CA : Moataz Zemzemi va s’engager avec le CSKA Sofia
Selon les informations exclusives d’Africafoot, le milieu de terrain tunisien Moataz Zemzemi devrait poursuivre sa carrière en Bulgarie. Libre de tout contrat après son départ du Club Africain, avec lequel il a été sacré champion de Tunisie lors de la saison 2025/26, le joueur a trouvé un accord définitif avec le CSKA 1948 Sofia.
Les deux parties se sont entendues sur un contrat de deux saisons, tandis que la visite médicale du joueur est programmée pour ce samedi, dernière étape avant la signature officielle de son engagement.
À 26 ans, Zemzemi s’apprête à relever un nouveau défi européen après une carrière marquée par des passages au RC Strasbourg, à l’US Avranches et aux Chamois Niortais, avant son retour au Club Africain. Son expérience dans les championnats français et tunisien a convaincu les dirigeants du club bulgare, qui souhaitent renforcer leur entrejeu avec un joueur capable d’apporter de la qualité technique et de l’expérience.
Le CSKA 1948 Sofia mise sur le profil du milieu tunisien pour renforcer son effectif en vue de la nouvelle saison et des ambitions du club sur la scène nationale. Sauf retournement de situation de dernière minute, Moataz Zemzemi deviendra officiellement un nouveau joueur du CSKA 1948 Sofia dans les prochaines heures, une fois les examens médicaux validés.
Après Pays- bas - Tunisie (3-1) : Le tocsin de la " révolte" se fait entendre
La participation tunisienne en Coupe du monde prend fin avec une troisième défaite en autant de matches. Faudra-t-il chercher aujourd'hui des satisfactions à la loupe?
Les Aigles de Carthage sont tombés tellement bas qu'on est arrivés aujourd'hui à considérer une défaite par trois buts à un comme une petite performance après les débandades connues lors des deux premières sorties devant la Suède puis face au Japon. Lors de cette troisième sortie, les sept premières minutes résument à elles seules les limites des camarades de Skhiri. Une défense passoire qui regarde jouer l'adversaire sans aucune résistance. Un comportement indigne d'une sélection qui a bénéficié de tout le confort nécessaire.
Après une préparation avec un nouvel entraîneur entamée en mars, une liste de convoqués hautement critiquée, une ambiance générale peu rassurante, un début catastrophique et un changement de sélectionneur en pleine coupe du monde, ce qui a provoqué la risée des observateurs et pour clôturer le tout, Hervé Renard a été appelé au chevet de l'équipe à trois jours du second match pour tenter de sauver les meubles. Le résultat ne pouvait être que cauchemardesque, honteux même. Il a été à la mesure de la gestion de cette campagne mondialiste. Sur le terrain face aux Hollandais, les joueurs étaient usés physiquement et mentalement. Le résultat final aurait pu être plus large n'eurent été les quelques parades de Dahmen ou le semblant de réaction des joueurs du milieu. Après le (1-5) et le (0-4) des premiers matches et ce (1-3) on est en droit de se demander ce que les Aigles de Carthage sont allés faire dans cette galère mexicaine puis américaine.
Le naufrage collectif et individuel était total. Jamais par le passé, le football tunisien n'est tombé aussi bas. Le tocsin de la révolte a bien sonné. Une urgente prise de conscience est nécessaire pour repartir sur des bases solides et chercher à redorer le blason de notre sport numéro un, désormais terni, avant de sombrer irrémédiablement dans l'anonymat.
Jamel BELHASSEN
Avec 3 défaites et douze buts encaissés : Où se situe la Tunisie 2026 parmi les pires équipes de l’histoire du Mondial ?
L’aventure à la Coupe du monde 2026 a tourné au cauchemar pour les Aigles de Carthage. Éliminée après seulement deux journées, la Tunisie a également perdu le dernier match de groupe contre les Pays-Bas jeudi soir et n’a pas réussi à sauver ce qui pouvait encore l’être.
Battus 5-1 par la Suède puis 4-0 par le Japon et par les Pays-Bas 3-1 malgré l’arrivée express d’Hervé Renard sur le banc, les Aigles de Carthage affichent un bilan catastrophique : un zéro pointé, douze buts encaissés, deux marqués et une différence de buts de -10. Au-delà de l’élimination, la sélection tunisienne est entrée dans l’histoire du Mondial, mais par la petite porte.
Une place parmi les pires équipes du Mondial ?
À l’échelle du football africain, la comparaison la plus douloureuse reste évidemment celle du Zaïre en 1974. Lors de sa première Coupe du monde, l’actuelle RDC avait quitté la compétition avec trois défaites, aucun but marqué et quatorze encaissés, dont le fameux 9-0 contre la Yougoslavie.
La Tunisie n’en est pas là. Les deux buts inscrits par Omar Rekik contre la Suède et Hazem Mastouri contre les Pays-Bas lui évite déjà de terminer bredouille offensivement. Mais les chiffres restent inquiétants.
Cette nouvelle défaite par deux buts d’écart face aux Pays-Bas a porté la différence de buts tunisienne à -10, soit quasiment le même bilan que la Corée du Nord en 2010 (-11) après son célèbre 7-0 subi contre le Portugal.
Voici un rappel des « performances » négatives enregistrées dans l’histoire du Mondial :
Tunisie 2026 : aucune victoire et une différence de buts de -10
Corée du Nord 2010 : aucune victoire et une différence de buts de -11
Haïti 1974 : aucune victoire et une différence de buts de -12
Salvador 1982 : aucune victoire et une différence de buts de -12
Zaïre 1974 : aucune victoire et une différence de buts de -14.
Avant ce tournoi, les Aigles de Carthage avaient participé à six phases finales sans jamais franchir le premier tour, mais ils avaient toujours réussi à prendre au moins un point. Même lors des campagnes les plus difficiles, la Tunisie avait toujours montré un visage plus compétitif.
Cette fois, le constat est brutal. Entre les tensions internes à la Fédération, le limogeage de Sabri Lamouchi après un seul match, l’arrivée précipitée d’Hervé Renard et les critiques publiques de plusieurs joueurs sur le fonctionnement de la sélection, le Mondial tunisien n’est que la conséquence d’un football en profonde crise.
Pour Hervé Renard et ses joueurs, l’objectif était clair : quitter cette Coupe du monde avec un peu de dignité et éviter d’être associés, pour toujours, aux pires campagnes de l’histoire du tournoi. Car dans un Mondial déjà perdu, sauver l’honneur devient un motif d’espoir pour la suite. Mais même à ce niveau, on n’a quasiment rien réussi !
Kamel ZAIEM
Tunisie – Pays-Bas (1-3) : C’est l’état d’esprit qui inquiète le plus !
Chassez le naturel, il revient au galop. Les Aigles de Carthage ont été programmés pour défendre et subir le jeu et il était normal de les voir encaisser douze buts en trois matches. Avec un tel dispositif et un état d’esprit aussi négatif, ce qui est arrivé à nos joueurs était plus que logique…
Les premières secondes de ce match résument tout. Les Hollandais effectuaient la mise en jeu au centre et ils ont choisi de rendre le ballon à leur gardien. Normalement, dans une telle situation, les Tunisiens doivent avancer d’un cran et essayer d’exercer, d’entrée, un pressing haut. Or, qu’est-ce qui s’est passé ? Les coéquipiers de Mejbri ont vite fait de reculer et de prendre position devant leur zone de réparation alors que le ballon était encore à plus de 50 mètres.
D’ailleurs, les commentateurs français de BeIn Sport l’ont vite constaté et ont exprimé leur surprise de voir les Aigles de Carthage se replier dès les premières secondes.
C’est avec cet état d’esprit que les Tunisiens ont abordé leur match. Ils étaient là pour une seule mission : défendre puis défendre. Or, ce n’est pas de cette manière qu’on éloigne le danger et les deux buts encaissés en six minutes sont venus nous le rappeler. Nous avions l’impression que notre sélection était programmée uniquement pour défendre et elle l’a fait de manière désordonnée et naïve qui a permis à l’adversaire de dominer facilement et de marquer sans grande difficulté.
C’est pour cette raison qu’il est inutile de s’arrêter sur les détails du match et les occasions créées par les deux équipes. Ce qui était évident, c’est que nos joueurs, déjà limités techniquement et en valeur intrinsèque, n’ont appris que défendre et soutenir le bloc défensif. On a vu Achouri entrer en jeu en seconde période et filer directement aux côtés d’Abdi sur le côté gauche, au lieu de se positionner devant, là où il a toujours joué avec son club !
C’est dire que les claques reçues avec, à l’arrivée, douze buts encaissés en trois matches, reflètent cette attitude de « mobilisation » défensive totale, sans même avoir les moyens de s’en sortir avec les moindres dégâts.
Une triste page vient d’être tournée pour les Aigles de Carthage qui sont partis au Mondial avec de réels espoirs de passer le premier tour puisque les meilleurs troisièmes étaient qualifiés, mais la gestion administrative et technique était tellement médiocre que le rêve a vite fait de tourner en cauchemar.
Kamel ZAIEM
A Dar Ben Gacem : Avec Hassanine Ben Ammou sur les traces des Maures et des Andalous
L’écrivain tunisien Hassanine Ben Ammou sera l’invité d’une rencontre littéraire consacrée à la présence mauresque et andalouse dans son œuvre, demain, le 27 juin à Dar Ben Gacem.
Organisé à l’initiative de l’Association Azahara et de l’Institut Cervantès, l’événement portera sur la présence mauresque et andalouse dans ses œuvres, sa symbolique ainsi que ses multiples représentations littéraires.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des activités menées par l’association pour valoriser le patrimoine andalou partagé entre la Tunisie et l’Espagne et pour promouvoir la mémoire commune des deux rives de la Méditerranée.
Animé par le journaliste Chaker Besbes, ce rendez-vous offrira aux passionnés de romans historiques et aux lecteurs de Hassanine Ben Ammou l’occasion d’explorer les ressorts d’une écriture où la vérité historique dialogue avec l’imaginaire. À travers ses récits, l’auteur revisite des pans entiers de l’histoire tunisienne et maghrébine, donnant une place particulière aux héritages mauresque et andalou.
Né à Dar Chaabane El-Fehri, dans le gouvernorat de Nabeul, le 5 mars 1948, Hassanine Ben Ammou est considéré comme le pionnier du roman historique en Tunisie. Écrivain et peintre, il s’est imposé grâce à des œuvres minutieusement documentées, dont certaines ont été adaptées à l’écran, à l’instar de « Am Al Fzou 1864 » ou « Bab Al-Alouj ». Ses toiles, elles aussi, puisent largement dans l’histoire nationale.
Cette rencontre s’inscrit dans la continuité des initiatives récentes de l’Association Azahara. Celle-ci avait notamment accueilli récemment le chercheur Houssem Eddine Chachia, figure montante des études mauresques dans le monde arabe, dont les travaux proposent une lecture renouvelée de la question morisque, envisagée à la croisée de l’exil, de l’identité et de la mémoire méditerranéenne.
Maître de conférences en histoire moderne à l’Université de Tunis, Houssem Eddine Chachia a occupé, durant l’année universitaire 2025-2026, le poste de professeur invité à l’Université Harvard. Également professeur invité à l’Université de Murcie et chercheur au Centre d’études sur le Moyen-Orient de Harvard, il s’est distingué par une approche novatrice qui lui a valu une reconnaissance internationale et plusieurs distinctions.
À travers ces rencontres, l’Association Azahara poursuit son ambition de faire vivre l’héritage andalou et mauresque, en créant des espaces d’échange où histoire, littérature et mémoire se rencontrent.
Festival de l’Épervier à El Haouaria : Entre ciel et mer, El Haouaria célèbre ses gardiens ailés
À El Haouaria, la fauconnerie reprend son envol. Jusqu’au 28 juin, la cité des éperviers célèbre un patrimoine ancestral unique en Tunisie à travers la 57ème édition de son festival, entre mémoire, biodiversité et transmission aux nouvelles générations.
La ville d’El Haouaria, à l’extrême nord-est du Cap Bon, vit depuis hier au rythme des rapaces. La 57ème édition du Festival de l’Épervier, sous le slogan « Un patrimoine ancien, une identité ancrée », met à l’honneur l’une des traditions les plus emblématiques de la région : la fauconnerie.
Créée en 1967 sous l’appellation de « Festival des chasseurs », cette manifestation, soutenue par le ministère des Affaires culturelles, demeure un événement unique dans le paysage culturel tunisien. Organisé par l’Association régionale des fauconniers du gouvernorat de Nabeul, le festival poursuit un double objectif : préserver l’art ancestral de l’affaitage, c’est-à-dire le dressage des rapaces, et assurer sa transmission aux jeunes générations.
Cette tradition est profondément enracinée dans les villes d’El Haouaria, de Kélibia et de Hammam Ghezaz, où la chasse au vol avec les éperviers et les autours des palombes se perpétue depuis des siècles. Située entre mer et montagne, face au détroit de Sicile, El Haouaria constitue un passage stratégique pour les oiseaux migrateurs, faisant de la région un haut lieu de l’observation ornithologique et de la pratique de la fauconnerie.
Depuis plusieurs années, des démarches sont entreprises afin d’inscrire cette tradition spécifique du Cap Bon sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Si la Tunisie ne figure pas encore dans le dossier multinational de l’Unesco consacré à la fauconnerie, elle possède néanmoins un patrimoine fauconnier riche et vivant.
L’art de la fauconnerie est aujourd’hui reconnu par l’Unesco comme une tradition multinationale rassemblant plus de vingt-quatre pays à travers l’Europe, le Moyen-Orient, l’Asie et l’Afrique. Cette reconnaissance internationale renforce l’importance des efforts entrepris pour valoriser et préserver la pratique tunisienne.
Entre patrimoine, écologie et développement local
Au-delà de la compétition, le festival se veut également un espace de réflexion sur l’environnement, le tourisme et le développement durable. Les différentes activités mettent en valeur les richesses naturelles de la région, notamment la proximité du parc national de Zembra et Zembretta, classé réserve de biosphère par l’Unesco depuis 1977.
L’ouverture de la manifestation a été marquée par le lancement des concours d’éperviers (Saf) et de faucons pèlerins (Borni), réunissant les fauconniers d’El Haouaria, de Kélibia et de Hammam Ghezaz.
Le programme de cette édition accorde également une place importante à la mémoire et à la sensibilisation. Aujourd’hui, le public pourra découvrir une exposition artisanale réalisée par le Centre d’éducation spécialisée de Borj Salhi, une rétrospective consacrée à l’histoire de la fauconnerie ainsi qu’un atelier vivant mettant en lumière la relation privilégiée entre le » biaz » (le fauconnier) et son rapace.
S’agissant du volet environnemental, il s’ouvrira demain avec un colloque consacré à la conservation de la biodiversité dans le mont d’El Haouaria, organisé en partenariat avec l’Association pour la Sauvegarde du Patrimoine Écologique et Naturel du Cap Bon (ASPEN).
Le festival proposera également une exposition d’arts plastiques de l’artiste El Hédi Ben Mami, une soirée cinématographique autour du dressage des rapaces ainsi qu’une visite de l’olivier millénaire d’Echraf. Âgé de plus de 2 500 ans selon les estimations, cet arbre monumental, considéré comme le plus ancien d’Afrique, constitue l’un des symboles du patrimoine naturel de la région.
La clôture, prévue le dimanche 28 juin, sera marquée par une compétition de ball-trap organisée par l’Association régionale des chasseurs de Nabeul, les finales des concours de rapaces et la cérémonie de remise des prix.
À travers cette 57ème édition, El Haouaria réaffirme ainsi son rôle de gardienne d’un héritage vivant où se rencontrent histoire, nature et identité locale.
EST: Sahraoui et Becha, nouvelles recrues
Le club Sang et Or est en train de renouveler son effectif seniors à la veille d'une nouvelle saison placée sous le signe de la relance. Ainsi, après Haj Mahmoud, Montacer Essid et Raed Chikhaoui, voilà que l'administration annonce officiellement le recrutement de Marouane Sahraoui qui fait son retour au Parc B après une expérience réussie avec le Stade Tunisien au poste de défenseur central. Et ce n'est pas fini. Aux dernières nouvelles, l'ancien attaquant du CSSfaxien Youssef Becha , 21 ans, ailier gauche, a pris le chemin du club espérantiste en attendant la confirmation de l'arrivée de Hazem Mastouri et bien d'autres qui sont destinées à combler le départ de plusieurs joueurs tunisiens et étrangers dont Tka, Meriah, Ben Hamida et Brahima Keita, alors que le flou continue à peser sur l'avenir des Algériens Toughai et Belaili.
D'ici la reprise des entraînements annoncée pour le 12 juillet, les choses seront certainement plus claires au sujet de l'effectif de la nouvelle saison. La direction du club a déjà prévu deux stages de préparation : le premier à Tabarka et le second vraisemblablement au Maroc.
Jamel BELHASSEN
Tunisie- Pays-Bas (00h00) : Peut-on encore espérer un sursaut d'orgueil ?
Cette nuit, les Aigles de Carthage croiseront le fer avec les Hollandais dans un match pour l'honneur. C'est que les Tunisiens n'ont d'autre objectif dans cette Coupe du monde que de laver les affronts subis successivement contre la Suède puis devant le Japon. Mais ont-ils aujourd'hui les moyens mentaux, physiques et techniques pour le faire ?
Hervé Renard, malgré tout son savoir-faire, n'a pu secouer les camarades de Skhiri après seulement deux jours de préparation. Aujourd'hui, il dispose d'un groupe abattu moralement, usé physiquement et limité techniquement. Ces défaillances individuelles et collectives ont été relevées déjà face aux Japonais. Maintenant que la délégation a quitté Monterrey pour débarquer à Kansas City, est-on en droit de s'attendre à une réaction salutaire devant des Bataves hautement compétitifs menés par Van Dijk, Depay et Gakpo, eux qui ont étrillé les Suédois par cinq buts à un?
En tout cas, Renard n'a pas d'autres choix. Il comptera cette fois sur quelques éléments qui n'ont pas beaucoup joué espérant insuffler du sang neuf à la manœuvre à l'instar de Ayari, Mastouri, Gharbi ou encore le défenseur Arous. Avouez que la tâche de Renard qui quitte son poste au lendemain de ce match et des joueurs qui n'attendent plus rien de cette joute mondiale, s'annonce ardue devant un adversaire appelé à gagner par un score large pour s'assurer la première place du groupe.
Quant à la formation rentrante que le Français devait choisir après la séance d'entraînement d'hier, elle pourrait être la suivante: Dahmen, Valery, Ben Hamida, Talbi, Arous, Abdi, Skhiri, Haj Mahmoud, Majbri, Ayari et Mastouri.
Jamel BELHASSEN
L'Afrique du Sud surprend la Corée du Sud et s’invite en 16es : Historique pour les Bafana Bafana !
Les Bafana Bafana ont dominé les Sud-Coréens (1-0) lors de la dernière journée pour se qualifier pour la suite de la compétition. L'Afrique du Sud s'est qualifiée mercredi pour les 16es de finale du Mondial 2026 grâce à un succès (1-0) face à la Corée du Sud, qui se retrouve en ballottage défavorable à la 3e place du groupe A. Le Mexique, qui avait déjà assuré la première place du groupe, a tout de même étrillé et éliminé dans le même temps la République tchèque (3-0). Le pays coorganisateur est le premier à enregistrer trois victoires en autant de matches disputés.
Décevants en ouverture contre l'hôte mexicain (défaite 2-0) puis face à la faible République tchèque (1-1), les Bafana Bafana se sont rebellés pour une première qualification pour la phase à élimination directe de la Coupe du monde, à leur quatrième participation. Ils affronteront dimanche à Los Angeles le Canada, deuxième du groupe B, pour une place en 8es de finale. Plus dangereux que leurs adversaires, ils ont concrétisé mercredi à la 63e minute avec enchaînement contrôle-frappe du pied gauche de Thapelo Maseko.
Cinémadart-Carthage: De ces « Images résiduelles », parlons-y !
CinéMadart-Carthage abritera, le lundi 29 juin à 19h30, la projection du programme vidéo « À la recherche des images résiduelles » (In Search of Remnant Images), une sélection d’œuvres d’artistes arabes explorant les thèmes du deuil, de la perte et de la disparition.
Comment l’image en mouvement peut-elle saisir l’expérience du deuil ? Comment représenter l’absence, le vide laissé par ceux qui ne sont plus là, ou les traces persistantes d’événements traumatiques ? C’est autour de ces interrogations que s’articule le programme de projections « À la recherche des images résiduelles », proposé au public tunisien à CinéMadart.
Réunissant les œuvres de Basma al-Sharif, Dena al-Adeeb, Huda Takriti, Hussein Nassereddine, Maha Maamoun, Noor Abuarafeh, Rund Alarabi, Sadik Kwaish Alfraji, Yaqeen Yamani et Younes Ben Slimane, ce programme offre une réflexion sensible sur certaines des blessures qui continuent de marquer le monde arabe contemporain.
« À travers la vidéo et l’image en mouvement, les artistes interrogent les notions de mémoire, d’effacement, d’exil, de disparition et de transmission. Le temps, élément constitutif de ce médium, devient ici un outil essentiel pour raconter l’absence, faire surgir les souvenirs et donner forme à ce qui semble insaisissable », lit-on dans les notes de présentation.
Les œuvres présentées proposent ainsi différentes approches esthétiques et narratives pour explorer les conséquences humaines et émotionnelles des conflits, des déplacements forcés et des ruptures qui traversent les sociétés arabes. Elles composent un dialogue entre histoires personnelles et mémoires collectives, entre présence et disparition.
Cette projection s’inscrit dans le cadre du projet « Elegiac Whispers » (« Murmures élégiaques »), initié par la Fondation A. M. Qattan à Ramallah, en Palestine. À travers cette initiative, la fondation entend créer des espaces de réflexion artistique autour du deuil et des formes contemporaines de la mémoire.
Imen.A.
« Belles de nuit », ce dimanche, à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) de Lyon
Le film tunisien « Belles de nuit », réalisé par Khedija Lemekecher, sera projeté le dimanche 28 juin à 15h30 à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) de Lyon. La séance sera suivie d’une rencontre exceptionnelle avec l’acteur principal Iliès Kadri.
Après avoir été récompensé dans plusieurs festivals et salué pour son regard sensible sur la jeunesse tunisienne contemporaine, « Belles de nuit » poursuit son parcours international avec une projection prévue le 28 juin à l’Institut Français de Civilisation Musulmane (IFCM) à Lyon.
Réalisé par Khedija Lemekecher, le long-métrage plonge le spectateur dans l’atmosphère vibrante et contrastée des nuits tunisiennes. À travers une galerie de personnages en quête d’un avenir meilleur, le film brosse le portrait d’une génération confrontée à de multiples défis : le poids des traditions, les difficultés économiques et le rêve parfois dangereux d’un départ clandestin vers l’Europe.
Sans concession, la réalisatrice explore les réalités de la marginalité, de la clandestinité et de la précarité, tout en mettant en lumière les liens de solidarité qui se tissent dans l’ombre. Cette œuvre chorale donne ainsi une voix à une jeunesse souvent reléguée aux marges du récit social, mais déterminée à exister et à faire entendre ses aspirations.
La projection sera suivie d’un débat avec l’acteur principal Iliès Kadri. Originaire de Lyon, le jeune comédien s’est déjà illustré dans plusieurs productions remarquées, notamment Anatomie d’une chute et Les Arènes. Dans « Belles de nuit », il livre une interprétation saluée par la critique, qui lui a valu le Prix du jury du meilleur rôle masculin lors du Festival d’Agadir en 2025.
Sorti en Tunisie en 2026, le film a remporté la « Perle de bronze » au Festival international du film de Sousse. Khedija Lemekecher y a également reçu le Prix de la meilleure réalisation, confirmant la reconnaissance grandissante dont bénéficie son travail. Encore inédit dans les salles françaises, « Belles de nuit » sera présenté à Lyon pour seulement sa troisième projection en France, offrant ainsi au public une occasion rare de découvrir cette œuvre marquante du cinéma tunisien contemporain.
Cette rencontre promet un moment privilégié d’échanges autour du film, de son processus de création et des enjeux sociaux qu’il aborde, en présence de l’un de ses principaux interprètes.
Imen.A.
Union des écrivains tunisiens: des ouvrages d’auteurs tunisiens à la disposition des collèges et lycées
Le comité directeur de l’Union des écrivains tunisiens a annoncé qu’il met à la disposition des directeurs des collèges et lycées une sélection d’ouvrages d’auteurs tunisiens afin de contribuer aux récompenses de fin d’année scolaire.
L’Union des écrivains a indiqué, dans un communiqué, qu’elle met ces ouvrages, dans la limite des stocks disponibles, à la disposition des responsables de ces établissements, contribuant ainsi à la diffusion du livre tunisien et à sa promotion auprès des jeunes.
Les responsables des établissements scolaires souhaitant obtenir ces ouvrages pour les remettre à des élèves méritants doivent contacter le trésorier de l’Union des écrivains, Kamel Sekri, et déposer une demande à cet effet. Ils devront joindre le cachet de l’établissement ainsi qu’une copie de leur carte d’identité nationale lors de la réception des livres.
Lu pour vous: « Les gardiens de la patrie à travers les âges »: L'histoire de la Tunisie à la portée des jeunes générations
Et si l’apprentissage de l’histoire devenait une aventure passionnante ? Avec « Les gardiens de la patrie à travers les âges », publié par le ministère de la Défense nationale, le lecteur est convié à un voyage captivant à travers le passé de la Tunisie et de ceux qui, au fil des siècles, ont veillé à sa défense et à sa souveraineté.
Dans quelques jours, les écoles primaires fermeront leurs portes pour quelques semaines de repos, avant de se relancer dans les préparatifs de la rentrée. Pour nos enfants, c’est enfin le temps de souffler, de se détendre et de faire le vide. Il faut dire que le programme scolaire est dense et exigeant. Entre les notions scientifiques à maîtriser, les règles mathématiques à appliquer et les connaissances géographiques à assimiler, les élèves sont souvent sollicités de toutes parts.
L’histoire, pourtant essentielle à la formation du citoyen, ne fait pas toujours exception. Les personnages du passé surgissent au fil des pages, racontant les grandes étapes qui ont façonné le pays. Mais ces récits, parfois présentés de manière trop académique ou peu incarnée, peinent à captiver l’attention des plus jeunes. Les dates s’accumulent, les noms se succèdent et l’apprentissage devient souvent un exercice de mémorisation plutôt qu’une véritable découverte.
Or, l’enseignement de l’histoire ne devrait pas se limiter à la quête d’une bonne note. Il devrait éveiller la curiosité, nourrir l’imaginaire et, surtout, transmettre aux enfants la richesse du passé de leur pays. Car connaître son histoire, c’est aussi comprendre son identité, mesurer le chemin parcouru et développer un sentiment d’appartenance et de fierté.
C’est précisément ce défi que relève « Les gardiens de la patrie à travers les âges ». Publié par le ministère de la Défense nationale, réalisée par la Direction du Patrimoine, de l’Information et de la Culture, cet ouvrage propose une approche vivante et pédagogique de l’histoire tunisienne. À travers ses pages richement illustrées, le lecteur découvre les hommes, les institutions et les événements qui ont façonné la défense du pays, depuis l’Antiquité jusqu’à l’époque contemporaine.
L'histoire comme héritage
Présenté et commercialisé au stand du ministère de la Défense nationale lors de la 40e édition de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT), cet ouvrage mérite une attention particulière. Par sa structure claire et fluide, son style accessible et sa riche iconographie, il pourrait aisément trouver sa place parmi les outils pédagogiques destinés aux élèves de différents niveaux.
Composé de quatre chapitres et s’étendant sur une quarantaine de pages, "Les gardiens de la patrie à travers les âges" propose un voyage aussi instructif qu’agréable à travers les grandes étapes de l’histoire tunisienne. Les informations y sont condensées avec soin, permettant au lecteur d’appréhender, en peu de pages, des siècles d’événements et d’évolutions.
Le périple débute avec Carthage et ses premières formes d’organisation militaire, avant de traverser les différentes périodes qui ont marqué le pays. Le récit s’achève avec la bataille de l’évacuation de Bizerte, en 1961, épisode majeur qui consacre la souveraineté complète de la Tunisie sur son territoire.
Abondamment illustré, l’ouvrage réserve deux pages à des figures militantes, hommes et femmes, originaires de diverses régions du pays, ayant consacré leur existence au combat pour la liberté et l’indépendance de la Tunisie.
Il convient de souligner que l’ouvrage se clôture par un focus consacré au rôle de l’Armée nationale tunisienne, qui célèbre tout au long de ce mois le 70e anniversaire de sa création.
Idéal pour initier les enfants expliquer à l'histoire de la Tunisie et leur transmettre un sentiment de fierté et d'appartenance, "Les gardiens de la patrie à travers les âges" réussit le pari de rendre l’histoire accessible sans sacrifier la rigueur. L'ouvrage rappelle, avec simplicité et pédagogie, que la défense de la patrie est aussi une histoire d’hommes, de sacrifices et de transmission.
Imen. A.
Décès du dramaturge, metteur en scène et écrivain Ahmed Ben Ibrahim Kochbati
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, mardi 23 juin 2026, le décès du dramaturge, metteur en scène et écrivain Ahmed Ben Ibrahim Kochbati, l’une des figures les plus marquantes du mouvement théâtral dans la région de Béja.
Dans un communiqué, le ministère a rendu hommage à un homme de théâtre qui a consacré sa vie à la création, à la formation et à la promotion de l’art dramatique. Il a souligné le rôle déterminant joué par le défunt dans l’essor du théâtre régional à travers la fondation de plusieurs troupes et structures culturelles qui ont marqué plusieurs générations.
Pionnier du théâtre à Béja, Ahmed Kochbati a créé en 1967 la troupe des Jeunes du théâtre de Béja, avant de fonder la troupe de la Commission culturelle régionale en 1969. Son engagement s’est poursuivi avec la création de la troupe Habib Haddad de Béja en 1974, puis de l’Association Théâtre Al Amal Al Jadid en 1987, qu’il a également présidée. Tout au long de son parcours, il a supervisé et animé de nombreuses manifestations culturelles et théâtrales, aussi bien en Tunisie qu’à l’étranger.
Artiste polyvalent, Ahmed Kochbati a enrichi le paysage théâtral tunisien à travers des centaines de productions. Auteur, comédien, metteur en scène, adaptateur et traducteur, il a multiplié les expériences artistiques et contribué à faire rayonner le théâtre tunisien. Son œuvre s’est également distinguée par un important travail de transmission, ayant formé et accompagné plusieurs générations de praticiens du théâtre.
Au fil des années, son parcours a été récompensé par de nombreuses distinctions individuelles et collectives obtenues lors de festivals nationaux et internationaux, témoignant de la reconnaissance dont il jouissait dans les milieux culturels.
Mondial 2026 : 4 équipes éliminées et des surprises en l’air…
Les surprises n’ont pas manqué dans ce premier tour de la Coupe du monde 2026. Première sélection à être officiellement éliminée, la Turquie figurait en favori de son groupe avec les Etats-Unis, l’Australie et le Paraguay, c'est-à-dire en l’absence de grandes nations de football. Or, les Turcs ont enregistré deux défaites successives et ont été vite éliminés.
Ce fut ensuite au tour de la Tunisie de suivre le même chemin avec deux défaites de suite, avec des scores larges qui ne laissent pas de place aux commentaires. Les Aigles de Carthage, avec neuf buts encaissés en deux matches, ont été la pire équipe de ce premier tour, sans parler de ce qui s’est passé dans les coulisses et le changement d’entraineur en pleine compétition.
La troisième équipe éliminée est, sans aucune surprise, Haïti qui a perdu logiquement ses deux premiers matches contre l’Ecosse (0-1) et le Brésil (0-3).
La quatrième équipe qui quittera la compétition dès la fin du premier tour est la Jordanie qui en est à sa première participation au Mondial. Les Jordaniens ont été battus par l’Autriche (1-3) puis l’Algérie (1-2) et quittent le Mondial après avoir lutté jusqu’au bout.
D’autres équipes ont perdu leurs deux premiers matches et risquent fort d’être éliminées, comme le Sénégal, qui était placé parmi les outsiders les plus redoutés. Les coéquipiers de Sadio Mané vont devoir remporter largement leur match contre l’Irak et attendre le classement des meilleurs troisièmes.
Kamel ZAIEM
















