Ligue 1- 23e journée- matches avancés : L'ASSoliman respire, la JSO s'impose à Gabes
Par Jamel Belhassen
Grâce à sa victoire sur l'ESZ, l'ASSoliman renaît à l'espoir et colle à l'ASG qui a chuté à domicile devant la JSO qui conforte sa place dans la première partie du classement.
Quinzième au classement avec 17 points, l'ASGabes recevait la JSOmrane qui occupe une place confortable au milieu du tableau, septième avec 28 points et visait la victoire susceptible de continuer à espérer sauver sa peau en Ligue 1. Les Sudistes menés par Tka et Hilali ont fait l'essentiel du jeu.A la (31e) Ben Hassine a failli ouvrir le score devant Essid qui sauva le but. Dans l'autre camp, Souissi touche de la tête le poteau (48e).
Le même Souissi, sur corner, trouve, cette fois, la transversale. A partir de la (51e), l'ASG se retrouve à dix après l'expulsion de Hlali. Souissi finit par trouver le chemin des filets et donne l'avantage à la JSO ( 0-1) à la ( 56e). S'en suit un arrêt de jeu de treize minutes avant que le match ne reprenne. Le Nigérian de la JSO, Bidi, est exclu à son tour ( 77e).
Le dernier quart d'heure est très disputé. Essid sauve un tir de Khadhraoui (96e). L'ASG se jette en attaque mais le même Souissi double le score dans l'autre camp pour la JSO ( 0-2) à la (101e)
Au Kram, l'ASSoliman , lanterne rouge et qui peine depuis six journées sans victoire ni buts a accueilli l'ESZarzis qui passe par une mauvaise période et qui occupe la huitième position. La première periode a été équilibrée sans que le niveau n'atteigne les sommets.
Mejhed, Bouassida, Maatougui d'un côté et Tajouri et Rahmani de l'autre ne trouveront point le chemin des filets jusqu'à la (69e) quand Bouassida réussit à marque le but ( 1-0). Les gars de Amine Gara vont gérer leur avance jusqu'au bout signant une victoire méritée.
Résultats :
ASS- ESZ (1- 0)
ASG JSO ( 0-2)
J.B.
La vie de Mohamed - Le crépuscule des idoles et l'aube de Médine : L'épopée d'une foi invaincue
L'histoire de l'Islam n'est pas seulement celle d'une révélation spirituelle, c'est le récit d'une résilience humaine sans précédent face à l'étouffement systématique.
Après trois années d'un blocus inhumain dans les défilés d'Abū Tālib, où la faim et le dénuement avaient poussé les musulmans aux limites de l'endurance, le Prophète Muhammad (s.a.w.) se retrouva au cœur d'une solitude absolue.
La fin de la quarantaine n'apporta pas le répit espéré, mais une succession de deuils déchirants. En perdant Khadīdja (r.a.), son roc affectif, et Abū Tālib, son rempart politique, le Messager perdait ses attaches terrestres les plus solides. La Mecque, sa ville natale, se refermait sur lui comme un piège de poussière et d'insultes. C'est dans ce dénuement total que le Prophète prit une décision audacieuse : porter la lumière vers les jardins de Taïf.
Le voyage à Taïf demeure l’un des épisodes les plus poignants de l'histoire religieuse mondiale. Seul avec Zayd (r.a.), Muhammad (s.a.w.) parcourut cent kilomètres de montagnes pour ne récolter que le mépris des chefs locaux et la violence d'une foule en furie. Chassé à coups de pierres, ensanglanté, il trouva refuge dans un vignoble, offrant au monde l'exemple ultime de la miséricorde en refusant de maudire ses bourreaux.
Pourtant, c’est au creux de cet échec apparent que les premières lueurs de l'espoir apparurent : la conversion de l'esclave chrétien ‘Addās et une prière d'une humilité bouleversante marquèrent le début d'une nouvelle phase. Le Prophète ne cherchait plus l'approbation des hommes, mais la seule satisfaction de son Seigneur.
Le retour vers La Mecque posait cependant un défi juridique et sécuritaire majeur.
Ayant quitté la cité, il en avait techniquement perdu la protection clanique. Il se retrouvait dans la position d'un exilé sans droits. C'est ici qu'intervint Mut‘im ibn ‘Adi. Bien que resté fidèle à l'idolâtrie, Mut‘im fit preuve d'une noblesse d'âme chevaleresque. Escorté par ses fils armés de sabres, il réintroduisit le Prophète dans l'enceinte sacrée de la Ka‘ba, annonçant publiquement qu'il le prenait sous sa garde.
Ce geste ne fit pas cesser les persécutions quotidiennes, mais il permit au message de continuer à circuler, tel un murmure persistant dans le fracas de l'hostilité mecquoise. Même les historiens occidentaux les plus rigoureux, à l'instar de Sir William Muir, ne purent s'empêcher de saluer la grandeur héroïque de cet homme solitaire qui, méprisé par les siens, continuait inlassablement à sommer une cité entière au repentir.
De la vallée de Minā aux palmeraies de Yathrib : Le grand basculement
Alors que La Mecque s'enfonçait dans un refus obstiné, le destin de l'Islam allait se jouer lors du pèlerinage annuel. Dans la vallée de Minā, au détour d'un chemin, le Prophète rencontra un petit groupe de six hommes de la tribu des Khazraj, venus de Yathrib (la future Médine). Ces hommes n'étaient pas des inconnus à l'idée d'un Messager.
Vivant aux côtés de tribus juives qui annonçaient sans cesse la venue imminente d'un prophète « semblable à Moïse », les habitants de Médine étaient spirituellement préparés. En écoutant Muhammad (s.a.w.), ils reconnurent immédiatement les signes décrits par leurs voisins israélites. Pour ces tribus épuisées par des décennies de guerres civiles entre les Aus et les Khazraj, le message d'unité et de paix apporté par l'Islam résonna comme une promesse de salut social autant que spirituel.
Ce premier contact fut l'étincelle qui embrasa Médine. L'année suivante, douze délégués vinrent prêter le « Premier Serment d'Aqaba ». Ce n'était pas encore un pacte de guerre, mais un engagement moral révolutionnaire : ne plus associer de partenaires à Dieu, ne plus voler, ne plus pratiquer l'infanticide et s'abstenir de toute calomnie.
De retour chez eux, ces pionniers devinrent les ambassadeurs d'un monde nouveau. Le Prophète, sentant que le terrain était mûr, envoya Mus‘ab ibn ‘Umayr (r.a.) comme premier missionnaire officiel. Le succès fut fulgurant. En quelques mois, la structure sociale de Médine se transforma.
Les idoles, autrefois vénérées, furent jetées dans les rues. Les juifs de la ville assistaient, stupéfaits, à cette métamorphose radicale que leurs propres siècles de débats théologiques n'avaient jamais réussi à produire.
C'est durant cette période de transition que le Prophète reçut la vision grandiose de Jérusalem (Al-Isrā'). Dans ce voyage spirituel, il se vit diriger la prière devant l'assemblée de tous les prophètes de l'histoire. La symbolique était limpide : l'Islam n'était pas une innovation locale, mais l'aboutissement universel de toutes les traditions prophétiques antérieures.
Jérusalem annonçait Médine ; le rejet de La Mecque préparait l'accueil du monde. La vision montrait que les nations d'Orient et d'Occident étaient désormais dans l'attente d'une direction nouvelle.
Pourtant, à La Mecque, l'aveuglement restait total. Les chefs qurayshites, enfermés dans leur arrogance, tournaient ces visions en dérision. Ils ne voyaient pas que les fondations de leur hégémonie s'effritaient. Pendant que les musulmans meccquois continuaient de subir les pires tortures, prêchant parfois dans le secret des maisons, une issue se dessinait.
Le Prophète avait commencé à entrevoir en rêve le lieu de l'émigration : une terre de puits et de dattiers. Si Yamāma fut un temps envisagée, c'est vers Yathrib que les cœurs et les regards se tournaient désormais.
Cette période charnière nous enseigne que les moments de plus grande détresse sont souvent les précurseurs des plus grandes victoires. Le sang versé à Taïf n'était pas une fin, mais le prix de la légitimité spirituelle. La noblesse de Mut‘im, l'écoute des gens de Médine et la dévotion de Mus‘ab formaient les fils d'une trame invisible tissée par la Providence. La Mecque pouvait bien être un enfer, les fondations de la "Nouvelle Jérusalem" étaient posées.
Le Royaume de Dieu n'était plus une simple promesse lointaine, il était en marche, porté par des hommes et des femmes qui avaient appris, au prix de leur vie, que la vérité est plus forte que la pierre.
M.B.S.M.
320 mille dinars en produits de base dérobés à l’OCT de Kasserine : Acte isolé ou pratique courante à l’origine des pénuries… ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’équivalent de 320 mille dinars en produits de base a été dérobé récemment dans les entrepôts de l’OCT à Kasserine. S’agit-il d’un acte isolé ou d’une pratique courante qui serait à l’origine des pénuries successives perturbant périodiquement l’approvisionnement du marché ?
C’est le député à l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), Badreddine Gammoudi, qui a révélé cette affaire. Plusieurs cadres de l’Office du commerce de la Tunisie ont été, en effet, arrêtés à la suite du vol de produits subventionnés au centre de stockage et de distribution de Kasserine relevant de l’Office du commerce de Tunisie.
Dans un statut publié sur sa page Facebook le 2 mars 2026, le parlementaire a indiqué que le montant des produits dérobés – essentiellement du sucre, du café, de l’huile et du riz – atteindrait, à ce stade, 320 mille dinars, précisant que « le montant reste susceptible d’augmenter ».
Les arrestations ont concerné le chef du centre de stockage et de distribution de Kasserine, le chef du centre de stockage et de distribution de Kairouan (en raison de ses anciennes fonctions à Kasserine), ainsi que deux magasiniers exerçant à Kasserine. S’agit-il, alors, d’un acte isolé ou d’une pratique courante qui serait à l’origine des pénuries successives perturbant périodiquement l’approvisionnement du marché ?
Interrogé à ce sujet, l’expert en fiances et cadre bancaire, Houssine Chalghaf, nous a confié : « Il faut préciser de prime abord que l'OCT joue un rôle stratégique dans la régulation du marché national et la mise en œuvre et le développement des choix commerciaux et économiques. Sa gestion est une charge délicate du fait de l’étendue de ses missions et de leurs diversités,
y compris la couverture des besoins de consommation en produits de base. L’Office est également chargé de l’importation des produits à caractère conjoncturel et la distribution de ces produits sur tout le territoire national d’où la gravité de cette affaire. Nuire, en effet, à la mission de l’OCT de n’importe quelle manière c’est nuire à la sécurité alimentaire de tout le pays. Et comme nous sommes en pleine guerre contre la corruption, je ne peux qualifier les personnes arrêtées dans le cadre de cette enquête que de criminels de guerre ».
La caverne d’Ali Baba…
Les Tunisiennes se souviennent toujours de cette scène qui avait à l’époque choqué plus d’un : le Président de la République, Kais Saied, en visite inopinée au siège de l’OCT s’adressant à une responsable de l’Office lui montrant au passage un chèque en indiquant : «Vous avez une idée sur ce chèque, il a été dissimulé pour ne pas conclure le marché du café en juin 2022». Sous le choc, elle n'avait pas les mots pour se défendre.
A l’époque, la Tunisie connaissait, rappelons-le, une pénurie grave de café. « Cette scène dit long sur les dépassements et les abus commis à l’OCT », nous dira l’activiste Salem Chérif. Et d’ajouter : « Personnellement, je suis certain que plusieurs crises liées à l’approvisionnement du marché en produits de base auraient pu être évitées si les dirigeants de l’Office avaient mené à bien leur travail.
D’ailleurs, je suis curieux de savoir où en sommes-nous dans les plaintes déposées par l ’Instance nationale de lutte contre la corruption, dissoute, auprès du Tribunal de la première instance de Tunis en 2021 contre plusieurs fonctionnaires de l’OCT? Dans son bulletin datant du 9 août 2021, l’Instance avait fait état, en effet, de manquements aux conditions des normes sanitaires et règles de stockage dans les entrepôts de l’OCT à La Goulette, ce qui constitue un cas de corruption conformément à l’article 2 de la loi organique n°10 de 2017.
Aussi, l’Instance avait souligné l’existence d’une unité de production non conforme aux règles et normes en matière de production alimentaire. Par ailleurs, un agent de l’Office avait dérobé plusieurs sacs de thé de qualité supérieure, selon l’instance, laquelle indique avoir relevé des différences importantes entre le stock existant réellement dans les entrepôts de l’OCT et le stock inscrit dans le système informatique.
La direction générale de l’Office est soupçonnée également d’avoir enfreint les règlements en vigueur, à travers la révision du prix de la sous-traitance et le non-respect des engagements contractuels envers une société de sous-traitance.
Parmi les autres soupçons de corruption, l’instance avait signalé un favoritisme dans le concours externe organisé par l’Office pour le recrutement de 155 agents au titre du programme de recrutement de 2015 et 2016. Qu’est-ce qu’on attend, alors, pour opérer un audit détaillé sur le fonctionnement de cette caverne d’Ali Baba… ? ».
M.B.S.M.
A cause de son différend avec Ajaccio : Youcef Belaïli suspendu un an par la FIFA !
Le feuilleton des problèmes liés à Youcef Blaili, l’international algérien et attaquant de l’Espérance de Tunis, continue de plus belle. Cette fois-ci, il vient d’essuyer un nouveau coup dur en dehors des terrains.
En effet, la Fédération internationale de football (FIFA) a décidé de lui infliger une lourde sanction, alors que le joueur, qui se trouve depuis quelque temps en Algérie, traverse déjà une période délicate en raison d’une grave blessure au genou, qui menace son avenir à court terme avec la sélection algérienne.
Selon les informations révélées par le site WinWin, la FIFA a décidé de suspendre Youcef Belaïli pour une durée d’un an, tout en lui infligeant une amende de 5 000 francs suisses, dans le cadre de l’affaire intentée contre lui par son ancien club français, Ajaccio.
L’affaire remonte à son passage à Ajaccio durant la saison 2022-2023. Le club français accuse le joueur de « falsification de documents et de fraude », ainsi que d’avoir perçu une somme d’environ 380 000 euros durant sa période d’engagement avec l’équipe.
D’après la même source, la FIFA a officiellement notifié le joueur de cette décision ce jeudi, tout en lui accordant le droit de faire appel devant le Tribunal arbitral du sport. Il pourrait recourir à cette voie afin de tenter d’alléger, voire d’annuler, la sanction.
Ces développements interviennent à un moment particulièrement sensible pour la vedette de l’Espérance, qui s’était concentrée ces derniers mois sur sa convalescence après une grave blessure au genou, dans l’espoir de retrouver rapidement les terrains et de reprendre sa place au sein de la sélection algérienne en vue de la Coupe du monde 2026.
Entre une blessure lourde et une sanction retentissante, Belaïli se retrouve ainsi confronté à l’une des périodes les plus difficiles de sa carrière, dans l’attente des suites juridiques qu’il entreprendra pour tenter de sauver sa saison et son avenir international.
L’œil, l’ombre et le texte : Le mystère de la vision achromatique entre science et révélation
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La vision humaine est souvent perçue comme un acquis immuable, un flux constant d'images colorées qui s'interrompt uniquement par le sommeil.
Pourtant, dès que le soleil décline et que l'obscurité s'installe, notre rapport au monde subit une transformation biologique radicale, presque imperceptible par la conscience immédiate. Ce passage du monde polychrome au monde monochrome constitue l'un des phénomènes les plus fascinants de la biophysique sensorielle. Curieusement, cette frontière entre la lumière et l'obscurité, là où la couleur s'efface pour laisser place à la nuance, trouve un écho d'une précision troublante dans la structure sémantique de textes millénaires, notamment le Coran.
Ce rapprochement entre l'anatomie de la rétine et la description scripturaire de l'aube soulève des questions profondes sur la nature de la perception et l'observation des phénomènes naturels. Pour comprendre comment la science moderne valide l'idée que nous ne voyons qu'en noir et blanc dans la pénombre, il faut d'abord plonger dans l'architecture même de notre système visuel. La rétine humaine n'est pas un capteur uniforme ; elle est composée de deux types de photorécepteurs distincts aux fonctions spécialisées : les cônes et les bâtonnets.
Les cônes, concentrés principalement dans la fovéa, sont les architectes de notre vision diurne. Ils nous permettent de distinguer les détails fins et, surtout, de percevoir la richesse du spectre chromatique. Cependant, ils ont une faille majeure : ils sont "égoïstes" en énergie et nécessitent une forte intensité lumineuse pour s'activer. À l'inverse, les bâtonnets sont les sentinelles de la nuit. Mille fois plus sensibles à la lumière que les cônes, ils sont capables de détecter un seul photon.
Mais cette sensibilité extrême a un prix : les bâtonnets sont incapables de distinguer les longueurs d'onde. En d'autres termes, ils ne "voient" pas la couleur. Lorsque la luminosité chute en dessous d'un certain seuil, ce que les scientifiques appellent la vision scotopique, les cônes cessent de fonctionner.
De la couleur au contraste pur…
C'est à ce moment précis que le monde bascule. Ce que nous percevons alors n'est plus un tapis de teintes rouges, bleues ou vertes, mais une cartographie de contrastes, de gris et de silhouettes. C'est ici que l'objection des sceptiques, affirmant que nous voyons toujours en couleur, se heurte à la réalité biologique : si nous pensons voir de la couleur dans la pénombre, c'est souvent le fruit d'une reconstruction cognitive de notre cerveau qui "remplit" les vides en s'appuyant sur notre mémoire visuelle, et non une captation optique réelle.
Face à cette réalité scientifique, le verset 187 de la deuxième sourate du Coran prend une dimension singulière. En fixant le début du jeûne au moment où l'on peut distinguer « le fil blanc du fil noir de l'aube », le texte utilise une métaphore qui correspond exactement à l'état de transition entre la vision scotopique (nocturne) et la vision mésopique (crépusculaire). À l'instant précis du premier lever de lumière, l'intensité est encore trop faible pour stimuler les cônes.
L'œil humain, dépendant alors exclusivement de ses bâtonnets, ne perçoit que le contraste achromatique : le blanc de la lumière naissante se détachant sur le noir profond de la nuit finissante. Il est frappant de constater que le texte ne mentionne aucune couleur, comme le rouge ou l'orangé pourtant typiques de l'aurore plus avancée, mais se limite strictement à la dualité du noir et du blanc.
Pour un observateur du VIIe siècle, la description de la nature se faisait généralement par des adjectifs de couleur vifs. Pourtant, ici, la limite légale et spirituelle est calée sur un phénomène physiologique précis : le moment où le contraste devient perceptible par les cellules de la rétine les plus sensibles, celles-là mêmes qui ne traitent pas l'information colorée. On pourrait arguer qu'il ne s'agit que d'une observation empirique simple, mais la nuance est subtile. La plupart des gens, lorsqu'ils décrivent un lever de soleil, parlent de l'éclat doré ou des teintes rosées.
Se restreindre au "noir et blanc" pour définir le point de bascule de la visibilité revient à décrire involontairement le fonctionnement interne de l'œil humain dans des conditions de basse luminosité. Cette convergence entre la biophysique de la vision et l'expression scripturaire suggère que le texte s'adresse à une réalité sensorielle brute, débarrassée des artifices de la perception diurne.
Cela remet en question l'idée d'une erreur de description ; au contraire, l'absence de couleur dans ce passage n'est pas une omission, mais une exactitude scientifique avant l'heure. En fin de compte, que l'on aborde cette question sous l'angle de la foi ou de la pure curiosité scientifique, le constat reste le même : dans les marges de la nuit, là où la vie s'éveille, l'être humain perd sa capacité à colorer le monde pour ne conserver que l'essentiel, la distinction entre l'ombre et la clarté.
Cette "vision en noir et blanc" n'est pas une régression de nos sens, mais une adaptation prodigieuse qui nous permet de percevoir la structure du monde quand la lumière fait défaut, une vérité biologique que l'histoire et les textes ont portée jusqu'à nous avec une clarté presque photographique.
M.B.S.M.
A la Médersa El-Bachiya : Mahfel Room explore les musiques hybrides
Par imen Abderrahmani
Nichée au cœur de la médina de Tunis, la Médersa El-Bachiya accueillera, à partir d’aujourd’hui et jusqu’au 13 mars, la troisième édition de « Mahfel Room », un rendez-vous culturel immersif qui fait dialoguer patrimoine et création musicale contemporaine.
Fondée en 1752 par Ali Bey Ier, la Médersa El-Bachiya figure parmi les plus anciennes institutions d’enseignement de la capitale. Son architecture s’organise autour d’un hall central bordé de trois galeries ouvrant sur treize chambres qui accueillaient autrefois les étudiants. Sur le quatrième côté se trouvent une salle de prière et une grande bibliothèque. Une fontaine accessible aux passants, à travers une fenêtre donnant sur la rue des « Libraires », rappelle également la dimension urbaine et sociale du lieu.
Édifiée au 18ème siècle sous la dynastie des Husseinites et marquée par des influences architecturales héritées des périodes hafside et ottomane, la médersa a été longtemps un centre de savoir religieux et de vie communautaire. Aujourd’hui, restaurée et habitée par des artisans, elle demeure un témoin vivant de l’histoire culturelle de Tunis.
C’est dans ce cadre chargé de mémoire et d’histoires que se déploie « Mahfel Room 3.0 », un projet porté par « Mushmoom Production » en partenariat avec le Goethe-Institut et la Médersa El-Bachiya. L’initiative poursuit son objectif de valoriser le patrimoine tunisien et méditerranéen à travers des créations musicales inédites mêlant musique soufie, chant lyrique et électro expérimentale.
Les espaces de la médersa seront, ainsi, et durant une semaine, transformés par des installations lumineuses et sonores invitant le public à parcourir le monument autrement, entre mémoire des lieux et exploration artistique. Concerts, ateliers et rencontres ponctueront cette immersion, offrant un regard croisé sur la création contemporaine et les traditions musicales.
Une semaine d’expériences sonores
Le programme comprend notamment la soirée d’ouverture, aujourd’hui, avec un spectacle intitulé « Electro Sufi Opera » réunissant Dawan, Dali Chebil et Maram Bouhbal. Des workshops consacrés au passage de la résidence à la scène et aux pratiques de documentation du patrimoine animés notamment par Bechir Zayene, un voyage sensoriel mêlant expérimentation sonore avec Yaensen et Jathb, rythmeront la manifestation dont la clôture annoncée pour le 13 mars sera axé sur une rencontre-débat autour du thème « Patrimoine en vie » suivi d’un DJ set.
Parallèlement, du 7 au 13 mars, une exposition d’installations immersives ouverte au public permettra de redécouvrir le monument à travers un parcours lumineux et sonore diffusé en continu.
Entre patrimoine et expérimentation, « Mahfel Room 3.0 » transforme la Médersa El-Bachiya en un espace de rencontre où histoire, musique et création contemporaine se répondent.
Imen. A.
Le champignon peut causer des pertes significatives de rendement des céréales : La rouille jaune dans le collimateur
Par Hassan GHEDIRI
Les changements climatiques qui bouleversent le calendrier agricole en Tunisie peuvent favoriser la propagation à une plus grande échelle des maladies agricoles…
Quand les hivers se font de plus en plus doux et les saisons estivales se prolongent, les agriculteurs redoublent de vigilance parce que c’est le climat idéal pour la prolifération des ravageurs et la multiplication des foyers de certains types de parasites capables de faire des dommages très significatifs dans leurs cultures. C’est dans la céréaliculture que la prudence est aujourd’hui de mise en Tunisie, parce que, d’après les autorités compétentes, la rouille jaune du blé a fait son apparition en ce début de mars dans plusieurs parcelles au nord du pays.
Les pluies particulièrement abondantes enregistrées le mois dernier, notamment au nord-ouest qui abrite les principaux bassins de céréaliculture où les quantités ont dépassé largement la moyenne de la saison, suivies d’une hausse sensible des températures semblent avoir été très propices à l’émergence du champignon.
Généralement, la rouille brune est une maladie qui apparaît assez tardivement au printemps, mais cette année, suite à l'hiver particulièrement doux, elle est déjà présente dans de très nombreuses parcelles. Elle peut provoquer d'importants dégâts si elle est mal contrôlée. Dans les régions où le champignon apparaît plus fréquemment, il est toujours recommandé de surveiller les variétés sensibles à cette maladie pour intervenir au bon moment.
Les changements climatiques qui commencent à bouleverser les calendriers de semis, et par ricochet les programmes de prévention phytosanitaire, favorisent une montée en puissance des maladies dans les champs du blé.
Dans le communiqué diffusé mercredi faisant état de la détection des premiers foyers de la rouille jaune dans plusieurs exploitations de blé au nord du pays, le ministère de l’Agriculture met l’accent sur la virulence très particulière de cette maladie marquée par sa diffusion rapide et endémique.
Depuis certains jours, plusieurs agriculteurs céréaliers à Béja, Bizerte, Jendouba et Siliana auraient en effet constaté des jaunissements sur leurs parcelles de blé et triticale. La présence du champignon Puccinia striiformis, puisque c’est de lui qu’il s’agit, plus connu par la rouille jaune, demeure pour le moment sporadique, selon les constatations préliminaires. Le problème est qu’il se concentre dans les principales zones de production céréalières du pays.
Ce qui n’est pas sans conséquence pour l’ensemble des parcelles touchées et donc pour une grande partie de la production nationale du blé, si l’on manque à réagir avec les moyens de lutte les plus efficaces. Le champignon qui bloque la photosynthèse de la plante peut en effet provoquer des pertes significatives de rendement de plus de 50%.
Menace et ambitions
Le champignon, dont la particularité est de s’attaquer au système foliaire par le bas avant de contaminer les étages supérieurs de la plante, se présente sous forme de boutons allongés de couleur jaune-orangée, organisés de façon linéaire sur la face supérieure des feuilles.
Il faut dire que les autorités chargées des productions agricoles misent sur la campagne céréalière 2025/2026 pour réduire un tant soit peu les dépenses de l’importation. Avec la montée de tension et les incertitudes qui planent désormais sur le commerce international et les chaines d’approvisionnement des produits énergétiques sur fond de la guerre déclenchée au Moyen-Orient, les marchés de produits agricoles se trouvent également exposés à des risques logistiques majeurs.
Il est important de souligner que dans les projections officielles du budget de 2026, le gouvernement table sur une production d'environ 18 millions de quintaux de céréales pour la prochaine campagne, après la saison écoulée qui a été particulièrement réussie avec une récolte d’environ 20 millions de quintaux, soit le triple de la récolte catastrophique de 2024, portée par une pluviométrie exceptionnellement bien répartie. Pour ce faire, un peu plus de 1 million d'hectares ont été programmés à l'emblavement sur l'ensemble du territoire national, dont 854 mille hectares dans les bassins céréaliers du nord du pays et quelque 301 mille hectares au centre et au sud.
Ces objectifs sont motivés par la volonté de réduire la lourde facture des importations. Car le déséquilibre reste structurel et préoccupant. La Tunisie importe, bon an mal an, une moyenne de 20 millions de quintaux de céréales alors que la production nationale ne couvre qu'environ 60% des besoins totaux du pays, estimés à 30 millions de quintaux.
Cette dépendance représente une véritable hémorragie de devises, puisque la facture des importations et de subventions des céréales se chiffre chaque année à plusieurs milliards de dinars, malgré la baisse des cours mondiaux. C’est pour toutes ces raisons que la rouille jaune qui fait son apparition dans les grandes zones de production représente un nouveau défi qu’il ne faut absolument pas prendre à la légère.
H.G.
Musée d’Art Contemporain Tunisien (MACAM) : Des « Regards croisés » pour son programme ramadanesque
Le Musée d’Art Contemporain Tunisien (MACAM) organise à partir de ce soir et jusqu’au 14 mars 2026 une série de rencontres ramadanesques qui démarrent par le vernissage à 21 heures de l’exposition d’art contemporain de Faten Chouba Skhiri, Mohammed Sami Bchir et Souad Mani placée sous le signe « Regards croisées » à la galerie MACAM.
L’exposition présente les œuvres d’artistes plasticiens de renom qui ont contribué de manière significative à façonner l’art tunisien contemporain. Chaque artiste, dans son propre style, offre une expérience créative unique indique le MACAM.
Le vernissage de « Regards croisées », prévu ce soir, sera une occasion pour présenter le parcours artistique de Faten Chouba Skhiri et de raconter la genèse cette exposition qui se poursuit jusqu’au 12 mars 2026. La soirée du 13 mars sera, quant-à-elle, consacrée à la présentation du parcours de artistique de Mohammed Sami Bchir.
Le 14 mars, date de la clôture de la deuxième édition du Salon national des arts plastiques 2026 au cœur du Musée national d’art moderne et contemporain comporte une cérémonie avec un spectacle de la troupe de l’artiste Zied Belkhadi à 21h00 qui sera ponctué par la remise des certificats de participation aux artistes.
Le 14 mars sera également consacré au vernissage de l’exposition de l’artiste plasticienne Moufida Ghorbani « Univers Suspendus – ARBORESCENCE » à la galerie MACAM et de la projection de vidéo maping de l’artiste dans le jardin du musée. Cette exposition se poursuivra jusqu’au 4 avril.
Suite aux dernières intempéries, l’AMVPPC lance une consultation de diagnostic technique approfondi du Musée national du Bardo
L’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) a lancé une consultation en ligne relative à une mission de diagnostic technique approfondi des « désordres liés aux remontées d’eau et infiltrations au sous-sol » du Musée national du Bardo, selon un avis de consultation publié mardi par l’Agence.
La consultation, référencée N°07/2026, comprend un lot unique et s’adresse aux bureaux d’études techniques ou groupements d’ingénieurs spécialisés, inscrits au système national d’achat public en ligne TUNEPS.
Les offres doivent être transmises via la plateforme TUNEPS. La date limite de réception des dossiers est fixée au 16 mars 2026 à 10h00, précise l’avis, ajoutant que l’ouverture des plis est prévue le même jour à 11h00 au siège de l’AMVPPC à Tunis.
Les soumissionnaires resteront engagés par leurs offres pendant 60 jours à compter du jour suivant la date limite de réception.
L’avis complet est consultable sur la page officielle de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle.
Editorial : Un zèle improductif...
Par Chokri Baccouche
C’est à ne rien comprendre : il y a comme qui dirait quelque chose de foncièrement maso chez certains dirigeants européens. Humiliés, ignorés, rapetissés et taxés par les Etats-Unis jusqu’à la moelle par des droits de douane prohibitifs qui ont mis à mal leurs économies, ces dirigeants n’en continuent pas moins de courir derrière cette Amérique qui les a pourtant abandonnés au bord de la route.
Alors que la guerre contre l’Iran fait rage et que le monde retient son souffle et craint le pire, trois pays européens y ont rajouté une bonne couche en s’alignant sur l’offensive américano-sioniste. La France, l’Allemagne et la Grande-Bretagne se sont déclarées, en effet, prêtes à mener des « actions défensives » aux côtés des agresseurs américains et israéliens. Lesdites actions n’ont rien de défensives en fait, puisque le trio vise ni plus ni moins qu’à « détruire toute la capacité militaire de l’Iran ».
L’histoire bégaie, mais cette fois on peut dire qu’elle a complètement perdu la voix. La voix de la raison et de la pondération s’entend. Celle du juste milieu qui permet de résorber les crises et d’éviter le pire, surtout s’il s’agit d’une guerre comme celle qui se déroule actuellement au Moyen-Orient dont les retombées potentiellement catastrophiques menacent de se répercuter aux quatre coins de la planète.
Faute de faire preuve d’un réalisme de bon aloi en faveur de la paix et au bénéfice de l’ensemble de l’humanité, une partie de l’Europe a donc choisi l’escalade en s’apprêtant à jeter une bonne quantité d’huile sur le feu.
Frustrés d’avoir été traités avec beaucoup de mépris par le président américain, les dirigeants du Vieux continent cherchent apparemment à se refaire une nouvelle virginité… virile sur le dos des Iraniens, en prenant fait et cause pour une… cause injuste au prétendu motif de défendre les intérêts de l’Europe ainsi que ses alliés dans la région. L’argumentaire, loin d’être objectif, ne risque pas de convaincre grand monde, et pour cause !
Pendant des années, Bruxelles a prôné une «autonomie stratégique» qui devait lui permettre de peser entre les blocs. Aujourd'hui, ce concept semble réduit à néant. En suivant une administration américaine qui a fait preuve d’un acte de banditisme politique en s’attaquant à l’Iran, les dirigeants européens valident en fait une doctrine de « changement de régime » imposée par l’extérieur.
Qu’on le veuille ou non, ils risquent de se rendre, par conséquent, complices d’une agression militaire contre un pays souverain qui n’a aucune assise légale, recevable du point de vue du droit international. Pis encore, ils deviennent inévitablement les idiots utiles des intérêts américains et ceux du génocidaire Premier ministre israélien, Netanyahu.
La raison en est qu’en se laissant entraîner dans une guerre dont ils n’ont même pas été informés, ils font preuve d’un zèle inutile qui ne va rien leur rapporter de surcroît ou presque. Les Européens ne risquent pas en effet de gagner grand-chose en s’embarquant dans cette aventure à haut risque. Tout au plus, ils pourront décrocher avec un peu de chance quelques petits contrats d’armement avec les monarchies du Golfe en guise de remerciement pour leur geste.
Mais encore faut-il que l’ogre américain, qui a tout raflé au passage par l’intermédiaire du vorace Trump, daigne leur laisser quelques miettes pour subsister jusqu’à la saison prochaine, comme disait La Fontaine.
Heureusement qu’il y a des exceptions de bon aloi dans cette Europe désunie qui semble avoir perdu son sens du discernement et refuse obstinément surtout de s’émanciper et s’affranchir du joug américain. La position plus qu’honorable de l’Espagne dans cette nouvelle crise moyen-orientale est un rayon de soleil et d’espoir dans la morosité ambiante. Depuis le début des hostilités contre le régime des mollahs, Madrid tient en effet une ligne ferme contre l’interventionnisme américain.
Là où l’Europe encourage la coopération militaire, la péninsule ibérique rejette catégoriquement que les bases d’Andalousie soient utilisées par les forces américaines dans le cadre de leur offensive contre l’Iran. Le « non à la guerre » martelé par le Premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, est un acte de souveraineté et de courage. Il puise sa légitimité, son sens et son essence des principes immuables et des valeurs de droit et de justice auxquels le fier peuple espagnol, gouvernants et gouvernés, croit.
Tout au long de la guerre à Gaza, l’Espagne a non seulement dénoncé les crimes de guerre israéliens mais elle a également décidé de reconnaitre officiellement l’Etat palestinien. Comme il fallait s’y attendre, la posture intransigeante du gouvernement de Pedro Sanchez a froissé l’ego du fantasque Donald Trump qui a menacé, en représailles, de rompre tous les liens commerciaux avec l’Espagne.
Des menaces qui n’ont pas eu plus d’effet qu’un simple coup d’épée dans l’eau : « Nous sommes opposés à ce désastre (…), des millions de citoyens et de citoyennes qui, dans toute l'Europe, en Amérique du Nord et au Moyen-Orient, ne demandent pas pour demain plus de guerre ou plus d'incertitude. Nous ne serons pas complices par peur de représailles», a déclaré le Premier ministre espagnol à l’adresse du président américain. Aux hommes bien nés, la valeur s’exprime haut et fort sur l’autel de la liberté et la souveraineté. Olé !...
C.B.
Ligue 1 : La LNFP accorde les points de la victoire à l'O. Beja
Après avoir entendu les avocats des deux clubs, hier mercredi, la Ligue Nationale de Football Professionnel s'est réunie aujourd'hui pour statuer et rendre son verdict à propos de l'évocation de l’Olympique de Beja contre la participation de cinq étrangers stadistes en même temps lors de la rencontre de la 21e journée jouée au Bardo entre le ST et l'O.B. Le verdict a été rendu ce soir. La LNFP a donné une suite favorable à la requête des Bejaois qui récupèrent les points de la victoire après avoir perdu sur le terrain sur le score de (2-3).
Bien sûr, le ST va interjeter appel de cette décision et le feuilleton ne fait que commencer…
J.B
Transport aérien - Nouvelair : -30% pour les vols vers la France, l’Italie, l’Espagne, la Turquie et le Maroc
Nouvelair annonce le lancement d’une nouvelle Vente Flash, permettant de bénéficier de 30 % de réduction sur les prix hors taxes des billets vers La France, l’Italie, l’Espagne, La Turquie et le Maroc.
Cette offre exceptionnelle est valable pour toute réservation effectuée du 4 au 9 mars 2026, pour des voyages programmés entre le 4 mars et le 30 juin 2026.
Grâce à cette promotion, Nouvelair offre à ses clients l’opportunité de profiter de prix avantageux afin de concrétiser leurs projets de voyage, qu’il s’agisse de déplacements professionnels, des vacances ou de retrouvailles avec leurs proches.
Détails de l’offre :
· Réduction : -30 % sur le prix hors taxes des billets en aller simple ou aller-retour
· Dates d’achat : du 4 mars au 9 mars 2026
· Dates de voyage : du 4 mars au 30 juin 2026
· Pays concernés :
France : Paris, Lyon, Marseille, Nantes, Toulouse, Strasbourg, Bordeaux.
Italie : Milan et Bologne
Espagne : Barcelone
Turquie : Istanbul
Maroc : Casablanca, Rabat
(Offre valable au départ et à destination de la Tunisie).
Le Ramadan à l'ère de l'IA: un mode de vie plus paisible grâce à la technologie
Ramadan a toujours été l'occasion de retrouver l'équilibre, un moment où le rythme de la vie quotidienne se modifie et où chacun se recentre sur ses priorités, sa famille et le plaisir de savourer chaque instant. Mais dans notre monde hyperconnecté, on observe une transition continue, bien que souvent imperceptible, du chaos du monde numérique vers une vie pilotée par l'intelligence artificielle.
À l'approche du mois sacré, familles et individus tendent à se déconnecter des technologies qui alourdissent leur quotidien et les distraient, préférant des solutions intelligentes qui simplifient les complexités et leur permettent de se concentrer sur l'essentiel. Les jours de Ramadan sont rythmés par un cycle d'activités, de la préparation de l'Iftar (le repas de rupture du jeûne) aux précieux moments de partage en famille et entre amis lors des douces soirées. Ces traditions confèrent au Ramadan son atmosphère si particulière, tandis que l'essor de l'intelligence artificielle contribue à un équilibre subtil où la technologie favorise la sérénité.
Réduire la charge mentale
Durant le mois sacré, le quotidien des familles s'adapte à un nouveau rythme, débutant plus tôt le matin. Les activités ralentissent pendant les heures de jeûne, devenant prévisibles jour après jour, l'Iftar (la rupture du jeûne) s'imposant comme l'événement le plus important. Les heures qui suivent se transforment en un moment de convivialité où les familles se réunissent dans la chaleureuse atmosphère du Ramadan.
Au milieu de ce chaos, le véritable rôle de l'intelligence artificielle se révèle. Son objectif n'est pas de bouleverser radicalement les habitudes quotidiennes, mais plutôt d'alléger intelligemment et simplement le stress lié aux décisions répétitives, contribuant ainsi à réduire la charge mentale quotidienne. Ceci souligne l'importance de la transition vers un mode de vie assisté par l'IA, qui agit comme un véritable assistant domestique, aidant les familles à se préparer et à planifier intelligemment, et à optimiser l'utilisation des ressources disponibles durant le mois sacré.
La transition vers une vie pilotée par l'IA : le choix discret
Durant le Ramadan, les familles accordent une attention particulière à leurs habitudes alimentaires, et c'est là que des solutions comme les réfrigérateurs intelligents prennent tout leur sens. Ces réfrigérateurs permettent une utilisation plus judicieuse des ingrédients et réduisent le gaspillage, simplifiant ainsi le quotidien et limitant les courses imprévues. Ils offrent aux familles des moments de calme, en accord avec les valeurs du mois sacré.
Dans le salon, les séries télévisées du Ramadan restent une partie intégrante des traditions de ce mois sacré, transformant l'écran de télévision en un espace de rassemblement pour des moments familiaux partagés.
Dans les détails du quotidien, l'importance de la transition vers une vie assistée par l'IA se révèle pleinement lors des moments de calme qui ponctuent la journée. Cela inclut des rappels et des suggestions pour faciliter l'organisation de la journée, ainsi que des outils discrets et non intrusifs qui permettent de gagner du temps. C'est précisément là l'essence même d'une vie assistée par l'IA : des solutions technologiques présentes pour offrir une assistance intelligente et fluide, tout en restant suffisamment discrètes pour ne pas perturber le quotidien.
Durant le Ramadan, la simplicité de la vie prend une autre dimension : les familles se resserrent, les parents s’efforcent de préserver les habitudes de leurs enfants et chacun aspire à la sérénité. Les solutions d’IA offrent le confort nécessaire au quotidien sans le compliquer. Ainsi, l’adoption d’un mode de vie assisté par l’IA permet de vivre un Ramadan paisible.
LNFP: Evocation de l'OB contre le ST: Verdict attendu Ce soir
La nouvelle commission de discipline de la Ligue Nationale de Football Professionnel qui a reçu hier les avocats de l'OBeja et du Stade Tunisien pour leur donner l'occasion de défendre la situation de leurs clubs respectifs à propos de l'évocation formulée par les Bejaois contre la participation de cinq joueurs étrangers dans les rangs des Stadistes au cours du match de la 21e journée. Pour les Nordistes , leur dossier est tout à fait régulier et demandent les trois points de la victoire.
Pour les Stadistes, il y a eu une erreur au niveau de la forme dans l'évocation et sont certains de la confirmation du résultat acquis sur le terrain, c'est-à-dire victoire par trois buts à deux. Le verdict de cette affaire est attendu ce soir ou au plus tard demain, vendredi. Dans tous les cas, chaque partie qui perdra l'affaire interjettera appel.
J.B.
La vie de Mohamed - L'héritage de la patience : Entre le siège de La Mecque et le sang de Taïf
La marche de l’Islam, à ses débuts, n’a pas été un long fleuve tranquille, mais un chemin semé de ronces, de sang et de larmes. À La Mecque, la situation des premiers croyants atteignit un point de non-retour, une cime d’inhumanité où la haine des idoles se heurtait à l’acier d’une foi inébranlable.
Plus la ferveur des musulmans pour le Dieu Unique grandissait, plus l’animosité des chefs qurayshites se muait en une cruauté organisée. Ce ne sont plus de simples moqueries ou des actes isolés de violence qui frappent la petite communauté, mais une stratégie d’étouffement systématique.
Le conflit atteignit son paroxysme lorsque les dirigeants mecquois, exaspérés par la résilience de Muhammad (s.a.w.) et de ses compagnons, décidèrent d’employer l’arme de la famine et de l’isolement social. Ils décrétèrent une mise en quarantaine totale. Ce pacte impitoyable interdisait tout commerce, tout mariage et tout échange avec le Prophète, sa famille et ses alliés. Acculés, ces derniers durent se réfugier dans les ravins étroits appartenant à Abū Tālib.
Pendant trois longues années, ils vécurent l’horreur du dénuement. Sans argent, sans provisions, réduits parfois à manger des feuilles d'arbres pour survivre, ils endurèrent l’insoutenable. Pourtant, dans ce silence de mort imposé par le blocus, leur courage ne vacilla jamais. La foi, loin de s’étioler sous la faim, se fortifiait dans l’épreuve.
Ce n’est que grâce à l’éveil de la conscience de cinq notables mecquois que ce siège prit fin. Révoltés par l'injustice flagrante, ces hommes brisèrent le pacte et permirent aux proscrits de regagner leurs foyers. Mais la liberté retrouvée avait un goût de cendre. Les privations extrêmes avaient brisé les corps.
En l’espace de quelques jours, le Prophète perdit Khadīdja (r.a.), son épouse bien-aimée, celle qui avait été la première à croire, sa confidente et son plus grand soutien financier et moral. Un mois plus tard, le coup de grâce tomba : la mort d’Abū Tālib. Avec lui disparaissait le bouclier politique qui protégeait Muhammad (s.a.w.) des agressions physiques directes des clans.
Sans protection clanique, le Prophète se retrouvait vulnérable, exposé à la merci d'hommes comme Abū Lahab, son propre oncle, dont la haine, attisée par les chefs de la ville, ne connaissait plus de frein. La Mecque était devenue une prison à ciel ouvert où l'on jetait la poussière sur la tête du Messager de Dieu jusque dans l'intimité de son foyer.
L’exil vers Taïf ou le triomphe de la miséricorde sur la barbarie
Face à l’étanchéité des cœurs mecquois et à l’impossibilité physique de prêcher, le Prophète (s.a.w.) décida, par nécessité et par devoir divin, de porter son message ailleurs. Il choisit Taïf, une cité verdoyante située à une centaine de kilomètres, espérant y trouver une terre plus fertile pour la parole de vérité. Accompagné seulement de son fidèle Zayd (r.a.), il entreprit ce voyage avec l'espoir de celui qui cherche un refuge pour sa foi. Mais Taïf, ville de l'idole al-Lāt, n'était qu'un miroir déformant de
La Mecque, l’hospitalité en moins
L’accueil fut glacial. Les chefs de la cité, craignant de froisser leurs alliés commerciaux mecquois et méprisant cet homme sans armée ni suite, rejetèrent son message avec un dédain souverain. Pire encore, ils n’eurent pas la décence de le laisser partir en paix. Pour se débarrasser définitivement de ce « gêneur », ils lâchèrent sur lui la lie de la population.
Une foule de voyous et d'enfants, armés de pierres, s'acharna sur le Prophète et son compagnon. Muhammad (s.a.w.) fut blessé au point que le sang emplissait ses sandales. Zayd, tentant de protéger le Messager de son corps, fut également atteint. Ils furent poursuivis, humiliés et chassés sur plusieurs kilomètres, trouvant enfin refuge dans un vignoble, épuisés et le cœur meurtri.
C’est dans cet état de détresse absolue que se produisit l’un des moments les plus sublimes de l’histoire de l’humanité. Alors qu’un ange descendait du ciel pour offrir au Prophète de raser Taïf et d’anéantir ses persécuteurs, Muhammad (s.a.w.), au lieu de céder à une colère légitime, choisit la voie de la miséricorde. « Non », répondit-il, « J’espère que de ces tourmenteurs mêmes naîtront ceux qui adoreront le Seul Vrai Dieu. »
Dans cette réponse réside toute l'essence de son message : une vision qui dépasse la douleur du présent pour embrasser le salut futur des générations à venir.
Le réconfort vint d’où on ne l’attendait pas. Deux de ses persécuteurs mecquois, propriétaires du vignoble, mus par une étincelle soudaine de compassion ou de solidarité tribale, lui envoyèrent du raisin par l’intermédiaire de leur esclave, ‘Addās.
Cet homme, originaire de Ninive et de confession chrétienne, fut bouleversé par les paroles du Prophète. En entendant le nom d’Allah et la référence au prophète Jonas (Younous), ‘Addās reconnut instantanément la lumière de la prophétie. Dans un élan de dévotion pure, il se jeta aux pieds du Messager, pleurant de joie d'avoir rencontré la vérité au milieu de cette désolation. Cet instant de grâce fut le baume sur les plaies de Taïf.
Pourtant, la solitude restait immense. Seul face à l’immensité de sa tâche, Muhammad (s.a.w.) se tourna alors vers le seul soutien qui ne fait jamais défaut. Sa prière, véritable cri de l’âme, résonne encore aujourd'hui comme le témoignage ultime de la servitude envers le Créateur. Il ne se plaignit pas de ses blessures physiques, ni de l'injustice des hommes, mais de sa propre « faiblesse » et de son « manque de moyens ».
Il s'en remit totalement à la volonté divine, affirmant que tant que Dieu n'était pas courroucé contre lui, toutes les épreuves de ce monde n'étaient que futilité. Cette séquence tragique de Taïf, loin d'être un échec, fut en réalité la préparation spirituelle à l'Hégire, le moment où la faiblesse apparente allait se transformer en une force capable de changer la face du monde.
Cette période de persécution intense, de la faim du blocus aux pierres de Taïf, forgea les premiers musulmans dans un creuset de douleur. Elle démontra que la foi n'est pas une simple adhésion intellectuelle, mais un engagement total de l'être. En refusant de maudire ses bourreaux, le Prophète Muhammad (s.a.w.) a tracé une ligne de conduite éternelle : répondre à la barbarie par la patience et à la haine par l'espoir d'une réforme intérieure.
(A suivre...)















