Suppression du prélèvement direct des cotisations au profit de l’UGTT : La Centrale syndicale, peut-elle survivre à cette mesure ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le débat autour de la suppression du prélèvement direct des cotisations au profit de l’UGTT continue à faire couler beaucoup d’encre. La Centrale syndicale, peut-elle survivre à cette mesure au cas où elle sera appliquée ?
Dans un statut publié sur sa page Facebook, le secrétaire général adjoint et porte-parole de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Sami Tahri, a dénoncé les intentions du gouvernement à suspendre le principe du prélèvement direct au titre de cotisation à l’UGTT.
Tahri a, en effet, fait savoir que ce prélèvement est : « Volontaire et non automatique, facultatif et non obligatoire », soulignant au passage qu’il s’agit « d’un acquis historique et non pas une faveur accordée par quiconque ».
Le porte-parole de la Centrale syndicale a, en outre, rappelé que « ce principe est garantie par les deux conventions internationale N°87 et 151, lesquelles stipulent l'octroi de facilités aux syndicats pour mener leurs activités dans la défense des intérêts des travailleurs ». Et d’indiquer : « Suspendre cette mesure constitue une violation des conventions internationales ratifiées par l'État tunisien ».
Sami Tahri a également mis en garde contre cette mesure qu’il a jugé « politique et punitive contre l'Union et les travailleurs », rappelant que « le gouvernement "Mzali" y avait déjà eu recours dans les années quatre-vingt avant d'installer ses propres "hommes de paille", de frapper l'Union et d'entamer la tristement célèbre "réforme structurelle". Que pensent, justement, les syndicalistes de cette mesure ?
Depuis la publication de ce statut émanant du porte-parole de l’UGTT, les réactions fusent de tous bords notamment sur les réseaux sociaux et on peut lire à titre d’exemple : « Le prélèvement obligatoire est contraire au principe de la libre adhésion. Le droit syndical devrait bénéficier à tous les syndicats en fonction de leur représentativité attestée par le nombre de leurs adhérents et leurs résultats aux élections des structures professionnelles (commissions paritaires) .
L’UGTT s’est toujours opposée au pluralisme syndical même quand il a été inscrit dans la constitution. Ce refus injustifié de la pluralité a affaibli l’action syndicale et c’est le plus grand tort de l’UGTT. Le reste n’a aucune valeur ».
Un acquis contesté … ?
Dans la même logique, un autre syndicaliste a estimé que : « Si le principe de volontariat est souligné, la réalité administrative et sociale de ce dispositif peut poser question. Le prélèvement automatique transforme un acte volontaire en routine quasi-invisible : le salarié peut se retrouver à contribuer sans réflexion active à chaque période de paie.
Pour certains, ce mécanisme entraîne une confusion entre liberté de choix et inertie administrative, et rend difficile le contrôle individuel sur l’adhésion et le montant versé. En conclusion, le maintien du prélèvement automatique n’est pas un impératif pour garantir les droits syndicaux.
Les salariés motivés pour soutenir le syndicat peuvent le faire de manière volontaire, transparente et contrôlée, en choisissant eux-mêmes la modalité de versement la plus adaptée. Ce faisant, le syndicat conserve ses ressources tout en respectant pleinement la liberté de ses adhérents».
Alternatifs …
L’Union générale tunisienne du travail, peut-elle, alors, continuer à vivre sans ce principe de prélèvement direct des cotisations ? Plusieurs syndicalistes estiment qu’il faut composer avec cette nouvelle donne et chercher d’autres alternatifs portants sur le financement des activités de la Centrale syndicale, « Plutôt que de s’appuyer sur ce mécanisme ancien, les organisations syndicales gagneraient à développer des modes de financement volontaires transparents, renforçant ainsi la légitimité de la contribution et le lien direct avec les adhérents », estime un syndicaliste dont le profil sur sa page Facebook porte le nom de l’AUTRE.
Ce dernier propose d’autres solutions qui sont, à son égard « plus dignes », à ceux qui souhaitent continuer à verser des cotisations à l’UGTT, « comme donner un RIB au syndicat et ordonner à sa banque de mettre en place un prélèvement automatique volontaire ou effectuer un virement régulier ou ponctuel directement depuis son compte bancaire voire participer à des collectes ou campagnes d’adhésion directe au sein des institutions ou lieux de travail.
Ces alternatives permettent au salarié de garder le contrôle de sa contribution, tout en assurant un soutien financier régulier au syndicat ».
M.B.S.M.
Ce soir, au Théâtre Municipal de Tunis : Feriel Ziadi, le piano en majesté
Par Imen Abderrahmani
À 15 ans, la pianiste Feriel Ziadi investira ce soir, à 19h00, la scène du Théâtre Municipal de Tunis pour un récital ambitieux mêlant répertoire classique, musiques populaires et engagement solidaire, sous l’égide de l’Association « Les Solistes ».
« Le talent au bout des doigts » : c’est ainsi que s’intitule ce nouveau rendez-vous musical proposé par l’Association Les Solistes au grand public, un événement qui témoigne de la rigueur et de l’exigence de la formation musicale.
Âgée d’à peine 15 printemps, Feriel Ziadi sera ce soir à la rencontre du grand public, sur la scène du Théâtre municipal de Tunis, un lieu chargé d’histoires qui a vu défiler tant de grands artistes et qui a révélé tant de talents.
Dotée d’une maturité artistique remarquable, l’artiste tentera de séduire les mélomanes et d’affirmer son génie, proposant un programme ouvert et contrasté, où les grandes œuvres du répertoire classique dialogueront avec des références issues de la musique de variété et du cinéma.
Le concert se déroulera en deux temps complémentaires. La première partie, en récital solo d’une trentaine de minutes, mettra en lumière la relation intime de la jeune pianiste avec son instrument. La seconde partie réunira Feriel Ziadi, l’Orchestre Philharmonique « Les Solistes » et le « Chœur Les Solistes » pour une heure de musique collective, sous la direction du Maestro Achref Bettibi. Plus de cent musiciens et choristes, jeunes talents et artistes confirmés, seront réunis sur scène pour une expérience musicale d’envergure.
Le programme reflète cette diversité artistique. Les pages majeures de Ludwig van Beethoven, avec le Concerto pour piano n°1 (premier et troisième mouvements), le Rondo Capriccioso de Felix Mendelssohn et l’Étude n°1 de l’opus 25 de Frédéric Chopin côtoieront un medley du groupe ABBA et le thème emblématique du film Mission Impossible, enrichis de surprises musicales pensées pour rythmer la soirée.
Ce concert s’ajoute à une série d’évènements qu’organise l’Association « Les Solistes » et qui l’ont permis de bien se positionner sur la scène musicale tunisienne, prenant part à des grands rendez-vous tels que le Festival international de musique symphonique d’El Jem.
Basée à Mégrine, cette « association-école » s’est affirmée ces dernières années comme un acteur dynamique de la scène culturelle tunisienne, avec un programme d’activités varié alliant l’organisation de festivals, des concours nationaux et des master classes, souvent menés en partenariat avec des institutions internationales.
Au-delà de sa dimension artistique, ce récital revêt également une portée solidaire. Les bénéfices de la soirée seront intégralement reversés à l’Association « LIFE », engagée dans l’organisation de caravanes médicales multidisciplinaires au profit des populations dans le besoin à Hawaria.
En conjuguant exigence artistique, ouverture au public et engagement citoyen, « Les Solistes » font de la musique un espace de transmission et d’espoir. Pour Feriel Ziadi, cette soirée au Théâtre Municipal s’annonce comme une étape décisive dans un parcours déjà prometteur. Retenez-bien ce nom !
Imen.A.
Complexe culturel de la Nouvelle Médina (Ben Arous) : 70% des travaux achevés
Le taux d’avancement des travaux du complexe culturel de la Nouvelle Médina, dans le gouvernorat de Ben Arous, a franchi la barre des 70 %, a déclaré, jeudi, la déléguée régionale des Affaires culturelles, Hayet Fathalli Aloui, au correspondant de la TAP dans la région.
Lancé en octobre 2019, le projet a subi des retards importants après l’annulation du contrat avec l’entreprise initiale et plusieurs relances d’appels d’offres pour permettre la reprise des travaux.
Les travaux de finition ont repris en février 2025, après un réajustement du budget total qui s’élève désormais à 5 millions 30 861 dinars. Une nouvelle entreprise a été mandatée pour mener à bien le chantier.
Le suivi des travaux a été effectué lors d’une réunion de travail, le 19 décembre dernier, en présence des parties prenantes, incluant les concepteurs, des représentants de la Direction régionale de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire de Ben Arous, ainsi que de la délégation régionale des Affaires culturelles.
Le complexe, d’une superficie totale de 3 272 m², comprendra une salle de spectacles de 500 places, deux salles de danse d’environ 100 m² chacune, quatre vestiaires, des salles polyvalentes pour les clubs de musique, les arts plastiques et les créations numériques, en plus d’un espace administratif, un hall d’accueil et un café culturel.
Ce projet, une fois achevé, constituera un pôle culturel majeur pour le quartier de la Nouvelle Médina, destiné à promouvoir les arts et à offrir aux habitants un espace d’expression artistique diversifié.
Le Quotidien avec TAP
La revue de Beït al-Hikma "Les Séminaires du Département des Arts" : Un vrai condensé d'idées
L’Académie tunisienne des sciences, des lettres et des arts Beit al-Hikma a annoncé la parution du deuxième numéro de la revue "Les Séminaires du Département des Arts".
Ce nouveau numéro rassemble une sélection d’interventions issues des journées d’études organisées par le Département des Arts au cours de l’année académique 2022-2023. Les contributions, consacrées aux arts plastiques, à la musique, au théâtre et au cinéma, sont signées par une pléiade de spécialistes, d’académiciens et de chercheurs universitaires : Ali Louati, Anis Meddeb, Fetah Ben Ameur, Mohamed Hedi Farhani, Mehdi Trabelsi, Sonia Mbarek-Rais, Faten Chouba Skihiri, Hichem Ben Ammar, Kamel Ben Ouanès, Wael Samoud et Wissem El Abed.
Les réflexions proposées s’articulent autour de deux axes principaux. Le premier interroge la situation actuelle des arts en Tunisie, en évaluant les défis auxquels ils sont confrontés et en explorant leurs perspectives d’évolution. Le second axe est principalement consacré au cinéma, analysant la manière dont ce médium aborde et met en scène la violence, ainsi que les différentes formes de sa représentation à l’écran.
A travers cette publication, le Département des Arts entend encourager le dialogue entre les disciplines artistiques et mettre en lumière leur rôle dans l’enrichissement des savoirs. La revue souligne également la capacité des arts à tisser des liens innovants entre les disciplines, à interroger les concepts établis et à nourrir un esprit critique en constante évolution.
Éditorial : Un monde sans limite …- Par Jalel HAMROUNI
L'expiration du traité New START marque bien plus que la fin d’un simple accord diplomatique : elle symbolise la fragilisation d’un pilier essentiel de la sécurité internationale.
En qualifiant cet événement de « moment grave », le secrétaire général de l’ONU, António Guterres, ne cède ni à l’alarmisme ni à la rhétorique politique. Il exprime une inquiétude largement partagée par les experts : pour la première fois depuis plus d’un demi-siècle, le monde se retrouve sans limites juridiquement contraignantes sur les arsenaux nucléaires des deux plus grandes puissances militaires.
Signé en 2010, le traité New START avait été conçu pour réduire la menace nucléaire héritée de la guerre froide. Il plafonnait notamment à 1 550 le nombre d’ogives stratégiques déployées par les États-Unis et la Russie, tout en imposant des mécanismes de vérification comme les échanges de données et les inspections sur site.
Ces outils n’étaient pas de simples formalités techniques : ils constituaient un langage commun entre adversaires, un filet de sécurité destiné à éviter les erreurs d’interprétation et les escalades incontrôlées.
Aujourd’hui, ce filet disparaît au moment même où les tensions géopolitiques atteignent des sommets. Guterres a averti que le risque d’utilisation d’une arme nucléaire est « au plus haut niveau depuis des décennies ». Cette affirmation doit être prise au sérieux : l’histoire montre que la stabilité stratégique repose moins sur la confiance que sur la prévisibilité. Or, sans cadre légal, l’incertitude devient la norme.
Le danger le plus immédiat est celui d’une nouvelle course aux armements. Les États-Unis et la Russie détiennent ensemble la grande majorité des armes nucléaires mondiales, et l’absence de plafonds pourrait encourager une modernisation accélérée ou une augmentation des stocks.
Une telle dynamique ne resterait pas bilatérale : elle enverrait un signal inquiétant aux autres puissances nucléaires, susceptibles de renforcer à leur tour leurs capacités. La logique de dissuasion risquerait alors de se transformer en spirale concurrentielle.
Cette rupture intervient également à un moment paradoxal. Depuis la fin de la guerre froide, les accords de contrôle des armements avaient contribué à « prévenir la catastrophe » et à bâtir une certaine stabilité mondiale. Leur effritement progressif donne l’impression que l’humanité tourne le dos à l’une de ses rares réussites collectives : la capacité à contenir une menace capable de détruire des civilisations entières.
Pourquoi en est-on arrivé là ? La réponse tient autant aux rivalités stratégiques qu’aux mutations de l’ordre mondial. La guerre en Ukraine, la détérioration des relations entre Moscou et l’Occident, ainsi que la montée en puissance militaire d’autres acteurs ont rendu les compromis plus difficiles.
La Russie avait suspendu sa participation au traité en 2023, et les inspections n’avaient déjà plus lieu depuis des années. L’accord survivait davantage par inertie que par véritable volonté politique.
Du côté américain, certains responsables plaident désormais pour un accord « modernisé » qui inclurait d’autres puissances nucléaires, notamment la Chine. L’argument n’est pas dénué de logique : un système de contrôle conçu pour un monde bipolaire paraît moins adapté à une configuration multipolaire. Mais le risque est qu’en cherchant un cadre plus ambitieux, on laisse se désagréger celui qui existait déjà.
Faut-il pour autant céder au fatalisme ? Pas nécessairement. Guterres lui-même voit dans ce tournant une occasion de « réimaginer » le contrôle des armements et appelle Washington et Moscou à négocier « sans délai » un nouvel accord. L’histoire diplomatique montre que les périodes de tension extrême ont parfois accouché de compromis majeurs. Encore faut-il que les dirigeants reconnaissent que la sécurité ne peut être durablement fondée sur la seule accumulation de puissance.
Au fond, la fin du New START pose une question plus large : le monde est-il en train d’entrer dans un nouvel âge nucléaire ? Si tel est le cas, il ne ressemblera pas à celui du XXᵉ siècle. Les rivalités sont plus diffuses, les technologies plus sophistiquées, et les mécanismes de dialogue plus fragiles. L’absence de règles pourrait transformer chaque crise régionale en test de crédibilité stratégique.
Ce « moment grave » n’est donc pas seulement une formule diplomatique. Il est un avertissement. La sécurité internationale repose sur des équilibres invisibles que l’on remarque surtout lorsqu’ils disparaissent. En laissant expirer le dernier grand traité de désarmement, les puissances nucléaires prennent le risque de remplacer la coopération prudente par une méfiance structurelle.
L’humanité n’ignore pourtant pas le prix de l’imprudence. La question n’est plus de savoir si un nouvel accord est souhaitable, mais s’il sera conclu avant qu’une crise majeure ne rappelle brutalement pourquoi ces traités existaient. Dans ce contexte, la responsabilité des grandes puissances dépasse leurs intérêts nationaux : elle engage l’avenir même de la sécurité mondiale.
J.H.
Vers la réhabilitation du musée de Zarzis
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) a annoncé, jeudi, une série de mesures visant à améliorer les conditions d’exploitation du musée de Zarzis, dans le gouvernorat de Médenine. Ces décisions font suite à une visite de terrain et à une inspection technique menées récemment, dans la perspective de futures interventions de restauration et de valorisation du site.
Selon un communiqué publié sur la page Facebook officielle de l’Agence, l’inspection a révélé une dégradation de l’état structurel du musée, ainsi que des insuffisances en matière de mise en valeur muséographique. Ces lacunes affectent la conservation et la présentation des pièces archéologiques, mais aussi l’accueil du public et l’organisation des parcours de visite.
En réponse à ces constats, un programme d’intervention sera élaboré en coordination avec l’Institut National du Patrimoine (INP). Il portera sur la prise en charge des problèmes structurels urgents, la réorganisation muséographique selon des critères scientifiques et fonctionnels, ainsi que l’amélioration des espaces d’accueil, notamment les guichets et les sanitaires. Le projet prévoit également la mise en place d’une clôture extérieure afin de renforcer la sécurité et d’aménager l’environnement du musée.
Le musée de Zarzis est installé dans l’ancienne église Notre-Dame de La Garde, construite au début du XXᵉ siècle par le Père Gabriel Deshay et inaugurée en 1926. De plan en forme de croix, le bâtiment se distingue par une grande nef centrale et des galeries latérales dédiées aux vitrines d’exposition. L’espace central, surmonté d’une coupole ayant remplacé l’ancien clocher, structure l’ensemble du parcours muséal.
Les collections retracent l’histoire antique de la région à travers des céramiques de tradition punique, dont une amphore de Chammakh et un plat de Zita, ainsi que des stèles funéraires décorées de symboles liés à la déesse Tanit. Le musée conserve également des inscriptions latines, des éléments architecturaux et des céramiques romaines provenant de sites archéologiques voisins tels que Chammakh, Khaoui Lagdir et Bou Garnin.
Le parcours est enrichi par une maquette du forum de Gigthi, des statues en marbre découvertes à Zita — représentant des personnages drapés de toge et, probablement, le dieu Apollon — ainsi que des amphores liées aux échanges commerciaux antiques. Enfin, le musée met en lumière les produits emblématiques de Zarzis, notamment l’huile d’olive, le sel et les produits de la pêche, témoignant de l’importance historique de ces activités dans l’économie locale.
Le journalisme tunisien en deuil : Hechmi Nouira tire sa révérence
Notre collègue journaliste Hechmi Nouira est décédé après un long combat contre la maladie.
Hechmi était une figure connue de la scène médiatique tunisienne où il a été notamment rédacteur en chef du quotidien Assahafa éditée par la Snipe La presse. Il a exercé en tant que conseiller auprès de l’Union des journalistes arabes et était membre du Syndicat national des journalistes tunisiens. Il a également publié de nombreux articles et analyses dans plusieurs médias arabes.
Il s’est distingué comme l’une des voix journalistiques qui ont suivi l’actualité politique tunisienne et arabe avec des lectures analytiques approfondies. Il a notamment contribué à la réflexion sur les mutations du secteur des médias, en particulier sur l’intégration des plateformes médiatiques et l’évolution du journalisme numérique. Il est intervenu comme analyste politique dans plusieurs médias, dont le quotidien émirati Al Bayan et la plateforme Ourouba 22.
En cette douloureuse occasion, Le Quotidien s’associe au deuil de la famille du défunt et lui présente ses sincères condoléances.
Paix à son âme.
Ligue 1 : Calendrier des prochaines journées
Voici le calendrier des prochaines journées du championnat de la Ligue 1, approuvé lors de la réunion tenue, ce vendredi, par la Fédération tunisienne de football (FTF) avec les représentants des clubs de la Ligue 1, et publié par la FTF sur sa page officielle:
- 21e journée : 13, 14 et 15 février 2026
- Rattrapage de la 19e journée : 17 et 18 février 2026
- Rattrapage de la 20e journée : 21 février 2026
- Rattrapage de la 21e journée : 24 février 2026
- 22e journée : 27 et 28 février et 1er mars 2026
- 23e journée : 6, 7 et 8 mars 2026
- Rattrapage de la 23e journée : 1er avril 2026
- 24e journée : 3, 4 et 5 avril 2026
Coupe de Tunisie:
- Seizièmes de finale : 20, 21 et 22 mars 2026
- Rattrapage des seizièmes de finale : 7 et 8 avril 2026
Le football tunisien en deuil : Décès de Mondher Msakni
Par Kamel ZAIEM
L’ancien joueur international tunisien Mondher Msakni est décédé, ce vendredi, après la détérioration de son état de santé qui l'avait contraint à rester en soins intensifs. C’est le football tunisien qui est endeuillé par cette nouvelle, tellement Mondher était admiré et respecté tout le long de sa carrière avant de céder la place à ses deux fils Youssef et Iheb.
Mondher Msakni, le remarquable et talentueux meneur de jeu qui a marqué le football tunisien, n’a laissé que les meilleurs souvenirs là où il a foulé des terrains de football, aussi bien à Mellassine (COT), au Bardo (ST) ou à Sfax (CSS) en plus de ses apparitions avec l’Equipe nationale tunisienne.
Né le 11 septembre 1960, Mondher Msakni rejoint très jeune l’Olympique des Transports (COT) lors de la saison 1972-1973. Dès ses débuts, il se distingue par ses qualités techniques et son intelligence de jeu, s’imposant rapidement comme un milieu offensif prometteur. En 1977, il conduit son équipe à remporter la Coupe de Tunisie des juniors, ce qui lui ouvre les portes de l’équipe première, où il évolue notamment aux côtés de son frère Mohamed Msakni. Il dispute son premier match chez les seniors lors de la saison 1980-1981 face au Club sportif d’Hammam-Lif.
Mondher Msakni contribue ensuite à l’une des pages marquantes de l’histoire de l’Olympique des Transports en participant à la conquête de la Coupe de Tunisie lors de la saison 1987-1988, remportée à l’issue d’une finale conclue aux tirs au but face au CA. Cette même saison, son talent de meneur de jeu s’illustre pleinement, permettant à son équipe de rivaliser pour le titre de champion de Tunisie face à l’Espérance sportive de Tunis, qui décroche finalement le sacre grâce à l’avantage des confrontations directes, alors que les deux clubs terminaient à égalité de points.
Ses performances lui valent d’être appelé en sélection nationale par l’entraîneur Mokhtar Tlili. Il honore sa première sélection en 1988 lors d’une rencontre face à la Côte d’Ivoire.
L’étape suivante de sa belle carrière l’a mené, en 1992, au Stade tunisien, un club qui lui a permis de confirmer son énorme talent avant de porter le maillot du Club sportif sfaxien l’année suivante. En 1994, il rejoint l’Espérance sportive de Tunis où il a mis un terme à sa carrière au milieu des années 1990, laissant derrière lui un héritage sportif important et un nom qui continuera de résonner dans les stades tunisiens.
En cette douloureuse occasion, Le Quotidien s’associe à la peine de toute la famille du défunt, particulièrement ses deux fils Youssef et Iheb, et leur présente ses sincères condoléances.
Paix à son âme.
K.Z.
SONEDE: Lancement du programme "Smart Water" pour traquer les fuites
Une technologie avancée de détection des fuites d’eau est désormais déployée dans le gouvernorat de Médenine. Présenté par le PDG de la SONEDE, le programme « Smart Water » a déjà permis d’identifier des centaines de fuites et d’économiser un volume d’eau équivalent à la production annuelle d’un puits. D’autres projets structurants sont annoncés pour renforcer l’accès à l’eau dans le sud.
C’est dire qu’une nouvelle technologie de détection intelligente des fuites sur les réseaux d’eau potable est entrée en service dans le gouvernorat de Médenine, rapporte l’agence TAP. Cette initiative s’inscrit dans le programme « Smart Water » lancé par la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).
Selon le PDG de la SONEDE, Abdelhamid Mnaja, ce dispositif innovant a permis, sur un linéaire de 312 kilomètres de canalisations, d’identifier 450 fuites. Le gain est significatif : 32 litres d’eau économisés par seconde, soit un volume équivalent à la capacité de production annuelle d’un puits débitant 32 litres par seconde. Cette annonce a été faite jeudi, à l’occasion d’une réunion du conseil régional des eaux tenue au siège du gouvernorat de Médenine.
Le journal de l’économie
Epargne postale : Hausse record avec 11,5 milliards de dinars en novembre 2025
Le volume de l’épargne postale en Tunisie a atteint, à la fin du mois de novembre 2025, 11 milliards et 505 millions de dinars, enregistrant ainsi, par rapport à la même période de 2024, une hausse de 981 millions de dinars.
L’analyste financier Bassem Ennaifer a déclaré à l’agence TAP que cette progression de l’épargne postale, estimée à 981 millions de dinars et susceptible d’atteindre un milliard de dinars sur l’ensemble de l’année 2025, constitue un « record ». Il a expliqué cette évolution par deux facteurs principaux : d’une part, la présence du groupe La Poste tunisienne sur presque l’ensemble du territoire national, contrairement au secteur bancaire, et d’autre part, le fort capital de confiance dont elle bénéficie auprès de la majorité des Tunisiens.
Il a ajouté que cette entreprise publique a, ces dernières années, modernisé ses méthodes de travail en misant sur le numérique et les nouvelles technologies, notamment à travers le lancement de cartes électroniques. Selon lui, la Poste tunisienne touche désormais une large frange de la population, en particulier les jeunes, qui utilisent de plus en plus ses applications, à l’instar de « e-Dinar », concluant que « cette institution est devenue un acteur majeur de la scène financière tunisienne ».
Up Tunisie obtient le label « Engagé RSE » d’Afnor Certification
C’est dans une ambiance conviviale que l’entreprise Up Tunisie a fêté l’obtention du label « Engagé RSE » de AFNOR certification. Cette distinction a été obtenue en décembre 2025 après deux années de mise en place de la démarche RSE de cette entreprise.
Émetteur de titres de services et de solutions d’action sociale dédiées aux salariés, Up Tunisie, filiale du groupe UpCoop, propose désormais, à travers ses trois enseignes TopChecks, Bonus et Servimax, une gamme complète de chèques cadeaux, chèques repas, chèques habillement ainsi que l’ensemble des chèques de services contribuant au bien-être des salariés.
La RSE est une démarche stratégique que UP TUN a adoptée depuis 2023 visant à intégrer les préoccupations sociales, environnementales et éthiques dans ses activités, et ce dans le but de générer un impact social et environnemental positif pour ses clients, ses partenaires, ses salaries et toutes ses parties prenantes.
Sa volonté d’obtenir ce label n’était pas un but en soi, mais plutôt une preuve et une mise en valeur de son fort engagement et sa volonté d’embarquer avec elle toutes ses parties prenantes.
Le label est un moteur d’accompagnement et d’amélioration continue, mais aussi de mobilisation collective pour accroitre la crédibilité de l’entreprise, sa légitimité sociale, sa contribution au développement durable et son impact environnemental.
Lancement de la marque automobile sino-suédoise Lynk& Co en Tunisie
Universal Motors, distributeur officiel de la marque automobile sino-suédoise Lynk& Co en Tunisie, adévoilé une gamme inédite de véhicules électrifiés lors d’un événement de lancement d’envergure organisé à Gammarth.
À travers ce lancement, Universal Motors franchit une nouvelle étape stratégique de son expansion en Tunisie. Fort de son leadership en matière d’électrification grâce à la marque Volvo, Lynk& Co vient renforcer encore plus la présence d’Universal Motors en intégrant le segment du semi-premium avec des produits plus accessibles et compétitifs.
À travers Lynk& Co, Universal Motors affirme sa volonté de couvrir l’ensemble des segments-clés du marché automobile tunisien tout en renforçant son rôle d’acteur de référence dans la transformation du secteur automobile en Tunisie. Mohamed Ben Jemaa, CEO du groupe, a tenu à mettre en avant l’ampleur de l’investissement engagé parle groupe, afin de fournir une mobilité plus accessible au consommateur tunisien.
Taux d’inflation : léger recul à 4,8 % en janvier 2026
Le taux d’inflation a légèrement régressé à 4,8% au mois de janvier 2026, contre 4,9% le mois précédent, a annoncé l’Institut National de la Statistique (INS), jeudi.
Selon l’INS, cette baisse s’explique principalement par le ralentissement du rythme de progression des prix du groupe des produits alimentaires (5,9% en janvier 2026 contre 6,1% en décembre 2025) et des prix du groupe des services des restaurants, cafés et hôtels (5,5% en janvier 2026 contre 6% en décembre 2025).
Et d’ajouter que l’accroissement des prix des produits alimentaires a touché, essentiellement, les prix des fruits frais (+17,8%), de la viande d’agneau (+16,1%), du poisson frais (+11,3%) et de la viande bovine (+10,4%). En revanche, les prix des huiles alimentaires ont baissé de 12%.
Par ailleurs, l’INS a fait état de la hausse des prix des produits manufacturés de 5% en raison de l’augmentation des prix des produits de l’habillement et chaussures de 10,1% et des produits d’entretien courant du foyer de 4,9%. Pour les services, l’accroissement des prix s’est élevé à 3,7% sur un an, principalement expliquée par l’augmentation des prix des services d’hébergement (+11,4%).
Il est à noter que le taux d’inflation sous-jacente (hors produits alimentaires et énergie) s’est stabilisé, en janvier 2026, à 4,9%. S’agissant des prix des produits libres (non encadrés), ils ont augmenté de 6% sur un an, alors que les prix des produits encadrés ont évolué, quant à eux, de 0,6%.
Les données publiées par l’INS ont fait ressortir, en outre, un accroissement des prix à la consommation de 0,3%, en janvier 2026 par rapport à décembre 2025, et ce, en raison de la hausse des prix du groupe « Alimentation » de 0,4%, suite au renchérissement des prix de la volaille (+4%), des fruits (+2,3%) et du poisson frais (+2,1%).
De même, les prix du groupe « Habillement et chaussures » ont évolué de 0,4%, en raison de la hausse des prix des articles d’habillement de 0,4% et ceux des chaussures de 0,3%.
EST: Meriah et Toughai convoqués pour le match face au Stade Malien
Par Jamel Belhassen
L'Espérance poursuit son aventure continentale ce dimanche face au Stade Malien. La délégation Sang et Or est partie au Mali à bord d'un vol spécial avec un net désir de rachat après avoir raté le peu la victoire samedi dernier contre Simba SC.
Avec cinq points contre huit pour l'adversaire de ce dimanche, L'Espérance est condamnée à vaincre pour garder ses chances de qualification intactes avant le dernier match du groupe dans un semaine à Rades face à Petro Atletico.
Cette fois , Maher Kanzari, maintenu au poste jusqu'à nouvel ordre, apportera encore une fois des changements à la formation rentrante surtout avec la guérison totale de l'axe central Meriah- Toughai. Un retrour très attendu après la fébrilité constatée en défense lors des dernières sorties.
Une autre nouveauté est attendue avec la possible titularisation de Rafia et de la première appartient de la jeune recrue,Araar, qui occupe le poste de latéral gauche. En tout cas, qu'elle que soit la formation à aligner, les joueurs sont appelés à donner le meilleur d'eux-d'eux-mêmes pour éviter une défaite susceptible de compromettre les chances de qualification.
J.B.
Ligue- Les arbitres de la 20e journée : Abdellaoui pour CSS- CA
Par Jamel Belhassen
La Commission Nationale d'Arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres qui vont officier les rencontres de la vingtième journée de la Ligue 1qui se jouera les samedi et dimanche 7 et 8 février. En voici les détails :
Samedi 7 février 2026 - 14h00
ESS- USM Aymen Nasri
ESZ -ASG Badis Ben Salah
ASM- JSK Houssem Boulares
Dimanche 8 février 2026
CSS -CA Fraj Abdellaoui
CAB -USBG Seif Ouertani
JSO- ESM Wael Ajengui
N.B. : la rencontre entre l'Espérance de Tunis et le Stade Tunisien a été reportée à une date ultérieure alors que l'ASGabes vient de demander le report de son match face à l'ESZarzis en raison des problèmes financiers qui l'empêchent de se déplacer à Zarzis ce samedi.
J.B.
Nouveau projet de loi sur les données personnelles : Des amendes, mais aussi de la prison prévue contre les malveillants…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Même si la Tunisie est dotée depuis 2004 d’une loi portant sur la protection des données personnelles, les lacunes ayant accompagné l’application de ce texte ont poussé 17 députés à proposer un nouveau projet de loi. Détails.
Le projet de loi organique n° 095/2025, déposé par 17 députés en juillet 2025, vise à remplacer la loi de 2004 sur la protection des données personnelles en Tunisie, en introduisant des mesures modernes alignées sur le RGPD européen. Il prévoit la création d'une autorité indépendante, l'obligation de nommer un Délégué à la Protection des Données, et des sanctions financières dissuasives pour les violations.
Pour les initiateurs de ce projet de loi : « Cette réforme est essentielle pour renforcer les droits des individus et améliorer la conformité des organisations opérant en Tunisie ».
Présenté mardi dernier devant la Commission de la législation générale, ce projet de loi bénéficiera de plusieurs séances parlementaires en présence d’experts et de représentants de la société civile avant d’être adopté.
Interrogé à ce sujet, Hanene Ben Hédi, membre de la Commission de protection des données personnelles au sein de l’Association de défense des droits de l’Homme et des médias, nous a confié : « Il est évident que la loi de 2004 n’est plus compatible avec les changements technologiques ayant permis aux réseaux sociaux de devenir le principal espace d’information et de communication.
En l’absence d’outils de régulation, ces réseaux sociaux se sont cependant utilisés à mauvais escient et certains les utilisent soit pour publier des données personnelles des personnes sans leur consentement soit pour voler ses données et faire ensuite mauvais usage comme le chantage.
Alors, une nouvelle loi est devenue à mes yeux une urgence voire impératif afin de mieux cadrer l’usage des données personnelles en s’alignant sur les normes et les standards internationaux ». Quels sont, justement, les dispositions de ce projet de loi ?
Pénalisation …
Composé de 32 articles répartis en six chapitres, le texte entend à moderniser le cadre légal existant, jugé obsolète et inadapté aux mutations technologiques actuelles.
Selon le président du bloc parlementaire des “Libres” au sein de l’Assemblée des représentants du peuple et l’un des initiateurs de ce projet de loi, Saber Massmoudi, : « le texte prévoit la création d’une autorité de protection des données personnelles, entité publique indépendante dotée de la personnalité morale et de l’autonomie administrative et financière.
Elle sera placée sous la tutelle du ministère des Technologies de la Communication et composée de juges, de représentants ministériels et d’experts du domaine numérique ainsi qu’un poste de “délégué à la protection des données” au sein des structures publiques. Des sanctions sévères sont envisagées, allant jusqu’à 200 000 dinars d’amende et des peines de prison en cas de violations.
Des dispositions spécifiques sont également consacrées à la vidéosurveillance, aux transferts de données à l’étranger et à l’intelligence artificielle, qui fera ultérieurement l’objet d’un cadre juridique propre. Par ailleurs, l’article 80 du projet de loi prévoit un régime dérogatoire pour les traitements journalistiques des données personnelles, afin de préserver la liberté d’expression et d’information dans les limites du nécessaire ».
A noter que Selon l'Instance Nationale de Protection des Données (INDPP), La Tunisie est depuis 2017 le 51éme membre de la convention 108 du Conseil de l'Europe. La Tunisie est également l'un des premiers pays hors union européenne à appliquer la nouvelle loi européenne de la protection des données personnelles, le RGPD qui est une réglementation européenne qui est destinée à protéger les données personnelles pour tous les citoyens de l’UE soit environ 500 millions d'habitants,.
Elle figure désormais sur une liste de 23 pays dans le monde qui ont conféré un caractère “constitutionnel” à la question de la protection des données
personnelles.
M.B.S.M.
















