Ligue des champions : Le Bayern s'impose au Bernabeu, mais le Real n’est pas encore KO
Le choc a tenu ses promesses. Dans un match animé, le Bayern Munich a remporté son quart de finale aller de Ligue des champions sur la pelouse du Real Madrid (2-1). Dominés, parfois asphyxiés mais toujours capables de créer du danger, les Madrilènes ont gardé un espoir de qualification après la réduction du score de Kylian Mbappé. Luis Diaz et Harry Kane ont marqué les buts bavarois.
Le choc des titans. Le quart de finale aller de Ligue des champions entre le Real Madrid et le Bayern Munich a livré toutes ses promesses et préfigure un match retour bouillant à l’Allianz Arena, dans huit jours. Les Bavarois ont pris un léger avantage en s’imposant sur la pelouse madrilène, avec un petit but d’avance (1-2). Dominateurs et impressionnants collectivement, les Allemands n’ont pas volé leur victoire face à leur adversaire historique sur la scène européenne. Les Merengue se sont quand même donné le droit d’y croire grâce à un but de Kylian Mbappé dans un temps fort. Manuel Neuer, auteur de multiples arrêts, et Michael Olise, qui a signé une énième passe décisive, ont été les hommes forts du Bayern Munich.
Dans l’autre match de la soirée, Arsenal a fini par faire sauter le verrou. Assez peu inspirés offensivement, les Gunners ont dû patienter jusqu'au temps additionnel pour trouver la faille sur la pelouse du Sporting, (1-0). C'est encore une fois Kai Havertz, déjà très important lors du tour précédent, qui a marqué l'unique but de la rencontre.
Championnat mondial de calcul mental à Istanbul : Un élève de Teboursouk remporte la 1e place
Le jeune Iyad Bourio, élève de l’école primaire de Teboursouk dans le gouvernorat de Béja, a remporté la première place au Championnat mondial de calcul mental lors du Sommet international des génies 2026 à Istanbul, en Turquie, a annoncé le ministère de l’Éducation.
Âgé de 8 ans et en troisième année primaire, Iyad s’est distingué face à un grand nombre de participants venus du monde entier.
La compétition, qui s’est tenue le 2 avril, était supervisée par des experts en calcul mental et regroupait des enfants et jeunes de plusieurs pays.
Les épreuves de calcul mental se déroulent sur plusieurs niveaux et exigent une grande rapidité et agilité intellectuelle, permettant de résoudre de nombreuses opérations en un temps très limité, sans utiliser de calculatrice.
Guerre contre l’Iran : Trump accepte une suspension des frappes pendant deux semaines
Selon plusieurs sources concordantes, l’information est globalement vraie mais mérite d’être nuancée. Le président américain Donald Trump a annoncé une pause temporaire des frappes contre l’Iran, dans le cadre d’une proposition de médiation internationale.
D’après des informations récentes, les États-Unis ont accepté un cessez-le-feu de deux semaines, proposé notamment par le Pakistan, afin de laisser une fenêtre à la diplomatie et à d’éventuelles négociations.
Perenco en Tunisie : Vers un recentrage et même un risque de retrait !
Les évolutions récentes de la présence de la société pétrolière Perenco en Tunisie traduisent, malheureusement, une stratégie claire de désengagement progressif. Après avoir restructuré ses activités en créant des entités distinctes par actif, le groupe serait aujourd’hui en cours de finalisation d’une transaction visant à céder les sociétés détenant les actifs de Chergui, Baguel et El Franig.
À l’issue de cette opération, Perenco ne conserverait en Tunisie qu’une seule entité, limitée au champ offshore d’Ashtart. Ce recentrage extrême constitue un signal fort et préoccupant : il traduit une volonté de réduction maximale de l’exposition du groupe dans le pays et laisse entrevoir le risque d’un retrait total à court ou à moyen terme.
Dans ce contexte, la non-approbation, à ce jour, de la convention de renouvellement d’Ashtart constitue un point critique. Elle pourrait offrir à Perenco un argument pour se désengager, évitant ainsi à la fois un programme de développement d’une grande valeur et, surtout, des obligations d’abandon dont le coût est estimé à quelque 400 millions USD (en quote-part Perenco).
Le risque pour l’ETAP et, au-delà, pour les finances publiques, est considérable : en cas de retrait du partenaire, une part significative de ces coûts incompressibles pourrait se retrouver à la charge de la partie tunisienne.
Il est donc impératif que les parlementaires mesurent pleinement l’enjeu et procèdent à l’approbation de la convention dans les meilleurs délais, afin de sécuriser les engagements du partenaire, de préserver les intérêts de l’État.
K.Z.
Ligue des champions- demi-finale aller- ce dimanche à Rades : Espérance- Sundowns : retour de Toughai, Diarra et Boualia
Par Jamel Belhassen
L'Espérance de Tunis, le représentant tunisien en Ligue des champions d'Afrique se prépare activement au match aller de la demi-finale de ce dimanche 12 avril contre Mamelodi Sundowns à 20 heures au stade de Rades.
L'équipe a repris les entraînements, lundi au Parc B avec un effectif au complet ou presque avec le retour de Toughai, absent au clasico de Sousse, de Diarra en attendant Boualia qui devrait rejoindre le groupe demain après avoir récupéré de sa récente blessure.
Des entraînements à huis clos
A l'exception de la séance de mercredi qui sera ouverte au public, tous les entraînements de la semaine sont programmés à huis clos, question d'assurer aux joueurs la concentration nécessaire avant ce grand rendez-vous que les Sang et Or, toutes parties confondues, tiennent à réussir avec le meilleur score possible. Il suffit de savoir que les trente cinq mille billets mis en vente se sont écoulés lundi en quelques petites heures.
C'est dire que l'engouement du public pour ce match est impressionnant. Il appartient maintenant au staff technique et aux joueurs d'être prêts le jour J pour permettre à l'equipe de se présenter sous son meilleur visage. Patrice Beaumelle pourra aussi compter sur tous les joueurs étrangers, ce qui lui offre une multitude de solutions dans les trois compartiments du jeu.
Des gars comme Toughai, Ogbelu, Sasse, Danho ou Diarra associés aux Tunisiens Ben Said, Ben Hamida, Tka, Haj Ali et Jelassi ont les moyens de faire le bonheur de tous les fans face un Mamelodi Sundowns, dirigé par Miguel Cardoso, qui connaît bien l'Espérance depuis son passage au Parc B , il y a deux ans et qui pratique un football offensif de qualité mais qui possède aussi certaines défaillances, derrière.
J.B.
Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI) : Pour un débat d’évaluation de cette institution
Plusieurs organisations cinématographiques professionnelles ont appelé à l’ouverture d’un dialogue avec les autorités de tutelle, après des informations circulant évoquant une éventuelle restructuration ou fermeture du Centre National du Cinéma et de l’Image (CNCI).
Aucune annonce officielle du ministère des Affaires culturelles n’a été faite à ce stade. Une réunion tenue le 27 mars a porté sur le fonctionnement des établissements publics à caractère non administratif, notamment sur les questions de gouvernance et de gestion, selon un communiqué du ministère.
Dans un communiqué daté du 2 avril, la Chambre syndicale nationale des producteurs de cinéma et de l’audiovisuel, relevant de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), a plaidé pour une « approche participative ». Elle appelle à associer les professionnels à toute décision afin de préserver les acquis du secteur.
De son côté, l’Union professionnelle de l’industrie cinématographique et audiovisuelle (UPICA) a exprimé, dans un communiqué daté du 1er avril, son rejet de toute démarche visant à supprimer ou affaiblir le Centre, soulignant son rôle structurant et appelant au respect des cadres législatifs en vigueur.
Auparavant, le Syndicat indépendant des réalisateurs producteurs (SIRP) s’était dit inquiet, dans un communiqué daté du 31 mars, d’informations évoquant une éventuelle fermeture du Centre, qu’il a qualifié d’« acquis national » et de « pilier » du secteur, appelant à une gouvernance « participative et transparente ».
Les organisations ont mis en garde contre des décisions « précipitées » et appelé à l’ouverture de concertations avec les professionnels.
Le CNCI poursuit par ailleurs ses activités. Un appel à candidatures pour le poste de directeur de la Cinémathèque tunisienne a été lancé début mars 2026.
Journées du film francophone à Tunis, Sousse et Sfax : Cap sur les cinémas francophones
Par Imen Abderrahmani
Avec le film tunisien « Par-delà les montagnes » de Mohamed Ben Attia, s’ouvrira le 9 avril à Tunis, la première édition des Journées du film francophone « CineF ».
Voilà une manifestation dédiée entièrement aux cinématographies francophones. « CineF », une nouvelle fenêtre qui s’ouvrira du 9 au 25 avril 2026, Tunis, Sousse et Sfax sur des œuvres marquantes d’ici et là. Porté par le Groupe des ambassadeurs francophones de Tunisie (GAF) et coordonnée par la Délégation générale Wallonie-Bruxelles en Tunisie, ce rendez-vous dans sa 1ère édition tentera de toucher les cinéphiles francophones, le grand public, à travers des projections aux Instituts français de Tunisie (Tunis, Sousse et Sfax) ainsi qu’au Centre d’art B7L9.
Au total : 15 films venus de 13 pays sont sur le catalogue de cette manifestation qui « mettra en lumière la vitalité et l’ancrage international de la production cinématographique francophone », tout en donnant au public tunisien l’occasion de découvrir des œuvres rarement programmées sur les écrans locaux. Thriller politique, drames familiaux, récits d’exil, films d’animation, questionnements liés à l’intelligence artificielle, à l’égalité ou à la quête d’identité : « la programmation se veut un espace de rencontres et d’émotions où la pluralité des regards compose une véritable cartographie du cinéma francophone contemporain », lit-on dans les notes de présentation dans les notes de présentation de cette édition, qui se distingue par une programmation réunissant des films de Tunisie, Argentine, Autriche, Belgique, Bulgarie, du Canada, de la Côte d’Ivoire, de la République démocratique du Congo, de France, de Grèce, du Maroc, de la Serbie, de la Suisse ainsi que de Wallonie-Bruxelles.
A voir et revoir
Le film d’ouverture, « Par-delà les montagnes » explore les profondeurs d’une relation père-fils à la frontière du fantastique et du drame psychologique. Après quatre ans de prison, Rafik retrouve la liberté et enlève son fils pour lui révéler un secret troublant : il affirme pouvoir voler. Le récit se déploie alors en road-movie dans les montagnes tunisiennes, entre vertige poétique et ambiguïté psychologique.
Le programme de cette édition propose une sélection particulièrement riche et internationale : la Bulgarie sera présente avec « Sylvie Vartan : Par Amour » de Emma Konstantinova, tandis que le Maroc proposera « Empreintes du vent » de Leila Triqui et «Indivision » de Leila Kilani. La Côte d’Ivoire participera avec « Marabout Chéri » de Kadhy Touré et Luis Marques, le Canada avec « La Mort n’existe pas » Félix Dufour-Laperrière, la Suisse avec « Qui vit encore » de Nicolas Wadimoff et Lyana Saleh, et l’Argentine avec le thriller politique « El Presidente » de Santiago Mitre. L’Autriche présentera « Les Rêvés » de Ruth Beckermann, tandis que l’animation sera représentée par « Flow, le chat qui n’avait plus peur de l’eau » Gints Zilbalodis (coproduction Belgique/France/Lettonie). La République démocratique du Congo participera avec « Rumba Royale » de Yohane Dean Lengol et Hamed Mobasser, la Belgique avec « Jeunes Mères » des frères Luc et Jean-Pierre Dardenne, la France avec « Mars Express » de Jérémie Périn, la Grèce avec « My Name is Eftihia » de Angelos Frantzis et la Serbie avec « Le Roi des Aulnes » de Goran Radovanovic.
S’agissant des horaires des projections, vous n’avez qu’à consulter les pages des Instituts français de Tunisie sur les réseaux sociaux ou également de la Délégation de Wallonie-Bruxelles en Tunisie.
En rassemblant des œuvres venues d’horizons multiples, CineF affirme sa vocation : créer un dialogue entre les publics et les cinémas francophones, et offrir aux cinéphiles tunisiens une fenêtre ouverte sur des imaginaires souvent absents des circuits de diffusion. Une première édition qui s’annonce déjà comme un rendez-vous incontournable du calendrier culturel.
Imen.A.
Olympiade nationale de la broderie sur la jebba masculine : L’artisan Lassaad Attia sacré lauréat
L’artisan Lassaad Attia, représentant du gouvernorat de Tunis, a remporté le premier prix de « l’Olympiade nationale de la broderie sur la jebba masculine (Naqsh et Tahlil) » devant 11 participants.
Le jury de cette olympiade, tenue dans le cadre de la 42ème édition du Salon de l’innovation dans l’artisanat traditionnel (de 27 mars au 05 avril 2026) au parc salon des expositions du Kram, a décerné le 2eme prix à l’artisan Issam Ben Nasr (gouvernorat de Tunis), alors que le 3ème prix est revenu à l’artisan Hafedh El Harhouri, du gouvernorat de Kasserine.
Le 4ème prix, dédié à la qualité, est revenu à l’artisan Kaïs Riahi (gouvernorat de la Manouba).
A rappeler que les candidats sont issus de sept gouvernorats; à savoir la Manouba, Tunis, Sousse, Ben Arous, Nabeul, Kasserine et Gabès.
Selon les organisateurs, cette olympiade s’inscrit dans le cadre des efforts visant à valoriser l’artisanat traditionnel tunisien, d’encourager l’innovation dans le domaine de la broderie de la jebba masculine et de préserver ce patrimoine culturel en valorisant les savoir-faire artisanaux et l’esthétisme, la qualité et l’efficacité de l’exécution et la production.
Plus de financement pour les produits non prioritaires importés : Les PME, premières victimes d'une décision largement contestée...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La décision de la BCT de restreindre le financement par les banques de l'importation des produits classés non prioritaires a suscité la colère des professionnels. Que disent les experts à ce sujet et quel est l'impact de cette mesure sur les entreprises notamment les PME?
Un communiqué récemment publié par la Banque centrale de Tunisie (BCT) imposant des restrictions strictes sur le financement des importations classées comme produits « non prioritaires », a suscité de vives critiques dans le paysage économique tunisien. Des acteurs économiques estiment que « cette décision place des milliers d’entreprises dans une situation financière difficile», tandis que d’autres considèrent qu’il s’agit d’« une mesure qui fait payer le prix aux acteurs les plus fragiles en période de crise, alors que les groupes dominants sur les marchés en profitent».
Le communiqué de la Banque centrale comprend, en effet, des mesures limitant le financement des importations de certains produits « non prioritaires », dans une démarche qui, selon la BCT, vise à rationaliser les importations et à préserver les réserves en devises du pays.
Il s'agit de la circulaire n°4 de l’année 2026, publiée le 26 mars 2026, qui stipule que les banques agréées ne peuvent accorder aucun crédit ni financement pour l’importation d’une liste spécifique de biens, sauf si l’importateur couvre la totalité de la valeur de la marchandise en espèces (100 %) avant le début de l’opération de domiciliation.
Cette interdiction concerne tous les moyens de paiement, y compris les crédits documentaires, les virements bancaires et les lettres de change. Du coup, aussi bien les professionnels que les experts sont montrés au créneau pour dénoncer une mesure de nature à fragiliser toute l'économie nationale...
Effets néfastes ...
Pour l'expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : " L’interdiction couvre toutes les formes de financement, tels que les prêts bancaires, les avances financières et les garanties bancaires, avec certaines exceptions, notamment les marchés publics au profit de l’État, des entreprises publiques et des collectivités locales, ainsi que les opérations en cours avant la publication de la circulaire et pour lesquelles les banques se sont déjà engagées.
Sont également exclues les importations nécessaires aux activités de production des entreprises industrielles, sous réserve de la présentation d’une fiche technique du ministère de l’Industrie prouvant que le produit est directement lié à l’activité de l’entreprise, ainsi que les importations dans le cadre du régime de transformation en vue de la réexportation, après obtention d’une autorisation.
Cette décision couvre une longue liste de produits « non prioritaires », notamment les voitures particulières, les vêtements et textiles, les produits alimentaires de luxe tels que les fromages, les fruits exotiques (bananes, ananas, avocats), les fruits secs (amandes, pistaches), le miel et les confiseries, les boissons gazeuses et l’eau minérale, ainsi que les poissons de luxe et les crustacés. En vertu de cette décision, les commerçants ne peuvent plus importer des « biens de luxe » ou « non essentiels » en recourant à des crédits bancaires.
Ils sont donc tenus de financer ces achats à partir de leurs propres ressources avant l’importation, ce qui a suscité de nombreuses critiques". Et d'ajouter : " plusieurs parties ont été surprises par une décision inattendue de la Banque centrale de Tunisie imposant aux entreprises de financer à 100 % les importations de certains produits à partir de leurs propres ressources, alors qu’elle attendait des mesures concrètes pour soutenir les PME et les artisans.
Certes, la décision vise à protéger les réserves en devises, mais elle place en contrepartie des milliers d’entreprises dans une situation financière difficile et menace directement leur survie et leur stabilité. Les professionnels ont, alors, dans leur majorité exprimé leur rejet de toute décision prise sans une réelle concertation avec les représentants des PME, dénonçant le fait de faire supporter aux entreprises les conséquences d’une crise financière et économique dont elles ne sont pas responsables.
Il faut, en outre, mettre en garde contre les graves répercussions de cette décision sur le secteur automobile qui est le plus touché, notamment en raison de l’inclusion dans la circulaire des pièces de rechange non d’origine, des pneus provenant de certaines sources, des huiles et liquides non homologués, des accessoires automobiles, ainsi que des équipements secondaires comme les téléphones à faible valeur ou non professionnels et les accessoires électroniques.".
De son côté le CONECT a précisé que " concernant les répercussions de cette décision, l’Union estime qu’elle pourrait entraîner un arrêt des importations, une forte hausse des prix, des pénuries de certains produits, une baisse de l’activité économique, des risques pour l’emploi et une expansion du marché parallèle.
L'Union à, par, ailleurs, appelé à prendre plusieurs « mesures urgentes », notamment la révision de la décision en distinguant les secteurs vitaux, la mise en place de solutions de financement flexibles et temporaires au lieu d’une interdiction totale, l’implication des organisations professionnelles dans les décisions économiques et l’élaboration d’un plan de réforme économique clair plutôt que des solutions provisoires.
A noter que le CONECT a souligné dans un communiqué que « la véritable réforme ne se fait pas par des décisions choc, mais par une vision commune et équitable qui préserve les droits de l’État, de l’entreprise et du citoyen », estimant que « sauver l’économie ne passe pas par l’asphyxie des entreprises, mais par leur soutien afin qu’elles puissent résister et se développer », selon le communiqué.
Entre nécessité de préserver les équilibres financiers du pays et urgence de soutenir le tissu économique, la décision de la BCT met en lumière un dilemme crucial : sauver les réserves aujourd’hui sans sacrifier les entreprises de demain.
M.B.S.M.
Salon annuel des arts de Sfax : Dar Jellouli accueillera les festivités
La 30ème édition du Salon annuel des arts de Sfax ayant pour thème « Mémoire et traversée » se tiendra du 10 au 25 avril 2026 au musée Dar Jellouli au cœur de la Médina.
Les festivités démarrent le vendredi 10 avril par un hommage à l’invité d’honneur de cette édition, l’artiste-plasticien Baker Ben Fredj qui sera organisé l’après-midi, suivi d’une prestation musicale de l’artiste Aref Medhioub et d’une cérémonie marquant l’inauguration du Salon.
Les visiteurs du Salon et les amateurs d’arts plastiques sont attendus à la salle de conférence de la municipalité de Sfax le vendredi 17 avril pour une rencontre intellectuelle sur le thème « La pratique artistique dans les lieux de mémoire : les enjeux et les défis de l’exposition ».
Le rideau tombera le 25 avril 2026 au Musée Dar Jellouli, où les festivités de clôture débuteront à 15h30 par une performance de l’artiste plasticien Bachir Karchène, suivie d’une allocution du jury des œuvres d’art et de l’annonce des lauréats du concours des meilleurs œuvres d’art. Le programme comporte également une allocution du jury du meilleur essai critique et la remise du Prix au lauréat ou à la lauréate, avant un hommage à tous les artistes-plasticiens ayant participé à cette édition
Editorial : Agir en amont - Par Hassan GHEDIRI
Donald Trump a explosé de rage dimanche. Il a menacé dans un vocabulaire qui frôle la limite de la vulgarité d’ordonner la destruction de tous les ponts et les installations énergétique dans tout l’Iran. Une menace qui sera exécutée aujourd’hui, mardi 7 avril, comme il a expliqué à travers la publication incendiaire diffusée dimanche à travers son réseau Social Truth
Le très imprévisible président américain qui semble perdre son self-control en se voyant incapable d’atteindre les objectifs visés par l’offensive contre l’Iran dans les délais déterminés initialement, a posé, samedi soir, un nouvel ultimatum de 48 heures à Téhéran pour rouvrir le détroit d’Ormuz. L’ultimatum qui expire aujourd’hui, a vite été rejeté par les forces armées iraniennes, ouvrant la voie à tous les scénarios imaginables.
En menaçant de faire « déchainer les enfers » sur l’Iran si elle n’abdique pas, Trump tente d’éviter les conséquences cauchemardesques d’une paralysie prolongée des chaines de ravitaillements mondiales de l’énergie. L’Ultimatum américain qualifié par les Iraniens de « stupide », traduit en effet l’angoisse grandissante qui s’empare du marché du pétrole dans le monde. C’est, en effet, ce que laissait entendre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et leurs alliés (Opep+) dans un communiqué publié dimanche 5 avril.
L’Organisation a retiré son appel à garantir la continuité de l’approvisionnement mondial en pétrole à travers la protection des voies maritimes, faisant notamment référence au détroit d’Ormuz bloqué par Téhéran et par lequel transitait un cinquième des hydrocarbures consommés dans le monde.
Elle a toutefois estimé que même si le conflit au Moyen-Orient prenait fin, l’approvisionnement en pétrole dans le monde va être durablement affecté au vu des dommages considérables subis par les installations énergétiques des pays du Golfe et dont la remise en état sera très couteuse et prendra beaucoup de temps.
Une situation qui laisse entrevoir des jours difficiles pour le monde entier, surtout les économies déjà en souffrance. Selon toute vraisemblance, c’est l’Afrique qui se verra payer un lourd tribut à cette guerre. Quand on dit l’Afrique, la Tunisie est bel et bien concernée.
Une alerte ne laissant pas l’ombre d’un doute sur ce que l’ensemble du continent africain est sur le point d’endurer des suites de la guerre au Moyen-Orient, vient d’ailleurs tout juste d’être lancée par l’Union Africaine, la Banque africaine de développement et un nombre d’institutions onusiennes à travers un rapport publié samedi 4 avril.
Les auteurs dudit rapport pensent que le choc commercial provoqué par le conflit pourrait rapidement dégénérer en crise du coût de la vie dans tout le continent à cause de la hausse des prix de l’énergie et de l’alimentation, des coûts de transport et des assurances et des pressions sur les monnaies nationales ce qui est de nature à aggraver considérablement les déficits budgétaires des Etats.
L’on souligne dans le même document que plus le conflit dure plus les perturbations dans l'acheminement de l'énergie et des engrais s'aggravent, ce qui finira par ralentir davantage le rythme de la croissance en Afrique. Les pays qui importent l’essentiel de leurs besoins en pétrole et gaz, tel que ce le cas de la Tunisie, seront sévèrement touchés.
Le choc risque de se répandre pour affecter la sécurité alimentaire à cause des perturbations de production et d’approvisionnement d'engrais, ce qui fait augmenter leur coût et imiter leur disponibilité pour les agriculteurs, avait-on également averti.
Les choses étant ce qu’elles sont, les Tunisiens ne seront donc malheureusement pas au bout de leur peine. Eux qui observent depuis quelques temps, impuissants, leur pouvoir d’achat s’éroder sur fond de la mystérieuse envolée prix des denrées alimentaires essentielles des produits de consommation courante. Une situation qui perdure et qui donne du fil à retordre aux autorités publiques se contentant jusqu’ici des opérations coup de poing ciblant les circuits de distribution contre la spéculation, le monopole et les hausses injustifiées des prix.
Il est d’autant plus urgent d’agir en amont en soutenant la production nationale. La priorité doit être clairement recentrée sur un soutien structuré et durable aux agriculteurs et aux industriels, à travers des mécanismes d’encouragement ciblés, des incitations à l’investissement et des programmes de développement ambitieux.
Il s’agit notamment de faciliter l’accès au financement, de moderniser les filières de production, de sécuriser les intrants stratégiques et de renforcer les capacités de transformation locale. C’est-à-dire bâtir une économie autonome capable d’assurer l’autosuffisance dans tous les domaines.
H.G.
La nuit ne semble pas porter conseil à Trump : « L’Iran peut tomber en une seule nuit » !
Le président américain Donald Trump a déclaré ce lundi 6 avril que l’Iran « peut tomber en une seule nuit, peut-être que ce sera demain », tout en saluant la réussite d’une opération militaire américaine qualifiée d’« historique » pour secourir deux pilotes tombés en territoire iranien la semaine dernière.
« Les deux membres se sont éjectés de l’avion et j’ai dit que l’armée américaine ferait tout ce qui est nécessaire pour ramener nos soldats à la maison », a-t-il affirmé, évoquant la présence de « milliers de soldats » iraniens mobilisés pour rechercher l’un des officiers.
Pluies et barrages : Nette amélioration du taux de remplissage
La situation hydraulique en Tunisie a enregistré, une amélioration remarquable, avec un taux de remplissage des barrages du Nord atteignant environ 68 %, représentant ainsi un signe positif prévoyant une résolution de la crise de l’eau, notamment à l’approche de la saison estivale.
Dans ce cadre, près de 147 millions de mètres cubes d’eau ont été alloués aux périmètres publics irrigués (PPI), ce qui permettra de soutenir l’activité agricole et de répondre aux besoins en irrigation, selon les déclarations du responsable à la Direction générale du génie rural et de l’exploitation des Eaux, au ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche, Kamel El Meddeb, accordées à l’Agence TAP, à l’occasion d’une récente visite dans le gouvernorat de Siliana.
Cette amélioration devrait contribuer à renforcer la production agricole, notamment pour les grandes cultures, les légumes, et les agrumes, à alléger la pression sur l’importation, et à stabiliser, par conséquent, les prix sur le marché local.
On s’attend également à ce que la plupart des zones irriguées reprennent leur activité au cours de la prochaine période, notamment celles liées aux grands barrages, à l’instar du système du barrage de Sidi Salem, qui couvre d’importantes superficies de terres agricoles (environ 1 000 hectares).
De même, les régions de Medjez el-Bab, Testour, Goubellat, El Hari, la Manouba et Sidi Thabet, ainsi que les zones irriguées consacrées à la culture des agrumes dans le gouvernorat de Nabeul, devraient bénéficier de ces apports en eau.
Guerre contre l’Iran : Téhéran rejette le cessez-le-feu et présente ses propres demandes
L'Iran a rejeté le plan américain visant à mettre fin à la guerre et soumis une contre-proposition en 10 points, a rapporté lundi l'agence de presse d'Etat IRNA.
Après "deux semaines d'examen au plus haut niveau", la République islamique a rejeté le cessez-le-feu et présenté ses propres demandes, qui prévoient un mécanisme de passage sécurisé dans le détroit d'Ormuz et une levée des sanctions contre le pays, a ajouté IRNA.
Dans la foulée, le président américain Donald Trump a indiqué avoir pris connaissance des exigences iraniennes et a affirmé qu'elles ne permettraient pas d'aboutir à un cessez-le-feu. "Ils ont fait une proposition et c'est une proposition significative... Ce n'est pas suffisant, mais c'est une étape significative", a déclaré le dirigeant américain dans une vidéo publiée sur le compte X de la Maison-Blanche.
Interrogé par un journaliste sur sa volonté de poursuivre la guerre, Donald Trump a répondu: "Vous verrez bien".
26e anniversaire du décès de Habib Bourguiba : Il continuera, contre vents et marées, à marquer les esprits
Malgré son éloignement et mise sous résidence surveillée à Monastir, la mort de Habib Bourguiba, l’ancien président de la République, le « Combattant suprême » et le bâtisseur de la Tunisie moderne, un certain 6 avril 2000, a été fortement ressentie au sein d’un peuple qui lui vouait estime, fidélité et gratitude.
Cette triste nouvelle va pousser le président Ben Ali à décréter un deuil national de sept jours et le transfert de la dépouille de l’illustre disparu à la maison du Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), à Tunis, vendredi 7 avril, pour lui rendre un ultime hommage et se recueillir à sa mémoire, avant de le conduire, le samedi après-midi, à sa dernière demeure au mausolée de sa famille, à Monastir, sa ville natale.
Pour les Tunisiens, une glorieuse page de l’histoire du pays venait d’être tournée, mais Bourguiba, qui a toujours su marquer les esprits, restera à jamais en mémoire. C’est aussi paradoxal que logique ; Bourguiba est mort, mais le bourguibisme, quasiment « enterré » par Ben Ali, a commencé, ce jour-là, à revivre. C’est que, 26 ans après cette journée historique, son souvenir reste intact, son œuvre continue d’inspirer et son héritage demeure profondément ancré dans l’âme tunisienne.
Dès la première année de l'indépendance, Bourguiba inaugure un train de réformes législatives, dont le fleuron reste le code du statut personnel (CSP). Promulgué le 13 août 1956, il accorde à la femme des droits sans équivalent dans le monde arabe. Il abolit notamment la polygamie et la répudiation, et exige, pour le mariage, le consentement mutuel des futurs époux. Cette attaque contre les sources de la discrimination contre les femmes fait des Tunisiennes des privilégiées au Maghreb et au Proche-Orient.
En devenant le premier président de la République, le 25 juillet 1957, après avoir aboli la monarchie dans un climat de liesse générale, Habib Bourguiba poursuit son projet de construction d'un État moderne. Il voit dans la gratuité de l'enseignement, auquel il accorde une bonne part du budget de l’Etat, le meilleur outil de lutte contre le sous-développement. Un pari qu’il a réussi pour mettre le pays au diapason de la modernité.
Autre témoignage de la grandeur de ce Président et Leader hors normes, le jour de ses funérailles, la Tunisie a vu défiler des chefs d’État et des dirigeants du monde entier, venus lui rendre hommage. Le président français Jacques Chirac, le leader palestinien Yasser Arafat, ainsi que plusieurs dirigeants africains, arabes et européens y étaient. Cette présence massive témoignait du respect et de l’admiration qu’inspirait Bourguiba bien au-delà des frontières tunisiennes. Son engagement en faveur du dialogue et de la paix, notamment sur la question palestinienne, lui avait valu une reconnaissance internationale, et sa disparition a marqué bien au-delà du monde arabe. Ce fut un moment solennel, une reconnaissance mondiale de son rôle dans la lutte pour l’indépendance et la construction d’un État moderne.
Les Tunisiens, reconnaissants, continuent, d’ailleurs, à considérer son long règne, jusqu’au 7 novembre 1987, comme « le bon vieux temps ». Il aura toutes les raisons du monde à se considérer quasiment « unique » dans son genre : « Il ne sera pas facile de remplacer un homme comme moi. Sur le plan sentimental, il y a entre le peuple tunisien et moi quarante ans de vie passée ensemble, de souffrances subies en commun, ce qui n'existera pas avec celui qui viendra après moi ». Prononcées en 1972, ces paroles immodestes de l'ex-président de la Tunisie, Habib Bourguiba, ont retrouvé, dès l'annonce de son décès, le jeudi 6 avril 2000, leur force prophétique.
Sacré Bourguiba…
Kamel ZAIEM
















