Liban : Un mort dans une frappe israélienne dans le sud, malgré la trêve
L’agence de presse nationale libanaise a fait état d’un mort dans une frappe israélienne dans le sud du Liban vendredi, malgré l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu de dix jours dans la guerre entre Israël et le Hezbollah.
« Un motard a été tué […] dans la zone de Bint Jbeil après avoir été visé par un drone ennemi », a précisé l’agence ANI.
Selon Trump : L’Iran a accepté de « ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz »
Donald Trump a affirmé que l’Iran avait accepté de « ne plus jamais fermer le détroit d’Ormuz ». « Ce ne sera plus utilisé comme arme contre le monde ! », a déclaré le président américain sur sa plateforme Truth Social.
«L’Iran, avec l’aide des Etats-Unis, a retiré, ou est en train de retirer toutes les mines marines ! Merci ! », a déclaré le président américain dans un court message sur sa plateforme Truth Social.
Écoles privées et enseignement de l'anglais: L'ARP lance deux réformes majeures
La commission de l’Éducation, de la Formation professionnelle, de la Recherche scientifique, de la Jeunesse et des Sports à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a examiné, jeudi, deux propositions de loi portant respectivement sur la création et l’organisation des établissements éducatifs privés ainsi que sur le renforcement de l’usage de la langue anglaise en Tunisie.
Selon un communiqué du Parlement, les travaux ont été consacrés à l’audition des représentants des initiateurs de ces deux textes, dans le cadre de la poursuite de leur examen en commission.
Concernant la proposition de loi relative aux établissements éducatifs privés, les auteurs du texte ont plaidé pour l’abrogation du décret n°486 de 2008, estimant qu’il ne répond plus aux évolutions du secteur. Ils ont souligné la nécessité d’instaurer un cadre législatif garantissant l’égalité des chances entre investisseurs, une concurrence loyale et une meilleure qualité de l’enseignement, tout en favorisant l’investissement et la création d’emplois.
Les initiateurs ont indiqué avoir introduit plusieurs amendements à la suite des observations formulées lors d’une précédente séance. Ces ajustements concernent notamment les procédures d’octroi ou de retrait des autorisations, le régime des sanctions ainsi que les conditions requises pour occuper le poste de directeur d’un établissement privé.
De leur côté, les députés ont relevé les insuffisances du dispositif actuel de contrôle, appelant à la mise en place d’une autorité de supervision unifiée, à la numérisation du secteur et à un renforcement de la transparence.
Plusieurs élus ont également proposé d’encadrer les parcours de recrutement, de titularisation et de progression professionnelle des enseignants du privé, afin d’assurer l’égalité des droits avec leurs homologues du public et de lutter contre la précarité de l’emploi. D’autres ont insisté sur la nécessité d’intégrer des dispositions spécifiques en faveur des enfants en situation de handicap ou rencontrant des difficultés d’apprentissage.
S’agissant de la seconde proposition de loi, relative au renforcement de l’usage de la langue anglaise, ses auteurs ont expliqué que cette initiative vise à accompagner les mutations internationales dans les domaines du savoir, de la technologie et de l’économie.
Ils ont précisé que le texte ambitionne de consolider la place de l’anglais aux côtés de l’arabe, qui demeure la langue officielle de l’État et un symbole de l’identité nationale, afin de renforcer l’ouverture de la Tunisie sur son environnement international et de soutenir ses capacités dans l’enseignement, la recherche scientifique et l’économie numérique.
Les porteurs du projet ont indiqué que la réforme serait appliquée de manière progressive à travers un plan national et un mécanisme de suivi et d’évaluation.
Lors des échanges, plusieurs députés ont salué l’initiative, estimant qu’elle s’inscrit dans une approche moderne de l’apprentissage des langues et qu’elle permettrait de mieux préparer les jeunes aux exigences du marché mondial.
D’autres intervenants ont toutefois soulevé des interrogations sur la faisabilité du projet, pointant le manque de ressources humaines qualifiées, notamment parmi les enseignants, ainsi que les coûts liés à la formation, à la révision des programmes scolaires et à la mise à disposition des outils pédagogiques nécessaires.
Le président de la commission a, pour sa part, insisté sur l’importance de maintenir l’enseignement des matières scientifiques en langue arabe, considérant ce choix comme un levier de souveraineté culturelle et de consolidation de l’identité nationale.
Marketing : La Tunisie se dote officiellement de sa propre version de "B2B Brand Management"
La cérémonie de lancement officielle de l’édition tunisienne de l'ouvrage mondial de référence « B2B Brand Management » s’est déroulée, le jeudi 16 avril 2026, au siège de la Mediterranean School of Business (MSB).
La publication de ce livre est le fruit d’une collaboration entre le bureau d’accompagnement des entrepreneurs Business Success, son partenaire stratégique la Mediterranean School of Business (MSB) et le réseau Global Marketing Nexus.
Il a été réalisé par une équipe de chercheurs et de spécialistes en marketing B2B, à savoir :
-Philip Kotler, économiste et professeur en stratégie de marketing et de marketing international.
-Waldemar Pförtsch, professeur universitaire et conseiller en gestion, en administration des affaires et en management international.
-Walid Kallel, professeur universitaire, coach professionnel et personnel certifié et expert en entrepreneuriat et business.
La cérémonie de lancement a inclus une première partie sous forme d’un atelier animé par Waldemar Pfoertsch, co-auteur de l’ouvrage durant lequel il a échangé avec des étudiants, des journalistes et des représentants d’acteurs majeurs du secteur privé. Les échanges ont porté sur plusieurs sujets d'actualité notamment : les tendances actuelles du branding B2B, le rôle stratégique de la marque, les enjeux liés à l’intelligence artificielle et la question de l’ancrage local.
« Je suis très heureux d'être ici à l'occasion de ce lancement... Je suis impressionné par les gens et les institutions que j'ai découverts ici... Il est primordial pour les entreprises tunisiennes de renforcer leur gestion de marque à l'ère de l'IA... Le manque de stratégies de branding freine leur expansion à l'international... Cet ouvrage leur offre les outils nécessaires pour être reconnues à l'échelle mondiale », a affirmé Waldemar Pfoertsch.
Cet atelier a été suivi d’une réception puis d’une série d’allocutions de Monsieur Walid Kallel, la doyenne de la MSB Madame Leila Triki et de plusieurs personnes ayant contribué à la réalisation de cette œuvre.
« Il s’agit d’une édition 100% tunisienne avec des études de cas 100% tunisiennes… On y trouve des exemples tunisiens concrets… Nous avons passé plus d’un an dans l’élaboration de ce livre… L’idée derrière cette réalisation est de sensibiliser les entreprises à l’importance du B2B management », a déclaré M. Walid Kallel.
Quant à la doyenne de la MSB, Madame Leila Triki, elle a expliqué que la publication de cet ouvrage était une consécration pour l'université. « Lorsque Monsieur Walid Kallel nous a fait part de ses ambitions, nous nous sommes directement rendu compte du potentiel et de l'importance de ce projet... Nous avons demandé à être un partenaire stratégique dans la réalisation et la publication de ce livre qui apportera un véritable plus à nos étudiants, à notre corp enseignants, mais aussi aux professionnels en Tunisie ».
Ainsi, cette cérémonie marque un véritable tournant pour l'économie et le management en Tunisie puisque « B2B Brand Management » est considéré comme un véritable outil stratégique et non pas comme un simple livre. Cet ouvrage permettra aux entreprises tunisiennes de renforcer leur compétitivité, de se doter de stratégies innovantes et de s’adapter aux exigences du marché.
Mouton de l'Aïd El Kebir : A 2000 dt, c'est le Tunisien qui est sacrifié par les spéculateurs...!
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A l'approche de l'Aid El Kebir, les prix des moutons s'enflamment notamment sur les réseaux sociaux où les spéculateurs tentent d'imposer leur diktat. Que compte faire le gouvernement pour réguler le marché ?
Entre ce que dit les communiqués officiels et la réalité du marché, la différence concernant le prix des moutons de l'Aid El Kebir est énorme. En effet, les prix des moutons pour l'Aïd 2025/2026 en Tunisie affichent une forte hausse, se situant généralement entre 1 000 et 1 800 dinars, avec des modèles dépassant les 2 000 dinars. Le prix au kilogramme vif est fixé à 21,900 DT dans les points de vente réglementés, bien que le marché libre atteigne des niveaux supérieurs.
Sur les réseaux sociaux, les spéculateurs tentent d'imposer leur diktat et fixer leurs propres prix. Certaines sources évoquent des prix avoisinant les 3000 dt. Comment expliquer ces hausses des prix et que faire pour lutter contre la spéculation dans le secteur de la viande? Selon les deux ministère du Commerce et de l'agriculture, tout un programme à été mis en place afin de faire face à la forte demande liée à l'Aid El Kebir.
En plus de l'importation de 20 mille têtes, la Société Allouhoum a été chargée de réguler le marché. De son côté, l'Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche a appelé les éleveurs à obtenir la carte professionnelle d’agriculteur afin de la présenter lors des contrôles routiers et dans les points de vente des moutons de l’Aïd, dans le but de fermer la voie aux intermédiaires et aux spéculateurs, et d’organiser la vente des sacrifices de l’Aïd.
C’est ce qu’a confirmé, Anouar Harthi, membre du bureau exécutif de l’Union, chargé du commerce intérieur, du marketing et des circuits de distribution. Harthi a également invité les citoyens à se diriger vers les points de vente organisés pour acheter leurs moutons, précisant qu’un accord de principe a été conclu lors d’une réunion de travail tenue ce matin entre le ministère de l’Intérieur, le ministère du Commerce et l’Union des agriculteurs, fixant le prix du kilogramme vif des moutons de l’Aïd à 21,900 dinars.
Il a ajouté que les agriculteurs peuvent se rendre à l’union locale ou régionale la plus proche afin d’obtenir la carte d’agriculteur, après présentation des documents requis.
Que faire pour résoudre cette question une fois pour toute? Repenser notre modèle d'élevage... Interrogé à cet effet, l'activiste, Salem Chérif, nous a indiqué :" Le débat autour de la hausse des prix de la viande en Tunisie se poursuit, entre un citoyen qui se plaint des prix élevés et un éleveur qui se plaint du coût de l’alimentation animale. Les deux parties détiennent une part de vérité, mais la cause profonde est liée à l’ensemble de la chaîne de production.
Le principal problème réside dans la race ovine tunisienne, qui ne grandit pas rapidement et nécessite plus de temps pour atteindre le poids souhaité, en plus d’un faible rendement reproductif comparé à d’autres races. Il est proposé d’introduire la race Dorper sud-africaine, connue pour sa croissance rapide, sa résistance à la chaleur et à la sécheresse, et sa capacité à atteindre des poids élevés en peu de temps par rapport aux races locales.
Cette race se distingue par une croissance rapide (elle peut atteindre environ 40 kg en près de 3 mois), ainsi qu’une fertilité plus élevée et la possibilité de se reproduire plus d’une fois par an, ce qui augmente considérablement le rythme de production. La proposition inclut un programme d’importation et de distribution de 20 000 agneaux et brebis aux éleveurs, avec un soutien initial de l’État, dans le but de créer de petits projets ruraux, améliorer la production et réduire progressivement les prix.
Selon cette vision, il serait possible en quelques années de rééquilibrer le marché et de réduire significativement le prix de la viande, en réformant le système de production plutôt qu’en se contentant de solutions superficielles.". Et d'ajouter :" Cette approche n'empêche pas le gouvernement d'agir en faveur d'une stratégie plus fiable pour lutter convenablement contre la spéculation. Cela demande plus de contrôle au niveau des circuits de distribution et des marchés ".
Au-delà de l’indignation et des promesses, la question reste entière : réguler ponctuellement ne suffira pas sans une réforme profonde et durable de toute la filière. Entre spéculation, coûts de production élevés et limites du modèle d’élevage actuel, seule une stratégie cohérente et à long terme pourra réellement soulager le consommateur… et redonner espoir aux éleveurs.
M.B.S.M.
Le FMI craint une crise énergétique d’une ampleur inédite dans le monde : La Tunisie s’expose à des scénarios cauchemardesques…
Par Hassan GHEDIRI
Pour s’adapter à un contexte économique et géopolitique instable et incertain, la Tunisie devrait déployer des mesures permettant anticiper tous les scénarios…
Dans son nouveau rapport sur les perspectives de l’économie mondiale publié mardi 14 avril, le Fond monétaire international (FMI) a considéré que les pays importateurs de produits de base particulièrement vulnérables et présentant déjà des fragilités économiques et financières, risquent de subir des dégâts très importants à cause de la guerre au Moyen-Orient.
Dans l’avant-propos de son rapport, le FMI dresse un tableau pas tout à fait reluisant de la situation. « Les perspectives de l’économie mondiale se sont brusquement assombries à la suite du déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, le 28 février 2026.
La fermeture du détroit d’Ormuz et les graves dommages causés aux installations de production essentielles dans la région qui tient une place centrale dans l’approvisionnement mondial en hydrocarbures pourraient provoquer une crise énergétique d’une ampleur inédite » a averti l’institution de Bretton Wooods qui s’est vue contrainte de revoir à la baisse les perspectives de croissance mondiale établies en janvier.
Dans un scénario défavorable caractérisé par des hausses plus fortes et plus durables des prix de l’énergie, la croissance mondiale ralentirait davantage pour atteindre 2,5 % en 2026 et l’inflation accélérerait à 5,4 %, met-on en garde dans le nouveau rapport. Et d’enchainer avec un scénario encore plus grave, où les infrastructures énergétiques touchée par le conflit au Moyen-Orient subiraient davantage de dégâts, les répercussions seraient encore plus considérables.
Alors qu’il avait tablé en janvier, c’est-à-dire avant le déclenchement de la guerre sur un taux de 3,3%, le FMI croit que si ce deuxième scénario se concrétise, la croissance mondiale serait ramenée à seulement 2 % en 2026, tandis que l’inflation globale se placerait au-dessus des 6 % d’ici 2027.
Priorités absolues
Aujourd’hui que les tentatives de trouver un accord sur un cessez-le-feu permanent ont échoué laissant place à l’escalade avec la décision des Etats-Unis d’imposer un blocus du détroit d’Ormuz et de bloquer le trafic ciblant les navires liés à l'Iran pour assécher ses exportations pétrolières, les inquiétudes du FMI sont devenues réelles. Les tensions pourraient encore s’exaspérer et déclencher la plus grave crise énergétique de l’ère moderne, estime-t-on dans le même sens.
Les économies particulièrement vulnérables, à l’image de la Tunisie, un creusement du déficit budgétaire et une augmentation de la dette publique, sont à appréhender, d’autant plus que les réserves budgétaires sont déjà réduites. De tels facteurs pourraient exercer une pression sur les taux d’intérêt à long terme et, par ricochet, sur les conditions financières générales, note par ailleurs le FMI.
Pour s’adapter à un contexte économique et géopolitique en profonde mutation, il est donc nécessaire de déployer des mesures permettant de faire face à différents scénarios à l’échelle mondiale, estime-t-on.
La priorité absolue, pour les pays qui risquent d’être gravement touchés par les répercussions d’un confit prolongé, est de préserver la stabilité des prix et la stabilité financière, de garantir la viabilité des finances publiques et de mettre en œuvre rapidement des réformes structurelles, met en garde le FMI dans son rapport.
Et d’insister sur la vigilance des banques centrales qui devraient se tenir prêtes à agir de manière claire et résolue, en veillant à ce que des chocs prolongés sur l’offre ne déstabilisent pas les politiques de lutte contre l’inflation.
H.G.
Editorial : Un zinzin sur le toit d’un monde fou…
Par Chokri Baccouche
Les appels à la destitution du président américain Donald Trump se multiplient ces derniers temps aux Etats-Unis. La dernière personnalité en date à demander l’activation du 25ème amendement de la Constitution n’est autre que l’ancien directeur de la CIA John Brennan qui joint sa voix à celles de nombreux démocrates. Interrogé, lundi dernier, sur la chaîne d’information américaine MS Now, l’ex-responsable du renseignement s’est montré particulièrement sévère à l’égard du locataire de la Maison-Blanche.
«Je pense que le 25e amendement a été rédigé en pensant à Donald Trump», a-t-il affirmé, estimant que le président républicain est «clairement déséquilibré» et fait preuve d’une «incompétence flagrante». John Brennan a également dénoncé le «narcissisme» et la «mégalomanie» de Donald Trump, accusant son administration de multiplier les «mensonges».
Au cœur des inquiétudes de l’ancien patron de la Central Intelligence Agency : le rôle de commandant en chef, qui confère au président américain le pouvoir ultime, notamment en matière nucléaire. Pour faire plus simple, John Brennan se fait du sang d’encre et estime en son âme et conscience que Trump constitue «un trop grand risque pour qu’on le laisse continuer à être commandant en chef » dés lors qu’il est la seule autorité habilitée à appuyer sur le bouton rouge capable de déclencher l’enfer atomique.
Citoyens et citoyennes du monde, voilà ce qu’on appelle une « bonne nouvelle » : à la tête de la première puissance mondiale qui dispose d’un arsenal nucléaire capable de pulvériser toute la planète, il y a un gars qui a cassé au moins un câble, parait-il, si ce n’est tous les câbles réunis ou presque. Les seules attaches encore viables, sont à peine suffisantes pour permettre à leur proprio de comprendre correctement la signification d’une vache sur un panneau de signalisation routière en rase campagne.
Oui, oui on est tous mal barré et même qu’on a intérêt à se tenir à carreaux et éviter d’énerver le Monsieur pour une raison ou une autre…
Quand l’ancien big boss de la CIA rompt de cette manière les réserves d’usage et parle ainsi de la plus haute autorité du pays, cela ne peut conférer à l’affaire un jugement politique d’une gravité institutionnelle exceptionnelle. Il faut dire que John Brennan n’est pas le seul à évoquer ouvertement cette question extrêmement sensible qui accapare depuis quelques temps l’attention de l’opinion publique au pays de l’oncle Sam.
Le comportement erratique du locataire de la Maison-Blanche, qui a menacé récemment de rayer l’Iran de la carte et s’en est pris à pas mal de monde y compris au pape Léon XIV, relance le débat sur sa santé mentale. Même certains de ses anciens alliés et conseillers se demandent s’il n’est pas de plus en plus instable et le qualifient de “manifestement dérangé”, souligne “The New York Times”.
Auteur de déclarations à l’emporte-pièce de plus en plus échevelées et confinant souvent à la grossièreté, couronnée par des menaces contre tous ceux qui s’opposent à sa vision ubuesque, le président américain renvoie en effet l’image d’un autocrate fou, ivre de son pouvoir.
Le débat sur la santé mentale de l’actuel locataire de la Maison Blanche n’est pas nouveau outre Atlantique comme le confirme le livre sorti en 2017 et édité par Bandy X. Lee une psychiatre américaine renommée.
Dans cet ouvrage d’une haute teneur scientifique, pas moins de 27 psychiatres et psychologues sont arrivés à la conclusion, dans leurs essais, que « la santé mentale du président affecte celle des Américains, et qu'il expose le pays au risque grave de l'emmener dans une guerre, et de saper la démocratie en raison de la dangerosité pathologique de sa personnalité ». Ils soutiennent, par conséquent, que la présidence de Trump représente une urgence qui impose aux psychiatres américains d'alerter la population.
A la lecture de toutes ces données, on peut dire que tout se suit et s’explique désormais. Plus exactement, on comprend mieux le pourquoi du comment et les causes profondes des extravagances et autres faits ou plutôt méfaits dont le président Trump s’est rendu coupable depuis son retour fracassant à la Maison Blanche.
Un come back qui sent le soufre et dont on mesure aujourd’hui les effets pervers à travers le sacré fatras qui règne actuellement dans le monde mais qui n’est pas près malheureusement de connaitre de sitôt son épilogue.
Pour des considérations objectives, il est fort à parier qu’ils sont très nombreux les citoyens du monde à joindre leurs voix à celles des démocrates américains pour réclamer l’activation du 25ème amendement de la Constitution U.S. Le plus tôt serait d’ailleurs le mieux dans l’intérêt de tous les peuples de la planète…
C.B.
Le Géoparc Dahar rejoint le réseau mondial de l’UNESCO
Le sud tunisien vient de franchir un cap majeur sur la scène internationale : le Géoparc Dahar a été officiellement inscrit sur la liste des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, marquant une première historique pour la Tunisie et une nouvelle reconnaissance pour le continent africain.
S’étendant sur près de 6 000 km² à travers les gouvernorats de Tataouine, Médenine et Gabès, le Géoparc Dahar se distingue par la richesse de ses paysages, la diversité de ses formations géologiques et la vitalité des communautés qui y vivent. Ce territoire constitue un véritable laboratoire à ciel ouvert où se croisent patrimoine naturel, traditions et activités socioéconomiques locales.
Lors de la session du Conseil exécutif, l’ambassadeur délégué permanent de la Tunisie auprès de l’organisation, Dhia Khaled, a souligné la portée stratégique de cette inscription. Elle témoigne de l’engagement du pays à préserver et valoriser son patrimoine géoculturel, tout en renforçant son rayonnement régional et international.
Les Géoparcs mondiaux désignent des zones où des sites d’importance géologique internationale sont gérés selon une approche globale mêlant protection, éducation et développement durable. Leur fonctionnement repose sur l’implication directe des populations locales, considérées comme actrices essentielles de la conservation et de la transmission des savoirs.
Réseau mondial en pleine expansion
En 2025, le réseau compte 229 sites répartis dans 50 pays, couvrant plus de 816 000 km². Douze nouveaux territoires ont rejoint cette année ce cercle prestigieux, dont celui du Dahar.
Le Dahar se distingue par une géologie spectaculaire façonnée sur des millions d’années : reliefs singuliers, formations rocheuses impressionnantes et paysages désertiques racontent l’histoire de la Terre. À cette richesse naturelle s’ajoute un héritage culturel remarquable, incarné par les ksour, les habitations troglodytiques et des traditions solidement ancrées.
Cette labellisation est l’aboutissement d’un travail collectif réunissant acteurs locaux, institutions et experts, tous mobilisés pour préserver et transmettre ce patrimoine unique. Elle ouvre également de nouvelles perspectives pour un tourisme durable, fondé sur la protection de la géo-diversité, de la biodiversité et du patrimoine humain.
Foire internationale du livre de Tunis (FILT) 2026 : Onze jours pour célébrer la puissance des mots
Par Imen Abderrahmani
Écrivains, éditeurs, penseurs et lecteurs se donnent rendez-vous du 23 avril au 03 mai à la Foire internationale du livre de Tunis, pour une édition anniversaire tournée vers les grands débats contemporains et marquée par la participation de grands noms de la littérature.
Quarante ans d’histoire, des centaines d’auteurs et des milliers de livres, la Foire internationale du livre de Tunis est plus qu’un évènement culturel, c’est un témoin des mutations qu’a connu et que connaît le pays, un témoin du génie de ses enfants et de leurs passions pour les mots, pour la créativité.
Rendez-vous majeur de la scène culturelle, carrefour du livre, des idées et des rencontres, la Foire internationale du livre de Tunis dans sa 40ème édition poursuit son chemin, offrant une vitrine au livre tunisien, arabe et international, et faisant de la période de la Foire un espace privilégié de dialogue entre écrivains, éditeurs, chercheurs et lecteurs.
Lors d’un point de presse organisé au Palais des arts et des lettres, le Palais Ksar Saïd, le directeur de cette édition Mohamed Salah Kadri a dévoilé la programmation, soulignant chiffres à l’appui la hausse des nombres des pays participants, des maisons d’édition qui prennent part à ce rendez-vous et ipso facto des titres proposés à cette occasion.
Le directeur de cette édition a fait savoir également dans son intervention que le programme culturel se distingue par sa richesse et sa diversité, et qu’il s’articule autour de deux grands axes. Le premier explore les questions d’identité et de patrimoine dans un monde marqué par la mondialisation et l’uniformisation culturelle. Parmi les temps forts de cet axe, figure le colloque « Les enjeux d’Averroès », organisé à l’occasion du 900ᵉ anniversaire de la naissance de Averroès, réunissant des penseurs venus de Tunisie, du Maroc, de France, d’Espagne et d’Italie. D’autres rencontres telles que celle ayant pour thème « Les écoles calligraphiques entre règle et expérimentation, de la calligraphie classique au lettrisme » qui accompagne bel et bien l’exposition calligraphique intitulée « Le rythme des lettres : l’art de la calligraphie en Tunisie, expériences et tendances ». S’agissant toujours de ce volet patrimonial, la Foire internationale du livre de Tunis propose également pour le débat les liens entre littérature et histoire, ainsi que les processus de réappropriation du patrimoine et avec la participation de nombreux écrivains et chercheurs dans différentes spécialités.
Pour son 2ème axe, le programme culturel se tourne vers les défis contemporains, notamment ceux liés aux avancées technologiques. Le grand colloque international de cette édition sera consacré aux « Métiers du livre et à l’intelligence artificielle », complété par des débats sur la communication culturelle à l’ère numérique, l’économie créative, les nouveaux moyens de diffusion, ainsi que les enjeux du piratage numérique et de la propriété intellectuelle.
Dans une perspective de rayonnement international, plusieurs rencontres porteront sur la diplomatie culturelle, les relations internationales et la traduction du roman. Une attention particulière sera également accordée à la création tunisienne, avec des colloques dédiés au roman et au cinéma nationaux, à l’écriture de soi, à la littérature de jeunesse et aux nouvelles pratiques de lecture, ainsi qu’un atelier consacré au plan national de promotion de la lecture.
Invités d’honneur de l’édition
En présentant ce rendez-vous, le directeur de la FILT a fait savoir que cette édition mettra à l’honneur l’Indonésie, invitée d’honneur, qui proposera un programme culturel riche tout au long de la Foire. Prenant la parole, l’ambassadeur de l’Indonésie en Tunisie Zuhairi Misrawi est passé en revue des relations d’amitié qui unissent les deux pays, présentant par la même occasion un programme riche alliant conférences, danses traditionnelles, présentation des livres et rencontres-débats.
Plusieurs pays dont la Chine, la Russie, la France, l’Espagne, l’Italie, la Belgique, la Roumanie, la Pologne, Malte, le Portugal et la Suède contribueront également à cette dynamique d’échanges culturels avec plusieurs programmes.
La Foire accueillera par ailleurs de nombreuses figures intellectuelles et littéraires internationales, parmi lesquelles Ibrahim Nasrallah, Reem Bassiouney, Said Khatibi, Habib Abdulrab Sarori, Francesca Albanese, Ignacio del Valle, Anna Mitévitch, Yusuf Yildiz, Omar Dabo, Gvantsa Jobava et Alkhidru Abdul Baaq.
Une programmation spéciale « enfants et jeunesse » ponctuera cette édition dans un souci de faire aimer aux petits comme à nos jeunes la lecture et le livre.
Il est à noter que cette année, le 23 avril sera dédié à l’ouverture alors que l’accès public sera pour le 24 avril, soit le jour d’après.
Festive, intellectuelle et résolument tournée vers l’avenir ainsi se veut cette 40ème édition de la Foire internationale du livre de Tunis qu’accueille le palais des expositions du Kram du 23 avril au 03 mai 2026.
Imen.A.
*Des chiffres et des lettres
- Pays participants : 37 pays
- Maisons d’édition participantes : 210
- Participants tunisiens : 184
-Titres : 148. 148
- Espace de l’enfant et des adolescents : 216 activités réparties sur 7 espaces avec la participation de 75 institutions
* Un timbre pour la mémoire
À l’occasion de ce quarantième anniversaire, un timbre commémoratif sera également émis par La Poste Tunisienne. Véritable œuvre d’art miniature inspirée de l’affiche officielle, il met en valeur la création du calligraphe Nja Mahdaoui, dont le graphème stylisé dépasse la simple écriture pour devenir une expression visuelle moderne et expressive. Par ses formes dynamiques et sa richesse esthétique, ce timbre symbolise le savoir, la transmission culturelle et la longévité de la foire, incarnant à la fois un objet postal et un témoignage artistique célébrant quarante années de promotion du livre et de la culture en Tunisie.
La manifestation « Théâtre 100 chaises » : Quand la scène devient espace de guérison
Par Imen Abderrahmani
Le Théâtre Cortina à Kalaâ Kébira accueille, à partir de demain le 18 avril et jusqu’au 20 avril, la 8ème édition de « Théâtre 100 chaises », un rendez-vous qui croise création scénique et réflexion scientifique autour de l’art-thérapie, sous le thème « Théâtre et psychiatrie : où l’art rencontre le soin ».
En partenariat avec l’Association pour la promotion des handicapés de Kalaâ Kébira, cette nouvelle édition s’associe au 4ème colloque scientifique consacré aux arts au service du handicap et de l’autisme. L’événement propose un espace hybride où le spectacle vivant dialogue avec la clinique, interrogeant la manière dont la création artistique peut devenir un outil d’accompagnement, d’expression et de transformation.
Au cœur de cette dynamique, l’art-thérapie est pensée comme un levier d’apaisement et de reconstruction, tandis que les sciences humaines et médicales enrichissent la compréhension des processus créatifs et émotionnels.
Le programme comprend un atelier immersif animé par le Dr. Abdelbassett Touati, artiste et médecin, président de l’Association d’art-thérapie. Il y explore des approches innovantes destinées aux professionnels et éducateurs, visant à mieux comprendre et accompagner les comportements des personnes autistes et en situation de handicap à travers la création artistique.
Un temps d’échange juridique est également prévu avec l’expert Mohammed Habib Baccouche, autour des droits des personnes vulnérables et des dispositifs de protection, renforçant la dimension sociale et citoyenne du colloque.
« Junoun », la folie sur scène
L’un des moments forts de cette édition sera la mise en lumière de la pièce « Junoun » (Folie), produite par Familia Production. Au croisement du théâtre et de la psychanalyse, l’œuvre sera accompagnée d’une exposition documentaire retraçant le parcours de cette société de production théâtrale ainsi que d’une table ronde réunissant plusieurs figures majeures de la scène culturelle et intellectuelle. Parmi les participants : le metteur en scène Fadhel Jaïbi, la dramaturge et actrice Jalila Baccar, ainsi que l’acteur Mohamed Ali Ben Jemaa qui partageront avec l’assistance leurs expériences liées à la genèse et à l’évolution de la pièce et raconteront la folie dans l’art.
Le débat sera enrichi par les interventions du journaliste Mohammed Ali Sghaïer et des Dr Touati, Zouhaïr Ben Terdayet et Abdelmajid Chaakir (Maroc), autour des liens entre souffrance intérieure et création dramatique.
La programmation théâtrale sera ponctuée par deux représentations : « Ashtar » de Imed Oueslati et « El Firma » de Ghazi Zaghbani. Ces créations viendront prolonger les réflexions du colloque en donnant corps, sur scène, aux questionnements sur le soin, la mémoire et la fragilité humaine.
Projet pionnier entre art et inclusion
Porté par le metteur en scène Mohamed Ali Saïd, figure du théâtre tunisien depuis les années 1980, « Théâtre 100 chaises » s’inscrit dans un parcours artistique marqué par des créations primées et une forte implication dans le théâtre social. Avec la création du Théâtre Cortina en 2014, il a ouvert un espace dédié à la création, à la transmission et à l’inclusion des enfants en situation de handicap.
Plus qu’un colloque ou un festival, cette manifestation s’impose comme un laboratoire vivant où l’art devient un langage de soin, de dialogue et de transformation sociale, redessinant les frontières entre création artistique, clinique et engagement citoyen.
Ces dernières années, plusieurs manifestations culturelles ont mis en lumière le rôle de l’art dans les processus de guérison et d’accompagnement psychologique. Dès lors, une question s’impose : n’est-il pas temps d’envisager une véritable intégration de l’art-thérapie au sein de nos hôpitaux, mais aussi de nos établissements scolaires et lycéens, indépendamment des cours artistiques traditionnels ? À l’heure où la société est confrontée à une montée des tensions et des violences, l’introduction de pratiques créatives encadrées pourrait constituer un levier préventif, favorisant l’expression des émotions, la régulation des comportements et le renforcement du lien social.
Imen.A.
Liban : Accord d’un cessez-le-feu de dix jours
Le président américain Donald Trump a annoncé la conclusion d’un accord de cessez-le-feu de dix jours au Liban, à partir de ce soir, jeudi 16 avril 2026.
Trump a annoncé, ce jeudi, que le premier ministre sioniste Benjamin Netanyahu et le président libanais Joseph Aoun étaient d'accord pour un cessez-le-feu de dix jours à partir de 20h00.
"Je viens d'avoir d'excellentes conversations avec le très respecté président du Liban Joseph Aoun et Benjamin Netanyahu. Ces deux dirigeants se sont accordés sur le fait que, pour parvenir à la paix entre leurs deux pays, ils commenceront formellement un cessez-le-feu de dix jours à partir de 17h00", heure de Washington, soit 21h00 GMT, a écrit le président américain sur sa plateforme Truth Social.
Haute technologie : La Tunisie brille à un concours mondial et se qualifie à la finale en Chine
Il s’agit d’une nouvelle distinction comme nos jeunes et prometteuses compétences savent collecter. La Tunisie vient, ainsi, de se distinguer, lors de la phase régionale de la 10e édition de la "Huawei ICT Competition", en réussissant, pour la troisième année consécutive, à qualifier trois équipes pour la finale mondiale prévue en juin 2026 à Shenzhen, en Chine.
L’édition 2025-2026 a mobilisé plus de 600 candidats à l’échelle nationale dès septembre, avant qu’un processus de sélection rigoureux, ponctué par des épreuves préliminaires et nationales en février, ne retienne neuf étudiants pour représenter le pays face à des participants issus de treize pays de la région.
Dans la catégorie "Network Track", l’équipe composée d’Adem Marzouki (De l'Université privée des Technologies Tekup), Ahmed Ben Rahma (de l'École Nationale des Sciences de l'Informatique) et Sourour Kraiem (Tekup), encadrée par Kmar Thâalbi, a remporté le Grand Prix face à 22 équipes concurrentes.
De son côté, l’équipe "Computing Track", formée par Aziz Zouaghia (De l'Université privée Esprit), Montaha Mzoughi (Tekup) et Mohamed Ali Melah (Tekup), sous la supervision du coach Aymen Tangara, s’est distinguée en décrochant le Premier Prix devant 15 équipes. Enfin, dans la catégorie "Cloud Track", Nermine Ahmadi, Ahmed Ben Mohamed et Nour Houda Zaabi (Tekup), également encadrés par Aymen Tangara, ont obtenu le troisième prix face à 22 équipes, confirmant le niveau élevé des compétences tunisiennes à l’échelle régionale.
Ces équipes représenteront la Tunisie lors de la finale mondiale, ultime étape de cette compétition internationale visant à promouvoir l’excellence académique et l’innovation technologique.
À travers la "Huawei ICT Competition", les participants bénéficient d’un encadrement assuré par des experts certifiés, ainsi que d’un accès à des formations avancées, des ateliers pratiques et des laboratoires spécialisés.
Ce programme permet aux étudiants de renforcer leurs compétences dans des domaines de pointe tels que la 5G, l’intelligence artificielle, le cloud computing et la cybersécurité, contribuant ainsi à consolider la position de la Tunisie en tant que vivier de talents numériques en Afrique du Nord.
Lancée en 2015, la "Huawei ICT Competition" a déjà attiré des centaines de milliers d’étudiants issus de milliers d’universités à travers le monde, s’imposant comme une plateforme mondiale d’échange des savoirs et de préparation des jeunes talents aux métiers du numérique.
Le journal de l’économie
E-Commerce : La CCIT et la CONECT lancent l’appel à candidatures pour propulser les PME tunisiennes vers les marchés internationaux
Alors que l’exportation des services numériques émerge comme un levier essentiel de croissance et de création d’emplois décents en Tunisie, la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) et la Chambre de Commerce et d’Industrie de Tunis (CCIT), en partenariat avec le Centre du Commerce International (ITC), lancent un appel à candidatures ambitieux destiné aux PME tunisiennes dans le secteur des Services.
Dans le cadre de l’action multi-donateurs « Renforcement du commerce électronique et du commerce numérique dans le voisinage du Sud », cofinancée par l’Union européenne et le Ministère fédéral allemand de la Coopération économique et du Développement (BMZ), et mise en œuvre par l’ITC (avec la GIZ pour d’autres composantes), une centaine des PME tunisiennes bénéficieront d’un accompagnement gratuit, structuré et de haut niveau.
Ce programme s’inscrit dans l’Initiative régionale Équipe Europe « Emplois par le Commerce et l’Investissement dans le Voisinage du Sud ». En Tunisie : la CCIT et la CONECT ont été sélectionnées comme les deux Organisations d’Appui aux Entreprises (OAE) principales pour co-mettre en œuvre le Résultat 4 « Le secteur privé est mieux informé et utilise davantage les dispositifs de commerce numérique et les plateformes virtuelles » (période 2025-2029).
Ce dispositif va bien au-delà d’une simple sensibilisation. Il vise à transformer le savoir-faire tunisien en offres digitales packagées, compétitives et exportables. Les PME sélectionnées bénéficieront d’un soutien personnalisé et intensif.
Téléphonie : Samsung dévoile le Galaxy A57 5G et le Galaxy A37 5G
Samsung Electronics Co., Ltd. a annoncé aujourd’hui les nouveaux Galaxy A57 5G et Galaxy A37 5G, les derniers appareils de la série Galaxy A qui apportent les dernières innovations mobiles de Samsung ;y compris l’Awesome Intelligence améliorée; à un plus grand nombre d’utilisateurs dans le monde.
La dernière série Galaxy A reflète l’engagement de Samsung à étendre les capacités de l’IA à davantage d’appareils et à permettre à davantage d’utilisateurs d’exploiter la puissance de l’IA intuitive qui simplifie les tâches quotidiennes. Les Galaxy A57 5G et Galaxy A37 5G renforcent l’expérience quotidienne des utilisateurs en améliorant les performances, l’appareil photo et l’écran, ainsi que les caractéristiques de robustesse et de sécurité.
Avec jusqu’à six générations de mises à jour du système d’exploitation et un support de sécurité à long terme, la nouvelle série Galaxy A est conçue pour durer. En tête de la gamme, le Samsung Galaxy A57 5G, doté d’un design plus fin et plus raffiné et de capacités d’intelligence artificielle améliorées qui en font l’appareil le plus puissant de la série Galaxy A à ce jour.
Anniversaire : Carrefour Tunisie célèbre les 25 ans de ses hypermarchés avec plus de 200 000 dinars de gains
À l’occasion du 25e anniversaire de ses hypermarchés, Carrefour Tunisie organise une opération exceptionnelle du 15 avril au 10 mai 2026 dans ses magasins Carrefour La Marsa, Carrefour Mall of Sousse et Carrefour Mall of Sfax.
Pendant 26 jours, les clients pourront bénéficier d’offres promotionnelles attractives et participer à plusieurs mécaniques de jeu, pour une dotation globale de plus de 200 000 dinars.
Le dispositif principal permettra de faire gagner un client chaque jour via une inscription sur les bornes digitales en magasin. Chaque gagnant remportera une course d’une valeur de 5 000 dinars à effectuer chez Carrefour, soit un total de 130 000 dinars offerts par l’enseigne sur toute la durée de l’opération. Plusieurs autres jeux seront également proposés tout au long de l’anniversaire, permettant de porter la dotation globale à plus de 200 000 dinars.
En parallèle, une animation sera déployée en magasin via la radio magasin. Chaque heure, un code de recharge Tunisie Telecom incomplet sera diffusé. Les clients devront deviner le chiffre manquant et être les plus rapides à saisir le code sur leur téléphone. Le premier à entrer le bon code remportera une recharge téléphonique de 10 dinars.
Dans une logique d’amélioration continue de l’expérience client, Carrefour Tunisie s’associe également à Yassir. Les clients pourront bénéficier de 50 % de remise sur leurs trajets en taxi vers et depuis Carrefour La Marsa et Carrefour Mall of Sousse, facilitant ainsi l’accès aux magasins pendant l’opération.
70% des Tunisiens insatisfaits du contenu proposé par les médias... : Comment rendre aux journaux leur crédibilité...?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que 70% des Tunisiens se disent insatisfaits du contenu de l’information proposé par la presse, que faut-il faire pour rendre sa crédibilité aux médias ?
Selon une étude réalisée dans le cadre du programme Pamt 2, les informations économiques et sociales constituent le troisième thème le plus apprécié des Tunisiens, juste après le sport et la santé. Cette étude a été présentée hier par Karim Ben Amor, lors d’un colloque organisé par l’Université tunisienne des directeurs de journaux, intitulé « De la recherche à l’impact : comment transformer vos travaux en présence médiatique », en partenariat avec le programme « Savoir Éco en Tunisie ».
L’étude a révélé que 65 % des personnes interrogées ont déclaré suivre l’actualité économique. Cependant, ce taux ne dépasse pas 5 % chez les 18-24 ans. En ce qui concerne le canal le plus utilisé par les Tunisiens et les Tunisiennes, 61 % des participants ont indiqué utiliser les réseaux sociaux.
Pour la tranche d’âge des 18-24 ans, 34 % ont déclaré ne pas utiliser les médias traditionnels pour s’informer sur l’économie. Par ailleurs, la même étude indique que 70 % des Tunisiens et des Tunisiennes ne sont pas satisfaits du contenu médiatique. 87 % estiment que les sujets abordés ne sont pas liés à leur vie quotidienne. De plus, 64 % considèrent que la manière de traiter le contenu est peu claire et difficile à comprendre.
D’un autre côté, l’étude révèle également que 15 % des Tunisiens et des Tunisiennes suivent un influenceur économique ou social sur les réseaux sociaux. Que faut-il.faire pour rendre sa crédibilité aux médias?
De la rigueur dans la modernité...
Interrogé à ce sujet, le président de la Commission juridique au sein de l’association internationale de défense des droits de l'homme et des médias, Me Abdelbasset Khaldi, nous a confié :« En réalité, il existe un consensus entre les chercheurs, les journalistes, les responsables des médias et le reste des acteurs concernés par la presse dans presque le monde entier sur les conséquences et les effets négatifs de la crise de la presse écrite, notamment en ce qui concerne l’exercice de la liberté d’expression dans la société et son rôle de contrôle, ou ce qui est désormais connu sous le nom de « rôle de chien de garde », qui alerte la société sur les dangers qui la menacent, les problèmes à résoudre et les dysfonctionnements nécessitant une intervention urgente.
Bien que l’Internet et les nouveaux médias aient commencé à remplir certaines des fonctions autrefois assurées par la presse, ces médias ont, en revanche, contribué à affaiblir la capacité des journaux imprimés à exercer leurs fonctions historiques connues, en particulier les fonctions éducatives, d’investigation et d’analyse.
Par exemple, la fermeture des journaux, la réduction de leur nombre de pages et les changements qui ont affecté leur contenu ont eu de nombreuses répercussions négatives sur la participation politique, le vote aux élections et la compétition électorale dans de nombreux pays du monde.
Le rôle politique des journaux a décliné après l’apparition de la radio puis de la télévision, et ce déclin s’est accentué avec l’arrivée d’Internet, qui a déplacé les campagnes électorales des pages des journaux vers les réseaux sociaux.
Il est certain que la réduction de la production journalistique, la fermeture des journaux et l’abandon par ceux qui subsistent de leur rôle de diffusion, du savoir, d’orientation ont privé la société humaine d’une source essentielle de connaissance des questions et des enjeux, une connaissance qui permet aux citoyens de prendre des décisions politiques éclairées.
En contrepartie, les nouveaux médias n’ont pas réussi à combler le vide laissé par le retrait de la presse écrite, notamment pour des raisons de réduction des coûts, de sa fonction politique d’investigation, ce qui a conduit à la propagation de la corruption, en raison de la diminution de la crainte des responsables d’être exposés par la presse.
L’analyse des sources de la crise de la presse écrite et de ses conséquences nous conduit nécessairement aux solutions proposées, non seulement pour surmonter cette crise, mais aussi pour la transformer en une grande opportunité de croissance et de prospérité des journaux.
Dans ce cadre, il convient de distinguer entre les solutions visant à sauver les journaux et l’industrie de la presse, et celles visant à restaurer la fonction politique et démocratique des journaux, que ce soit à travers la presse elle-même ou d’autres médias ».
Et d’ajouter : « Au vu des défis financiers et technologiques évoqués, la première solution, et sans doute la plus simple, consiste pour les entreprises de presse à réduire leurs dépenses afin d’atténuer la crise.
Toutefois, cette solution ne permet pas, à long terme, de surmonter la crise puisqu’elle en est en partie la cause. Ainsi, la solution que les journaux doivent envisager consiste à rechercher un modèle économique alternatif au modèle traditionnel actuel, qui repose principalement sur les revenus publicitaires. Le nouveau modèle doit prendre en compte les transformations introduites par Internet dans la production et la consommation de l’information.
Dans ce contexte, des chercheurs et journalistes proposent plusieurs modèles alternatifs de financement des journaux, parmi lesquels : le modèle de parrainage des journaux par des individus ou des institutions, le financement participatif reposant sur de petites contributions d’un grand nombre de personnes via les sites des journaux ou les réseaux sociaux, et le micro-paiement basé sur la vente de contenus papier ou numériques à faible coût.
Des expériences sont actuellement menées par de grands journaux américains comme le New York Times et le Washington Post, qui proposent des abonnements à un dollar pour quatre semaines. On peut également citer les modèles de coopératives entre journaux et citoyens-journalistes, les modèles d’entreprises citoyennes, ainsi que la production de contenus destinés à être vendus à d’autres médias.
Parmi les solutions proposées figure aussi l’utilisation des ressources publiques pour reconstruire la presse nationale. Face aux débats suscités par le financement public et son impact sur la liberté et l’indépendance de la presse, la transformation vers une presse de service public, sur le modèle des radios publiques européennes, peut constituer une solution pertinente.
Dans ce cas, c’est l’État — et non le gouvernement — qui alloue des ressources aux journaux via le budget général ou une taxe dédiée, sans intervenir dans la gestion, assurée par des conseils d’administration représentant les différentes composantes de la société. Ce modèle permettrait de reconstruire le système de propriété des journaux tout en préservant leurs fonctions et en créant de nouveaux emplois pour les jeunes journalistes.
Face à une défiance grandissante, la presse tunisienne se trouve à un tournant décisif : se réinventer ou disparaître progressivement du paysage informationnel. Restaurer la crédibilité ne passera ni par des solutions rapides ni par des ajustements superficiels, mais par une transformation profonde mêlant rigueur journalistique, innovation technologique et proximité avec les citoyens.
Plus que jamais, les médias doivent redevenir utiles, compréhensibles et ancrés dans la réalité quotidienne des Tunisiens. C’est à ce prix qu’ils pourront reconquérir la confiance perdue et réaffirmer leur rôle essentiel dans la vie démocratique.
M.B.S.M.
QNB Bank : Résultats financiers
QNB, une institution financière de premier plan au Moyen-Orient et en Afrique (Région MEA), vient de rendre public ses résultats du premier trimestre 2026.
Les bénéfices nets ont atteint 4,33 milliards QAR (1,19 milliards USD) au 31 mars 2026, réalisant ainsi une progression de 2% par rapport à la même période de l’année précédente.
Le résultat d’exploitation a progressé de 10% pour atteindre 12,08 milliards QAR (3,32 milliards USD), reflétant ainsi la performance du Groupe à maintenir une croissance au niveau de diverses sources de revenus.
Le total des actifs au 31 mars 2026 a enregistré une augmentation de 6 % par rapport au 31 mars 2025 pour atteindre 1 410 milliards QAR (387 milliards USD), principalement due à la croissance des prêts et avances qui ont augmenté de 8% pour atteindre 1028 milliards QAR (282 milliards USD). L’évolution du volume des nouveaux dépôts et leur diversification ont contribué à l’augmentation des ressources clientèle de 5% par rapport au 31 mars 2025 pour atteindre 974 milliards QAR (267 milliards USD).
L’efficacité opérationnelle du Groupe QNB (mesuré par le ratio coût-revenu) a atteint 24,1%, soit l’un des meilleurs ratios parmi les grandes institutions financières de la région MEA.
Au 31 mars 2026, le ratio des prêts non-performantes a atteint 2,7%, soit l’un des taux les plus faibles des institutions financières de la région MEA, reflétant ainsi la haute qualité du portefeuille crédits du Groupe et la gestion efficiente du risque de crédit.
Par ailleurs, le taux de provisionnement des créances douteuses a été maintenu à 100% reflétant la politique prudente adoptée par le Groupe par rapport aux créances non-performantes.
Le total des capitaux propres a progressé de 10% par rapport à mars 2025 pour atteindre 125 milliards QAR (34 milliards USD). Le bénéfice par action a atteint 0,44 QAR (0,12 USD).
Le ratio d’adéquation des fonds propres (CAR) a atteint 19,4% au 31 mars 2026. Le ratio de liquidité à court terme (LCR) et le ratio structurel de liquidité à long terme (NSFR) ont atteint respectivement 147% et 107% au 31 mars 2026, dépassant ainsi les exigences minimales règlementaires de la Banque Centrale du Qatar et du Comité de Bâle.
Depuis 28 février 2026, la région du Conseil de Coopération du Golfe (CCG) a connu des hostilités et une instabilité régionale ayant un impact direct sur les corridors maritimes adjacents, avec des effets connexes sur l'approvisionnement énergétique et les routes de transport maritime. Malgré ces tensions régionales, le Groupe QNB a maintenu son modèle d'activité, soutenu par un modèle opérationnel robuste, un cadre institutionnel bien établi et des investissements continus dans les capacités bancaires numériques, garantissant à sa clientèle un accès sécurisé et fiable à ses services. Bien que les événements géopolitiques aient engendré un certain niveau d'incertitude, le système bancaire est demeuré solide et résilient et la situation générale est progressivement revenue à la normale.
Le Groupe QNB dispose d'un cadre solide de continuité d'activité et de gestion de crise, soutenant sa résilience opérationnelle face à un large éventail de scénarios géopolitiques et opérationnels. Grâce à une infrastructure résistante, à des capacités opérationnelles diversifiées et à une coordination étroite avec les autorités nationales et les régulateurs, le Groupe est parvenu à assurer la continuité de ses services et à maintenir une pleine capacité opérationnelle au cours des dernières semaines et pour l'avenir.
La Banque Centrale du Qatar (BCQ) a également annoncé un ensemble de mesures de précaution visant à préserver le bon fonctionnement des marchés et à soutenir des niveaux de liquidité élevés sur le marché qatari, notamment la mise à disposition de facilités de pension livrée illimitées en riyal qatari, l'introduction d'une facilité de repo à terme allant jusqu'à trois mois, ainsi qu'une réduction de 100 points de base des exigences de réserves afin d'injecter des liquidités supplémentaires dans le système bancaire. La BCQ a également autorisé les banques à accorder des reports temporaires de paiement aux emprunteurs affectés, conformément aux politiques internes et aux directives de supervision. Ces reports de paiement ne devraient pas avoir d'impact significatif sur les résultats financiers des banques.
Le Groupe QNB emploie plus de 31.000 collaborateurs répartis sur plus de 900 sites, à travers 28 pays dans 3 continents et dispose de plus de 5.000 distributeurs automatiques de billets.
















