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Effet collatéral de la guerre au Moyen-Orient : Baisse des réservations pour juillet et août en Tunisie ?

Par Hassan GHEDIRI

Après avoir franchi la barre de 10 millions de touristes en 2025 et qui espérait faire mieux en 2026, la Tunisie va peut-être devoir revoir ses ambitions à la baisse...

D’aucuns ont cru en une très bonne entame de l’année touristique en Tunisie et à croire que notre pays allait être l’une des destinations qui profiteraient le plus des annulations massives des voyages vers l’Égypte, la Turquie et autres pays du Golfe sous l’effet de la guerre au Moyen-Orient. Il semble, toutefois que mêmes les destinations éloignées des zones de conflit et supposées être plus sûres ne seront pas épargnées par la méfiance qui s’empare des touristes dans la méditerranée.

A en croire la tendance affichée par l’Observatoire EdV-Orcherstra qui étudie les tendances des réservations touristiques et qui vient d’éditer son baromètre du mois d’avril 2026, le phénomène d’annulations massives observées par les tour-opérateurs européens au lendemain du déclenchement de la guerre contre l’Iran, s’est bel et bien consolidé au cours de ces dernières semaines pour toucher d’autres destinations à l’ouest de la Méditerranée.

La Tunisie y notamment citée parmi les destinations en baisse. Notre pays subira une chute d’environ 10% des réservations pour les départs de juillet et août, par rapport à l’année précédente, toujours d’après la tendance constatée par l’Observatoire EdV-Orcherstra.

Les données du mois de mars 2026 confirment ainsi la prudence observée dans la plupart des marchés européens avec une baisse des départs un recul des réservations. Les touristes retardent leurs décisions, privilégiant les réservations de dernière minute dans un climat d’incertitude.

Dans une de nos éditions de mi-mars, nous avons pourtant estimé que la Tunisie allait pouvoir attirer une partie des flux de touristes qui renoncent à plusieurs destinations au Proche et au Moyen-Orient en raison des inquiétudes liées à la sécurité. La Tunisie se présentait, à cet égard, comme une destination de rechange capable de capter une partie de cette demande.

Située à moins de trois heures de vol de la plupart des capitales européennes, éloignée des zones de conflit et disposant d’une offre touristique diversifiée, notre pays s’imposait normalement comme une alternative sûre et abordable pour les vacanciers français et européens. La conjoncture était parfaitement favorable surtout après les performances de 2025 lors de laquelle un peu plus de 10 millions de touristes ont visité la Tunisie, ,  milliards de dinars. Une performance qui avait conforté le retour en force de la destination sur les marchés internationaux.

La période de juillet-août, cruciale pour le secteur touristique tunisien, s’annonce ainsi sous tension. Le recul d’environ 10% des réservations devait alerter les professionnels pour prendre les dispositions nécessaires à quelques mois du pic d’activité.

Même si le recul des réservations allait peut-être obliger les autorités à revoir à la baisse leurs objectifs initialement fixés pour l’année 2026, tout peut toutefois arriver dans les semaines à venir. Les professionnels du secteur doivent néanmoins mettre les bouchées doubles en matière de communication pour rassurer une clientèle étrangère hésitante.

H.G.

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