Éditorial : Annexion silencieuse, conscience assourdissante - Par Jalel HAMROUNI
Pendant que l’attention du monde se disperse entre crises économiques, rivalités géopolitiques et conflits ouverts, une transformation lente mais profonde se poursuit en Cisjordanie. L’entité sioniste y déploie une stratégie qui ne se limite plus au contrôle sécuritaire d’un territoire occupé : elle tend vers une absorption progressive, méthodique, presque administrative.
Routes réservées, expansion des colonies, régularisation juridique de certains avant-postes, restrictions foncières imposées aux Palestiniens, autant de mécanismes qui dessinent les contours d’une annexion de fait.
Cette politique ne se caractérise pas par des gestes spectaculaires, mais par une accumulation de décisions techniques qui, mises bout à bout, modifient irréversiblement la réalité du terrain. L’usage du droit interne pour encadrer des espaces contestés, l’intégration d’infrastructures aux réseaux sionistes, ou encore la fragmentation des territoires palestiniens créent une continuité territoriale sioniste là où la communauté internationale continue, en principe, de défendre la solution à deux États.
Ce décalage entre discours et réalité nourrit un malaise croissant. Le plus frappant reste sans doute la relative inertie de la communauté internationale. Les condamnations existent, souvent formulées dans un langage diplomatique mesuré, mais elles semblent rarement suivies d’actions concrètes capables d’infléchir la trajectoire actuelle.
Or, le droit international est sans ambiguïté sur la question des territoires occupés et sur l’illégalité de la colonisation selon de nombreuses résolutions et avis juridiques. Lorsque ces principes ne sont pas défendus avec constance, ils risquent de perdre leur portée normative.
Ce silence, ou cette prudence, s’explique en partie par la complexité des équilibres stratégiques. L’entité sioniste demeure un partenaire majeur pour plusieurs puissances occidentales, tant sur le plan sécuritaire que technologique. Dans un monde marqué par de nouvelles tensions globales, certains États semblent privilégier la stabilité des alliances à la défense rigoureuse des principes qu’ils affirment pourtant universels. Mais cette approche comporte un coût : elle alimente le sentiment d’un ordre international à géométrie variable.
Car au-delà du conflit israélo-palestinien, c’est la crédibilité même du système multilatéral qui est en jeu. Si les règles ne s’appliquent qu’aux acteurs les plus vulnérables, elles cessent d’être perçues comme des normes et deviennent de simples instruments politiques. Cette perception fragilise la confiance dans les institutions internationales et nourrit un scepticisme déjà très répandu dans de nombreuses régions du monde.
Il serait toutefois réducteur d’analyser la situation uniquement à travers le prisme des rapports de force internationaux. Sur le terrain, chaque nouvelle implantation, chaque expropriation contestée, chaque restriction de mouvement accentue les tensions et éloigne la perspective d’une coexistence pacifique. Une paix durable ne peut émerger d’un déséquilibre structurel où l’une des parties voit son horizon territorial se réduire année après année.
Les défenseurs de la politique sioniste invoquent souvent des impératifs de sécurité, argument qui ne tient plus la route. En fait, la sécurité, pour être viable, doit s’inscrire dans une vision politique capable d’offrir un avenir aux deux peuples.
Lorsqu’elle se transforme en logique permanente d’expansion ou de domination territoriale, elle alimente la frustration et la radicalisation.
Face à cette dynamique, la communauté internationale est placée devant une responsabilité historique : celle de dépasser les déclarations de principe pour favoriser un cadre réellement contraignant, ou au minimum incitatif, en faveur d’une solution négociée.
Cela suppose du courage politique, mais aussi une cohérence que beaucoup appellent de leurs vœux. Défendre le droit international ne devrait jamais dépendre de considérations circonstancielles. Il s’agit de rappeler qu’aucune situation imposée unilatéralement ne peut constituer une base solide pour la paix. L’histoire montre que les réalités construites sans consentement finissent souvent par être contestées, parfois avec force.
L’annexion progressive de la Cisjordanie pourrait marquer un tournant irréversible. À mesure que la fenêtre d’une solution équilibrée se referme, le risque grandit de voir s’installer une réalité permanente faite d’inégalités politiques et territoriales, une perspective que nombre d’observateurs jugent incompatible avec les idéaux de justice et de stabilité que la communauté internationale affirme défendre.
Reste donc une question essentielle : jusqu’à quand le monde se contentera-t-il d’observer ? Car le silence, en relations internationales, n’est jamais neutre. Il peut être interprété comme une forme d’acceptation. Et dans un conflit aussi chargé d’inégalité et de frustration que celui-ci, chaque absence de réaction contribue, un peu plus, à transformer l’exception en norme.
J.H.
EST: Maher Kanzari démis de ses fonctions
Par Jamel Belhassen
C'était dans l'air depuis quelques temps. Contesté par le public esperantiste après les dernières prestations indignes du rang du club Sang et Or tant en championnat qu'en Ligue des champions et notamment lors des deux dernières sorties en Tanzanie et au Mali, Kanzari a perdu quelque peu le nord au niveau des choix et de la gestion des matches.
Hamdi Meddeb , le président du club, qui a voulu attendre le match contre le Stade Malien, pour ne pas perturber la préparation, a fini par se rendre à l'évidence. Maher Kanzari n'a plus rien à donner à l'équipe qui a perdu toute sa splendeur malgréla richesse de l'effectif. Il a enfin décidé de le remercier même si dans cinq jours l'équipe jouera son avenir en Ligue des champions, face à Petro Atletico à Rades.
C'est que dimanche à Bamako, et comme à chaque match, la formation rentrante a connu quatre à cinq changemets. Le rendement général est insuffisant et sans aucune stratégie offensive claire. Résultat : une équipe qui erre comme une âme en peine, quelques actions respectables puis le néant.
Christophe Chantreuil assure l'intérim
Seul bémol à ce tableau peu reluisant, l'Espérance a encore des chances de se qualifier aux quarts de finale. Samedi à Rades , elle aura à empocher au moins un point pour passer. Pour l'heure, c'est le directeur technique du club, le Français Chantreuil qui assurera l'intérim en attendant la désignation d'un nouvel entraîneur.
Aucun nom n'est annoncé mais on sait que les responsables esperantistes sont en contact avec plus d'un technicien étranger, portugais ou français ou d'une autre nationalité. Attendons voir.
J.B.
Au 32Bis : Aicha Snoussi raconte les mémoires rouillées
Visible jusqu’au 13 février 2026 au centre d’art contemporain, le 32Bis, niché au cœur du centre-ville de Tunis, l’exposition « Tétanos » qui s’inspire de la maladie transmise par la rouille, explore la contamination invisible qui ronge les objets et les mémoires. Refusant l’esthétique des récits officiels, l’artiste Aicha Snoussi leur oppose une matière brute, convulsive et vivante.
Dans ce travail, l’artiste déploie un dispositif continu de redéfinitions, où chaque œuvre révèle un indice à décrypter à travers les trois étages de l’espace. Les trajectoires de ces formes, extraites, réinventées puis réinscrites dans l’archéologie du lieu, composent une palette qui met en examen nos modes d’appréhension. Objets hantés, ni tout à fait muséaux ni véritablement industriels, ils oscillent entre silence et mouvement, entre rigidité et tentative d’inscription ou de dérive. La métaphore de la rouille prend alors la forme d’une transfiguration du temps, modifiant notre perception de ce qui semble immuable dans l’Histoire.
« Tétanos » engage un voyage à travers trois espaces d’exposition, s’appuyant sur un référencement du temps et des lieux où l’objet et l’Histoire sont placés au centre du questionnement. L’artiste compose un scénario vivant où chaque salle devient une séquence et chaque déplacement, un montage.
La fiction se construit ainsi dans les liens visibles entre les œuvres, parfois figées et prêtes à être analysées comme des arrêts sur image.
Aicha Snoussi (née en 1989 à Tunis) est artiste visuelle. Elle vit et travaille entre Sète (France) et Tunis. Son travail interroge la fabrication des récits, l’autorité des savoirs et les dynamiques de pouvoir qui déterminent notre rapport à l’Histoire, depuis ses marges. En mêlant fiction et archive, elle explore la mémoire, les ruines et les effacements afin d’en révéler la charge politique et poétique.
Détournant les outils de l’archéologie, de l’anthropologie et du musée, elle invente un contre-usage des archives, comme autant de gestes de résistance. Le dessin, envisagé comme une forme de prolifération, contamine l’espace visuel et dialogue avec des installations, sculptures et assemblages de matières organiques et industrielles, patiemment collectées et transformées. De cette hybridation naît un langage vivant où se mêlent micro-organismes, mythes et machines, dans une tentative d’imaginer d’autres futurs possibles.
Diplômée des Beaux-Arts de Tunis, Aicha Snoussi a présenté son travail dans de nombreuses galeries, foires et expositions internationales, notamment au Palais de Tokyo, à la Galerie La La Lande, à Menart Fair, Abu Dhabi Art Fair, 1.54 Contemporary Art Fair, Christie’s Paris, au Kobra Museum Amsterdam, à Investec Cape Town Art Fair, Beirut Art Fair, Art Brussels, AKAA Art & Design Fair, à l’Institut du Monde Arabe, au Centre Pompidou-Metz, à la Biennale internationale de sculpture de Ouagadougou ainsi qu’à l’exposition Hirafen. Elle est lauréate du prix SAM pour l’art contemporain et du premier prix de la Fondation Rambourg pour le projet « Underwater ».
Ouverture des candidatures pour le poste de Directeur général de la Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT)
Le ministère des Affaires culturelles a annoncé, vendredi, l’ouverture des candidatures pour le poste de Directeur général de la Bibliothèque Nationale de Tunisie (BNT), suite à la vacance de ce poste.
Selon un communiqué du ministère, le poste est ouvert conformément à la législation en vigueur, définie par l’arrêté n°1245 du 24 octobre 2006 régissant les conditions de nomination à des postes de direction au sein de l’administration centrale.
Les candidats doivent répondre à plusieurs critères, notamment détenir un diplôme de niveau master ou son équivalent et justifier d’une expérience en gestion administrative et financière. Le dossier de candidature doit inclure une lettre de motivation adressée à la ministre des Affaires culturelles ainsi qu’un CV détaillant les qualifications et expériences professionnelles pertinentes.
Les candidatures doivent être soumises par voie électronique à l’adresse : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. ou déposées directement au bureau d’ordre du ministère, situé au 2 mars 1934, La Kasbah, à Tunis, avant le 26 février 2026.
Pour plus d’informations, le communiqué rendu public ce vendredi 6 février est disponible sur le site du ministère.
What to expect from the USD going forward?
Foreign exchange (FX) markets are the clearest expressions of global macro trends, being at the centre of capital flows and the allocation decisions behind them. Last year, major FX markets have presented significant volatility. The USD Index (DXY), a traditional benchmark that measures the value of the USD against a weighted basket of six major currencies, has experienced an 9.6% depreciation in 2025, one of the worst performances for the greenback in almost a decade. In contrast, the Euro (EUR), the Swiss Franc (CHF) and the Pound Sterling (GBP) appreciated markedly against the USD.
Major FX movements in 2025
(USD index and currencies versus USD, % change)
Sources: Bloomberg, QNB analysis
After such a significant USD selloff, analysts and investors debate the direction of the USD going forward. There is currently no clear consensus when it comes to the USD. Bulls believe that the USD should be well supported by continuous US “exceptionalism” underpinned by higher productivity growth and a superior supply of high-quality assets. In our view, however, there is room for further USD adjustments to the downside. Three main factors support our assessment.
First, despite the significant depreciation in 2025, the USD still remains “overvalued” according to some standard metrics, suggesting the need for more long-term adjustments. A common way to look at currency “valuations” is to analyse trade-weighted, inflation-adjusted exchange rates, i.e., the real effective exchange rates (REER), and compare it to their own long-term averages or historical norms.
This REER metric is more robust than traditional FX rates as it captures changes in trade patterns between countries as well as economic imbalances in the form of inflation and inflation differentials. The REER picture for December 2025 suggests that the USD is indeed the most overvalued currency in the advanced world, by more than 17% of its notional “fair value.”
Importantly, while the USD depreciation last year was significant, it accounted for only a modest adjustment of USD overvaluation. In fact, from peak USD strength in January 2025, the overvaluation had only declined by 640 basis points or less than 30% of the value needed for a full adjustment.
A higher US inflation than what is observed in important US trade partners in Asia and Europe also make a full adjustment more difficult. In other words, structurally, both due to accumulated imbalances and higher relative inflation, the USD is expected to remain under pressure.
Currency deviation from REER 20-year average
(in %, beginning and end of period, 2025)
Sources: Haver, QNB analysis
Second, shifts in the drivers of major advanced economies could narrow their growth and interest rate differentials with the US. In recent years, the US has been more aggressive than its peers in applying expansionary fiscal policies, pushing its deficit to around 7% of GDP and bolstering economic performance. Currently, the US has limited space for further fiscal expansion whereas other advanced economies lean toward more expansionary measures. This should diminish the US growth advantage. A narrower growth differential ultimately favours other currencies over the USD.
Third, global investor’s overall positioning suggests that portfolio rebalancing could favour increased capital allocations to non-US assets. Over the past decade, portfolios have become highly concentrated in US assets, reflecting a long period of US economic outperformance, strong US equity market returns and the central role of US Treasuries in global finance.
As a result, many global investors are structurally overweight US assets, while allocations to other advanced economies remain comparatively low. Hence, even relatively small changes in global asset allocation, such as marginal reductions in US exposure for diversification or risk-management purposes, could translate into sizeable capital flows towards under-allocated asset classes, which imply USD selling pressure. In addition, lower USD interest rates widen the premium of higher yielding currencies, particularly in emerging markets, favouring further outflows from the US.
All in all, we see scope for further USD adjustments beyond current levels. The currency is likely to move toward more “fair” levels, supported by a “normalization” of the US exceptionalism and broader moves of portfolio re-balancing.
QNB Economics Team:
Luiz Pinto*
Assistant Vice President - Economics
+974-4453-4642
Bernabe Lopez Martin
Senior Manager -
Economics
+974-4453-4643
Aisha Khalid Al Thani
Senior Associate -
Economics
+974-4453-4647
* Corresponding author
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Report du colloque scientifique international « Des hommes autour du Baron » à Ennejma Ezzahra (Sidi Bou Said)
Le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) de Sidi Bou Said a annoncé le report de son colloque scientifique international « Des hommes autour du Baron », prévu initialement les 13 et 14 février 2026.
L’événement, organisé en hommage au Baron Rodolphe d’Erlanger, est désormais reprogrammé à une date ultérieure, qui sera communiquée en temps voulu, indique le CMAM dans un communiqué publié sur sa page Facebook.
Prévu depuis octobre 2025, ce colloque devait se tenir au siège du palais Ennejma Ezzahra, ancien Palais du Baron, sur la colline de Sidi Bou Saïd. Le report fait suite aux violentes perturbations météorologiques qui ont frappé le village de Sidi Bou Saïd entre le 19 et le 24 janvier 2026, entraînant des glissements de terrain.
Ce colloque devait explorer l’impact culturel et scientifique du Baron d’Erlanger (1910-1932), le premier orientaliste à s’établir en Tunisie, et ses interactions avec des figures marquantes de divers domaines, tels que la musique, l’architecture du Palais, les arts visuels et l’horticulture. Il visait à mettre en lumière les nombreux projets initiés par le Baron, notamment la réhabilitation et la promotion de la musique arabe.
Les archives du Baron d’Erlanger, premières archives musicales de la Tunisie, constituent une ressource précieuse, notamment avec des travaux sur des traditions musicales disparues ou méconnues, comme les cantillations hébraïques des Juifs de Tunisie, la musique des Noirs de Tunisie, la musique arabo-andalouse, et bien d’autres. Ces archives, inscrites au registre Mémoire du monde de l’UNESCO en mai 2023, sont un patrimoine inestimable pour la recherche musicale et les études culturelles à l’échelle mondiale.
Le travail de documentation, de numérisation et de description scientifique de ces archives a duré six ans, mené par des experts en musicologie et en archivistique au sein du CMAM, permettant de préserver et de transmettre ce patrimoine unique.
Le Quotidien avec TAP
Journées culturelles hispano-arabes en Tunisie : l’écrivain et journaliste tunisien Maher Abderrahmane et l’universitaire, traducteur et poète Ridha Mami à l’honneur
Dans le cadre du renforcement des relations d’échange et de dialogue entre les créateurs arabes et espagnols, la Tunisie accueille les Journées culturelles hispano-arabes, qui démarreront aujourd’hui pour se poursuivre jusqu’au 12 février 2026. Cette manifestation est organisée annuellement par l’Université de La Manouba, en partenariat avec le groupe d’édition Sial Pigmalión et le PEN Club espagnol.
Un programme riche, comprenant conférences, tables rondes, hommages et lectures poétiques, est prévu à cette occasion. Les activités se dérouleront à la maison de la culture Slimaniya, à la Faculté des lettres, des arts et des humanités de l’Université de La Manouba, ainsi qu’au Club culturel Tahar Haddad, dans la médina de Tunis.
Le programme prévoit notamment un hommage à l’écrivain et journaliste tunisien Maher Abderrahmane, à qui sera décerné le Prix international Ibn Arabi 2026 pour sa trilogie romanesque traduite en espagnol. Par ailleurs, l’Université de La Manouba rendra un hommage particulier à l’universitaire, traducteur et poète Ridha Mami, à l’occasion de sa nomination en tant que membre d’honneur du Centre d’études sur la femme relevant de l’Académie nationale d’histoire et de géographie du Mexique.
Les Journées s’ouvriront aujourd’hui, le lundi 9 février à La Slimaniya (15h) avec la présentation de deux recueils de la poétesse et chercheuse espagnole María Antonia García de León, en arabe, en français et en espagnol, dans une traduction de Leila Boukraa. La soirée se poursuivra par une lecture poétique réunissant des poétesses venues d’Espagne, du Mexique et d’Italie.
A la Faculté des lettres, des arts et des humanités de l’Université de La Manouba, la matinée du mardi sera consacrée à une conférence du professeur Juan Manuel Riesgo consacrée aux relations entre la famille noble Álvarez de Toledo et les souverains hafsides de Tunis au XVIème siècle.
Elle sera suivie d’une séance d’hommage au poète, écrivain et éditeur espagnol Basilio Rodríguez Cañada, intitulée « L’œuvre de Basilio Rodríguez Cañada à travers le regard des jeunes chercheurs tunisiens ».
Cette rencontre comprendra une première table ronde consacrée notamment au voyage poétique en Méditerranée, aux oasis poétiques et à la présence de la ville de Sousse dans son œuvre, suivie d’une seconde table ronde portant sur ses écrits dont « Carnet tunisien ».
Le mercredi 11 février 2026, l’Université de La Manouba accueillera une cérémonie en l’honneur du professeur, écrivain, poète et traducteur tunisien Ridha Mami, en présence d’un parterre d’écrivains, de journalistes et d’universitaires tunisiens.
Les Journées culturelles hispano-arabes s’achèveront le jeudi 12 février au Club culturel Tahar Haddad avec la présentation de l’ouvrage « La Maison de Bernarda Alba : étude sémiotique » de la chercheuse tunisienne Asma Souissi, suivie d’une soirée poétique réunissant Basilio Rodríguez Cañada et Ridha Mami.
Ligue des champions, Gr D, 5e journée - Stade Malien- Espérance (1-0) : La bourde de Meriah
Par Jamel Belhassen
Défaite suite àune erreur fatale de Meriah, l'Espérance attendra samedi prochain à Rades pour viser la seconde place qualificative face à Petro Atletico
Partie à Bamako avec comme objectif ramener un ou trois points, l'Espérance qui a enregistré de nouveaux changements avec le retour de Meriah et la rentrée de la nouvelle recrue, Haj Ali, a présenté une première période assez moyenne, se contentant d'une seule occasion de but ratée lamentablement par Konate à quelques mètres de la cage ( 17e).
L'entrejeu a évolué loin de Diakite, quelque peu isolé devant. Dans l'autre camp, le Stade Malien a failli ouvrir le score par Diallo qui a vu son tir percuter la transversale de la cage de Ben Said( 41e).
Après la pause, Kanzari incorpore Sasse et Diarra (46e) pour secouer l'attaque. Mais une bourde de Meriah est à l'origine d'un but des Maliens à la (54e) par Coulibaly après que Ben Said eut repoussé le cuir du pied ( 1-0). Un but qui complique les plans des Tunisiens. Des efforts sont déployés pour égaliser. Danho, entré en jeu. rate sa dernière passe à quelques mètresde la cage( 83e). La défaite est consommée. La qualification se jouera samedi prochain à Rades.
Formation de l'Espérance : Ben Said, Keita, Meriah ( Draguer 70e), Jelassi, Ben Hamida, Ogbelu ( Tka 65e), Jebali ( Sasse. 46e)., Haj Ali, Boualia, Diakite ( Danoh65e) , Konate ( Diarra 46e)
J.B.
Classement :
1 Stade Malien 11 pts ( qualifié)
2 Espérance 6
3 Petro Atletico 6
4 Simba SC 2
Ligue 1 (20eJ.) : Le CA freiné à Sfax, la JSO confirme son réveil
Pas de vainqueur à l’issue du choc attendu entre un CSS qui se porte bien dans cette seconde partie du championnat et un CA qui occupe le sommet du classement et qui tient à profiter de cette situation pour prendre de l’avance sur les poursuivants.
Les Sfaxiens ont bien entamé le match et ont ouvert très tôt le score sur un penalty bien transformé par Hichem Baccar (14’). Les Clubistes ont bien réagi avec une domination quasi-totale et un énorme gâchis en attaque, et il a fallu attendre les dernières minutes pour voir Sadok Kadida, l’ex-stadiste et nouvelle recrue clubiste profiter d’un cafouillage pour égaliser (86’). Une parité équitable qui ne doit satisfaire aucune des deux équipes.
Et rebelote pour la JS Omranienne qui, au Zouiten, a confirmé son réveil avec une seconde victoire consécutive, obtenue cette fois-ci devant l’ES Métlaoui qui a évolué à dix dès le début (4’) suite à l’expulsion d’Eric Kouassi. Ouday Belhaj (29’) et Bilel Mgannem (34’) en ont bien profité pour prendre une avance méritée avant de voir les Miniers réagir et réduire le score par Oussama Bahri (58’).
A Bizerte, le CAB a bien négocié son match face à une accrocheuse US Ben Guerdane. Les Cabistes ont attendu les ultimes minutes pour arracher une précieuse victoire grâce à Momar Diop (88’).
Kamel ZAIEM
Résultats
JSO – ESM (2-1)
CAB – USBG (1-0)
CSS – CA (1-1)
Classement
1*Club Africain 42pts
2*Espérance de Tunis 40pts (-2)
3*Stade Tunisien 38pts (-1)
4*Club Sportif Sfaxien 36pts
5*US Monastirienne 33pts
6*Etoile du Sahel 27pts
7*Espérance de Zarzis 26pts
8*ES Métlaoui 26pts
9*JS Omranienne 25pts
10*US Ben Guerdane 24pts
11*CA Bizertin 23pts
12*AS Marsa 22pts
13*JS Kairouanaise 20pts
14*Olympique de Béja 18pts
15*AS Gabés 16pts
16*AS Soliman 13pts (-1)
Journées romaines d’El Jem : Un week-end au cœur de l’Antiquité
Pendant deux jours, les 28 et 29 mars 2026, El Jem replongera dans l’Antiquité romaine à l’occasion de la 9ème édition du Festival Thysdrus, entre conférence scientifique et spectacle vivant au pied de l’amphithéâtre.
Chaque année, les Journées romaines d’El Jem, connues sous l’appellation du Festival Thysdrus, s’imposent comme un rendez-vous culturel majeur, capable de rassembler un large public tunisien et étranger autour de l’un des sites antiques les plus emblématiques du pays.
Bien au-delà d’une simple reconstitution historique, cette manifestation contribue à redonner vie à l’héritage romain de la ville, en le rendant accessible, vivant et attractif.
Le temps d’un week-end, El Jem se transforme en scène à ciel ouvert où l’histoire se raconte autrement. Défilés militaires romains, spectacles inspirés des jeux antiques, musiques et danses d’époque offrent aux visiteurs une immersion sensorielle qui dépoussière l’image parfois figée du patrimoine archéologique. L’amphithéâtre, monument iconique classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, cesse alors d’être un simple vestige pour redevenir un espace de rassemblement, de spectacle et de partage culturel.
Cette manifestation printanière enrichit l’offre culturelle d’El Jem, déjà renommée sur la scène nationale et internationale. En été, la ville accueille le Festival international de musique symphonique, attirant des mélomanes et des formations de renommée mondiale. En diversifiant son calendrier événementiel, El Jem affirme sa vocation de destination culturelle à l’année, capable de séduire des publics variés et de stimuler le tourisme et l’économie locale.
Le festival joue un rôle majeur dans la valorisation du patrimoine et du tourisme culturel, attirant visiteurs tunisiens et touristes étrangers en quête d’expériences authentiques. Il inscrit la ville dans les circuits touristiques nationaux et internationaux tout en donnant vie à son héritage antique.
Les retombées économiques sont tangibles. Restaurants, artisans et commerçants profitent directement de l’afflux de visiteurs. Cette interaction entre patrimoine, création artistique et économie locale illustre le potentiel des événements culturels comme leviers de développement durable.
En conjuguant histoire, spectacle vivant et animation urbaine, les Journées romaines offrent une lecture contemporaine du patrimoine, où conservation et mise en récit se rejoignent pour renforcer l’appropriation par le public. À travers Thysdrus, El Jem transforme son héritage antique en ressource culturelle et économique dynamique, inscrivant le passé au cœur des nouvelles stratégies de tourisme et de développement.
Notez bien cette date dans vos agendas : les 28 et 29 mars 2026, en plein cœur des vacances de printemps. Profitez-en !
Importations : Quand les voitures deviennent plus importantes que les médicaments… !
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A voir le nombre de voitures neuves qui débarquent tous les jours au port de Rades, il y a de quoi s’interroger sur le bon usage de notre réserve en devises. Comment expliquer ces importations anarchiques ?
63 902 nouvelles immatriculations ont été enregistrées en Tunisie en 2025 avec un chiffre d’affaires estimé à plus de 5 milliards de dinars. Et pourtant, d’autres secteurs vitaux et stratégiques comme les médicaments et autres équipements médicaux sont en rupture de stock à cause de l’absence de liquidité en devises.
Cette pénurie de médicaments en Tunisie est principalement causée, en effet, par le surendettement chronique de la Pharmacie centrale dont le déficit est estimé à plusieurs centaines de millions de dinars d'impayés et l'incapacité à régler les fournisseurs internationaux. Comment, alors, expliquer ces importations de certains produits non nécessaires au détriment d’autres qui sont vitaux et stratégiques ?
Selon, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : « En théorie, la Tunisie cherche à limiter l'importation de produits de consommation non essentiels, notamment les produits de luxe, certains produits agricoles, et biens manufacturés non nécessaires, pour réduire le déficit commercial et la pression sur les devises.
Ces mesures visent à protéger l'industrie locale et à contrôler la balance commerciale, souvent en augmentant les droits de douane ou en restreignant les procédures d'importation. En pratique, la donne est cependant, toute autre vue que l’on continue à importer de produits qui ne sont pas nécessaires dont les voitures. Certes, il ne faut arrêter totalement les importations dans ce secteur, mais il faut réguler le marché et revoir le système de quota afin de bien gérer notre réserve en devises ».
Et d’ajouter : « Il faut savoir qu’il s’agit d’un déficit d’environ 1,3 milliard de dinars qui vient exercer, chaque mois, une pression sur l’équilibre budgétaire du pays. Cet argent devrait au moins être utilisé dans des importations intelligentes et nécessaires comme les médicaments ». Que faut-il, alors, faire pour mieux utiliser notre réserve en devises ?
Régulation…
En 2017, l’ancien Gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie, Chedly Ayari, avait déjà tiré la sonnette d’alarme en révélant : « « On est arrivé à des niveaux historiques dans le déficit commercial, dû aux excédents entre les importations et les exportations, et les importations ne sont pas toutes nécessaires à nos besoins ».
Et sur un ton anecdotique, Ayari avait à l’époque indiqué : « La Tunisie a importé des produits non essentiels pour une valeur de 5 milliards de dinars dont 140 millions de dinars destinés à l’importation de la mayonnaise et du ketchup ». Pour l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi : « Ceci n’est qu’un gaspillage des avoirs en devises, spécialement en cette période de crise ».
L’expert estime, en outre, que ces 5 milliards de dinars sont largement suffisants pour mettre fin à la crise liée à la pénurie en médicaments. Il faut, par ailleurs, savoir que les importations de produits pharmaceutiques ont enregistré une hausse de 44% durant les cinq dernières années, passant de 1228,6 millions de dinars (MD), en 2018, à 1764 MD, en 2022, d’après une note publiée récemment par la Banque centrale de Tunisie.
En chiffres, il s’agit là de 1/3 de ces importations non nécessaires qui nous coutent chaque année 5 milliards de dinars ». A rappeler, en outre, que le déficit commercial de la Tunisie s’est creusé en 2025, atteignant près de 21,8 milliards de dinars (MD) à fin 2025, en hausse de 15% par rapport à 2024, sous l'effet d'une progression de 5,5% des importations (8549585 MD) plus rapide que celle des exportations. Cette dégradation est principalement tirée par les biens d'équipement et les matières premières et les biens de consommation ».
M.B.S.M.
Editorial : Ultra-riches chez les pauvres …
Par Chokri BACCOUCHE
Du nouveau dans la galaxie des nababs : le nombre des milliardaires a augmenté en 2025, en même temps que leurs fortunes colossales. C’est ce que vient de nous apprendre le magazine Forbes, véritable bible chargée de répertorier chaque année les heureux veinards ayant tiré le bon numéro dans la loterie de la vie.
Les 3 028 milliardaires que compte actuellement le monde cumulent désormais un montant record de 16 100 milliards de dollars, soit 2 000 milliards de dollars de plus qu’il y a un an. Soit encore plus que le produit intérieur brut (PIB) cumulé de tous les pays du monde, à l’exception des États-Unis et de la Chine.
Le patrimoine moyen de tous ces gus qui éprouvent toutes les peines du monde à joindre, chaque mois, les deux bouts s’élève désormais à 5,3 milliards de dollars, en hausse de 200 millions de dollars en 2024.
Au royaume de l’argent qui coule à flot chaque minute que Dieu fait, les Américains sont confortablement installés en haut du pavé : le pays de l’oncle Sam compte 902 multimilliardaires, loin devant les Chinois (516) et les Indiens (205). Sans surprise, Elon Musk, le patron de Tesla, SpaceX et xAI, assure son titre d’homme le plus riche du monde en augmentant en 2025 de 147 milliards de dollars sa fortune évaluée désormais à 342 milliards de dollars.
Il devance de 126 milliards de dollars son dauphin et autre baron des GAFAM : Mark Zuckerberg, le patron de Meta qui plastronne à 216 milliards. Jeff Bezos, le patron d’Amazon (e-commerce, cloud, logistique) et Blue Origin (spatial), occupe la troisième marche du podium avec 215 milliards de dollars.
Bernard Arnault, premier Français, arrive à la septième place, avec une fortune estimée à 207 milliards de dollars, au moment où les dix premières places sont complétées par l'ancien PDG de Microsoft Steve Ballmer (165 milliards de dollars), talonné par le co-fondateur, taïwanais-américain, de Nvidia Jensen Huang (156 milliards de dollars).
La première remarque qu’on peut tirer, à la lecture de cette nouvelle saga des fortunes stratosphériques, c’est que la richesse mondiale est massivement concentrée dans des domaines distincts à savoir la technologie, l’Intelligence Artificielle, la finance et l’investissement. La deuxième remarque qui s’impose tient du fait que cette même richesse est de plus en plus concentrée entre les mains d’une infime minorité.
Les multimilliardaires ou billionnaires qui accaparent à eux-seuls près de 90% des richesses mondiales ne représentent en effet que 5%, tout au plus, de la population planétaire. Le gap qui sépare les ultra-riches des pauvres ne fait que se creuser donc, ce qui est de nature à créer pas mal de problèmes liés à la répartition inégale des richesses mondiales, durant les années à venir.
Dans un rapport très instructif mais particulièrement sévère, publié en marge du dernier sommet de Davos, Oxfam dénonce une « indécente concentration des richesses aux mains d’une élite, au dépens des couches les plus pauvres dans le monde ». Les plus fortunés accumulent ces richesses à un tel rythme que le premier « super-milliardaire » du monde pourrait voir son patrimoine dépasser le millier de milliards de dollars dans 25 ans à peine.
Pour mettre ce chiffre en perspective, l’ONG a calculé qu’il faudrait débourser un million de dollars par jour pendant 2 738 ans pour pouvoir dépenser 1 000 milliards de dollars.
« Partout dans le monde, des femmes et des hommes sont laissés pour compte. Leurs salaires stagnent, alors que les grands patrons s’octroient des primes qui se chiffrent en millions de dollars. Leurs services de santé et d’éducation sont réduits pendant que les entreprises et les grandes fortunes se soustraient à l’impôt. Leurs voix ne sont pas entendues, alors que les gouvernements se mettent au diapason des grandes entreprises et des plus riches ».
Le constat est sidérant, révoltant et pour tout dire inacceptable. Oxfam dresse un tableau sombre d’une réalité amère et particulièrement inquiétante et pour cause ! Dans un monde régit par un capitalisme sauvage qui fait peu de cas pour les plus vulnérables, les perspectives ne s’annoncent pas de tout repos.
Les crises humanitaires dues à l’émigration clandestine, entre autres, ne sont que le résultat logique de la mauvaise répartition des richesses à l’échelle internationale. La corruption des gouvernants dans de nombreuses parties du globe, en Afrique notamment, y rajoute une bonne couche et donne le coup de grâce aux espoirs de millions d’individus dans leur quête désespérée de quitter les bas fonds de la misère et de la précarité.
Aussi peu surprenant que cela puisse paraitre, ce qui est valable pour les pays pauvres, l’est tout aussi pour les nations dites riches et développées. Le rapport d’Oxfam nous donne un exemple très frappant concernant la France où les seuls 21 milliardaires possèdent autant que les 40% les plus pauvres de la population française.
Certes, la richesse n’a jamais été un mal ni un crime mais par souci d’une plus grande justice et une paix sociale dans le monde, il est impératif de corriger les errements des systèmes et surtout veiller à favoriser une meilleure répartition des richesses mondiales.
Pour cela, il est nécessaire de mettre un frein à la voracité de ce capitalisme sauvage qui tire profit des failles du système, souvent par des moyens peu orthodoxes voire illicites, mais qui ne donne rien ou presque en contre partie. Le milliardaire Bill Gates, confirme d’ailleurs de manière éloquente ce constat : tout en criant sur les toits sa détermination à lutter, à travers sa fondation, contre les changements climatiques, le patron de Microsoft s’est fait construire un palace de 145 millions de dollars avec du bois précieux provenant d’arbres vieux de 500 ans.
Elon Musk, lui, a lancé, un peu avant le «Jour du dépassement de la Terre», une voiture électrique dans l’espace, la Tesla Roadster, qui voguera en boucle dans la stratosphère, durant des milliers, voire des millions d’années. Au moment où des millions d’individus crèvent de faim dans le monde, l’arrogance des riches n’a pas de limite. Tout comme d’ailleurs leurs lubies, grotesques et indécentes…
C.B.
Justice : Des magistrats révoqués vont rebondir avec un statut d’avocat !
Le Conseil de l’Ordre national des avocats de Tunisie a décidé, lors de sa réunion tenue le jeudi 5 février 2026, d’accepter l’inscription de sept magistrats révoqués au tableau de l’Ordre des avocats, tout en rejetant d’autres demandes d’inscription.
Ces décisions concernent des magistrats ayant fait l’objet de mesures de révocation depuis 2023, ainsi qu’un seul juge révoqué depuis 2011. Les personnes concernées sont : Samir Hamid, Imed Jemni, Malika Mezari, Hammadi Rahmani, Kais Sbahi, Hassan Hajji et Ali Mohamed.
Il y a lieu de rappeler que le Conseil avait auparavant inscrit le magistrat Tahar Khantèche.
Il est entendu que les nouveaux avocats doivent prêter serment devant le procureur général de la Cour d'appel de Tunis avant d'entrer en fonction.
Cette décision marque une nouvelle étape dans la reconversion professionnelle de magistrats écartés de la magistrature, en leur ouvrant la possibilité d’exercer la profession d’avocat.
Transport public: La première livraison des bus chinois arrive
Le navire «Yuan Jiang Kou», en provenance de Chine, a accosté, il y a peu, au port de La Goulette, transportant la première livraison des bus destinés aux sociétés régionales de transport.
Cette livraison comprend 134 bus, sur un total de 461 programmés dans le cadre d’une opération d’acquisition, visant à renforcer la flotte du transport public terrestre. L’acheminement du reste devrait se poursuivre, conformément au calendrier établi, selon des sources du ministère des Transports, qui a souligné que cette livraison contribuera à renforcer les capacités des sociétés régionales et à améliorer leurs services.
Ligue 1 (20e J.) : Revoilà l’Etoile
La première partie de cette vingtième journée a vu les équipes jouant en déplacement laisser de bonnes impressions, ce qui n’était pas le cas ces dernières journées. Toutefois, le derby du Sahel est revenu à l’équipe qui a joué à domicile.
A Sousse, on a suivi avec curiosité le comportement de deux équipes qui tiennent à se relancer à travers ce derby qui a repris d’intérêt. Finalement, ce sont les Etoilés qui ont eu le dernier mot grâce à Rayan Anane (18’). Une victoire qui relance les Soussiens, mais il faut également relever le bon match livré par les Monastiriens qui ont manqué d’efficacité devant les buts.
A La Marsa, le renouveau des Aghlabides s’est confirmé. La JSK, qui a changé de staff technique, est allée s’imposer, avec la manière en sus, sur le difficile terrain de La Marsa, face à un ASM qui a paru sans armes offensives.
A Beja, les Cigognes ont renoué avec la victoire face à l’AS Soliman, un adversaire direct dans la course au maintien. Il a fallu attendre la fin du match pour voir Islem Chalghoumi offrir aux siens un but qui vaut son pesant d’or (80’).
Le dernier match au programme a également vu les visiteurs s’imposer. A Zarzis, l’Espérance locale n’arrive pas encore à dépasser son coup d’arrêt qui se poursuit depuis quatre journées. Et cette panne s’est confirmée face à l’AS Gabès qui s’est imposé de belle manière grâce au but de Nassim Khedher (28’). L’opération sauvetage est bel et bien engagée pour les Gabsiens.
K.Z.
Résultats
ASM – JSK (1-2)
OB – ASS (1-0)
ESS – USM (1-0)
ESZ – ASG (0-1)
Classement
1*Club Africain 41pts (-1)
2*Espérance de Tunis 40pts (-2)
3*Stade Tunisien 38pts (-1)
4*Club Sportif Sfaxien 35pts (-1)
5*US Monastirienne 33pts
6*Etoile du Sahel 27pts
7*ES Métlaoui 26pts (-1)
8*Espérance de Zarzis 26pts
9*US Ben Guerdane 24pts (-1)
10*JS Omrane 22pts (-1)
11*AS Marsa 22pts
12*CA Bizertin 20pts (-1)
13*JS Kairouanaise 20pts
14*Olympique de Béja 18pts
15*AS Gabés 16pts
16*AS Soliman 13pts (-1)















