Par Jamel Belhassen
Pour avoir tant cherché ce sacre depuis le début de la saison, pour avoir cru en ses chances jusqu'au bout, pour avoir donné le meilleur de lui même sur le double plan physique et mental, le Club Africain a fini par aller au bout de ses intentions en remportant ce derby tant attendu et tant redouté avec un but marqué au bout du temps additionnel et après avoir résisté aux assauts répétés de l'Espérance de Tunis.
C'est dire que le plan mis en place par Faouzi Benzarti a marché à merveille. Il fallait résister aux attaques de l'adversaire , subir le jeu et attendre le moment propice pour frapper. Ce qui fut fait avec bonheur lors du temps additionnel.
Quand l'adversaire s'est jeté en attaque pour faire la différence, le gardien Chamekh a fait son travail en réalisant des exploits et sur un contre, Zaalouni, monté en attaque a bien exploité les espaces laissés libres par les défenseurs esperantistes, a fini le travail en offrant la victoire aux siens, synonyme de titre alors que la parité constituait déjà un bon résultat, et le bonheur à un public Rouge et Blanc qui attendait ce titre depuis onze années pleines de doute, de patience et de privation ne pouvait être qu'incommensurable.
Inutile donc de décrire l'allégresse de public qui a toujours soutenu son équipe, même dans les pires moments.
Benzarti, Chamakh, Chawat et les autes
Néanmoins, il ne faut pas limiter le mérite à cette victoire sur le fil au seul derby. Le travail effectué par le doyen des entraîneurs, Faouzi Benzarti, la détermination de tous les joueurs renforcéspar l'arrivéedu buteur Chawat, recruté au debut de la saison, les sacrifices du Bureau Directeur et le soutien inconditionnel du public., sans oublier la baisse de régime du principal rival, l'EST, au cours des dernières journées avec une série négative de quatre parités successives alors qu'elle etait bien placée en haut du classement.
En fin de compte, être champion, c'est aussi cela. Gagner quand on est supérieur à l'adversaire, arracher intelligemment des points quand la machine grince et profiter des faux- pas des concurrents. Le CA l'a fait avec bonheur. Et son mérité n'est que plus grand.
J.B.

