Visite technique de véhicules : La fraude a (encore) le vent en poupe…
Hassan GHEDIRI
A l’entrée du centre de Ben Arous, un réseau criminel bien huilé se met en branle dès qu’un accord tacite est conclu avec un automobiliste malchanceux…
Hier, mardi 21 avril 2029, au centre de l’agence du transport terrestre de Ben Arous, quelques véhicules se comptant sur les doigts d’une main font la queue devant l’unique couloir ouvert. Dans cet espace de visite technique situé au sud de Tunis, la fréquentation en début de semaine est généralement plus importante, en particulier le matin.
Sur le parking, les automobilistes n’attendent que quelques instants avant de passer dans le couloir d’inspection. Mais avant d’arriver là, la plupart des automobilistes devaient constater qu’il y a un autre circuit qui sembler prospérer à proximité du centre.
A deux pas de l’entrée, des individus rodent. Leur stratagème est presque banale. « Bonjour, vous avez rendez-vous pour la visite » abordent-ils tout simplement celui ou celle qui, au volant de sa voiture fait la manœuvre pour s’introduire à l’intérieur du centre. Si l’automobiliste répond par l’affirmative, ils se contentent d’un sourire et une « bonne chance ». A première vue, rien de suspect dans cette démonstration de politesse.
Le problème est que la curiosité de ces inconnus ne s’arrête pas là. Ils vont attendre ! Leur jeu commence à la sortie, lorsque certains conducteurs visiblement contrariés par l’échec de leur visite, sont abordés par l’une de ces personnes. Ça ne s’est pas bien passé ? » demande-t-on, avant d’exhiber leur offre : « on peut toujours régler ça ! ».
Derrière cette promesse, un réseau criminel bien huilé est prêt à se mettre en branle dès qu’un accord tacite est conclu avec un automobiliste malchanceux. Le mécanisme est simple, contre une somme qui passe discrètement du porte-monnaie du « client » à la poche de son serviteur, et qui devait suffire pour graisser la patte de tous les membres du réseau frauduleux, toutes les défaillances signalées lors de l’inspection disparaissent et le petit collant attestant la conformité du véhicule est délivré.
Donc, selon les règles établies par ce réseau de corruption très bien rôdé, ceux qui acceptent le deal obtiennent systématiquement avec le précieux sésame. Les autres, eux doivent revenir après réparation, comme l’exige la procédure. Il s’agit en effet d’un système de malversation qui fonctionne au vu et su de tout le monde dans une sorte d’impunité scandaleuse.
Excès de zèle ?
Nombreux sont les automobilistes qui se heurtent à cette triste réalité, tel que le cas de ce propriétaire d’une Volkswagen 4CV modèle 2009, qui s’est présenté hier au centre de Ben Arous pour sa visite annuelle. Consciencieux, il a pris le soin de bien se préparer à l’épreuve. Réglage du parallélisme, vérifications mécaniques et électriques et inspection de la carrosserie effectuée par les spécialistes, il prend rendez-vous en ligne et se rend au centre, convaincu que tout est en ordre.
Arrivé sur les lieux, il a eu droit à un « bonjour, bonne chance » gratuitement distribué par les désormais fameux inconnus à l’entrée du centre, avant que son véhicule ne soit dirigé vers le couloir n°4. Un inspecteur récupère la carte grise puis lui demande d’attendre à l’extérieur.
Quelques minutes plus tard, le verdict tombe au guichet : refus. Motif invoqué, un couvre-volant jugé de mauvais état et un glissement des roues avant (presque neufs) au freinage. Un diagnostic contesté par le propriétaire qui dénonce un excès de zèle à son encontre. En quittant les lieux, il est de nouveau abordé par les fameux intermédiaires qui proposent d’intervenir pour « arranger les choses ».
Malgré les multiples mesures engagées ces dernières années par les autorités de tutelle, la fraude semble loin d’être éradiquée dans les centres de visite techniques gérés par l’Agence tunisienne du transport terrestre.
Ni la digitalisation des rendez-vous ni la modernisation des équipements, ni la rotation des agents n’ont permis de couper l’herbe sous les pieds des agents sans scrupule. Il va falloir peut-être accepter la réalité jusqu’à ce que l’Etat décide en fin de prendre le taureau par le cornes et opter pour un modèle de contrôle technique 100% automatisé.
H.G.
Produits agricoles importés : Les nouvelles mesures, sont-elles suffisantes pour maîtriser les prix ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Importer des produits alimentaires agricoles, oui, mais à condition…telle est la nouvelle mesure prise par la SOTUMAG.
Quel est l’impact de ces mesures sur les prix et qu’en pensent les experts ? La Société tunisienne des marchés de gros (SOTUMAG) a annoncé, dans un communiqué, une série de nouvelles mesures organisationnelles destinées aux importateurs, dans le cadre du suivi des opérations d’approvisionnement du marché d’intérêt national de Bir El Kassaa Market en produits importés.
La société a précisé que tous les importateurs qui assurent l’approvisionnement des points de vente en produits importés sont tenus de déposer obligatoirement les dossiers des opérations d’importation auprès des agents de contrôle relevant de la société, au niveau de la porte principale du marché.
Selon toujours le même communiqué, ces dossiers doivent comporter un ensemble de documents, notamment les déclarations en douane relatives aux opérations d’importation, les factures d’achat des produits, ainsi que les certificats d’origine, les certificats phytosanitaires de transit et les fiches de traçabilité.
La société a également insisté, dans son communiqué signé par son président-directeur général, Soufiane Tarmiz, sur la nécessité pour les importateurs de fournir aux agents de vente des bons de livraison relatifs aux opérations d’approvisionnement, lesquels doivent inclure un détail précis des quantités distribuées selon le type de produit.
Ces mesures visent, en outre, à renforcer la transparence des transactions commerciales au sein du marché, à garantir le contrôle des circuits de distribution des produits importés, ainsi qu’à assurer la traçabilité de leur origine et leur conformité sanitaire, dans l’intérêt du consommateur et pour garantir la régularité de l’approvisionnement. Quel est, par ailleurs, l’impact de ces mesures sur les prix et qu'en pensent les experts ?
Pour l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : « Je vois mal comment les agents de contrôle du marché du gros vont différencier entre les produits importés et locaux notamment pour les légumes comme les tomates, les pommes de terre, l’ail et autres. Du coup, il faut repenser tout le système de distribution en mettant en place des réformes adaptées aux besoins du marché.
Cela doit commencer par la suppression du monopole imposé par les coopératives et les intermédiaires et le remplacer par un cahier des charges permettant à des nouveaux grossistes de s’installer dans le marché.
Ouvrir la voie à la concurrence dans des règles bien définies est le seul moyen de lutter contre la spéculation et la hausse des prix ». 5 % Selon des chiffres fournis par la présidence de la République, seulement 5 % des marchandises entrent dans le marché de gros, tandis que le reste se perd en chemin entre les mains des spéculateurs.
« En effet, il y a quelques mois, le chef de l’Etat, Kaïs Saïed avait révélé lors d’une rencontre tenue mardi au palais de Palais de Carthage avec la ministre du Commerce et du Développement des exportations que les circuits illégaux visant à contrôler les prix cherchent à attiser la situation sociale dans le pays, et cela est documenté par des aveux », nous dira, l’expert Mohamed Salah Jennadi.
Et d’ajouter : « D’ailleurs, les récentes arrestations ont montré que plusieurs personnes gérant des sociétés travaillant sur le marché du gros sont derrière ces crises liées à la distribution des marchandises et à la hausse des prix. Le gouvernement est appelé, alors, à adresser un message fort à ceux qui contrôlent ce qu’on appelle les circuits de distribution, qui sont en réalité des circuits d’oppression et de famine.
Il convient de rappeler que les opérations de contrôle menées par le ministère du Commerce ont toujours révélé une hausse injustifiée des prix de certains produits malgré la disponibilité de l’offre, ce qui confirme, selon les données du ministère, une tentative de certains intervenants d’exploiter la situation pour réguler les prix, ainsi que l’apparition de pratiques de monopole et de spéculation ».
Les nouvelles mesures de traçabilité imposées par la SOTUMAG à Bir El Kassaa visent à réguler les produits importés, mais experts et officiels soulignent l'urgence de réformes structurelles pour contrer la spéculation, alors que 95 % des marchandises échapperaient aux circuits formels. Ces mesures administratives peineront à faire baisser les prix sans une lutte efficace contre le monopole et une refonte du système de distribution.
M.B.S.M.
Editorial : Défi récurrent et solutions urgentes…
Par Chokri Baccouche
Comme si nous n’avions pas assez de problèmes à régler, voilà que les tensions au Moyen-Orient débarquent sans crier gare pour nous rendre la vie encore plus difficile. On l’aura certainement deviné, il s’agit de la hausse des prix de l’énergie sur le marché international, due à la guerre américano-sioniste contre l’Iran qui nous affecte particulièrement et n’est pas un simple choc conjoncturel pour la Tunisie. Elle agit, en effet, comme un révélateur brutal des fragilités structurelles accumulées depuis des décennies.
Dans un pays fortement dépendant des importations d’hydrocarbures, chaque tension sur les marchés internationaux se répercute en cascade sur l’ensemble de l’économie, creusant les déséquilibres budgétaires, affaiblissant la compétitivité et accentuant les tensions sociales.
A chaque crise qui secoue le monde, c’est la même tendance qui se reproduit avec son lot de désagréments et d’inquiétudes pour les décideurs qui sont contraints de se triturer les méninges afin de trouver la solution idoine devant permettre au pays de sortir de l’ornière sans trop de dégâts. La tâche est d’autant plus difficile que la Tunisie, comme on le sait, importe une part importante de ses besoins en pétrole et en gaz.
Lorsque les prix mondiaux augmentent, la facture énergétique explose mécaniquement. Or, l’État tunisien subventionne encore une partie significative de l’énergie pour contenir les prix à la consommation. Résultat : le déficit budgétaire se creuse, la dette publique s’alourdit, et les marges de manœuvre pour investir dans les secteurs productifs se réduisent.
Ce cercle est particulièrement pernicieux : plus les prix augmentent, plus l’État subventionne pour éviter une crise sociale, et plus cela fragilise ses finances, ce qui limite sa capacité à investir dans des alternatives. La hausse des coûts énergétiques a ceci de particulier qu’elle se diffuse rapidement dans toute l’économie.
Elle affecte dans son sillage les entreprises qui voient leurs coûts de production augmenter et sont contraintes, par conséquent, de répercuter ces hausses sur les prix finaux, alimentant l’inflation. Résultat des courses : ce sont les ménages, déjà sous pression et dont le pouvoir d’achat se réduit comme peau de chagrin, qui trinquent.
De fil en aiguille, les produits de base, souvent dépendants du transport ou de la transformation industrielle, deviennent plus chers, la consommation ralentit et la croissance économique, au bout du fil, accuse à son tour le coup.
La hausse des prix de l’énergie sur le marché international bouleverse non seulement l’équilibre budgétaire de la Trésorerie publique mais impacte également la dynamique économique. Les entreprises tunisiennes, notamment dans l’industrie et l’export, subissent un double choc. D’un côté, leurs coûts de production augmentent et de l’autre, elles doivent rester compétitives face à des concurrents internationaux parfois mieux dotés en énergie bon marché ou en infrastructures efficaces.
Cette situation peu amène entraîne une perte de parts de marché, une baisse des investissements étrangers et, à terme, des destructions d’emplois. L’énergie chère agit alors comme un impôt invisible sur la production.
De ce qui précède, on peut affirmer sans risque de se hasarder que la dépendance énergétique coûte cher à la Tunisie qui supporte très mal les fluctuations des prix dont elle est devenue prisonnière. Cette dépendance malvenue qui perdure depuis plusieurs décennies limite bien évidemment la souveraineté économique du pays et le rend vulnérable aux chocs externes, qu’ils soient géopolitiques ou économiques.
Que faire pour sortir de ce cercle vicieux qui compromet, qu’on le veuille ou non, les chances d’un réel décollage de notre pays au double plan économique et social ? La question a été évoquée à maintes reprises tout au long des dernières décennies et les experts estiment que plusieurs leviers prometteurs peuvent être activés même s’ils admettent que la rupture avec cette dépendance ne se fera ni rapidement ni sans coût.
L’accélération de la transition vers les énergies renouvelables figure parmi les pistes de solutions intéressantes. La Tunisie qui dispose d’un potentiel considérable dans le domaine de l’énergie solaire et éolienne gagnerait à investir massivement dans ces deux ressources intarissables qui peuvent alléger la facture énergétique basée actuellement sur les énergies fossiles.
Il importe, à cet effet, de simplifier autant se faire que peut le cadre réglementaire et encourager l’autoproduction que ce soit au niveau des ménages que des entreprises. La rénovation énergétique des bâtiments, la modernisation des équipements industriels et le développement des transports publics et de solutions de mobilité durable, sont autant de moyens non négligeables susceptibles de réduire drastiquement la consommation d’énergie.
Bref, les solutions existent mais restent tributaires d’une réelle volonté politique. Elles requièrent surtout de la cohérence et une vision stratégique qui constituent le passage obligé pour bâtir une économie plus résiliente, plus souveraine et surtout mieux adaptée aux défis du XXIe siècle…
C.B.
Théâtre de l’Opéra de Tunis à la recherche des danseurs, encore deux jours pour postuler
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis rappelle que la date limite pour candidater au stage de formation et de sélection destiné aux jeunes danseurs et danseuses est fixée au 24 avril 2026. Cette initiative s’inscrit dans les préparatifs des tournées estivales 2026 de la Troupe Nationale des Arts Populaires ainsi que dans la création de sa nouvelle production artistique.
Ouvert aux candidats âgés de 18 à 25 ans, cet appel s’adresse aux profils disposant de compétences en danse traditionnelle ou contemporaine. Les postulants doivent également démontrer une excellente condition physique et une réelle aptitude au travail collectif, des qualités indispensables pour intégrer une troupe appelée à se produire lors de représentations officielles en Tunisie et à l’étranger.
Pour participer, chaque dossier doit comporter : une demande écrite adressée au Directeur général du Théâtre de l’Opéra de Tunis et un curriculum vitæ détaillé présentant le parcours artistique du candidat.
Les dossiers peuvent être envoyés par voie électronique à l’adresse indiquée par l’institution ou déposés directement au bureau d’ordre central de la Cité de la Culture à Tunis.
Les candidats retenus prendront part à un cycle de formation spécifique avant la sélection finale des danseurs qui intégreront la troupe pour les prochaines productions et tournées. À quelques jours de l’échéance, l’Opéra invite donc les jeunes talents passionnés par la danse et le patrimoine chorégraphique à soumettre rapidement leur candidature.
Vient de paraître : « Le Dictionnaire des féministes : Tunisie, un siècle de féminisme »
Dirigé par l’historienne Dalenda Larguèche, « Le Dictionnaire des féministes : Tunisie, un siècle de féminisme », cet ouvrage collectif, est publié en mars 2026 aux éditions Santillana (Tunis). Ce volume de plus de 796 pages propose une exploration détaillée du mouvement féministe en Tunisie, de ses débuts au début du XXe siècle jusqu’à l’année 2011.
Ouvrage de référence, ce dictionnaire compile des notices biographiques et thématiques, documentant un siècle de luttes et d’engagements. Dans l’introduction, Dalenda Larguèche écrit : « Le féminisme tunisien a façonné le destin du pays, porté par des générations de femmes qui ont lutté pour l’égalité des droits et la justice sociale. »
Elle souligne que, malgré leur rôle central, les combats et victoires des féministes ont souvent été « relégués dans l’ombre des récits officiels ». L’objectif de cet ouvrage est de mettre en lumière ces trajectoires souvent invisibilisées et de contribuer à la construction d’une mémoire partagée de l’histoire de la Tunisie.
À travers une approche plurielle, l’ouvrage illustre la diversité des féminismes tunisiens (réformistes, institutionnels ou autonomes) et souligne leur enracinement dans le contexte national.
Sous la direction d’un comité scientifique composé des expertes Asma Nouira, Fathia Saïdi et Souad Triki, le projet retrace les parcours de nombreuses figures influentes. Parmi elles figurent des personnalités telles que l’historienne et ancienne ministre Latifa Lakhdar, la militante et membre de l’Assemblée constituante Khadija Benhassine, ainsi que de nombreuses intellectuelles, syndicalistes et artistes ayant contribué à la dynamique sociale et politique du pays.
Une image marquante du livre illustre la participation des femmes tunisiennes aux élections municipales de 1957, un moment clé dans la reconnaissance de leurs droits politiques. Cette photographie témoigne de l’engagement précoce et de l’impact des Tunisiennes sur la scène publique.
La dernière partie de l’ouvrage met l’accent sur l’importance de préserver cette mémoire et de l’intégrer pleinement dans les récits historiques nationaux. Dalenda Larguèche conclut : « Ce dictionnaire s’inscrit dans un projet collectif visant à affirmer qu’il n’y a pas d’histoire de la Tunisie sans les femmes. » Enrichi d’une bibliographie exhaustive, l’ouvrage constitue une ressource importante pour les chercheurs ainsi que pour tous ceux désireux de mieux comprendre l’apport des femmes à l’histoire nationale.
« Le Dictionnaire des féministes » est désormais disponible en librairie, offrant aux lecteurs une occasion unique de découvrir l’importance du féminisme dans l’histoire de la Tunisie.
Mare Nostrum Voice Festival : une sélection de belles voix réunies pour la bonne cause
La troisième édition du Mare Nostrum Voice Festival accoste pour la première fois en Tunisie avec une soirée musicale et solidaire prévue le 24 avril 2026 à 19h au Théâtre de l’Opéra de Tunis, à Tunis. Organisé par le Rotary Club Tunis Notre Dame, l’événement allie création artistique et engagement humanitaire.
Les fonds récoltés serviront à acquérir un détecteur de veines AccuVein AV500 pour les nourrissons et enfants du service de neurologie de l’Institut national de neurologie de La Rabta, donnant à cette soirée une portée concrète et solidaire.
Pensé comme une traversée méditerranéenne, le concert rendra hommage à Dalida et Hédi Jouini, deux figures emblématiques reliant les rives culturelles. Dirigée par Skander Guetari, la scène réunira des artistes de divers horizons : Débora Russ, Syrine Ben Moussa, Mohamed Jebali et la chanteuse turque Solmaz Özdemir, interprète du répertoire de Sezen Aksu.
Entre tango, chanson tunisienne, flamenco, jazz et sonorités contemporaines, les langues arabe, française et espagnole deviendront des instruments de dialogue poétique autour de l’exil, de la mémoire et de la rencontre des cultures. Une escale artistique où la musique se fait passerelle… et geste de solidarité.
Dans son rapport annuel : Amnesty dénonce la «lâcheté» des pays nonchalants face aux agissements des prédateurs Trump, Poutine ou Netanyahu !
Dans son rapport annuel, l’organisation accuse plusieurs dirigeants d’enterrer la diplomatie au profit de la guerre, mettant en péril l’équilibre mondial. Amnesty appelle à un sursaut, notamment en Europe.
Amnesty ne mâche pas ses mots. Face à des chefs d’Etat « prédateurs » comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benyamin Netanyahou, de nombreux dirigeants ont fait preuve de « lâcheté » en 2025 alors qu’ils devraient « résister », affirme mardi l’organisation de défense des droits humains dans son rapport annuel. Selon l’ONG, ces chefs d’Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel « la guerre remplace la diplomatie ».
« Ces brutes et ces pillards »
« En 2025, Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou, pour ne citer qu’eux, ont poursuivi une stratégie de domination économique et politique passant par la destruction, la répression et des violences mondiales à grande échelle », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, lors d’une présentation du rapport à Londres. Les États-Unis se sont livrés « à des homicides extrajudiciaires au-delà de leurs frontières », ont attaqué « en toute illégalité le Venezuela et l’Iran » et menacé le Groenland, dénonce le texte.
Quant au gouvernement sioniste, il « a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre », sans que la communauté internationale ne prenne de « mesures significatives », accuse le rapport. Face à « ces brutes et ces pillards », presque tous les dirigeants internationaux « ont fait preuve de lâcheté », notamment en Europe, déplore Agnès Callamard.
Selon Amnesty, les institutions internationales ont subi les « pires » attaques depuis 1948, avec les sanctions américaines contre certains magistrats et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou le retrait des États-Unis de dizaines de conventions comme celle du Giec sur le climat.
Pour la secrétaire générale de l’ONG, l’actuel conflit au Moyen-Orient illustre le « glissement vers le mépris de la loi ».
L’ONG se félicite aussi des actions de dockers en Espagne, en France ou au Maroc pour « perturber l’acheminement d’armes vers Israël », ou de l’engagement des citoyens américains qui se sont opposés aux opérations de la police de l’immigration ICE - parfois au péril de leur vie.
Agnès Callamard espère aussi que le refus de certains pays européens de se joindre aux attaques lancées contre l’Iran par les États-Unis et Israël annonce le début d’un « grand sursaut ».
ESS : Appel à une Assemblée générale extraordinaire
Rien ne va plus à l'Etoile du Sahel. L'équipe première de football qui a subi deux revers inattendus en championnat à Beja face à l'O.B (1-3) puis en huitièmes de finale de la coupe devant le Stade Gabesien de la Ligue 2 ( 2-4) est entrée dans un crise poussant les responsables à appeler à une Assemblée générale extraordinaire le 13 mai prochain au complexe du club et qui préparera une Assemblée générale élective anticipée.
On parle déjà de la démission du président du comité provisoire Foued Kamoun ainsi que du porte parole du club.
J.B.
A Beït al-Hikma : La littérature francophone tunisienne face au passé
Par Imen Abderrahmani
Et si la littérature était une autre manière d’écrire l’Histoire ? Entre fiction, mémoire et relecture du passé, écrivains et chercheurs interrogent le pouvoir des mots à réinventer la mémoire collective et ce les 22 et 23 avril, à l’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts- Beït al-Hikma.
« L’Histoire à l’épreuve de la littérature tunisienne francophone » ainsi s’intitule ce nouveau rendez-vous que propose Beït al-Hikma et qui tente de lever la voile sur quelques questions culturelles contemporaines et sur d’autres facettes de la création littéraire tunisienne.
Universitaires tunisiens, chercheurs marocains et intervenants entre poètes et romanciers d’ici et d’ailleurs se réunissent pour interroger la manière dont les écrivains revisitent le passé, transforment la mémoire et dialoguent avec l’historiographie à travers la fiction et l’essai. Ainsi, la littérature devient laboratoire de l’Histoire, et la gardienne de la mémoire.
Ce colloque entend explorer les multiples croisements entre écriture littéraire et récit historique, en examinant comment les œuvres francophones tunisiennes questionnent les archives et dépoussièrent les événements. Entre mémoire intime et mémoire collective, les communications analyseront les formes de réécriture du passé et les enjeux identitaires qui traversent cette production.
Parmi les auteurs dont l’œuvre servira de point de départ figure Colette Fellous, notamment avec son livre « Aujourd’hui », dans lequel elle a abordé le 5 juin 1967, jour du déclenchement de la guerre des Six Jours, événement charnière de l’histoire contemporaine et tournant majeur dans la vie de l’écrivaine et éditrice.
D’autres interventions porteront sur l’écriture de Abdelwahab Meddeb, sur l’autobiographie communautaire d’Albert Memmi ou encore sur la représentation de Tunis dans Ville sans mémoire d’Ali Bécheur.
Mémoire et identité au cœur des débats
La première journée mettra en lumière la diversité des approches critiques : témoignage d’écriture avec le poète Tahar Bekri, réflexion sur la tunisianité au prisme de la maghrébinité, ou encore lecture des récits contemporains à travers l’œuvre de Majid El-Houssi. Intervenant en visioconférence, Tahar Bekri partagera avec l’assistance des fragments de son expérience poétique. Poète et universitaire tunisien installé en France, figure majeure de la poésie francophone, son œuvre marquée par l’exil, la mémoire et le dialogue des cultures explore les liens entre identité, histoire et liberté. Les échanges lors de cette première journée porteront également sur l’évolution du roman tunisien francophone et sur les relations entre crises historiques et genèse littéraire.
Plusieurs interventions s’intéresseront aux représentations historiques dans la fiction, notamment celles d’Azza Filali, dont les récits interrogent les « vies minuscules » à l’ombre des grands récits nationaux, ou encore aux écritures féminines et à la mémoire collective.
La seconde journée portera tentera d’apporte des éclairages sur les rapports entre littérature et engagement politique. Des récits du groupe Perspectives, ainsi que la représentation de Habib Bourguiba et de son régime dans la littérature francophone débattront les conférenciers.
L’œuvre de Gilbert Naccache fera l’objet d’une analyse consacrée à la manière dont l’écriture autobiographique peut raconter la lutte personnelle à travers l’histoire nationale. Les regards se tourneront également vers la Tunisie post-2011, avec une réflexion sur l’émergence d’une nouvelle sensibilité littéraire et cinématographique.
Les travaux se clôtureront par un débat général, prolongeant une interrogation essentielle : comment la littérature réinvente-t-elle notre rapport au passé et participe-t-elle à la construction du récit national ? L’écrivain n’est-il pas, à sa manière, historien, sociologue et même archéologue, explorant le passé pour le restituer autrement, en jouant avec les mots, les rythmes et la puissance de l’imaginaire ? A méditer !
Imen. A.
Frédéric Lenoir à La Marsa : La philosophie comme guide de vie
Le philosophe et écrivain Frédéric Lenoir est pour la première fois en Tunisie, et ce pour une conférence consacrée au sens de la vie et à la quête du bonheur. Rendez-vous aujourd’hui, à 19h00, à La salle « Le Zéphyr » - La Marsa.
Auteur prolifique et figure reconnue de la pensée contemporaine, Frédéric Lenoir est l’auteur d’une cinquantaine d’ouvrages traduits en une vingtaine de langues et vendus à des millions d’exemplaires. Ses livres, souvent des best-sellers, explorent les liens entre philosophie, spiritualité et quête de sens, en rendant accessibles les pensées de grands penseurs tels que Carl Gustav Jung, Baruch Spinoza ou encore Marc Aurèle.
Depuis plus de quarante ans, il s’intéresse aux traditions spirituelles et aux sagesses du monde, qu’il met en perspective à travers une approche à la fois humaniste et universelle. Son travail propose un dialogue entre cultures et époques, invitant à une réflexion sur des valeurs fondamentales telles que le bonheur, la liberté, l’amour ou encore le sacré.
Intitulée comme un véritable voyage intérieur et intellectuel, cette conférence s’adresse à un large public, et particulièrement à toutes celles et ceux qui s’interrogent sur le sens de la vie et souhaitent découvrir différentes traditions de pensée à travers le monde. Dans cette perspective, la philosophie apparaît comme une lumière capable d’éclairer les esprits et d’ouvrir des chemins de compréhension face aux grandes questions de la vie. Elle peut aussi guider les pas, en offrant des repères pour mieux habiter le monde et tendre vers une conception plus profonde et apaisée du bonheur.
Né à Madagascar en 1962, Frédéric Lenoir est également reconnu pour la qualité de son œuvre, plusieurs fois récompensée : le prix européen des écrivains de langue française pour Les Métamorphoses de Dieu, le prix Maison de la Presse pour La Promesse de l’ange, ou encore le prix Louis Pauwels pour Socrate, Jésus, Bouddha. Son essai Petit traité de vie intérieure a également rencontré un large succès international.
Cette rencontre tunisienne à La Marsa s’annonce ainsi comme un moment privilégié de partage et de réflexion, autour d’un auteur qui a su rendre la philosophie vivante, accessible et profondément ancrée dans les préoccupations contemporaines, autour de la vie sous un autre angle.
Ce rendez-vous sera suivi d’une séance de dédicace en partenariat avec les Librairies Clairefontaine.
Décès de la « Dame de l’écran du Golfe », Hayat El Fahd
L’iconique actrice koweïtienne Hayat El Fahd s’est éteinte ce mardi, mettant fin à plus de soixante ans de création artistique qui ont profondément marqué l’histoire de la télévision et du cinéma arabes. L’annonce de sa disparition a été faite sur son compte Instagram. L’artiste faisait face depuis plusieurs mois à de graves complications de santé après avoir subi deux accidents vasculaires cérébraux, dont le premier à la fin juillet 2025.
Considérée comme l’une des figures fondatrices du drame télévisé dans le Golfe, Hayat El Fahd avait su conquérir des générations de téléspectateurs grâce à une carrière d’une rare longévité. Capable d’alterner avec aisance entre rôles comiques et tragiques, elle avait gagné le surnom de « dame de l’écran du Golfe », symbole de son influence durable sur la production audiovisuelle de la région.
Son parcours est également indissociable de duos artistiques devenus emblématiques. Sa complicité avec Souad Abdullah a donné naissance à des œuvres restées cultes, notamment « uqayya et Sbeika » et « Khatti Qamasha ». Elle a aussi marqué les esprits aux côtés du regretté Ghanem Al-Saleh, avec qui elle a partagé l’affiche dans « Kharaj wa Lam Yaoud » et « Al Ghorabaa ». Ces collaborations ont contribué à façonner l’âge d’or de la télévision koweïtienne.
Au-delà de la scène et des plateaux de tournage, l’artiste a multiplié les expériences : passages remarqués à la radio du Koweït, publication d’un recueil de poésie intitulé « Ita », et écriture de scénarios pour des séries dramatiques à succès comme « Al Fariya » et « Al Dayah ».
Editorial : Tenter de sauver ce qui pouvait être sauvé... - Par Hassan GHEDIRI
Il continue à souffler le chaud et le froid, le locataire de la Maison Blanche. C’est regrettable de le dire, mais, il faut malheureusement l’avouer, lui seul est aujourd’hui capable de faire éviter ou pas au monde de s’enfoncer dans un apocalypse économique géopolitique et énergétique. Complètement imprévisible, Donald Trump a déjà montré à maintes reprises comment il peut chambarder les bourses et faire gagner ou perdre aux investisseurs des milliards de dollars par deux-trois phrases publiée sur les réseaux sociaux.
Il l’a déjà fait plusieurs fois, depuis le début de la guerre contre l’Iran en déclarant, tantôt, qu’un accord de paix permanant était certain, tantôt qu’il envisage de « faire disparaître » la civilisation iranienne.
Des phrases prononcées au gré de l’humeur de président étatsunien et de l’évolution de la guerre qu’il a délibérément déclenché sans savoir comment la terminer. Des incertitudes qui laissent peu de marge de manœuvre aux pays durement pénalisés par le choc énergétique et le grand bouleversement des chaines d’approvisionnement. En Asie, des pays ultradépendants de l’énergie du Golfe, où le choc pétrolier fait déjà envoler les prix à la pompe, se sont lancés dans la quête effrénée d’alternatives.
En France, le gouvernement va se réunir aujourd’hui, 21 avril, pour examiner les effets de la crise et les conséquences budgétaires de la guerre. Un comité d’alerte mis en branle pour empêcher les dérapages budgétaires a déjà livré une astuce pour tenter de tenir le budget : chaque euro dépensé à cause du choc énergétique, sera intégralement couvert par des réductions de dépenses se comptant en milliards d’euros.
Dans tous les pays, les gouvernements sont en train de déployer des mesures d’urgence pour faire face à la flambée des prix de l’énergie et aux risques d’approvisionnements liés à la guerre au Moyen-Orient. Des mesures de restrictions énergétiques mises en œuvre à travers de politiques budgétaires rigoureuses destinées à renforcer la résilience économique et financière et réduire le risque de perte de croissance.
En Tunisie, l’exécutif n’a annoncé jusque-là aucun plan d’actions spécial pour amortir le choc énergétique et contenir les effets collatéraux sur les équilibres budgétaires de la guerre au Moyen-Orient. Nous devons peut-être considérer le durcissement des conditions de financement des importations des produits considérés « non essentiels » et la « petite » révision du système de subvention du pain par le recours à une farine plus riche en son et fibres, comme des mesures d’urgence imposées par la guerre contre l’Iran.
Si c’est le cas, leur impact serait insignifiant. C’est du moins ce que pensent les spécialistes qui ne voient toujours pas comment le gouvernement compte agir dans le contexte de grandes tensions géopolitiques et énergétiques actuel pour remplir les engagements financiers définis dans le budget.
Des engagements qui avaient été établis selon des prévisions dont au moins deux, sont rendues quasiment caduques par la guerre. Il s’agit du taux de croissance du PIB, qui ne devait pas être inférieur à 3,3% selon les anticipations du gouvernement, et du sacro-saint prix du pétrole que l’on espérait se maintenir aux environs de 63,3 dollars le baril.
Maintenant, ces deux hypothèses ne tiennent plus la route comme le pense le professeur d’économie Ridha Chkoundali qui croit qu’il faut agir en urgence pour tenter de sauver ce qui pouvait être sauvé.
Pour rectifier le tir, une loi de finances complémentaire s’avère indispensable sans pour autant garantir les résultats escomptés ce qui obligerait peut-être le recours à une loi d’urgence financière dans le cadre de laquelle peuvent être prises des mesures exceptionnelles permettant d’atténuer les répercussions des chocs extérieurs sur la balances de paiement et les équilibres macroéconomiques. Agir maintenant, ce n’est pas laisser les choses se compliquer et éviter de se voir, un jour, se plier aux diktats du FMI que la Tunisie a su jusqu’ici brillement contourner.
H.G.
Ligue 1 : Le derby de la capitale aura lieu le 10 mai
La Commission fédérale des compétitions a fixé la date du derby de la capitale opposant l’Espérance Sportive de Tunis au Club Africain, dans le cadre de l’avant-dernière journée du championnat de la Ligue Professionnelle 1. Cette rencontre, qui pourrait être une véritable finale du championnat, aura lieu le dimanche 10 mai 2026, sachant que l’Espérance Sportive de Tunis évoluera à domicile.
La dernière journée est fixée, pour sa part, au mercredi 13 mai 2026.
K.Z.
Transport public : La Tunisie réceptionne la dernière tranche des bus chinois
Les autorités tunisiennes ont réceptionné, ce lundi 20 avril 2026, la dernière tranche de la commande de nouveaux bus chinois, dont le nombre total s’élève à 461 unités.
Au total, 136 bus sont arrivés aujourd’hui au port de La Goulette, dont 118 destinés à la Société des transports de Tunis et 18 à la société régionale de Béja.
Le ministère du Transport avait auparavant finalisé la répartition des quotas de ces nouveaux bus entre l’ensemble des sociétés régionales de transport, dans l’attente d’un renforcement supplémentaire du parc à travers une deuxième commande internationale portant sur l’acquisition de 621 bus neufs, qui seront distribués à toutes les sociétés de transport à travers le pays.
L’arrivée des bus de cette nouvelle commande est prévue au cours du dernier trimestre de l’année en cours.
Energie : Inauguration des projets solaires phares de "Scatec" à Tozeur et Sidi Bouzid
Il s’agit d’un événement de grande importance. C’est que la Tunisie a franchi une étape importante dans sa transition énergétique avec l'inauguration de deux centrales solaires réalisées dans le cadre d'un partenariat entre "Scatec" et "Aeolus", filiale du groupe "Toyota Tsusho Group", dans les gouvernorats de Tozeur et de Sidi Bouzid. Ces deux projets représentent une étape majeure dans le renforcement de la sécurité énergétique du pays, l’accélération du processus de décarbonation et la promotion de ses ambitions à long terme en matière d'énergies renouvelables.
Ces deux centrales photovoltaïques, d'une capacité de 60 mégawatts chacune, font partie de la stratégie nationale tunisienne de diversification de sa consommation énergétique et de réduction de sa dépendance aux combustibles fossiles importés. Ensemble, les deux centrales devraient produire annuellement 288 GWh d'électricité propre, soit assez d'énergie pour répondre aux besoins de dizaines de milliers de foyers tout en évitant l'émission de 115,000 tonnes de dioxyde de carbone par an.
Mis en place dans le cadre d'un partenariat entre "Scatec" et "Aeolus", ces deux projets soulignent la force de la collaboration entre les deux entreprises pour fournir une infrastructure de pointe en énergies renouvelables et mettent en évidence l'importance des partenariats internationaux dans l’exécution du programme tunisien des énergies renouvelables. "Scatec" est l'actionnaire principal.
La centrale de Sidi Bouzid est entrée en production le 1er janvier de cette année, devenant ainsi le premier projet opérationnel de “Scatec” à entrer en service en Tunisie. Quant à la centrale de Tozeur, elle a atteint cette étape le 4 mars de la même année. Ces deux projets ont été attribués à la suite d’un appel d’offres gouvernemental compétitif, soutenu par un contrat d’achat d’électricité d’une durée de 30 ans signé avec la Société tunisienne de l’électricité et du gaz (Steg).
Ces deux projets ont été financés par des dettes de financement de projet sans recours, des prêts concessionnels et des apports en fonds propres des partenaires. Les principaux prêteurs pour ces projets sont la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD) et la Société de promotion et de participation pour la coopération économique (Proparco), en plus de financements concessionnels provenant du Fonds pour les technologies propres et du Fonds pour l’environnement mondial. En outre, les projets bénéficient d’un financement via des crédits carbone fournis par le ministère japonais de l’Environnement, dans le cadre du mécanisme de crédit conjoint (JCM).
Cette inauguration survient à un moment où la Tunisie accélère le déploiement des énergies renouvelables afin de faire face aux changements structurels de son secteur énergétique. Le gouvernement a fixé des objectifs pour augmenter la part des énergies renouvelables dans le mix énergétique à 50% d'ici 2035, ce qui fait de projets tels que les centrales de Tozeur et de Sidi Bouzid des éléments clés dans cette transition.
Au-delà de leurs bénéfices environnementaux, ces deux projets devraient contribuer au développement économique en encourageant les investissements étrangers, en créant des emplois locaux et en soutenant l'infrastructure énergétique dans les gouvernorats de Tozeur et de Sidi Bouzid. Ils s'inscrivent également dans un plan plus large de développement de la production d'énergies alternatives permettant à la Tunisie d’augmenter sa production d’énergie renouvelable et de renforcer son rôle de pôle régional pour l'énergie propre.
















