Les autorités indiennes ont empêché la projection du film « La Voix de Hind Rajab » de la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, une œuvre consacrée à une fillette palestinienne tuée dans la bande de Gaza par l’armée sioniste alors qu’elle attendait les secouristes du Croissant Rouge.
Inspiré d’un drame réel survenu en 2025, le film retrace les derniers moments de Hind Rajab, cinq ans. Salué à l’international et figurant parmi les cinq finalistes dans la course aux Academy Awards, dans la catégorie du long-métrage international, le film met en lumière la barbarie sioniste et la souffrance des enfants palestiniens privés de leurs droits fondamentaux même celui de vivre.
Selon le distributeur Manoj Nandwana, de Jay Viratra Entertainment, le refus de diffusion serait lié à des considérations diplomatiques. Un membre du Central Board of Film Certification aurait évoqué un risque pour les relations entre l’Inde et Israël. Bien qu’aucune interdiction officielle n’ait été notifiée, il apparaît que le film ne sera pas autorisé en salles.
Cette décision surprend d’autant plus que l’œuvre a déjà été projetée sans incident, notamment lors d’un festival à Kolkata en 2025. L’affaire relance ainsi le débat sur la liberté artistique face aux enjeux géopolitiques, en particulier lorsqu’il s’agit de traiter de conflits sensibles et surtout de la Palestine et de la souffrance qu’endurent les Palestiniens au quotidien.

