Sfax : Opération blanche pour renforcer la sécurité en cas d’accident
La Protection civile de la région de Sfax a organisé un exercice blanc au siège de la société Thyna Petroleum Services, dans le but de tester l’efficacité des plans d’intervention et de secours en cas d’urgence, ainsi que le degré de coordination entre les différentes structures impliquées, en plus d’évaluer la rapidité de la réponse et l’efficacité des moyens humains et logistiques mobilisés.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre d’une stratégie visant à renforcer la culture de la sécurité au travail et à consolider le partenariat entre le secteur public et le privé, afin d’assurer la protection de l’environnement industriel et la sécurité des travailleurs.
Lors de sa supervision, le gouverneur de la région a souligné l’importance de ces simulations pour améliorer le niveau de préparation et les mécanismes de coordination entre tous les intervenants. Il a insisté sur la nécessité de mettre à jour les plans de sécurité internes des entreprises industrielles et d’adopter des approches proactives pour réduire les risques, tout en saluant le rôle central de la Protection civile dans la préservation des vies et des biens.
L’exercice blanc s’est déroulé au siège de TPS, société opératrice assurant la mise en œuvre opérationnelle des activités pour le compte des cotitulaires Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières et la société Panoro Energy, qui financent ces actions respectivement à hauteur de 51 % et 49 %.
Tirage au sort des 1/16e de finale : Cinq chocs entre clubs de L1 dont USMo-CA
Le tirage au sort des seizièmes de finale de la coupe de Tunisie effectué aujourd'hui au siège de la FTF a mis face à face dix clubs de la Ligue 1 , à savoir: USMonastir- Club Africain, JSK- CSS, ASS- ST- ESM- ASG et CAB- ASM. Le reste du programme se presente comme suit:
-Wided Hamma ou Stir Zazouna- Espérance de Tunis
- CSMsaken- USBG
- Oasis Kebili- JSOmrane
- ESZ -CSKorba
- SSMornag- O.Beja
- FSKsar Gafsa- ESSahel
- Jendouba .S- SRSports
- ASAgareb- S.Gabesien
- BSBouhajba- USKEssef
J.B.
Ligue 1- 22e journée- matches avancés : La JSO à l'arraché, l' ESZ et la JSK se neutralisent
Par Jamel Belhassen
La vingt-deuxieme journée de la Ligue 1 a commencé ce vendredi avec deux rencontres entre clubs de milieu de tableau. Au Zouiten, la Jeunesse Sportive d'El Omrane a reçu l'USBGuerdane et a réussi à prendre l'avantage au score à la (25e) par Zouaghi. Une avance méritée au vu de la prestation des camarades du gardien Essid. Mais à partir de la fin de la première période, les Sudistes ont réagi. Après un ratage de Mhirsi, les visiteurs ont pu égaliser par Hakimi sur penalty à la (60e).
Les dernières minutes étaient palpitantes et la JSO est arrivée à arracher une victoire méritée grace àu n but de Jouini àla (90+4e) Les Omraniens ont des raisons d'être heureux alors que les gars de Dalhoum n'ont pas réussi à tenir le coup jusqu'au bout.
A Zarzis, l'Espérance locale avait à cœur de se réveiller après une longue série de contre- performances. Longtemps menée au score devant la JSKairouan grâce à un but de Hamrouni à 47e alors qu'à la(13e) Khalfa a raté un penalty pour les Sudistes.
La seconde période a été difficile pour les Zarzissiens qui ont couru derrière l'egalisation jusqu'au ultimes minutes pour avoir gain de cause sur penalty marqué par Ben Dhiaf (90+8e). Un nul frustrant pour la JSK mais l'ESZ a mérité ce point du nul après des efforts gigantesques.
Résultats
JSO ESBG( 2-1)
ESZ JSK (1-1)
J.B.
Le mystère du miel : Quand une révélation ancienne rencontre la science moderne
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Depuis l’Antiquité, le miel a toujours été apprécié pour sa douceur et son caractère nourrissant. Mais il y a environ quatorze siècles, à une époque où la biologie, la chimie et la microbiologie n’existaient même pas comme disciplines, un texte ancien faisait déjà référence à ses vertus thérapeutiques.
Aujourd’hui, la science moderne confirme que le miel possède bel et bien des propriétés curatives, au point d’être considéré comme un antibiotique naturel. Cette convergence entre la connaissance contemporaine et la mention ancienne interroge et fascine : comment, dans un contexte dépourvu de méthodes scientifiques, pouvait-on affirmer que « dans le miel se trouve une guérison pour l’humanité » ?
La recherche scientifique actuelle a démontré que le miel possède une activité antibactérienne remarquable. Lorsqu’il est appliqué sur une plaie ou une brûlure, il empêche la prolifération des microbes, ce qui réduit significativement le risque d’infection. Ce phénomène ne résulte pas d’un hasard ou d’une simple coïncidence : il s’agit d’un mécanisme biologique complexe. Le miel crée un environnement humide favorable à la cicatrisation, tout en formant une barrière protectrice grâce à sa texture visqueuse.
De plus, une enzyme présente dans la plupart des types de miel libère du peroxyde d’hydrogène, un puissant antibactérien naturel. Cette activité antimicrobienne réduit la présence de germes, ce qui permet au tissu de se réparer plus rapidement et plus efficacement.
Cependant, tous les miels ne fonctionnent pas de la même manière. Le miel de manuka, par exemple, possède une particularité qui dépasse le simple effet du peroxyde d’hydrogène. Même lorsque cette enzyme est neutralisée, ce miel continue d’exercer une forte action antibactérienne.
L’explication scientifique repose à la fois sur son pH particulièrement acide et sur sa forte concentration en sucre, ce qui crée une osmolarité suffisamment élevée pour empêcher les microbes de survivre. Ce miel, souvent considéré comme l’un des plus puissants au monde, illustre parfaitement la sophistication de ces substances naturelles dont la science ne cesse de révéler la complexité.
Ce que les chercheurs mettent aujourd’hui en évidence n’était pourtant pas connu il y a 1400 ans. À cette époque, les sociétés humaines utilisaient parfois le miel dans des préparations thérapeutiques empiriques, mais sans comprendre ses mécanismes d’action. La notion de micro-organismes pathogènes, comme les bactéries, n’a été découverte qu’au XIXe siècle, grâce aux travaux de scientifiques comme Pasteur et Koch. Un homme vivant au VIIe siècle n’aurait pu, en théorie, expliquer pourquoi le miel prévient l’infection ou comment il accélère la cicatrisation.
Pourtant, un texte ancien en parle explicitement : le Quran. Dans le passage 16:68-69, il est mentionné que Dieu révèle aux abeilles où établir leurs ruches, puis que de l’intérieur de ces insectes sort un liquide aux couleurs variées, et que « dans lequel se trouve une guérison pour les hommes ». Le terme utilisé, « shefa’ », renvoie clairement à la notion de guérison, non à une simple alimentation. Il ne s’agit donc pas d’un simple constat gastronomique, mais d’une affirmation portant sur une propriété médicale.
Ce verset a intrigué générations après générations, car il décrit les abeilles, leur organisation et l’effet bénéfique de leur production d’une manière étonnamment précise pour l’époque. Dans un contexte où personne ne pouvait discerner l’existence de microbes, où les propriétés chimiques des substances étaient inconnues, affirmer qu’un produit issu de ces insectes possédait une vertu thérapeutique directe soulève une question inévitable : d’où venait cette information ?
La science moderne apporte aujourd’hui des preuves solides. Le miel agit comme un antibiotique naturel parce qu’il empêche les germes de proliférer, désinfecte les plaies et stimule même certaines fonctions immunitaires. Les études montrent que ses effets ne se limitent pas à une simple barrière mécanique : il s’agit d’un ensemble de facteurs biologiques sophistiqués qui concourent à la guérison.
Or, aucune de ces données n’était accessible à un être humain du VIIe siècle, d’autant plus que Muhammad était connu pour être analphabète et qu’il vivait dans une société quasi exclusivement orale, dépourvue de connaissances médicales avancées.
Guérison annoncée jadis
Ce constat renforce l’intérêt autour de ce passage ancien. Il ne s’agit pas simplement d’une coïncidence poétique ou d’un savoir médical rudimentaire : c’est une affirmation précise, qui s’aligne parfaitement avec les découvertes scientifiques modernes. Le texte n’évoque pas le miel comme une nourriture fortifiante, ce qui aurait été commun et évident, mais comme un remède. Ce choix de vocabulaire et de sens prend une dimension particulière à la lumière des découvertes contemporaines.
Aujourd’hui, les hôpitaux du monde entier utilisent des pansements au miel médicalisé, notamment pour traiter des plaies chroniques, des escarres ou des brûlures. Le miel fait désormais partie de la pharmacopée moderne. Ce fait offre une relecture fascinante du verset, où l’expression « dans lequel se trouve une guérison pour les hommes » trouve une confirmation spectaculaire quatorze siècles plus tard.
De cette convergence entre texte ancien et science moderne naît une interrogation profonde, souvent formulée par ceux qui méditent sur ce passage : comment une personne vivant dans le désert d’Arabie, sans connaissance littéraire ni scientifique, aurait-elle pu évoquer avec autant d’exactitude un phénomène biologique que la science n’a compris qu’au cours des derniers siècles ? Pour beaucoup, cette correspondance entre l’énoncé ancien et la connaissance actuelle constitue un signe, un point de réflexion sur la nature de la révélation et sur la relation entre spiritualité et découverte scientifique.
Le miel, dans toute sa simplicité apparente, devient ainsi un point de rencontre entre deux mondes : celui de la science, méthodique et mesurable, et celui de la révélation, qui parle en symboles, en sens et en vérités intemporelles. Ce n’est pas seulement un aliment délicieux ; c’est un témoignage de la sophistication du vivant et, pour ceux qui y voient un signe, un rappel que certaines vérités dépassent les capacités humaines d’une époque donnée.
Ainsi, en observant une substance aussi humble que le miel, la réflexion s’élargit : peut-il réellement s’agir d’une connaissance précoce inaccessible à l’homme de ce temps, ou témoigne-t-elle d’une source qui transcende les limites chronologiques et scientifiques de l’humanité ?
M.B.S.M.
Histoire des prophètes - Prophète Yahya (Jean) : Le symbole de la sagesse et du savoir
Allah a ordonné au Prophète Mohammed de narrer aux gens l’Histoire de Zakariya (Zacharie), à qui Allah avait fait don d'un enfant, alors qu'il était très avancé en âge, et que son épouse était stérile et âgée. II envoya ce miracle afin que les gens ne désespèrent pas des faveurs d'Allah et de Sa miséricorde et afin qu'ils ne se lassent pas de l'invoquer. Le prophète Yahyâ (Jean), fils de Zakarya, prit la suite de son père et se mit à appeler les gens à adorer Allah.
Alors les anges l’appelèrent pendant que, debout, il priait dans le sanctuaire, Allah dit : "..." Voilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole d'Allah. Il sera un chef, un chaste, un prophète et du nombre des gens de bien." (Coran 3/39)
Allah dit : "Ô Zacharie, Nous t’annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya (Jean). Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme" (Coran 19/7).
Les prières du Prophète Zakarya ont été exaucées et il fut béni par un fils vertueux Yahya. Allah conféra à cet enfant la sagesse et la connaissance, et le désigna Prophète et Messager d’Allah. Comme l'ont été ses pères et ancêtres, parmi les descendants de Yacoub (Jacob) qui furent des Prophètes et accorde à mon héritier les mêmes faveurs que Tu leur as accordées : la Prophétie et la Révélation.
Beaucoup de versets sont consacrés au Prophète Yahya dans le Coran, ainsi que dans la Thora. Il inculquait aux gens les principes religieux et leur poussaient à s’éloigner du péché. Il n’hésitait pas à dire franchement ce qu’il pensait quand une mauvaise action avait été commise. Il invitait les gens à adorer Allah et à propager la religion de l’Islam, la religion agréée auprès d'Allah. Allah lui a ordonné d’appliquer la Thora authentique et de s’y tenir. Il lui a ordonné de faire le jeûne et d’accomplir la prière.
Allah dit : " ... " Ô Yahya, tiens fermement au Livre (la Thora) ! " Nous lui donnâmes la sagesse alors qu'il était enfant, ainsi que la tendresse de Notre part et la pureté. Il était pieux, et dévoué envers ses mère et mère ; et ne fut ni violent ni désobéissant." (Coran 19/12-14)
D’après Abou Hourayra, le Prophète a dit :" Certes Allah a prescrit à Yahya ibn Zakariya cinq paroles et lui a ordonné de les appliquer et de les faire appliquer aux Enfants d’Israël. Mais voyant que Yahya tardait à transmettre ses paroles, Allah révéla à Issa (Jésus) : " Qu’il transmette ou que tu transmettes (Le Message au fils d’Israël) "Issa (Jésus) s’est rendu donc auprès de Yahya. Issa (Jésus) lui dit : " Il t’a été prescrit cinq paroles que tu dois mettre en application et que tu dois faire appliquer aux Enfants d’Israël. Si tu ne le fais pas, je le ferai ". Yahya lui répondit : " Ô Miséricorde d’Allah, si tu le fais avant moi, je crains d’être châtié ou que la terre ne m’engloutisse ! ". Il ajouta : " Yahya rassembla alors les Enfants d’Israël dans le temple de Jérusalem, s’assit sur la chaire, loua Allah puis leur fit le prêche suivant :
Allah m’a prescrit cinq paroles en m’ordonnant de les mettre en application et de vous ordonner d’en faire autant.
La première est : que vous devez adorer Allah, sans Lui donner d’associé ; l’exemple de cela est comme celui qui achète un esclave avec son propre argent, mais cet esclave se met à travailler pour un autre que son maitre et à lui donner sa récolte ; lequel de vous serait réjoui que son esclave soit ainsi ? C’est Allah qui vous a créés et qui assure votre subsistance ; adorez-Le donc et ne Lui associez rien.
La deuxième est : qu’Allah, vous est ordonné d’accomplir la prière ; sachez qu’Allah se tourne vers Son serviteur qui prie tant que celui-ci ne tourne pas son visage ni à droite ni à gauche ; aussi, lorsque vous priez, ne détournez pas vos visages par ci et par là.
La troisième est : qu’Allah, vous a ordonné de faire le jeûne ; et l’exemple de cela est celui d’un homme qui a une bourse pleine de musc et qui se trouve au milieu d’un groupe d’hommes ; tous ces hommes sentiront l’odeur du musc ; or l’odeur de l’haleine du jeûneur est plus agréable pour Allah que l’odeur du musc.
La quatrième est : qu’Allah, vous a ordonné de faire l’aumône ; l’exemple est celui d’un homme qui a été emprisonné par les ennemis qui lui ont attaché les mains derrière le cou et s’apprêtaient à l’exécuter ; il leur demanda alors de le laisser se racheter, ce qu’ils acceptèrent de faire. II se racheta alors au fur et à mesure jusqu’à ce qu’il arrivât à gagner sa liberté.
La cinquième : est qu’Allah, vous a ordonné de L’évoquer sans cesse ; l’exemple de cela est celui d’un homme qui est poursuivi par des ennemis et qui se réfugie dans une forteresse ; or jamais l’homme n’est a l’abri du diable que lorsqu’il est en train d’évoquer Allah, qu’Il soit glorifié. "
L’envoyé d'Allah, a dit ensuite : " Moi aussi, je vous ordonne de faire cinq choses qu’Allah m’a prescrites : ce sont l’attachement au groupe (des musulmans), l’obéissance, la soumission, l’exil et le combat sur la voie d'Allah. Celui qui se sépare du groupe d’un empan se défait des liens de l’Islam à moins qu’il retourne vers le groupe, et celui qui invoquera les méthodes de l’époque de l’Ignorance servira de pierre pour l’Enfer. " On lui a dit : " Ô Messager d'Allah ! Même s’il prie et jeûne ? " Il leur répondit : " Même s’il prie, jeûne et prétend être musulman ! Appelez les musulmans par les noms qu'Allah leur a donnés ; c’est-à-dire les musulmans, les croyants et les serviteurs d'Allah, qu’Il soit exalté. " (Rapporté par l’imam Ahmad - Sahih Al Jami - Hadith n°1724).
Tous les prophètes d'Allah ont véhiculé le même message d'unicité et avaient ordonné les devoirs suivant les communautés et les peuples auquel ils ont été envoyés. La religion d'Allah, autrement dit l'islam.
Le Prophète Yahya fut décapité, comme a été assassiné son père le Prophète Zakarya.
Ainsi, lorsqu'il quitte cette vie pour l'au-delà, dans le monde intermédiaire, où il rejoint le monde des morts et attend le Jour où l'on soufflera dans le Cor pour annoncer la Résurrection.
Allah dit : " Que la paix soit sur lui le jour où il naquit, le jour où il mourra, et le jour où il sera ressuscité vivant !" (Coran 19/15)
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
Encouragement des jeunes chercheurs : Des primes consistantes promises aux projets pertinents
Par Hassan GHEDIRI
Le programme de 2026 vise à inciter les jeunes à s’impliquer dans la recherche scientifique compétitive en développant des projets d’envergure internationale…
Il faut commencer par admettre que malgré la multitude des défis de développement auxquels est confronté notre pays et qui nécessitent la mobilisation de toutes les ressources conformément à la stratégie de « compter sur soi » prônée par la présidence de la république, la recherche scientifique supposée aider à résoudre les problèmes et améliorer la qualité de vie demeure sous-estimée.
Pour l’année 2026, le budget qui lui est alloué par l’Etat serait de l’ordre de 222 millions de dinars, soit une somme très en deçà de ce que le Maroc, par exemple, a consacré dans sa loi de finances de 2026 au titre du soutien spécifique à la recherche et l’innovation.
Le royaume compte en effet débourser un milliard de dirhams, soit un peu plus de 350 millions de dinars tunisiens, pour accompagner les chercheurs et accélérer la transformation des écosystèmes d’innovation
Avec des ressources limitées, les chercheurs tunisiens tentent alors de saisir toutes les opportunités qui s’offrent grâce à des combinaisons de fonds publics, de partenariats internationaux et de quelques contributions du secteur privé.
Dans cette perspective s’inscrit le programme d’encouragement des jeunes chercheurs initié par le ministère chargé de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique, qui vient de lancer l’appel à proposition pour l’année 2026 avec, au menu, des primes de 20 mille dinars à débloquer au profit des jeunes chercheurs qui présenteront les projets de recherche les mieux adaptés aux orientations et aux priorités du pays.
La nouvelle édition du programme d’encouragement des jeunes chercheurs vise, notamment, comme a tenu à le préciser le ministère dans un communiqué publié à cet effet, à inciter les jeunes enseignants-chercheurs à développer une recherche scientifique compétitive et à soumettre des projets d'envergure internationale.
Le programme, qui se veut également un outil pour stimuler l'implication des jeunes chercheurs dans des projets de recherche appliquée avec des retombées économiques, technologiques et sociales, cible toutes les disciplines scientifiques liées aux grands domaines de recherches scientifiques.
Il s’agit d’un large éventail de disciplines allant de la chimie, la biologie appliquée à l’environnement, jusqu’aux sciences médicales et des sciences de la santé en passant par le social, l’économie, les technologies et l’agriculture.
Le programme entend aussi, et c'est là l'un de ses axes les plus structurants, favoriser les interactions entre les chercheurs et le monde socioéconomique, tout en responsabilisant les premiers par la gestion autonome de leurs projets.
Une attention particulière est en outre accordée aux chercheurs issus des régions intérieures du pays, moins bien dotées en infrastructures de recherche, ainsi qu'aux travaux relevant des sciences humaines et sociales, historiquement sous-représentées dans les dispositifs de financement public.
Pour être éligibles, les intéressés, qui vont devoir parachever le dépôt de leur candidature le 16 mars prochain, doivent être des enseignants-chercheurs permanents détenant le grade de maître-assistant ou un grade équivalent, avec une ancienneté ne dépassant pas cinq ans à la date de clôture de l'appel. Ils ne doivent également pas avoir déjà bénéficié d'un financement dans le cadre d'une édition antérieure du programme.
H.G.
L’écran qui éduque… ou qui démolit ?
Par Imen Abderrahmani
La télévision durant le mois saint de Ramadan offre un spectacle paradoxal, oscillant entre créations inédites et déferlement quasi ininterrompu de spots publicitaires vantant produits de consommation et services en tout genre. Cette période stratégique, marquée par des audiences record à l’heure de la rupture du jeûne, déclenche une concurrence acharnée entre industriels et opérateurs de télécommunications, tous déterminés à capter l’attention du téléspectateur devenu, plus que jamais, consommateur.
Dans cette course effrénée à la visibilité, certains choisissent la facilité. Ainsi, l’un des opérateurs a cru bon de bâtir sa campagne autour d’un élève brandissant fièrement un certificat d’encouragement scolaire, annonçant la nouvelle à sa famille avec une joie sincère. L’idée, en apparence anodine, aurait pu célébrer l’effort et la persévérance. Or, le traitement laisse perplexe. À l’exception de la grand-mère, seule à saluer l’effort et à reconnaître la valeur symbolique de l’attestation, les autres réactions versent dans la moquerie et le dénigrement. Les propos tenus minimisent l’importance du travail scolaire et traduisent une mentalité qui semble reléguer le savoir et les sciences au second plan.
Ces paroles, diffusées à une heure de grande écoute, tombent chaque soir dans les oreilles d’enfants réunis autour de la table familiale. Répétées inlassablement tout au long du mois (parfois plusieurs fois par soirée) elles finissent par constituer un véritable matraquage. Leur impact peut s’avérer plus puissant que les conseils prodigués par les parents ou les encouragements des enseignants rappelant l’importance de l’effort, de la rigueur et de l’excellence. À force de banaliser la dérision, le message risque d’être intériorisé, voire reproduit : certains élèves pourraient s’en inspirer pour tourner en ridicule les résultats de leurs camarades, dévalorisant certificats et distinctions scolaires, présentés implicitement comme insignifiants.
La publicité, si elle se veut divertissante, n’est jamais neutre. Elle façonne des imaginaires, instille des représentations et contribue à modeler des comportements. En choisissant l’ironie au détriment de la reconnaissance de l’effort, elle prend le risque de fragiliser des valeurs essentielles, notamment dans un contexte où l’école demeure l’un des rares ascenseurs sociaux encore porteurs d’espoir.
Comme chaque année, le mois de Ramadan n’échappe pas aux dérapages verbaux et aux campagnes maladroites. Et devant son plat, à l’heure de la rupture du jeûne, le Tunisien se retrouve parfois contraint d’avaler, avec la bouchée, une pointe d’amertume à cause de certains messages ambigus, des répliques déplacées ou des gestes pour le moins « suspects ». La question s’impose alors d’elle-même : que faire ?
Les programmateurs des chaînes de télévision, qu’elles soient nationales ou privées, disposent-ils réellement d’une marge de manœuvre pour encadrer le contenu publicitaire ? Peuvent-ils exiger des annonceurs davantage de vigilance afin d’éviter que certains spots ne heurtent des convictions, ne banalisent des comportements discutables ou ne sapent des valeurs essentielles, surtout durant un mois à forte charge spirituelle et symbolique ?
Certes, la publicité constitue une ressource financière majeure pour les médias audiovisuels. Elle garantit leur équilibre économique, finance les productions et assure la pérennité des grilles de programmes. Mais cette réalité économique peut-elle tout justifier ? Face à l’argument du « cash », faut-il reléguer au second plan la responsabilité sociale des médias, leur rôle éducatif implicite et les attentes d’un public familial particulièrement attentif durant le Ramadan ? A méditer.
Imen. A.
Vient de paraître : « La Rachidia, pôle de la musique tunisienne » : Héritage et perspectives
Publié récemment par le Centre des musiques arabes et méditerranéennes (CMAM) Ennejma Ezzahra, en partenariat avec l’Institut Rachidia de la musique tunisienne et la maison d’édition Sotumedias, l’ouvrage en langue arabe consacré à « La Rachidia, pôle de la musique tunisienne entre héritage et perspectives », constitue un travail de référence consacré à l’une des institutions musicales les plus emblématiques de Tunisie. Ce livre se propose de documenter le parcours de la Rachidia tout en ouvrant une réflexion sur ses rôles actuels et à venir.
Cet ouvrage est le fruit des travaux du colloque scientifique organisé le 11 avril 2025 au Palais Ennejma Ezzahra, à l’occasion de la célébration du 90ème anniversaire de la fondation de la Rachidia. Ce rendez-vous académique a constitué une étape majeure pour revisiter le parcours historique de l’institution, évaluer ses contributions à la sauvegarde et à la préservation du patrimoine musical tunisien, et examiner les enjeux actuels ainsi que les perspectives de son développement.
Structuré autour de huit contributions scientifiques abordant différentes facettes de l’expérience rachidienne, l’ouvrage rassemble un ensemble d’études et de recherches consacrées à l’histoire de la Rachidia et à ses multiples rôles dans le paysage musical tunisien, depuis sa création jusqu’à aujourd’hui. Il met en lumière son statut d’institution pionnière en matière de conservation et de valorisation du patrimoine musical national.
L’accent est mis sur les contextes historiques et culturels ayant accompagné sa fondation, ainsi que sur son rôle majeur dans la documentation de l’héritage musical tunisien, notamment à travers les travaux de collecte, de transcription et d’encadrement académique, tout en présentant les figures marquantes ayant contribué à la réalisation de ses objectifs artistiques et pédagogiques, et en retraçant les transformations successives de son ensemble musical.
L’ouvrage s’achève par une étude rédigée en langue française, intitulée « Les oubliés de la mémoire de la Rashidiyya : A la mémoire du professeur Ahmed Haddad (1912-1995) », signée par la chercheuse Rachida Jaibi. Ce texte rend hommage à des figures vouées à l’oubli dans l’histoire de la Rachidia, en restituant leur contribution à l’enrichissement de la mémoire musicale nationale.
Editorial : Bibi, Boby et les faux messies…
Par Chokri Baccouche
L’auteur d’une vidéo qui fait le buzz ces derniers jours sur les réseaux sociaux a trouvé une idée assez originale pour commenter à sa façon l’actualité internationale. Le cliché montre en effet, photos à l’appui, les chiens de garde les plus réputés ainsi que leur pays d’origine. On apprend ainsi que le Dogue argentin, le Kangal et le Cane Corso sont les cabots qui font, respectivement, la fierté de l’Argentine, la Turquie et l’Italie.
Le dernier cliché à figurer sur ce qui semble être, a priori, un cours d’éducation canine montre le drapeau israélien trônant à côté de la bannière étoilée des Etats-Unis. Que font les deux fanions côte à côte au milieu de cette faune à quatre pattes ?
Comprenne qui voudra ! L’auteur de cette vidéo a fait en sorte qu’on n’a pas besoin d’un dessin pour saisir le sens de son message à savoir que la puissante Amérique n’est, ni plus ni moins, qu’un molosse au service de l’entité sioniste. La comparaison est peut-être moralement discutable, mais d’aucuns diront qu’elle traduit bien la réalité.
Le parti-pris des Etats-Unis et leur soutien aveugle et inconditionnel en faveur d’Israël confirment de manière éloquente ce constat connu d’ailleurs de tous. Beaucoup plus qu’une simple alliance, l’appui des responsables américains en faveur du protégé israélien frise souvent le délire comme le confirme la dernière sortie fracassante de Mike Huckabee, l’ambassadeur des Etats-Unis en Israël qui vient de créer une sacrée polémique.
S’exprimant lors d’une entrevue avec le commentateur conservateur Tucker Carlson, diffusée il y a quelques jours, le diplomate a laissé entendre qu’Israël avait des droits sur une grande partie du Moyen-Orient. Interrogé sur le sens d'un verset biblique parfois interprété comme accordant à Israël le droit sur les terres situées entre le Nil, en Égypte, et l'Euphrate, en Syrie et en Irak, Huckabee a répondu : "Ce serait parfait s'ils les prenaient toutes».
Les propos incandescents du diplomate-curé du village qui ont provoqué un tollé et l’ire de nombreux pays arabes, coulent en fait de source. Cet ancien pasteur baptiste est, en effet, un apôtre zélé du sionisme chrétien, une idéologie ténébreuse et délirante qui fonde son soutien politique pour Israël sur la conviction que l’État moderne d’Israël est une manifestation de prophéties inscrites dans la Bible – et que le sort même des États-Unis est prophétiquement lié à Israël.
Pur produit de ce courant qui repose sur une interprétation erronée des prophéties bibliques liant le retour des Juifs en Terre sainte à la fin des temps et à la bataille d'Armageddon, Huckabee est non seulement partisan d’Israël et du mouvement de colonisation en Cisjordanie, mais également s’oppose depuis longtemps à la solution à deux États.
Les sionistes chrétiens dénient en effet toute existence d’un État palestinien. Leur vision est à la fois créationniste et eschatologique : il faut hâter l’arrivée de la Fin des temps. Une vision macabre que les membres de la secte cherchent à concrétiser par tous les moyens et à n’importe quel prix, fut-il en massacrant un peuple jusqu’au dernier, comme c’est le cas actuellement à Gaza.
Fait d’autant plus grave, ce courant adulateur de l’apocalypse a réussi à infiltrer tous les cercles du pouvoir aux Etats-Unis. Il compte d’ailleurs de nombreux adeptes influents parmi les cadres et les plus hauts responsables de l’administration Trump. C’est ce même mouvement qui aurait convaincu et poussé l’actuel locataire de la Maison Blanche à transférer, lors de son premier mandat, l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem.
Plus instructif encore : les sionistes chrétiens, qui comptent environ 20 millions de représentants aux États-Unis, ont versé des millions de dollars au cours des dernières décennies dans leur quête d’un Israël élargi. Ils ont parrainé la migration de milliers de juifs en provenance de Russie, d’Éthiopie et d’autres pays.
Ils contribuent à hauteur de plusieurs millions de dollars à la construction de nouvelles colonies dans les régions palestiniennes occupées afin d’y accueillir les migrants. Bref, les sionistes chrétiens qui exercent une énorme influence sur la politique étrangère de Washington sont, en fait, les véritables détenteurs des rênes du pouvoir aux Etats-Unis et incarnent en quelque sorte ce qu’on appelle communément l’Etat profond.
Les heurts et malheurs des Palestiniens et pour tout dire, de tous les peuples du Moyen-Orient, coulent ainsi de source. Ils ont pour noms sionisme politique juif et sionisme chrétien. Deux larrons en folie qui prônent une idéologie délirante fondée sur une interprétation fallacieuse de la religion.
Deux larrons dangereux surtout car les membres fanatiques de cette secte faussement messianique sont capables du pire comme le prouvent les tensions extrêmes qui prévalent actuellement au Moyen-Orient et les bruits de bottes américains liés à la guerre en gestation contre l’Iran.
La dernière trouvaille macabre des sionistes de tous bords consiste donc à tenter d’utiliser la Bible pour justifier le colonialisme moderne, les atrocités massives et le génocide.
Et pour couronner le tout, la concrétisation de ce projet démentiel a été confiée à un certain Benyamin Netanyahou, un autre « illuminé », lui aussi bon pour la camisole, qui a la conviction inébranlable d’avoir été choisi par Dieu pour diriger le peuple juif. A part cela, tout va pour le mieux Madame La Marquise…
C.B.
Commission internationale du théâtre francophone (CITF): Appel à projets pour les artistes expérimentés
La Commission internationale du théâtre francophone (CITF) a lancé son appel à projets pour ses programmes Exploration/Recherche et Création/Circulation, destinés aux artistes de théâtre expérimentés.
Les initiatives visent à favoriser l’émergence de nouvelles approches de la pratique théâtrale, encourager les échanges entre créateurs de différents pays francophones et soutenir la consolidation de partenariats artistiques internationaux.
La date limite de dépôt des candidatures est fixée au 31 mars 2026.
Le programme Exploration/Recherche permet aux artistes d’expérimenter et de confronter leurs pratiques avant un projet de coproduction. Les projets doivent impliquer au moins trois partenaires, originaires de trois gouvernements différents de l’espace francophone et répartis sur au moins deux continents.
La CITF attribue une subvention maximale de 5 000 € (environ 17 000 dinars tunisiens) pour couvrir notamment les frais liés à la participation des partenaires.
Le programme Création/Circulation soutient la production, la diffusion et la circulation de spectacles. Les projets doivent impliquer au moins trois partenaires artistiques, dont au moins deux compagnies, originaires de trois gouvernements francophones et répartis sur au moins deux continents. La création doit se dérouler entre mai et décembre 2026 avec un minimum de quatre représentations pour la création ou dix représentations pour la circulation.
La subvention maximale attribuée par la CITF pour ce programme est de 25 000 € (environ 85 dinars tunisiens).
Les projets sont évalués selon trois critères : artistique, retombées pour la francophonie et faisabilité. Une attention particulière est accordée à la diversité, à l’équité des genres et à une rémunération juste des partenaires.
Les candidatures se font exclusivement en ligne via les formulaires officiels de la CIFT et doivent inclure un budget détaillé, des lettres d’engagement, une note d’intention, une courte vidéo de présentation, le texte ou des extraits de l’œuvre et un calendrier détaillé du projet.
UNESCO : Appel à demandes d’assistance internationale
L’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la Science et la culture (Unesco) a lancé un nouvel appel à demandes d’assistance internationale au titre du Fonds du patrimoine mondial, avec une date limite fixée au 31 octobre 2026 pour les projets qui seront examinés dans le cadre du cycle 2027.
Ce mécanisme est réservé aux États parties à la Convention du patrimoine mondial dont la Tunisie fait partie, qui doivent soumettre leurs dossiers par l’intermédiaire de leur Commission nationale pour l’UNESCO, de leur Délégation permanente ou du ministère compétent. Les États doivent être à jour de leurs contributions au Fonds, indique l’Unesco.
Les individus, fondations, organisations intergouvernementales (OIG) et ONG ne sont pas éligibles pour soumettre des demandes d’assistance internationale au Fonds du patrimoine mondial.
L’assistance préparatoire concerne notamment l’élaboration de dossiers d’inscription ou de plans de gestion. Les aides à la conservation et à la gestion visent à renforcer la protection des biens déjà inscrits sur la Liste du patrimoine mondial (pour les assistances d’urgence et de conservation & gestion) ou des sites figurant sur les listes indicatives nationales (pour l’assistance préparatoire). La priorité est accordée aux sites les plus menacés.
L’assistance d’urgence peut être mobilisée en cas de catastrophe naturelle, de conflit ou de toute situation mettant en péril la valeur universelle exceptionnelle d’un site.
Les financements couvrent l’assistance préparatoire, la conservation et la gestion des biens inscrits, ainsi que les interventions d’urgence en cas de menace grave.
Les montants accordés varient selon la nature du projet. Les financements pour les projets de conservation ou de gestion peuvent atteindre 40.000 dollars américains, tandis que l’assistance d’urgence peut aller jusqu’à 75.000 dollars, voire davantage en fonction de l’ampleur de la menace et de l’évaluation technique. Les demandes supérieures à certains seuils financiers font l’objet d’un examen par les organes consultatifs spécialisés avant décision finale par les instances compétentes.
Les demandes d’un montant égal ou inférieur à 5.000 dollars ainsi que celles relevant de l’assistance d’urgence peuvent être introduites à tout moment de l’année. Les montants accordés varient selon la nature du projet et son niveau d’urgence. Les demandes sont examinées conformément aux procédures établies par les organes compétents du patrimoine mondial.
De plus amples informations sur ce programme d’assistance internationale sont disponibles sur le site de l’Unesco.
L’ascension et le souffle : Entre réalité biologique et récit spirituel
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La relation entre l’être humain et l’atmosphère est un équilibre fragile. Si nous percevons l’air comme un élément invisible et omniprésent, sa composition et sa pression dictent pourtant les limites strictes de notre survie.
À travers l’histoire, la compréhension de ces limites a évolué, passant de l’observation empirique des voyageurs de montagne aux mesures précises de la médecine aéronautique moderne. Dans ce contexte, la métaphore du passage coranique (Sourate 6, Verset 125) offre un terrain de réflexion singulier où l’expérience physique de l’asphyxie en altitude illustre un état de détresse intérieure.
Pour comprendre pourquoi "la poitrine se resserre" à mesure que l'on monte, il faut se pencher sur la physique des gaz. Contrairement à une idée reçue, la proportion d’oxygène dans l’air (environ 21 %) reste constante jusqu’à une très haute altitude. Ce qui change, c’est la pression atmosphérique.
Au niveau de la mer, le poids de la colonne d'air au-dessus de nous est maximal. Cette pression est ce qui "pousse" les molécules d'oxygène à travers les alvéoles de nos poumons pour qu’elles rejoignent le sang. À mesure que l'on s'élève, cette pression diminue. Le gaz se raréfie : les molécules d'oxygène s'espacent. Pour un même volume d'inspiration, le corps reçoit de moins en moins d’oxygène.
C’est ici qu’intervient la sensation physique décrite : le cœur bat plus vite pour compenser le manque, les muscles respiratoires s’épuisent, et une sensation d’oppression thoracique — la dyspnée — s’installe. Le corps lutte littéralement contre le vide.
La "Zone de la Mort" : La frontière de l'impossible
Le seuil critique mentionné, situé aux alentours de 8 000 mètres, est ce que les alpinistes et les physiologistes nomment la Zone de la Mort. À cette altitude, la pression atmosphérique est si faible (environ un tiers de celle du niveau de la mer) que l'apport en oxygène est insuffisant pour maintenir le métabolisme de base.
Même au repos, le corps se dégrade.
Les fonctions cognitives s’altèrent, la fatigue devient paralysante et le risque d'œdème cérébral ou pulmonaire augmente drastiquement. À cet instant, l'homme ne fait plus que passer ; il ne peut plus vivre. Cette réalité scientifique moderne souligne la rudesse de l'environnement céleste pour un être biologique terrestre. L'idée que le ciel, traditionnellement perçu comme le domaine de la liberté, puisse devenir un étau pour la poitrine humaine est une réalité physiologique incontestable.
L'analyse du verset 125 de la Sourate Al-An'am
Le Coran utilise cette image pour décrire l'état de celui dont le cœur est fermé à la guidance : « Il rend leur poitrine étroite et resserrée, comme s'ils montaient au ciel. »
D'un point de vue linguistique et historique, ce passage est remarquable pour plusieurs raisons : La précision de la sensation : Le terme "étroit et resserré" (dayyiqan harajan) décrit parfaitement le ressenti de l'hypoxie. Ce n'est pas seulement un manque d'air, c'est une sensation de constriction, comme si la cage thoracique ne pouvait plus se déployer.
L'analogie de l'ascension : À l'époque de la révélation (VIIe siècle), l'expérience humaine des très hautes altitudes était limitée. Si les populations vivant en montagne connaissaient le mal des montagnes, l'idée d'une ascension continue vers le "ciel" (l'espace) comme cause d'étouffement n'était pas un concept scientifique vulgarisé. L'image associe directement le mouvement vertical vers le haut à la difficulté respiratoire croissante.
Le passage de l'humain au spirituel : Le texte utilise une loi naturelle (la difficulté de respirer en montant) pour expliquer une loi spirituelle (la sensation d'oppression face à une vérité que l'on rejette). La justesse de la métaphore physique renforce, pour le croyant, la portée du message métaphysique.
Une convergence entre savoir ancien et science moderne
L'absence d'erreurs dans cette description, au regard des connaissances actuelles, est souvent citée comme un exemple de "miracle scientifique" par les exégètes modernes. Ils y voient la preuve d'une origine divine, arguant qu'un homme vivant dans le désert au VIIe siècle ne pouvait savoir que la pression atmosphérique diminuait au point de rendre la respiration impossible dans les hautes couches de l'atmosphère.
Même dans une lecture plus strictement littéraire ou historique, on peut noter une observation aiguë des phénomènes naturels. Le parallèle est frappant : la montée vers les cieux, que l'on pourrait imaginer comme une libération, se révèle être, pour l'organisme humain non préparé, une épreuve de suffocation.
La science nous apprend que l’homme est une créature des profondeurs de l’atmosphère. Nous sommes faits pour vivre au fond d’un océan d’air. Dès que nous tentons d’en sortir pour "monter au ciel", notre biologie nous rappelle nos limites. Le texte coranique, en utilisant cette image de la poitrine resserrée, lie indéfectiblement la condition physique de l'homme à sa condition spirituelle.
Que l'on y voie une connaissance inspirée ou une métaphore poétique d'une grande justesse, le constat reste le même : la réalité de l'altitude est celle d'un rétrécissement du souffle, un fait désormais mesurable par la science, mais déjà gravé dans la mémoire des textes anciens.
M.B.S.M.
Histoire des prophètes - Prophète Zakariyâ (Zacharie) : Le miracle du vœu exaucé
Avant la naissance du Prophète 'Issa (Jésus), Allah envoya le Prophète Zakariya (Zakaria) comme messager aux fils d'Israël. Yacoub (Jacob) s'appelle aussi 'Israël, il est musulman comme le sont tous les prophètes, il avait douze enfants qui ont donné naissance aux douze tribus des fils de 'Israël. Il les invitait ainsi à l’adoration d'Allah et leur faisait craindre Son châtiment. Son fils, le Prophète Jean (Yahya) a été le premier à subir leur injustice. Les deux Prophètes étaient proches de Issa (Jésus).
Allah a ordonné au Prophète Mohammed ﷺ de narrer aux gens l'histoire de Zakariya (Zacharie), à qui Allah avait fait don d'un enfant alors qu'il était très avancé en âge, et que son épouse était stérile et âgée. II envoya ce miracle afin que les gens ne désespèrent pas des faveurs d'Allah et de Sa miséricorde et afin qu'ils ne se lassent pas de l'invoquer.
Allah dit : "C'est un récit de la miséricorde de ton Seigneur envers Son serviteur Zacharie. Lorsqu'il invoqua son Seigneur d'une invocation secrète, et dit : "Ô mon Seigneur, mes os sont affaiblis et ma tête s'est enflammée de cheveux blancs. (Cependant), je n'ai jamais été malheureux (déçu) en te priant, ô mon Seigneur. Je crains (le comportement) de mes héritiers, après moi. Et ma propre femme est stérile. Accorde-moi, de Ta part, un descendant qui hérite de moi et hérite de la famille de Jacob. Et fais qu'il te soit agréable, ô mon Seigneur". " (Coran 19/2-6)
Les prières du Prophète Zakarya ont été exaucées et il fut béni par un bel et vertueux fils, Yahya . Allah conféra à cet enfant la sagesse et la connaissance, et le désigna Prophète et Messager d’Allah, comme l'ont été ses pères et ancêtres, parmi les descendants de Yacoub (Jacob) qui furent des Prophètes et accorde à mon héritier les mêmes faveurs que Tu leur as raccordées : la Prophétie et la Révélation.
Allah dit : "Nous l'exauçâmes, lui donnâmes Yahya et guérîmes son épouse. Ils concouraient au bien et Nous invoquaient par amour et par crainte. Et ils étaient humbles devant Nous. " (Coran 21/90)
Allah dit : "Alors, les anges l'appelèrent pendant que, debout, il priait dans le sanctuaire : "Voilà qu'Allah t'annonce la naissance de Yahya, confirmateur d'une parole d'Allah. Il sera un chef, un chaste, un Prophète et du nombre des gens de bien."(Coran 3/39)
Ou encore, Allah dit : "Ô Zacharie, Nous t’annonçons la bonne nouvelle d'un fils. Son nom sera Yahya (Jean). Nous ne lui avons pas donné auparavant d'homonyme" (Coran 19/7).
Les non-croyants des fils d'Israël prirent la résolution de tuer le prophète Zakariya (Zacharie). Ainsi Zakariya fut ainsi tué par la main criminelle des non-croyants des fils d'Israël.
Sources : Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir
Ligue 1- programmée de la 22e journée
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la 22 e journée de la Ligue 1 qui se jouera les vendredi, samedi et dimanche.
Une journée qui ne comporte pas de sommets mais qui propose des matches intéressants entre clubs avides de points en cette période délicate de la saison dont ASM- ST, CAB- USM, OB- EST et CA- ESM. Voici le programme en détails :
Vendredi 27 février 2026 - 13h00
JSO -USBG
ESZ -JSK
Samedi 28 février 2026
ASM -ST
CAB -USM
ESS -ASS
Dimanche 1er mars 2026
CA -ESM
OB- EST
CSS -ASG
J.B.
La manifestation « Illuminations d’El Halfaouine » : De l’art hors les murs
A l’instar des trois précédentes années, le Théâtre National Tunisien (TNT) investira du 5 au 10 mars la Place d’El Halfaouine, proposant une série de spectacles qui transforme, lors de ce mois saint, ce haut lieu populaire en scène ouverte, vibrante et poétique.
Au cœur de ce quartier emblématique de Tunis, vibrant de mémoire et d’histoires entremêlées, entre façades patinées par le temps et ruelles pleines de vie, la Place d’El Halfaouine se métamorphosera, le temps de six soirées, en un théâtre à ciel ouvert. Cirque, théâtre, musique soufie, cinéma et formes hybrides dialogueront au fil des soirées dans, insufflant une énergie nouvelle à l’espace public et invitant les habitants à s’approprier cette constellation de spectacles.
À quelques pas de là se dresse le Palais du Théâtre, siège du Théâtre National Tunisien. Construit vers 1860, cet édifice historique, ancien Palais Khaznadar, est devenu en 1988 une institution culturelle majeure, consacrée à la création, à la formation et à la production artistique. Rénové en 2025, il affirme plus que jamais sa vocation de phare culturel au cœur de Halfaouine.
Lancée en 2023, par le Théâtre National Tunisien (TNT), la manifestation « Illuminations d’El Halfaouine » (Tjalliyat El Halfaouine) s’inscrit dans une politique d’ouverture du Palais sur son environnement immédiat, portée par une véritable responsabilité citoyenne : faire circuler l’art hors les murs, semer la culture dans ce quartier populaire et retisser, à travers elle, des liens durables entre l’institution et son territoire.
Au bonheur des petits et des grands
La nouvelle édition ne déroge pas à la règle. Pensée comme une ode à l’architecture et à l’histoire de la médina, cette édition, lit-on dans le communiqué de presse, entend sublimer l’espace public, le rendre aux habitants et aux passants, et faire de chaque nuit un moment de partage. Ainsi afin de bien annoncer les couleurs de cette édition, les organisateurs ont choisi pour l’ouverture « Le Clown », spectacle porté par l’École pratique des métiers du théâtre relevant du TNT, dans un esprit de transmission et de fraîcheur. La soirée se poursuivra avec « Just Robotics Show », performance scénique aux accents contemporains, pour se clôturer avec un bouquet de chants liturgiques avec cheikh Ahmed Jelmem.
Les enfants qui viennent à peine de terminer leurs examens découvriront, le 6 mars, en début de la soirée la pièce de théâtre « Khayal Jamil » de Mohamed Lakhoues. Une œuvre qui plaira aux petits comme aux grands et qui sera certes pour plusieurs jours au cœur des discussions des enfants. Puis l’écran s’illuminera, lors de la 2ème partie de la soirée, avec la projection de « Belles de nuit » (Nawar Achia) de Khadija Lemkecher.
Dans le cadre de son ouverture sur les productions culturelles régionales, le Théâtre National Tunisien (TNT) proposera au public d’El Halfaouine et des quartiers avoisinants de découvrir le 7 mars un spectacle de la Maison de la culture de Bir Lahmar (Tataouine) intitulé « Folla », mis en scène par Jalel Hammoudi, tandis que le Fondouk El Haddadine de Sfax donnera à voir « Les Marginalisés » (El Mouhammachoun), mis en scène par Omar Ben Soltana.
Si Lemhaf sera au rendez-vous le 8 mars, plongeant le quartier dans une ambiance rythmée et chaleureuse. Les chants et les rythmes populaires, patrimoniaux, rythmeront la soirée du 9 mars qui propose dans sa première partie « Waddouni », spectacle d’Imed Amara et Zied Zouari avec la Troupe nationale des arts populaires, fera dialoguer patrimoine et création. Alors que la 2ème partie verra défiler Nidhal Yahyaoui, reconnu pour son travail de réinvention du patrimoine musical traditionnel. Pour la dernière veillée ramadanesque, elle sera spirituelle avec à l’affiche un concert de chants liturgiques intitulé « Badr Ettamem », proposé par le cheikh Fadhel Ska.
Des performances circassiennes rythmeront quelques soirées, annonçant la reprise de la forme à l’école des arts du Cirque.
Il est à noter que toutes les soirées démarreront à 21h00.
Imen. A.
















