Le programme ramadanesque d’El Hamra
Neuf veillées rythmeront les soirées ramadanesques du Théâtre El Hamra, qui donne rendez-vous à son public du 27 février au 17 mars 2026 pour une programmation mêlant théâtre et musique, avec des spectacles proposés chaque soir à 21h30.
Fidèle à son esprit d’ouverture et de diversité artistique, El Hamra célèbre le mois de Ramadan à travers une série de créations scéniques portées par des artistes aux univers variés.
La programmation s’ouvrira le 27 février avec « Testostérone », une pièce de Cyrine Gannoun, présentée les 27 et 28 février ainsi que le 1er mars, avant de laisser place à « Sucre Amer » de Zeineb Ferchichi le 5 mars. Le 7 mars, le spectacle « Twarikh Tounes » de Hatem Karoui replongera le public dans une lecture scénique de l’histoire tunisienne, tandis que le 10 mars sera consacré à l’illusionniste Fares Zouari avec sa performance « Impossible » et le 15 mars, le théâtre reprendra avec « Le rêve d’Hannibal » de Sofiene El Behy.
La musique occupera également une place centrale avec « Tunes of Tarab », concert de Wiem Baklouti prévu le 14 mars, suivi le 17 mars par « Chamaa », porté par Fahd Abda.
La Direction du ST insatisfaite après la réunion avec la Direction Nationale d'Arbitrage
La Direction du Stade Tunisien qui a demandé à rencontrer les responsables de la Direction Nationale d'arbitrage pour débattre de l'arbitrage du dernier derby EST-ST est sortie insatisfaite après la réunion, des vidéos qui leur ont présentées et notamment celles relatives à l'action entre Toughai et l'attaquant Ndiaye.
Par ailleurs, les Stadistes qui contestent l'arbitrage tunisien ont demandé à ne pas avoir recours aux arbitres étrangers pour la suite de la saison, question d'assurer les mêmes conditions à tous les clubs.
J.B.
Ouverture des candidatures au Prix Ali Belhouane pour l’édition 2026
La municipalité de la ville de Tunis a annoncé l’ouverture des candidatures au « Prix Ali Belhouane » pour l’édition 2026, consacrée aux études et recherches historiques sur la ville de Tunis.
La date limite de dépôt des dossiers a été fixée au 3 avril 2026, selon un communiqué de la municipalité de Tunis en date du 19 février.
Créé en 1960, le prix Ali Belhouane porte le nom du militant et homme politique tunisien Ali Belhouane (1909-1958).
Le prix de la ville de Tunis a été créé en reconnaissance à cette grande figure du mouvement national qui était professeur d’arabe à la Sadikia et maire de Tunis, de 1957 à 1958. Il est attribué dans plusieurs genres littéraires.
Le prix est doté d’un montant de 7.000 dinars tunisiens.
Le candidat doit être de nationalité tunisienne et vivant. L’ouvrage présenté doit être publié, rédigé initialement en langue arabe et paru en première édition à partir du 1er janvier 2021.
Le règlement précise que l’ouvrage doit être individuel, ne pas avoir été primé auparavant, en Tunisie ou à l’étranger et qu’un seul peut être soumis par candidat.
Le dossier doit comprendre une demande écrite adressée à la chargée de la gestion de la municipalité, un curriculum vitae ainsi que cinq exemplaires de l’ouvrage proposé.
Les candidatures peuvent être déposées directement ou envoyées par courrier recommandé à la Bibliothèque de la Ville de Tunis – Dar Ben Achour, 52 rue El Pacha, 1006 Tunis Médina.
Fondée en 1858, la mairie de Tunis située au cœur de la capitale, se distingue par un contraste saisissant, mêlant harmonieusement la richesse historique de sa médina, classée à l’UNESCO, à la modernité de la ville européenne du XXe siècle. L’avenue Habib Bourguiba, cœur moderne, offre une architecture éclectique, témoignant d’une harmonie entre traditions orientales et influences occidentales.
Editorial : Une fausse-bonne idée ?
Par Chokri Baccouche
La prolongation de l’âge de départ à la retraite revient au-devant de la scène nationale à la faveur d’une nouvelle proposition de loi soumise ces derniers jours à l’ARP visant à modifier la législation relative à la retraite dans le secteur public. Déposé par un groupe de députés, le texte propose notamment de nouvelles règles encadrant le relèvement de l’âge de départ à la retraite des agents publics.
Les catégories de fonctionnaires concernés par l’article 29 bis pourraient ainsi bénéficier d’une prolongation d’une, deux ou trois années supplémentaires, dans la limite de 70 ans, selon des modalités administratives précises. La question de repousser l’âge de la retraite a accaparé les feux de la rampe ces dernières années sur fond d’un débat controversé entre pros et farouchement contre une telle réforme.
Un sondage d’opinions effectué il y a quelques années révèle que 70% des fonctionnaires enquêtées désapprouvent un tel projet au motif que celui-ci va porter gravement préjudice à l’emploi des jeunes et, partant, empêcher le renouvellement de l’administration.
La prolongation de l’âge légal de départ à la retraite est-elle, justement, la panacée pour combler le déficit abyssal des caisses sociales ? A contrario, s’agit-il d’une fausse-bonne idée ayant valeur de solution de replâtrage à impact limité qui ne peut résoudre donc le problème ? Bref, suffit-il d’allonger la durée de la vie active pour que l’impact soit positif sur l’économie ? Répondre à ces questions avec précision relève de la gageure tant il est vrai que le sujet divise les avis et opinions des experts et autres gourous de l’économie et des finances.
Des études effectuées en Europe notamment où la question reste d’une brûlante actualité révèlent que chaque année de décalage de l’âge rapporterait 0,7% de PIB en plus mais avec un risque que le chômage augmente à court terme. Les spécialistes ont aussi étudié l'impact d'une hausse des cotisations sociales pour améliorer le solde du système des retraites. Et les effets à attendre sont également négatifs : au bout de 20 ans, le PIB diminuerait de 0,4 point.
Pis encore, cette charge supplémentaire qui pèserait à la fois sur les entreprises et les ménages aurait des effets récessifs, ce qui « augmenterait d'ailleurs le taux de chômage de 0,3% à horizon de vingt ans ". Les experts vont plus loin encore et pensent que dans l’hypothèse que les responsables soient tentés de geler ou diminuer le montant des retraites pour équilibrer les finances des caisses sociales « le choc provoquerait une contraction de l'économie au bout de 10 ans avant d'avoir un impact neutre au bout de 20 ans ».
A l’opposé de ces études qui tranchent dans le vif sans concession, certains économistes nuancent et pensent en revanche que la prolongation de l’âge légal de départ à la retraite est non seulement nécessaire mais pourrait avoir également un effet immédiat sur les finances publiques. Dans la pratique, les caisses sociales auraient la possibilité d’encaisser des cotisations plus longtemps et, partant, payer des retraites moins longtemps.
Ce qui constitue bien évidemment un avantage non négligeable mais insuffisant, estiment ces économistes, pour régler à la base le sacro-saint problème lié au déficit des caisses sociales. Avec une espérance de vie des adhérents qui s’allonge et des cotisations qui se réduisent au fil des ans comme peau de chagrin en raison notamment du chômage affectant la population active, les caisses sociales se retrouvent de fait dans l’œil du cyclone. La seule solution pour les sortir un tant soit peu de cette impasse asphyxiante est de relever l’âge de départ à la retraite.
Loin d’être la panacée pour résorber un problème endémique, cette mesure offre au moins une bouffée d’oxygène pour des caisses sociales dont le déficit chronique atteint ces dernières années des proportions alarmantes.
L’idéal serait bien sûr de hâter la mise en place de la réforme du secteur dont on a beaucoup parlé ces dernières années, mais qui tarde encore à venir. Le nec plus ultra dans ce registre qui revêt un intérêt de la plus haute importance revient bien évidemment à remettre sur pied et dans les plus brefs délais l’économie nationale. Quand la machine économique reprend de la pèche tout devient possible.
C’est le seul moyen de créer des richesses et des emplois et partant booster les précieuses cotisations qui viendront renflouer les caisses désespérément en mal de finances des … caisses sociales…
C.B.
Rendez-vous le 16 mars avec le défilé « Kharja tunisienne »
La 13ème édition du défilé « Kharja tunisienne » sera organisée le 16 mars 2026, à l’occasion de la Journée nationale du costume traditionnel tunisien, a annoncé l’association « Tourathna » (Notre Patrimoine) sur ses réseaux sociaux.
Ce défilé nocturne, prévu pendant le mois de Ramadan, partira de la Mosquée Zitouna pour rejoindre le Théâtre Municipal, afin de mettre à l’honneur la richesse de l’habit traditionnel et l’identité tunisienne.
La procession, qui débutera après la prière du Tarawih, traversera les souks de la médina de Tunis avant d’emprunter Bab Bhar pour remonter l’avenue Habib Bourguiba. Les participants, vêtus de tenues emblématiques comme le burnous ou la jebba pour les hommes, et le sefsari ou la melia pour les femmes, feront une halte devant le Théâtre Municipal pour une présentation des habits traditionnels.
Le cortège reviendra ensuite vers l’arc de Bab Bhar où la soirée s’achèvera par une performance soufie et une Hadhra, visant à célébrer l’identité tunisienne.
Forte du succès de l’édition précédente, « Tourathna » espère mobiliser un large public autour de cette marche festive et citoyenne, conçue comme un acte de transmission et de fierté patrimoniale et comme un mariage entre le patrimoine matériel et immatériel le temps d’une nuit de Ramadan.
L’histoire des Prophètes : Le Prophète Idris (Enoch)
Ni le Coran ou la Sunna ne rapportent l'histoire du prophète Idris . Dans le Coran, deux brefs passages mentionnent le nom du prophète Idris, comme étant un véridique, un prophète, patient et de pieux. Le prophète Idris est mentionné dans les sourates (19/56) et (21/85). Dans la sourate 21 verset 85, on trouve sa mention, après Ismaël, ce qui veut dire que chronologiquement, il est après Nouh (Noé).
Selon Ibn kathir, le prophète Idris est mentionné comme étant le premier messager après Adam et Seth, donc avant Nouh (Noé), mais ces sources sont des récits rapportés par les historiens israélites convertis à l'Islam. Ces sources ont le plus souvent servi à expliquer certains versets, en particulier pour les histoires des prophètes dans l'Ancien Testament. Ne croyez pas le peuple du Livre ou ne les démentez pas, dites plutôt : "Nous croyons en Allah, à ce qui nous a été révélé.
Dans le récit du voyage nocturne, le Prophète, le rencontra au quatrième ciel. Des siècles après Adam, Allah envoya un prophète qui s'appelle Idris (Enoch, Hénoch). Il n'a pas déclaré de nouvelles lois pour la religion. Les gens de son époque adorent toujours Allah.
Il est simplement venu pour les rappeler et leur demander de faire le bien et éviter le mal. En sommes, le Prophète Idris a été envoyé pour parfaire les mœurs de sa nation. Idriss était parmi les plus actifs des prophètes. Il n'a laissé personne sur Terre sans lui apprendre de faire le bien et éviter le mal.
Allah dit :Et mentionne Idriss dans le Livre. C'était un véridique et un prophète. Et nous l'élevâmes à un haut rang. " (Coran 19/56-57)
Le prophète a dit : " Le jour où le Prophète fut transporté au ciel, il monta au quatrième ciel où il trouva un homme assis et il demanda : “ Qui est-ce Djibril ? Il lui répondit : “Idris.” Idris dit : “Bienvenue au Prophète vertueux et au frère vertueux " (Rapporté par Boukhari et Mouslim).
Allah dit : " Et Ismaël, Idris, Dūl-Kifl, étaient tous endurants ; que Nous fîmes entrer en Notre miséricorde car ils étaient vraiment du nombre des gens de bien. " (Coran 21/85-86)
Car celui qui montre le bien, aura la récompense du bien que cette personne fait. Idriss a œuvré pour l'adoration d'Allah en étant un exemple pour les humains à son époque. De ce fait, à chaque fois que quelqu'un fait du bien, cela se rajoute à la balance des œuvres d'Idris qui se réjouit alors pour cette nouvelle. Il a même demandé à son Seigneur de prolonger sa vie, mais en vain, "l'heure prescrite est indiscutable".
Ce Prophète était un homme intelligent et enseignait aux gens de nouvelles techniques. Il fut le premier homme à utiliser la plume pour l’écriture et a montré aux gens comment mesurer les poids avec la balance. Il leur a enseigné les mouvements des planètes. Il fut le premier homme à fabriquer les armes de chasse et de défense et il a aussi enseigné aux gens la couture.
Le Prophète Idriss a guidé son peuple pendant de nombreuses années. Il fut un Prophète qui avait le respect et l'affection de tout son peuple.
Sources : Les histoires des Prophètes par Ibn Kathir
Science de la rouille : Quand l'ingénierie antique de la muraille de fer prévoyait la chimie moderne
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La lutte contre la dégradation des matériaux est un défi que l'humanité relève depuis l'âge du fer. Aujourd'hui, nous comprenons avec une précision moléculaire pourquoi les structures métalliques s'effondrent sous l'assaut du temps : la corrosion.
Pourtant, des textes datant de quatorze siècles, à l'instar du Coran dans le récit de Dhû l-Qarnayn, décrivent des procédés de protection qui font écho aux principes fondamentaux de la thermodynamique et de la cinétique chimique actuelle. Comment cette compréhension empirique de la protection des métaux a-t-elle pu être formulée bien avant l'avènement de la chimie moderne ?
Pour apprécier l'ingéniosité des méthodes anciennes, il faut d'abord comprendre l'ennemi. La rouille n'est pas un simple dépôt de saleté ; c'est le résultat d'une transformation chimique irréversible appelée réaction d'oxydoréduction.
Lorsque le fer est exposé à un environnement humide, un transfert d'électrons s'opère. L'oxygène de l'air, agissant comme un oxydant, réagit avec les atomes de fer en présence d'eau pour former des oxydes de fer hydratés. La formule simplifiée de cette réaction peut s'écrire :
Le problème majeur de la rouille réside dans sa structure. Contrairement à l'aluminium qui forme une couche d'oxyde protectrice et étanche, la rouille est poreuse. Elle laisse l'oxygène et l'humidité pénétrer plus profondément dans le métal, créant un cycle de destruction qui finit par désintégrer totalement la structure. Sans protection, toute construction en fer est condamnée à disparaître.
L'énigme du récit de Dhû l-Qarnayn : Une solution d'ingénieur
Dans la sourate Al-Kahf (La Caverne), le récit de Dhû l-Qarnayn décrit la construction d'une barrière monumentale destinée à protéger un peuple. Les étapes décrites sont d'une précision technique frappante :
L'assemblage : "Apportez-moi des blocs de fer." Il s'agit ici de la structure primaire.
L'apport d'énergie thermique : "Soufflez." En utilisant des soufflets pour attiser le feu, il porte le fer à une température de fusion ou de ramollissement superficiel.
L'application du revêtement : "Apportez-moi du goudron (ou cuivre fondu) pour y verser." C'est ici que réside le génie du procédé. Que l'on traduise le terme arabe Qitran par "goudron" ou par "cuivre fondu" (deux interprétations présentes chez les exégètes), l'objectif scientifique demeure identique : l'isolation hermétique.
Si l'on considère l'interprétation du goudron (ou de la poix), nous sommes face à l'une des premières méthodes de revêtement organique. Le goudron est une substance hydrophobe par excellence. En scellant les pores du fer avec cette matière visqueuse, Dhû l-Qarnayn empêchait physiquement les molécules d'eau d'atteindre la surface du métal. Sans le catalyseur aqueux, la réaction d'oxydation est quasiment stoppée.
Si l'on retient l'interprétation du cuivre fondu, nous passons de la simple protection au domaine de la métallurgie avancée. Verser du cuivre en fusion sur du fer chaud permet de créer une interface métallique. Le cuivre est un métal beaucoup plus noble que le fer (son potentiel d'oxydoréduction est plus élevé). En recouvrant le fer d'une couche de cuivre, on réalise ce qu'on appellerait aujourd'hui un "placage". Le fer est protégé par une "armure" qui ne s'oxyde pas de la même manière, garantissant une longévité de plusieurs millénaires à la structure.
Une connaissance qui défie son temps
La question posée par la précision de ce récit est profonde : comment un homme, dans le contexte de l'Arabie du VIIe siècle, pouvait-il prescrire une méthode de conservation aussi rigoureuse ?
À cette époque, la science expérimentale telle que nous la connaissons n'existait pas. Les notions d'atomes, d'électrons ou de molécules d'oxygène étaient totalement inconnues. Pourtant, l'application pratique décrite dans le Coran suit une logique sans faille :
• Il ne se contente pas de construire une muraille en fer (qui aurait rouillé et cédé en quelques décennies).
• Il identifie le besoin d'un agent de scellement externe.
• Il utilise la chaleur pour assurer une adhésion parfaite entre le support et le revêtement.
C'est cette convergence entre un texte sacré et les lois immuables de la chimie qui suscite l'admiration. On y voit la description d'une solution d'ingénierie globale : la solidité mécanique du fer alliée à la résistance chimique d'un revêtement protecteur.
Aujourd'hui, nous utilisons de la peinture époxy, de la galvanisation au zinc ou des alliages inoxydables pour protéger nos ponts et nos gratte-ciel. Pourtant, le principe fondamental n'a pas changé depuis 1400 ans : séparer le réactif (le fer) de son environnement corrosif (l'oxygène et l'eau).
Le récit de Dhû l-Qarnayn ne se contente pas de raconter une histoire de protection physique contre un envahisseur ; il documente, de manière presque prophétique, une compréhension de la vulnérabilité de la matière. C'est un rappel que la sagesse antique, qu'on la considère comme une observation empirique ou une révélation, possédait déjà les clés pour dompter les éléments et bâtir des ouvrages destinés à défier l'érosion du temps.
M.B.S.M.
La mosquée des Sept Dormants (Tataouine) : un lieu chargé d’histoire
Dans les montagnes surplombant la route de Tataouine à Chenini, dans le sud de la Tunisie, se trouve une curieuse mosquée d’une blancheur immaculée – contrastant avec son environnement – au minaret penché : la mosquée des Sept Dormants. Un patrimoine religieux se faisant l’écho d’une histoire millénaire et d’un célèbre récit spirituel. Explications.
C’est un édifice au nom énigmatique chargé d’histoire et de spiritualité. Au fil des siècles, la mosquée des Sept Dormants est devenue un lieu de pèlerinage et de méditation pour les fidèles musulmans mais aussi pour les touristes friands d’histoire et de spiritualité.
En effet, le nom de la mosquée fait référence au récit des Sept Dormants et aurait été construite en leur honneur. L’histoire des Sept Dormants a de forte similitude avec le récit de la sourate 18 du Coran, Al Kahf (La caverne), et fait référence à une histoire qui puise ses références dans diverses traditions et religions, notamment l’islam et le christianisme.
D’après les récits traditionnels et religieux, sept jeunes gens, persécutés par un roi tyran pour leur foi, auraient cherché refuge dans une grotte. Dieu les endormit, durant plusieurs siècles, dans un sommeil profond.
Une fois réveillés, les jeunes gens sortirent de la grotte mais ne reconnurent pas les us et coutumes de leurs époques et se rendirent compte que les nouveaux habitants avaient finalement adoptés leur foi. La mosquée est ainsi tout un symbole de foi et méditation pour l’ensemble des croyants.
La structure architecturale de la mosquée témoigne également de ce récit avec ses sept colonnes symbolisant les sept dormeurs et les murs ornés de décorations contant leurs histoires. La mosquée n’est pas seulement un lieu de prière, mais aussi un lieu historique incarnant un témoignage spirituel.
Des tombeaux de 5 mètres de long
Le lieu présente une autre particularité tout aussi énigmatique : la présence dans un modeste cimetière juxtaposé à la mosquée, de plusieurs tombeaux géants de plus de 5 mètres de long, dont l’origine reste à ce jour inexpliquée.
D’après d’autres traditions populaires, il s’agirait de sept saints de taille géante qui seraient enterrés dans ces tombeaux de plus de 5 mètres de long. Les récits liés à ce lieu diffèrent selon les coutumes et les croyances des uns et des autres mais toutes considèrent ce lieu comme sacré.
Les origines du village de Chenini, où se trouve la mosquée, remontent au XIIe siècle, lorsque les Berbères se réfugièrent sur ces terres pour échapper à l’invasion des hommes du calife Fatmide Al-Mustansir.
La mosquée aurait été reconstruite à partir d’un oratoire plus ancien, creusé à flanc de montagne. Elle fut agrandie d’une salle construite en 1323 et dotée d’un haut minaret, aujourd’hui très penché.
QNB Group announces the launch of its Annual Report
QNB Group, a leading financial institution in the Middle East and Africa, is pleased to announce the launch of its Annual Report for the year ended 31 December 2025, highlighting another year of strong performance, strategic progress and continued commitment to sustainable value creation.
Despite a challenging global environment marked by geopolitical tensions and shifting monetary policy conditions, QNB Group delivered resilient growth in 2025, supported by a favourable regional macroeconomic backdrop, disciplined execution and a strong balance sheet.
2025 Key Highlights
(Note: QAR/USD conversion at 3.64/22 February 2026)
• Net profit before Pillar Two Taxes increased by 10% year-on-year to QAR 18.4 billion (USD 5.1 billion)
• Operating income rose by 8% to QAR 44.8 billion (USD 12.3 billion), reflecting diversified revenue momentum
• Non-performing loans remained low at 2.6%, underscoring strong asset quality • Total assets grew by 7% to QAR 1.39 trillion (USD 382 billion), supported by strong credit demand across the Group’s international network.
Commenting on the launch of the Annual Report, H.E. Mr. Ali Bin Ahmed Al-Kuwari, Chairman of the Board of Directors of QNB Group, said:
“QNB Group’s Annual Report for 2025 reflects another year of strong performance and continued value creation for our shareholders. The Board remained focused on disciplined capital management, including the ongoing share buyback programme and dividend distributions, while actively overseeing the effective implementation of the Group’s strategy.
In 2025, we approved a new five-year plan reaffirming our aspiration to maintain our leadership position in the Middle East and Africa, alongside a Group-wide climate change strategy and our commitment to Net Zero by 2050. We also continued to strengthen our corporate governance framework to ensure transparency, accountability and resilience as we position the Group for long-term sustainable growth.”
Mr. Abdulla Mubarak Al-Khalifa, Group Chief Executive Officer of QNB Group, added:
“2025 marked another year of strong performance for QNB Group, reflecting our ability to deliver sustainable profitable growth despite a challenging environment. Our leading position in Qatar remains a strong pillar of our overall business model, supported by momentum across key sectors of the economy and our role as a trusted partner to national champions.
In line with Qatar National Vision 2030, we continued to support private sector engagement, advance digitalisation and strengthen our customer-centric capabilities. As we embark on our renewed strategy cycle to 2030, we remain focused on disciplined execution and delivering long-term value for our stakeholders.”
The full Annual Report is now available on QNB Group’s website and can be accessed at: www.qnb.com/sites/qnb/qnbqatar/document/en/enAnnualReport2025
END
About QNB
QNB Group is a leading financial institution in the Middle East and Africa, operating a diversified international banking platform across more than 28 countries and serving millions of customers worldwide. With a strong foundation in Qatar and the GCC, the Group supports corporates, institutions and individuals through an extensive global network.
Marché des Arts du Spectacle Africain d’Abidjan (MASA), Côte d’Ivoire : « Les fugueuses » à l’affiche
La pièce de théâtre « Les Fugueuses » participe au Marché des Arts du Spectacle Africain d’Abidjan (MASA), Côte d’Ivoire, du 11 au 18 avril 2026.
Le MASA est aujourd’hui une biennale internationale qui rassemble, pendant une semaine, des artistes, professionnels du spectacle, programmateurs et publics venus des cinq continents. Il constitue un cadre de promotion, de diffusion, de formation, de distribution et de professionnalisation des arts vivants, tout en favorisant les rencontres et les échanges entre acteurs culturels du monde entier. Plus de 300 spectacles, toutes disciplines confondues, se jouent à travers le district d’Abidjan pour l’édition 2026.
La pièce de théâtre « Les Fugueuses », fruit d’une coproduction entre le Théâtre National Tunisien (TNT) et Ostoura Productions, avec le soutien du ministère des affaires culturelles, réunit six comédiens qui occupent la scène avec Fatma Ben Saidane, Mounira Zakraoui, Lobna Noômane, Oussama Hnayni, Oumaima B’hiri et Sabrine Ben Amor. Dans une création épurée, laissant libre cours à la force du jeu et de l’émotion. Dans une gare, cinq femmes et un homme se retrouvent plongés dans une attente troublante. Pendant quatre-vingt-deux minutes, « ils attendent celle qui ne viendra pas ».
Editorial : Tentations démoniaques … - Par Hassan GHEDIRI
Incorrigibles, très nombreux sont les marchands malhonnêtes qui, semblant se vouer à ‘Dolos’ et ‘Apaté,’ dieux de la tromperie et de la fraude dans la mythologie grecque, ne jurent que par l’arnaque en ce mois saint. Car, malheureusement, la tricherie, devenue un sport national que l’on exerce impudemment dans tous les milieux, tend à pulluler durant le mois du jeune dans notre pays.
Et ce n’est pas un phénomène nouveau mais solidement enraciné dans les habitudes de beaucoup de Tunisiens jusqu’à la normalité. On a à peine quatre jours depuis l’avènement de Ramadan, et voilà les chiffres qui révèlent l’ampleur d’un fléau qui engendre un sentiment d’impuissance majeur.
Le bilan provisoire des opérations de contrôle menées par l’Instance nationale de la sécurité sanitaire des produits alimentaires (INSSPA) entre jeudi 19 février marquant le premier jour du mois du jeûne et avant-hier dimanche, fait ainsi état de la confiscation de près de 72 tonnes de produits et denrées alimentaires variés destinés à la consommation, présentant plusieurs anomalies de conformité aux règles sanitaires.
Ce bilan ne concerne bien évidemment que les inspections de l’INSSPA. Les autres structures et organismes publics dédiés à la lutte contre les fraudes qui mettent les bouchés doubles pendant Ramadan devraient signaler, de leur côté, énormément d’infractions et déclarer beaucoup de violations aux lois du commerce et aux normes de la transparence et de la protection des consommateurs.
Quoi qu’il en soit, les chiffres déclarés sur les saisis et les verbalisations ne seraient que la partie émergée de l’iceberg. Dieu seul sait combien de marchands sans scrupules réussissent à arnaquer les consommateurs et à tremper la vigilance des services anti-fraude. Devant la flambée généralisée des prix et la détérioration du pouvoir d’achat des ménages qui n’arrêtent d’ailleurs pas à désavouer le recul présumé de l’inflation, les pouvoirs publics sont obligés d’agir avec beaucoup plus de fermeté contre les escrocs.
Il faut cependant avoir le courage et l’honnêteté pour avouer que la fraude est comme une expertise que l’on tache à acquérir à un âge précoce dans nos murs. Il ne s’agit point du fruit d’un simple dérapage comportemental à l’adolescence d’un individu qui évolue pour devenir partie prenante de sa personnalité.
La fraude est désormais tellement ancrée dans les habitudes des gens qu’elle semble prendre la forme d’un culte. L’on peut même affirmer sans risque de se tromper que la malhonnêteté est un dénominateur commun de la majorité des rapports entre les gens. Pour devenir aujourd’hui monnaie courante et pulluler tellement pendant les périodes de grande consommation comme le mois de Ramadan, l’arnaque a toujours trouvé les conditions exemplaires pour se développer.
Le fléau ne pouvait se proliférer sans le sentiment de l’impunité encouragé par des lois peu dissuasives et la passivité complice des autorités supposées veiller sur suprématie des règles. D’aucuns pensent en effet que les autorités sont directement responsables de la situation parce qu’elles hésitent souvent à frapper vite et fort sur les mains des contrevenants. Dans toute circonstance, lorsque les lois sont tellement obsolètes, elles deviennent des entraves qui empêchent les punitions drastiques.
Au-delà la riposte technique dont l’impact est souvent ponctuel, le phénomène implique également des réponses culturelles et éducatives susceptibles de corriger les dérapages dans le long terme. Il s’agit de restaurer l’éthique et l’honnêteté et de forger des citoyens respectueux et responsables qui ne cèdent pas aux tentations démoniaques.
H.G.
« Nuits de Ramadan » à Sousse : Zied Gharsa donne le la et « Les fugueuses » clôturent le festival
Par Imen Abderrahmani
Huit rendez-vous sont à l’affiche de la 8ème édition des « Nuits de Ramadan » à Sousse, annoncée du 26 février au 8 mars et faisant la part belle aux artistes tunisiens.
Comme d’autres villes du pays, Sousse fait du mois saint un temps de rencontre entre spiritualité, mémoire patrimoniale et expression artistique. Ainsi, pour cette 8ème édition de son festival ramadanesque, les organisateurs ont choisi de miser sur trois espaces culturels afin d’insuffler une dynamique artistique à la ville et de cibler différents publics.
Portée par le Commissariat régional des affaires culturelles de Sousse, la manifestation investira les scènes du Théâtre municipal de Sousse, la maison de la culture Ali Douagi et la coupole du musée El Kobba, joyau de la médina de Sousse, célèbre pour son dôme plissé en zigzag unique en Tunisie. Les deux soirées prévues dans cet espace extraordinaire, chargés d’histoires et témoin de l’ingéniosité de ses bâtisseurs sera une bonne occasion pour échanger sur l’histoire de quelques monuments qui font le charme de la médina de Sousse, et sur les mécanismes permettant non seulement sa sauvegarde mais aussi sa valorisation et sa promotion.
Figure majeure du malouf tunisien, Zied Gharsa donnera le 26 février au Théâtre municipal de Sousse le ton, proposant au public un bouquet de malouf et « mouachahat » et une bonne sélection de ses propres chansons. Une soirée placée sous le signe de l’authenticité, de la mémoire et de cette tradition musicale qui continue d’émouvoir toutes les générations.
Le 2ème rendez-vous qu’accueillera La coupole du musée El Kobba (Médina de Sousse) sera dédié au « Nay » avec un spectacle de Nabil Abdelmoula. « L’art du nay » ainsi s’intitule ce concert qui mettra en lumière la dimension contemplative de cet instrument considéré parmi les plus anciens instruments encore en usage, et dont les sonorités épousent l’atmosphère méditative du Ramadan.
Un seul rendez-vous international est annoncé : Le 28 février à la Maison de la culture Ali Douagi avec à l’affiche le quintette du virtuose turc Aytaç Dogan, maître du qanûn, dont le style unique et la technique à un seul plectre lui valent une reconnaissance mondiale. Sa musique mêle traditions turques, influences arabes et accents jazz contemporains.
Le tarab, à chacun sa recette !
La manifestation proposera, le 5 mars, un rendez-vous mettant à l’honneur des artistes de la ville. Le Chœur de la ville de Sousse, dédié au malouf et à la musique andalouse, se produira sous la direction de l’artiste Fethi Bousnina, invitant les mélomanes à un voyage rythmé à travers un répertoire de chansons et de « mouachahat ».
Toujours au Théâtre municipal de Sousse et avec ces chansons du bon vieux temps, ces chansons quoi ont façonné la mémoire musicale tunisienne, le public est invité à un rendez-vous réunissant l’Orchestre Symphonique de la ville de Sousse et deux artistes de talent Lotfi Bouchnak et Mohamed Ben Salah. Cette rencontre inédite est le fruit d’un projet ambitionnant de conjuguer puissance orchestrale et intensité émotionnelle propre au tarab.
L’Association de musique arabe de Sousse proposera « Trésors du Tarab » avec la participation de Chokri Omar Hannachi et ce le 7 mars au Théâtre municipal de Sousse, tandis que la chanteuse Roaa Nasser présentera, le 8 mars, sous la Couple du musée El Kobba, « Qanadil ».
La clôture sera théâtrale avec une création qui résonne bien ces derniers mois « Les fugueuses » de Wafa Taboubi. Création du Théâtre National Tunisien, l’œuvre a remporté le Tanit d’or des Journées théâtrales de Carthage (JTC), le Grand Prix du Meilleur Spectacle (Prix Cheikh Dr Sultan Bin Mohamed Al Qasmi) lors de la 16ème édition du Festival du Théâtre Arabe en janvier 2026 et le prix de la meilleure œuvre à la 3ème édition du Festival National du Théâtre Tunisien « Saisons de la création ».
Imen. A.
Grand prix de la ville de Tunis : Ouverture des candidatures
La Municipalité de Tunis a annoncé l’ouverture des candidatures pour le Grand Prix des arts plastiques de la Ville de Tunis, édition 2026, invitant les artistes plasticiens tunisiens à présenter leurs créations les plus récentes et innovantes.
Les participants peuvent soumettre une seule œuvre relevant de la céramique d’art ou des techniques textiles (fibres naturelles, tapisserie artistique…).
Le concours est doté de prix financiers d’un montant total de 15 000 dinars tunisiens, répartis entre 8 000 dinars pour le premier prix, 4 000 dinars pour le deuxième et 3 000 dinars pour le troisième. Les artistes souhaitant participer doivent envoyer leur dossier par courrier électronique à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser..
Les candidatures doivent être déposées au plus tard le 17 mars 2026. Les artistes sélectionnés seront annoncés le 24 mars 2026, tandis que la date limite de remise des œuvres est fixée au 2 mai 2026. Toute candidature ne respectant pas les conditions énoncées sera automatiquement rejetée. La Municipalité de Tunis encourage les artistes plasticiens à prendre part à cette édition, qui célèbre la créativité et l’innovation dans le domaine des arts plastiques.
Cette initiative vise à encourager la création artistique et à affirmer le rôle de la Municipalité de Tunis dans le paysage artistique national.
Festival de la chanson tunisienne : Les noms des artistes sélectionnés dévoilés
Le Comité d’organisation du Festival de la Chanson Tunisienne a annoncé les résultats des œuvres retenues dans les différents concours du festival, organisé sous l’égide du ministère des Affaires culturelles du 5 au 8 mars 2026 pour cette 24ème édition présidée par Chaker Cheikhi.
Les sept candidats retenus au concours de chant sont : Lotfi Dahmani, Jihene Gaidi, Yasmine Sabri, Nadhir Tayeb, Ghofrane Jemili, Aymen Ben Chikha et Molka Maaroufi.
Les neuf artistes à la compétition de la composition instrumentale sont : Mohsen Matri, Outail Maaoui, Amine Ayadi, Walid Soussi, Karim Trabelsi, Miled Molki, Mohamed Marouane Dhaoui, Hatem Frikha et Saifeddine Bouraoui.
les participants retenus au concours de production de chansons comprend Najoua Omar, Omayma Haouet, Raoudha Abdallah, Mohamed-Ali Aidi, Zina Saad, Mounir El Mehdi, Asma Cherif, Ousama Lajili, Ahmed Antar, Roua Ben Khadija, Mohamed-Taher Sohbi Wanki, Khaled Slama, Mohamed-Taher Sehibi, Hassene Atta, Ahmed Mejri, Amira Abdesselem, Leila Mustapha, Farah Meraihi, Nader Ghenim et Chedy Zanagui.
Victime de messages racistes : La FTF apporte son soutien à Hannibal Mejbri
La Fédération tunisienne de football a apporté son soutien au milieu de terrain de Burnley Hannibal Mejbri qui a reçu un message raciste, suite au match nul face à Chelsea en Premier League.
La FTF a, également, salué la position du club anglais qui a soutenu son joueur tunisien, appelant toutes les parties concernées à fournir les efforts nécessaires pour faire face à ces comportements inacceptables et préserver les valeurs du sport.
Hannibal Mejbri a publié, samedi dernier, une capture d’écran d’un message privé à caractère raciste, dans lequel il est insulté et qualifié de "singe terroriste" et écrit "On est en 2026 et il existe encore des gens pareils, éduquez-vous et vos enfants".
















