avec insistance pour reprendre la sélection en pleine Coupe du Monde 2026, celui d’Hervé Renard. Une trouvaille qui peut détourner le regard de ceux qui critiquent les responsables de la FTF.
L’humiliante défaite face à la Suède a causé beaucoup de dégâts et a ouvert la porte à une crise sportive et institutionnelle qui s’est, depuis, accélérée. Ce revers historique a profondément fragilisé le sélectionneur Sabri Lamouchi, arrivé en début d’année avec de grandes ambitions mais rapidement rattrapé par des résultats décevants et une équipe en perte de repères. Dans les heures qui ont suivi le match, la fédération tunisienne s’est retrouvée au centre de toutes les tensions, avec des critiques internes, une pression populaire et des rumeurs de décision immédiate concernant l’avenir du staff technique. La situation a pris des allures de crise ouverte, avec des informations contradictoires sur un éventuel licenciement du sélectionneur et une atmosphère de confusion générale autour de la direction des Aigles de Carthage puisque Lamouchi n’a pas digéré ce limogeage et tient à rester en place ou à percevoir tous ses émoluments comme l’exige son contrat.
Curieusement, aucun communiqué officiel n’a été publié par la FTF. Sabri Lamouchi a continué à encadrer les séances d’entraînement, tentant de maintenir une forme de normalité sportive malgré la tempête médiatique. Cette contradiction entre les annonces et la réalité sur le terrain a alimenté encore davantage les spéculations. En parallèle, des divisions internes au sein de la fédération ont été évoquées, certains dirigeants réclamant un changement immédiat menaçant même de démissionner, tandis que d’autres appelaient à la stabilité avant le prochain match face au Japon, à l’heure où la moindre décision pourrait avoir un impact majeur sur la suite du tournoi.
Une trouvaille nommée Hervé Renard !
Et c’est ainsi qu’une nouvelle piste a émergé ce lundi soir pour tenter de relancer une sélection en crise. Après les noms de Mondher Kebaier évoqué en interne et de Wahbi Khazri cité pour une solution intérimaire, la piste Hervé Renard prend désormais de l’ampleur selon plusieurs informations relayées par M6. L’ancien sélectionneur du Maroc, double vainqueur de la CAN et artisan de l’exploit de l’Arabie saoudite contre l’Argentine lors du Mondial 2022, serait aujourd’hui l’un des principaux profils étudiés par la fédération tunisienne pour reprendre les commandes de l’équipe nationale. Son expérience internationale et sa connaissance du football africain en feraient un candidat particulièrement crédible pour tenter de stabiliser une sélection en plein doute. Toujours selon M6, une arrivée d’Hervé Renard pourrait même intervenir en pleine compétition mondiale, ce qui illustrerait l’urgence de la situation et l’ampleur de la crise traversée par les Aigles de Carthage.
A quoi va-t-on assister dans les heures qui suivent ? Avec un tel bureau fédéral, tout peut arriver, tellement la tergiversation et la légèreté constituent la base de tout ce qui se décide, sans parler des divisions internes et de ceux qui décident de tout au nez du président de la Fédération !
Au moment où l’équipe a besoin de sérénité pour tenter de mieux se préparer pour le prochain match contre le Japon, la FTF, qui a encensé Lamouchi au moment de l’engager, tente à présent de s’en débarrasser pour faire de lui le seul bouc émissaire en cas de naufrage au Mondial.
Ce qui est surprenant encore, c’est que le pays qui ne dispose que d’un seul stade apte à accueillir des matches internationaux officiels (Radès), peut se targuer d’avoir, au même moment, trois sélectionneurs potentiels (Lamouchi, Renard et Kebaier). Qui dit mieux !
Kamel ZAIEM
Groupe H : Le Cap-Vert arrache un nul historique face à l’Espagne
Pour sa toute première participation à une Coupe du monde, le Cap-Vert a marqué l’histoire en tenant en échec l’Espagne (0-0), lundi, lors de la première journée du groupe H. Les Requins Bleus décrochent ainsi un point précieux et signent le premier match nul sans but de cette édition 2026.
Au coup de sifflet final de l’arbitre jordanien Adham Makhadmeh, les joueurs et le staff technique du Cap-Vert ont laissé éclater leur joie. Ce point représente le premier de l’histoire du pays dans une phase finale de Coupe du monde et constitue un début idéal pour une sélection qui dispute pour la première fois le tournoi mondial.
Face à une Espagne championne du monde en 2010 et annoncée parmi les favoris du groupe, les Capverdiens ont fait preuve d’une grande discipline défensive. Les Espagnols ont dominé une grande partie de la rencontre mais n’ont jamais réussi à trouver la faille.
L’un des grands artisans de cette performance se nomme Vozinha. Le gardien capverdien de 40 ans a multiplié les interventions décisives et repoussé toutes les tentatives espagnoles durant les 90 minutes de jeu, préservant ainsi un résultat qui restera gravé dans l’histoire du football capverdien.
Groupe G : Séduisante, l'Egypte tient tête à la Belgique (1-1)
Longtemps devant au score grâce à Emam Ashour, l’Égypte a laissé échapper la victoire, soit la 1ere au Mondial, après un but contre son camp de Mohamed Hany, permettant à la Belgique d’arracher le match nul (1-1). Les Pharaons pourront nourrir des regrets après avoir manqué plusieurs occasions franches de faire le break.
Les Pharaons ont livré une prestation solide et se sont même montrés plus dangereux que leurs adversaires pendant de longues périodes, mais n’ont pas su convertir leurs nombreuses occasions.
Demain mardi, premier jour de l'an hégire 1448
Le Mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud, a annoncé que le mardi 16 juin 2026 sera le premier jour du mois de Mouharram de l’an 1448 de l’Hégire.
Il convient de rappeler que la présidence du gouvernement avait annoncé, dans un communiqué publié samedi, que les agents de l’Etat, des collectivités locales et des entreprises publiques bénéficieront d’un jour férié à l’occasion du nouvel an de l’hégire et ce, conformément au décret présidentiel numéro 223 du 7 décembre 2021.
Equipe de Tunisie : Lamouchi viré, Kebaier et Khazri prennent le relais
La lourde défaite subie par la Tunisie face à la Suède (1-5) a constitué un choc pour les Tunisiens, toutes parties confondues. La déception était telle que le Bureau Fédéral ne pouvait rester indifférent. Depuis ce matin, une réunion a été tenue sur place et il a été décidé de Limoger Sabri Lamouchi auteur de choix bizarroides et d'une mauvaise gestion du match et du groupe.
En attendant la publication d'un communiqué officiel de la FTF, on a appris que la sélection sera dirigée pour les deux prochains matches contre le Japon et les Pays-Bas par Mondher Kebaier, le directeur technique et Wahbi Khazri qui a fait partie du staff de Lamouchi. On évoque aussi le nom de Anis Boujelbane, appelé à rejoindre la délégation au Mexique.
J.B
Le journal du Mondial
FIFA : L'arbitre somalien Omar Artan touchera son salaire complet
La FIFA s’est engagée à verser l'intégralité des honoraires de l'arbitre somalien Omar Artan, qui s'est vu refuser l'entrée aux États-Unis en raison d'une prétendue « association avec des membres présumés d'organisations terroristes », alors qu'il devait officier lors de la Coupe du monde.
Artan a été interrogé pendant 11 heures par les services d'immigration américains à l'aéroport international de Miami avant d'apprendre qu'il ne serait pas autorisé à entrer sur le territoire, son passeport diplomatique et son visa américain à entrée unique ayant été rejetés.
Renvoyé en Turquie par avion, il a reçu l’aide de responsables de la FIFA à Istanbul avant d’embarquer sur un vol à destination de la Somalie.
Les arbitres ne connaissent pas le montant exact de la rémunération qu’ils recevront pour avoir officié lors de la Coupe du monde, celle-ci étant versée une fois le tournoi terminé.
Hausse des prix : Les Marocains choqués par les billets de train à 100 dollars
Les supporters du Maroc ont fait l'expérience des célèbres billets de train à 100 dollars pour rallier le MetLife Stadium de New York. À l'occasion de la Coupe du monde, les responsables de New Jersey Transit ont procédé à une augmentation du coût du transport en aller-retour.
Selon The Athletic, le prix du trajet ferroviaire de 29 km entre la gare de Penn Station à New York et le stade coûterait 12,90 dollars.
« Les billets de train coûtaient, je crois, une centaine de dollars l'aller-retour, ce qui est beaucoup plus que d'habitude, mais je comprends qu'ils coupent le transport à tout le monde et qu'ils doivent proposer des solutions de rechange. Il y a beaucoup de sécurité. Il y a plus de trains et cela signifie que je n'ai pas besoin de conduire un jour comme celui-ci. J'aurais aimé qu'il y en ait moins, mais je suis content d'avoir pu l'obtenir », déclare Alia Lahlou, supportrice marocaine de New York.
L'accès à Penn Station est réservé aux détenteurs de billets pour la Coupe du monde pendant les quatre heures précédant chaque match. Les supporters n'entrent dans la gare que selon les créneaux horaires indiqués sur leurs billets de train.
À nouveau, les supporters japonais nettoient les tribunes
C’est une habitude chez les supporters japonais. Et pourtant, leur attitude très respectueuse fait le tour des réseaux sociaux lors de chaque Coupe du Monde. Après tous les matchs de leur sélection, les fans nippons s’équipent de gants et de sacs-poubelle et nettoient les tribunes.
Dimanche soir, après la rencontre entre le Japon et les Pays-Bas, ils n’ont pas dérogé à la règle et ont ramassé les déchets dans les tribunes du stade de Dallas.
«C’est la culture, mais c’est aussi du respect pour tout: les joueurs, les supporters et le stade», explique une supportrice dans une vidéo publiée par la FIFA sur les réseaux sociaux.
Ligue 1 : Reghecampf de retour à l'Espérance
A la recherche d'un nouvel entraîneur pour l'équipe première, l'Espérance a fini par faire son choix. Ce sera le Roumain Laurentiu Reghecampf qui a eu à diriger les Sang et Or lors de la saison 2024-2025 . Rappelons que Reghecampf a dirigé Al Hilal du Soudan cette saison avec lequel il a remporté le championnat local assorti d'un bon parcours en Ligue des champions d'Afrique. L'Espérance compte renouveler son effectif seniors pour repartir avec lui vers de nouvelles conquêtes.
J.B
Ce soir (20h), Egypte – Belgique : Les Pharaons à l'assaut des Diables Rouges
L'Égypte entre en lice ce soir (20h) face à la Belgique. Un duel qui s'annonce crucial dans la course aux places qualificatives sachant que le groupe comporte aussi l'Iran et la Nouvelle Zélande.
Autant dire que les Diables Rouges et les Pharaons sont les mieux nantis. Les premiers possèdent une grande expérience européenne et les Pharaons une bonne détermination à réussir cette coupe du monde. Les premiers comptent sur des éléments de grand talent comme Courtois, Meunier, Castagne, Trossard, De Bruyne et Doku alors que les seconds ne manquent pas non plus de joueurs d'expérience tels que Shoubeir, Abdelmoneem, Ashour, Trezeguet, Marmouch et bien sûr Salah, le capitaine.
Autant dire que le match sera serré même si les Belges se présentent avec de meilleurs atouts.
Jamel BELHASSEN
















