Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (FTAP) : Un appel aux artistes pour partager leurs « Récits contemporains »
La Fédération Tunisienne des Arts Plastiques (FTAP) annonce l’ouverture des candidatures pour son exposition annuelle « Récits contemporains » dans le cadre du Printemps des Arts Visuels 2026. L’exposition se tiendra à l’Espace Culturel Saint Croix à Tunis durant le mois de mai 2026.
Concernant les modalités de participation, la FTAP indique que les artistes souhaitant participer sont invités à envoyer en message privé des photos de leurs œuvres proposées, la fiche technique de chaque œuvre (titre, dimensions, technique, année de réalisation) selon un communiqué publié sur sa page officielle.
Les œuvres doivent être récentes sachant qu’une une attention particulière doit être portée à la protection des œuvres fragiles lors du transport.
Le respect des délais de dépôt est obligatoire et les décisions du comité de sélection sont finales :
- Le jeudi 23 avril à partir de 10h30 à 15h30.
- Le vendredi 24 avril à partir de 10h30 à 15h30
- Et le samedi 25 avril à partir de 12h à 16h
Les œuvres qui figureront à l’exposition seront communiquées ultérieurement après la phase de sélection sachant que les frais d’adhésion annuelle 2026 sont de 20 DT et les frais de participation à l’exposition de 30 DT.
Les organisateurs soulignent que les visuels doivent être clairs et de bonne qualité, accompagnés de leur fiche technique complète.
Foire du livre arabo-canadien à Mississauga : Abou el Kacem Chebbi, « Personnalité de la Foire »
La Tunisie est l’invitée d’honneur de la 4ème édition de la Foire du livre arabo-canadien, qui aura lieu du 24 au 26 avril 2026 à Mississauga dans l’Ontario, aux côtés du Sultanat d’Oman.
Cette manifestation verra la participation de 50 maisons d’édition de 14 pays arabes et de 3 pays non arabes qui présenteront leurs publications en arabe, anglais, français, tamazight et kurde.
Placée sous le thème « Notre culture, notre pont », cette édition célébrera la littérature tunisienne en accueillant quelques poètes, écrivains et artistes, avec un hommage particulier au grand poète tunisien disparu, Abou el Kacem Chebbi, désigné « Personnalité de la Foire ».
La directrice de l’événement, Reham Teama, a précisé, dans une déclaration à l’agence TAP, qu’un espace sera dédié aux lectures poétiques inspirées de l’œuvre de Chebbi. Cet intermède intitulé « Abou el Kacem : l’arbre étendu de la création », sera présenté par le poète tunisien Karim Charrad, le poète irakien Amer Al-Raqiba et la poétesse palestinienne Rubaa Chaabane.
La journée du 25 avril a prévu des colloques littéraires et philosophiques qui réunira les écrivains tunisiens avec Monia Mazigh, Sami Bibi et Karim Charrad. La poétesse algérienne Salima Saadi fera, à cette occasion, une lecture en arabe, anglais, français et amazigh, des poèmes d’Abou el Kacem Chebbi.
Les visiteurs auront également rendez-vous avec la musique du patrimoine tunisien le 25 avril 2026, dans un spectacle avec la participation de Walid El Gharbi, Yosr Bessadek et Karim Charrad, avec la participation du poète algérien Mehdi Felfoul.
Le public pourra, notamment découvrir les publications de maisons d’édition tunisiennes, telles que Dar Mohamed Ali Hammi, Dar Al Tanweer et Dar Al Kitab. Des parutions du ministère des Affaires culturelles, offerts par l’ambassade de Tunisie au Caire, seront également présentées, selon Mme Teama. Enfin, les arts plastiques seront au rendez-vous avec une exposition de l’artiste plasticienne Mariclaire Plante, qui présentera des œuvres exprimant sa vision et son attachement pour la Tunisie.
Le Quotidien avec TAP
Rendez-vous à El Teatro avec « Courtes mais Bonnes »
L’espace El Teatro organise, du 29 avril au 2 mai 2026, la cinquième édition de la manifestation « Courtes mais Bonnes », un rendez-vous annuel consacré aux formes courtes et aux écritures scéniques contemporaines. Cette rencontre réunit auteurs et artistes invités à présenter des créations brèves, conçues dans un format limité à quinze minutes, faisant de la contrainte temporelle un moteur de créativité et d’inventivité.
Pensé comme un espace d’expérimentation, l’événement met en avant des propositions variées allant du monologue à la saynète, en passant par la lecture théâtralisée, la performance poétique ou encore le slam. Chaque forme trouve ainsi sa place dans une dynamique qui privilégie l’intensité et la précision du propos, invitant les participants à aller à l’essentiel tout en explorant des univers artistiques singuliers.
Le thème demeure libre, offrant une grande liberté d’expression, à condition de respecter l’esprit du concept « Courtes mais Bonnes », fondé sur l’efficacité du geste artistique et la force de l’impact scénique.
Coupe de Tunisie (8e de finale) : L’ESS et l’USM out !
Les têtes continuent à tomber dans cette compétition qui a gardé, en deux jours, tout son charme et tous ses secrets. Cette fois-ci, ce sont l’Etoile du Sahel et l’US Monastir qui se trouvent éliminées alors qu’elles espéraient aller encore plus loin pour sauver leur saison.
C’est à Gabès que le coup d’éclat a eu lieu dans un match à grand suspense où l’offensive a été à l’honneur avec sept buts marqués. La part du lion est revenue à un Stade Gabésien déchainé qui a su revenir, à chaque fois, plus fort. Boussaidi, auteur d’un doublé, et ses coéquipiers n’ont pas tremblé aux moments où l’Etoile se reprenait et la note aurait pu être plus lourde en faveur du leader de la Ligue 2 qui réalise, ainsi, un superbe coup qui lui donnera des ailes pour réussir sa fin de saison.
Pour l’Etoile, il s’agit d’une grande déception car les Sahéliens, pas bien lotis en championnat, espéraient se rattraper en coupe, mais cette élimination peu glorieuse les condamne à une discrète fin de saison.
Pour sa part, l’US Monastir avait les cartes en main pour atteindre les tours avancés de la coupe, d’autant plus qu’elle accueillait une ES Zarzis quasiment à l’arrêt ces derniers temps. Après 120 minutes sans vainqueur, Il a fallu recourir aux tirs au but qui ont souri à l’équipe la plus audacieuse qui n’a point volé sa qualification.
Le CAB n’a pas été loin de vivre la même mésaventure que l’ESS et l’USM. Face à un CS Msaken en verve en Ligue 2, les Cabistes ont joué avec le feu avant de sauver les meubles aux ultimes minutes du match et de s’imposer aux tirs au but (1-1 puis 4-3 aux tab).
A Sfax, le CSS a mal entamé son match face à Jendouba Sport qui a eu le mérite d’ouvrir le score après seulement quatre minutes. Les Sfaxiens ont réagi pour rétablir l’équilibre puis de prendre l’avantage, mais leur sortie, avec une laborieuse victoire (2-1), n’a pas trop convaincu.
Kamel ZAIEM
Résultats
SG – ESS (4-3)
USM – ESZ (1-1 puis 1-3 aux tab)
CAB – CSM (1-1 puis 4-3 aux tab)
CSS – JS (2-1)
UGTT - Fête du 1er mai : Le nouveau bureau exécutif appelle à la mobilisation…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A l’occasion de la tenue de sa Commission administrative nationale jeudi dernier, l’UGTT a appelé les travailleurs à la mobilisation à l’occasion de la fête du Travail, le 1er mai prochain, un test pour la Centrale syndicale qui veut retrouver sa notoriété…
Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Salah Eddine Salmi, a présidé jeudi dernier les travaux de la Commission administrative nationale de l’Union. Il s’agit de la première réunion de cette instance depuis le congrès général de l’organisation tenu en mars dernier à Monastir.
A cette occasion, Salmi a déclaré que « l’Union a aujourd’hui besoin de tous ses fils et filles sincères », soulignant la volonté de restaurer le rôle de l’UGTT en rétablissant la confiance entre les syndicalistes et en rapprochant tous les militants de l’organisation sans exclusion, selon un communiqué de l’Union.
Il a salué tous les membres de la Commission administrative ainsi que les délégués du congrès « pour avoir réussi le congrès général, qui s’est tenu dans des conditions transparentes et démocratiques, malgré la crise traversée par l’organisation ». Il a précisé que la page de la division et des divergences est tournée au profit d’une nouvelle phase fondée sur l’unité, la clarté et la transparence.
Le nouveau secrétaire général a également appelé à « unir les efforts pour réussir les prochaines échéances dans un contexte difficile et complexe auquel fait face le bureau exécutif national », exhortant tous les syndicalistes à bien se préparer pour la fête du Travail du 1er mai prochain et à célébrer cette fête universelle dans toutes les régions.
Salmi n’a pas, par ailleurs, omis de rappeler que la situation financière de la Centrale syndicale est « très difficile », mettant l’accent sur la nécessité d’élaborer un plan pour sortir de la crise et de se préparer à tous les scénarios.
Pour les observateurs, la fête du 1er mai servirait de test pour la nouvelle direction de l’Union générale tunisienne du travail afin de mettre fin à sa crise interne et retrouver sa notoriété…
Test…
Face à un gouvernement qui se veut garant des droits des travailleurs et un décret mettant fin au prélèvement direct des adhésions, l’UGTT est confrontée à une double crise financière et sociale.
Interrogé à ce sujet, l’activiste et universitaire, Salem Chérif, nous a confié : « Le nouveau bureau exécutif de l’Union générale tunisienne du travail fait face à un lourd héritage, ce qui signifie qu’il sera difficile de surmonter la crise du jour au lendemain. En effet, les tensions qui ont marqué le congrès de l’Union générale tunisienne du travail ont suscité des craintes d’une aggravation de la situation en interne, malgré l’élection de Salah Eddine Salmi comme nouveau secrétaire général, en remplacement de Noureddine Taboubi.
Il faut savoir également que l'opposition syndicale estime toujours que le nouveau bureau exécutif comprend des dirigeants ayant contribué à la crise précédente qu’a traversée l’organisation même si Salmi a déclaré que l’Union « a besoin de tous ses membres », soulignant la nécessité de renforcer l’unité interne ».
Et d’ajouter : « Le nouveau bureau exécutif est conscient qu’il est tenu d’entamer les réformes nécessaires pour surmonter cette crise afin qu’elle ne se transforme pas en une crise chronique et structurelle. Le cas échéant, l’Union générale tunisienne du travail deviendrait un géant aux pieds d’argile.
La mission est difficile mais possible, et elle nécessite du courage. L’autre défi consiste à rétablir l’équilibre entre l’Union et son rôle social et politique. De cette question découle un sujet extrêmement sensible, à savoir la relation entre l’Union et le pouvoir exécutif. Il est bien connu qu’il existe une crise silencieuse entre les deux parties, et mettre fin à cette crise tout en rétablissant le dialogue avec les autorités constituera une tâche difficile pour le nouveau bureau exécutif de l’Union.
A mon avis, la mission de la nouvelle direction de l’Union sera délicate et difficile. Salah Eddine Salmi sera comme quelqu’un marchant dans un champ de mines pouvant exploser à tout moment, d’autant plus que le congrès, malgré le succès qu’il a enregistré, a été marqué par des problèmes et des protestations concernant la légitimité de la direction précédente et actuelle».
Le nouveau bureau exécutif de l'UGTT, sous la direction de Salah Eddine Salmi, appelle à une forte mobilisation pour la fête du Travail du 1er mai afin de surmonter la crise financière et interne de l'organisation. Cette échéance cruciale servira de test pour la nouvelle direction, visant à restaurer la confiance des syndicalistes et à renforcer l'unité face aux défis sociaux et politiques actuels.
M.B.S.M.
Cinéma - « Qui vit encore ? » de Nicolas Wadimoff : Gaza, la mémoire contre l’effacement
Imen ABDERRAHMANI
Une projection-rencontre autour du film « Qui vit encore ? », œuvre bouleversante qui raconte Gaza et redonne visage et voix à ceux que la guerre a voulu effacer, est à l’affiche de l’Institut français de Tunisie, le 24 avril à 18h30.
« Qui vit encore ? », une question qui condense toute l’inquiétude et l’urgence face à ce qui déroule à Gaza et que subissent au quotidien ses habitants. Long-métrage documentaire, « Qui vit encore ? » clôtura les Journées du film francophone « CinéF », affirmant que le cinéma est tout d’abord un acte de résistance et un outil de lutte.
Dans sa construction, le film repose sur un dispositif minimaliste et d’une grande puissance symbolique : une carte de Gaza dessinée à la craie sur un sol noir. Dans ce territoire fragile et éphémère, neuf réfugiés palestiniens prennent place et racontent leur vie d’avant. Ils ouvrent leurs albums de souvenirs et explorent leurs mémoires pour raconter les rues, les maisons, les voisins, les souvenirs d’enfance et les projets d’avenir…
Ils racontent la vie dans toute sa complexité, faite de joies, d’épreuves et de ces instants qui façonnent le parcours de chacun. Puis viennent la guerre, la destruction, la fuite et l’exil. Tout s’évapore en instant. Il ne reste que la mémoire comme refuge.
En partageant leurs souvenirs, les protagonistes refusent l’effacement, l’oubli. Ils reconstruisent, mot après mot, un nouveau territoire avec la parole en refuge et le récit comme outil de survie.
L’autre visage de Gaza
Loin des images médiatiques répétées de ce chaos et des récits axés sur des chiffres où on se contente de dénombrer le nombre des morts, des blessés et des exilés, le documentaire s’attache à révéler des trajectoires singulières. Les témoins que la caméra accompagne étaient entrepreneurs, musicien, médecin ou influenceuse.
Ils et elles s’appellent Eman, Mahmoud, Ghada, Adel, Haneen, Jawdat, Hana, Feras et Malak. Ils ont tous et toutes réussi à fuir Gaza et vivent désormais à l’étranger, en majorité au Caire. À travers leurs récits émergent la créativité, la dignité et une résilience profondément humaine. Le film explore le sentiment d’exil, la culpabilité d’avoir survécu, la douleur de la perte, mais aussi la nécessité de continuer à imaginer l’avenir.
Ces témoignages, à la fois intimes et universels, donnent à voir une Gaza habitée par l’attachement, la solidarité et l’espoir. Raconter devient un moyen de se reconnecter à son identité, de préserver un lien avec la terre d’origine et de réapprendre à habiter le présent.
« Qui vit encore ? » rappelle ainsi que la mémoire n’est pas seulement un souvenir du passé, mais une condition essentielle pour envisager l’avenir.
Film marquant, « Qui vit encore, » est le 4ème long- métrage que le cinéaste genevois Nicolas Wadimoff consacre à Gaza après « L’Accord » (2005), « Aisheen » (2010) et « L’Apollon de Gaza » (2018).
Présenté en première mondiale aux « Giornate degli Autori » de la Venice Film Festival, le film a remporté le Prix Cinema & Arts 2025. Son parcours s’est poursuivi dans plusieurs grands rendez-vous du cinéma, dont la « Mostra Internacional del Cinema de Sao Paulo » et le « Cairo International Film Festival ».
Aux « Journées de Soleure », il a reçu le prestigieux Prix de Soleure, avant d’être nommé aux Prix du cinéma suisse dans la catégorie « Meilleur documentaire». Un parcours qui confirme la portée universelle et la force humaniste de cette œuvre.
S’agissant de ce rendez-vous tunisien, la projection sera suivie d’un échange avec Nicolas Wadimoff, offrant au public l’occasion de découvrir les coulisses de la création du film, son dispositif artistique et la place du cinéma documentaire face aux tragédies contemporaines.
Rendez-vous alors, le 24 avril, à 18h30, à l’IFT, il y a beaucoup à voir et à discuter !
I.A.
Crise de l’habitat : La recette de l’IACE pour démocratiser la propriété
Par Hassan GHEDIRI
Environ 20% du parc immobilier tunisien est vacant, composé principalement de logement des S+3 et plus qui coutent des fortunes et qui ne trouvent pas preneur…
En Tunisie, toutes les politiques, sans exception, font des promesses. Rendre le logement accessible à tous a été, à de rares exceptions près, la belle promesse qu’on faite tous les gouvernements depuis 2011, et que l’on manque toujours de tenir. Résultat : le secteur de l’habitat en Tunisie affiche des contradictions flagrantes.
D’un côté, un parc de logements vacants composé souvent de résidences secondaires ou encore de biens de luxe inaccessibles à la plupart des ménages, et de l’autre côté un manque de logements sociaux adaptés aux budgets moyens. Un contraste que l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) a tenté de décortiquer en se penchant sur la politique de l’habitant en Tunisie et les difficultés d’acquisition de logements rencontrées par les classes moyennes.
Dans un rapport consacré au sujet publié la semaine passée, le think-tank qui s’intéresse aux problématiques de développement économique et social, a passé en revue les principaux handicaps entravant la démocratisation de la propriété immobilière en Tunisie.
Il a d’abord fait un aperçu historique des grandes réformes engagées par l’Etat depuis l’indépendance dans l’objectif de mettre en œuvre une politique de l’habitat permettant l’accès à la propriété des classes moyennes avec une urbanisation accélérée. Au lendemain de la révolution, l’accès à un habitat décent a été érigé au premier plan des principales sociales. Plusieurs initiatives publiques ont été alors lancées dans le secteur de l’habitat par les gouvernements successifs depuis 2011.
L’IACE rappelle dans ce sens le programme spécifique de logements sociaux, créé en 2012 avec deux objectifs : éradiquer les habitations précaires et réaliser des logements ou lotissements sociaux pour les familles à revenus limités. Il était ensuite question du programme « Premier logement », lancé par la loi de finances 2017, et qui devait normalement aider les ménages à revenu moyen grâce à une ligne de financement de 200 millions de dinars pour couvrir l’autofinancement exigé à l’achat d’un premier logement.
En 2019, l’État a dû assouplir les conditions sans toutefois aboutir aux objectifs fixés au préalable, ce qui a poussé les autorités à reconnaitre, en 2024, que le mécanisme n’a pas connu le succès escompté. Seulement 2 880 ménages avaient en effet bénéficié du programme qui ciblait 6 mille familles. Le principal frein étant la hausse du taux du marché monétaire et donc du coût du crédit bancaire.
Peut mieux faire !
Kaïs Saïed n’a pas cessé de retirer sa détermination de faire mieux que tous ses processeurs a ordonné la mise en place d’un nouveau mécanisme d’assouplissement des conditions d’accès au logement selon le principe « location-vente ».
Cet instrument qui s’inscrit dans le cadre du plan de développement 2026/2090, offre des facilités de paiement pour un parcs total composé de 5 mille logements dont plus de 1 200 devant être cédés courant 2026. Pour ce faire, des amendements ont été nécessaire pour les règlements encadrant l’activité de la SNIT et ce pour introduire la formule de location-vente pour certains logements sociaux financés par le FOPROLOS.
L’IACE doit remarquer par ailleurs que les prix de l’immobilier en Tunisie tendent à augmenter plus rapidement que le taux d’inflation. Ils ont en effet affiché une hausse annuelle d’environ 7,5% pour les prix des maisons, et de plus de 7% pour les prix des appartements contre un taux d’inflation moyen situé aux alentours de 6% durant la décennie 2015-2024. Et de souligner la disparité très élevée des prix selon les villes et selon les quartiers.
Les données publiées des agences immobilières, permettent de constater une hausse vertigineuse des prix dans certains quartiers situés particulièrement Grand Tunis, tel que Lac Nord. Face à la hausse des coûts, les promoteurs ont tendance à en plus investir dans le logement social et économique (peu rentable) pour se concentrer sur le segment Premium qui cible une clientèle aisée composée généralement des Tunisies résidents à l’étranger.
En se référant au principe qui veut que si le bâtiment va tout va, l’IACE propose dans un nombre de solutions qui sont de nature à alléger le coût d’accès au logement pour les ménages à revenu modeste en combinant mesures budgétaires et monétaires.
Du côté de l’État, l’IACE suggère d’introduire un crédit d’impôt permettant de différer le paiement de la TVA afin de renforcer l’apport initial exigé par les banques, rendant ainsi les dossiers finançables et facilitant l’acquisition de logements mieux adaptés. Une subvention publique pourrait aussi prendre en charge une partie des intérêts des crédits, à l’image des prêts à taux zéro, tandis que des incitations fiscales encourageraient l’allongement de la durée des prêts immobiliers.
Par ailleurs, le renforcement du rôle d’acteurs publics comme AFH et SNIT permettrait de réduire les coûts, notamment en dissociant le foncier du bâti. Du côté de la Banque Centrale de Tunisie, des conditions de refinancement préférentielles ciblées et une politique monétaire axée sur la maîtrise de l’inflation contribueraient, selon l’IACE, à baisser les taux d’intérêt et à alléger le poids du crédit immobilier.
H.G.
Editorial : Géopolitique du yoyo et valse en trois temps…
Par Chokri Baccouche
Un concerné n’est pas forcément un imbécile encerclé, disait le célèbre humoriste français Raymond Devos dans un de ses sketches. En appliquant cette citation d’une finesse spirituelle exceptionnelle à l’actualité prévalant au Moyen-Orient, on peut dire que les Iraniens ont beau être concernés et peut-être encerclés du côté du détroit d’Ormuz, mais ils sont loin d’être des imbéciles.
Preuve en est, après avoir annoncé la veille la réouverture complète de cette route maritime stratégique pour les navires commerciaux, Téhéran a décidé de la reverrouiller en représailles du blocus des États-Unis sur les ports iraniens.
L’Iran a « accepté de bonne foi d’autoriser le passage d’un nombre limité de pétroliers et de navires commerciaux » mais les Américains, violant leur engagement, « continuent de se livrer à des actes de piraterie sous couvert du soi-disant blocus », a dénoncé le commandement des forces armées iraniennes.
« C’est pour cette raison que la situation est revenue à son état antérieur, et ce passage stratégique est désormais placé sous notre contrôle strict », a-t-il ajouté.
Il faut dire que Donald Trump n’a manifestement pas l’intention de lever le blocus. Il a d’ailleurs déclaré vendredi soir qu’il le maintiendra si aucun accord de paix n’est conclu avec Téhéran, évoquant au passage la possibilité de ne pas prolonger le cessez-le-feu qui doit expirer ce mercredi 22 avril.
De toute évidence, le bras-de-fer entre les Etats-Unis et l’Iran s’est transformé en un jeu du chat et de la souris à proximité d’un gros interrupteur : vous bloquez nos ports ? Qu’à cela ne tienne ! Alors, personne ne passe. Au moment où tout le monde espérait une désescalade des tensions, voilà qu’on amorce un retour à la case départ à cause de l’obstination morbide, il faut le reconnaitre, du président américain qui persiste à croire, à tort, que seules les menaces, la violence et l’arrogance peuvent décanter la situation et permettre aux Etats-Unis d’avoir toujours gain de cause.
Disons-le tout de go, la fermeture du détroit d’Ormuz par l’Iran n’est pas une soudaine démonstration d’irrationalité. C’est une réponse — brutale, certes — à une politique américaine qui relève désormais ouvertement de la coercition économique et militaire.
Car les faits sont là : Washington impose un blocus naval aux ports iraniens, tout en exigeant dans le même temps la libre circulation maritime dans la région. Cette posture n’est pas seulement incohérente — elle est profondément cynique. Donald Trump, toujours égal à son égocentrisme démesuré et son arrogance, devenue désormais légendaire, veut en somme le beurre, l’argent du beurre et le sourire … des mollahs en version XXXL.
Tout juste pour satisfaire son nombrilisme débridé et faire croire que les Etats-Unis sont en position de force, imposent leurs desideratas et dictent leurs conditions. En réalité il n’en est rien bien évidemment car aucun des objectifs tracés par Washington et son allié israélien depuis le déclenchement du nouveau round de cette sordide guerre contre l’Iran n’a été réalisé.
Bien au contraire, le régime des mollahs, tient non seulement le coup mais a fait preuve d’une impressionnante résilience qui propulse aujourd’hui l’Iran en tant que puissance régionale incontestable et incontestée.
Si le président américain persiste à penser qu’en maintenant le blocus sur les ports iraniens il pourra forcer Téhéran à accepter un accord de paix conforme à ses attentes, on peut vraiment dire qu’il croit au Père Noël. Pour des raisons objectives, cela ne risque pas en tout cas d’arriver.
La Maison Blanche serait bien inspirée de se faire une raison et se rendre à l’évidence que les temps de la toute puissance et de l'hégémonie dans les relations internationales sont en passe de faire partie du passé comme le confirment les bouleversements géopolitiques en cours dans un monde qui s'oriente vers une multipolarité complexe.
Si les grandes puissances comme les États-Unis et la Chine restent dominantes, elles ne peuvent plus imposer leur volonté de manière unilatérale et doivent composer avec une multitude d’autres acteurs et c’est certainement mieux ainsi pour tout le monde et plus particulièrement pour les nations vulnérables.
En attendant que la raison l’emporte et que Donald Trump revienne à de meilleures intentions, le monde est confronté à la géopolitique du yoyo sur fond d’une valse en trois temps : Ormuz est fermé, puis ouvert, puis refermé. De quoi faire perdre la boussole aux capitaines des centaines de bateaux bloqués en rade depuis des mois et qui sont forcés d’avancer puis s’arrêter avant de rebrousser chemin au gré des humeurs versatiles de Donald Trump.
Entretemps, c’est bien évidemment le marché international de l’énergie qui ne sait plus sur quel pied danser entrainant dans sa course folle vers la débandade et l’incertitude l’ensemble des économies de la planète…
C.B.
Coupe de Tunisie (8e de finale) : Bouhajla et Sakiet Eddaier en évidence
Fidèle à ses habitudes, Dame coupe a fait « étalage » de charme et de caprices, ce qui a précipité l’élimination de deux équipes de l’élite.
A Bouhajla, l’équipe locale a tenu pendant 120 minutes avant d’éliminer un AS Soliman qui pensait peut-être plus à son opération sauvetage en Ligue 1. Il a fallu recourir aux prolongations pour voir le BSB surprendre son adversaire à trois minutes de la fin (2-1).
Pour sa part, le PS Sakiet Eddaier, le leader de la Ligue 2, a bien négocié son match à domicile face à l’O. Béja qui s’est terminé sur une parité (1-1). A l’épreuve des tirs au but, les locaux ont été plus adroits (4-2) et ont assuré une qualification méritée pour le prochain tour.
La JS Omranienne, en déplacement face à l’US Djerba Ajim, n’a pas beaucoup peiné pour assurer l’essentiel en s’imposant (0-2).
K.Z.
Résultats
US Bouhajla – AS Soliman (2-1)
PS Sakiet Eddaier – Olympique de Béja (1-1 et 4-2 aux tab)
US Djerba Ajim – JSO (0-2)
Ligue des champions- demi-finale retour - Sundowns- Espérance ( 1-0) : Pas de finale pour les Sang et Or
Par Jamel Belhassen
Une bourde de Keita et Ben Said , outre des défaillances incalculables ont précipité l'élimination d'une Espérance trop peu entreprenante pour espérer aller en finale.
Avec un passif d'un but, l'Espérance a abordé le match face à Sundowns avec un objectif clair: marquer au moins un but pour espérer jouer ses chances de qualification jusqu'au bout. Les deux entraîneurs Cardoso et Beaumelle ont aligné les onze rentrants suivants: Sundowns : Williams, Modau, Kodibo, Ndambi, Lunga, Moena, Sales, Adams, Mokena, Mateus, Leon
Espérance : Ben Said, Keita, Ben Hamida, Jelassi, Toughai, Ogbelu, Tka, Konate, Konate, Sasse, Boualia, Danho.
Les débuts sont équilibrés. Boualia et Danoh , d'un côté, Mateus et Léon de l'autre ont tenté leurs chances sans résultats notables.A la ( 18e) Ben Said s'interpose avec autorité au tir de Léon. Mais à la (33e) une mauvaise remise de touche de Keita vers Ben Said qui commet une faute sur Mateus. Penalty que Leon transforme en but en deux temps ( 1-0) concrétisant la supériorité tactique et physique des siens et compliquant la tâche des Tunisiens. Danoh riposte d'une tête sur la transversale ( 41e).
Une première période marquée par la méforme de certains joueurs tels que Keita, Sasse ou Konate. Après les citrons, la réaction des Sang et Or tarde à se faire sentir. Diakite remplace Boualia ( 59e) mais, la manœuvre peine encore. Sundowns continue à gérer convenablement son avance.
Diarra et Rafia entrent en jeu ( 68e). Ben Said sauve deux tirs puissants de suite d'Adams et d'Allende (75e). Le dernier quart d'heure est très disputé sans que le score ne change. L'Espérance n'avait pas les moyens cette fois-ci de renverser la tendance en sa faveur face à un Mamelodi Sundowns riche en individualités et au football technique et compact. Finalement, le meilleur est passé en finale.
J.B.
Après une semaine de recherches : Le corps de l’étudiant noyé à Sousse rejeté par la mer
Après d’importantes opérations de ratissage et de recherche menées par les équipes de la Protection civile et de la Garde maritime, le corps de l’étudiant, disparu dans les flots depuis une semaine, a été retrouvé, au matin de ce samedi 18 avril 2026, sur la plage de Khzema,
Il y a lieu de rappeler que la victime est un jeune homme d'une vingtaine d'années, étudiant en deuxième année à l’Institut supérieur du transport et de la logistique. Il est originaire de la délégation de Oueslatia, dans le gouvernorat de Kairouan. Il avait coulé alors qu’il se baignait et n'a pu être sauvé ou repêché, contrairement à son compagnon de baignade qui a été secouru à temps par les unités de la Protection civile.
Sousse: Célébration du 70e anniversaire des Forces de Sécurité Intérieure
La Tunisie commémore, ce samedi 18 avril 2026, le soixante-dixième anniversaire de la création de ses Forces de Sécurité Intérieure. Placée sous le signe de « l’engagement, l’appartenance et la fidélité », cette célébration marque une étape symbolique de l’histoire nationale.
L’origine de cette célébration remonte au 18 avril 1956. À cette date historique, le gouvernement tunisien reprenait officiellement les rênes de l’administration sécuritaire des mains des autorités françaises, marquant ainsi la « tunisification » définitive de l’appareil sécuritaire, pilier de la souveraineté retrouvée.
Pour marquer cet anniversaire, l’Amicale des agents et cadres du ministère de l’Intérieur a choisi le gouvernorat de Sousse pour abriter la dixième édition de la « Flamme Sécuritaire ». Cette manifestation, organisée sous le slogan « Appartenance et fidélité à la Tunisie », illustre la continuité du lien entre l’institution et la patrie.
S’exprimant au micro de la Radio Nationale, le président de l’Amicale, Mourad Mattar Bacha, a précisé que cette flamme constitue un geste hautement symbolique. Elle consiste en un relais où le flambeau est transmis de main en main par les agents de sécurité tout au long d’un parcours défini. Au-delà du cérémonial, l’intervenant a tenu à rappeler que l’essence même de la mission des forces de sécurité intérieure reste le service indéfectible du citoyen et la protection de l’intégrité du territoire national.
Laboratoire clandestin de production de psychotropes démantelé... La Tunisie est-elle visée dans sa sûreté nationale et sa paix sociale...?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Un laboratoire clandestin démantelé et 10 millions comprimés saisis, tel est le bilan de cette opération menée récemment par les unités de la Garde nationale dans le gouvernorat de l'Ariana. La Tunisie est-elle en passe de passer d'un pays de transit pour les réseaux de drogues à un lieu de production ?
Les unités de la Garde nationale relevant du district de l'Ariana ont récemment saisi environ 14 000 comprimés stupéfiants prêts à la consommation ainsi qu’environ 10 millions de comprimés en cours de fabrication, en plus d’une machine industrielle, de matières premières et de trois voitures utilisées pour le transport et la distribution, selon un communiqué publié aujourd’hui mercredi par la Direction générale de la Garde nationale.
La Direction générale a ajouté que les unités concernées ont réussi à arrêter tous les membres du réseau, composé de quatre étrangers et d’un Tunisien. Les suspects ont été placés en détention sur ordre du ministère public.
Elle a précisé que ces individus avaient établi leurs résidences et leurs points d’activité dans des zones situées entre El Omrane Supérieur et El Menzah, où ils exploitaient un laboratoire équipé de machines sophistiquées pour fabriquer et emballer les comprimés stupéfiants.
Elle a également indiqué que les enquêtes ont révélé l’utilisation de méthodes de dissimulation avancées, telles que le fait de cacher les drogues dans des boîtes cadeaux et de les faire passer en contrebande via des taxis vers l’étranger, dans le but d’échapper aux contrôles de sécurité. La Tunisie est-elle en passe de passer d'un pays de transit pour les réseaux de drogues à un lieu de production ?
Prévention ...
Bien que cette opération soit qualifiée par certains observateurs d'une "première" dans la lutte contre les réseaux de drogues, d'autres experts estiment que la Tunisie est devenu un pays de production de produits illicites classés matière stupéfiante ou dopante depuis des années.
En effet, au mois d'octobre 2023 et suite d’informations parvenues à la Brigade centrale de lutte contre les stupéfiants de la Garde nationale à Ben Arous, concernant l’implication d’un homme d’affaires et représentant d’une société étrangère de fabrication de compléments alimentaires en Tunisie, spécialisée dans la production et la commercialisation d’injections stéroïdiennes interdites, classées comme substances dangereuses inscrites au tableau « C » des substances toxiques, 6 suspects, dont l’homme d’affaires propriétaire de la société de fabrication de compléments alimentaires et un huissier de justice ont été inculpés pour des faits liés au blanchiment d’argent, à la contrebande, à l’importation de marchandises prohibées sans déclaration, ainsi qu’à la fabrication et à la préparation à des fins commerciales de substances classées au tableau « C ».
Ces affaires reflètent l'importance de la Tunisie aussi bien en tant que marché que d'une zone de production de matières stupéfiantes. Selon Me Houssem Eddine Ben Atiya : " La position géographique de la Tunisie fait d'elle un endroit privilégié pour les réseaux de drogues qui cherchent à explorer de nouveaux marchés en Afrique du Nord et renforcer leur position dans les marchés européens.
Revenons toutefois à cette Affaire, le ministère de l’Intérieur a, en effet, confirmé que la Tunisie n’est plus seulement une zone de passage pour les drogues destinées à la Libye ou à l’Europe, mais qu’un marché intérieur solide a émergé, notamment pour des substances comme la cocaïne, le cannabis (zatla) et les comprimés psychotropes.
Les opérations sécuritaires menées en avril 2026 ont révélé le démantèlement de réseaux internationaux ayant commencé à installer des laboratoires clandestins pour la fabrication locale, le mélange de produits chimiques et la production de drogues synthétiques à moindre coût. Les réseaux internationaux exploitent la position stratégique de la Tunisie.
Les drogues entrent généralement par les frontières terrestres (Algérie et Libye) ou par les ports maritimes (comme le port de Radès), avant d’emprunter des circuits complexes reliant la région du Maghreb. L'urgence est aujourd'hui à la prévention et à l'anticipation afin d'étouffer dans l'œuf ces activités criminelles afin de préserver notre sureté nationale et sa paix sociale".
Face à des réseaux de plus en plus structurés et innovants, la réponse ne peut être uniquement sécuritaire : elle doit aussi être préventive, sociale et coordonnée. Car au-delà des saisies spectaculaires, c’est toute une bataille silencieuse qui se joue pour préserver la stabilité du pays et protéger sa jeunesse.
M.B.S.M.
Un spectre de pénurie de kérosène hante les compagnies aériennes en Europe : Tunisair sera-t-elle contrainte de clouer sa flotte au sol?
Par Hassan GHEDIRI
La compagnie aérienne nationale qui se débrouille comme elle pouvait pour exploiter à bon escient ce qui reste de sa flotte, pourrait bientôt tout simplement ne plus pouvoir faire décoller ses avions…
La guerre au Moyen-Orient qui continue à chambouler les chaînes d’approvisionnement de l’énergie dans le monde, n’en finit pas de promettre des scénarios plus catastrophiques les uns que les autres.
Le dernier secteur à retenir son souffle est celui de l’aviation civile. Car si l’on doit croire aux prévisions de la branche européenne du Centre International des Aéroports (ACI-Europe), les compagnies aériennes dans le monde, et plus particulièrement des pays dépendant directement du carburant raffiné au Moyen-Orient en ce qui concerne leur approvisionnement de kérosène pour avion, risquent de voir les semaines à venir leur réserver de mauvaises surprises.
C’est, également, ce qu’avaient laissé entendre des sources diplomatiques européennes ayant pris part à la réunion des représentants permanents des Etats membres tenue avant-hier à huit clos mercredi 16 avril 2026 à Bruxelles.
D’après les révélations rendues publiques par l’agence de presse Reuters, les pays de la zone euro qui importent presque la moitié de leur kérosène depuis les pays du Golfe, voient le risque de pénurie se rapprocher rapidement sans savoir quel Etat sera le premier à être en rupture de stock.
L’exécutif européen qui garde quand même un certain optimisme en tablant sur une cessation des hostilités et une réouverture du détroit d’Ormuz, est désormais certain que la poursuite de la guerre est synonyme d’un choc majeur d’approvisionnement en produits pétroliers. Dans cette perspective, c’est le spectre d’une pénurie de kérosène qui semble déjà commencer à planer sur l’Europe. Depuis mardi, la Commission avait en effet reconnu avoir des craintes quant à des risques d’approvisionnement en carburant pour les avions « dans un avenir proche ».
Certains spécialistes croient d’ailleurs que si la crise du détroit d’Ormuz persiste, beaucoup d’avions pourraient ne plus décoller à partir des aéroports européens. L’on pense en effet que la situation peut se compliquer dans les semaines à venir et voir des compagnies européennes réduire drastiquement leurs vols dès mai et juin, faute de carburant.
Seuil critique
Il faut rappeler aussi que le 9 avril, le ACI-Europe avait alerté la Commission européenne sur des pénuries de kérosène pouvant commencer début mai, si la circulation des pétroliers dans le détroit d'Ormuz n'avait pas repris d'ici là. De son côté, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) avait prédit, il y a quelques jours, une baisse des stocks de kérosène en Europe, d’ici juin, sous le seuil critique de 23 jours.
Quand les mises en garde contres de pénuries de carburant d’avion se multiplient de l’Europe et poussent les aéroports et les grandes compagnies à se préparer à des temps difficiles, il y a raison de s’inquiéter en Tunisie.
Outre les difficultés qu’elle trouve d’ores et déjà pour maintenir en état de marche une flotte réduite comme peau de chagrin à cause du déficit financier structurel, la compagnie aérienne nationale qui concentre le plus important de son trafic sur l’espace européen risque de subir de plein fouet les effets de cette nouvelle crise de carburant d’avion.
D’autant plus que notre pays importe la totalité de ses besoins en kérosène d’aviation. Il ne sera donc pas surprenant de voir d’ici peu, la pénurie de kérosène qui se fait déjà ressentir de l’autre côté de la rive nord de la Méditerranée, clouer au sol les avions de Tunisair.
Il y a lieu de noter que depuis le début de la guerre au Moyen-Orient, le prix du kérosène a plus que doublé en Europe. Bien que les pénuries ne se sont pas encore installées l’envolée des couts du carburant pousse déjà de plus en plus de compagnies aériennes à réaménager leur calendrier de vols en supprimant les lignes les moins rentables et en retirant du service les avions vieillissants.
La compagnie aérienne allemande Lufthansa a par exemple décidé de clouer au sol, à partir de ce week-end, l’intégralité de sa flotte de 27 appareils exploitée par sa filiale CityLine. Idem pour la compagnie aérienne néerlandaise KLM qui vient d’annoncer la suppression, à partir du mois de mai, de 80 vols aller-retour à partir l'aéroport de Schiphol à Amsterdam.
Ces réductions affecteront les liaisons très fréquentées, comme Londres et Düsseldorf. Pour dire que les jours et les semaines à venir n’augurent rien de bon pour le secteur de l’aviation dans le monde, pour notre transporteur national qui peine déjà à sortir de sa zone de turbulence financière, et pour des centaines de milliers de TRE et de touristes étrangers qui envisageaient passer les vacances d’été en Tunisie.
H.G.
Ligue des champions- demi-finale retour- Pretoria-14 h00-Mamelodi Sundowns- Espérance : A cœur vaillant , rien d'impossible
Par Jamel Belhassen
Battue à Rades par un but à zéro, l'Espérance de Tunis est obligée d'aller chercher la qualification à la finale en Afrique du Sud, à Pretoria après un long voyage Tunis- Dubai- Johannesburg- Pretoria. Avouez que la tâche des hommes de Patrice Beaumelle est le moins qu'on puisse dire délicate. Mais ne dit-on pas qu'à cœur vaillant, rien d'impossible ?
Rappelons que l'Espérance a déjà battu Sundowns chez elle, il y a à peine deux ans. et que Mamelodi Sundowns n'esr pas l'Everest. En tout cas, les Sang et Or n'ont pas le choix. Ils sont appelés à jouer le tout pour le tout.
Ça passe ou ça casse. Pour aller au bout de ses ambitions, le club de Bab Souika devra se montrer concentré, équilibré, efficace et lucide dans les moments forts du match. Mince programme pour les camarades de Ben Hamida.
Changements au milieu et en attaque
Chapitre effectif, Beaumelle pourra compter sur la totalité de son effectif à l'exception de Jebali et Guennichi, restés à Tunis pour blessure. Tirant les enseignements du match aller et connaissant mieux l'adversaire, le coach Sang et Or devrait effectuer le meilleur casting possible dans les trois compartiments du jeu.
Si la défense reste inchangée, le milieu et l'attaque devraient connaître des changements notables. Ogbelu serait associé à Tka et Haj Ali, alors qu'en première ligne, Danoh ( ou Diakite) aura comme compagnons Diarra et Sasse.
Avec l'apport d'un grand nombre de supporters venus des quatre coins de la planète, le représentant tunisien ne sera pas dépaysé au pays de Mandela.
Formation probable
Ben Said, Keita, Ben Hamida, Jelassi, Toughai, Ogbelu, Tka, Haj Ali, Sasse, Diarra et Danoh.
J.B.














