Proposé par le Pakistan : Un cessez-le-feu dans la guerre contre l’Iran est-il possible très bientôt ?
Un plan visant à mettre fin aux hostilités entre l’Iran et les États-Unis a été transmis aux deux parties et pourrait entrer en vigueur dès ce lundi, selon l’agence Reuters, citant une source proche des discussions.
Ce cadre, élaboré par le Pakistan, repose sur une approche en deux temps. Il prévoit d’abord un cessez-le-feu immédiat, suivi d’un accord global à finaliser dans un délai de 15 à 20 jours. La trêve permettrait notamment la réouverture du détroit d’Ormuz, un passage clé pour l’approvisionnement mondial en pétrole.
Selon la source citée par Reuters, l’accord initial prendrait la forme d’un mémorandum d’entente, finalisé électroniquement via le Pakistan, qui agit comme principal canal de communication entre Washington et Téhéran. Le chef de l’armée pakistanaise, Asim Munir, aurait été en contact continu avec des responsables américains, dont le vice-président JD Vance et l’émissaire Steve Witkoff, ainsi qu’avec le ministre iranien des Affaires étrangères Abbas Araghchi.
Le projet, provisoirement baptisé «Islamabad Accord», inclurait à terme des engagements de l’Iran à ne pas poursuivre le développement d’armes nucléaires, en échange d’un allègement des sanctions et de la libération d’avoirs gelés.
Malgré cette intensification des efforts diplomatiques, aucune réponse officielle n’a encore été donnée ni par Washington ni par Téhéran. Selon des sources pakistanaises citées par Reuters, l’Iran n’a pas encore accepté les propositions, bien qu’elles soient soutenues par plusieurs acteurs, dont la Chine.
Cette initiative intervient dans un contexte de fortes tensions régionales et d’inquiétudes croissantes pour les marchés énergétiques, alors que toute perturbation durable du détroit d’Ormuz pourrait affecter significativement les flux pétroliers mondiaux.
Classement des buteurs de la Ligue 1 : Chawat creuse l’écart
Firas Chawat, le buteur clubiste, continue à faire bouger les filets et à consolider sa première place au classement des meilleurs buteurs du championnat de Ligue 1 après avoir marqué, ce dimanche, un but face à l’ASG pour porter son total à 13 réalisations.
Voici en détail ce classement établi après la 24e journée :
13 buts :
Firas Chawat* (Club Africain)
8 buts :
Omar Ben Ali (Club Sportif Sfaxien)
7 buts :
Ahmed Hadhri (AS Marsa), Amadou Dia Ndiaye (Stade Tunisien), Hichem Baccar (Club Sportif Sfaxien)
6 buts :
Innocent Nshuti (Espérance de Zarzis), Ahmed Ouled Behia (ES Métlaoui), Moomen Rahmani (Espérance de Zarzis), Iyed Belwafi (Club Sportif Sfaxien), Kouceila Boualia (Espérance de Tunis), Achraf Jabri (Espérance de Tunis)
5 buts :
Stanley Oguh (Espérance de Zarzis), Yan Sasse (Espérance de Tunis), Abdoulaye Kanou (JS Kairouanaise)
4 buts :
Moez Haj Ali (US Monastirienne), Fakheredine Ben Youssef (US Monastirienne), Raki Aouani (Etoile du Sahel), Mohamed Rayan Anane (Etoile du Sahel), Philippe Kinzumbi (Club Africain), Jack Pantoulou Diarra (AS Soliman et Espérance de Tunis), Emanuel Ogbole (Club Sportif Sfaxien).
K.Z.
Journées de Sharjah du théâtre (Sharjah Theatre Days) : Ameni Balaaj, sacrée meilleure artiste
La comédienne tunisienne Ameni Balaaj a remporté le prix de l’artiste arabe exceptionnelle pour son rôle dans la pièce de théâtre émiratie « Nisf Layla », présentée lors de la 35ème édition des Journées de Sharjah du théâtre (Sharjah Theatre Days) qui s’est tenue du 24 au 31 mars 2026.
Jeune et talentueuse actrice de théâtre, Ameni Balaaj s’est bel et bien démarquée notamment dans la pièce « Comment nous pardonner ? » (Kaifa Nasfah ?), présentée lors de la 25ème édition des Journées Théâtrales de Carthage (JTC) en 2024. Elle interprète l’un des rôles principaux dans cette production des Émirats Arabes Unis. Cette consécration n’est pas la première pour cet artiste tunisienne. Diplômée de l’Institut supérieur d’art dramatique de Tunis (ISAD), elle a à son actif de nombreux prix nationaux et internationaux.
Plusieurs prix ont été décernés dans diverses catégories, lors de cette édition des Journées de Sharjah du théâtre. Le palmarès comporte la pièce « Hayr Qarmousha » du Théâtre national de Sharjah, tandis que la réalisatrice Elham Mohammed a reçu le prix du meilleur metteur en scène pour « Nisf Laila » de la troupe de théâtre de Khorfakkan.
L’écrivain Ismail Abdullah a remporté le prix du meilleur texte théâtral pour « Hayr Qarmousha », tandis qu’Abdullah Al Khadim a été primé meilleur acteur dans un rôle principal pour sa performance dans « Qamoos Al Ekhtifaat ». Sarah Al Saadi a remporté le prix de la meilleure actrice dans un rôle principal pour son rôle dans « Hayr Qarmousha ».
Cette édition a connu une large participation artistique et culturelle arabe, avec la présentation de 14 spectacles, impliquant des artistes et spécialistes du théâtre venus de différents pays arabes.
La Tunisie à l’honneur lors de la Saison Méditerranée 2026 en France et sur son territoire
Dans le cadre de la Saison Méditerranée 2026, qui se tiendra du 15 mai au 31 octobre 2026 à travers toute la France, la Tunisie occupera une place de choix, tant dans la programmation hexagonale que sur son propre territoire. Cet événement d’envergure, mis en œuvre par Institut français, s’ouvrira à Marseille et ambitionne de célébrer la richesse et la créativité des cultures du bassin méditerranéen.
Plus de deux cents rendez-vous sont prévus : expositions, spectacles, concerts, résidences artistiques, rencontres professionnelles et débats. Ces manifestations sont conçues en collaboration étroite avec plusieurs pays partenaires, notamment la Tunisie, le Maroc, l’Algérie, le Liban et l’Égypte. La programmation s’articulera autour de grands axes tels que la jeunesse et les mobilités, les récits et mémoires partagés, la transition écologique et sociale, ainsi que l’innovation artistique et numérique.
Dans son éditorial, Eva Nguyen Binh souligne la diversité des acteurs mobilisés : festivals, institutions, associations, universités, collectivités et acteurs économiques. Ouverte à tous les publics, la Saison se veut un moment de réflexion, de partage et de célébration culturelle, avec des projets à la fois festifs, participatifs et accessibles. Elle rayonnera également au-delà de la France et se clôturera simultanément dans plusieurs pays méditerranéens, dont la Tunisie.
Forte participation tunisienne
La Tunisie s’impose comme un partenaire majeur de cette édition. Sur les centaines de projets proposés, 101 concernaient des collaborations avec des acteurs tunisiens. Au total, 29 projets ont été labellisés « Saison Méditerranée 2026 », témoignant de la vitalité des échanges culturels.
Plusieurs temps forts mettront en lumière la création tunisienne en France. Un focus chorégraphique sera présenté dans le cadre de « June Events » à l’Atelier de Paris, en partenariat avec l’association Alternative Culturelle (Al Badil). À Lille, une exposition d’art contemporain se tiendra à la Gare Saint-Sauveur, sous le commissariat de l’architecte Olfa Feki, mettant en avant une dizaine d’artistes tunisiens.
La danse sera également à l’honneur au Chaillot - Théâtre national de la Danse, en collaboration avec le Ballet de l’Opéra de Tunis. Par ailleurs, un week-end arabo-andalou sera organisé dans le cadre du Festival de Saint-Denis, avec la participation du Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM-Ennejma Ezzahra) et du Festival d’El Jem.
Ridha Mami rejoint l’Académie internationale espagnole
Le professeur universitaire tunisien Ridha Mami vient de franchir une nouvelle étape majeure dans son parcours académique. Après son intégration à Académie d'histoire et de géographie du Mexique en novembre 2025, il a été nommé membre permanent de l’Académie internationale espagnole des sciences, des technologies, de l'éducation et humanités. La cérémonie officielle d’adhésion est prévue pour le 16 mai 2026 au siège de l’Académie à Valence.
Chercheur, traducteur et hispanisant reconnu, Ridha Mami n’en est pas à sa première distinction internationale. En avril 2023, il avait déjà été élu membre de l’Académie nord-américaine de littérature moderne internationale, confirmant ainsi son rayonnement au-delà des frontières tunisiennes.
Dans une déclaration à l’agence TAP, l’académicien a exprimé sa profonde joie et sa fierté face à cette nouvelle reconnaissance. Il a également souligné l’honneur qui lui a été accordé de prononcer le discours d’hommage au nom des nouveaux membres lors de la cérémonie. Pour lui, cette distinction dépasse le cadre personnel :
« Ce qu’il y a peut-être de plus beau dans la véritable reconnaissance académique, c’est qu’elle nous rappelle que la réussite personnelle n’est pas tout à fait personnelle, mais qu’elle est aussi le fruit d’un parcours collectif. »
Ridha Mami considère que son admission au sein de cette prestigieuse institution constitue un hommage à l’ensemble de l’élite universitaire tunisienne. Il y voit une reconnaissance internationale des compétences nationales et de la qualité de l’université tunisienne, fruit des efforts cumulés de générations d’enseignants et de chercheurs.
Il a également souligné la portée symbolique de cette nomination dans un contexte mondial en mutation. « Rejoindre une académie qui rassemble les sciences, la technologie, l’éducation ainsi que les humanités n’est pas seulement un honneur, c’est aussi un appel à prendre conscience de l’ampleur de l’époque que traverse notre monde (…) où allons-nous ? Quel type d’être humain voulons-nous former ? » s’est-t-il interrogé.
Enseignant de langue et littérature espagnoles à Université de La Manouba depuis 1990, Ridha Mami occupe également les fonctions de directeur du département d’espagnol et de président de l’École doctorale des langues. Il est par ailleurs fondateur de l’Association tunisienne des hispanisants.
Le Quotidien avec TAP
Ligue 1 (24e J.) : Le CA rejoint l’EST en tête
La troisième et dernière partie de la 24e journée de la Ligue 1 a permis aux Clubistes de Tunis de rejoindre le leader actuel, l’Espérance de Tunis, en tête du classement. Elle a également permis aux autres Clubistes, ceux de Sfax, de consolider leur troisième place.
A Radès, ceux qui s’attendaient à une facile victoire clubiste ont eu tort car les Rouge et Blanc, malgré leur statut de favori, ont peiné pour l’emporter (2-0) grâce au but marqué par Firas Chawat, l’éternel sauveur des Clubistes à la fin de la première période (45’) et celui réalisé par Bilel Ait Malek aux arrêts du jeu (90’+6). Pour les protégés de Faouzi Benzarti, l’essentiel a été fait puisqu’ils partagent, à présent, la première place avec l’EST qui les devance à la différence des buts.
A Sfax, le CSS a facilement disposé d’une JSK hors du coup. Les Sfaxiens ont assisté au festival offensif de leur attaquant Emmanuel Ogbolé, auteur d’un triplé (5’, 32’ et 58’) qui a permis aux siens de consolider encore plus leur troisième place, qualificative à la coupe de la CAF. Pour les Kairouanais, la lutte pour le maintien continue et il va falloir réagir dès la prochaine journée.
Le dernier match a opposé l’US Ben Guerdane à l’ES Métlaoui et s’est terminé sans vainqueur ni buts marqués (0-0). Les locaux, qui n’ont pas encore sauvé leur peau en Ligue 1, risquent de regretter la perte de précieux points à domicile.
Kamel ZAIEM
Résultats
CA – ASG (1-0)
CSS – JSK (3-0)
USBG – ESM (0-0)
Classement
1*Espérance de Tunis 54pts
2*Club Africain 54pts
3*Club Sportif Sfaxien 48pts
4*Stade Tunisien 43pts
5*US Monastirienne 38pts
6*Etoile du Sahel 35pts
7*JS Omrane 32pts
8*CA Bizertin 31pts
9*ES Métlaoui 29pts
10*Espérance de Zarzis 28pts
11*AS Marsa 28pts
12*US Ben Guerdane 25pts
13*Olympique de Béja 22pts
14*JS Kairouanaise 21pts
15*AS Gabés 17pts
16*AS Soliman 16pts
Année scolaire 2025-2026 : Voici les dates officielles des examens nationaux
Le baccalauréat débutera par l’épreuve d’éducation physique (bac sport) du 13 au 25 avril 2026. Les épreuves pratiques et orales se tiendront du 14 au 23 mai 2026.
La session principale du baccalauréat aura lieu les 3, 4, 5, 8, 9 et 10 juin 2026, tandis que la session de contrôle se déroulera les 29 et 30 juin et les 1er et 2 juillet 2026.
Les résultats de la session principale seront proclamés le mardi 23 juin, ceux de la session de contrôle le dimanche 12 juillet.
Pour le diplôme de fin de l’enseignement de base général et technique (9ᵉ année), les épreuves écrites sont prévues les 18, 19 et 20 juin 2026, avec proclamation des résultats le lundi 6 juillet.
Le concours d’entrée aux collèges pilotes (6ᵉ année) se tiendra les 22, 23 et 24 juin 2026, et les résultats seront annoncés le vendredi 10 juillet.
Cybersécurité : L’Etat veut pouvoir répondre efficacement aux cyberattaques
Par Hassan GHEDIRI
Outil de souveraineté numérique, la Tunisie se dotera bientôt d’une plateforme centralisée de gestion et de mise en œuvre des politiques cybersécurité dans les administrations publiques…
La diversification des outils de prévention et de protection contre les cyberattaques est fondamentale pour la souveraineté nationale. Plusieurs défaillances sont néanmoins constatées dans l’infrastructure de sécurité informatique des administrations en Tunisie résultant du manque de coordination qui limite la visibilité et l’anticipation des menaces et complique la gestion des risques.
Ceci étant, l’Agence nationale de la cybersécurité (ANCS) pilotera bientôt un projet de mise en place d’une plateforme de gestion centralisée de la cybersécurité des administrations et institutions publiques. Dans cette perspective, un appel d’offres vient d’être lancé pour la création de ce dispositif hautement stratégique pour l’Etat.
La cybersécurité des administrations et des établissements publics est un domaine très fragmenté, où chaque acteur semble agir selon ses propres moyens. La mise en place d’une plateforme de gestion de la politique de sécurité gouvernementale devrait ainsi faire office d’un tableau de bord permettant d’unifier les règles et suivre leur application en temps réel par toutes les institutions publiques.
Un tel dispositif relève désormais des standards de cybersécurité dans le monde. Des pays comme les États-Unis, la France et encore le Royaume-Uni sont pionniers en la matière et se dotant depuis longtemps de plateformes similaires, devenues indispensables pour coordonner les actions, anticiper les risques et répondre plus efficacement aux cyberattaques.
Concrètement, les autorités publiques de Tunisie vont pouvoir identifier plus rapidement les vulnérabilités, vérifier le degré de conformité des administrations et coordonner plus efficacement les réponses en cas d’attaque.
En France, une cyberattaque contre l’hôpital de Centre hospitalier de Dax en 2021 a paralysé les systèmes informatiques pendant plusieurs jours. Grâce à une coordination centralisée permettant la diffusion et le partage d’alertes entre institutions, la réponse a été accélérée et des mesures préventives ont été rapidement diffusées à d’autres établissements pour éviter des attaques similaires.
Aussi, au Royaume-Uni, le service de santé public (NHS) a été fortement touché en 2017, par une cyberattaque de grande ampleur (WannaCry ransomware attack) entrainant l’annulation de milliers de rendez-vous médicaux. Depuis, le renforcement des dispositifs centralisés de cybersécurité a permis d’améliorer considérablement la capacité d’anticipation et de réaction face à ce type de menace.
H.G.
« Automotive Smart City » : La Tunisie, géant du véhicule électrique, pourquoi pas...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Consolider la position de la Tunisie parmi les leaders africains de l'industrie automobile et accélérer le virage vers le véhicule électrique et la mobilité intelligente, tel est l'objectif du projet Automotive Smart City. La Tunisie dispose-t-elle des moyens nécessaires pour réaliser ce projet ?
Le projet Automotive Smart City en Tunisie, piloté par le ministère de l'Industrie pour 2027, vise à créer un hub industriel majeur de 1,3 milliard de dinars dédié aux véhicules électriques, intelligents et aux composants embarqués. Ce site stratégique ambitionne de doper les exportations à 13,5 milliards de dinars, créer 60 000 à 150 000 emplois, et de positionner le pays comme leader africain de la mobilité durable.
L'objectif est de consolider la position de la Tunisie parmi les leaders africains de l'industrie automobile et accélérer le virage vers le véhicule électrique et la mobilité intelligente avec des investissements estimés à environ 1,3 milliard de dinars pour développer ce hub qui est soutenu par le pacte de compétitivité du secteur automobile, " l'impact économique est énorme avec une augmentation des exportations de composants automobiles à 13,5 milliards de dinars et la création d'environ 60 000 à 150 000 emplois", nous dira, l'universitaire, Salem Chérif.
Et d'ajouter : " La Tunisie franchit ainsi un nouveau cap dans sa stratégie industrielle avec l’accélération du projet Automotive Smart City, présenté comme l’un des piliers du pacte de compétitivité du secteur automobile à l’horizon 2027. Les intervenants dans ce programme sont appelés à transformer en profondeur l’écosystème national des composants automobiles et de la mobilité électrique".
La Tunisie dispose-t-elle cependant des moyens nécessaires pour réaliser ce projet ? Un grand défi... Pour les observateurs, le projet « Automotive Smart City », qui s’inscrit dans le cadre de grandes orientations de la Stratégie Industrielle et de l’Innovation, ainsi que du Pacte pour la Compétitivité de l’industrie Automobile en Tunisie, à l’horizon de l’année 2027, met la Tunisie devant un grand défi.
Selon l'universitaire, Salem Chérif : " Avant de parler de start-ups, il faut comprendre le cadre. En 2018, une task force dédiée pilotée par Smart Capital a refondu la législation pour aligner la Tunisie sur les standards internationaux. Le résultat : le Startup Act. La loi de change reste cependant verrou principal. Pour les fonds étrangers, la répatriation du capital reste complexe. C’est le signal réglementaire à surveiller en priorité. Un autre élément clé dans la montée en puissance de la Tunisie en tant que hub technologique est son réservoir de talents.
Le pays dispose d'un système éducatif performant, en particulier dans le domaine des sciences et de la technologie, ce qui en fait un terrain fertile pour le développement d'une main-d'œuvre hautement qualifiée. La position géographique de la Tunisie joue également un rôle majeur dans son ascension en tant que hub technologique. Le pays bénéficie d'une situation idéale entre l'Europe, le Moyen-Orient et le reste de l'Afrique, ce qui en fait une plateforme parfaite pour les entreprises cherchant à s’étendre à l’international.
Bien, par ailleurs, que la Tunisie soit en bonne voie pour devenir un hub technologique majeur en Afrique du Nord, plusieurs défis subsistent. Parmi eux, la stabilité politique et économique du pays, la mise à jour des cadres législatifs pour encourager davantage d'investissements, ainsi que la nécessité d'améliorer les infrastructures numériques dans certaines régions rurales. Avec des défis à relever mais aussi d’immenses opportunités, la Tunisie a tout le potentiel pour s’imposer comme le Silicon Valley de l’Afrique du Nord".
Ainsi, plus qu’un simple projet industriel, l’Automotive Smart City apparaît comme un véritable test de crédibilité pour la Tunisie : celui de sa capacité à transformer ses ambitions en réalisations concrètes et à s’imposer durablement dans la course mondiale à la mobilité de demain.
M.B.S.M.
Vient de paraître - « Civilisation Couscous » : Voyage culturel et gourmand au cœur d’un plat millénaire
Par Imen ABDERRAHMANI
Il est le roi incontesté de la table des Tunisiens. Le couscous accompagne toutes les occasions sans oublier le rituel du dimanche. « Civilisation Couscous », ouvrage qui propose une plongée dans l’histoire d’un plat emblématique qui a traversé les siècles.
Dans la collection « Saveurs et savoir-faire », « Civilisation Couscous » vient de voir le jour, une coédition de Alif Editions avec l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC).
Elégant, l’ouvrage qui comporte 84 pages entièrement en quadri, richement illustré, est pensé comme une véritable invitation au voyage. Bien plus qu’un simple livre, il s’agit d’une immersion dans l’univers d’un plat mythique, profondément enraciné dans les cultures tunisiennes et maghrébines, et devenu au fil des siècles un symbole de partage et de convivialité.
Dès les premières pages, le ton est donné : le couscous n’est pas seulement un mets, il est une civilisation. À travers un sommaire évocateur comportant « Le couscous en questions », « L’or jaune », « Les mains du bonheur », « la semoule du cœur », « Le couscous se met à table », « Le bonheur au bout des doigts », « Les bienfaits du couscous et sa chimie surprenante », et « Géographie du couscous », l’ouvrage déploie une approche à la fois pédagogique, sensorielle et profondément humaine.
Le lecteur est ainsi invité à remonter le fil du temps, à la découverte des origines du couscous, de l’étymologie de son nom et de ses premières apparitions dans les récits historiques. Le livre rappelle que ce plat a été mentionné par de grandes figures telles que le chroniqueur espagnol Luis del Marmol Carvajal, l’écrivain François Rabelais dans « Pantagruel », Miguel de Cervantes dans « Don Quichotte », Alexandre Dumas dans son « Grand dictionnaire de cuisine », ou encore Léon l’Africain, dont les écrits offrent un témoignage ethnographique précieux. Autant de regards qui attestent de la diffusion ancienne et de l’importance culturelle du couscous à travers le monde.
Au-delà de l’histoire, un savoir-faire
Mais « Civilisation Couscous » ne se limite pas à l’histoire. Il plonge également dans l’intimité des gestes. Le couscous y est raconté à travers les mains qui le façonnent, celles des femmes notamment, gardiennes d’un savoir-faire ancestral transmis de génération en génération. La transformation presque magique de la semoule en grains parfaitement roulés y est décrite avec précision et poésie, révélant toute la richesse d’un patrimoine vivant.
L’ouvrage s’attarde aussi sur un aspect souvent méconnu : la dimension scientifique du couscous. La cuisson à la vapeur, les réactions physiques et chimiques qui transforment la semoule, la texture si particulière du grain… autant d’éléments qui témoignent d’une maîtrise empirique remarquable, fruit de siècles d’expérimentation et d’observation.
Richement illustré, le livre offre une iconographie soignée qui donne à voir autant qu’à comprendre. Les images capturent les gestes, les matières, les moments de partage autour de la table. Elles participent pleinement à cette expérience immersive, où le lecteur est à la fois spectateur et invité.
Bien sûr, l’ouvrage n’oublie pas l’essentiel : le plaisir de cuisiner et de déguster. Il propose des conseils pratiques pour réussir son couscous, ainsi qu’un éventail de recettes typiquement tunisiennes. Car en Tunisie, le couscous se décline à l’infini : au poisson, à la viande, aux légumes, sucré ou salé, chaque région, chaque famille possède sa version, son secret, sa mémoire. Cette diversité culinaire illustre la vitalité d’une tradition qui n’a cessé d’évoluer sans jamais se perdre.
À la croisée du récit, du savoir et de l’image, ce livre s’adresse autant aux passionnés de cuisine qu’aux curieux, aux amateurs de patrimoine qu’aux amoureux de la culture. Il rappelle, avec justesse et sensibilité, que le couscous a traversé les siècles sans jamais vaciller, résistant au temps comme à la mondialisation.
Avec « Civilisation Couscous », c’est tout un monde qui se dévoile, un monde de gestes, de saveurs, de mémoire et de transmission. Un livre à feuilleter, à savourer… et qui donne inévitablement envie de passer à table.
I.A.
Campus France : Démarrage, le 9 avril, du 4e « Forum des mobilités ; Etudier en France »
Le "Forum des mobilités : Étudier en France" revient cette année pour une 4e édition avec une nouvelle tournée organisée dans les 03 Institut français :
Institut français de Tunis - 09 avril 2026, de 10h00 à 17h00
Institut français de Sousse - 11 avril 2026, de 10h00 à 17h00
Institut français de Sfax - 12 avril 2026, de 10h00 à 17h00
Ce salon rassemblera 50 participants, parmi lesquels 34 établissements d’enseignement supérieur français, publics et privés, mais aussi des établissements de l’enseignement supérieur tunisien qui proposent des programmes et partenariats français, et des agences d’accompagnement pour la mobilité étudiante vers la France.
Campus France, le Centre de langue de l’Institut français de Tunisie, l'Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger (AEFE), et d’autres services de l’Ambassade de France en Tunisie seront aussi présents.
En parallèle des rencontres avec les participants, des conférences seront proposées tout au long des trois journées, abordant différentes thématiques en lien avec l’enseignement supérieur et à la mobilité étudiante. De nombreux cadeaux seront à gagner, dont des séjours en hôtel et des billets d'avion.
Il y a lieu de rappeler que l'inscription et la participation à l'événement sont gratuites et ouvertes au public. Pour y participer et consulter le programme complet, il suffit de s'inscrire en ligne sur www.forum2026.tn
Editorial : Les dangereuses dérives d’Ubu roi…
Par Chokri Baccouche
En pleine guerre au Moyen-Orient où les Etats-Unis et leur allié israélien sont confrontés à un coriace adversaire iranien qui leur tient la dragée haute, la Maison Blanche a limogé ces derniers jours un bon paquet de généraux de l’armée américaine.
Il s’agit notamment du Général Randy George, chef d'état-major de l'armée de terre, du Général CQ Brown Jr, président des chefs d'état-major interarmées, de l’Amiral Lisa Franchetti , cheffe des opérations navales, de l’Amiral Linda Fagan, commandante des gardes-côtes, du Général Timothy Haugh, chef du U.S. Cyber Command et du Général David Allvin, chef d'état-major de l'armée de l'air.
Au total, pas moins de douze généraux ont été contraints à la retraite anticipée. Selon les observateurs rompus aux arcanes de la politique américaine, cette purge massive ne constitue pas un simple remaniement administratif mais s’inscrit dans une dynamique plus inquiétante : celle d’une politisation accélérée de l’appareil militaire U.S, historiquement conçu comme neutre et professionnel.
Orchestrée par le secrétaire à la Défense Pete Hegseth, cette restructuration inédite vise, en effet, à aligner la hiérarchie militaire sur la vision politique de l'administration Trump qui cherche à remplacer les officiers jugés déloyaux ou trop progressistes par des éléments fidèles et qui appliquent à la lettre et sans broncher toutes les décisions prises par la Maison Blanche fussent-elles incompatibles avec l’éthique ou la doctrine militaire.
Des rumeurs persistantes évoquent à ce propos des désaccords profonds entre l’état-major de l’armée et l’Exécutif américain. Plus exactement, certains parmi les officiers de haut rang ayant été évincés se sont opposés à l’envoi de troupes au sol en Iran comme l’envisageait l’égocentrique président américain.
Cette position intransigeante fondée sur des arguments objectifs, n’a pas été apprécié par Donald Trump qui n’aime pas du tout être contrarié. En guise de représailles pour punir ce crime de lèse-majesté, ce dernier a vite fait de les congédier pour avoir les coudées franches.
Aux Etats-Unis, la mise à l’écart de ces généraux inquiète une frange importante de l’opinion publique et suscite beaucoup de questions. On parle de dérive autoritaire du pouvoir et, plus grave encore, d’instrumentalisation idéologique de l’armée. Historiquement, le modèle militaire américain reposait sur un principe clé à savoir la subordination au pouvoir civil, certes, mais sans interférence dans les carrières militaires.
Dans les faits, ce principe semble avoir volé en éclats aujourd’hui sous les coups de boutoir ou plutôt les coups, le moins qu’on puisse dire, suspects d’une administration trumpienne qui veut mettre coûte que coûte tous les centres de décision et les différents rouages du pouvoir sous son autorité exclusive.
La dérive autoritaire du locataire de la Maison Blanche crée pas mal de grabuges et de tensions depuis quelques temps aux Etats-Unis, générant des manifestations monstres de millions de citoyens américains en colère. L’impact le plus visible de cette dérive réside dans l’érosion des normes démocratiques. Les attaques répétées contre la presse — qualifiée « d’ennemie du peuple » — ont fragilisé le rôle fondamental des médias comme contre-pouvoir.
Pis encore, les frasques sans fin de Donald Trump ont conduit à une polarisation extrême de la société américaine. Le discours politique s’est radicalisé, transformant les opposants en ennemis à abattre. Cette dynamique a nourri un climat de méfiance généralisée, où les faits eux-mêmes deviennent contestés.
Les oukases décrétés par Trump notamment contre l’immigration ont bouclé la boucle en mettant davantage le feu aux poudres dans un pays aux abois, en proie à des tensions sociales permanentes et où bon nombre de ses citoyens envisagent désormais l’avenir avec beaucoup de pessimisme.
Mais les conséquences ne s’arrêtent pas aux frontières des États-Unis.
À l’échelle internationale, l’effet a été doublement déstabilisateur. On le mesure à l’aune des guerres commerciale ou létale déclenchées par le… va-t-en guerre américain qui ont déstabilisé de nombreuses régions et contrées et mis le monde sens dessus-dessous. De Gaza à l’Iran en passant par le Venezuela et fort probablement Cuba, prochainement, le baroudeur Trump n’y est pas allé de main molle, au grand mépris du droit et de la légalité internationale.
Bref, on peut dire que de tous les présidents qui se sont succédés à la tête de la première puissance mondiale, Donald Trump est certainement celui qui a marqué l’histoire des Etats-Unis de la pire des manières. Sa personnalité complexe et drôlement compliquée, fondée sur un égocentrisme débridé et une imprévisibilité qui défie la loi de la pesanteur et toute logique communément admise, n’a pas fini de révéler tous ses secrets.
Il ne s’agit point bien évidemment de « péchés mignons » à connotation pédophile liés au scandale Epstein, mais des secrets plutôt flippants et pour cause ! Quand le pouvoir dans un pays aussi puissant que les Etats-Unis est concentré entre les mains d’un dirigeant aussi fantasque, imprévisible et extravagant, il faut s’attendre au pire. Et ce pire, malheureusement, ne fait justement que commencer…
C.B.
Guerre contre l’Iran : Le prix Nobel de la paix 2005 implore de stopper le « fou » Trump !
Ex-directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), Mohamed el-Baradei appelle la Chine, la Russie et la France à agir contre Trump au Moyen-Orient.
Les actions de Donald Trump contre l’Iran inquiète particulièrement Mohamed el-Baradei. Prix Nobel de la paix et ancien directeur de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), il a en effet appelé ce dimanche la communauté internationale à stopper le président américain, qu’il a qualifié de « fou ».
« Aux gouvernements du Golfe : une fois de plus, s’il vous plaît, faites tout ce qui est en votre pouvoir avant que ce fou ne transforme la région en boule de feu », a écrit Mohamed el-Baradei sur X en langue arabe.
« Rien ne peut arrêter ce fou ! »
Dans une autre publication en anglais sur le même réseau social, l’ancien chef de l’AIEA a reproduit le message dans lequel Donald Trump a donné jusqu’à lundi à l’Iran pour conclure un accord ou rouvrir le détroit stratégique d’Ormuz sous peine de « déchaîner les enfers ». « Rien ne peut être fait pour arrêter cette folie ? ! », a commenté Mohamed el-Baradei en interpellant les Nations unies, les gouvernements chinois et russe, le Conseil européen et Emmanuel Macron.
Mohamed el-Baradei, un ancien homme d’Etat égyptien de 83 ans, a dirigé l’AIEA de 1997 à 2009, années au cours desquelles il a mené de nombreuses négociations cruciales avec l’Iran sur son programme nucléaire. Il a reçu en 2005 le prix Nobel de la paix conjointement avec son organisation pour leurs efforts en faveur d’un usage pacifique de l’énergie atomique.
Ligue 1 - 24 e J : Le Classique ESS- EST sans vainqueur, aucun but en 270 minutes
Par Jamel Belhassen
La seconde partie de la journée a été marquée par l'absence de buts sur les trois matches programmés et surtout par l'intensité qui a caractérisé le classique EST- ESS qui s'est terminé sur un score vierge profitable au.... CA.
Intense d'entrée, le classique ES- S EST n'a a pas connu de round d'observation. Dès la 4e minute, Belaid siffle un penalty pour faute de main de Ben Hamida mais la Var est intervenue pour annuler la décision, . Sur sa lancée, l'Etoile exerce un ascendant sur le jeu face à une Espérance, disposéee en 4-4-2 et peu solide derrière en raison des changements opérés.
Dans l'autre camp, un contre de Sasse est mal ponctué (27e). C'est le réveil des Sang et Or. Après la pause, le jeu est de plus en plus équilibré. La tension monte. Beaucoup de changements mais peu ou pas d'occasions nettes de buts jusqu'au au tir de Hmidhi arrêté par Ben Hassen (75e). Diakite marque à (80e) mais, le but est annulé pour hors jeu. Ben Said sauve le but sur tir de Ben Choug 82e). Ben Hassen sauve un corner direct de Haj Ali (88e).
A la toute dernière minute, Diakite etait à deux doigts de donner l'avantage aux siens ( 84e). Finalement, la parité finale pouvait laisser un goût d'inachevé pour les deux équipes.
Dans les deux autres rencontres, aucun but n'a été marqué à Zarzis et au Zouiten. L'ESZ et le ST , sur une pelouse en mauvais état n'ont pas présenté un spectacle de qualité alors que la JSO était plus proche de la victoire que l'USMonastir qui n'a dû son salut qu'aux prouesses de son gardien Hlaoui.
Résultats
ESS -EST( 0- 0)
ESZ -ST (0 -0)
JSO -USM (0 -0)
J.B.
Facturation électronique : Entre rejet parlementaire et inquiétudes professionnelles...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
En rejetant la proposition de loi visant à prolonger les délais liés à l'application de la loi portant sur la facturation électronique, la Commission des finances et du budget à l’ARP relance le débat concernant l'aptitude des entreprises et de l'administration à se conformer aux dispositions de cette mesure. Que pensent les experts ?
La Commission des finances et du budget de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a rejeté lors d'une séance tenue jeudi dernier la proposition de loi relative à la prolongation des délais de mise en conformité avec les obligations liées à la facturation électronique. Cette proposition visait à abroger l’article 53 de la loi de finances pour l’année 2026 et à reporter la date d’application des sanctions contre les contrevenants du 1er juillet 2025 au 1er janvier 2027.
Les députés ont en outre réaffirmé que la suppression totale de l’article 53 constituerait un recul dans le processus de modernisation du système fiscal et de lutte contre l’évasion fiscale. Ils ont souligné l’importance de maintenir le principe de l’obligation de la facturation électronique pour les services, tout en envisageant un report de son application et l’octroi d’un délai supplémentaire aux opérateurs économiques afin de se préparer sur les plans technique et administratif.
Par ailleurs, la commission a estimé nécessaire de modifier la proposition de loi n°17 de l’année 2025, datée du12 décembre 2025, relative à la loi de finances pour 2026, dans le sens de l’application de l’article 53.
Dans ce cadre, la commission a approuvé un amendement concernant l’article 110 de la loi de finances pour 2026, prévoyant l’ajout de l’article 53 à la liste des dispositions exclues de l’application à partir du 1er janvier 2026, tout en fixant ultérieurement une date pour son entrée en vigueur par un texte législatif ultérieur. Comment les différentes parties concernées ont réagi à ce rejet ?
Inquiétudes ...
Même si les députés ont estimé que l’approche la plus appropriée ne consistait pas à annuler une mesure adoptée dans le cadre de la loi de finances, en raison des messages négatifs que cela pourrait envoyer quant à la stabilité de la législation, certains experts pensent que plusieurs obstacles se dressent devant l'application de cette mesure.
A cet effet, l'expert en économie et en finances, Mohamed Salah jennadi, nous a indiqué : "La balle maintenant est dans le camp du gouvernement qui doit assumer ses responsabilités dans la mise en œuvre des lois adoptées par le pouvoir législatif et leur bonne application ". Et d'ajouter : " Concernant la facturation électronique, il s'agit d'une mesure qui demande une logistique adéquate et adaptée notamment en matière de nouvelles technologies et un haut débit internet.
Je crains en effet qu'aussi bien les entreprises que l'administration ne soient techniquement capables d'assurer le bon fonctionnement de cette mesure liée à la facturation électronique ".
Ce n'est pas l'avis cependant du gouvernement qui avait affirmé à plusieurs reprises être prêt à mettre en place le système de facturation électronique. Pour notre expert :" La réalité sur le terrain a montré le contraire.
En effet, à la suite de la journée parlementaire organisée le 25 mars 2026, avec la participation de l’ensemble des acteurs économiques, il est apparu difficile de lancer le système de facturation électronique pour plusieurs raisons, notamment techniques, tout en garantissant la confidentialité des données personnelles et professionnelles.
Il est alors lmportant de vérifier l’état de préparation des infrastructures numériques et la capacité des différents intervenants, en particulier les professions libérales et les petites entreprises, à adhérer à ce système d'où la nécessité d’adopter une mise en œuvre progressive et d’accompagner les catégories concernées par des actions de sensibilisation et de formation, plutôt qu'accelerer l'application de cette mesure ".
En définitive, la facturation électronique s’impose comme une réforme inévitable, mais son succès dépendra moins de la fermeté des textes que de la capacité à concilier ambition et réalisme. Sans préparation adéquate, le risque n’est pas seulement un retard, mais une adhésion fragilisée.
M.B.S.M.
















