Coupe de Tunisie- 8e de finale - ESMetlaoui- Espérance ( 1-3) : Les Sang et Or se qualifiant sans peine aux quarts
Par Jamel Belhassen
Entre des locaux invaincus chez eux en championnat et des visiteurs déçus d'avoir raté le titre de champion,, le match s'annonce disputé.
Les deux entraîneurs ont aligné les formations rentrantes suivantes : ESM: Ben Cherifia, Mzskini, Bahri,Gasmi, Boukhris, Kouassi, Diamey, Bodiane, Soltani, Mnasri,i, Silla
EST: Memmiche, Keita, Laifi, Meriah, Jelassi, Konate, Tka, Rafia, Jabri et Diarra. Les débats n'ont pas connu de round d'observation. En effet, à peine une trentaine de secondes et déjà l'Espérance a pris l'avantage grâce à un but de Tka qui a bien exploité une service de la gauche de Diarra. (1-0) (1e). Piqués au vif, les Miniers ont vite fait de passer à l'attaque avec un pressing haut exercé par le trio étranger, Kouassy, Bodiane et Silla.
Il ne restait plus aux Tunisois que des contres rapides axés sur Diarra et Jabri. Avant la pause, Diamey marque le but d'egalisation qui sera annulé pour position de hors-jeu ( 44e).
De retour des vestiaires, l'Espérance double la marque par Jabri qui a été bien servi par le même Diarra, en verve au cours de ce match (0-2). (57e) et dans la foulée, Boualia triple la marque d'un tir des 16 mètres ( 3-0) à la (69e), l'ESM réduit la marque par Bahri qui a trompé de près Memmiche ( 1-3).
Un but qui relance les Miniers et le match mais le score en reste là. L'Espérance passe aux quarts de finale et rencontrera jeudi B.S.Bouhajla dans un stade à déterminer.
J.B.
Visite technique : Il suffit parfois d’un rien…
Par Hassan GHEDIRI
Ceux qui sont arrivés, hier matin, au centre de la visite technique de véhicules à Ben Arous ont dû faire la queue. Un calvaire que l’on croyait révolu…
Il est neuf heures du matin, ce samedi 16 mai 2026. Devant le portail métallique du centre de visite technique de Ben Arous, situé au sud de Tunis, plusieurs dizaines de voitures patientent en une longue file indienne. La scène rappelle une époque révolue, celle d'avant la pandémie. Pourtant, la plupart de ces automobilistes ont bel et bien en poche un rendez-vous confirmé, fixé à la minute près.
Normalement, à 7h30, les cinq couloirs du centre s'animent et les opérations de contrôle débutent dans un ordre bien huilé. Depuis la crise du Covid-19 et les restrictions du confinement de 2020, l'Etat a en effet généralisé la prise de rendez-vous en ligne pour la visite technique des véhicules. Cette digitalisation avait mis fin aux interminables files d'attente qui faisaient la réputation cauchemaresque de ces centres à travers tout le pays.
Mais hier, la surprise a été grande. Tous ceux qui se sont présentés au centre de Ben Arous, confiants dans le bon fonctionnement du système numérique, ont eu la désagréable surprise d'être priés de faire la queue. Et pour cause, une coupure d'électricité avait mis le centre entièrement hors service pendant plus de quatre heures.
Comme tous les centres similaires gérés par l'Agence technique du transport terrestre (ATTT), cet établissement est dépourvu de groupe électrogène. Un équipement supposé pourtant être indispensable dans ce genre de structure de service public. Ce centre dépend néanmoins directement et exclusivement de l'électricité fournie par la Société tunisienne de l'électricité et du gaz (STEG).
Un black-out a suffi donc pour paralyser l'ensemble du dispositif, et agents comme usagers se sont trouvés obligés d’attendre qu’une équipe technique dépêchée sur les lieux par la STEG n’interviennent pour régler le problème. Une opération qui a duré plusieurs heures.
Cet incident n’était point inévitable pour cette agence qui s’est toujours targuée d'avoir modernisé son service. Il risque désormais de se reproduire bien plus fréquemment comme peuvent le confirmer les spécialistes du climat qui ne cessent d’affirmer, argument scientifiques à l’appui, que la Tunisie s'engage dans une trajectoire de chaleurs extrêmes, conséquence direct du changement climatique.
Car, alors que les pics de consommation électrique tendent à être de plus en plus intenses, la STEG ne dispose, apparemment, que d'une seule arme pour éviter l'effondrement de son réseau, à savoir le délestage électrique.
L'Etat, de son côté, multiplie les déclarations de bonne intention sur l'autonomie énergétique des bâtiments publics, en annonçant des projets qui n’attendent que le financement pour le déploiement à grande échelle des panneaux photovoltaïques. Des ambitions louables, mais dont la concrétisation se fait attendre. En attendant, l’ATTT, et plus exactement son autorité de tutelle qui est le ministère chargé du Transport, peut déjà tenter une solution simple et moins coûteuse consistant à doter les centres de visite technique de groupes électrogènes.
De quoi éviter qu'un nouveau black-out ne vienne, une fois de plus, paralyser tout le processus de contrôle et transformer en vrai calvaire la journée de centaines d'automobilistes.
H.G.
Distinction - « Golden 101 » de l’Arab Cinema Center : Ces Tunisiens qui ont brillé...
La Tunisie s’impose dans le classement « Golden 101 » de l’Arab Cinema Center, dévoilé en marge du Festival de Cannes 2026, avec sept professionnels et deux institutions distingués parmi les figures majeures du cinéma arabe.
Cette sélection annuelle ou plutôt ce recensement annuel des 101 en or met en avant les acteurs majeurs du secteur sur les douze derniers mois, c'est à dire entre mai 2025 et avril 2026. La publication intégrale figure dans le 26ème numéro d'Arab Cinema Magazine, diffusé dans le cadre de la 79ème édition du Festival de Cannes qui se déroule du 12 au 23 mai 2026.
Selon le communiqué du centre, ces personnes et institutions ont "contribué à faire progresser le cinéma arabe, que ce soit en réalisant des films, en organisant des festivals, en concluant des accords clés ou en soutenant de nouveaux talents, chacun ayant gagné sa place grâce à un impact réel".
Quatre réalisateurs tunisiens figurent parmi les vingt cinéastes retenus : Kaouther Ben Hania, Leyla Bouzid, Mehdi Hmili et Erige Sehiri. Leur présence témoigne d’une production nationale toujours active et visible sur les circuits internationaux.
Dans la catégorie interprétation, Dhafer L'Abidine rejoint le cercle restreint des huit acteurs distingués cette année. La création musicale est représentée par le compositeur Amine Bouhafa, dont les collaborations continuent de rayonner dans la région et au-delà.
Ces piliers structurants
Deux sociétés tunisiennes s’inscrivent parmi les 18 structures de production majeures sélectionnées : Cinetelefilms et Nomadis Images. À leurs côtés, les Journées Cinématographiques de Carthage confirment leur rôle central dans la diffusion du cinéma arabe et la découverte de nouveaux talents.
La liste réunit également des figures majeures du monde arabe, parmi lesquelles les cinéastes Marwan Hamed, Maryam Touzani, Annemarie Jacir, Shahad Ameen et Danielle Arbid, ainsi que les acteurs Youssra, Hiam Abbass et Ahmed Malek.
Dans les métiers techniques, le compositeur Hesham Nazih et le directeur de la photographie Christopher Aoun figurent aux côtés de sociétés de production influentes comme Film Clinic et Abbout Productions.
Plusieurs rendez-vous majeurs complètent ce panorama, dont le Festival international du film d'Amman - Awal Film, le Festival international du film du Caire, le Festival du film d'El Gouna, le Festival du film arabe de Malmö, le Festival international du film de Marrakech et le Festival international du film de la Mer Rouge.
La diffusion et le streaming sont représentés par Arab Radio and Television Network, MBC Group, Netflix, OSN, United Media Services et Yango Play.
La sélection au complet de l'édition 2026 et les profils des lauréats sont disponibles sur le site internet officiel du Centre à l'adresse acc.film
Cette sélection illustre la vitalité d’un écosystème arabe en pleine mutation, où la contribution tunisienne s’affirme désormais comme un moteur incontournable.
Charlatanisme en Tunisie : 145000 escrocs pratiquent la sorcellerie au vu et au su des autorités...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La récente arrestation à Sousse d'une femme accusée de charlatanisme relance le débat concernant ce fléau qui touche toutes les classes sociales. Qu'en est-il de la lutte contre ce phénomène en Tunisie ?
L'on sait que le charlatanisme et la magie noire ne connaissent pas de frontières. Qu’il s’agisse, en effet, de pays en développement ou de nations industrialisées, ces pratiques traversent toutes les classes de la société.
Elles attirent les citoyens vulnérables mais aussi des personnalités publiques, des célébrités et des politiciens en quête de pouvoir ou de protection. " En période de crise socio-économique, la détresse psychologique et le coût prohibitif des soins de santé poussent de nombreuses personnes à chercher des solutions miracles.
Bien que la magie soit reconnue dans les textes sacrés, notamment le Coran, le marché clandestin de la sorcellerie exploite des rituels ancestraux ou macabres très ancrés dans l'imaginaire populaire ", nous dira la spécialiste en pédopsychiatrie, Mariem Letaiem.
Comment sont, par ailleurs, pratiqués ces rituels?
Selon notre interlocutrice : " L'utilisation de l'eau d'ablution d'un défunt ou la manipulation du couscous avec la main d'un mort en sont des exemples frappants de ces rituels. Ces croyances restent si puissantes qu'elles génèrent des récits d'emprise psychologique totale, à l'image des célèbres consultations d'un guérisseur capable de provoquer par exemple des mariages forcés ou des retours d'affection dits miraculeux ".
Et d'ajouter : " La charlatanerie partage certains aspects avec la magie, mais elle n’en porte pas les mêmes significations. Elle constitue une forme d’illusion, de tromperie et de mystification, ainsi qu’une prétention à détenir une bénédiction ou un pouvoir particulier. Elle repose sur l’habileté du charlatan à faire croire à l’individu qu’il accomplit des actes magiques fascinants pour le spectateur, alors qu’en réalité il n’en est rien.
Il s’agit donc d’une capacité à user de ruse et de manipulation sans recourir aux mêmes moyens que la magie mentionnée dans les religions révélées. En langue, ce terme désigne le fait de détourner une chose de sa véritable nature vers une autre ".
Les témoignages autour de faits attribués à la sorcellerie et à la prétendue puissance de la magie noire ne cessent de se multiplier au sein de la société. Employé comme steward dans un pays arabe, un Tunisien était tombé éperdument amoureux d’une jeune femme du même pays. Mais lorsqu’il décida de demander sa main, la famille opposa un refus catégorique.
Désespéré, il fut alors orienté vers un puissant sorcier. Ce dernier lui annonça avec assurance que sa porte sonnerait à minuit. Cette nuit-là, exactement à l’heure dite, la jeune femme se présenta devant chez lui, comme poussée par une force qu’elle ne comprenait pas elle-même. Le steward, stupéfait par la scène, resta sous le choc face à cet événement aussi troublant qu’inexplicable. Justement que dit la loi tunisienne concernant ces délits ?
Flou...
Tous les experts sont unanimes quant à l'urgence de la promulgation d'une loi spécifique à ce délit. Pour l'avocat, Me Houssem Eddine Ben Atiya : " Le droit pénal tunisien ne traite pas explicitement des crimes liés à la sorcellerie et au charlatanisme.
Toutefois, ces actes sont intégrés dans la catégorie de « l’escroquerie ». En effet, l’article 291 prévoit que « l’escroquerie est punie d’une peine d’emprisonnement et d’une amende pour toute personne ayant utilisé de fausses qualités ou recouru à des manœuvres frauduleuses afin de convaincre autrui de l’existence de projets fictifs, notamment par l’usage de procédés matériels ou de mises en scène destinés à tromper la victime et à lui faire croire à la véracité de ces allégations.
On ne peut pas lutter, toutefois, contre ce phénomène par la seule voie juridique ; il faut plutôt adopter une approche globale et mener une véritable révolution culturelle, accompagnée d’une réforme structurelle des programmes et du système éducatif. À cela s’ajoute le rôle de sensibilisation des médias, qui se trouvent parfois impliqués dans de telles pratiques dans le but d’attirer l’audience et de susciter le sensationnel.
Pis encore, certaines émissions télévisées diffusent des publicités pour des charlatans dans un but lucratif, en faisant croire qu’ils aident à trouver des solutions aux personnes en quête d’emploi, de mariage ou d’autres besoins ».
A noter que selon une étude réalisée par le sociologue tunisien Zouheir El Azzouzi et publiée en 2016, la Tunisie compterait 145 000 charlatans. Il considère que cela constitue la preuve la plus évidente que le nombre de charlatans dans le pays est presque le double de celui des médecins, lequel ne dépasserait pas 80 000, selon la même étude.
M.B.S.M.
Coupe de Tunisie- huitième de finale - 15h30 ESMetlaoui- Espérance de Tunis : Un duel indécis en perspective
Par Jamel Belhassen
Maintenant que le rideau est tombé sur le championnat de la Ligue 1 avec le sacre du Club Africain et la relégation en Ligue 2 du trio ASGabes, ASSoliman et JSKairouan, la place sera cédée à la Coupe de Tunisie. Le dernier huitième de finale opposera l'ESMetlaoui à l'Espérance de Tunis chez le premier nommé à partir de 15h30. Un match qui a été reporté en raison de la participation des Sang et Or en Ligue des champions.
Ces derniers qui ont perdu sur le fil le titre de champion remporté lors des deux dernières éditions auront à cœur de sauver leur saison par une victoire en coupe. Beaumelle parti, c'est Braconi qui dirige l'equipe depuis une semaine. La courte victoire remportée à Ben Guerdane a permis à l'équipe d'assurer une place en Ligue des champions mais il etait clair que le moral n'était pas au beau fixe. Aujourd'hui, sur le difficile terrain de Metlaoui, la tâche ne sera point aisée face à l'Etoile locale qui est bien coriace à domicile.
Les gars de Ben Younes, auteurs d'une bonne saison, comptent bien aller le plus loin possible en Coupe et , pourquoi pas, remporter le trophée. Autant dire que ce huitième de finale, à défaut d'être spectaculaire, sera disputé de bout en bout et que le meilleur gagne. Les Miniers évolueront en toute sérénité et avec beaucoup de détermination, les Tunisois avec un moral bas et beaucoup de doute.
J.B.
Editorial : Viols au dessus de l’oasis de l’horreur …
Par Chokri Baccouche
Les prisons israéliennes sont un véritable enfer sur terre pour les détenus palestiniens qui y subissent toutes sortes de mauvais traitements. Depuis plusieurs années, des organisations internationales comme Human Rights Watch ou B’Tselem rapportent des récits atroces qui donnent des hauts-le cœur sur les pratiques inhumaines et les crimes perpétrés par les geôliers israéliens sur leurs victimes des territoires occupés.
Dans l’univers carcéral sioniste les prisonniers palestiniens endurent les pires vices et sévices. Isolés, affamés, battus, soumis à des fouilles humiliantes, hommes, femmes et enfants sont souvent victimes d’agressions sexuelles. Dans l’entité sioniste qui se veut – comble de l’ignominie- la seule démocratie au Moyen-Orient l’horreur est poussée à son paroxysme et tous les moyens sont bons pour casser le moral des Palestiniens.
Après leur avoir spolié leur liberté et la terre de leurs ancêtres, Israël s’attache à leur voler leur dignité. Méthodiquement et systématiquement dans le cadre d’une politique fasciste et raciste qui en dit long sur l’incroyable propension de ses auteurs à perpétrer l’indicible pour assouvir leurs instincts bestiaux et étouffer dans l’œuf toute tentative de résistance.
Le dernier média en date à dénoncer le thriller des prisons israéliennes qui prend les allures d’un interminable feuilleton n’est autre que le New York Times. Le célèbre quotidien américain a publié, en effet, lundi passé, une enquête très instructive sous forme de tribune, réalisée par le chroniqueur Nicholas Kristof.
Ce dernier s’est appuyé dans son travail sur des témoignages recueillis en Cisjordanie occupée auprès de 14 hommes et femmes. Tous affirment avoir subi des agressions sexuelles commises par des colons israéliens ou des membres des forces de sécurité.
Le reportage décrit «un schéma de violences sexuelles israéliennes généralisées contre des hommes, des femmes et même des enfants — commises par des soldats, des colons, des enquêteurs du service de sécurité intérieure Shin Bet et surtout des gardiens de prison».
Véritable bombe médiatique qui rajoute une bonne couche aux interminables atrocités perpétrées par l’État hébreu à l’encontre des Palestiniens, l’article en question a suscité, comme il fallait s’y attendre l’ire des dirigeants israéliens.
Visiblement très embarrassés par ce scandale rapporté de surcroît par un média américain de renom et dont l’onde de choc s’est répercuté aux quatre coins de la planète, le Premier ministre israélien Netanyahu et son ministre des Affaires étrangères, Gidéon Saar, ont donné instruction de «lancer une action en diffamation contre le New York Times», selon un communiqué conjoint publié par leurs bureaux.
Le communiqué affirme que cette procédure est engagée «à la suite de la publication par Nicholas Kristof dans le New York Times de l’un des mensonges les plus odieux et falsifiés jamais publiés contre l’État d’Israël dans la presse moderne, avec en plus le soutien du journal».
Dans une tentative désespérée de brouiller les pistes et disculper son pays, Gidéon Saar s’en est allé jusqu’à affirmer, pince sans rire, que Nicholas Kristof s’était appuyé «sur des sources non vérifiées liées à des réseaux affiliés au Hamas», et accusant le journal d’avoir «délibérément» choisi la date de publication afin de «discréditer» un rapport israélien indépendant sur les violences sexuelles commises par le Hamas lors de son attaque du 7 octobre 2023 contre Israël, publié le même jour.
Le New York Times a répondu, de son côté, que toute action en justice concernant cette «chronique d’opinion fruit d’un travail d’enquête approfondi» serait dépourvue de fondement. «Cette menace, semblable à celle proférée l’an dernier, s’inscrit dans une stratégie politique bien rodée qui vise à discréditer l’information indépendante et à étouffer le journalisme qui ne correspond pas à un certain discours», a réagi dans un communiqué Danielle Rhoades Ha, porte-parole du journal.
Encore heureux les responsables du New York Times qu’ils n’aient pas été accusés d’antisémitisme pour avoir commis un crime de lèse-majesté, comme cela se fait régulièrement dans pareille affaire incriminant des soldats, des colons ou des dirigeants israéliens. C’est que dans « l’oasis de la démocratie moyen-orientale » la vérité, fut-elle fondée sur des preuves formelles et irrévocables, donne des démangeaisons et est rejetée de facto.
Pour Benjamin Netanyahu et les acolytes extrémistes de son gouvernement, Human Rights Watch, B’Tselem, le New York Times ou n’importe quelle ONG qui s’avise à dénoncer les pratiques inhumaines et les atrocités commises par les sbires et les nervis sionistes contre les Palestiniens, ne sont que des magouilleurs, des colporteurs de fausses informations et des fieffés menteurs, dont le seul but est de nuire à l’image d’Israël.
Dernier récipiendaire de l’Oscar du plus grand criminel de guerre décerné par la Cour Pénale Internationale, Benjamin Netanyahu s’obstine en fait à défendre l’indéfendable car cette vérité embarrassante qu’il cherche désespérément à étouffer est si évidente, qu’elle est perçue aujourd’hui à travers le monde comme une marque de fabrique 100% israélienne…
C.B.
Distinction : Hamida El Bour élue S.G. du Réseau Francophone Théophraste
Il s’agit d’une distinction qui fait honneur au corps journalistique en Tunisie. Notre collègue et amie, la professeure Hamida El Bour, enseignante à l’Institut de presse et des sciences de l’information (IPSI), a été élue Secrétaire générale du Réseau Théophraste, réseau international francophone des centres de formation en journalisme.
Il s’agit d’une consécration internationale de sa compétence en sciences de l’information et de son riche parcours académique. Directrice du Laboratoire Médias, Communication et transition en faveur du développement de la formation aux métiers des médias, Hamida el Bour avait auparavant été PDG de l’Agence TAP et directrice de l’IPSI.
Le Réseau Théophraste est une organisation internationale de référence qui fédère les centres de formation en journalisme de l’espace francophone. Créé en 1994 et reconnu par l’Agence Universitaire de la Francophonie (AUF), ce réseau institutionnel regroupe des dizaines d’universités et de grandes écoles réparties sur plusieurs continents.
Sa mission est double : promouvoir l’excellence pédagogique et adapter la formation des reporters aux mutations technologiques.
Véritable carrefour d’échanges, il facilite la mobilité des enseignants et des étudiants, harmonise les programmes académiques et encourage la recherche sur les défis contemporains des médias, tout en défendant rigoureusement l’éthique et la déontologie journalistiques.
Le mufti de la République vient de l’annoncer : L’Aïd al-Adha sera célébré mercredi 27 mai
Le mufti de la République tunisienne, Hichem Ben Mahmoud, a annoncé samedi soir que le lundi 18 mai 2026 correspondra au premier jour du mois de Dhou al-Hijja de l’année 1447 de l’Hégire.
Dans un communiqué, le mufti a précisé que l’Aïd al-Adha sera célébré le mercredi 27 mai 2026, correspondant au 10 Dhou al-Hijja 1447.
Il a ajouté que le dimanche 17 mai sera le 30e et dernier jour du mois de Dhou al-Qi’da, conformément à l’observation du croissant lunaire et aux calculs astronomiques.
Volleyball : l'Espérance bat l'Etoile (3 -0) et ajoute sa 24e coupe au championnat
Par Jamel Belhassen
Encore une fois, l'Espérance de Tunis se montre intraitable en volleyball. Cet après-midi, , elle a remporté la Coupe de Tunisie en battant en finale l'Etoile du Sahel par 3 sets à 0 (25-20,( 25- 17 et (26-24- ) après avoir remporté haut la main le championnat face à ce même adversaire.
Il s'agit là de la 24e coupe de Tunisie et le neuvième doublé successif pour les Sang et Or qui confirment de la sorte leur suprématie sur le volley tunisien. Les gars de Hichem Kaabi font encore fait preuve de maîtrise technique et mentale au grand bonheur de leurs fans venus nombreux à la salle de Rades. Sacrés Esperantistes.
J.B.
Marché d’Internet : Les abonnés tunisiens pourront bientôt mieux choisir leur opérateur fixe ou mobile…
Par Hassan GHEDIRI
Quand on choisit son fournisseur de service internet, on cherche toujours la qualité au meilleur prix. C’est-à-dire payer un abonnement avec lequel l’on ne rencontre pas le moindre problème…
Il s’avère néanmoins que c’est, souvent, peine perdue. Car il nous est tous déjà arrivé de rencontrer un problème plus ou moins ennuyeux avec sa connexion fixe ou mobile. Vous faites part de votre mécontentement à votre opérateur et on vous assure tout simplement que tout va bien. Cette frustration, des millions de Tunisiens devaient l’avoir vécu, chacun à sa manière.
Pour tenter de remédier à ces situations embarrassantes et litigieuses, l’Instance nationale des télécommunications compte instaurer une transparence exemplaire quant à la qualité des services fournis par tous les différents fournisseurs d’internet dans le pays. Pour ce faire, l’instance a lancé, avant-hier mercredi (14 mai 2026) un appel d’offres international pour se doter d’une solution de crowdsourcing pour l’évaluation de la qualité des services internet fixe et mobile sur l’ensemble du territoire national.
Le principe est simple. Plutôt que d’installer des équipements de mesure onéreux, l’INT s’appuiera sur les abonnés eux mêmes en utilisant leurs terminaux (smartphones, tablettes, ordinateurs et routeurs wifi) comme capteur de mesure offrant une large couverture grâce à leur déploiement sur pratiquement la totalité du territoire.
Ainsi, une application qui serait installée volontairement par les utilisateurs, effectuera en temps réel, 24h/24, des tests de performance concernant le débit des connexions, la vitesse de téléchargement, la qualité des appels vocaux et vidéo en ligne.
L’INT va ainsi pouvoir collecter des millions de données sur la qualité d’Internet aux quatre coins de la Tunisie, dans les grandes villes comme dans les zones les plus reculées, d’où la capacité d’évaluer l’expérience concrète des abonnés. Car jusqu’ici, pour évaluer la qualité des réseaux, le régulateur du marché des télécoms en Tunisie, dépend largement des données fournies par les opérateurs. Ces chiffres, mesurés dans des conditions idéales, ne correspondent pas toujours à ce que vivent les abonnés aux heures de pointe ou dans les zones et les quartiers mal desservis.
Objectif commun
Grâce à la solution de crowdsourcing dans laquelle elle va investir, l’instance sera capable de comparer les promesses commerciales des opérateurs avec les services fournis aux abonnés. Lorsqu’un opérateur quelconque commercialise de l’internet très haut débit (4G et 5G) mais la réalité du terrain montre autre chose, le régulateur le saura instantanément et pourra réagir en conséquence.
Il est important de souligner que le crowdsourcing est une contraction de « crowd » et « outsourcing » signifiant respectivement en anglais, « foule » et « sous-traitance ». Cette notion s’applique à toute production participative, où plusieurs contributeurs travaillent sur le même projet pour un objectif commun. Par exemple la mesure de la qualité de l’internet pour le cas de l’INT. L’instance pourra donc établir et publier des baromètres de qualité comparatifs qui aide les usagers à mieux choisir leurs fournisseurs en toute connaissance de cause.
Les réclamations des abonnés seront également mieux traitées puisque s’appuyant sur des données objectives et fiables. La solution permettra aussi aux autorités de régulation du marché de télécoms en Tunisie d’identifier les zones blanches (les territoires mal desservies) et d’orienter par conséquent les investissements vers les régions défavorisées pour une combler les disparités numériques.
Ce type de plateforme existe déjà dans plusieurs pays, notamment en France avec l'Autorité de régulation des communications électroniques, des postes et de la distribution de la presse (ARCEP) ou encore au Royaume-Uni avec son Office of Communications (Ofcom) qui adoptent les solutions de régulation par la data avec entre autres le crowdsourcing comme le nouveau mode d'action qui complète les outils traditionnels du régulateur.
L’INT rejoint ainsi un cercle de régulateurs qui ont compris l’importance de la participation des utilisateurs à la régulation pour bénéficier d’un marché mieux régulé et pour que la concurrence s’exerce non seulement par les prix mais aussi à travers l’investissement dans les infrastructures réseaux.
H.G.
Un nouveau gisement découvert : Vers un second souffle pour le phosphate tunisien ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La région de Kasserine pourrait devenir l'autre bassin minier de Tunisie et ce suite à la découverte par les Australiens d'un important gisement de phosphate. Que vaut cette découverte sur le plan stratégique ?
La société australienne PhosCo Ltd a annoncé la découverte de deux nouveaux gisements de phosphate dans le cadre de son projet Gasaat, situé dans le gouvernorat de Kasserine, ce qui augmente considérablement le potentiel géologique du site. Selon, en effet, un communiqué publié par la société le 5 mai 2026, les nouvelles découvertes concernent les zones KM et SAB, qui devraient ajouter environ 20,2 millions de tonnes de ressources supplémentaires, avec une teneur moyenne estimée à 20,5 % de pentoxyde de phosphore (P₂O₅), un indicateur essentiel de la qualité du minerai, " on se dirige vers une hausse des réserves totales à plus de 166 millions de tonnes.
Avec l’ajout de ces nouvelles quantités, le volume total estimé des ressources du projet atteint désormais environ 166,6 millions de tonnes de minerai, avec une teneur moyenne de 20,6 % en P₂O₅, contre des estimations précédentes d’environ 146 millions de tonnes ", nous dira l'expert en mines, Hassan Souilmi.
Mieux encore, la société prévoit d’intégrer ces découvertes dans le futur plan d’exploitation minière, dans le cadre d’une étude économique préliminaire attendue au troisième trimestre 2026, laquelle déterminera le potentiel final du projet. Selon, en outre, notre interlocuteur : " Dans sa version initiale, le projet visait une production annuelle d’environ 1,5 million de tonnes sur une durée d’exploitation estimée à 46 ans. PhosCo Ltd prévoit également de poursuivre les opérations d’exploration dans les autres zones de concession, avec la possibilité de découvrir de nouvelles ressources supplémentaires dans les mois à venir ". Que vaut, de fait, cette découverte sur le plan stratégique ?
Stratégique...
Malgré ces avancées, le projet Gasaat reste encore au stade de l’évaluation économique et sa rentabilité finale n’a pas encore été confirmée. Les futures études détermineront sa capacité à devenir un projet minier rentable et opérationnel.
Pour l'expert Souilmi : « En cas de succès, le projet pourrait représenter un apport stratégique important pour l’entreprise ainsi que pour la Tunisie, notamment dans le contexte des efforts visant à relancer le secteur du phosphate. Il faut savoir également que cette évolution s’inscrit dans la stratégie de financement adoptée par la société depuis le début de l’année 2026. En février, elle avait annoncé avoir sécurisé des financements d’un montant de 3,5 millions de dollars afin de soutenir l’avancement du projet par le biais d’une émission d’actions".
Au delà, par ailleurs, de son apport économique, ce projet est de nature à relancer la coopération avec l'Australie dans pas mal de domaines notamment agricole. Interrogé à ce sujet, l'activiste, Rached Marhlouthi, nous a confié : " L'on sait que l'Australie est l'un des plus importants pays agricoles au monde où l'élevage est l'un des piliers de son économie. De ce fait, elle importe des quantités immenses d'engrais notamment de la Tunisie.
Alors, les deux pays peuvent tirer profit de cette coopération en aidant de la part de l'Australie la Tunisie dans le domaine de l'élevage d'autant que la région de Kasserine est connue pour son cheptel ovin et bovin qui ne cesse malheureusement de régresser ".
Il convient de rappeler que PhosCo Ltd a acquis entre 2020 et 2022 l’ensemble des licences relatives à la zone de Gasaat, située dans le bassin phosphatier de Gafsa Basin, l’un des plus anciens et des plus importants bassins miniers d’Afrique du Nord, considéré historiquement comme le cœur de l’industrie phosphatière tunisienne depuis la fin du XIXe siècle.
Cette découverte intervient surtout à un moment où la Tunisie cherche à reconquérir une place perdue sur le marché mondial du phosphate, après des années marquées par les grèves, les sit-in et les blocages qui ont fortement paralysé la production dans le bassin minier de Gafsa et coûté des milliards au pays.
Plus qu’un simple nouveau gisement, le projet de Gasaat représente donc un véritable test : celui de la capacité de la Tunisie à sécuriser ses investissements stratégiques, restaurer la confiance des partenaires étrangers et transformer enfin ses richesses naturelles en moteur durable de croissance nationale.
M.B.S.M.
Centre Culturel International de Hammamet : Dar Sebastian entre la mémoire et l’expérience immersive
Le Centre Culturel International de Hammamet accueillera, le lundi 18 mai, le colloque scientifique et artistique « Dar Sebastian : parcours culturel et scénographie esthétique entre sculpture, mémoire et extension numérique ».
Cette rencontre ambitionne de repenser le patrimoine comme une matière vivante, ouverte à la réinterprétation grâce à l’interaction entre art contemporain, espace historique et technologies immersives. La problématique centrale du colloque interroge la transformation du parcours culturel au sein de Dar Sebastian en un dispositif dynamique de production de sens. L’enjeu consiste à faire dialoguer sculpture, mémoire spatiale et outils numériques afin d’offrir à l’œuvre contemporaine de nouvelles dimensions d’expérience, de réception et de matérialité.
La première intervention, portée par Emna Charfi et Jilani Chatti au nom de l’Association d’Éducation Environnementale de Hammamet, proposera une réflexion sur l’évolution de Dar Sebastian comme espace culturel vivant, au croisement de la mémoire architecturale, du paysage naturel et de l’expérience esthétique contemporaine. Cette mise en perspective ouvrira la voie à une lecture sensible du lieu, envisagé comme un territoire d’expérimentation.
La chercheuse Leila Karoui abordera ensuite le numérique comme extension esthétique de la sculpture. Grâce à la réalité augmentée, l’œuvre devient expérience interactive et participative : le visiteur n’est plus simple spectateur, mais partenaire actif dans la production du sens. Les récits se recomposent à travers les applications numériques, favorisant une interaction sensorielle, cognitive et immersive.
Le colloque donnera également la parole à plusieurs sculpteurs tunisiens invités à concevoir leurs œuvres comme des « stations » d’un parcours cohérent. Les échanges porteront sur la transformation de la sculpture en expérience séquentielle, le dialogue entre les œuvres, la relation entre artisanat traditionnel et pratiques contemporaines, ainsi que l’évolution de la matérialité, du marbre aux médias hybrides.
La Fondation Tuni’AR présentera un parcours enrichi par la réalité augmentée, créant un « parcours invisible » parallèle au circuit physique. Cette approche transforme le visiteur en explorateur et propose une expérience sensorielle globale mêlant image, son et spatialité.
La journée se prolongera par une visite guidée augmentée, avant de s’achever avec une performance de projection mapping en direct signée Walid Assaidi, transformant une sculpture en surface narrative en mouvement. Il est à noter qu’une résidence artistique de sculpture a été lancée depuis le 27 avril, en amont de ce rendez-vous qui fait dialoguer mémoire, esthétique et innovation pour imaginer de nouvelles formes d’expérience patrimoniale.
La Maison du Roman : Thala, Récits croisés
Une manifestation culturelle itinérante autour des récits et des mémoires de Thala sera organisée, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 18 mai, conjointement à la ville de Thala, dans le gouvernorat de Kasserine, et à la Maison du Roman à Tunis.
Organisé par la Maison du Roman en partenariat avec les structures culturelles du gouvernorat de Kasserine, l’Association de sauvegarde de la ville de Thala et l’initiative « Heloua Lammetna », cet événement s’inscrit dans le cadre de la célébration nationale du Mois du patrimoine (18 avril-18 mai), placé cette année sous le thème « Patrimoine et architecture ».
Selon un communiqué du ministère publié par le ministère des Affaires culturelles, le programme débutera aujourd’hui, à Thala avec une série de conférences académiques dédiées à la littérature féminine locale et à l’impact de l’architecture sur les récits de la région.
Des ateliers d’écriture et des conférences spécifiques, notamment sur l’œuvre de l’écrivain tunisien Mahmoud Messaadi, seront également proposés aux lycéens de la région.
Les deux premières journées incluront des visites guidées des sites historiques de Thala et de Haïdra, ainsi que la projection du film « Thala, éternelle insoumise » du cinéaste tuniso-italien Adel Bekri. Ce documentaire (1h40) retrace le rôle de la ville lors de la révolution de 2010-2011, mêlant témoignages, poésie et images d’archives.
Adel Bakri est un cinéaste tuniso-italien formé à Rome, engagé dans la préservation de la mémoire de sa région d’origine à travers des documentaires comme « Terre de femmes » (2015). Il a récemment présenté sa nouvelle fiction « L’Arbre du Soir » aux 36e Journées Cinématographiques de Carthage (JCC).
La manifestation se déplacera le lundi 18 mai à la Cité de la Culture de Tunis. La Maison du Roman y accueillera deux séances littéraires consacrées aux œuvres d’auteurs tunisiens, dont le romancier Hassanine Ben Ammou, ainsi que feus Allala Haouachi (1957-2021), poète et critique, et Mohamed Rached Hamzaoui (1934-2018), linguiste et lexicographe originaire de la région.
Des hommages aux participants et des intermèdes musicaux ponctueront l’ensemble de ces trois journées de rencontres culturelles.
Editorial : Un drapeau, un geste, un but incroyable - Par Jalel Hamrouni
Il y a des instants où le sport cesse d'être un simple spectacle pour devenir miroir de l'histoire. Lundi dernier, sur le toit d'un bus à impériale qui traversait les rues en liesse de Barcelone, Lamine Yamal a offert au monde l'une de ces images qui ne s'effacent pas.
À 18 ans à peine, le prodige du FC Barcelone et de la Roja a brandi un drapeau palestinien devant des centaines de milliers de supporters venus célébrer le 29e titre de Liga des Blaugranas. Un geste spontané, mais dont la portée a traversé les continents comme une onde de choc.
Les images de ce moment se sont rapidement propagées sur les réseaux sociaux et dans les médias internationaux. En quelques heures, le monde entier avait les yeux rivés non plus sur le trophée du champion, mais sur ce rectangle de tissu vert, blanc, noir et rouge que tenait fièrement un adolescent au sommet de sa gloire. Un geste simple, humain, d'une évidence désarmante.
Car c'est cela qui distingue Lamine Yamal des idoles de carton fabriquées par les machines marketing du football moderne : il n'a pas calculé, il n'a pas consulté d'agent de communication, il n'a pas pesé les risques.
D'origine marocaine et guinéenne, musulman, il s'est déjà exprimé ouvertement sur des sujets liés à sa foi et à ses convictions personnelles. Ce jour-là, il a simplement agi en accord avec sa conscience. Et cette conscience lui a dicté de penser à Gaza au milieu de la fête.
La réaction ne s'est pas fait attendre. L’entité sioniste, habituée à instrumentaliser l'accusation d'antisémitisme pour museler toute critique, a sorti l'artillerie lourde. Le ministre de la Sécurité, Itamar Ben-Gvir, a dénoncé le drapeau palestinien comme "symbole du terrorisme", accusant le joueur de s'identifier à "une entité qui n'existe pas".
Plus grave encore, le ministre sioniste de la Défense, Israel Katz, a affirmé que Yamal avait choisi "d'inciter à la haine" contre son pays. Des supporters sionistes ont menacé de boycotter le FC Barcelone, d'annuler leurs commandes de maillots, de ne plus suivre les matchs du club. Le tout sur fond d'hystérie politique calculée.
Cette surenchère révèle, une fois de plus, l'impasse morale dans laquelle s'est enfermée la propagande sioniste. Quand agiter le drapeau d'un État reconnu par l'ONU devient un "acte d'incitation à la haine", quand la simple solidarité avec un peuple sous les bombes se transforme en crime, on mesure à quel point la réalité a été retournée.
Les véritables auteurs de crimes de guerre, ceux qui ont réduit Gaza en cendres, qui ont massacré des dizaines de milliers de civils, qui ont affamé des enfants, osent se poser en victimes d'un joueur de football de 18 ans portant un bout de tissu.
La réponse la plus cinglante à cette arrogance est venue de là où on l'attendait : du peuple espagnol et de son gouvernement. Pedro Sánchez, critique virulent de l’entité sioniste qui a qualifié la guerre menée à Gaza de génocide, a pris la défense de Yamal avec une netteté remarquable : "Ceux qui pensent qu'agiter le drapeau d'un État, c'est inciter à la haine, ont soit perdu la tête, soit sont aveuglés par leur propre indignité.
Lamine a simplement exprimé la solidarité avec la Palestine que ressentent des millions d'Espagnols. Une raison de plus d'être fier de lui." Ces mots, publiés sur X, ont résonné bien au-delà des frontières ibériques. L'action de Yamal s'aligne d'ailleurs sur la ligne diplomatique officielle de l'Espagne, qui reconnaît l'État de Palestine et a condamné les opérations militaires sionistes dans la bande de Gaza.
Le soutien de Lamine Yamal n'est pas passé inaperçu à Gaza. Des artistes d'un camp de réfugiés ont peint sur des décombres une fresque représentant le joueur brandissant un drapeau palestinien. Un camp de réfugiés. Des décombres. Une fresque. Voilà la réponse silencieuse et bouleversante d'un peuple qui survit sous les ruines, et qui trouve dans le geste d'un jeune champion une raison d'espérer que le monde ne les a pas complètement oubliés.
La guerre à Gaza a suscité une vague mondiale de protestations contre l’entité sioniste, qui s'est étendue aux domaines du sport et de la culture. Des manifestations ont traversé le football, le cyclisme, le basket-ball, les scènes musicales. L'Espagne fait partie des pays qui boycottent le Concours Eurovision de la chanson pour protester contre la participation d'Israël. Le geste de Yamal s'inscrit dans cette longue chaîne de consciences éveillées.
Ce qui s'est passé à Barcelone le 12 mai n'est pas un incident diplomatique. C'est une leçon de courage moral donnée par un adolescent à tous ceux ; dirigeants, institutions, fédérations sportives ; qui continuent de regarder ailleurs. Lamine Yamal a marqué ce jour-là son but le plus précieux. Non avec son pied droit, mais avec son cœur.
J.H.
En marge de la liste annoncée par Lamouchi pour le Mondial 2026 : Farhati, principale victime !
Le choix des gardiens de but qui vont disputer le Mondial 2026 avec les Aigles de Carthage, semble obéir à tout sauf à la logique.
Sabri Lamouchi avait convoqué quatre gardiens pour le stage du mois de mars et la tournée au Canada. Il y avait sur la liste deux gardiens, Aymen Dahmen et Noureddine Farhati, qui appartiennent déjà au groupe depuis le début de saison, et il y a eu du nouveau avec la convocation de Sabri Ben Hassen et Mouhib Chamakh pour pallier à l’absence, pour blessure, de Béchir Ben Saïd.
Et si certaines voix ont commencé à évoquer, il y a trois mois, la possibilité de garder ces deux néophytes pour le Mondial aux côtés de Dahmen, on a préféré attendre l’heure de l’annonce officielle de la liste pour éviter toute polémique. Ben Hassen a été titularisé contre la modeste sélection de Haïti, alors que Chamakhi l’a été face au Canada, une équipe de second plan qui n’a rien d’un foudre de guerre. C’est dire qu’on a offert à ces deux gardiens deux places sur un plateau après un test sans risques face à des adversaires de faible niveau. Et à partir de ces deux tests, les préférés de Lamouchi et de son entourage parmi les membres fédéraux étaient annoncés partants pour le Mondial sans attendre la fin de saison. Et si Dahmen peut se targuer d’être le gardien titulaire, avec un statut d’intouchable, c’est le gardien stadiste Farhati, le plus constant depuis le début de saison, qui a fini par payer les frais de ces choix dictés et planifiés.
Or, il a continué à briller, contribuant à la solidité défensive du Stade Tunisien et réalisant le record de la saison en clean sheet. Or, tout cela n’a en rien entamé la détermination de l’entourage du sélectionneur et ce qui était prédit a fini par devenir réalité. Et ce « grand coup » a permis au sélectionneur et à certains membres de la FTF de gagner la sympathie et le soutien des responsables et supporters de deux grandes équipes qui vont, en plus, bénéficier de gains financiers.
Pour le ST et son gardien de but, la vérité a éclaté au grand jour : il ne suffit pas d’être parmi les meilleurs pour arracher une place dans une liste mondiale réservée aux privilégiés beaucoup plus qu’aux méritants !
Kamel ZAIEM
















