Les Mosquées célèbres en Tunisie - La Mosquée Fadhloun : Le culte et l’économie
Le pays en regorge et certaines de ces mosquées sont très célèbres, pas uniquement en Tunisie mais également à l’échelle arabe et musulmane. A travers cette série, nous vous appelons à mieux connaître ces hauts lieux de culte…
Il s’agit d’un monument rural situé à l’extrémité de Khazroun, au nord-est de l ’île, non loin du site archéologique de Henchir Bourgou. D’origine Ibadite (l’Ibadisme est un rite religieux), cette mosquée est passée plus tardivement entre les mains des Malékites (les adeptes du Malékisme, autre rite religieux).
En se basant sur une comparaison des données archéologiques d’une série de mosquées assez semblables on peut supposer que cette mosquée daterait probablement du VIIIe s, de l’Hégire (XIVe s. de l’ère chrétienne).
Le monument est composé des éléments suivants :
Une salle de prière ou masjid (le terme jamaa est employé à Djerba pour désigner la salle de prière et les dépendances qui l’entourent, alors que le terme masjid est utilisé pour signifier la salle de prière), qui s’élève au milieu d’une cour clôturée, dont le sol est couvert d’un enduit de chaux.
Des dépendances intérieures comprenant une salle principale qui abritait l’école coranique (avant son déplacement plus tardivement vers la salle située dans l’extrémité Est de la façade sud du monument), flanquée des côtés nord et sud de deux petites pièces dont l’une est destinée au logement, tandis que l’autre est utilisée pour les réserves alimentaires.
Des dépendances extérieures, comprenant, du côté sud-est, une « Midha » (salle des ablutions rituelles) et un « Kouttab » (école coranique) et du côté nord-est un moulin à grains et une boulangerie.
La mosquée abrite deux citernes d’eau, l’une de forme conique, située dans la cour ; l’autre se présente sous la forme d’un parallélépipède, située en face de la façade sud du monument, au milieu d’une cour de collecte d’eau de pluie. En effet la mosquée fournissait l’eau potable non seulement aux personnes qui y résident mais aussi aux habitations avoisinantes.
La mosquée a apparemment conservé son état original, alors que les services y ont été adjoints, en fonction des évolutions successives et multiples vocations assurées par le monument. Ainsi le Kouttab qui assurait un rôle éducatif, le moulin à grains et la boulangerie qui remontent au XIXe s. sont là pour attester que le monument avait une base économique, qui lui permettait de faire face à ses dépenses.
L’architecture du monument dénote certains aspects défensifs assez visibles. En effet, ce monument appartenait à une chaîne de mosquées qui n’étaient pas très éloignées de la côte et qui représentaient une deuxième ligne défensive, appuyant le rôle joué par les postes de surveillance implantés sur la côte et qui comprenaient des bastions, des marabouts, des tours…
L’histoire des prophètes : Prophète Yacoub (Jacob)
Durant le mois saint, nous rappelons, quotidiennement, l’histoire des prophètes, ces hommes exceptionnels envoyés par Allah pour transmettre le message divin et répandre l’Islam…
Il est l’un des prophètes des enfants d’Israël, car Ibrahim a engendré Ismaël et Isaac, tous les prophètes des enfants d’Israël, sont de la descendance d’Isaac, sauf notre Prophète Mohammed, qui, lui, est de la descendance d’Ismaël.
Ibn Kathir affirme que le Prophète Jacob quitta sa famille et se rendit chez son oncle maternel, où il épousa deux de ses cousines, Leah et Rachel, et où il travailla pour son beau-père comme berger. Il devint père de douze fils et leur descendance fut plus tard connue sous le nom des douze tribus d’Israël. Dans le Coran, le prophète Jacob est aussi appelé Israël, ce nom signifie "serviteur de Dieu". Alors quand le Coran fait référence aux enfants d’Israël, il s’agit des descendants de Jacob .
Allah dit : " Dites : " Nous croyons en Allah et en ce qu'on nous a révélé, et en ce qu'on a fait descendre vers Abraham et Ismaël et Isaac et Jacob et les Tribus, et en ce qui a été donné à Moïse et à Jésus, et ce qui a été donné aux prophètes venant de leur seigneur : nous ne faisons aucune distinction entre eux. ... " (Coran 2/136)"
Jacob était un homme qui aimait beaucoup ses enfants, mais qui souffrit énormément à cause d’eux. Lorsqu’il perdit temporairement son plus jeune fils, Benjamin, il se rappela son chagrin d’avoir perdu Joseph et se mit à pleurer de façon incontrôlable. Il pleura tellement qu’il en tomba malade et perdit la vue. Ses fils aînés, inquiets pour sa santé : " Ils dirent : "Par Allah ! Tu ne cesseras pas d’évoquer Joseph, jusqu’à ce que tu t'épuises ou que tu sois parmi les morts" Il dit : " Je ne me plains qu’à Allah de mon déchirement et de mon chagrin. Et, je sais de la part d'Allah, ce que vous ne savez pas". (Coran 12/85-86)
Allah dit : "Ô mon Seigneur, Tu m’as donné du pouvoir et m’as enseigné l'interprétation des rêves. (C'est Toi Le) Créateur des cieux et de la terre, Tu es mon patron, ici-bas et dans l’au-delà. Fais-moi mourir en parfaite soumission et fais moi rejoindre les vertueux. " (Coran 12/101)
Jacob, avant sa mort, avait fait à ses enfants une recommandation en ces termes : "Étiez-vous témoins quand la mort se présenta à Jacob et qu'il dit à ses fils : "Qu'adorerez-vous après moi ?" - Ils répondirent : "Nous adorerons ta divinité et la divinité de tes pères, Abraham, Ismaël et Isaac, Divinité Unique et à laquelle nous sommes Soumis". (Coran 2/133)
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
Ramadan sur nos écrans : Le marathon télévisuel commence ce soir !
Par Imen Abderrahmani
Pour les téléspectateurs tunisiens, le Ramadan rime avec de belles soirées devant leurs écrans. Ramadan 2026 ne fait pas exception : la grille des séries promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
À partir de ce soir, les téléspectateurs tunisiens se replongent devant leurs écrans pour découvrir les programmes spécialement conçus pour le Ramadan. Cette période marque l’une des compétitions télévisuelles les plus suivies de l’année. La grille des séries de Ramadan 2026 en Tunisie promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
Les chaînes nationales et privées redoublent d’efforts pour séduire le public, maximiser l’audience et attirer les annonceurs. Une stratégie qui, ces dernières années, a parfois été critiquée par les téléspectateurs en raison de coupures publicitaires jugées trop fréquentes et frustrantes, interrompant le fil des intrigues et réduisant le plaisir du visionnage.
Entre ambitions commerciales et attentes du public, le Ramadan 2026 s’annonce déjà comme un véritable marathon télévisuel, où chaque série tentera de captiver les foyers tunisiens.
Le fait marquant cette année, notamment pour la Télévision Nationale Tunisienne, est l’approche très discrète adoptée par les programmateurs : pas de points de presse pour présenter les grandes lignes de la programmation, pas de dossier détaillé sur les séries et sitcoms produits. Une stratégie qui laisse penser que les chaînes préfèrent jouer leurs cartes en silence, peut-être pour éviter la concurrence, les critiques des médias ou les préjugés des spectateurs. Par ailleurs, les spots diffusés, qu’ils proviennent de la Télévision Nationale ou des chaînes privées, montrent que les feuilletons historiques ou à vocation religieuse restent largement absents. Cette situation s’explique généralement par deux facteurs : d’une part, le démarrage tardif des productions – les préparatifs débutent toujours la même année – rend difficile la réalisation de grandes productions ambitieuses ; d’autre part, le coût élevé de ces projets pousse les programmateurs à privilégier des productions de taille moyenne ou plus modestes, afin de remplir la grille avec des nouveautés et maintenir la diversité de l’offre.
Comme le veut la tradition « télévisuelle », le meilleur est réservé pour ce mois.
Sur l’écran public…
Pour la Télévision Tunisienne (Al Wataniya 1), la grille ramadanesque 2026 comprend quatre séries, dont « Arkan Harb », réalisée par Rabii Takali. Après le succès de son précédent feuilleton, « Jbal Lhamar », cette nouvelle production s’inspire des événements marquants de Ben Guerdane.
La série retrace les affrontements entre les militaires, les forces de sécurité et les terroristes qui ont tenté de prendre le contrôle de la ville, offrant un récit intense mêlant mémoire historique et drame.
La 2ème série à découvrir est « Hayet » (Vie) de Kais Mejri qui comporte dix épisodes avec un casting réunissant Salah Jday, Sawssen Maalej, Fatma Sfar, Amine Hamzaoui, Rym Ben Messaoud, Fethi Dhhibi. La grille offre à voir également « Al- Matbaa » (L’imprimerie), série avec laquelle le réalisateur cinématographique Mehdi Hmili fait son entrée à la Télévision Tunisienne et rencontre pour la première fois les téléspectateurs. Cette série qui aborde la question de la fausse monnaie réunit au casting Bahri Rahali, Sawssen Maâlej, Ghanem Zrelli, Abdelhamid Bouchnak, Mohamed Ali Ben Jemaâ, Yasmine Dimassi…et Younes Farhi.
La liste de nouvelles productions comporte également « El Haq » (Le droit) de Emna Najjar. Composée de dix épisodes, la série raconte la perte des valeurs aujourd’hui. Une histoire portée sur l’écran par Lassaâd Ben Abdallah, Wahida Dridi, Amel Alouane, Hamouda Ben Hessine, Zouhair Rais…
Parmi les séries également qui figurent sur la grille de ce mois sacré « Bab Bnet : sabriya dans les années 70 », portée par Mouna Noureddine et Wajiha Jendoubi, « Rouh Errouh » de Atef Ben Hessine, « Ahlam Arayes » (Rpêves des mariées » de Hosni Ben Amor, « Saha khoya bro » de Amine Maalej.
Du côté des chaînes privées…
Après ce tour rapide dans les productions phares de la Télévision Nationale, place aux chaînes privées, qui misent cette année sur des séries à forte audience et des comédies populaires pour séduire le public et rivaliser dans cette course au divertissement comme à l’audimat.
Sur El Hiwar Ettounsi, le public découvrira « El Khotifa » (L’hirondelle), réalisée par Sawsan Jemni et interprétée par Kamel Touati et Rym Riahi. Une œuvre qui s’annonce intense et dramatique. A ce feuilleton, s’ajoute une série comique « Hédhi Akhertha » qui marque le etour de Sami Fehri à la réalisation, dans un registre plus léger destiné au grand public.
Quant à la chaîne Nessma El Jadida, elle propose la série « Sahebk Rajel 2 », avec Karim Gharbi et Yassine Ben Gamra et qui constitue une suite de la série à succès « Sahbek Rajel 1 » diffusé lors du précédent mois sacré du ramadan, sur la même chaîne. La 2ème série proposée sur cette chaîne « Accident » de Moutiî Dridi avec Mohamed Ali Ben Jemaâ, Feryel Youssef et Nidhal Saâdi.
Telvza Tv a choisi à son tour de faire partie de cette course avec « Coma » de Mohamed Khalil Bahri qui réunit Mohamed Ali Ben Jemaâ, Chekra Rammeh, Mouna Noureddine, Moez Gdiri…
Les émissions culinaires comme religieuses constituent pour la Télévision Nationale comme les chaines privées la colonne vertébrale de la programmation.
Entre nouveautés ambitieuses et suites attendues, le Ramadan 2026 s’annonce comme un véritable marathon télévisuel pour les foyers tunisiens. Pour les téléspectateurs, c’est donc le moment de savourer, épisode après épisode, des productions audiovisuelles « made in Tunisia ». Alors bonne découverte !
Imen.A.
Editorial : Plus de confiance - Par Jalel HAMROUNI
L'attitude expansionniste de Donald Trump évoquant des projets d’annexion ou une redéfinition plus agressive des rapports de puissance ont agi comme un électrochoc dans plusieurs capitales occidentales. Même si ces menaces relèvent autant de la rhétorique politique que d’une stratégie clairement définie, elles ont ravivé une inquiétude profonde : celle d’un monde où les équilibres territoriaux ne seraient plus garantis par des règles partagées, mais par le rapport de force. Dans ce climat, certains États ont choisi de ne pas attendre pour se préparer au pire.
Le cas du Canada est particulièrement révélateur. Longtemps abrité derrière sa position géographique et son alliance historique avec les États-Unis, Ottawa semblait pouvoir privilégier une posture de défense modérée. Or, la perspective d’un voisin devenu imprévisible a changé la donne. Investissements massifs dans l’armée, modernisation des équipements, relance de l’industrie de défense : le message est clair. Le temps de la confiance automatique est révolu ; place désormais à la prudence stratégique.
Ce mouvement n’est pas isolé. À travers l’Occident, la montée des budgets militaires traduit une transformation plus profonde des mentalités. La sécurité n’est plus perçue comme un acquis, mais comme un chantier permanent. Cette évolution marque peut-être la fin de l’illusion post–guerre froide selon laquelle la mondialisation économique suffirait à contenir les ambitions territoriales.
Mais si ce réarmement rassure les opinions publiques, ses retombées sur les relations internationales sont loin d’être anodines.
D’abord, cette dynamique risque d’alimenter une spirale de méfiance. Lorsqu’un État renforce son arsenal, ses voisins interprètent rarement ce geste comme purement défensif. L’histoire regorge d’exemples où la quête de sécurité des uns a généré l’insécurité des autres. À mesure que les budgets militaires gonflent, le dialogue diplomatique tend à se durcir, et la logique de blocs réapparaît.
Ensuite, ce tournant stratégique pourrait redéfinir la nature même des alliances traditionnelles, notamment au sein de NATO. L’organisation a longtemps reposé sur la garantie sécuritaire américaine. Or, si les partenaires occidentaux commencent à douter de la stabilité de Washington, ils chercheront naturellement à gagner en autonomie. Ce rééquilibrage pourrait renforcer l’Alliance à court terme — des membres plus robustes étant aussi des partenaires plus crédibles — mais il pourrait également fragmenter la cohésion politique qui faisait sa force.
Le paradoxe est frappant : en voulant se prémunir contre l’imprévisibilité américaine, les alliés risquent de transformer une alliance asymétrique en une coalition plus prudente, donc potentiellement moins solidaire.
Par ailleurs, la militarisation accrue des économies occidentales pourrait accentuer la compétition mondiale. Les industries de défense ne sont jamais de simples instruments sécuritaires ; elles sont aussi des leviers d’influence. Exportations d’armes, partenariats technologiques, accords stratégiques : chaque contrat redessine les lignes d’alignement géopolitique. Le Canada, par exemple, pourrait être amené à diversifier ses partenaires pour réduire sa dépendance, contribuant ainsi à un monde plus multipolaire.
Cependant, cette course à l’armement comporte un coût politique et moral. En consacrant davantage de ressources à la défense, les États prennent le risque de reléguer au second plan d’autres priorités globales comme la lutte contre le changement climatique, la coopération économique ou le développement. Le message envoyé au reste du monde est ambigu : alors que les discours officiels prônent la collaboration, les budgets traduisent une anticipation du conflit.
Il serait toutefois simpliste de voir dans cette évolution une dérive belliciste. Pour de nombreux gouvernements, il s’agit avant tout de restaurer une capacité de dissuasion crédible. Or, la dissuasion repose sur un équilibre délicat : elle prévient la guerre tant qu’elle n’encourage pas la surenchère.
La véritable question est donc la suivante : ce réarmement sera-t-il accompagné d’un renouveau diplomatique, ou marquera-t-il le retour durable de la politique de puissance ?
Si les pays occidentaux se contentent d’empiler les capacités militaires sans reconstruire des mécanismes de confiance, le monde pourrait glisser vers une nouvelle ère de rivalités stratégiques. En revanche, si cette montée en puissance s’accompagne d’efforts sérieux pour moderniser le droit international et renforcer les cadres de coopération, elle pourrait paradoxalement stabiliser un système devenu incertain.
Une chose est sûre : la sécurité ne peut plus être pensée comme un héritage intangible. Les déclarations de Donald Trump, qu’elles se concrétisent ou non, ont déjà produit un effet majeur — celui de rappeler aux nations que l’ordre international repose moins sur les intentions que sur la perception des menaces.
Dans ce contexte, le défi pour l’Occident ne sera pas seulement de se défendre, mais d’éviter que la peur ne devienne le principal moteur de sa politique étrangère. Car un monde organisé autour de la méfiance permanente est un monde où la paix reste toujours provisoire.
J.H.
Association « Les Solistes » : La talentueuse luthiste Avin Ahmadi transmet son art aux jeunes artistes
L’Association « Les Solistes » organise, du 24 au 26 mars, à Mégrine, un stage international de oud qui sera animé par la célèbre oudiste irano-autrichienne Avin Ahmadi et ce dans le cadre de la 8ème édition du Festival Les Solistes.
Organisé en partenariat avec l’Ambassade d’Autriche en Tunisie, ce rendez-vous se veut un espace privilégié de transmission et de perfectionnement autour de l’un des instruments majeurs des musiques orientales. Musicienne, compositrice et joueuse de oud iranienne basée à Vienne, Avin Ahmadi est considérée comme l’une des voix les plus prometteuses de la scène musicale autrichienne actuelle, elle fusionne les traditions persanes avec le jazz et l’improvisation contemporaine.
Pour ce rendez-vous tunisien de cette jeune et talentueuse artiste, le programme prévoit des cours individuels adaptés au niveau de chaque participant, permettant un travail approfondi sur la technique, le toucher et la précision du jeu, et également des sessions collectives qui compléteront la formation, favorisant l’écoute, l’interaction musicale et la cohésion de groupe.
Un accent particulier sera mis sur l’interprétation, l’expression musicale et l’exploration du répertoire, avec l’ouverture à de nouvelles approches stylistiques nourries par le parcours interculturel d’Avin Ahmadi, lit-on sur les notes de présentation de ce rendez-vous d’exception. Les échanges artistiques et pédagogiques constitueront un axe central du stage, offrant aux participants un cadre stimulant et professionnel, précisent le communiqué de l’association « Les Solistes ».
Ouvert aux étudiants, musiciens et passionnés souhaitant approfondir leur pratique du oud, ce stage s’inscrit dans la dynamique du Festival « Les Solistes », qui œuvre à la promotion de l’excellence musicale et à la rencontre des cultures à travers la formation et la création.
Festival du film africain de Louxor : Deux films tunisiens en lice
Les films tunisiens « Promis le ciel » de Erige Sehiri et « Somewhere I Belong » de Youssef Handouse figurent dans les compétitions officielles de la 15ᵉ édition du Festival du film africain de Louxor, qui se tiendra du 29 mars au 4 avril 2026 en Égypte.
En lice dans la catégorie des longs- métrages, « Promis le ciel » s’inscrit dans une sélection réunissant plus d’une dizaine de films africains, dont « The Stories » d’Abu Bakr Shawky, Tanit d’or aux Journées cinématographiques de Carthage 2025, ainsi que « My Father’s Shadow » d’Akinola Davies Jr., Tanit d’argent dans la même compétition.
Le film d’Erige Sehiri a déjà été largement salué à l’international. Il a remporté le Grand Prix et l’Étoile d’Or au Festival international du film de Marrakech (28 novembre – 6 décembre 2025), ainsi que le Prix de la Critique à la 25ᵉ édition du Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles, distinction décernée conjointement par l’Union de la Critique de Cinéma (UCC) et l’Union de la Presse Cinématographique Belge (UPCB).
La comédienne Debora Lobe Naney, révélation du film, a également été distinguée pour son interprétation : Prix de la meilleure actrice au Festival international du film de Marrakech en 2025, mention spéciale aux Journées cinématographiques de Carthage, ainsi que Valois de la meilleure actrice au Festival du film francophone d’Angoulême.
Le film suit le quotidien de trois femmes et d’une petite fille rescapée d’un naufrage, qui s’entraident pour survivre. Elles s’appellent Marie, Naney, Jolie et Kenza. Originaires de Côte d’Ivoire ou d’ailleurs, elles sont pasteure, étudiante, sans-papiers ou enfant. Ensemble, elles vivent à Tunis et se retrouvent dans une église improvisée. À travers un regard précis et une poésie ancrée dans le réel, Erige Sehiri explore leur existence dans cet entre-deux-mondes, mettant en lumière leur solidarité, leur dignité et les stratégies qu’elles déploient chaque jour pour tenir debout.
Hommage posthume à Sayed et Chahine
Dans la section des courts- métrages, « Somewhere I Belong », écrit et réalisé par Youssef Handouse, figure parmi une quinzaine de films africains sélectionnés. Le film réunit à l’écran Nizar Ben Belgacem, Mounir Mabrouk, Abdelatif Bouallag et Elias Ghazouani.
Cette 15ᵉ édition sera également marquée par le lancement du concours « Daoud Abdel-Sayed pour le cinéma d’auteur », en hommage au cinéaste égyptien disparu pour son rôle dans l’ancrage du cinéma d’auteur et le développement du langage cinématographique arabe. Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 26 février, avec à la clé un prix de 50 000 livres égyptiennes destiné à soutenir les jeunes talents égyptiens et africains résidant en Égypte.
Il est à rappeler que cette édition du festival sera dédiée au grand cinéaste Youssef Chahine, à l’occasion du centenaire de sa naissance (1926–2026), célébrant l’héritage d’une figure majeure du cinéma arabe et international.
Tunisie- Égypte : Le centenaire de Youssef Chahine en gestation
La Tunisie et l’Égypte s’apprêtent à célébrer, en 2026, le centenaire de la naissance du légendaire réalisateur égyptien Youssef Chahine (janvier 1926 – juillet 2008), figure majeure du cinéma mondial dont l’œuvre continue d’inspirer générations de cinéastes et de créateurs.
Dans cette perspective, un entretien s’est tenu entre Chaker El Cheikh, chargé de la direction du Centre national du cinéma et de l’image (CNCI), et Bassem Yahya Hassan, ambassadeur d’Égypte en Tunisie, selon un communiqué publié mardi sur la page officielle du Centre. Cette rencontre marque le coup d’envoi d’une série d’initiatives conjointes destinées à rendre hommage à l’héritage artistique et intellectuel du cinéaste.
Les discussions ont porté sur la mise en place d’événements culturels communs soulignant l’impact décisif de Youssef Chahine sur le cinéma égyptien et arabe, tout en consolidant la coopération culturelle entre les deux pays. Les deux responsables ont insisté sur la place centrale qu’occupe le réalisateur dans l’histoire du cinéma arabe moderne.
Réalisateur audacieux, Chahine a joué un rôle déterminant dans l’émergence de la « Nouvelle Vague » arabe dès les années 1960. Par son langage visuel novateur et son engagement constant sur les questions sociales et politiques, il est souvent considéré comme le père du Nouveau cinéma arabe. Son œuvre, profondément ancrée dans les réalités de son temps, a su conjuguer dimension artistique et regard critique sur les mutations de la région.
La rencontre a également mis en lumière la relation particulière qu’entretenait le cinéaste avec la Tunisie. Youssef Chahine y a effectué de nombreux séjours, tissant des liens étroits avec des acteurs du paysage cinématographique tunisien. Pour lui, la Tunisie n’était pas une simple escale professionnelle, mais un espace d’échanges, de débats et de fertilité créative.
Le centenaire s’annonce ainsi comme une opportunité de raviver cette mémoire partagée et de renforcer les passerelles entre les deux scènes cinématographiques. Projections, rencontres, rétrospectives et projets collaboratifs pourraient jalonner cette célébration conjointe.
En 2026, c’est donc un visionnaire du septième art que la Tunisie, l’Égypte et le monde s’apprêtent à honorer : un réalisateur qui a contribué à l’ouverture internationale du cinéma arabe tout en préservant une forte exigence esthétique et une conscience aiguë des enjeux sociaux et politiques de son époque.
Garde nationale : Saisie massive de drogue, devises et yachts en 2025
Le porte-parole de la Garde nationale, le colonel Houssam Eddine Jebabli, a révélé à Mosaïque FM le bilan des opérations de lutte contre la drogue au cours de l’année 2025.
Les quantités confisquées comprennent : 550 kg de cannabis, 1,5 million de comprimés d’ecstasy, 1042 doses de LSD et 17,5 kg de cocaïne.
Les unités de la garde nationale ont également saisi 55 voitures de luxe, 25 motos, 7 yachts, ainsi que d’importantes sommes d’argent : 200 000 euros, 2 000 dollars et environ un milliard de dinars tunisiens, avec des recettes liées au trafic dépassant 1,2 million de dinars tunisiens.
Jebabli a précisé que ces succès sont le fruit du démantèlement de réseaux internationaux et locaux, grâce à des enquêtes minutieuses menées par l’administration des renseignements et de la recherche, en coordination avec les unités spécialisées de lutte contre la drogue. Les opérations ont ciblé aussi bien les routes nationales que les autoroutes et les points de contrôle, dans le cadre d’une stratégie sécuritaire visant à protéger la société de l’ampleur du trafic de stupéfiants.
Championnats SEC aux USA : Jaouadi et Hafnaoui sur le podium
Ahmed Jaouadi s’impose en or et Ahmed Hafnaoui décroche le bronze sur le 1650 yards nage libre aux Championnats SEC (USA). Ces performances viennent enrichir un palmarès déjà impressionnant et placent les deux nageurs tunisiens au niveau des meilleurs mondiaux, confirmant leur excellence.
Les nageurs tunisiens Ahmed Jaouadi et Ahmed Hafnaoui ont marqué les Championnats SEC (USA) par leurs performances exceptionnelles sur l’épreuve mythique du 1650 yards nage libre. Ahmed Jaouadi s’est imposé en 14:25.14 tandis qu’Ahmed Hafnaoui a décroché le bronze en 14:30.74, confirmant le très haut niveau de la natation tunisienne.
Le 1650 yards correspond à 1508,76 mètres, légèrement plus long que le 1500 m olympique. Disputée en bassin de 25 yards (22,86 m), l’épreuve implique un nombre plus élevé de virages et de poussées murales, permettant généralement des chronos plus rapides que ceux réalisés en bassin de 50 m.
En projection vers le bassin olympique, les temps réalisés par les deux champions correspondraient approximativement à 14:42.44 pour Ahmed Jaouadi et à 14:48.15 pour Ahmed Hafnaoui.
À titre de comparaison, le record du monde du 1500 m est détenu par Bobby Finke en 14:30.67, situant les performances tunisiennes à un niveau proche de l’élite mondiale.
Can the European Union-Mercosur agreement challenge protectionism?
Last year, the global economic outlook was marked by a sharp escalation of geopolitical uncertainty and major policy shocks. In April, the US administration under President Trump abruptly announced sweeping tariffs, centred on a 10% baseline levy on imports, with even higher rates on selected countries. This represented a massive negative shock for trade, as the US accounts for 26% of the global economy, and was previously predominantly open to trade with an average tariff rate of less than 2%.
As a result, the outlook for international trade, as well as for the global economy, began to deteriorate sharply, on fears of the impact of massive supply-chain disruptions and potentially escalating trade wars. Similar worries resurfaced this year as the US continued to signal the use of tariffs as an “economic weapon” to achieve broader foreign policy objectives.
However, rising US protectionism did not trigger widespread tariff wars as was initially feared. In fact, even as the US increased the burden for its trade partners, and against a backdrop of trade fragmentation, the rest of the world has continued to move towards deeper integration. Most major economies continue to view trade as essential to their growth models and are actively pursuing deeper integration via new or deeper trade agreements.
Previously delayed trade negotiations have regained momentum, as countries seek further diversification of their partners to mitigate the fallout of US protectionism. Among these initiatives, the European Union-Mercosur trade deal returned to the centre stage, after 25 years of arduous negotiations.
Despite large potential gains, the deal had been delayed over resistance to the Mercosur’s agricultural market access to the EU, and environmental governance in the South American bloc. However, the balance of strategic priorities has shifted, as growing geopolitical fragmentation and trade risks have increased pressure on the EU to accelerate trade integration.
European Commission President Ursula von der Leyen finally signed the agreement last month with the South American Mercosur bloc, encompassing Argentina, Brazil, Paraguay, and Uruguay. The deal could create one of the largest free trade areas in the world, with 31 countries, 721 million people, and close to 21% of global GDP.
However, the deal still faces obstacles, with a narrow majority in the Parliament referring the agreement to the EU Court of Justice (EUCJ). The EUCJ could take up to 2 years to determine whether it is compatible with European law. In the meantime, the European Commission can implement a provisional application of the treaty, until hurdles for the full implementation are passed.
Despite the expected resistance, the potential economic gains are considerable. The agreement provides for the gradual elimination of tariffs on around 92% of bilateral trade. Transition periods extend up to 15 years for the most sensitive products. Nevertheless, progress on this landmark accord would be an encouraging sign. Even as the world adjusts to a more protectionist US, the outlook on trade policy across the world is being mitigated by non-US initiatives. In this article, we discuss the key economic aspects of the Mercosur-European Union (EU) trade agreement.
European Union and Mercosur Economies
(nominal GDP, USD Trillion, and population)
Source: IMF, Haver Analytics, QNB Economics
First, prospective gains in trade volumes are significant, especially for the smaller and relatively less trade-integrated Mercosur. Total bilateral trade in goods and services is close to EUR 153 Bn per year, which represents less than 1% of total combined GDP. In comparison, this is only a fraction of the 3.5% figure for bilateral trade in goods and services between the US and the EU, indicating a large margin for increasing bilateral flows.
European Union and Mercosur Bilateral Trade
(exports in EUR Bn)
Source: IMF, QNB Economics
For Mercosur, the agreement offers improved access to one of the world’s largest and highest-income markets. The phased elimination of tariffs on the vast majority of exports to the EU is expected to support agricultural and agri-industrial exports, as well as export diversification towards manufacturing. For the EU, the deal will expand access to a large South American market with over 271 million consumers, lowering trade costs for industrial goods, machinery, chemicals, and services, while providing improved access to valuable natural resources. Additionally, it is considered an important geopolitical win, in times of stern competition with China and the US.
Second, the agreement will lead to larger investment flows and therefore growth, particularly for the less-developed Mercosur. EU firms already account for roughly 35–45% of the total FDI stock in Mercosur, making the EU the largest investor bloc. The total is equivalent to more than EUR 390 Bn, with strong exposure to manufacturing, energy, and financial services. The new agreement will provide improved market access and legal certainty, supporting additional greenfield investments. In a reasonable scenario, the EU FDI stock could grow by 10-20% over the next 10 years, which could generate a boost to GDP of over 0.6%. For the EU, Mercosur countries hold significant potential in renewable energies and critical raw materials, creating opportunities aligned with the EU’s industrial strategies.
All in all, the Mercosur-EU trade agreement offers significant potential economic gains, as well as adds to the initiatives challenging the narrative of increased protectionism. GDP gains, backed by trade and investment flows, are expected to be understandably larger for the less-developed Mercosur. The EU stands to gain through improved market access for its companies, investment opportunities in high-growth sectors, and enhanced diversification of supply chains, particularly in areas related to energy transition and critical raw materials.
QNB Economics Team:
Luiz Pinto
Assistant Vice President - Economics
+974-4453-4642
Bernabe Lopez-Martin*
Senior Manager - Economics
+974-4453-4643
Aisha Khalid Al-Thani
Senior Associate - Economics
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Plus de 80 acteurs et réalisateurs dénoncent le silence de la Berlinale face aux crimes de guerre perpétrés par Israël contre les Palestiniens
Alors que les projections se poursuivent et que le tapis rouge n’a pas encore été déserté, la Festival international du film de Berlin se retrouve une nouvelle fois au cœur d’une controverse politique. Plus de 80 acteurs et réalisateurs internationaux dénoncent, dans une lettre ouverte, le « silence » du festival face à la guerre à Gaza et contestent l’idée selon laquelle le cinéma devrait rester en dehors du champ politique.
Parmi les signataires figurent notamment Javier Bardem et Tilda Swinton. Dans une lettre ouverte coordonnée par le collectif Film Workers for Palestine, ils appellent la direction du festival à « déclarer clairement son opposition au génocide, aux crimes contre l’humanité et aux crimes de guerre perpétrés par Israël contre les Palestiniens ».
Les signataires, qui se présentent comme « participants passés et actuels » du festival, affirment être « consternés » par ce qu’ils décrivent comme une censure d’artistes opposés à l’offensive israélienne à Gaza, ainsi que par le soutien politique de l’État allemand à Israël.
À l’origine de la polémique, une déclaration du président du jury, le cinéaste allemand Wim Wenders. Interrogé lors de la conférence de presse d’ouverture sur la position du festival concernant Israël et Gaza, il avait estimé que le cinéma devait « rester en dehors de la politique », qu’il considère comme « l’opposé » de l’art cinématographique. Une prise de position qui a immédiatement suscité l’indignation de nombreux professionnels du secteur.
Dans leur lettre, les 80 personnalités se disent en « profond désaccord » avec ces propos. « On ne peut pas dissocier l’un de l’autre », affirment-elles, estimant que le cinéma, en tant qu’art du réel et de la représentation, est intrinsèquement traversé par les enjeux politiques de son temps.
Face à la polémique, la directrice de la Berlinale, Tricia Tuttle, a tenté d’adopter une ligne plus institutionnelle. Elle a rappelé que les artistes étaient libres d’exercer leur droit à la liberté d’expression « de la manière dont ils le décident », tout en précisant qu’on ne pouvait exiger d’eux qu’ils se prononcent sur chaque sujet politique. Elle a plaidé pour que le festival demeure avant tout un espace dédié au débat artistique.
Ce n’est pas la première fois que la guerre à Gaza s’invite au cœur du festival berlinois. En 2024 déjà, des cinéastes avaient pris la parole sur scène pour dénoncer l’offensive israélienne, confirmant la réputation de la Berlinale comme l’un des festivals européens les plus politisés.
Editorial : Un monde aux quatre vents …
Par Chokri Baccouche
On peut vraiment dire que les organisateurs de la Conférence de Munich sur la sécurité ont de la suite dans les idées. En choisissant le wrecking ball comme symbole pour illustrer la 62è édition de ce sommet qui a réuni, dans la capitale bavaroise, plus de 60 chefs d'État et de gouvernement et une centaine de ministres des Affaires étrangères et de la Défense, ils ont fait mouche.
Pour ceux qui l’ignorent, le wreecking ball est cette lourde sphère d’acier suspendue à une grue et utilisée pour détruire des bâtiments. Rapportée à la réalité, la métaphore décrit avec une remarquable précision la situation prévalant actuellement sur la planète marquée par un ordre mondial en cours de démolition sous l’effet notamment des coups de boutoir du président américain, Donald Trump.
De la guerre en Ukraine aux tensions croissantes au Moyen-Orient, en passant par les défis stratégiques posés par la Chine, les discussions ont montré une Europe en quête de repères. Une Europe consciente surtout de ses faiblesses et qui éprouve toutes les peines du monde à s’émanciper et s’affranchir du joug de son puissant allié américain qui la traite de plus en plus avec dédain voire un certain mépris.
Le peu de considération qu’éprouvent les Américains à leur égard, les Européens l’ont durement ressenti l’année dernière, en ces mêmes lieux et pour la même occasion, lors du discours au vitriol prononcé par le vice-président américain.
Ce jour-là, J.D Vance s’est livré à une attaque virulente sans précédent. Il s’en est pris, vertement et ouvertement, aux politiques européennes, accusant les gouvernements européens, y compris celui du Royaume-Uni, de se détourner de leurs valeurs et d'ignorer les préoccupations des électeurs en matière d'immigration et de liberté d'expression.
S’il a scandalisé de nombreux délégués européens, le speech « insultant et malavisé » de Vance a été qualifié en revanche de brillant par le président américain Donald Trump.
C’est dire qu’au sein de l’administration U.S, tout le monde est sur la même longueur d’onde, égrenant la même partition surtout lorsqu’il s’agit de rendre publique une position officielle portant sur des questions sensibles. C’est le secrétaire d’Etat américain, Marco Rubio, qui a représenté cette année les Etats-Unis à ce conclave sécuritaire.
Réputé pour être moins hostile aux Européens que J.D Vance, l’homme a quelque peu adouci ses propos mais rien n’a changé dans le fond : Rubio a pris soin de décrire en effet l’Occident comme en proie à deux fléaux, « l’immigration de masse » et la « désindustrialisation », qu’il faudrait, selon lui, combattre pour redonner sa « fierté » à une civilisation occidentale en péril.
S’il a dépeint une réalité incontournable, à savoir que le monde traverse une phase d’instabilité profonde, le sommet de Munich a également mis à nu la quête désespérée de l’Europe de remettre d’aplomb l’alliance atlantiste qui traverse depuis quelque temps une crise existentielle, la plus grave depuis la création de l’Otan au lendemain de la Seconde Guerre mondiale.
Les « appels à la raison » lancés par de nombreux chefs d’Etat européens à l’adresse des Etats-Unis dans l’espoir d’inciter l’Amérique à revenir à de meilleures intentions concernant l’avenir de l’Alliance atlantique sonnent comme une supplique d’une Europe qui n’arrive pas à dépasser son complexe œdipien vis-à-vis des Américains.
Pour avoir longtemps vécu sous le parapluie étasunien et à l’ombre de ce puissant protecteur, les Européens n’arrivent pas à outrepasser cet obstacle psychologique pour prendre leur destinée en main.
Au‑delà des crises immédiates, Munich 2026 a été l’occasion d’aborder les enjeux de long terme pour le continent européen, tels que le réarmement massif, la politique de défense commune, la cybersécurité, la lutte contre les ingérences étrangères et vigilance face à la montée des régimes autoritaires.
La Chine, son influence économique et ses ambitions militaires ont alimenté de nombreux panels, tout comme la question de la résilience démocratique sur le vieux continent.
Bref, le sommet de Munich confirme ce que l’on savait déjà, à savoir que le monde est désormais régi par l’arbitraire et la loi de la jungle. Un monde aux abois qui a perdu ses fragiles garde-fous et où le droit international n’existe plus à force d’être violé et bafoué par les puissants. Un monde, surtout, de prédateurs qui n’attendent que la première occasion pour s’en prendre aux plus vulnérables afin de spolier leurs richesses et leur liberté et hypothéquer leur avenir.
Pour protéger ses arrières et survivre dans un environnement international aussi hostile, il n’y a pas mille mais une seule solution, qui a été résumée du reste par le chancelier allemand Friedrich Merz dans son discours : "Nous avons compris qu’à l’ère des superpuissances, notre liberté n’est plus simplement acquise : elle est menacée.
Il faudra de la force et de la volonté pour défendre cette liberté", a-t-il déclaré. Ce qui est valable pour l’Europe, l’est très certainement aussi pour les pays africains, maghrébins et autres latino-américains. Et ce ne sont certainement pas les Vénézuéliens dont le pays vient de faire l’objet d’un coup d’Etat américain qui vont infirmer cette cruelle vérité…
C.B.
A la Berlinale : Kaouther Ben Hania refuse son prix, contestant le silence face au génocide à Gaza
Récompensée à Berlin pour son film "La Voix de Hind Rajab", la cinéaste tunisienne Kaouther Ben Hania a choisi de ne pas emporter son prix. Un geste fort, par lequel elle a transformé une distinction internationale en acte politique.
Lundi soir, en marge du Festival international du film de Berlin, « La Voix de Hind Rajab » a reçu le prix du « Film le plus précieux » lors de la cérémonie de Cinema for Peace. Mais au moment de monter sur scène, Kaouther Ben Hania a déjoué le rituel attendu : après avoir pris la parole, elle a laissé le trophée derrière elle.
Son refus n’avait rien d’un caprice. Le même soir, Noam Tibon, ancien général israélien, était également honoré pour avoir « sauvé sa famille » lors des événements du 7 octobre 2023. Cette coexistence des hommages a été perçue par la réalisatrice comme une tentative d’instaurer un équilibre symbolique entre deux récits opposés. En laissant son prix sur place, elle a signifié son désaccord avec cette mise en parallèle.
Face à un parterre de personnalités, parmi lesquelles l’ancienne secrétaire d’État américaine Hillary Clinton et l’acteur Kevin Spacey, la réalisatrice a livré un discours d’une grande intensité.
« J’ai besoin de lire, car ce prix est plus grand que moi… Ce soir, je ressens davantage de responsabilité que de gratitude », a-t-elle déclaré. « La Voix de Hind Rajab ne parle pas d’une seule enfant. Il parle du système qui a rendu son meurtre possible. Ce qui est arrivé à Hind n’est pas une exception. Cela fait partie d’un génocide. »
Elle a poursuivi : « Ce soir, à Berlin, certains ont offert une couverture politique à ce génocide, en requalifiant le meurtre massif de civils en « légitime défense » ou en « circonstances complexes », et en s’en prenant à ceux qui protestent. Mais la paix n’est pas un parfum que l’on vaporise sur la violence pour que le pouvoir paraisse poli et confortable. Et le cinéma n’est pas un outil de blanchiment d’image. »
Le film mêle enregistrements authentiques d’appels d’urgence et reconstitutions pour retracer les derniers instants de la petite Hind Rajab, tuée le 29 janvier 2024 à Gaza alors qu’elle tentait de fuir avec des membres de sa famille vers un lieu supposé sûr.
En refusant d’emporter sa récompense, Kaouther Ben Hania a fait basculer la cérémonie : d’un moment de célébration à un acte de conscience. Son geste, sobre mais retentissant, rappelle que pour elle, le cinéma ne peut être dissocié d’une responsabilité morale et que certaines distinctions, dans certains contextes, ne peuvent être acceptées sans réserve.
Ligue 1- match de rattrapage - ASS- EST ( 0-3) : Supériorité manifeste des Sang et Or
Par Jamel Belhassen
Malgré plusieurs changements dans le onze rentrant, l'EST s'est imposée sans peine à Beja contre l'ASS qui n'avait pas les armes nécessaires pour rivaliser avec son adversaire.
En recevant l'Espérance à Beja, l'ASSoliman avait comme objectif premier: engranger un ou trois points pour arrêter la série noire de neuf matches sans victoire. Pour les Sang et Or , une victoire leur permettra de s'approcher davantage de la première loge en attendant la récupération de deux autres matches de rattrapage. Braconi a laissé au repos Toughai, Jelassi, Sasse et Tka.
Les deux équipes ont entamé le match avec les formations suivantes: Ben Cherifia, Khemiri, Diarra, Hicheri, Amri, Kasseh, Louati, Mejhed, Haddad, Bouassida dans les rangs des Solimanais, Ben Said, Keita, Laifi, Guenichi, Ben Hamida, Jebali, Rafia, Boualia, Danho et Diarra, chez les Sang et Or.
Sur une pelouse en bon état mais par un temps venteux, l'EST a donné le ton par Diarra (5e) avant de voir Haddad riposter ( 10e). Suivra une domination des Sang et Or concrétisee par Danoh qui ouvre le score après un centre de Haj Ali (1-0) (15e). A la (20e), Ben Cherifia repoussé un tir lointain de Kaita (29e) avant que Boualia ne marque un second but d'un tir à ras de sol (2-0) à la (30e).
A la (44e) Danih obtient un penalty suite à une faute de Amri. Ben Hamida réussit son tir et triple la marque (3-0) à la (45+1e). Après la pause, les Solimanais tentent de réagir. Ils obtiendront un penalty à la (68e) mais Khemiri, chargé de l'exécution, a tiré sur le poteau et raté le but.
Au fil du temps, le rythme baissait. A la (70e) Danoh sollicite Ben Cherifia qui s'illustre aussi sur un tir de Boualia ( 78e) et un autre de Ben Cherifia (82e). Finalement, la victoire est revenue à l'équipe la plus forte et la plus compétitive.
J.B.
Le ministère de l’Éducation fait preuve de rigueur : Nouvelles règles dans les établissements scolaires
Le ministère de l’Education a pris, ou repris, une série de mesures visant à protéger les établissements scolaires contre toutes formes de violence, dont notamment l’interdiction d’organiser des manifestations connues sous l'appellation de "Dakhla du Bac sport" et la prise de photos à l'intérieur de ces établissements.
Le ministère a souligné, dans une note adressée aux commissaires régionaux de l’éducation et aux directeurs des établissements éducatifs, l'interdiction d’organiser toutes activités liées à ce qu’on appelle " Dakhla du Bac" ou "craquage" et de recenser toutes activités pouvant nuire à la sécurité de la famille éducative ou perturber la vie scolaire, à travers le signalement immédiat et la prise des mesures disciplinaires et légales nécessaires.
Le ministère de l'Education a précisé qu’il était, également, strictement interdit aux élèves d’utiliser les téléphones portables au sein des établissements scolaires et de prendre des photos sur les lieux, hors du cadre autorisé.
Parmi les autres mesures figurant sur cette note, une seule entrée sera réservée aux élèves et aux visiteurs avec la présence d'un gardien chargé d'ouvrir et de fermer la porte, selon les horaires fixés, avec la nécessité de vérifier l’identité des visiteurs, outre la fermeture de toutes les autres issues, à n'exploiter qu'en cas de nécessité.
Le ministère a appelé, aussi, à l'organisation de visites des établissements pour les parents, sans accès aux classes ni aux lieux éducatifs, pendant les cours. Des espaces seront réservés pour les accueillir, selon les normes qui préservent l’intérêt des élèves et le bon déroulement des cours.
Le ministère de l’Education a, par ailleurs, appelé les commissaires régionaux à encourager les enseignants, toutes spécialités confondues, à consacrer un intervalle de temps pendant les cours, pour dialoguer avec les élèves et les mettre en garde contre la violence et à les sensibiliser aux dangers de certains comportements à risque, afin d'enraciner la culture du dialogue.
Il a souligné, aussi, l’importance de renforcer la coopération avec les services de sécurité et administratifs régionaux et locaux pour sécuriser l’environnement scolaire et protéger la famille éducative.
La note a enfin relevé l'impératif de d'ouvrir l'établissement éducatif sur la société, à travers l'organisation de réunions périodiques avec les parents pour renforcer leur rôle éducatif, en incitant les élèves à respecter les enseignants, à valoriser leurs rôles pédagogiques et scientifiques, la noblesse de leur mission et son impact sur l'édification de la personnalité des élèves, mise à part la nécessité d’encadrer davantage les enfants et d'assurer un suivi quotidien sur le plan scolaire et comportemental.
















