Ben Ali aurait fait appel à un marabout pour sauver son régime... Le culte de l’occulte est-il une pratique courante en politique ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
C'est l'ancien ambassadeur de la Tunisie qui le dit : l'ancien président déchu, feu Zine Al Abidine Ben Ali, aurait fait appel à un marabout Sénégalais pour sauver son régime lors des émeutes de 2010-2011. Quel lien entre la politique et la magie?
L'ancien ambassadeur de Tunisie au Sénégal, Chokri Hermassi, a révélé qu'un marabout sénégalais avait été sollicité pendant les derniers jours du régime de Zine El-Abidine Ben Ali. Les autorités tunisiennes de l'époque auraient fait appel à lui pour tenter mystiquement d'apaiser la tension politique qui menait à la révolution de 2011.Le diplomate a raconté que le marabout avait été reçu à l'ambassade tunisienne à Dakar.
En échange de ses « services », il aurait exigé une compensation matérielle extravagante : 147 moutons, une soixantaine de bovins et de chameaux, le tout pour une valeur estimée à près de 78 000 euros, " Bien que La magie et la politique sont intrinsèquement liées par une dynamique de pouvoir et de légitimité. Qu'il s'agisse de justifier l'autorité, de mobiliser des militants ou d'expliquer l'injustice sociale, l'irrationnel a toujours accompagné l'exercice du pouvoir ", nous dira la spécialiste en sociologie, Mariem Letaïem.
En effet, dans de nombreuses sociétés anciennes et modernes (notamment en Afrique postcoloniale), les dirigeants renforcent leur aura en s'associant à des forces occultes ou religieuses. La « magie » sert ici à sacraliser l'autorité et à prouver que le chef dispose d'une protection supérieure.
A titre d'exemple, l'ancien président gambien (au pouvoir de 1994 à 2016) a institutionnalisé la magie à l'échelle de l'État. Il prétendait détenir des pouvoirs mystiques capables de guérir le SIDA. Lors d'une célèbre "chasse aux sorcières" en 2009, il avait fait enlever des centaines de villageois accusés de sorcellerie et les avait contraints à boire des potions hallucinogènes.
Idem pour l'ancien président du Gabon (1967-2009) incarnait la conjonction entre la franc-maçonnerie et les rites magiques traditionnels. Haut dignitaire de la franc-maçonnerie en Afrique francophone, il était également un grand initié du ndjobi (une société initiatique et magique traditionnelle de l'est du Gabon), qu'il utilisait pour renforcer son contrôle politique.
Et le fléau n'est pas spécifique à l'Afrique ou aux sociétés dites moins développées. L’ancien président français, Jacques Chirac faisait régulièrement appel au service d'un marabout tunisien. Qu'en est-il de la Tunisie ?
Leila Trabelsi, un cas d'école...
Les Tunisiens murmuraient au cours du règne du président déchu, Zine Al Abidine Ben Ali que la famille Trabelsi, belle-famille du président menée par son épouse Leïla Trabelsi, était obsédée par la magie, l’astrologie, la recherche de trésors et les fouilles à travers tout le pays. Cependant, personne, y compris le voyant Hassane Chaarni, n’avait osé en parler publiquement.
Ce n'est qu'après la chute du régime en 2011 que les s'étaient diluées. En effet, Hassane Chaarni avait déclaré en 2011 dans une interview qu’il publierait prochainement un nouveau livre dans lequel il révélera des événements et des informations inconnus des Tunisiens concernant la sorcellerie, l’occultisme et la recherche de trésors, pratiques auxquelles Leïla Trabelsi et sa famille auraient été fortement attachées.
Charni avait également évoqué dans cette interview certains secrets et situations étranges liés au monde de la magie qui entourait la famille de l’ancien président déchu au palais de Carthage. Parmi les révélations mentionnées par Charni figure le fait que Leïla Trabelsi aurait fait manger à Zine el-Abidine Ben Ali de la « cervelle de hyène », qu’il se serait lavé avec son urine, et qu’il aurait découvert une « main de mort » dans son lit.
Une autre révélation concerne une période électorale durant laquelle Leïla Trabelsi l’aurait contacté afin d’émettre des billets de banque contenant des talismans destinés à ensorceler le peuple, malgré la victoire écrasante — comme à l’accoutumée — attendue pour Ben Ali grâce aux fraudes électorales.
Entre croyances occultes, instrumentalisation du sacré et quête désespérée de légitimité, la politique révèle parfois son visage le plus irrationnel. Derrière les palais, les discours officiels et les stratégies de pouvoir, la peur de la chute pousse certains dirigeants à chercher refuge dans l’invisible. Une pratique loin d’être marginale, qui traverse les époques, les continents… et les régimes.
M.B.S.M.
Tunisie Telecom : coupures de réseau à El Ghazala, Raoued et Ennasser, suite à des travaux entamés par une entreprise privée
L'opérateur national des télécommunications, Tunisie Telecom a annoncé, dans un communiqué publié mardi, que ses réseaux de communication dans les zones d'El Ghazela, Raoued et Ennasser, (gouvernorat d'Ariana), ont enregistré mardi, des coupures soudaines.
Selon ses équipes techniques dépêchées sur les lieux, ces perturbations ont été causées suite à des travaux entamés par une entreprise privée de télécommunications sans aucune coordination préalable à cet effet.
A cet égard, Tunisie Telecom exprime ses excuses à l'ensemble de ses clients dans les régions mentionnées, suite à ces perturbations imprévues, et qui coïncident avec la période des examens de fin d'année et le démarrage de la saison du pèlerinage.
Tunisie Telecom assure que ses équipes techniques ont déjà lancé les réparations nécessaires pour un bon fonctionnement de ses réseaux et une reprise de ses services dans les plus brefs délais.
L'opérateur a également affirmé que des mesures seront prises pour dédommager ses clients impactés par ces coupures, en plus de prendre les dispositions juridiques nécessaires pour suivre les parties responsables des dommages causés à ses biens, ses services et ses clients, selon le même communiqué.
A la galerie « Kalysté » : « Les indomptés », l’instinctif face au conventionnel
Par Imen Abderrahmani
C’est le clap de fin aujourd’hui pour « Les indomptés » de Malek Saadallah à la Galerie « Kalysté ». Une dernière occasion de se confronter à un univers sauvage qui dérange autant qu’il fascine.
Visiter l’exposition, c’est accepter de ne plus regarder le monde de la même manière et de repenser nos certitudes sur l’humain. Malek Saadallah fait bousculer la quiétude des visiteurs par des couleurs et des formes qui fuient le classique, portées par des traits rappelant la spontanéité des gribouillis des enfants.
A la galerie « Kalysté », il propose depuis le 25 avril, « Les indomptés », une plongée intense dans un bestiaire hybride où l’humain se confond avec l’animal et la machine. Le titre résume à lui seul l’esprit de la série : rebelle, instinctif et profondément libre.
Dès les premières œuvres, la vision fantastique s’impose comme la signature majeure du peintre. Le visiteur se retrouve face à des figures mi- humaines, mi- animales, surgies d’un trait nerveux mais sûr. Étranges mais familières, ces créatures semblent interroger la part animale enfouie en chacun de nous. Ou peut-être c’est le contraire, ce qui reste de notre humanité. Mais ce qui est encore étrange dans cette exposition que ces créatures ne relèvent ni du pur imaginaire ni du réalisme : elles occupent cet espace trouble où se croisent pulsions, instincts et mémoire collective.
Interroger l’humain…
Diplômé en infographie et formé aux arts plastiques entre Tunis et Rome, Malek Saadallah a développé une identité visuelle immédiatement reconnaissable. Son univers, souvent qualifié de surréaliste, donne à voir une humanité en mutation. Ses personnages, à la frontière de l’insecte, de l’humain et de l’automate, évoluent dans des compositions saturées de lignes, de textures et de couleurs éclatantes.
Dans « Les indomptés », Malek Saadallah laisse son visiteur perplexe face à ces créatures et cette manière d’habiter la toile, construite en strates où couleurs et techniques dialoguent pour renforcer cette sensation de vitalité, de mouvement… et de rébellion. L’exposition est- -elle alors une dénonciation du chaos ? Une tentative de reconstruction du monde ? Un appel à libérer la part animale et instinctive de l’humain ? L’artiste ne donne pas des réponses. Il laisse au visiteur la liberté d’interpréter ce langage visuel fondé d’un dosage subtil entre instinct et maîtrise, conscient et inconscient, toujours en rupture avec les conventions chromatiques et formelles.
« Les indomptés » apparaît ainsi comme une exploration de la résistance et peut-être de l’art lui-même face aux cadres établis. Une exposition qui, jusqu’à ses dernières heures, laisse résonner une énergie indisciplinée et profondément vivante.
N’hésitez pas à prendre part au finissage annoncé à 16h00. Une dernière chance pour plonger dans l’univers indocile d’un artiste non-conventionnel.
Imen. A.
Concours national des élèves ambassadeurs des musées et des monuments archéologiques : Clôture de la 2ème édition au Musée de Raqqada
Le Musée de Raqqada à Kairouan, accueillera dimanche prochain (24 mai), la deuxième édition du concours national des élèves ambassadeurs des musées et des monuments archéologiques, organisée par la Direction générale de l’enseignement préparatoire et secondaire au ministère de l’Éducation, en collaboration avec le commissariat régional de l’Éducation à Kairouan.
Quelque 52 élèves ambassadeurs des musées des différentes régions du pays participeront à cet évènement outre une centaine d’élèves qui prendront part aux ateliers culturels et une vingtaine participeront aux spectacles artistiques et aux présentations. Ils seront encadrés par 52 enseignants et de 30 inspecteurs, indique un communiqué publié ce lundi par le ministère de l’Éducation.
Inscrite dans le calendrier des activités culturelles nationales de l’année scolaire 2025-2026, cette manifestation vise à sensibiliser les élèves à l’importance du patrimoine national et à renforcer leur attachement aux musées et aux monuments archéologiques en tant qu’espaces éducatifs et culturels vivants.
Le concours du Prix national des élèves ambassadeurs des musées et des monuments archéologiques ambitionne également de soutenir la vie scolaire, de développer l’esprit d’initiative, la créativité et le travail collectif, tout en valorisant le patrimoine civilisationnel national et en encourageant l’ouverture ainsi que les échanges culturels entre les élèves des différentes régions, ajoute le communiqué.
Editorial : Oui, mais il faut des pièces sonnantes et trébuchantes … - Par Hassan GHEDIRI
On ne va pas se mentir, l’argent est le nerf de la guerre. Et la Tunisie, qui mène aujourd’hui une guerre sur plusieurs fronts doit savoir où placer ses sous. La conjoncture marquée par les grandes tensions sur les finances publiques ne laisse aucune place à l’erreur. L’une des guerres, impitoyable et sans repli nous est livrée par une Dame Nature très en colère, décidée de venger des siècles de maladresses et de bêtises humaines par un climat de destruction massive.
Bien que n’étant pas responsable de la crise climatique mondiale et qui est, au contraire, en passe de subir de plein fouet les conséquences du réchauffement de l’atmosphère terrestre, la Tunisie est partie prenante des conventions universelles engageant les Etats à atténuer les effets des changements climatiques.
Ayant ratifié depuis plus de trente ans, la Convention Cadre des Nations Unies sur les Changements Climatiques, la Tunisie vient de dévoiler ce qui est censé être la feuille de route nationale destinée à réduire les émissions du gaz à effet de serre et à s’adapter aux effets des changements climatiques.
Il s’agit de la troisième version de sa Contribution Déterminée au niveau National (CDN 3.0), qui fait office d’un document de référence définissant les priorités d’actions et les objectifs dans le cadre d’un engagement national d’accélérer la transition vers une économie moins polluante et plus résiliente au changement climatique.
Dévoilée fin de la semaine dernière, la CDN 3.0 vise à mobiliser des financements globaux estimés à 55 milliards de dollars américains, soit environ 162 milliards de dinars tunisiens pour l’élaboration et la mise en exécution des projets et programmes qui aideront à atténuer l’impact du réchauffement du climat sur les secteurs vulnérables. Le cap est particulièrement mis sur la sécurité alimentaire et hydrique, piliers fondamentaux de stabilité et de souveraineté alimentaire, économique et sociale.
Grandement affectée par le dérèglement du climat, la Tunisie risque en effet de voir le rendement de son agriculture chuter drastiquement au cours des quelques années à venir si l’Etat manque de revoir ses politiques actuelles. D’ici 2030, la valeur ajoutée du secteur agricole tunisien pourrait en effet baisser d’environ 20% sous l’effet du réchauffement du climat et de la multiplication des phénomènes extrêmes (sécheresse, inondation…).
Dans la CDN 3.0, l’Etat s’est fixé plusieurs objectifs pour affronter ces scénarios avec comme priorité stratégique le renforcement de la résilience de l’agriculture pour garantir une sécurité alimentaire solide et durable. Pour anticiper la raréfaction des ressources hydriques, un phénomène qui s’accentuera, d’après les prévisions scientifiques au cours des deux prochaines et qui privera la Tunisie de plus de 10% de ses eaux pluviales, l’Etat compte recourir de plus en plus aux eaux non conventionnelles.
La CDN 3.0 prévoit dans ce sens, d’augmenter la capacité de dessalement de l’eau de mer à 265 millions de mètres cubes par an d’ici 2035. L’Etat ambitionne également de multiplier par dix le taux des eaux usées traitées dans l’agriculture. L’objectif est porter ce taux de 6% actuellement à 50% durant la même période.
Des objectifs trop ambitieux qui nécessitent beaucoup d’argent pour transformer radicalement les politiques agricoles et hydriques dans le pays. La CDN 3.0 constitue un pari sur l’avenir, ambitieux et risqué à la fois. Car, il n’est guère facile de mobiliser 55 milliards de dollars dans un contexte de finances publiques sous tension.
Transformer en profondeur les modèles agricoles et hydriques, adapter toute une économie aux bouleversements d’un climat de plus en plus hostile sont des défis qui exigent non seulement de la volonté politique, mais aussi une bonne gouvernance surtout beaucoup d’espèces sonnantes et trébuchantes.
H.G.
Ancien ministre de Ben Ali : Taoufik Cheikhrouhou n’est plus
La scène politique et administrative tunisienne est en deuil. Taoufik Cheikhrouhou, ancien ministre et haut responsable de l’État, est décédé à l’âge de 81 ans.
Né en 1944, le défunt a consacré une large partie de sa carrière au service de l’État tunisien, occupant plusieurs hautes fonctions gouvernementales et administratives, notamment dans les domaines des affaires sociales, de l’emploi et de la santé. Au fil de sa carrière, Taoufik Cheikhrouhou a occupé plusieurs postes de premier plan. Il a été ministre des Affaires sociales entre 1987 et 1989, avant d’être nommé secrétaire général du gouvernement de 1989 à 1991. Il a ensuite été ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi entre 1991 et 1992, avant de poursuivre son parcours à la présidence de la République en tant que ministre conseiller chargé de la Santé et des Affaires sociales, fonction qu’il a occupée jusqu’à sa retraite.
Paix à son âme.
Distinction : Une Tunisienne brevetée aux Etats-Unis pour un moteur hybride innovant
Il s’agit d’une nouvelle distinction qui nous vient de l’étranger. La nouvelle concerne la chercheuse tunisienne Faten Mouldi Derouaz qui vient de décrocher un brevet d’invention aux États-Unis dans le domaine de l’ingénierie automobile, grâce au développement d’un moteur hybride innovant, capable de fonctionner avec quatre sources d’énergie différentes : l’essence, le diesel, l’électricité et l’huile de cuisson usagée.
Selon le Centre de recherches, d’études, de documentation et d’information sur la femme (CREDIF), cette innovation combine intelligence artificielle, durabilité et protection de l’environnement, mettant en lumière le savoir-faire tunisien et sa capacité à s’imposer sur la scène internationale.
Ce projet scientifique s’appuie sur des technologies d’intelligence artificielle et d’analyse de données, afin d’optimiser la consommation d'énergie et de réduire les émissions polluantes, dans un contexte mondial marqué par la transition vers une mobilité plus durable.
Cette consécration représente une première pour une femme tunisienne et arabe dans le domaine de l’ingénierie automobile, avec un brevet officiellement enregistré aux États-Unis.
Diplômée de l’université publique tunisienne, Faten Mouldi Derouaz enseigne actuellement à L'université Roi Fayçal. Elle avait déjà obtenu, en 2023, un brevet et une distinction dans les domaines de l’environnement et de l’agriculture.
Coupe de Tunisie- quarts de finale : Le CS Sfaxien et l'ES Zarzis, premiers demi-finalistes connus
Par Jamel Belhassen
Le CS Sfaxien a dû aller en prolongations pour se défaire d'un très bon S.Gabesien qui lui a opposé une résistance farouche. A Sfax, le CSS , privé des services de son gardien Dahmen, convoqué en sélection, et de ses étrangers, recevait le Stade Gabesien, club de la Ligue 2 qui a éliminé au tour précédent l'Etoile du Sahel. La première periode a été disputée avec une légère supériorité des locaux.
Avant la pause, la VAR est intervenue pour annuler un but pour le SG pour hors-jeu et un autre pour le CSS pour faute de main, préalable. Le pressing sfaxien s'accentue et Ben Ali, de la tête, voit le poteau repousser le ballon (51e). Mais ce n'est que partie remise. Mathlouthi ouvre le score de la tête ( 53e).
Le scire ne changera pas jusqu'à fin du temps réglementaire. Durant les prolongations, le CSS double la marque par Derbal après un centre de Maaloul et une erreur du gardien gabesien ( 2-1). But confirmé après recours à la VAR.
A Zarzis. L'Espérance locale recevait le CA Bizertin. Les Sudistes ont vite fait de prendre l'avantage par Ben Dhiaf , d'une reprise croisée qui n'a laissé aucune chance au gardien adverse (1-0) à la ( 4e). Les visiteurs ont reagi pour chercher l'egalisation mais le poteau a sauvé le gardien zarzissien Charfi avant la pause.
De retour des vestiaires, le CAB a cherché à égaliser en se jetant en attaque mais c'est l'ESZ qui va doubler la marque par son buteur Rahmani à la ( 75e) (2-0). Une qualification méritée des Sudistes après une prestation convaincante face à des Cabistes, peu coriaces.
Demain, nous connaîtrons les deux autres qualifiés aux demi-finales après les matches entre PS Sakiet Eddaier et la JS Omrane d'un côté et entre BS Bouhajla et l'Espérance de Tunis de l'autre.
J.B.
EST: Chokri El Ouaer , nommé vice-président responsable de la section football
Depuis hier, mardi 19 mai, l'Espérance de Tunis a un nouveau vice-président chargé de la section football. Il s'agit du gardien légendaire des Sang et Or , au palmarès élogieux, Chokri El Ouaer. Il succède ainsi à Riadh Bennour. Une cérémonie de passation a réuni les deux concernés en présence de plusieurs membres de la famille esperantiste.
Bennour n'a pas manqué de souhaiter bonne chance à El Ouaer qui a affirmé étre là pour mettre tout son savoir-faire au service de la section football et au club de son cœur.
Jamel Belhassen
Mouton de l’Aïd : La flambée des prix inquiète et indigne !
À l’approche de l’Aïd al-Adha, les prix des moutons atteignent des niveaux jugés excessifs, provoquant une vive inquiétude et une colère croissante chez de nombreux Tunisiens. Dans un contexte déjà marqué par la hausse généralisée du coût de la vie, cette flambée rend l’achat du sacrifice de plus en plus difficile pour une grande partie des ménages.
Cette situation, loin d’être nouvelle, résulte d’un déséquilibre profond entre l’offre et la demande. Elle s’explique notamment par la baisse continue du cheptel ovin et bovin en Tunisie, aggravée par les fuites vers les pays voisins, mais aussi par des années de sécheresse ayant fragilisé l’élevage et réduit les pâturages.
Le secteur souffre également de problèmes structurels persistants : faiblesse de la productivité, manque de soutien aux petits éleveurs, techniques d’élevage peu modernisées, vieillissement des acteurs du métier et désintérêt progressif pour cette activité. À cela s’ajoute une organisation jugée défaillante de la filière.
Chaque année, la situation se tend davantage à l’approche de l’Aïd. La demande explose mécaniquement, tandis que l’offre reste insuffisante. Ce déséquilibre est amplifié par la spéculation et le rôle des intermédiaires, appelés “gacharas”, accusés de profiter de la pression sociale et religieuse pour imposer des marges élevées.
Face à cette situation, les mesures prises en amont apparaissent insuffisantes. L’importation de bétail ou l’organisation de circuits de vente encadrés par l’État n’ont pas permis d’anticiper la crise actuelle. À court terme, les autorités misent principalement sur le renforcement des contrôles du marché pour limiter les abus. Mais pour de nombreux observateurs, ces actions restent temporaires. Une réforme en profondeur du secteur de l’élevage apparaît indispensable : modernisation des exploitations, soutien renforcé aux éleveurs, restructuration des circuits de distribution, lutte contre la contrebande du cheptel et recours ponctuel à l’importation pour stabiliser le marché en période de forte demande.
K.Z.
Les employés et les journalistes de l'UGTT en colère : Quand la suspension du prélèvement automatique plonge l'organisation dans une nouvelle crise…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le sit-in des journalistes d’Al Chaâb et des employés de l’UGTT révèle l’ampleur de la crise financière que traverse la Centrale syndicale. Comment la nouvelle direction compte-t-elle rétablir ses équilibres ?
Décidément rien ne va plus au sein de l'Union générale tunisienne du travail (UGTT) qui va de crise en crise, " Le dernier sit in observé par les journalistes de l'organe d'information de l"UGTT, Al Chaâb, et des employés de la Centrale syndicale dit long sur la gravité de la situation. Et si le nouveau bureau exécutif n'est même pas en mesure d'honorer ses engagements vis-à-vis de ses propres employés, comment, il peut retrouver sa crédibilité auprès de ses adhérents et de l'opinion publique", nous dira, l'activiste et juriste, Salem Chérif.
En effet, le défi du nouveau bureau de l’UGTT est de reconquérir à la fois la base et l'État. Après justement, les dérives du passé, le nouveau bureau exécutif de la Centrale syndicale a hérité d'un passif lourd et pour de nombreux Tunisiens, l'UGTT est passée du statut de rempart national à celui de coresponsable de la crise économique qui sévit depuis la décennie précédente.
Pour notre interlocuteur : " Les grèves à répétition (notamment dans le secteur de l’enseignement sous l'égide de Lassaâd Yaâkoubi), le blocage de la production de phosphate ayant forcé la Tunisie à en importer et la fermeture de nombreuses entreprises ont profondément érodé sa popularité. À cela s'ajoutent des affaires de corruption qui ont entaché la crédibilité de certains dirigeants.
Aujourd'hui, le principal défi financier et politique consiste à rétablir le mécanisme historique du prélèvement automatique des cotisations des adhérents directement sur les salaires, suspendu par l'État pour affaiblir la Centrale ". Comment, de fait, la nouvelle direction envisage de rendre à l'Union ses équilibres sur tous les niveaux ?
Un avenir flou ...
Pour les observateurs, le nouveau bureau exécutif fait face aujourd’hui à un défi titanesque et en premier lieu rétablir le prélèvement automatique des cotisations sur les salaires, suspendu par l’État. A cet effet, l'activiste et juriste, Salem Chérif, estime que " sans argent, rien ne marche et une organisation de la taille de l'Union générale tunisienne du travail ne peut fonctionner et continuer à remplir son rôle sans une assise financière solide et stable ".
Et d'ajouter : " Si le dégel actuel des relations avec le gouvernement laisse entrevoir un espoir, un retour à l’ancien système ne se fera pas sans contreparties strictes. Le gouvernement imposera certainement ses conditions : Une paix sociale durable avec l'interdiction des grèves sauvages dans les secteurs vitaux. Une transparence financière totale pour rompre avec l'opacité du passé. Une autorisation explicite et individuelle signée par chaque fonctionnaire, mettant fin au prélèvement automatique par défaut.
L'autre volet porte sur la ligne de conduite que devrait adopter le nouveau bureau exécutif pour survivre, il doit opérer une rupture radicale. Il doit acter son mea culpa concernant les excès passés, écarter les membres corrompus et passer d'un syndicalisme de blocage à un syndicalisme de proposition pour redresser les entreprises publiques. Enfin, l'UGTT doit moderniser son modèle de financement en digitalisant les adhésions directes pour s'affranchir de la dépendance de l'État.
C’est à ce prix, entre transparence et responsabilité nationale, que la centrale pourra reconquérir la confiance des Tunisiens et assumer ses charges, notamment envers ses propres salariés d’Al Chaab ".
Le retour progressif du dialogue entre le gouvernement et la nouvelle direction de l’UGTT pourrait ouvrir la voie à une reconstruction de la confiance, condition essentielle pour rétablir la stabilité sociale et financière de la Centrale syndicale.
M.B.S.M.
Coupe de Tunisie - Quarts de finale : Logique respectée ou possibles surprises?
Par Jamel Belhassen
La coupe de Tunisie atteint ce mercredi le Stade des quarts de finale après avoir connu le dernier qualifié des huitièmes, l'Espérance de Tunis. Ce tour met face à face seuls deux clubs de la Ligue 1, à savoir l'ESZarzis et le CABizertin.
Un duel équilibré et ouvert à tous les pronostics dans la mesure où les Sudistes viennent de retrouver la joie de jouer et de gagner après une longue periode de vaches maigres alors que les Nordistes viennt de changer d'entraîneur (!), Hidoussi ayant succédé à Ellili, il y a à peine une semaine. Ailleurs , les CSSfaxien, l'Espérance de Tunis et la JSOmrane seront opposés aux clubs divisionnaires, le SGabesien, le BSBouhajla et le PSSakiet Eddaier.
Des rencontres à leur portée mais attention à la suffisance d'autant plus que les premiers évolueront sans les joueurs étrangers, règlements obligent. Voici, en détails, le programme des quatre matches et les noms des arbitres désignés pour les diriger. A rappeler que tous ces quarts de finale se joueront en présence de la technologie de la VAR.
Aujourd'hui 15h30
Sfax: CSS- SG : Khaled Guider
Zarzis: ESZ- CAB: Emir Loussif
Demain 15h30
Bouhaja: BSB- EST: Nidhal Letaief
Sakiet Eddaier : PSSE- JSO: Seif Ouertani
J.B.
Investissement dans l’intelligence artificielle en Tunisie : Une exception qui ne confirme pas la règle…
Par Hassan GHEDIRI
La Tunisie se positionne deuxième du top 5 africain concentrant plus de 90% des financements levés par les startups IA dans le continent, mais…
Le résultat est extraordinaire sauf qu’il ne reflète toujours pas une orientation politique vers l’investissement massif dans l’écosystème des jeunes entreprises innovantes et les technologies de l’IA. La Tunisie s’est imposée comme deuxième pays en termes de levée des fonds par les startups en Afrique au cours de l’année 2025, et ce grâce à neuf startups spécialisées dans les technologies de l’intelligence artificielle (IA).
Talonnant le Kenya qui domine le classement avec 143 millions de dollars levés par 19 entreprises, la Tunisie a occupé la deuxième du top 5 africain suivie respectivement par l’Afrique du Sud, l’Egypte et le Nigeria. Neuf startups tunisiennes ont pu lever des fonds globaux d’un peu plus de 124 millions de dollars.
La Tunisie et le Kenya se sont ainsi vus tailler la part du lion des fonds globaux levés l’année dernière par tous les startups africaines dédiées à l’IA. Les pays formant le top5 africain sont représentés par les 159 startups spécialisées en intelligence artificielle ayant levé, courant 2025, des fonds étrangers d’un montant global de 803,2 millions de dollars.
Le classement de la Tunisie peut toutefois tromper du fait qu’il était tributaire de la percée exceptionnelle d’une startup qui a beaucoup fait parler d’elle au cours de ces dernières années, en l’occurrence InstaDeep.
Cette startup tunisienne spécialisé en IA a fait la une du monde des startups en 2023 lorsqu’elle a été rachetée par le géant allemand de la biotechnologie BioNTech pour une transaction record de près de 700 millions de dollars. InstaDeep à côté de la startup kényane Sama ont accaparé 25% de tous les fonds levés en 2025 par les startups africaines spécialisées en IA.
InstaDeep qui demeure jusqu’ici une exception dans l’écosystème des startups tunisiens de par la taille des fonds levés confirme en même temps la concentration extrême à l’échelle du continent des financements alloués à l’IA qui suscitent beaucoup d’interrogations quant à la durabilité et la résilience de l’ensemble des écosystèmes dédiés à l’IA dans le contient. Une concentration illustrée par la répartition géographique des fonds alloués à l’IA en Afrique puisque les cinq pays précités (Le Kenya, la Tunisie, l'Égypte, l'Afrique du Sud et le Nigeria) représentent plus de 90% des financements.
Le défi auquel se confronte l’Afrique sub-saharienne, et le même auquel s’expose la Tunisie. Il est question de l’implication de l’Etat à travers les investissements pour développer les infrastructures et les ressources technologies et pour soutenir des compétences en quête des opportunités et d’un écosystème mieux financé.
Car, comme l’affirment tous les spécialistes, les pays qui ne mettent pas rapidement en place des capacités de recherche en IA et qui ne déploient pas les ressources nécessaires pour rattraper leur retard technologique, risquent de se retrouver durablement dépendants des solutions développées à l’étranger ce qui compromet de facto leur souveraineté.
H.G.
Editorial : Le spectre flippant des pandémies futures…
Par Chokri Baccouche
Drôle de planète dans laquelle nous vivons : sitôt on y chasse un virus que son cousin germain débarque illico pour prendre la relève. Après le Covid-19 et ses nombreuses souches qui ont crée pas mal de pépins à l’humanité, place à la nouvelle variante du virus Ebola. Celle-ci fait parler d’elle ces derniers jours en République démocratique du Congo où elle a généré une épidémie.
Parti de Bunia, fin avril, avec un premier cas impliquant un infirmier décédé après avoir développé de fortes fièvres et des vomissements, la maladie s’est propagée depuis à la vitesse éclair. Dans un pays en proie à une guerre civile particulièrement dévastatrice, la transmission du virus a été favorisée par les cérémonies funéraires et les déplacements de corps à travers les régions.
Le bilan qui s’alourdit au fil des jours fait état de 246 cas suspects et 87 décès. Et pour ne rien arranger les choses, les spécialistes ont confirmé la présence de la souche Bundibugya d’Ebola, une variante rare dont il n’existe ni vaccin homologué, ni traitement spécifique.
Depuis la nuit des temps, il est une réalité biologique et historique indéniable à savoir que les virus ont toujours cohabité avec l’homme. Mais c’est l’accélération de leur fréquence et le risque accru de transmission qui sont devenus aujourd’hui des enjeux majeurs. Plusieurs raisons sont à l’origine de la menace croissante générée par les virus dont notamment la densité urbaine.
Les mégapoles abritent en effet plus de 40% de la population mondiale. Dans ces espaces confinés bondés d’individus, le virus se sent comme un poisson dans l’eau et peut se propager en quelques jours à des millions d’individus. Dans un monde globalisé, les vols internationaux, les migrations et le tourisme accélèrent cette diffusion à l’échelle planétaire, rendant chaque pays potentiellement vulnérable.
La déforestation, le braconnage et l’urbanisation rapprochent, par ailleurs, l’homme à des virus inconnus. Ebola, la rage ou encore certains coronavirus circulent naturellement dans des populations animales. Chaque nouveau contact est un pari risqué : certains virus franchissent la barrière d’espèce et deviennent capables d’infecter l’homme. Les préjudices causés par les bipèdes à l’environnement retournent à l’envoyeur par effet boomerang.
En raison du réchauffement climatique, les experts s’accordent à penser que des centaines de virus qui dormaient depuis des millions d’années sous la glace en Sibérie ou dans les régions polaires, sortent peu à peu de leur longue hibernation et menacent de grossir la liste des agents infectieux actuellement en activité. Et comme si cela ne suffisait pas, Les virus mutent constamment, certains développant une résistance aux traitements existants.
Le Covid-19 a d’ailleurs montré que de nouvelles variantes pouvaient émerger en quelques semaines, modifiant la transmissibilité ou la gravité de l’infection. Pour tout dire, l’humanité n’est pas du tout à l’abri d’un scénario catastrophe si elle a affaire à un virus combinant une haute transmissibilité et une létalité élevée, comme cela s‘est produit dans la première moitié du siècle dernier avec la grippe espagnole qui a fait des millions de morts à travers le monde.
A ce tableau flippant s’ajoute bien évidemment l’utilisation des toxines à des fins militaires. Si l'utilisation empirique de substances contaminées remonte à l'Antiquité, le XXe siècle a vu le développement de laboratoires spécialisés capables de militariser des agents pathogènes. Même si leur usage est formellement proscrit par le droit international, les armes biologiques sont toujours en vigueur.
Les humains ne sont jamais à cours d’idées… saugrenues et inhumaines pour décimer, affaiblir ou neutraliser leurs propres congénères pour asseoir leur hégémonie ou imposer leur diktat. En cela, on peut vraiment dire qu’ils portent les… germes de leur propre destruction.
Qu’ils s’appellent Covid, Hantavirus, Ebola ou Bundibugya, les virus font planer le spectre des pandémies futures. En raison de leur vitesse de propagation et de leur potentiel particulièrement destructeur au double plan économique et sanitaire, ceux-ci s’imposent en véritable défi existentiel pour l’ensemble de l’humanité. Pour s’en sortir, la coopération internationale doit être impérativement aux avant-postes particulièrement en matière de surveillance et dans les domaines de la recherche et la prévention.
Le retrait, en janvier 2026, des Etats-Unis de l’Organisation mondiale de la Santé est un coup dur qui a privé l’agence onusienne de son plus gros contributeur financier. Par souci de salubrité planétaire, la communauté internationale doit se serrer les coudes et mettre la main à la poche afin de permettre à l’OMS de financer ses programmes de santé mondiaux et particulièrement ceux visant l’éradication et la prévention des maladies infectieuses.
La question ne doit pas se poser en principe car les virus ne connaissent pas les frontières et transcendent les limites géographiques de tous les pays. Et peu importe s’ils sont extrêmement riches ou particulièrement vulnérables et pauvres.
C.B.
Le festival « Beirut Animation Nights » fait escale à CinéMadart pour une soirée engagée et solidaire
La salle CinéMadart à Carthage accueillera, demain le jeudi 21 mai à 19h30, une projection exceptionnelle du programme « Beirut Animation Nights ». Rendez-vous placé sous le signe de la création, de la solidarité et de la résilience.
Cette soirée sera marquée par la projection de sept courts- métrages d’animation d’auteurs et d’autrices du Liban, de Jordanie, du Maroc et de Syrie, dans le cadre d’une tournée internationale qui met la culture au service d’une cause humanitaire.
Créé par le cinéaste primé Nicolas Fattouh, « Beirut Animation Nights » s’est donné pour mission de faire découvrir au public différentes formes de narration et de techniques d’animation. Depuis sa création, le festival s’impose comme une vitrine de la vitalité et de la diversité de l’animation libanaise et arabe contemporaine.
Cette séance tunisienne dépasse la simple projection cinématographique. Elle va au-delà pour être une forme de solidarité artistique et humaine. L’intégralité des recettes des billets, ainsi que les dons collectés sur place, seront reversés à la Croix-Rouge libanaise afin de soutenir les efforts de secours d’urgence en faveur des victimes de l’agression militaire israélienne contre le Liban, précise le communiqué de presse.
La tournée internationale du festival s’inscrit en effet dans un contexte dramatique : plus de 1 450 personnes ont été tuées, dont 126 enfants, et plus de 1,2 million de personnes soit près de 22 % de la population ont été déplacées. Des familles entières ont dû fuir sans refuge, tandis que des écoles ont été transformées en centres d’hébergement. Plus de 40 % des élèves libanais ont été contraints de quitter leurs établissements, précise la même source, rappelant cette tragédie que vit le Pays du Cèdre.
Face à cette crise, « Beirut Animation Nights » fait de l’art un outil de résistance et une lueur d’espoir en apportant une aide concrète aux populations touchées, soutenant les artistes pour maintenir la scène vivante et propulser la créativité.
L’animation arabe à l’honneur
S’agissant du programme « tunisien », il offre à total à voir sept courts-métrages d’une durée totale de 67 minutes, qui abordent des thèmes d’actualité tels que : la censure, la mémoire, l’exil, l’amour ou encore la résistance.
Parmi les films projetés figurent « Downfall » de Rona Fayyad (Liban, 3 min), « Shadows » de Rand Beiruty (Jordanie, 14 min), « Crowman » de Yohan Abdelnour (Liban, 7 min) et « Samt » de Chadi Aoun (Liban, 15 min). Le Maroc sera représenté par « Shadow of the Butterflies » de Sofia El Khyari (9 min), tandis que la Syrie participera avec « As I Was a Tree » de Jalal Maghout (17 min). La sélection s’achèvera avec « The Weight of It All » de Melinda Mouzannar (Liban, 1 min 55).
Les billets sont disponibles au guichet du cinéma et en ligne, tandis que des dons pourront être effectués directement sur place au profit de la Croix-Rouge libanaise. Plus qu’une séance de cinéma, « Beirut Animation Nights » à Tunis se présente comme un rendez-vous où l’art, la mémoire et l’engagement se rejoignent pour rappeler le rôle essentiel de la culture face aux crises.
Imen.A.
















