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A l’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain : Eclairages sir les mines et les mineurs en Tunisie coloniale

L’Institut de Recherche sur le Maghreb Contemporain (IRMC) organise, le 21 mai à 17h30, une présentation-débat de l’ouvrage « De l’histoire des oubliés en Tunisie coloniale : Mines métallurgiques et mineurs (1881-1956) » de l’historienne Zeineb Mejri.

 

Cet ouvrage traite de l’histoire de l’exploitation coloniale du secteur des mines produisant des minerais métallurgiques en Tunisie durant la période du protectorat français 1881-1956, en mettant l’accent sur les travailleurs de ce secteur en tant que catégorie sociale laborieuse, insuffisamment étudiée dans les travaux historiques.

Le livre montre que la colonisation française a fait du secteur minier un pilier fondamental de l’économie coloniale, attirant d’importants investissements et générant des profits considérables pour les compagnies étrangères, notamment dans l’extraction du plomb, du zinc et du fer. Cette activité a contribué à l’intégration de la Tunisie dans l’économie capitaliste mondiale.

L’étude souligne également que cette exploitation a entraîné l’émergence d’une nouvelle classe sociale de salariés, qui vendent leur force de travail sans posséder les moyens de production, et qui vivent dans des conditions difficiles marquées par de faibles salaires, la pénibilité du travail, l’absence de protection sociale et des inégalités par rapport aux travailleurs européens.

Par ailleurs, l’activité minière a engendré des transformations économiques et spatiales importantes, notamment à travers le développement des infrastructures (chemins de fer, ports, routes), l’apparition de villages miniers et de l’industrie métallurgique ainsi que l’introduction de certains services de santé et d’éducation dans les régions intérieures.

Dans cette étude, la chercheuse Zeineb Mejri conclut que l’exploitation coloniale des mines reposait essentiellement sur l’épuisement des ressources naturelles et humaines, malgré certains effets indirects se traduisant par des formes limitées de modernisation. Elle appelle également à approfondir la recherche sur les groupes marginalisés et à valoriser le patrimoine minier en tant que composante de la mémoire nationale.

Il est à noter que la rencontre sera marquée par la participation d’Ines Delpuech, doctorante en histoire et de Bochra Taboubi, artiste visuelle.

 

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