Le Club Africain, champion de Tunisie, onze ans après : Fruits d'une grande détermination
Par Jamel Belhassen
Pour avoir tant cherché ce sacre depuis le début de la saison, pour avoir cru en ses chances jusqu'au bout, pour avoir donné le meilleur de lui même sur le double plan physique et mental, le Club Africain a fini par aller au bout de ses intentions en remportant ce derby tant attendu et tant redouté avec un but marqué au bout du temps additionnel et après avoir résisté aux assauts répétés de l'Espérance de Tunis.
C'est dire que le plan mis en place par Faouzi Benzarti a marché à merveille. Il fallait résister aux attaques de l'adversaire , subir le jeu et attendre le moment propice pour frapper. Ce qui fut fait avec bonheur lors du temps additionnel.
Quand l'adversaire s'est jeté en attaque pour faire la différence, le gardien Chamekh a fait son travail en réalisant des exploits et sur un contre, Zaalouni, monté en attaque a bien exploité les espaces laissés libres par les défenseurs esperantistes, a fini le travail en offrant la victoire aux siens, synonyme de titre alors que la parité constituait déjà un bon résultat, et le bonheur à un public Rouge et Blanc qui attendait ce titre depuis onze années pleines de doute, de patience et de privation ne pouvait être qu'incommensurable.
Inutile donc de décrire l'allégresse de public qui a toujours soutenu son équipe, même dans les pires moments.
Benzarti, Chamakh, Chawat et les autes
Néanmoins, il ne faut pas limiter le mérite à cette victoire sur le fil au seul derby. Le travail effectué par le doyen des entraîneurs, Faouzi Benzarti, la détermination de tous les joueurs renforcéspar l'arrivéedu buteur Chawat, recruté au debut de la saison, les sacrifices du Bureau Directeur et le soutien inconditionnel du public., sans oublier la baisse de régime du principal rival, l'EST, au cours des dernières journées avec une série négative de quatre parités successives alors qu'elle etait bien placée en haut du classement.
En fin de compte, être champion, c'est aussi cela. Gagner quand on est supérieur à l'adversaire, arracher intelligemment des points quand la machine grince et profiter des faux- pas des concurrents. Le CA l'a fait avec bonheur. Et son mérité n'est que plus grand.
J.B.
Manouba : Une charte pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine
L’Association de la Manouba pour les monuments et la culture a présenté l’initiative visant à établir une charte pour la préservation et la mise en valeur du patrimoine culturel.
Il s’agit d’offrir ainsi la possibilité aux associations actives de la société civile, aux acteurs des domaines du patrimoine et de la culture, et aux structures publiques locales de la région de la signer et d’exprimer leur engagement à œuvrer à la mise en œuvre de son contenu de manière à consacrer les valeurs de préservation, de sauvegarde et de valorisation du patrimoine au profit des générations futures, dans le cadre de la responsabilité et de la coopération communes.
Le président de l’association, Saad Dandani, a confirmé à l’agence TAP le lancement du processus de signature de la charte suite à sa présentation lors de la journée d’étude » La Manouba : histoire, mémoire et patrimoine » organisée samedi, à la bibliothèque régionale de la Manouba par l’association, en collaboration avec la Délégation régionale aux Affaires culturelles, l’Espace l’Initiative, le Laboratoire des régions et des ressources patrimoniales de Tunisie et l’Institut supérieur des métiers du patrimoine.
Il a également souligné que cette charte est le fruit d’une profonde prise de conscience de la richesse culturelle et des ressources patrimoniales variées que recèle la région, avec notamment les paysages naturels, les monuments historiques, les sites archéologiques et les sites urbains traditionnels, ainsi que le patrimoine immatériel varié constitué de coutumes, de traditions et de mémoire collective.
La charte reflète également une prise de conscience claire de l’ampleur des menaces qui pèsent sur le patrimoine, qu’elles soient dues à la faiblesse des moyens et au manque de structures spécialisées en matière de maintenance, de restauration et d’entretien, aux transformations urbaines et aux interventions qui en découlent et qui peuvent porter atteinte au patrimoine, ou encore à la faiblesse des politiques de valorisation et de promotion, selon lui.
Elle s’inscrit également dans la conviction que la préservation du patrimoine est l’un des moteurs du développement durable et un outil permettant de renforcer le sentiment d’appartenance et l’identité locale.
La charte constitue un cadre de référence pour l’action commune, un engagement éthique et collectif qui ne se limite pas à une simple déclaration d’intention, mais un point de départ pour unifier les efforts et coordonner les initiatives en matière de protection et de valorisation du patrimoine dans la région, ajoute la même source.
Elle comprend de nombreux engagements, au premier rang desquels figure la reconnaissance du patrimoine, sous ses différentes formes matérielles et immatérielles, comme bien collectif et patrimoine commun qu’il convient de préserver et de transmettre aux générations futures, puis d’œuvrer à la sauvegarde des monuments historiques et des sites patrimoniaux et de les protéger contre toute forme de dégradation, d’atteinte ou d’utilisation inappropriée.
Le président de l’association a également souligné la nécessité de soutenir la recherche scientifique et les études de terrain sur le patrimoine de la région, d’encourager les partenariats avec les universités et les centres de recherche afin de produire des connaissances scientifiques précises et actualisées.
Il a relevé l’importance de renforcer la collaboration entre les associations, les structures publiques, les collectivités locales et les acteurs économiques afin d’assurer une bonne gouvernance, et créer des espaces numériques de concertation entre les différents acteurs, afin de concrétiser des projets communs dans le domaine du patrimoine ayant un impact réel sur le terrain.
A l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain : Eclairages sir les mines et les mineurs en Tunisie coloniale
L’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) organise, le 21 mai à 17h30, une présentation-débat de l’ouvrage « De l’histoire des oubliés en Tunisie coloniale : Mines métallurgiques et mineurs (1881-1956) » de l’historienne Zeineb Mejri.
Cet ouvrage traite de l’histoire de l’exploitation coloniale du secteur des mines produisant des minerais métallurgiques en Tunisie durant la période du protectorat français 1881-1956, en mettant l’accent sur les travailleurs de ce secteur en tant que catégorie sociale laborieuse, insuffisamment étudiée dans les travaux historiques.
Le livre montre que la colonisation française a fait du secteur minier un pilier fondamental de l’économie coloniale, attirant d’importants investissements et générant des profits considérables pour les compagnies étrangères, notamment dans l’extraction du plomb, du zinc et du fer. Cette activité a contribué à l’intégration de la Tunisie dans l’économie capitaliste mondiale.
L’étude souligne également que cette exploitation a entraîné l’émergence d’une nouvelle classe sociale de salariés, qui vendent leur force de travail sans posséder les moyens de production, et qui vivent dans des conditions difficiles marquées par de faibles salaires, la pénibilité du travail, l’absence de protection sociale et des inégalités par rapport aux travailleurs européens.
Par ailleurs, l’activité minière a engendré des transformations économiques et spatiales importantes, notamment à travers le développement des infrastructures (chemins de fer, ports, routes), l’apparition de villages miniers et de l’industrie métallurgique ainsi que l’introduction de certains services de santé et d’éducation dans les régions intérieures.
Dans cette étude, la chercheuse Zeineb Mejri conclut que l’exploitation coloniale des mines reposait essentiellement sur l’épuisement des ressources naturelles et humaines, malgré certains effets indirects se traduisant par des formes limitées de modernisation. Elle appelle également à approfondir la recherche sur les groupes marginalisés et à valoriser le patrimoine minier en tant que composante de la mémoire nationale.
Il est à noter que la rencontre sera marquée par la participation d’Ines Delpuech, doctorante en histoire et de Bochra Taboubi, artiste visuelle.
Victorieux in extremis de l’EST : Le CA renoue avec le titre de champion
Par Kamel ZAIEM
Auteur d’un match sérieux, défensif mais intelligent, le club Africain a su résister à une Espérance offensive mais très brouillonne devant les buts. En toute fin de match, Zaalouni a signé le précieux but qui offre le titre à un CA auteur d’une saison exceptionnelle terminée sur un titre bien méritée.
Le derby décisif de la capitale a été outrageusement dominé par les Sang et Or qui devaient s’imposer pour espérer coiffer au poteau leurs adversaires. Durant tout le match, les Espérantistes ont opté pour l’offensive face à un CA prudent, parfois de manière excessive car très risquée.
Dès lors, on a assisté à un match musclé où la rigueur défensive des Clubistes a fini par décourager une attaque espérantiste en manque flagrant d’efficacité car les occasions de but n’ont pas manqué mais la défense adverse et la « légèreté » des attaquants espérantistes ont été déterminants.
Durant les arrêts de jeu et au moment où l’EST pensait pouvoir bénéficier d’un penalty peu évident, ce sont les Clubistes qui ont fait la différence sur un contre mené par Kadida et conclu par un superbe but de Zaalouni (90’+15). Ce fut suffisant pour les Rouge et Blanc qui se sont battus comme des guerriers et ont mérité de renouer avec le titre de champion qui leur échappe depuis dix saisons.
Formations :
EST : Memiche, Ben Ali (Bouzaiane 90’+4), Ben Hamida, Tougai, Meriah, Ogbelu (90’+4), Rfiaa, Jebali (Jabri 77’), Haj Ali (Hmidi (63’), Boualia (Sass 63’), Danho
CA : Chamakh, Zaalouni, Shili, Ben Abda, Cherifi, Zemzemi, Harzi (Kinzumbi 86’), Cherimi (Bouabid 85’), Khadhraoui (Ben Ali (84’), Chawat (Kadida 90’+5), Khan.
K.Z.
Industrie : Les exportateurs tunisiens face aux exigences climatiques
Par Hassan GHEDIRI
Quinze entreprises tunisiennes auront l’occasion de comprendre et de maitriser leur impact environnemental lors de deux sessions de formation organisée cette semaine et courant juin…
Depuis le 1er janvier 2026, les entreprises qui exportent vers l’Europe se voient imposer une nouvelle exigence de laquelle dépendait désormais leur compétitivité dans des marchés très concurrentiels. Faire preuve d’une bonne maitrise de leur emprunte carbone, c’est-à-dire savoir mesurer, comprendre et réduire la quantité de gaz à effet de serre (GES) émis par son activité, est une condition sine qua non de compétitivité.
C’est que depuis le début de cette année, les importateurs européens sont obligés de déclarer et de compenser les émissions carbones incorporées dans leurs achats hors UE. Pour les entreprises tunisiennes qui exportent vers l’Europe, disposer d’un bilan carbone fiable et d’une comptabilité GES par produit représente un atout stratégique et une condition d’accès aux marchés mais aussi aux multiples mécanismes de financement européens. Les entreprises tunisiennes qui réalisent un bilan carbone bénéficient en effet d’un accès facilité aux financements verts (fonds GCF, BEI, AFD, BERD).
Le bilan carbone d'une entreprise est un audit complet de ses émissions de gaz à effet de serre (GES). Il quantifie l'empreinte carbone générée par l'ensemble des activités de l'organisation sur une période s’étalant généralement sur une année et consiste à convertir toutes les sources d'émissions en équivalent CO₂.
Outre l’impératif règlementaire posé par le mécanisme européen d’ajustement carbone aux frontières (MACF) devenu effectif depuis janvier dernier, et qui impacte directement plusieurs industries exportatrices en Tunisie (métallurgie, ciment, engrais, électricité et hydrogène), la Tunisie a ratifié, en 2016, l’Accord de Paris sur le climat.
Notre pays qui s’est engagé à réduire ses émissions de GES de 41% à l’horizon de 2030. Pour ce faire, des encouragements et des mécanismes incitatifs pour aider les entreprises à adapter des démarches volontaires de mesure et réduction de leur empreinte environnementale.
Dans cette perspective, la Chambre tuniso-allemande de l’industrie et du commerce (AHK Tunisie) a prévu deux sessions de formations aux profits des entreprises tunisiennes sur le bilan et l’empreinte carbone. Ces formations qui auront lieu respectivement mercredi et jeudi prochain (13 et 14 mai,) et début mois prochain (3 et 4 juin), cible une quinzaine d’entreprises qui auront l’occasion, au cours des deux premiers jours, d’apprendre les fondamentaux du bilan carbone et s’initier aux méthodologies de calcul, de collecte et d’analyse des données.
Lors de la seconde session il sera, ensuite question de l’élaboration des stratégies de réduction et par le biais d’une plateforme digitale 100% tunisienne. CarboScan puisque c’est d’elle qu’il s’agit est une solution de gestion carbone développée selon les standards internationaux pour accompagner les entreprises en Tunisie, en Afrique et en Europe dans l’analyse de leur impact environnemental et à se conformer aux nouvelles règlementations internationales et aux exigences du marché européen.
L’objectif étant, donc, de comprendre les enjeux climatiques et réglementaires liés aux émissions de gaz à effet de serre, à maîtriser les concepts, réaliser un bilan carbone simple, interpréter les résultats pour enfin identifier les postes majeurs d’émissions et proposer un plan d’action.
Cinq secteurs en Tunisie se trouvent en première ligne face aux nouvelles exigences carbone en l’occurrence, l’industrie textile et habillement (principal secteur exportateur, fortement concerné par les attentes des donneurs d'ordres européens en matière de durabilité et de traçabilité environnementale), l’industrie mécanique et électrique (secteur exposé directement au MACF notamment dans les filières de composants métalliques et du câblage automobile), en plus de l’agroalimentaire, le tourisme et l’hôtellerie et le secteur bancaire et financier.
H.G.
Cybercriminalité : Comment se prévenir des effets pervers de l’IA ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le FMI sonne l’alarme : l’IA pourrait faire vaciller les banques et provoquer une crise mondiale. Que faire pour éviter cette menace ?
Le scénario ressemble à un thriller technologique. Une simple faille informatique. Quelques lignes de code, une attaque ciblée contre une banque ou une plateforme financière, et en quelques heures, l’effet domino : panique sur les marchés, crise de confiance, tensions de liquidité et contagion mondiale. En effet, le Fonds monétaire international et la Banque mondiale ont mis en garde contre les modèles avancés d’intelligence artificielle tels que Claude Mythos et ChatGPT 5, en raison de leur capacité à détecter les failles dans les systèmes bancaires mondiaux.
Selon les experts des deux institutions, ces systèmes disposent de capacités avancées leur permettant d’identifier des vulnérabilités de sécurité pouvant être exploitées de manière autonome, ce qui suscite une inquiétude croissante parmi les dirigeants du secteur financier quant à l’émergence de nouveaux types de menaces cybernétiques.
Et c’est Kristalina Georgieva, directrice du Fonds monétaire international, qui a exprimé son inquiétude à propos d’un nouveau modèle d’intelligence artificielle développé par Anthropic, estimant qu’il représentait des risques majeurs pour la cybersécurité. Elle a ajouté que les principales institutions financières, y compris les banques centrales, doivent « travailler ensemble » et faire preuve d’une grande vigilance dans la gestion des risques liés aux cyberattaques.
Plusieurs banques centrales, dont la Bank of England, avaient déjà affirmé que ces avancées en intelligence artificielle constituent un véritable défi. De son côté, Christine Lagarde, présidente de la Banque centrale européenne, a averti qu’un mauvais usage de cette technologie pourrait entraîner des dommages considérables.
Certaines grandes banques, comme JPMorgan Chase, ont déjà commencé à tester ces modèles afin de renforcer leurs systèmes de défense. Toutefois, les autorités de régulation n’ont pas encore trouvé les meilleures solutions pour suivre le rythme des risques croissants liés à l’intelligence artificielle. Qu’en est-il de la situation en Tunisie ?
Régulation…
Pour les experts en cyberdéfense et crimes émergents et en informatiques, le mot d’ordre est l’urgence de réguler l'intelligence artificielle. « L’intelligence artificielle pénètre dans notre vie, pénètre dans n’importe quel domaine et ce n’est pas l’économie qui va la bloquer », nous dira l’expert en cyberdéfense et crimes émergents, Oussama Lahmar.
Et de préciser : « En ce qui concerne cette histoire d’intelligence artificielle en relation avec l’économie, oui en effet, c’est une relation directe. Pourquoi? Parce que l’intelligence artificielle a commencé à basculer la donne surtout au niveau « job » proprement dit. On parle de métiers qui vont être désertés ; métiers de justice, métiers d’informatique et de la technologie, etc. On parle de nouveaux médecins sur internet qui commencent à faire diagnostique. On va voir un renversement économique et sociale causé par l’IA.
De plus, l’intelligence artificielle s’accentue au niveau de la criminalité. C’est-à-dire ce phénomène est de plus en plus utilisé dans l’escroquerie, usurpation d’identité, fuite d’information, crimes électroniques, piratage, etc.
Malheureusement, on va trouver les spécialistes en technologie faire la promotion de ce phénomène et de cette technologie robotisée (sous formes de robots qui sont interconnectés via de grosses machines et des serveurs et qui essayent de collecter le plus possible d’informations sur les gens». Et pour finir, notre expert persiste et signe : « C’est un phénomène très mal compris».
« Autant, elle peut apporter le progrès pour l'humanité autant elle rend les gens deviennent automates », nous expliquera l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida. Et d’ajouter : « L’autre facette de l’IA est quelle est en train de détruire des postes d'emploi comme l'architecture: plus besoin de payer 15 milles dinars pour un plan en 4D. Elle a tué des milliers de métiers… Les gens ne réfléchissent plus...même en traversant la route, les yeux sont braqués sur leurs téléphones...oui c'est un danger ». Comment, de fait, se prémunir contre les outils pervers de l'intelligence artificielle?
Selon notre ingénieur : « Si on prend le secteur bancaire, les banques tunisiennes, sous la supervision de la Banque centrale de Tunisie, prennent des mesures accélérées pour protéger le secteur financier contre les risques liés à l’intelligence artificielle, notamment avec l’augmentation du recours aux solutions numériques et l’émergence de menaces cybernétiques comme l’ingénierie sociale numérique.
La stratégie de protection s’articule autour des points suivants (jusqu’en mai 2026) : Gouvernance des données et cybersécurité :
Obligation pour les banques de mettre en place une politique interne de gouvernance des données (Data Governance) et de désigner un responsable des données (Data Officer) afin de garantir la qualité et la fiabilité des données, en plus de l’adoption de plans rigoureux de cybersécurité pour prévenir les risques technologiques et les cybermenaces.
Comités de pilotage et de contrôle : Création d’un comité de pilotage (Comité de pilotage) dans chaque banque, sous la supervision directe du conseil d’administration, afin de mettre en œuvre les réformes, avec une obligation d’audit périodique des systèmes d’information par des cabinets agréés. L’Utilisation de l’intelligence artificielle comme bouclier défensif : Intégration des technologies d’intelligence artificielle pour détecter les anomalies, surveiller et analyser ».
M.B.S.M.
Théâtre - Festival de théâtre moderne de Kairouan : C’est déjà parti …
La ville de Kairouan célèbre la 30ème édition du Festival de théâtre moderne. Lancé hier avec à l’affiche « Rêve(s) » de Fadhel Jaïbi et Jalila Baccar, le festival se poursuivra jusqu’au 14 de ce mois.
Tout au long du festival, les amateurs de théâtre pourront notamment assister à des spectacles réunissant les écoles théâtrales tunisiennes et arabes, à l’image de la pièce « Othello et après », signée par Hamadi Ouhibi, sans oublier la participation égyptienne avec la pièce « Al Labis » du metteur en scène Mohamed Fadel Qabani et la pièce « Al Mout » de Lazhar Farhani, ainsi qu’une programmation de spectacles destinés aux enfants et aux personnes ayant des besoins spécifiques.
Sur le plan intellectuel, le festival explore la relation entre tradition et modernité à travers deux sessions scientifiques. Des universitaires de renom, tels que les docteurs Mohamed Abaza, Ezzeddine Abbassi et Mohamed Hedi Farhani, y analyseront les mécanismes permettant d’intégrer le patrimoine culturel dans la pratique théâtrale contemporaine.
En parallèle, des ateliers de formations sont prévus au cœur des quartiers populaires. Ces sessions couvrent la pédagogie du jeu, la danse et l’apprentissage théâtral, tout en proposant des ateliers d’intégration spécifiques pour les enfants autistes, sous la supervision de spécialistes, afin de rendre l’art accessible à tous.
La clôture du festival, prévue pour le 14 mai au complexe culturel, sera marquée par l’annonce des lauréats. Cette édition se terminera par un hommage au regretté metteur en scène Fadhel Jaziri avec la représentation de la pièce « Jranti El Aziza » (Au violon).
Arts plastiques - Au Musée Safia Farhat : Ecrire le futur sur les traces du passé
Par Imen ABDERRAHMANI
À Radès, une constellation d’artistes tunisiens explore les strates du temps et de la mémoire à travers l’exposition collective « Palimpseste et anticipation », une traversée sensible où passé et futur dialoguent sous le même toit. Détails.
Les portes du Musée Safia Farhat, Centre des Arts Vivants de Radès, s’ouvriront aujourd’hui, à 11h00, sur un territoire d’images, de matières et de récits superposés.Plus de vingt artistes plasticiens tunisiens y dévoileront leurs œuvres dans le cadre d’une exposition collective placée sous le signe du « Palimpseste et anticipation », visible jusqu’au 30 mai. Une invitation à parcourir la mémoire comme on traverse une ville ancienne : en découvrant, sous chaque surface, l’ombre persistante d’un autre temps.
Cette exposition collective voudrait « présenter des lectures du monde mêlent plusieurs référents, plusieurs niveaux de sens, renvoyant à des strates multiples, certaines largement révolues, d’autres encore perceptibles sous forme de traces, mais toutes conditionnant celles qui leur succèdent. Le palimpseste résume cet empilement de significations où le passé affleure sous le présent », lit-on sur les notes de présentation de ce rendez-vous artistique printanier.
Baker Ben Fredj, Sonia Ben Slimane, Oumeima Ben Soltane, Alaeddine Boutaleb, Amel Bouslama, Amar Briki, Najet Dhahbi, Dhia Dhibi, Hela Djobbi, Slim Drissi, Aicha Filali, Emna Ghezaiel, Adnen Haj Sassi, Amine Inoubli, Imed Jemaiel, Halim Karabibene, Raouf Karray, Sadri Khiari, Ibrahim Matouss, Atef Mataallah, Insaf Saada, Nabil Saouabi et Walid Zouari composent ce chœur visuel. Leurs œuvres, multiples dans leurs formes et leurs langages, partagent une même pulsation : celle d’interroger le passage du temps, la trace et l’identité.
Car le palimpseste, avant d’être une métaphore, est un geste. Dans l’Antiquité, il désignait ce parchemin gratté pour accueillir une nouvelle écriture, sans jamais effacer totalement la précédente. Le terme a glissé vers l’imaginaire contemporain pour évoquer toute surface où se déposent, s’effacent et ressurgissent des couches de sens. Une ville, un paysage, un corps social : autant de territoires où les strates s’accumulent et dialoguent en silence.
Du passé, s’esquisse le futur
L’exposition propose précisément ces « lectures du monde » qui mêlent référents et temporalités. Les œuvres ne se contentent pas de regarder le passé mais elles le laissent affleurer sous le présent.
Ici, la mémoire n’est pas figée : elle devient matière plastique. Pigments superposés, surfaces griffées, collages, installations et volumes suggèrent que l’identité se construit par sédimentation.
Chaque couche raconte une histoire, mais c’est leur coexistence qui donne naissance à une vision du monde. Les artistes semblent dire que nous sommes faits de ces accumulations invisibles, et que tenter de les effacer reviendrait à perdre une part de nous-mêmes.
L’exposition va au-delà également pour interroger la mémoire d’un lieu, de ce centre d’art qui accueille cette exposition, qui est lui-même un palimpseste vivant : au fil des saisons, il abrite des univers artistiques multiples, voit éclore des rêves, naître des débats, s’affronter des idées. Les murs deviennent témoins d’un dialogue continu entre générations et sensibilités.
Mais l’anticipation, seconde moitié du titre, ouvre une autre perspective. Multiplier les strates, c’est aussi imaginer celles qui viendront. Les artistes esquissent des futurs possibles, sautent à pieds joints dans d’autres espaces- temps, suggèrent que la mémoire n’est pas seulement héritage : elle est matière à invention.
Ainsi, l’exposition se lit comme une traversée poétique du temps : une invitation à regarder autrement les traces qui nous habitent, et à imaginer celles que nous laisserons derrière nous. À Radès, l’art devient une écriture continue, jamais effacée, toujours recommencée.
I.A.
Ligue 1- 29 e J - EST- CA :Une vraie finale du championnat
Par Jamel Belhassen
Après le duel EST-USM qui n'a connu son épilogue que lors de l'avant-dernière journée de la saison écoulée en faveur des Sang et Or, nous avons droit cette fois-ci à un autre duel qui met face à face les deux grands clubs de la capitale, l'Espérance qui compte un retard à combler de deux points et seule une victoire fera son bonheur avant l'ultime journée et le Club Africain, leader avec deux points d'avance et un nul suffira pour qu 'il garde ses distances avant la dernière journée.
Autrement dit, on s'attend à un derby explosif qui sera dirigé par un trio arbitral autrichien et qui se jouera devant au moins vingt-sept mille supporters tout acquis à la cause des Sang et Or.
EST: seule la victoire sera belle
Champion des deux dernières éditions et recordman des titres , le club Sang et Or, habitués au poste de leader a connu cette saison du bon et du moins bon. Les camarades de Ben Hamida ont beaucoup souffert de l'indisponibilité de son meilleur attaquant , Belaili, blessé lors du derby de l'aller, ont raté des penalties décisifs face à l'ESZ et devant le CA à l-aller et contre le CSS dernièrement.
Sans oublier quelques prestations en demi-teinte et enfin cette série de quatre matches nuls lors de cette ligne droite du parcours mais aussi des erreurs arbitrales qui ont coûte quelques points à l'équipe et l'engagement en Ligue des champions qui a laissé des traces sur les plans physique et mental.
Les choses étant ce qu'elles sont, il appartient à l'Espérance de remporter ce derby très particulier pour espérer garder le titre de champion, gagné ces deux dernières années. Un objectif susceptible d'être atteint si l'ensemble se montre lucides dans les temps forts du match et efficace.
CA: L'occasion de renouer avec le titre de champion
Il est clair que le Club Africain n'a jamais aussi proche du titre lors de la dernière décennie. L'équipe revue et corrigée par Faouzi Benzarti a fait preuve d'une grande détermination tout au long du parcours. Elle a récolté beaucoup de points loin de ses bases et a compté surtout sur le buteur Chawat qui a sauvé la situation à plusieurs reprises.
Il est vrai que les Rouge et Blanc ont perdu quelques points en cours de route mais a su se ressaisir au temps opportun pour présenter de belles prestations et profiter des hésitations de son rival esperantiste pour revenir en tête du championnat au bon moment. Aujourd'hui, les camarades de Zemzemi se trouvent dans une bonne situation mentale et ne sont pas appelés à prendre des risques. On dit souvent qu'il est bien malin celui qui arrive à prévoir l'issue finale de ce derby.
Gagnons qu'il sera comme toujours intense, disputé et nous l'espérons, spectaculaire, sans dépassements ni violence. Il y va de l'image des ces deux grands clubs, de notre championnat et de notre football qui s'apprête à participer à la Coupe du monde 2026. Et que le meilleur gagne.
J.B.
Editorial : La comedia dell’arte…
Par Chokri Baccouche
De deux choses l’une : ou bien ils ont un sacré retard dans l’allumage, ou bien ils prennent délibérément leurs interlocuteurs pour des canards sauvages. Ils ? Il s’agit du groupe de douze sénateurs démocrates américains qui a interpellé il y a quelques jours le Commandement central des Etats-Unis (Centcom) au sujet du soutien militaire accordé à Israël dans les opérations menées, tenez-vous bien, au Liban et en Iran.
Aussi décoiffant que cela puisse paraitre, ces élus sont allés même jusqu’à accuser l’entité sioniste et les forces américaines de violations du droit international et ce, en commettant un nombre incalculable d’actions répréhensibles et moralement inacceptables contre les populations civiles libanaises et iraniennes. Mieux vaut tard que jamais, dit-on.
Mais si l’on regarde de près le cas d’espèce, on ne peut s’empêcher de penser que le courage apparent de ces congressmen à plus l’air d’une opération de relations publiques qu’autre chose : une tentative tardive de montrer que le Congrès existe, alors qu’il a passé des décennies à voter budgets militaires sur budgets militaires, comme un automate docile, applaudissant tout ce qui permet de soutenir, à fond la caisse, l’ « allié stratégique israélien ».
Ces sénateurs qui donnent l’impression de se réveiller d’un profond coma ont découvert, comme par miracle, un principe qui semblait jusqu’ici obscur pour Washington à savoir que fournir des armes et des renseignements à un allié belliqueux qui cherche noise à tous ses voisins, n’est pas neutre. Ils viennent tout juste de se rendre compte que chaque missile israélien lancé sur le Liban et chaque bombe larguée sur l’Iran implique la signature américaine.
Comble de l’hypocrisie, le Centcom a agi pendant de longues années comme si le droit international était une suggestion facultative ou, pis, un vulgaire kleenex tout juste bon pour être balancé dans la poubelle après usage, mais paradoxalement le Congrès a fait semblant de ne rien voir tout au long de cette période.
Quand des élus s’indignent que leurs propres bidasses aient commis des violations du droit international qu’ils ont rendues possibles, comble de l’ironie, par leur ineptie calculée et leur inaction, le plus souvent délibérées, il y a tout lieu de penser à une comédie grotesque. On l’aura certainement compris, l’éveil de conscience en sursaut de ces élus qui rompt avec le statu quo habituel n’est, en réalité, qu’une vulgaire opération de marketing politique à visée électoraliste.
A l’approche des élections de mi-mandat, ces sénateurs démocrates cherchent, en effet, à discréditer leurs rivaux républicains dont la tête de file, le président Donald Trump en l’occurrence, est accusé, à juste titre, d’un nombre incalculable de dépassements ayant causé des troubles sociaux aux Etats-Unis et semé le fatras un peu partout à travers le monde.
Depuis son retour au pouvoir, Donald Trump a ordonné des bombardements au Venezuela, en Iran, en Somalie, en Syrie, en Irak, au Yémen, au Nigeria, sur des navires au large de la Colombie et du Mexique - et maintenant, à nouveau sur l'Iran. A aucun moment, le revenant locataire de la Maison Blanche ne s'est embarrassé du Congrès pour lancer ses guerres plus ou moins lointaines, ou pour les faire valider a posteriori.
Si les élus dépossédés de leurs attributions protestent, c'est bien faiblement. On pourrait penser à priori que la position critique des douze sénateurs est une sorte de révolte institutionnelle visant à restaurer et rétablir le pouvoir légitime attribué au Congrès par la Constitution qui semble s’être malheureusement étiolé, face à l’affirmation d’une « présidence impériale » sous Donald Trump.
Ce dernier a d’ailleurs fréquemment recours à des décrets présidentiels pour contourner le sénat pour des « questions majeures ». En 2026, il a notamment annoncé, au mépris de la Constitution, se passer du feu vert du Congrès pour des actions militaires contre l’Iran et le Venezuela, arguant prétendument de l’urgence, alors que ce n’était pas du tout le cas.
Le Congrès américain découvre donc- à la bonne heure- ce que le monde savait depuis longtemps : soutenir des frappes militaires, c’est signer la note de la destruction et, pis encore, se faire complice des atrocités et autres génocides, perpétrés par le protégé israélien. Mais entre l’indignation tardive et les millions de vies perdues à Gaza, au Liban et en Iran… le fossé est immense. Et dans ce théâtre absurde, ce sont les populations civiles qui paient la facture tragique de l’ineptie du Congrès.
Si le Sénat américain veut vraiment retrouver un semblant de crédibilité internationale, il faudra plus que de timides interpellations : il faudra un examen de conscience politique et stratégique, des audits sur les responsabilités partagées et une vraie remise en question du soutien militaire automatique à des opérations militaires criminelles, politiquement inconcevables et moralement inacceptables, comme celles qui se déroulent actuellement au Moyen-Orient.
Mais pour l’instant, le Congrès préfère jouer les chevaliers blancs dans le journal du dimanche, tandis que Centcom et Israël continuent leur sinistre ballet meurtrier et sèment la mort et le fatras dans la région au mépris du droit international et de toutes les valeurs universelles communément admises…
C.B.
Le CSS s'impose sans peine, l'ESS rebondit
Par Jamel Belhassen
Le CSSfaxien qui vise encore la seconde place n'a pas fait de détails au Kram, face à un ASM de mobilisée alors que l'ESS et l'ESZ ont réussi à remporter des victoires bonnes pour le moral.
Après la première tranche de la journée qui a donné lieu à la relégation de l'ASSoliman en Ligue 2 pour accompagner l'ASGabes en attendant de connaître le nom du troisième club appelé à quitter l'élite, la deuxième tranche de la journée etait plutôt calme , mettant au prises des clubs sans gros soucis à part le CSSfaxien qui espére encore viser la seconde place qualificative à la Ligue des champions.
La victoire face à l'ASMarsa au Kram etait dans ces conditions impérative. Et dès la 5e minute, le Sfaxien Karoui a réussi à ouvrir la marque de la tête ( 1-0) profitant de la maladresse du gardien marsois Soltani.. Motivés au plus haut point, les Noir et Blanc ont tenu leur avance jusqu'à la pause.
De retour des vestiaires , la VAR annule un but de Mathlouthi pour faute sur le gardien. Mais ce n'est que partie remise. Emanuel double la marque pour les CSS ( 2-0) à la (50e) avant que Mhadhebi ne triple la marque à la(76e) face à un ASM qui a baissé les bras.
A Sousse, l'Etoile du Sahel, mal au point ces derniers temps, a aligné de jeunes joueurs face au CABizertin et est arrivée à prendre l'avantage par Chaabani à la (18e) après une faute du gardien Maktouf. Le jeu s'est poursuivi sans grosses opportunités des deux côtés malgré les tentatives enregistrées jusqu'à la fin.
Enfin, à Zarzis, l'Espérance locale , l'esprit dégagé, a joué sans pression et a pris l'avantage au score par Jertila dès la 4e minute pour faire l'essentiel du jeu face à l'ESMetlaoui. La suite a été équilibrée sans que le score ne connaisse de changements jusqu'au bout des débats. Cette penultieme journée connaîtra son épilogue avec le grand derby de la capitale entre l'Espérance de Tunis et le Club Africain.
Résultats :
ASM- CSS 0- 3
ESZ- ESM 1- 0
ESS -CAB 1- 0.
J.B.
Sécurité routière : Les produits de traçage sous la loupe des experts
Par Hassan GHEDIRI
Le procédé est employé depuis plusieurs années dans le monde et permet de choisir les produits de marquage qui répondent au mieux aux exigences de durabilité d’efficacité et de coût…
Non, ce n’est pas que les autorités chargées de l’entretien et de la gestion du réseau routier national n’arrivent pas, encore, à faire le choix en ce qui concerne les matériaux utilisés pour le marquage au sol, comme semblaient le croire beaucoup d’automobilistes ayant été contraints à ralentir sur un long tronçon de l’autoroute Tunis-Bizerte au début de la semaine.
La vérité est que le ministère de l’Equipement a commencé depuis peu, à appliquer la démarche employée dans beaucoup de pays développés et qui consiste à faire régulièrement des essais sur les produits de marquages routiers sur des sites d’expérimentation souvent caractérisé par la densité du trafic automobile.
L’annonce du démarrage des tests, faite par le ministère de l’Equipement et de l’habitat à travers un avis diffusé sur le réseau social Facebook n’a pas manqué de susciter les réactions des internautes dont certains trouvent absurde que l’on fait des essais sur des produits qui ont expérimenté durant un an lors d’une autre opération de marquage expérimental faite courant juin 2024.
La réponse est simple : faire régulièrement des essais de marquages routiers dans le but de vérifier la performance des produits employés, est crucial pour garantir la sécurité routière, la durabilité des infrastructures et pour mieux maitriser les coûts d’entretien.
C’est dans cet objectif qu’ont a donc effectué les essais de marquages routiers sur une section de l’autoroute A4 reliant Tunis à Bizerte au niveau de la station de péage de Sidi Thabet, l’opération a démarré dimanche 3 mai et s’est établée jusqu’au jeudi 7 mai 2026.
Avec une quarantaine d’applications de produits de marquage réalisées par 15 sociétés tunisiennes, algériennes et libyennes, l’ensemble des essais vont s’étaler sur 10 mois pour permettre de constater comment les différents produits employés vont-t-il réagir aux conditions climatiques et à la circulation.
Il est désormais question pour les instances et des experts mandatés par le ministère de l’Equipement relevant du Centre des Essais et des Techniques de Construction (CETEC) ayant contrôlé la mise en œuvre des produits d’intervenir au cours des dix prochains mois pour effectuer les mesures des performances, notamment la visibilité et la résistance des marquages réalisés.
Le ministère de l’Equipement veut ainsi se conformer aux techniques adoptées depuis des années à l’échelle internationale en ce qui concerne l’entretien et le perfectionnement des infrastructures routières. En France, par exemple, des campagnes d’essais des marquages routiers sont menées régulièrement depuis environ trente ans.
Des sites d’essais permanents installés sur le réseau routier dans l’Hexagone permettent d’expérimenter les produits de marquage avant leur certification, dans l’objectif de garantir la sécurité routière des usagers.
Le marquage routier est un élément fondamental de la sécurité routière et de la gestion du trafic. Ils permettent d’organiser la circulation dans les rues et les autoroutes, réduisant ainsi le risque d'accidents et améliorant la fluidité du trafic. La durabilité des matériaux de marquage routier est essentielle pour garantir une sécurité optimale. Ils doivent garantir une meilleure résistance aux conditions climatiques et à l’usure. Leur longévité réduit la fréquence des interventions de maintenance, entraînant des économies sur le long terme.
H.G.
Tourisme : Comment profiter de la coupe du monde pour réussir la haute saison ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Face à une saison touristique mondiale incertaine, les professionnels tunisiens misent sur la coupe du monde et sur l’alliance entre sport et loisirs pour réussir la haute saison. Quels sont les derniers préparatifs engagés ?
Le tourisme tunisien connaît une forte relance malgré les mutations internationales dues notamment à la guerre en Iran. Alors, on change de stratégie en se concentrant désormais sur la diversification du produit touristique culturel, écologique, médical et sportif, au lieu de dépendre exclusivement du tourisme balnéaire, tout en misant sur l’essor du tourisme alternatif et la conquête de nouveaux marchés afin d’assurer la pérennité du secteur.
A cet effet, l’hôtelier Maheur Hlel, nous a indiqué : « La Tunisie se prépare actuellement pour la saison touristique en cours, qui coïncide avec d’importants bouleversements internationaux, notamment les événements que connaît la région du Golfe arabe. Afin d’anticiper cette saison, des programmes et des plans de préparation intensifs ont été mis en place pour suivre les évolutions et s’adapter rapidement aux nouvelles situations, notamment au niveau des préparatifs logistiques et du rythme des réservations.
D’ailleurs, ces questions ont été discutées lors d’une réunion entre le ministre du Tourisme, les représentants des agences de voyages et les organisateurs de circuits, dans le but de prendre les mesures nécessaires en temps réel et de réagir de manière rapide et efficace aux évolutions, afin de renforcer le positionnement de la destination tunisienne sur la carte de l’offre touristique internationale, tout en poursuivant le développement des chaînes de valeur touristiques, depuis la gestion des réservations jusqu’à l’amélioration de la qualité des services ». Qu’en est-il, justement, de ces dizaines d’unités hôtelières fermées ?
Selon notre interlocuteur : « Afin de relever le défi de la qualité, d’améliorer et de diversifier les services touristiques, la Tunisie se prépare à investir davantage, à développer ses ressources économiques et à renforcer sa capacité d’absorption de la main-d’œuvre. Des fonds importants ont été, en effet, prévus pour restaurer et remettre à niveau les unités fermées. Le programme s’étale sur cinq ans et concerne également les hôtels en activistes et qui ont besoin aussi de travaux de rénovation ». Où en sommes-nous par ailleurs des préparatifs pour la haute saison ?
La coupe du monde, une aubaine ?
L’on sait que l’événement majeur de l’été 2026 est la coupe du monde de football. Certains observateurs estiment que combiner sport et loisirs peut aider les hôteliers à attirer des touristes. Pour l’hôtelier, Maheur Hlel : « Oui, la coupe du monde est un événement majeur et il faut en profiter pour attirer les touristes à condition de ne pas se limiter à la transmission des matchs sur des postes de télévisions.
Il faut, en effet, créer d’autres activistes autour de cet événement comme l’organisation des tombolas voir l’organisation de mini-matchs entre les touristes dont les pays participent à la coupe du monde ».
Et d’ajouter : « En effet, le secteur touristique ne se limite plus aux formes traditionnelles connues, mais englobe désormais de nouveaux modèles imposés par les transformations démographiques, sociales et environnementales à l’échelle mondiale. Par ailleurs, notamment après avoir été choisie comme capitale du tourisme arabe pour l’année 2027, la Tunisie œuvre à la revalorisation du patrimoine architectural et historique des médinas à travers la réhabilitation des anciens bâtiments et leur transformation en petits hôtels, offrant ainsi une expérience authentique au touriste désireux de s’immerger dans l’environnement culturel tunisien.
En parallèle, des unités hôtelières haut de gamme sont développées afin d’élever la qualité du produit touristique. Il convient également de souligner que la Tunisie dispose d’un important patrimoine immobilier inexploité : appartements et maisons, qui pourrait contribuer à attirer ce type de touristes tout en générant des revenus supplémentaires pour de nombreuses familles tunisiennes.
Pour promouvoir la destination tunisienne et les différentes formes de tourisme qu’elle propose, la Tunisie a élaboré une stratégie de communication fondée sur une approche et une vision globales visant à assurer le succès de cette distinction régionale du tourisme tunisien.
Celle-ci ne constitue pas un simple événement ponctuel, mais un projet national stratégique continu susceptible de provoquer un véritable saut qualitatif dans le secteur touristique, de renforcer le tourisme haut de gamme, de créer des richesses, de générer de nouveaux emplois et d’accroître davantage le rayonnement de la Tunisie à l’échelle arabe et internationale.
La réussite de cette échéance et des autres étapes stratégiques du tourisme tunisien exige des investissements dans plusieurs domaines ainsi qu’une volonté commune entre les secteurs public et privé ».
A noter que la Tunisie a réussi à enregistrer une relance qualitative et des recettes record. Les revenus du tourisme ont dépassé les 8 milliards de dinars (environ 2,9 milliards de dollars) en 2025, avec un taux de croissance avoisinant 6,5% par rapport à 2024, ce qui témoigne du retour de la confiance envers la destination tunisienne.
La coupe du monde pourrait ainsi offrir à la Tunisie bien plus qu’un simple engouement sportif : une occasion stratégique de repenser son modèle touristique et de confirmer son retour parmi les destinations les plus attractives de la région. Encore faudra-t-il réussir à conjuguer attractivité, qualité de service et capacité d’adaptation face à une conjoncture internationale toujours incertaine. Peut-on mieux faire cette année ?
M.B.S.M.
Au Centre Culturel International de Hammamet : Salma Smaoui expose ses femmes en fleurs
La galerie d’art de Dar Sébastian accueille jusqu’au 15 mai l’exposition personnelle de l’artiste peintre Salma Smaoui. Ce rendez-vous porté par le Centre Culturel International de Hammamet, Maison de la Méditerranée pour la Culture et les Arts, constitue une occasion pour découvrir les thématiques explorées par l’artiste qui sont la femme, la résilience, la douceur, les fleurs, le rêve et l’introspection.
À travers un univers onirique et profondément introspectif, l’artiste explore « la femme comme un espace d’émotion, où corps et fleurs fusionnent dans une même poésie visuelle. Entre figuration et abstraction, chaque œuvre devient un voyage intérieur, porté par la matière, la lumière et la couleur ».
Salma Smaoui « développe une démarche artistique sensible et spirituelle, où la femme devient à la fois sujet et miroir. Ses compositions semi-figuratives traduisent des dualités subtiles : contrôle et spontanéité, précision et dissolution, matière et transparence » et « chaque toile est une porte ouverte vers une émotion, laissant chaque spectateur libre d’imaginer son propre voyage, sa propre résilience », lit-on sur les notes de présentation de cette exposition.
Les « Journées Cinéma- Mémoire » : Le cinéma, cette archive vivante
Par Imen Abderrahmani
Comment le cinéma peut-il préserver la mémoire des lieux et des histoires ? Du 9 au 16 mai 2026, les « Journées Cinéma-Mémoire » feront l’état des lieux, proposant un programme alliant formation et projection.
La célébration du mois du patrimoine ne passera pas sous silence à l’Association tunisienne pour la promotion de la critique cinématographique (ATPCC) qui propose, à cette occasion et à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 16 mai les « Journées Cinéma-Mémoire : Écrire ce qui reste (encore) ».
Organisée à la Maison de la culture Ibn Rachiq, en partenariat avec l’École Supérieure de l’Audiovisuel et du Cinéma de Gammarth, la manifestation ambitionne de réunir cinéastes, chercheurs, étudiants et grand public autour d’une réflexion sur la mémoire des lieux et la transmission des images.
Le premier axe de la programmation est l’atelier « Raconte-moi la médina ». Proposé aujourd’hui et demain, et destiné aux jeunes de 14 à 18 ans, cet atelier sera animé par les cinéastes Ons Kamoun et Mohamed Bouhjar. Les participants seront bien accompagnés afin qu’ils parviennent à réaliser des très courts-métrages comportant leurs regards de la médina. De l’idée, du mot, ils passeront à l’image pour raconter ce lieu de mémoire riche en histoires.
Entre la mémoire intime et la mémoire collective, l’atelier tentera de construire de nouveaux récits, affirmant que le cinéma constitue un outil essentiel de sauvegarde de la mémoire. Par l’image, il documente les lieux menacés de disparition, conserve les récits oubliés et transmet les sensibilités d’une époque aux générations futures. Filmés aujourd’hui, les sites patrimoniaux deviennent des archives vivantes demain. Cette dimension mémorielle, à la fois artistique et documentaire, rappelle combien la création audiovisuelle participe à écrire l’histoire culturelle d’un pays et à nourrir la conscience collective.
Le ciné, gardien des mémoires
Quant au 2ème axe de la programmation, annoncé pour les 15 et 16 mai, il portera essentiellement sur l’échange entre réalisateurs, chercheurs et public. S’agissant de la première journée, celle du 15 mai, elle sera consacrée à la projection du bouquet documentaire « Ciné-Patrimoine : 10 sites, 10 documentaires » (2022), suivie d’une rencontre avec les réalisateurs et réalisatrices. Dix films courts proposeront autant de regards sur des lieux emblématiques, révélant la richesse et la fragilité du patrimoine tunisien à travers des approches esthétiques variées.
Quant à la deuxième et dernière journée (16 mai), elle sera rythmée par un séminaire ayant pour thème « Cinéma et patrimoine : constructions, conflits, esthétiques, transmissions ». Elle se poursuivra par l’avant-première du film « Au-delà du mur, sur les traces d’Isabelle » du réalisateur Abdelhamid Larguèche, avant de rendre hommage à Hmida Ben Ammar qui a quitté ce monde en décembre 2025. L’hommage sera marqué par la projection de son film documentaire « Zitouna au cœur de Tunis » (1982).
Imen. A.
















