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Dans son rapport annuel : Amnesty dénonce la «lâcheté» des pays nonchalants face aux agissements des prédateurs Trump, Poutine ou Netanyahu !

Dans son rapport annuel, l’organisation accuse plusieurs dirigeants d’enterrer la diplomatie au profit de la guerre, mettant en péril l’équilibre mondial. Amnesty appelle à un sursaut, notamment en Europe.

Amnesty ne mâche pas ses mots. Face à des chefs d’Etat « prédateurs » comme Donald Trump, Vladimir Poutine ou Benyamin Netanyahou, de nombreux dirigeants ont fait preuve de « lâcheté » en 2025 alors qu’ils devraient « résister », affirme mardi l’organisation de défense des droits humains dans son rapport annuel. Selon l’ONG, ces chefs d’Etat agissent au mépris des règles et organisations internationales instituées après la Seconde Guerre mondiale, dessinant un monde dans lequel « la guerre remplace la diplomatie ».

« Ces brutes et ces pillards »

« En 2025, Donald Trump, Vladimir Poutine et Benjamin Netanyahou, pour ne citer qu’eux, ont poursuivi une stratégie de domination économique et politique passant par la destruction, la répression et des violences mondiales à grande échelle », a déclaré la secrétaire générale d’Amnesty International, Agnès Callamard, lors d’une présentation du rapport à Londres. Les États-Unis se sont livrés « à des homicides extrajudiciaires au-delà de leurs frontières », ont attaqué « en toute illégalité le Venezuela et l’Iran » et menacé le Groenland, dénonce le texte.

Quant au gouvernement sioniste, il « a poursuivi son génocide contre la population palestinienne de Gaza, malgré l’accord de cessez-le-feu d’octobre », sans que la communauté internationale ne prenne de « mesures significatives », accuse le rapport. Face à « ces brutes et ces pillards », presque tous les dirigeants internationaux « ont fait preuve de lâcheté », notamment en Europe, déplore Agnès Callamard.

Selon Amnesty, les institutions internationales ont subi les « pires » attaques depuis 1948, avec les sanctions américaines contre certains magistrats et procureurs de la Cour pénale internationale (CPI) ou le retrait des États-Unis de dizaines de conventions comme celle du Giec sur le climat.

Pour la secrétaire générale de l’ONG, l’actuel conflit au Moyen-Orient illustre le « glissement vers le mépris de la loi ».

L’ONG se félicite aussi des actions de dockers en Espagne, en France ou au Maroc pour « perturber l’acheminement d’armes vers Israël », ou de l’engagement des citoyens américains qui se sont opposés aux opérations de la police de l’immigration ICE - parfois au péril de leur vie.

Agnès Callamard espère aussi que le refus de certains pays européens de se joindre aux attaques lancées contre l’Iran par les États-Unis et Israël annonce le début d’un « grand sursaut ».

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