Sculpteurs et peintres réunis à la galerie Saladin
La galerie Saladin à Sidi Bou Saïd, accueillera à partir de demain, le 13 février au 8 mars 2026, une exposition de groupe qui s’intitule « Les 12 Art’Pôtres de Carthage ». Le vernissage est prévu le vendredi 13 février à partir de 16h30, a annoncé la galerie.
L’exposition réunit les sculpteurs Nasreddine Frahti et Bilel Graini, ainsi que les peintres Donia Bouattour, Dorra Ben Ghaffar, Houda Ben Hammouda, Imene Aloulou, Ines Lazreg, Nadia Dali, Narjess Mrad Dali, Neila Ziadi, Rym Hajjem et Sonia Lakhoua.
Cette exposition collective rassemble des artistes sculpteurs et peintres autour d’un ensemble de travaux présentés au public pendant près d’un mois.
Mohamed Ben Youssef à la tête de l’Institut culturel afro-arabe
L’Institut culturel afro-arabe, basé à Bamako, a annoncé la nomination de Mohamed Ben Youssef au poste de directeur général. Diplomate chevronné, fort de plus de trente ans d’expérience, il prend les rênes d’une institution dédiée au rapprochement entre l’Afrique et le monde arabe.
À cette occasion, Mohamed Ben Youssef a exprimé sa fierté et rappelé la mission centrale de l’Institut : renforcer les liens entre les deux régions en promouvant la solidarité, le développement durable et l’intégration culturelle. Il a souligné le rôle déterminant de la culture et des arts comme vecteurs de dialogue et de compréhension mutuelle.
Le nouveau directeur général entend mettre son expertise au service d’une diplomatie culturelle active, en consolidant les échanges éducatifs, intellectuels et artistiques. L’Institut travaillera en collaboration avec l’ensemble des pays africains et arabes, ainsi qu’avec des organisations culturelles partenaires, afin de multiplier les initiatives communes.
Acteur clé du dialogue afro-arabe, l’Institut culturel afro-arabe poursuit ainsi sa mission : bâtir des ponts durables entre les peuples et contribuer à un avenir fondé sur la coopération et le partage.
Premier League: Hannibal Mejbri décisif dans la remontée spectaculaire de Burnley
Burnley a signé une victoire précieuse ce mercredi soir lors de la 26e journée de Premier League en s’imposant 3-2 sur la pelouse de Crystal Palace.
La rencontre avait pourtant très mal débuté pour les partenaires de l’international tunisien, rapidement menés 2-0 après 33 minutes de jeu. Hannibal Mejbri a relancé son équipe en réduisant l’écart à la 40e minute, déclenchant la réaction des siens. Burnley a ensuite renversé la situation grâce à deux nouveaux buts inscrits avant la pause (44’ et 45’+2).
Ce succès permet à Burnley de revenir à neuf points du premier club non relégable.
Ligue 1 : La Direction Nationale de l'Arbitrage reconnait une erreur dans le but du CA contre le CSS
La Direction Nationale de l'Arbitrage a publié les vidéos de l'action de l'égalisation du Club Africain contre le Club Sportif Sfaxien.
Le vice-directeur de la DNA, Mourad Ben Hamza, a reconnu à cette occasion le bien-fondé des protestations du Club Sportif Sfaxien indiquant que l'arbitre Haythem Guirat s'était précipité dans la validation du but de Sadok Kadida.
Ce but était précédé d'un hors-jeu de l'attaquant clubiste Firas Chawat.
Mourad Ben Hamza a expliqué que cette erreur déterminante est due principalement à un manque de concentration et de la précipitation au moment de la révision de l’action, conduisant à l’acceptation d’un but irrégulier qui a influencé le résultat final de la rencontre.
Sabri Lamouchi, lors de sa première conférence de presse : « Pour moi, il s’agit du plus grand défi de ma carrière »
Tout le monde sportif était attentif à ce qui allait être dit et révélé lors de ce premier rendez-vous de Sabri Lamouchi, le nouveau coach des Aigles de Carthage, avec les médias. L’homme a parlé de sa nouvelle mission, de ses propres ambitions et des futurs défis qui l’attendent, et il l’a fait avec sincérité, dans la mesure de ce qui doit être dit…
Comme attendu, le bref et fameux passage de Lamouchi avec l’Equipe nationale tunisienne en 1993 a été au menu de cette conférence. Et même s’il n’a pas voulu enfoncer le clou, il a laissé apparaître sa déception de ce qui s’est passé, révélant qu’il était là pour porter le maillot de la Tunisie, qu’il s’est échauffé pendant une demi-heure, ce qui était vexant, et que le sélectionneur, à l’époque, et il s’agit de Youssef Zouaoui, n’a jamais discuté avec lui ni avant, ni pendant ou après ce match de préparation, ce qui prouve qu’il n’était pas le bienvenu.
Envie de rêver
Abordant son engagement avec ls Aigles de Carthage, Lamouchi s’est montré ravi de servir son pays, révélant qu’il s’agit de son plus grand défi personnel tout le long de sa carrière : « Avec la Tunisie, je ressens de la fierté d’être là au service de mon pays et de relever un tel défi, mais j’ose dire que j’ai envie de rêver et d’aller au bout de mes ambitions pour rendre heureux tout un peuple ».
Le nouveau sélectionneur est revenu sur les prestations de l’EN à la dernière CAN sans dire du mal de ce qu’a fait Sami Trabelsi : « Je dois avouer que Sami a fait un grand travail en qualifiant la Tunisie au Mondial 2026, ce qui n’est pas une mince affaire. Il a travaillé en pensant faire tout le nécessaire pour réaliser les meilleurs résultats possibles, et si les résultats n’ont pas suivi à la CAN, cela ne remet pas sa compétence en doute ».
Quel sera l’objectif de la Tunisie au prochain Mondial ? Sabri Lamouchi fait preuve d’un optimisme mesuré : « Ce ne sera sûrement pas facile avec des adversaires aussi bons. La Hollande n’est pas à présenter, le Japon est quasiment la meilleure équipe d’Asie et l’équipe européenne qui va s’imposer aux barrages doit avoir des atouts considérables. Certes, l’objectif sera d’aller au second tour, mais rien n’est facile ni acquis d’avance même si on va tout faire pour y parvenir ».
Les Aigles de Carthage vont-ils abandonner, avec Lamouchi, leur manière de jouer avec une excessive prudence ? Le nouveau sélectionneur y répond avec tact : « De grandes nations de football mondial, y compris la France, ne font pas de la possession leur grand souci, et nous ne sommes pas meilleurs qu’elles. Toutefois, j’aime gagner mes matches, à notre manière, et surtout voir nos adversaires trop souffrir pour pouvoir nous battre » !
Le nouveau sélectionneur, qui compte s’installer en Tunisie lors de son bail avec les Aigles de Carthage, a insisté sur la place des binationaux, qu’il considère avant tout comme des joueurs tunisiens, tout en affirmant qu’il ne privilégiera pas un expatrié s’il estime qu’un élément évoluant en Tunisie présente un meilleur niveau.
Afin de préparer les prochaines échéances, le nouveau patron de l’EN a annoncé son intention d’échanger rapidement avec les joueurs pour mieux les connaître et construire une relation de confiance réciproque et non pas attendre les prochains stages pour le faire.
Il y a lieu de noter que Wahbi Khazri, Zied Jaziri, Houcine Jenayah et Khalil Chammam étaient présents lors de cette conférence de presse.
Kamel ZAIEM
L’homme de théâtre Taoufik Jebali se confie au public de l’IFT
La médiathèque de l’Institut français de Tunisie (IFT) accueillera, demain, le jeudi 12 février, une rencontre-débat avec le dramaturge, metteur en scène et comédien Taoufik Jebali autour de son dernier ouvrage en arabe, « Je ne suis pas l’homme de théâtre qui convient », publié par Sud Éditions en novembre 2025.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des rencontres Kteb Tounsi et sera modérée par la comédienne Nadia Boussetta.
L’ouvrage de Jebali propose une réflexion sur son parcours artistique et les défis rencontrés dans le théâtre tunisien, ainsi qu’une analyse de l’évolution du milieu au fil des décennies.
Connu pour sa série satirique Klem Ellil (Paroles de nuit), qui continue de marquer les esprits par son audace, Jebali livre dans son livre un regard critique sur la scène contemporaine, notamment sur les dérives de la professionnalisation et de l’accessibilité du théâtre.
Prévue à partir de 18h00, la rencontre sera suivie d’une séance de dédicaces en partenariat avec la librairie Al Kitab.
L’entrée est gratuite dans la limite des places disponibles.
Cet événement constitue une occasion unique d’échanger avec l’un des plus grands noms du théâtre tunisien et de découvrir les réflexions d’un artiste engagé dans la quête d’une esthétique théâtrale renouvelée et pertinente.
L’écrivaine tuniso-hollandaise Sam Bröcheler vous donne rendez-vous, ce soir, à l’Alliance Française de Tunis
L’Alliance Française de Tunis organise, le mercredi 11 février 2026 à partir de 18h00, dans le cadre de son forum culturel « La Fabrique des Arts », une rencontre littéraire avec Sam Bröcheler, pseudonyme littéraire de Semia Setti, écrivaine tuniso-hollandaise et professeure de français.
Révélée aux lecteurs par son premier roman "Aimer n’a pas suffi", Sam Bröcheler, née d’un père tunisien et d’une mère néerlandaise, a développé une œuvre où s’expriment avec finesse et sensibilité les nuances des relations humaines. Par le biais de la fiction, elle interroge la complexité des sentiments, les zones fragiles de l’amour et ses métamorphoses, dans une langue à la fois sobre, maîtrisée et profondément incarnée.
Cette rencontre offrira au public l’occasion de découvrir le parcours singulier d’une autrice habitée par le croisement des cultures et des langues, dont l’écriture, nourrie de cette pluralité, résonne avec justesse et profondeur dans le paysage littéraire contemporain.
Publié en août 2025 aux éditions Arcadia Tunisie, "Aimer n’a pas suffi"… de Sam Bröcheler (Semia Setti) n’est pas qu’une histoire d’amour : c’est un portrait sensible des vies en mutation, des passions qui consument et des blessures qui se transmettent. À travers Aline, Mia et Line, trois femmes de générations différentes, l’autrice explore avec finesse le combat pour aimer et être aimée dans un monde où les émotions échappent à toute maîtrise.
Journées Musicales de Carthage (JMC) : Marquez bien cette date du 3 au 10 octobre 2026
La direction artistique des Journées Musicales de Carthage (JMC), en collaboration avec l’Etablissement National pour la Promotion des Festivals et des Manifestations Culturelles et Artistiques (ENPFMCA), a annoncé que la 11ème édition des JMC se tiendra du 3 au 10 octobre 2026, avec l’ambition de donner le ton d’une nouvelle édition vibrante et incontournable.
Les Journées Musicales de Carthage sont un festival dédié à la création et à l’émergence de nouveaux talents, au service d’une scène musicale en constante évolution. Créé en 2010, à un moment où le paysage musical tunisien connaissait de profondes mutations, le festival n’a cessé d’encourager l’éclosion de jeunes artistes et de nouveaux courants musicaux.
Ayant pour mission principale de faire découvrir de nouveaux talents, principalement de Tunisie, mais aussi de la région Afrique–Moyen-Orient, le festival se positionne également comme une plateforme de rencontres et de réseautage, favorisant les échanges entre artistes et professionnels et ouvrant des perspectives d’exportation vers le marché international.
Meurtre d’un lycéen à Monastir : La violence en milieu scolaire… à couteaux tirés
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Le drame survenu récemment dans un lycée de Monastir relance le débat autour de la délinquance juvénile. Quelles sont les causes de ce fléau et que faire pour protéger nos enfants de la violence dans le milieu scolaire ?
Le lycée Bourguiba, situé au centre-ville de Monastir, a été le théâtre lundi dernier d’un drame ayant coûté la vie à un élève âgé de 16 ans qui a été poignardé mortellement par deux autres adolescents dont l’un est déscolarisé. Un autre élève se trouvant sur les lieux au moment de l’incident s’en est sorti avec des blessures sans gravité au niveau de la main gauche.
Selon les premiers éléments de l’enquête, ce sont des publications en ligne visant une jeune élève qui sont à l’origine de cette affaire. Prenant la décence de cette adolescente, les deux suspects ont fait irruption dans l’établissement scolaire et, dans la foulée, ils se sont pris à un groupe d’élèves se trouvant au moment des faits dans la cour du lycée et l’altercation s’est soldée par un meurtre.
Du coup, le débat autour de la violence dans le milieu scolaire est relancé, « entre insécurité, consommation précoce de drogues et fragilités sociales, ce drame met en lumière une crise qui dépasse largement les murs de l’école et appelle à une réponse collective urgente », indiqua l’ancien directeur général de l'Observatoire National de la Jeunesse, Brahim Oueslati, dans une tribune publiée sur Espace Manager.
Revenant, en outre, sur les causes de ce fléau, le spécialiste pointe du doigt plusieurs facteurs dont « des pressions économiques et psychologiques sur les familles, le manque d’accompagnement psychologique dans les établissements, le recul du suivi parental, l’influence de la violence dans l’espace numérique et l’absence de programmes de prévention durables qui sont autant de causes qui s’entrecroisent et fragilisent l’environnement éducatif ». Que faire, de fait, pour sensibiliser les jeunes contre ces formes de violence ?
Prévention …
Interrogé à ce sujet, la chargée de l’enfance et de la jeunesse au sein de l’Association internationale de défense des droits de l’Homme et des médias, Mariem Letaiem, nous a confié : « Au vu de l’évolution des nouvelles technologies, nous sommes face à de nouvelles définitions de la violence collataire et de la délinquance juvénile.
Ainsi, cette violence peut se manifester sous de nombreuses formes, allant de la violence physique à la violence psychologique et le harcèlement numérique, et se traduit souvent par des brimades et des actes d’intimidation et de répression voire du chantage. Ce phénomène instaure un climat d’insécurité et de peur dans tout l’établissement scolaire et viole le droit des élèves d’apprendre dans un environnement sûr et non menaçant.
Eradiquer la violence à l’école devient, alors, un défi majeur. Ce défi ne peut être relevé qu’en promouvant l’éducation à la citoyenneté démocratique et aux droits humains. L’éducation des enfants joue, en effet, un rôle fondamental dans la prévention et l’élimination de ce fléau.
Nous soulignons, aussi, l’importance d’encourager toutes les parties prenantes, à savoir personnel éducatif, enseignants et associations des parents à établir des partenariats et à coopérer pour lutter contre ce phénomène et veiller à ce que les écoles constituent des environnements sûrs dans lesquels tous les enfants ont la possibilité de s'épanouir et d’apprendre ».
Pour rappel et selon l’analyse de la situation des enfants en Tunisie réalisée par l’UNICEF en 2020, 58,2% des élèves tunisiens ont déclaré avoir été victimes de violence physique et 3,3% avoir été victimes de violence sexuelle en milieu scolaire.
De plus, 11,5% des élèves se sont plaints de négligence parentale. 13% d'adolescents et d'adolescentes ne sont pas allés à l'école au cours de l’année scolaire de 2020 parce qu'ils ne se sentaient pas en sécurité à l'école ou sur le chemin de l'école ou en ligne.
M.B.S.M.
Editorial : Tel est pris qui croyait prendre …
Par Chokri Baccouche
Tous les observateurs avertis s’accordent à penser que la crédibilité internationale des Etats-Unis a été fortement ébranlée après le retour fracassant de Donald Trump à la Maison Blanche. Il faut dire que le 47è président américain n’est pas allé de main molle après avoir remis pied à l’étrier du pouvoir. Les décisions spectaculaires qu’il a prises sont à la mesure de sa personnalité égocentrique et extrêmement imprévisible.
Elles sont tellement nombreuses, souvent brutales et toujours surprenantes dans le sens négatif du terme qu’elles meubleraient sans problème un ouvrage encore plus épais que le livre de la jungle. Donald Trump, qui s’est fait une spécialité de renier les accords internationaux, a lancé, pour rappel, une guerre commerciale qui a mis le monde sens dessus dessous.
Non content de s’être engagé dans une confrontation interne féroce avec les juges, les médias, les universités et les communautés scientifiques aux Etats-Unis, le fantasque Donald Trump s’en est pris également, ouvertement et brutalement, à des institutions internationalement reconnues.
Il n’a pas hésité ainsi à prendre des mesures de rétorsion contre des magistrats de la Cour pénale internationale, coupables à ses yeux d’avoir commis un crime de lèse-majesté, et ce, pour avoir émis deux mandats d’arrêt contre le Premier ministre israélien Netanyahu et son ex-ministre de la Défense, Gallant, pour crimes de guerre et crimes contre l’humanité.
En toile de fond de ses interminables frasques, il y a bien sûr les velléités prédatrices et impérialistes de l’insatiable locataire de la Maison Blanche qui veut s’approprier, tour à tour et par la force si besoin, du Groenland et transformer le Canada voisin en 51è Etat américain. La campagne sans précédent contre l’émigration, qu’il a pris soin de lancer tambour battant qui a fortement divisé le pays, complète ce sombre tableau qui semble porter gravement préjudice à l’image des Etats-Unis dans le monde.
La réputation du pays de l’oncle Sam sur la scène internationale est dans un état critique. Les chiffres parlent d’eux-mêmes et ils ne sont pas tendres. Selon une récente étude du Pew Research Center, la confiance envers les États-Unis a chuté de 30 % en moyenne dans les pays alliés traditionnels. L'Europe, jadis fer de lance de l'alliance transatlantique, affiche un scepticisme record : 40 % des Français et 35 % des Allemands déclarent que l'Amérique n’a jamais été un exemple à suivre en matière de démocratie.
En Asie, le tableau n'est guère plus reluisant : au Japon, bastion historique de l'influence américaine, ce chiffre atteint 60 %. Dans les faits, la tendance est encore plus prononcée et certainement plus significative : on assiste en effet depuis quelque temps à un changement radical de comportement de nombreux pays et institutions dans leur relation vis-à-vis des Etats-Unis.
Des partenaires commerciaux ont tendance en effet à réorienter leurs approvisionnements hors des Etats-Unis et de nombreux investisseurs, faute et lieu de mettre tous leurs œufs dans le panier américain, comme ils l’avaient fait jusque-là, sont de plus en plus tenter de disperser leurs risques à toute fin utile. Même les banques centrales aux quatre coins de la planète s’y mettent sérieusement en diversifiant leurs réserves, au détriment bien évidemment du dollar qui semble avoir perdu de sa crédibilité.
Autre fait très instructif : les étudiants étrangers tournent de plus en plus le dos aux universités américaines qui faisaient pourtant l’objet d’un engouement particulier il y a quelques années. La répression féroce du mouvement estudiantin pro-palestinien il y a quelques mois dans de nombreuses universités américaine est certainement passé par-là.
Sous la férule de Donald Trump et pour tout dire, les Etats-Unis renvoient au reste du monde l’image d’un pays brutal et qui fait peur. Pis encore, un pays qui a perdu sa crédibilité et qui est devenu, en fait, la copie conforme de son président. C’est-à-dire un pays imprévisible qui n’offre aucune garantie ni assurance et auquel on ne peut plus se fier désormais. Le ravage causé par Donald Trump pour son propre pays, diront à juste titre les mauvaises langues, est spectaculaire et phénoménal.
Et le comble c’est que toutes les mesures prises par le président américain, et supposées être dans l’intérêt de son pays, ont donné paradoxalement un effet contraire : la guerre commerciale initiée par trump contre la Chine a non seulement tourné à l’avantage de Pékin mais elle a également encouragé de nombreux pays occidentaux, alliés des Etats-Unis, à renforcer plus que jamais leurs relations avec l’Empire du milieu.
C’est le cas notamment du Canada, l’Allemagne et plus récemment encore la Grande-Bretagne dont le Premier ministre vient d’effectuer un voyage « très encourageant et prometteur » au pays des Mandarins. Tel est pris qui croyait prendre ? On est en droit de le penser. En voulant mettre le monde sous sa botte, Donald Trump a visé trop gros. Par effet boomerang, il subit les effets pervers de son extravagance débridée qui a fini par porter gravement préjudice aussi bien à l’image qu’aux intérêts des Etats-Unis dans le monde …
C.B.
EST: Christian Braconi dirige l'équipe cette semaine
Par Jamel Belhassen
Après le divorce avec Maher Kanzari. Il etait question que le Français CHristian Chantreuil devait assurer l'intérim en attendant la nomination du nouvel entraîneur, mais finalement, il a été convenu que le directeur technique adjoint Christian Braconi se charge de la préparation des Sang et Or pour le match décisif en Ligue des champions face à Petro Atletico, ce samedi à 17h au stade de Rades.
Christian Braconi a eu par le passé à diriger le club belge de Royal Excelsior et le club Congolais de St Éloïse Lupopo. Il a mené la séance de ce mardi matin avec un effectif au complet, y compris Toughai et Mouhli.
J.B.
Journées de Carthage des Arts de la Marionnette : La création tunisienne distinguée lors d’une édition record
Par Imen Abderrahmani
Deux œuvres tunisiennes ont été distinguées lors de la clôture de la 7ème édition des Journées de Carthage des Arts de la Marionnette, un rendez-vous qui a confirmé l’élan international et le renouveau de cet art en Tunisie.
Le rideau est tombé, dimanche soir, dans une ambiance festive, sur la 7ème édition des Journées de Carthage des Arts de la Marionnette (JAMC), avec un palmarès spécial marqué par la distinction, pour la première fois, de deux œuvres.
Créé cette année et parrainé par le Théâtre de l’Opéra de Tunis, le prix de la meilleure œuvre de marionnettes tunisienne a été attribué, ex æquo, à « Les Fourmis et la Paix » de Hassen Sallemi et à « Tidinit » de Hafedh Khalifa, saluant la richesse et la diversité de la création nationale.
Organisée à la Cité de la Culture, la cérémonie de clôture s’est déroulée en présence de la ministre des Affaires culturelles, Amina Srarfi, de diplomates, d’artistes et d’un public venu nombreux célébrer un art ancestral toujours en dialogue avec son temps. Joyeuse, riche en couleurs et en émotions, la cérémonie a été une sorte de consécration d’une semaine dense, rythmée par les spectacles, les rencontres et les échanges.
Prenant la parole, le directeur de la 7ème édition des JAMC et directeur général du Centre national de l’Art de la Marionnette, Imed Mediouni, a souligné que « le festival a fait de la Tunisie un véritable carrefour de cultures. Des troupes venues de plusieurs pays ont proposé des œuvres qui ont enrichi la mémoire esthétique du public, rappelant que la marionnette est un langage universel capable d’interroger les réalités humaines et sociales ».
Nouveaux horizons…
Organisée du 1ᵉʳ au 8 février 2026, cette édition a battu tous les records, tant par son affluence que par son ampleur artistique. Le bilan est significatif : 45 spectacles, 120 marionnettistes représentant 16 pays, et une programmation déployée dans cinq gouvernorats de l’intérieur, confirmant la volonté de décentralisation culturelle portée par les JAMC.
Cette édition a également été marquée par la célébration du cinquantième anniversaire du Centre national de l’Art de la Marionnette, une date symbolique qui a donné lieu à un hommage appuyé aux pionniers de cette discipline en Tunisie. Cinquante ans de création, de transmission et d’expérimentation, inscrits sous le signe du renouveau et de l’ouverture sur l’avenir.
Parmi les nouveautés, le concours national de lecture « Le Bon Lecteur », organisé en partenariat avec la maison d’édition Dar Matar, a rencontré un large succès. Plus de mille élèves du primaire y ont participé, en présentant des résumés de contes en arabe, en français et en anglais. Les lauréats se verront offrir une expérience symbolique et ludique : un voyage de découverte à bord d’un « avion de tourisme ».
Les marionnettes, ce miroir du monde contemporain
Au-delà de la scène, les JAMC 2026 ont également été un espace de réflexion et de formation, à travers des ateliers destinés aux étudiants et aux amateurs, ainsi que des séminaires scientifiques consacrés à l’identité et à l’expérimentation dans l’art de la marionnette.
Au fil des éditions, la marionnette s’affirme bien au-delà du simple divertissement. Elle devient un outil d’apprentissage, de sensibilisation et parfois même de guérison, capable d’accompagner l’enfant dans la découverte du monde, l’expression des émotions et la construction de l’imaginaire. À travers ses formes, ses voix et ses récits, elle aborde des thèmes essentiels et relance le débat sur des sujets d’actualité tels que l’environnement, la place du livre, la solidarité et l’amitié, avec une force pédagogique singulière, accessible et profondément humaine. Les Journées de Carthage des Arts de la Marionnette ont pleinement assumé cette dimension, en plaçant l’enfant au cœur de leur projet culturel. Elles s’adressent également aux adultes, pour qui la marionnette permet de dire et d’exprimer ce que le verbe seul peine parfois à formuler, faisant de la scène un lieu de questionnement critique et de résistance sensible.
En investissant non seulement les scènes de Tunis mais aussi celles des régions de l’intérieur, le festival a semé, là où il s’est installé, des graines de curiosité et d’éveil. Dans le regard des enfants, émerveillés et attentifs, se lisait la promesse d’un futur où l’art ne se contente pas de distraire, mais participe à former des esprits libres, sensibles et ouverts au monde. À Tunis comme à l’intérieur du pays, la marionnette a rappelé qu’elle demeure l’un des plus beaux langages pour parler à l’enfance… et, à travers elle, à l’humanité tout entière.
Imen.A.
Administration publique : Cette bureaucratie mère de tous les obstacles...
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’incapacité de nos municipalités à agir efficacement témoigne d’une bureaucratie excessive qui gangrène toute l’administration tunisienne. Que faire pour mettre fin à cette lourdeur procédurale dont le citoyen est la principale victime ?
A croire certains agents, même pour acheter de la fourniture bureautique, il faut passer par plusieurs commissions, « c’est ce qui explique l’absence parfois de papiers pour imprimerdes extraits de naissance ou tout autre document administratif», nous dira un agent exerçant dans les services de l’état civil relevant d’une municipalité de la place. A qui incombe, par ailleurs, la responsabilité ?
Pour le Tunisien lambda, la réponse est simple, à savoir notre administration souffre d’une bureaucratie excessive qui freine son action. Pour les experts, en revanche, il est temps de revoir tout le système et mettre de la souplesse dans les procédures.
En chiffres, la bureaucratie est considérée comme un obstacle par plus de 80% des chefs d'entreprise, elle entrave l'efficacité administrative et le quotidien des citoyens. Cet état de fait a poussé le député à l’Assemblée des Représentants du Peuple, Badreddine Gammoudi, à appeler au démantèlement de ce qu’il appelle le «parti de l’administration» (une expression utilisée pour décrire un réseau constitué de hauts cadres et de responsables au sein de l’administration tunisienne).
Le député affirme, en effet, que « le parti de l’administration est à l’origine de la corruption en Tunisie et de la lenteur de son développement ». Idem pour le professeur universitaire en sciences économiques, Ridha Chkoundali, qui à chaque fois qu’il est interrogé sur l’administration tunisienne, il n’hésite pas à exprimer son mécontentement et sa colère face à la bureaucratie et aux lenteurs administratives qui entravent le quotidien des citoyens. Que faire pour mettre fin à cette lourdeur procédurale dont le citoyen est la principale victime ?
Réformes tous azimuts …
Pour le spécialiste en sciences économiques, Ridha Chkoundali : « Ce qu’il faut faire, c’est une révolution législative, une réforme administrative profonde qui réduise le nombre de documents, de certificats et de procédures, et qui fasse de la numérisation le seul moyen pour le Tunisien pour traiter avec l’administration, au lieu des visages sinistres et lugubres que nous voyons dans la plupart des bureaux de l’administration tunisienne ».
Nous avons interrogé, également, l’activiste et juriste Salem Chérif, lequel nous a déclaré : « Je pense qu’il est urgent d’appliquer à la lettre les prérogatives de la stratégie « Smart Gov 2020 ». Cette stratégie vise, en effet, à évoluer vers une administration efficace, inclusive et ouverte au service du citoyen et de l’entreprise.
Selon le gouvernement, la réforme de l'administration va s'accélèrer en 2026, alignée sur le plan de développement 2026-2030, en se concentrant sur la digitalisation, la formation aux nouvelles technologies et la modernisation de la fonction publique. Cela doit passer par la simplification des procédures, l'interopérabilité des données et la création d'une administration ouverte et dématérialisée ».
Et d’ajouter : « Le temps est venu aussi pour repenser la relation administration-citoyen qui doit être basée sur la confiance en supprimant tout simplement la procédure dite de la légalisation de signature synonyme d’une perte de temps énorme aussi bien pour les usagers que pour l’administration.
Bien évidemment, le numérique demeure la solution idéale et efficace pour mettre fin à toutes les pratiques bureaucratiques en mettant l’accent sur le développement des infrastructures numériques, l'extension de la couverture internet dans les zones rurales, et la mise en place de nouveaux services en ligne dans différents secteurs tels que la santé, l’éducation et la justice ainsi que le remplacement des autorisations et des patentes par des cahiers des charges adaptés à chaque secteur ».
M.B.S.M.
Festival international Panorama du court- métrage : Le palmarès
Le Jury de la 11ème édition du Festival international Panorama du court métrage ((Panorama International Short Film Festival – PISFF) a décerné 8 prix dans les compétitions de fiction, documentaire, animation et école, à la cérémonie de clôture organisée samedi au Cinéma Amilcar à la capitale, a déclaré à l’agence TAP, le directeur du festival, Kamel Aouij. Le seul film tunisien qui ait reçu une Mention spéciale est « Tribus » réalisé par Youssef El Ghariani de la compétition des films d’école.
Voici la liste des Prix de la onzième édition du PISFF :
Compétition des courts- métrages de fiction
– Meilleur film : « Ne réveillez pas l’enfant qui dort » réalisé par Kevin Aubert, coproduction France, Maroc, Sénégal
– Mention spéciale : « AMAZEZE » réalisé par Jordy Sank – Afrique du Sud
Compétition des courts-métrages documentaires
– Meilleur film : « Chal Khatha » réalisé par Zain Shakir – Pakistan
– Mention spéciale : « The Angels » réalisé par Mahdi Zamanpoor Kiasari – Iran
Compétition des courts métrages d’animation (Film d’animation)
– Meilleur film : « In the Shadow of the Cypress » (Kanoon) réalisé par Hossein Molayemi et Shirin Sohani – Iran
– Mention spéciale : « In Our Hands » réalisé par Camillo Sancisi – Italie
Compétition des films d’école
– Mention spéciale : « Tribus » réalisé par Youssef El Ghariani – Tunisie.
– Meilleur film : « Le Caire » réalisé par Ahmed Alaa Ismail – Égypte
Les membres du jury qui ont sélectionné les films choisis pour cette édition sont Slim Belhiba (réalisateur), Hedia Ben Achour (réalisatrice) et Lilia Ben Achour (directrice artistique).
Le directeur du Festival international Panorama du court métrage a ajouté que le film de clôture choisi pour cette édition a été « Sache que tu es écoutée » (I know you can hear me) de Youssef Salhi (Palestine) avec Kamel El Basha et la chanteuse Amal Murkus, en hors compétition et en première tunisienne, car il a déjà été présenté en ouverture du Festival international du court-métrage du Caire.
Nouvelles découvertes archéologiques à Numluli, Henchir El Matria à Béja
Dans le cadre de la coopération archéologique tuniso-italienne entre l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Université de Sassari en Italie, une équipe pluridisciplinaire mène actuellement des fouilles archéologiques sur le site de Henchir El Matria (Numluli), situé dans le gouvernorat de Béja au nord-ouest tunisien.
Les travaux et les études se concentrent notamment sur l’espace de la place publique et sur la basilique byzantine, où de nombreuses découvertes ont été mises au jour, mentionne l’INP sur sa page officielle. Ces découvertes consistent en des chapiteaux et colonnes romains appartenant au temple du capitole, des statues de divinités romaines, des lampes, ainsi que des mosaïques byzantines.
Entamée en 2022, la mission archéologique italienne à Numluli, s’est attachée à l’étude des structures urbaines et des artefacts, dans le but d’enrichir la connaissance de cette cité antique encore peu explorée.
Menée en accord avec l’INP, la mission archéologique italienne en Tunisie est financée par le ministère italien des Affaires étrangères et de la Coopération internationale, avec le soutien de l’ambassade d’Italie en Tunisie.
Henchir El Matria figure parmi les villes romaines les mieux conservées du nord de la Tunisie. Le forum, avec son capitole, un grand temple à cour, deux complexes thermaux, un martyrium ainsi qu’une basilique paléochrétienne, constituent les principaux monuments structurant le paysage urbain de la Numluli romaine. Ces ensembles ont été au cœur des recherches et des campagnes de fouilles archéologiques, menées avec la participation active des étudiants et jeunes chercheurs.
















