Muhammad (s.a.w.) ou l’excellence de la transparence : Une biographie sans ombres
La vie du Prophète Muhammad (s.a.w.) se distingue par sa transparence absolue. Contrairement aux figures mythiques ou voilées par le temps, sa biographie est un livre ouvert, riche de détails authentifiés. Cette clarté historique transforme l'étude de sa vie en une source de conviction rationnelle et de dévotion inébranlable.
Dans l’histoire de l’humanité, rares sont les figures dont l’existence a été scrutée avec autant d’acuité que celle du Saint Prophète Muhammad (s.a.w.). Si la plupart des grands fondateurs de civilisations ou de courants spirituels s'effacent derrière le voile du temps, du mythe ou du mystère, la vie du Fondateur de l’Islam se présente à nous comme un livre ouvert, une œuvre magistrale dont chaque page est saturée de détails, de faits vérifiables et d'anecdotes authentifiées.
Cette clarté n’est pas un simple détail historique ; elle est le fondement même d’une foi qui se veut rationnelle, réfléchie et inébranlable. Affirmer qu’une vie est un « livre ouvert » signifie accepter que chaque recoin de cette existence soit exposé à la lumière, y compris aux regards les plus critiques. Il est vrai que cette abondance de détails biographiques a parfois servi de terreau à des critiques malveillantes. Là où le mystère protège, la transparence expose. Cependant, c’est précisément là que réside la force singulière de la vie du Prophète (s.a.w.).
Lorsqu'une existence est obscure ou légendaire, elle échappe certes à la critique, mais elle échappe aussi à la pleine conviction. On ne peut s’attacher totalement à ce que l’on ne connaît qu’à moitié. À l'inverse, une vie riche en détails permet un examen rigoureux. Une fois que les critiques sont analysées avec honnêteté et que les fausses interprétations sont écartées, ce qui subsiste est une dévotion d'une pureté inégalée.
La confiance du disciple ne repose plus sur une foi aveugle, mais sur une certitude nourrie par la connaissance. Cette vie, une fois comprise dans toute sa profondeur, possède un charme irrésistible qui captive l’âme pour toujours. Le texte souligne une lacune majeure dans de nombreuses traditions religieuses : le divorce entre la doctrine et le docteur.
Un livre religieux ne peut véritablement transformer un cœur que si l’on connaît intimement le maître qui l’a apporté. La révélation divine n’est pas un contenu abstrait tombé du ciel ; elle est incarnée par un homme dont la conduite doit être le reflet vivant des paroles qu’il prononce.
Prenons l’exemple de la tradition hindoue. Bien que les Védas soient honorés comme des textes sacrés de haute importance, l’histoire est restée muette sur les rishis (sages) qui les ont reçus. Cette absence de monographie historique crée une distance : on possède le message, mais on ignore tout de la moralité, de l'héroïsme ou du quotidien du messager.
Le lien humain, essentiel à l'inspiration, se trouve ainsi rompu. Le constat est tout aussi frappant lorsque l'on observe l'approche de certains savants juifs et chrétiens. Dans un élan de critique textuelle parfois autodestructrice, certains n’hésitent pas à ternir l’image de leurs propres prophètes, les présentant parfois sous des traits qui contredisent la dignité de leur mission.
C’est une erreur fondamentale de perspective : comment une révélation peut-elle être jugée crédible si celui qui en est le réceptacle est présenté comme faillible ou moralement ambigu ?
Si le porteur du message est entouré de mystères impénétrables ou de doutes persistants, le choix divin devient incompréhensible. Dieu, dans Sa sagesse, ne choisirait pas un intermédiaire dont la vie ne pourrait pas servir de preuve à la véracité du message. La clarté de la vie du Prophète Muhammad (s.a.w.) vient combler ce vide, offrant une harmonie parfaite entre la parole révélée (le Coran) et l’homme qui l’a vécue (la Sunna).
Pourquoi l’histoire de l’Islam a-t-elle conservé jusqu’à la manière dont le Prophète (s.a.w.) souriait, dormait ou traitait ses adversaires dans la défaite comme dans la victoire ? Parce que la mission d'un Prophète est universelle. Pour guider l'humanité, il ne suffit pas de donner des commandements ; il faut démontrer qu'ils sont applicables.
Une vie aussi « ouverte » permet à chaque individu, quel que soit son siècle ou sa condition sociale, de trouver un écho à ses propres épreuves dans la vie du Maître. La richesse des détails biographiques transforme le Prophète (s.a.w.) en un modèle vivant, palpable et intemporel. C'est cette proximité, cette humanité sublimée par la grâce divine, qui engendre chez les fidèles une conviction que nulle autre biographie ne saurait inspirer.
Bien que l’immensité d’une telle vie ne puisse être résumée en quelques pages, même un aperçu rapide suffit à révéler une grandeur hors du commun. Étudier la vie du Prophète Muhammad (s.a.w.), c’est s’engager dans un voyage où la réflexion mène nécessairement à l’admiration. C’est découvrir que la vérité n’a pas besoin de l’ombre pour briller ; elle s’épanouit dans la pleine lumière de l’histoire.
En fin de compte, la vie du Saint Fondateur de l’Islam demeure le témoignage le plus éclatant de la sollicitude divine : un guide dont chaque instant de vie a été préservé pour que personne ne puisse dire qu’il est impossible de suivre le chemin de Dieu.
L’Aube de la Prophétie : Le portrait de l’Arabie au VIe siècle
L’histoire de l’humanité connaît des moments de basculement où l’obscurité semble si dense qu’elle appelle nécessairement une lumière nouvelle. C’est dans ce contexte de crépuscule spirituel, en août 570 de l’ère chrétienne, que naquit à La Mecque celui qui allait transformer le cours de l’histoire : Muhammad (s.a.w.), le « Loué ».
Pour saisir l’ampleur de sa mission, il est impératif de s’immerger dans l’atmosphère de la péninsule arabique de l’époque, une terre de contrastes où la noblesse du lignage se heurtait à la déchéance des pratiques religieuses. Le paradoxe de la société mecquoise résidait dans son origine. Les Arabes de cette époque n’étaient pas ignorants de la figure d’Abraham (a.s).
Au contraire, ils s’en revendiquaient avec fierté, se sachant les gardiens de son héritage et les descendants directs de son fils Ismaël (a.s). Ils reconnaissaient en lui le patriarche qui avait prêché l’unicité absolue de Dieu (le Tawhid).
Cependant, au fil des siècles, cette foi pure s’était altérée. Par un glissement psychologique et spirituel complexe, la conscience de la transcendance divine était devenue source d’intimidation. Le Dieu d'Abraham commençait à sembler trop lointain, trop pur, trop inaccessible pour l'homme ordinaire chargé de ses péchés et de ses préoccupations terrestres.
C’est ici que s’est enracinée l’erreur fondamentale des Mecquois. Ils ne niaient pas l’existence d’un Dieu Créateur suprême, mais ils estimaient que des intercesseurs étaient indispensables pour combler le fossé entre l’humain et le divin.
Leur logique, bien que primitive, suivait un raisonnement précis : si Abraham (a.s) était un être d’une sainteté exceptionnelle capable de dialoguer directement avec le Créateur, l'homme du commun, lui, avait besoin de "ponts". Ils commencèrent alors à sculpter des effigies de personnes saintes et droites du passé.
Ces idoles n'étaient pas, au départ, perçues comme des dieux en soi, mais comme des avocats célestes. En leur offrant des sacrifices et des prières, les Mecquois espéraient que ces figures respectées plaideraient leur cause auprès du Tout-Puissant.
Cette déviation illustre un phénomène récurrent dans l’histoire des religions : la transformation du respect pour les saints en une adoration rituelle, finissant par occulter la divinité elle-même.
La Ka‘ba : Un Sanctuaire Défiguré
Le symbole le plus frappant de cette déchéance était l’état de la Ka‘ba. Ce temple, originellement érigé par Abraham et Ismaël (a.s) comme la première maison dédiée exclusivement au culte monothéiste, était devenu le panthéon du polythéisme arabe.
À la naissance du Saint Prophète (s.a.w.), on rapporte que l'enceinte sacrée abritait trois cent soixante idoles. Ce chiffre n’était pas le fruit du hasard ; il correspondait aux jours de l’année lunaire.
Chaque jour, chaque tribu, chaque besoin spécifique avait son idole attitrée. La maison du Dieu Unique était devenue un marché aux divinités, où la spiritualité s'était fragmentée en une multitude de superstitions locales.
L'absence de prophète ou de guide spirituel pendant plusieurs siècles avait laissé le champ libre à une imagination religieuse sans frein. L’idolâtrie, une fois acceptée comme norme, ne connaît plus de limites. Elle s'étendit au-delà de La Mecque pour saturer chaque centre urbain et chaque campement bédouin de la péninsule.
Les Mecquois vivaient dans une forme de confort intellectuel illogique : ils honoraient Abraham (a.s) tout en pratiquant exactement l'inverse de ce qu'il enseignait. Ils se considéraient comme les héritiers de la tradition, alors qu'ils en avaient détruit l'essence.
Le monde dans lequel Muhammad (s.a.w.) a ouvert les yeux était donc un monde en attente. L’Arabie était plongée dans une "Jahiliyya" (ère d'ignorance) non pas par manque de culture ou d'intelligence, mais par une déconnexion totale avec la vérité spirituelle. Les conditions étaient mûres pour que surgisse celui qui allait briser ces idoles de pierre, mais surtout les idoles mentales, afin de restaurer le lien direct et sans intermédiaire entre chaque être humain et son Créateur.
La mission du Saint Prophète (s.a.w.) ne serait pas d’apporter une religion radicalement nouvelle, mais de purifier l’héritage abrahamique de ces siècles de sédiments polythéistes pour ramener l'humanité à la simplicité du monothéisme pur.
Entre désert de savoir et paradoxes de l’âme
À l’aube de la naissance du Prophète Muhammad (s.a.w.), la péninsule arabique offrait le spectacle d’une société aux contrastes saisissants, oscillant entre une ignorance intellectuelle profonde et une noblesse de caractère singulière. Si les Arabes de cette époque cultivaient avec une passion jalouse leur tradition orale, faisant de la poésie et de l’éloquence le cœur de leur identité, leurs ambitions académiques demeuraient embryonnaires.
Dans cette vaste étendue désertique, les écoles étaient inexistantes et l’on ne comptait à La Mecque qu’une poignée d’individus capables de manier la plume. Leur savoir ne se trouvait pas dans les livres d’histoire ou de géographie, mais dans les étoiles : l’astronomie était leur seule science vitale, boussole indispensable pour naviguer dans l’immensité mouvante des sables sans aucun point de repère.
Sur le plan éthique, le peuple arabe se distinguait par des mœurs paradoxales où le vice côtoyait souvent une générosité démesurée. L’ivresse, loin d’être condamnée, était érigée en vertu sociale. L’homme idéal était celui qui multipliait les banquets et les beuveries, conviant amis et voisins jusqu’à cinq fois par jour pour afficher sa richesse.
Cette même démesure se retrouvait dans leur pratique du jeu de hasard, devenu un véritable sport national. Pourtant, l’intérêt n’était pas le gain personnel : le gagnant avait l’obligation morale de régaler l’assemblée. Plus étonnant encore, le jeu servait de mécanisme de financement pour les conflits armés ; les chefs de tribus s'en remettaient au sort pour désigner celui qui assumerait le poids financier des batailles, une méthode qui préfigurait curieusement les systèmes modernes de collecte de fonds de défense.
Étrangers aux commodités de la civilisation sédentaire, les Arabes étaient pourtant des marchands intrépides. Leurs caravanes sillonnaient des terres lointaines, de l’Abyssinie à l’Inde en passant par la Syrie, pour rapporter des soieries précieuses et des épées indiennes renommées. À l’exception des centres urbains commerçants et des régions fertiles du Yémen, l’Arabie restait le domaine des Bédouins, un peuple fier vivant dans une simplicité rude, mais connecté au reste du monde par un réseau commercial florissant.
C’est dans ce creuset de contradictions, entre une barbarie apparente et un code d’honneur indomptable, que se préparait le terrain pour une révolution spirituelle sans précédent.
(A suivre...)
Centre Culturel International de Hammamet : Ces veillées « Au Clair de la Lune »
Par Imen Abderrahmani
Musique tunisienne et piano occidental s’y rencontrent au Centre culturel International de Hammamet et ce à partir de demain et jusqu’au 8 mars dans un dialogue sensible entre mémoire et création contemporaine, « Au Clair de la Lune ».
Au cœur de Hammamet, dans l’écrin blanc et lumineux de Dar Sebastian, la musique retrouve la douceur des soirs ramadanesques. Du 2 au 8 mars 2026, la manifestation « Au Clair de la Lune » revient pour une édition intitulée « L’ombre de la Maison Sebastian », promesse d’un voyage sonore entre héritage et modernité.
Centre Culturel International de Hammamet : Ces veillées « Au Clair de la Lune »z
Une invitation pour insuffler de la vie, de la musique, aux murs de cet édifice chargé d’histoires, témoin des rêves de Sebastian son fondateur et son premier propriétaire, et de tous les artistes qui ont défilé au fil des années et des saisons sur sa scène.
Fidèle à l’esprit du lieu, où les cultures dialoguent depuis des générations, cette édition célèbre l’identité musicale tunisienne tout en l’ouvrant à d’autres horizons. Le pari artistique est audacieux : faire se rencontrer les influences méditerranéennes et sahariennes qui irriguent le patrimoine musical tunisien avec les sonorités du piano occidental.
Plus qu’une simple fusion, il s’agit d’une réinvention. Le piano, instrument venu d’ailleurs, se laisse imprégner par les modes orientaux et la spiritualité des rythmes tunisiens, devenant à son tour porteur d’une sensibilité nouvelle.
Chaque soirée dévoilera une facette singulière de cette exploration. Demain, le lundi 2 mars, la Chorale Dhikra dirigée par Hichem Ben Oumar ouvrira le bal avec « Fragments », suivie de « Histoires Méditerranéennes » de Mohamed Raja Farhat.
Le mardi, 3 mars, Ahmed Jelmam livrera « Houyam… Passion des cœurs », une traversée vibrante des émotions. La soirée d’après, c’est Mohamed Jebali qui sera au rendez-vous, présentant « Tsaltina », tandis qu’Ahmed Rebai proposera « Roubaiyat », le 5 mars.
Asma Ben Ahmed invitera, le 6 mars, le public à partager l’atmosphère intimiste de « Ahwa » (J’adore). Mohamed Ali Becheikh apportera une touche contemporaine et lumineuse avec son spectacle « Emerald ».
Pour la clôture, le dimanche 8 mars, le public découvrira « Attakbira » de Montasser Bazzaz avec une mise en scène de Houssem Sahli et « Dans l’ombre de la scène » de Halima Daoud, figure majeure de la scène théâtrale et télévisée tunisienne qui fait son grand retour.
Lancée en 2019, « Au Clair de la Lune » s’inscrit dans une démarche artistique et spirituelle en harmonie avec l’esprit du Ramadan. Tous les spectacles commencent à 21h00, à Dar Sebastian, sous la lune complice de ces veillées musicales bien rythmées.
Imen. A.
Editorial : Une guerre et des scénarii …
Par Chokri Baccouche
Comme il fallait s’y attendre, les Etats-Unis et Israël ont lancé, hier, une offensive militaire conjointe contre l’Iran. Les médias rapportent que deux fortes détonations ont été entendues à Téhéran, quelque temps après que deux panaches d’une épaisse fumée ont commencé à s’élever dans le centre et l’est de la capitale iranienne. Des explosions ont été également signalées dans d’autres villes, notamment Tabriz, Ispahan et Qom.
Fidèles à leur coutumière stratégie militaire, les Américains ont apparemment entamé les hostilités par une attaque aux missiles sur des cibles triées sur le volet. Nullement surprenante, cette nouvelle agression américano-sioniste était tout à fait prévisible.
Ses signes avant-coureurs se sont multipliés ces dernières semaines à la faveur du déploiement militaire américain massif dans la région. Pas moins de trois porte-avions, de nombreux destroyers et plusieurs milliers de GI’S ont été en effet dépêchés et tout porte à croire que la date du déclenchement des hostilités avait été déjà fixée depuis plusieurs semaines.
Les déclarations de la Maison Blanche selon lesquelles Washington cherche à résoudre la crise qui l’oppose au régime des mollahs au sujet du nucléaire par la voie pacifique et le marathon des négociations, qui ont réuni à ce propos ces derniers jours des responsables américains et iraniens, n’étaient finalement que de la poudre aux yeux.
En plaçant très, très haut la barre de leurs exigences au sujet, non pas seulement du nucléaire mais également du programme des missiles balistiques, les Américains savaient pertinemment que les Iraniens ne pouvaient logiquement accepter l’oukase washingtonien au risque de compromettre leur sécurité nationale. La manœuvre dilatoire des dirigeants américains, usée du reste à la corde, visait tout simplement à gagner du temps.
Le temps d’ameuter la cavalerie, mettre en place toutes les composantes de la machine de guerre et préparer l’opinion publique américaine et internationale à coups de propagande fondée sur des prétextes fallacieux devant justifier cette nouvelle et énième agression léonine et illicite contre un pays souverain.
La réaction des Iraniens contre cette énième agression américano-sioniste menée en parfaite violation du droit international et de la charte des Nations unies ne s’est pas faite attendre. Plusieurs bases militaires américaines établies dans de nombreux pays du Golfe ont ainsi fait l’objet d’attaques aux missiles et aux drones menées par les Gardiens de la révolution qui ont affiché leur détermination à rendre aux agresseurs la monnaie de leur pièce.
Les sirènes d’alerte ont retenti dans de nombreuses villes israéliennes dans l’éventualité d’une telle riposte et l’espace aérien sioniste a été également fermé jusqu’à nouvel ordre.
La guerre en cours contre l’Iran sera-t-elle limitée dans le temps ou a-t-on affaire, cette fois-ci, à un conflit longue durée ? Difficile dans l’état actuel des choses de répondre à cette question avec précision. Plus exactement, cela dépend des intentions réelles de Washington et de son allié israélien.
L’une des hypothèses plausibles est que le duo américano-sioniste cherche à travers cette agression à affaiblir des capacités militaires spécifiques incluant les défenses anti-aériennes, les missiles balistiques et les infrastructures nucléaires mais sans pour autant viser le renversement du régime. Dans ce cas, l’Iran pourrait répondre par des attaques ciblées contre des bases américaines dans le Golfe, sans nécessairement déclencher une guerre régionale ouverte.
Mais si d’aventure les Américains veulent le beurre, l’argent du beurre et le sourire de la crémière, c’est-à-dire la chute du régime des mollahs et la neutralisation totale des capacités nucléaires et militaires de l’Iran, l’affaire prend une tout autre dimension et pourrait déboucher sur une guerre plus longue, plus large et aux retombées potentiellement catastrophiques sur la région voire bien au-delà.
Les experts s’accordent en effet à penser qu’une guerre prolongée va inévitablement générer de sombres perspectives avec l’entrée en lice dans le conflit, de manière directe ou indirecte, d’autres acteurs et protagonistes.
Dans cette région moyen-orientale à gros enjeux géopolitiques et stratégiques et qui fait l’objet de toutes les convoitises, une guerre longue durée pourrait se répandre comme une trainée de poudre et ouvrir la voie à une confrontation régionale plus large voire déboucher sur un conflit mondialisé.
On imagine mal en effet que les pays amis de l’Iran, qui représente un véritable poumon énergétique pour des pays comme la Chine, vont rester les bras croisés et assister en spectateurs passifs à la mise à mort programmée de leur allié et partant… de leur propre économie. Bien évidemment, l’Iran n’est pas le Venezuela dont le président, Manuel Maduro, a été enlevé et transféré aux Etats-Unis pour y être jugé comme un vulgaire malfrat.
Disposant d’un potentiel militaire non négligeable qui a donné la preuve formelle de son efficacité lors de la dernière guerre de 12 jours l’ayant opposé à Israël, l’Iran est capable de tenir la dragée haute à ses agresseurs. Les prochains jours nous éclaireront certainement un peu plus sur les véritables visées de cette expédition guerrière américano-sioniste qui menace de plonger le monde dans affres du chaos et de l’incertitude…
C.B.
Mort de Ali Khamenei : La CNN confirme et évoque des preuves
Quelques heures après l’attaque menée contre l’Iran par les États-Unis et l’entité sioniste, la chaîne américaine CNN a confirmé la mort du guide suprême de la révolution iranienne, Ali Khamenei et affirme que les Américains disposent de photos prouvant cette nouvelle.
Rappelons que le Premier ministre de l’occupation, Benjamin Netanyahu, a annoncé, plus tôt dans la soirée, qu’il y a "de nombreux signes" que Khamenï a été tué lors d’une attaque israélienne sur un complexe gouvernemental. Cependant, des sources iraniennes ont démenti cette nouvelle directement après son annonce, affirmant que Khameneï et le président de la République islamique, Masoud Pezeshkian, sont sains et saufs.
Ligue 1 (22e J.) : L’Etoile sur sa lancée, le ST cartonne
Cette seconde partie de la 22e journée a été intéressante à suivre. Surtout pour évaluer la réaction des Stadistes après leur défaite au derby et pour confirmer le renouveau de l’Etoile.
A La Marsa, on a presque tout vu, y compris des épisodes tristes qui ne servent en rien le sport et qui dépassent les limites tolérées de la réaction des supporters. Lorsqu’on lance une vague d’injures, injustifiées, à un joueur, qui de plus est appartient au club encouragé par ces mêmes supporters, on ne peut que rester pantois. Ce fut, au début, pour Amor Traidi qui a même été menacé par un supporter descendu des tribunes, puis ce fut le tour du gardien et capitaine Sami Hlel qui n’a pas pu supporter ces dérives et a préféré s’éclipser à la mi-temps !
C’est dire que le comportement de beaucoup de supporters est loin de respecter les joueurs et l’assistance présente au stade et c’est l’ASM lui-même qui en paie les frais.
Le match, pour sa part, était équilibré jusqu’au penalty justement accordé aux Stadistes et bien transformé par Aamanallah Habboubi (34’). La suite fut plus facile pour les gars du Bardo qui ont profité de leur supériorité numérique pour corser la note et rentrer avec une large victoire (0-4) grâce aux autres buts réussis par Youssef Saafi (42’), Wael Ouerghemmi (59’) et Youssef Deflaoui, la dernière recrue de l’équipe (84’). Une belle victoire qui relance les Stadistes et les rapprochent du duo de tête. Pour les Marsois, la défaite n’a rien d’alarmant, mais les responsables ont du pain sur la planche pour imposer plus de discipline à tous les niveaux.
A Sousse, l’Etoile a largement dominé un AS Soliman qui s’est vite retrouvé en infériorité numérique après l’expulsion d’Oussama Hichri (18’). Les Saheliens ont finalement trouvé le chemin des filets avec l’aide du malchanceux Babacar Diarra qui a trompé son propre gardien (62’). Ainsi, l’Etoile continue sa remontée alors que l’ASS doit agir le plus vite possible pour espérer quitter la zone rouge.
A Bizerte, le match CAB – USM a été équilibré à tous les niveaux et la parité blanche (0-0) a respecté la logique.
Kamel ZAIEM
Résultats
ASM – ST (0-4)
CAB – USM (0-0)
ESS – ASS (1-0)
Prix des loyers en Tunisie : Que faire pour les adapter à la formule «location-vente » ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Comment adapter les prix des loyers à la formule dite «Location-vente» ? Telle est la proposition de loi examinée actuellement par l’ARP afin de permettre aux ménages à faible revenu d’accéder à la propriété ?
L’organisation de la location des locaux destinés à l’habitation, telle est la proposition présentée à la Commission de la législation générale par un groupe de députés afin d’adapter les prix des loyers à la formule dite « location-vente ». Selon l’Organisation tunisienne pour informer le consommateur, les prix des loyers peuvent atteindre les 40% des revenus des ménages, ce qui rend presque impossible l’acquisition d’un logement suivant ladite formule.
Pour les initiateurs de cette proposition, il devient, alors, urgent de plafonner les prix des loyers proposant des seuils fixés par le ministère des Domaines de l’Etat. Qu’en est-il, justement, des prix des loyers en cours actuellement ?
Pour l’expert en bâtiment et en immobilier, Rached Mathlouthi : « Selon les données de l’Institut national de la statistique, les loyers ont augmenté d’environ 29 % entre 2020 et 2024, surtout dans les grandes villes. Les prix des loyers sont en hausse particulièrement dans le Grand Tunis, et dans les villes côtières.
A titre indicatif, une chambre + salon se loue en moyenne entre 450 et 700 TND, tandis que le loyer d’un appartement de trois chambres dépasse souvent les 1100 dinars dans le centre-ville et les quartiers avoisinants. A noter également que le marché est orienté à la hausse (environ +4% en 2025), avec une forte demande pour les S+1 et les S+2/3 ».
De son côté, la députée Olfa Marouani, l’une des initiatrices de cette proposition, a appelé à la révision de la loi n° 35 de 1976, qui encadre les relations entre bailleurs et locataires et de refixer la durée des baux et la révision des loyers. Que prévoit, justement, cette nouvelle initiative ?
Régulation…
Dans une intervention accordée à l’Economiste, la députée Olfa Marou a indiqué que « l’Etat doit réguler le marché locatif et fixer des règles claires en matière de prix, comme le font plusieurs pays développés. Notre proposition de loi prévoit de rendre ainsi obligatoires les contrats de location écrits, selon un modèle unifié. Elle impose également l’enregistrement de ces contrats et de toute modification ultérieure. Le texte introduit des sanctions financières contre les contrevenants. Enfin, la proposition fixe un plafond maximal pour les loyers.
Elle limite aussi les augmentations à 5 % du montant du loyer tous les deux ans, avec un maximum de cinq hausses sur toute la durée du contrat ». Même, par ailleurs, si cette proposition de loi pourrait aider à réguler le marché, certains experts estiment que le logement social constitue la solution idéale pour résoudre la crise du logement en Tunisie.
A cet effet, l’expert Rached Mathlouthi nous a confié : « Il est devenu urgent de revoir toute notre politique relative au secteur du logement en réformant les statuts des deux principaux acteurs, en l’occurrence la Société nationale immobilière tunisienne (SNIT) et la Société de promotion des logements sociaux (SPROLS). Les nouveaux amendements doivent permettre aux deux sociétés publiques d’élargir leurs missions en valorisant le foncier public qui leur est attribué et en renforçant leur rôle social.
La SNIT continuera d’assurer la vente de logements sociaux, tandis que la SPROLS maintiendra ses offres destinées aux salariés, via des formules de vente directe avec facilités de paiement ou de location-accession.
Aussi, ces ajustements permettront aux deux sociétés de vendre des logements sociaux financés par le Fonds de Promotion du Logement Social (FOPROLOS) à des salariés sous forme de contrats de location-vente ou à des conditions plus accessibles ».
Reste à savoir si ces réformes ouvriront enfin une porte que tant de Tunisiens cherchent encore à franchir : celle d’un logement digne et accessible.
M.B.S.M.
Industrie : L’ambition de doubler les exportations est-elle réaliste et réalisable?
Par Hassan GHEDIRI
Notre pays possède tous les atouts qui lui permettraient de multiplier par deux la valeur de ses exportations d’ici cinq ans, mais…
63,7 milliards de dinars correspondent à la valeur globale des exportations tunisiennes réalisées au cours de l’année 2025, et ce, selon les chiffres officiels communiqués par l’INS. Cela donne une hausse de l’ordre de 2,6% par rapport à 2024, portée par les secteurs des mines, notamment les phosphates (+15%). Mais cette croissance n’a aucun impact sur la tendance de la balance commerciale globale qui reste chroniquement désavantageuse avec un déficit dépassant les 20 milliards de dinars.
Une situation qui, selon Mohsen Hassan, analyste économique et ancien ministre du Commerce, d’un essoufflement profond d’un modèle économique à bout de souffle. Car, selon lui, le problème n’est point que la Tunisie n’exporte pas assez mais qu’elle n’exporte pas bien, du point de vue qualitatif.
A cause d’une industrie massivement orientée vers la sous-traitance, notre pays s’est trouvé enfermé dans le rôle de fournisseur de produits à faible valeur ajoutée. Composants automobiles, huile d’olive en vrac, des produits d’extraction minière bruts sont exportés pour le compte d’importateurs étrangers qui en captent l’essentiel de la valeur.
Ce modèle a atteint ses limites, estime Hassan qui croit que la Tunisie, qui ambitionne de doubler ses exportations industrielles d’ici 2030, ne peut atteindre cet objectif sans une transformation radicale d’un modèle basé sur la sous-traitance.
Le premier chantier à mettre en œuvre consiste, selon lui, à reconfigurer les industries historiquement tournées vers le câblage et l’assemblage mécanique. La Tunisie doit monter en gamme vers l'électronique de puissance, les systèmes embarqués et l'intelligence artificielle appliquée à la production.
L'enjeu est de taille et implique la transition du statut de simple sous-traitant à celui de partenaire technologique de rang supérieur pour les grands donneurs d'ordres internationaux. Ce pivot permettrait, d’après le spécialiste, de capter une valeur ajoutée incomparablement plus élevée que la seule marge de transformation.
Il est question ensuite de valoriser les ressources.
La Tunisie est l'un des grands producteurs mondiaux d'huile d'olive, pourtant elle l'exporte majoritairement en vrac, laissant à d'autres pays, notamment l’Italie, client et concurrent direct, le soin de la conditionner, de la labelliser et d'en tirer lprofit. En investissant dans le conditionnement local, les certifications d'origine et les labels biologiques, notre pays pourrait tripler la valeur de chaque litre exporté sans augmenter d'un seul hectare sa surface agricole.
La même démarche vaut pour le phosphate. Plutôt que d'exporter un minerai peu transformé, développer des engrais de précision adaptés aux marchés africains et européens représenterait un gisement de croissance considérable, répondant en prime aux nouvelles exigences environnementales mondiales.
L’autre axe sur lequel l’Etat doit investir, c’est l’intelligence. La Tunisie dispose d'ingénieurs et de développeurs hautement qualifiés, mais qui sont aujourd’hui tentés par l’émigration à cause du manque de visibilité et de reconnaissance. L’enjeu consiste à créer un écosystème attractif en vue de bâtir une industrie du numérique et se positionner comme un hub technologique entre l'Europe et l'Afrique. Ces exportations immatérielles ont un avantage de préserver la valeur ajoutée économique dans le pays.
Enfin, il est primordial, selon Hassan, de se libérer de la dépendance aux pays de l’Europe et de multiplier les marchés pour les exportations tunisiennes. La Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAF), avec ses 54 pays et plus d'un milliard de consommateurs, offre des débouchés naturels pour les produits transformés tunisiens. Encore faut-il moderniser la logistique portuaire et digitaliser les procédures douanières, afin de rendre cette ouverture africaine réellement accessible aux PME tunisiennes.
H.G.
Bahreïn, Qatar, Irak, Abu Dhabi : L’Iran n’épargne pas les bases militaires américaines de la région
L’opération militaire lancée samedi par les États-Unis contre l’Iran a déjà provoqué un tir de missile contre une base américaine à Bahreïn, l’une des nombreuses installations du Pentagone dans la région susceptibles de subir des frappes de représailles de Téhéran.
Bahreïn
Le petit royaume du Golfe abrite une base navale majeure, siège de la Cinquième flotte américaine, qui a été visée samedi par une attaque de missile, selon les autorités locales.
Ce port en eaux profondes peut accueillir les plus grands navires militaires américains, notamment des porte-avions. La marine américaine y opère depuis 1948, et plusieurs navires y ont leur port d’attache, dont des bâtiments antimines, des navires de soutien logistique et des vedettes d’intervention rapide des gardes-côtes.
Qatar
Des explosions ont été entendues samedi près de la base américaine d’Al-Udeid, la plus grande de la région.
En plus de plusieurs centres de commandement, cette base accueille des avions de combat, des moyens de transport aérien, de ravitaillement en vol et de renseignement. L’Iran avait déjà visé cette installation par des missiles en juin, en réponse à des frappes américaines contre des sites nucléaires iraniens.
Irak
Les États-Unis ont déployé des troupes dans la région autonome kurde d’Irak dans le cadre de la coalition internationale contre le groupe État islamique, mais cette mission devrait prendre fin d’ici septembre selon un accord Washington-Bagdad.
Les forces américaines ont déjà quitté d’autres installations en Irak, allié proche de l’Iran mais partenaire stratégique de Washington. Ces troupes ont été à plusieurs reprises ciblées par des combattants pro-iraniens, notamment après la guerre menée par Israël à Gaza en octobre 2023, avant que les attaques ne diminuent.
Koweït
Le Koweït abrite plusieurs bases américaines, dont le Camp Arifjan, siège du quartier général avancé de la composante terrestre du Centcom, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient
L’armée américaine y dispose également de stocks de matériel prépositionnés. La base aérienne Ali al-Salem accueille une escadre logistique et des drones d’attaque MQ-9 Reapers.
Émirats arabes unis
Aux Émirats arabes unis, les États-Unis disposent sur la base aérienne d’Al-Dhafra d’une importante escadre expéditionnaire aérienne, incluant des drones MQ-9 Reapers. Des avions de combat y transitent également régulièrement.
Syrie
Les États-Unis maintiennent depuis plusieurs années une présence militaire dans plusieurs installations en Syrie, dans le cadre des efforts internationaux contre l’État islamique.
Attaque américano-israélienne : Khamenei et le président iranien essentiellement visés
L’ayatollah Ali Khamenei, guide suprême iranien, et le président Massoud Pezeshkian figureraient parmi les cibles de l’attaque américano-israélienne lancée samedi sur l’Iran, selon la télévision publique israélienne KAN.
« Une source israélienne confirme : parmi les cibles de l’attaque figurent le guide suprême Khamenei et le président Pezeshkian », a indiqué KAN dans une alerte publiée sur son compte X. À l’antenne, un journaliste a également cité le nom d’Ali Shamkhani, conseiller du guide suprême et ancien secrétaire du Conseil suprême de la sécurité nationale, sans pouvoir confirmer si ces objectifs avaient été atteints.
« Dans la première salve, nous avons visé des cibles de haut rang, des personnes impliquées dans des plans visant à détruire Israël », a déclaré une source de sécurité sioniste lors d’un point de presse, refusant toutefois de confirmer l’identité des cibles.
Selon cette même source, l’entité sioniste a décidé d’intervenir prétextant du rythme croissant de la production de missiles balistiques par l’Iran.
Ali Khamenei transféré dans un lieu sûr
Un important dispositif de sécurité a été déployé à Téhéran, où plusieurs rues sont bloquées autour du quartier de la résidence du guide suprême, Ali Khamenei, après les frappes israéliennes et américaines, selon l’AFP. De la fumée s’échappe du quartier de Pasteur, qui abrite notamment la résidence du guide suprême et la présidence, dans le centre de la capitale.
Un responsable iranien a déclaré à Reuters que le guide suprême iranien, l’ayatollah Ali Khamenei, n’est pas à Téhéran et qu’il a été transféré dans un lieu sûr. Par ailleurs, le site Iran International a indiqué que le bureau du guide suprême, situé au centre de Téhéran, a été visé lors de l’attaque, mais les résultats de cette attaque ne sont pas encore connus.
Les médias ont également rapporté des coupures de lignes de téléphonie mobile dans certaines parties de l’est et de l’ouest de Téhéran, ainsi qu’une connexion Internet limitée dans certaines zones, à la suite de l’attaque conjointe américano-israélienne sur la capitale.
Histoire des prophètes : Le Prophète 'Issa (Jésus) : l’avant–dernier des messagers de Dieu
Allah a révélé la sourate 3 (la Famille de 'Imran) quatre-vingt-trois versets à travers desquels, Il répond aux assertions des Chrétiens qui prétendent qu'Allah à un enfant, pureté à Lui ! II est bien plus Haut et infiniment au-dessus de ce qu'ils disent.
Un jour, les Chrétiens de Najran, vinrent en délégation auprès du Prophète, à Médine. Ils se mirent alors à parler de leurs croyances représentées par la foi en la Trinité, en prétendant qu'Allah est le troisième de trois, à savoir Allah, Jésus et Marie. En réponse de leurs croyances, Allah révéla ces versets dans lesquels II montra que Jésus n'était qu'un de Ses serviteurs, qu'Allah l'a créé et façonne dans la matrice de sa mère, comme a façonné les autres créatures, qu'Allah l'a créé sans père, comme Allah a créé Adam sans père ni mère.
Allah dit : " Sois" et il fut. Allah rappela également l'origine de la naissance de sa mère Marie et comment elle fut enceinte de son fils Jésus. Il parla aussi de cette naissance, de façon détaillée, dans la sourate de Maryam (Marie).
Allah dit : " Certes Allah a élu Adam, Noé, la famille d'Abraham et la famille de 'Imran au-dessus de tout le monde. En tant que descendants les uns des autres, et Allah est Audient et Omniscient. (Rappelle-toi) quand la femme de 'Imran dit : "Seigneur, je T'ai voué en toute exclusivité ce qui est dans mon ventre. Accepte-le donc, de moi. C'est Toi certes l'Audient et l'Omniscient." (Coran 3/33-35)
Allah dit : "Voilà ce que Nous te récitons des versets et du sage rappel. Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'Il créa de poussière, puis Il lui dit : "Sois ! ", et il fut. La vérité vient de ton Seigneur. Ne sois donc pas du nombre des sceptiques.
A ceux qui te contredisent à son propos, maintenant que tu en es bien informe, tu n'as qu'à dire : "Venez, appelons nos fils et les vôtres, nos femmes et les vôtres, nos propres personnes et les vôtres, puis proférons exécration réciproque en appelant la malédiction d'Allah sur les menteurs." Voilà, certes, le récit véridique. Et il n'y a pas de divinité à part Allah. En vérité, c'est Allah qui est le Puissant, Ie Sage. Si donc ils tournent le dos… alors Allah connaît bien les semeurs de corruption ! " (Coran 3/58-63).
Si dans le dogme chrétien dominant, `Issâ (Jésus) est considéré l’essence divine et faisant partie d’une Trinité de trois personnes (Le Père, le Fils, et le Saint esprit), l’Islam, quant à lui, considère qu'Allah est d’une transcendance inaccessible et rejette la filiation divine attribuée à Issa (Jésus) par les chrétiens. Cependant, la tradition lui accorde une stature spirituelle immense, qui consacre son rang très élevé auprès d'Allah "Min’a Al MuQar’abin" (Les rapprochés).
Ainsi, dans la tradition musulmane, Issa (Jésus) le Messie possède avec d’autres Prophètes comme Ibrahim, Moïse ou Mohammed, une place privilégiée. Mais du point de vue musulman et de même pour les autres Prophètes, il n'a jamais été question de lui vouer un culte ou de le diviniser.
Allah dit : "Le Messie, fils de Marie, n’était qu’un Messager. Des messagers sont passés avant lui. Et sa mère était une véridique. Et tous deux consommaient de la nourriture. Vois comme Nous leur expliquons les preuves et puis vois comme ils se détournent. " (Coran 5/75)
Allah dit : " Et ils ont désigné des associés à Allah : les djinns, alors que c'est Lui qui les a créés. Et ils Lui ont inventé, dans leur ignorance, des fils et des filles, Gloire à Lui ! II transcende tout ce qu'ils Lui attribuent. Créateur de cieux et de la Terre. Comment aurait-II un enfant, quand II n'a pas de compagne ? C'est Lui qui a tout créé, et II est Omniscient.
Voilà Allah, votre Seigneur ! II n'y a de divinité que Lui, Créateur de tout. Adorez-Le donc. C'est Lui qui a charge de tout. Les regards ne peuvent l'atteindre, cependant qu'Il saisit tous les regards. Et II est le Doux, le Parfaitement Connaisseur. " (Coran 6/100-103)
Il s’agit de l’esclave d'Allah et Son Messager, `Issâ (Jésus) fils de Maryam, fille de `Imrân. Allah a créé `Issâ (Jésus) sans père, tout comme Il a créé Adam sans père ni mère. Allah dit : " `Pour Allah, Jésus est comme Adam qu'il créa de poussière, puis il dit : "Sois" et il fut. ". (Coran 3/59)
La mère de Maryam s’appelait Hanna, elle n’enfantait pas. Un jour, elle vit un oiseau en train de nourrir son petit ; elle demanda alors à Allah de lui donner un enfant et fit le vœu de consacrer celui-ci au service de la Mosquée de Jérusalem (Al-‘AqSâ), car elle pensait que ce serait un garçon. Mais, ce fut une fille, elle l’appela Maryam.
Le Prophète Zakaria, l'époux de sa sœur aînée, avait pris soin d'elle et lui avait aménagé un endroit dans le temple ou personne, à part lui, n'entrait, prit en charge l’enfant. Il lui enseigna la religion de l’Islam.
Allah dit dans le Coran : "Puis, lorsqu'elle en eut accouché, elle dit : “Seigneur, voilà que j'ai accouché d'une fille” ; or Allah savait mieux ce dont elle avait accouché ! Le garçon n'est pas comme la fille. “Je l'ai nommée Marie, et je la place, ainsi que sa descendance, sous Ta protection contre le Diable, le banni”.
Son Seigneur l'agréa alors du bon agrément, la fit croître en belle croissance. Et Il en confia la garde à Zacharie. Chaque fois que celui-ci entrait auprès d'elle dans le Sanctuaire, il trouvait près d'elle de la nourriture. Il dit : “Ô Marie, d'où te vient cette nourriture ? ” - Elle dit : “Cela me vient d'Allah”. Il donne certes la nourriture à qui Il veut sans compter. (Coran 3/36-37)
Ainsi Zakaria lui a enseigné les principes de la religion de l’Islam, le bon comportement et l’a faite grandir avec les comportements de vertu et les bons exemples. Maryam était vertueuse, chaste, pure des péchés et des désobéissances, connaissant Allah . Elle était une sainte qui persévérait sur l’adoration de Son Seigneur, priant au milieu de la nuit et aux extrémités du jour. Maryam (Marie) grandit ainsi dans la vertu et la pureté et devint une sainte (waliyya).
Maryam fille de Imrân la sainte hautement véridique, la vierge, la pure, qui a été élevée dans un lieu de mérite, qui a eu une vie de pureté et de piété. Allah fait son éloge dans le Coran honoré à plusieurs reprises. Allah dit : "De même Marie, la fille d'`Imrân qui avait préservé sa virginité, Nous y insufflâmes alors de Notre Esprit. Elle avait déclaré véridiques les paroles de son Seigneur ainsi que Ses Livres : Elle fut parmi les dévoués " (Coran 66/12).
Grâce au Coran la plupart des musulmans croient sans demander de preuves à la naissance miraculeuse de `Issâ (Jésus) par immaculée conception, l’annonce de sa naissance faite à sa mère Myriam (Marie) étant évoquée clairement dans le Coran : (Rappelle-toi) quand les Anges dirent :"Ô Marie, voilà qu'Allah t'annonce une parole de Sa part : son nom sera "Al-Masih", " 'Issā ", fils de Marie, illustre ici-bas comme dans l'au-delà, et l'un des rapprochés d'Allah". Il parlera aux gens dans le berceau et en son âge mûr et il sera du nombre des gens de bien".(Coran 3/45-46), Allah dit : “Et (Allah) lui enseignera l'écriture, la sagesse, la Thora et l'Évangile, et Il sera le messager aux enfants d'Israël, (et leur dira) : “En vérité, je viens à vous avec un signe de la part de votre Seigneur. Pour vous, je forme de la glaise comme la figure d'un oiseau, puis je souffle dedans : et, par la permission d'Allah, cela devient un oiseau. Et je guéris l'aveugle-né et le lépreux, et je ressuscite les morts, par la permission d'Allah. Et je vous apprends ce que vous mangez et ce que vous amassez dans vos maisons. Voilà bien là un signe, pour vous, si vous êtes croyants !" (Coran 3/48-49)
Il appelle les fils d'Israël à l'adoration d'Allah sans associés. Il confirma tout d'abord la Thora, puis il reçut l'Évangile. Allah a dit : "Et Nous avons envoyé après eux Jésus, fils de Marie, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui. Et Nous lui avons donné l'Évangile, où il y a guide et lumière, pour confirmer ce qu'il y avait dans la Thora avant lui, et un guide et une exhortation pour les pieux." (Coran 5/46)
Les premières paroles qu’il avait prononcées alors qu’il était au berceau : "Mais (le bébé) dit : Je suis vraiment le serviteur d'Allah. Il m’a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, il m'a rendu béni ; et Il m’a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la zakât" (Coran 19/30-31).
Ce fut là un signe annonciateur de ce que Issa (Jésus le Messie) allait être dans le futur : un homme appelant à adorer Allah, comme le furent avant lui les premiers prophètes. Mais après qu’il eut dit ces mots, il revint à l’état dans lequel il avait été avant cela, et n’a plus reparlé avant d’avoir atteint l’âge où les enfants commencent à parler. Allah est tout-puissant.
Le Prophète Issa (Jésus) a appelé son peuple à l’adoration d'Allah Lui seul et à ne pas Lui attribuer d’associés. Mais beaucoup l’ont démenti. Ils ont dit qu’il était sorcier. Ils furent peu nombreux ceux qui ont cru en lui. `Issâ est donc un Prophète messager.
Il est venu avec la religion de la vérité et de la bonne-guidée, la religion de l’Islam. C’est la religion éminente avec laquelle sont venus tous les prophètes depuis ‘Adam jusqu’à Mohammed, qu'Allah les honorent et les élèvent davantage en degrés.
Allah dit : " Ô gens du Livre (Chrétiens), n'exagérez pas dans votre religion, et ne dites d'Allah que la vérité. Le Messie Jésus, fils de Marie, n'est qu'un Messager d'Allah, Sa parole qu'II envoya à Marie, et un souffle (de vie) venant de Lui.
Croyez donc en Allah et en Ses messagers. Et ne dites pas "Trois". Cessez ! Ce sera meilleur pour vous. Allah n'est qu'un Dieu unique. II est trop Glorieux pour avoir un enfant. C'est à Lui qu'appartient tout ce qui est dans les cieux et sur la terre et Allah suffit comme Protecteur." (Coran 4/171)
Le Prophète Issa (Jésus le Messie) vécut sur terre 33 ans. Il passait son temps à se déplacer pour appeler les gens à l’Islam. Il s’habillait de laine non tissée et se nourrissait de ce qui pousse sur les arbres, c’est-à-dire des fruits de la terre. Il couchait là où la nuit tombait, soit dans la mosquée, maison d’adoration de dieu, soit dans la campagne.
Un jour, il invoqua Allah pour qu’Il fasse revivre un des rois qui, étant mort, était porté sur un cercueil. Allah l’a fait revivre. Il passa aussi sa main honorée sur le visage d’un homme aveugle de naissance et celui-ci recouvra la vue. Et il guérit un homme atteint de la lèpre. Les mécréants des fils d'Israël virent tout cela le vérifièrent et s’en assurèrent, mais ils s’entêtèrent et s’enorgueillirent. Parmi eux, certains avaient été croyants auparavant, mais ils apostasièrent en accusant `Issâ (Jésus) de mensonge.
Allah dit : " Et quand Allah dira : "Ô Jésus, fils de Marie, rappelle-toi Mon bienfait sur toi et sur ta mère quand Je te fortifiais du Saint-Esprit. Au berceau tu parlais aux gens, tout comme en ton âge mûr. Je t'enseignais le Livre, la Sagesse, la Thora et l'Évangile ! Tu fabriquais de l'argile comme une forme d'oiseau par Ma permission ; puis tu soufflais dedans. Alors par Ma permission, elle devenait oiseau.
Et tu guérissais par Ma permission, l'aveugle-né et le lépreux. Et par Ma permission, tu faisais revivre les morts. Je te protégeais contre les Enfants d'Israël pendant que tu leur apportais les preuves. Mais ceux d'entre eux qui ne croyaient pas dirent : "Ceci n'est que de la magie évidente". Et quand J'ai révélé aux Apôtres ceci : "Croyez en Moi et en Mon messager (Jésus)". Ils dirent : 'Nous croyons ; et atteste que nous sommes entièrement soumis." " (Coran 5/110-111).
Les mécréants des fils d'Israël complotèrent contre `Issâ (Jésus) et voulurent le tuer. Mais avant qu’ils n’arrivent à lui, Allah lui a révélé qu’Il l’élèverait au ciel et le sauverait de ceux qui avaient mécru. Avant que les mécréants des fils d'Israël n’entrent à l’endroit où il se trouvait, il y avait avec lui douze personnes de ses élèves musulmans.
Allah dit : " et à cause de leur parole : “Nous avons vraiment tué le Christ, Jésus, fils de Marie, le Messager d'Allah”... Or, ils ne l'ont ni tué ni crucifié ; mais ce n'était qu'un faux semblant ! Et ceux qui ont discuté sur son sujet sont vraiment dans l'incertitude : ils n'en ont aucune connaissance certaine, ils ne font que suivre des conjectures et ils ne l'ont certainement pas tué." (Coran 4/157)
Jésus a dit de suivre le Prophète Mohammed
Allah a informé le Prophète Issa (Jésus) de la venue du dernier des Messagers après lui : notre Prophète, annoncé par Jésus sous le nom d'Ahmad, connu sous le nom de Mohammed. Issa a alors recommandé aux gens de le suivre et les a informés qu’il était sur la même croyance que lui, à savoir l’Islam. Le Prophète Mohammed a plusieurs noms dont ‘Ahmad, al-Mahi, al-Moutapha… et un surnom : Abou l-Qacim.
Allah dit : "Et quand Jésus fils de Marie dit : " Ô Enfant d'Israël, je suis vraiment le Messager d'Allah (envoyer) à vous, confirmateur de ce qui, dans la Thora, est antérieur à moi, et annonciateur d'un Messager à venir après moi, dont le nom sera "Ahmad". Puis quand celui-ci vint à eux avec des preuves évidentes, ils dirent : " C'est là une magie manifeste". " (Coran 61/6)
Le Prophète Issa et ceux qui l’ont suivi étaient musulmans. En effet, dans le Coran, Allah, cite la parole des apôtres au Prophète Jésus : "Puis, quand Jésus ressentit de l'incrédulité, de leur part, il dit :" Qui sont mes alliés dans la voie d'Allah ? Les apôtres dirent : " Nous sommes les alliés d'Allah. Nous croyons en Allah. Et sois témoin que nous lui sommes soumis. " (Coran 3/52)
Témoignant, de l'unicité d'Allah et reconnaissant qu'Allah est son Seigneur. II atteste qu'Allah est bien au-dessus de ce que disent les injustes qui prétendent qu'il (Jésus) est le fils d'Allah ; bien au contraire, il leur a dit qu'il est le serviteur et Messager d'Allah et innocenté sa mère de toutes accusations.
Allah dit : " ... "Je suis vraiment le serviteur d'Allah. II m'a donné le Livre et m'a désigné Prophète. Où que je sois, II m'a rendu béni ; et II m'a recommandé, tant que je vivrai, la prière et la zakât ; et la bonté envers ma mère. II ne m'a fait ni violent ni malheureux. Et que la paix soit sur moi le jour où je naquis, le jour où je mourrai et le jour où je serai ressuscité vivant. " (Coran 19/30-33) Ce sont là les premières paroles de Jésus, fils de Marie.
Allah innocenta la mère de Jésus de cette accusation en la qualifiant de véridique et en choisissant son fils comme Prophète et Messager faisant partie des cinq Envoyés doués de force de caractères.
Allah : " Et à cause de leur mécréance et de l'énorme calomnie qu'ils prononcent contre Marie, " (Coran 4/156)
Allah : " (Par la suite), les sectes divergèrent entre elles. Alors, malheur aux mécréants lors de la vue d'un jour terrible ! " (Coran 19/37)
Les gens de cette époque et les générations ultérieures adoptèrent différentes positions au sujet du Prophète Jésus. Si certains Juifs virent en lui un enfant adultérin et persistèrent dans leur incroyance et leur entêtement, d'autres, exprimèrent leur incroyance d'une manière tout à fait différente, en le considérant comme dieu, tandis que d'autres encore virent en lui le fils d'Allah.
Allah déclare qu'ils sont des négateurs et qu'ils ont inventé la doctrine de la trinité et de la divinisation de Jésus, alors que cet Envoyé a pris le soin de préciser qu'il était un esclave d'Allah, une créature façonnée dans Ie sein de sa mère. II les a appelés à adorer Allah Seul, sans rien Lui associer, et les a avertis quel sort de qui irait à l'encontre de cela serait le Feu et l'humiliation dans l'au-delà.
Allah défend aux gens du Livre et à ceux qui s'engagent dans la même voie de verser dans l'exagération au niveau religieux en dépassant les limites qu'Allah, a prescrites. Les Chrétiens ont dépassé la mesure, car ils ne s'en sont pas tenus à ce que le Prophète Jésus a lui-même affirmé, à savoir qu'il est le serviteur d'Allah , le fils de Sa servante, la vierge Marie et Son Envoyé.
Allah dit : " Les Juifs disent : "Uzayr est fils d'Allah", et les Chrétiens disent : "Le Christ est fils d'Allah". Telle est leur parole provenant de leurs bouches. Ils imitent le dire des mécréants avant eux. Qu'Allah les anéantisse ! Comment s'écartent-ils (de la vérité) ? " (Coran 9/30).
Sources : Les histoires des Prophètes d'Ibn Kathir
L’Univers codé : Les mystérieuses résonances entre mesures modernes et texte coranique
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Depuis des siècles, le Coran est étudié sous l’angle de sa spiritualité, de sa législation et de sa poésie. Pourtant, une branche plus contemporaine de l’exégèse s’attache à explorer une dimension radicalement différente : celle des constantes numériques.
Des chercheurs affirment que le texte contient des données précises sur la géologie terrestre et les distances géographiques, utilisant des unités de mesure comme le mètre, le kilomètre ou le mile, pourtant formalisées des millénaires après la révélation. Cette perspective propose que, derrière la langue arabe du VIIe siècle, se cache une structure mathématique universelle qui anticipe les découvertes de la science moderne.
L'un des exemples les plus cités concerne la sourate Al-Haqqah (69), verset 32, qui mentionne une chaîne d'une longueur de « soixante-dix coudées ». À l'époque de la révélation, la coudée était l'unité de référence, basée sur la longueur de l'avant-bras. Or, si l'on applique les conversions métriques actuelles, une coudée antique (estimée entre 45 et 46 centimètres) nous amène à un total d'environ 32 mètres.
La coïncidence réside ici dans le fait que ce résultat numérique correspond exactement au numéro du verset lui-même. Pour les partisans du miracle numérique, ce n'est pas un hasard, mais une preuve de l'omniscience d'une source qui connaissait déjà le système métrique bien avant sa naissance lors de la Révolution française.
Cette logique s'étend à la structure même de la Terre, notamment à travers la figure du fer. La sourate 57, intitulée « Al-Hadid » (Le Fer), occupe une place centrale dans ces recherches. On note souvent que la masse atomique du fer est de 55,8 (proche du numéro de la sourate 57) et que son numéro atomique est 26 (correspondant au numéro du verset mentionnant le fer si l'on compte la Basmala). Mais l'observation la plus spectaculaire concerne la profondeur du noyau terrestre.
Les géologues modernes s'accordent à dire que le fer solide se concentre dans le noyau interne, à une profondeur débutant environ à 5100 kilomètres sous la surface. En calculant le nombre total de versets depuis le début du Coran jusqu'au verset spécifique traitant du fer dans la sourate éponyme, certains chercheurs obtiennent précisément le chiffre 5100. Cette superposition entre le "compteur de versets" et la profondeur kilométrique du métal suggère une cartographie spirituelle de la planète intégrée au texte.
Entre cartographie céleste et géographie sacrée : le secret des distances
La géographie de l’Islam s'articule autour de deux pôles majeurs : la Mosquée Sacrée (Al-Masjid al-Haram) à La Mecque et la Mosquée Al-Aqsa à Jérusalem. Le lien entre ces deux lieux est établi dès le premier verset de la sourate Al-Isra (Le Voyage Nocturne). L'analyse numérique ici ne se limite plus aux numéros de versets, mais aux distances physiques qui séparent ces lieux saints sur la surface du globe.
En mesurant la distance "à vol d'oiseau" entre la Kaaba et le complexe d'Al-Aqsa, on obtient environ 1235 kilomètres. Convertie en miles (l'unité de mesure anglo-saxonne), cette distance affiche une valeur de 767 miles.
Le rapprochement avec le texte est saisissant : dans le corpus coranique, les occurrences ou les écarts entre les versets mentionnant ces deux lieux sacrés révéleraient le nombre 767. Ici, l’argument avance que le Coran utilise le mile comme étalon de mesure invisible pour valider la précision géographique de son récit.
Cette corrélation pose une question fascinante : comment un texte produit dans un contexte où les outils de géolocalisation et les mesures de précision par satellite n'existaient pas peut-il refléter des distances kilométriques ou en miles avec une telle exactitude ?
Ces phénomènes, regroupés sous le terme de « symétries coraniques », ne s'arrêtent pas là. Ils touchent également aux concepts temporels et astronomiques. On souligne souvent que le mot « jour » (yawm) apparaît 365 fois au singulier, correspondant à une année solaire, tandis que le mot « mois » (shahr) revient 12 fois. De même, le mot « mer » apparaît 32 fois et le mot « terre » 13 fois ; le ratio entre ces deux chiffres (32/45 et 13/45) donne approximativement 71,1 % et 28,8 %, soit les proportions exactes de l'eau et des continents sur la planète bleue.
Toutefois, cette approche invite à une double lecture. D'un côté, elle renforce la foi de nombreux croyants qui y voient une signature divine inaltérable, une preuve que le texte a été conçu par le Créateur des lois de la physique et de la géométrie.
De l'autre, elle appelle à une prudence méthodologique. Les critiques et certains théologiens rappellent que les méthodes de comptage des versets peuvent varier selon les écoles de lecture (comme les systèmes de Koufa ou de Médine), et que le choix des unités de mesure (mètres ou miles) peut parfois sembler arbitraire pour forcer la correspondance.
Malgré ces débats, la persistance de ces concordances entre les nombres du Coran et les mesures de notre monde physique demeure un sujet d'émerveillement. Qu'il s'agisse de la profondeur du fer à 5100 km, de la chaîne de 32 mètres ou de la distance de 767 miles entre les lieux saints, ces chiffres agissent comme des ponts entre l'ancien et le moderne. Ils suggèrent que le Coran ne se contente pas de parler à l'âme, mais s'adresse aussi à l'intellect mathématique, proposant une lecture du monde où le verbe et la mesure ne font qu'un.
En explorant ces codes, l'homme ne cherche pas seulement à valider sa foi par la science, mais à découvrir une harmonie cachée où chaque lettre et chaque chiffre occupent une place prédestinée dans l'architecture de la Création.
M.B.S.M.
Le Carthage Symphony Orchestra propose des « Mélodies d’Orient » pour son rendez-vous ramadanesque
Dans le cadre de la nouvelle édition de « Mélodies d’Orient » 2026, le Carthage Symphony Orchestra, orchestre sous la direction de Hafedh Makni et chœur dirigé par Mourad Gaaloul, propose le mardi 17 mars 2026 au Théâtre de l’Opéra de Tunis à 21H30 une grande soirée symphonique dédiée au célèbre compositeur égyptien feu Baligh Hamdi (1932-1993).
Le programme proposera un voyage musical à travers ses premières compositions jusqu’à ses succès intemporels, dans une relecture symphonique puissante et émouvante. En plus des œuvres de Baligh Hamdi, le concert comprendra également des oeuvres de Ziad Rahbani, ainsi que des frères Mansour et Assi Rahbani. Des « mouashahat » et des « Ibtihalet » viendront enrichir le programme, apportant une dimension patrimoniale et spirituelle, particulièrement en harmonie avec la fin du mois de Ramadan, dans une soirée de mémoire et de grande musique orientale en version symphonique.
L’artiste-plasticien Nizar Megdiche à la tête de l’UAPT
L’artiste-plasticien Nizar Megdiche a été lu nouveau Secrétaire général de l’Union des Artistes Plasticiens Tunisiens (UAPT) en remplacement de Wissem Gharsallah.
L’UAPT a dévoilé la composition du nouveau Bureau directeur de l’UAPT pour la période 2026-2029 suite aux résultats de l’Assemblée générale élective organisée le 21 février 2026 avec plus de 200 participants dont 181 votants ayant élu les 7 artistes-plasticiens qui ont présenté leur candidature.
Voici la composition du nouveau Bureau de l’UAPT
– Nizar Megdiche : Secrétaire général (177 voix)
– Mohamed Melki : Secrétaire général adjoint (102 voix)
– Saber Bahri : Trésorier (96 voix)
– Baker Ben Frej – Trésorier adjoint (86 voix)
– Souad Mahbouli – Chargée de relations intérieures et extérieures (102 voix)
– Fateh Ben Ameur – Chargé des séminaires et manifestations (72 voix)
– Salma Ben Saleh – Chargée de l’information (91 voix)
Ligue 1- 22e journée- suite et fin : La lutte à distance entre EST et le CA commence
Par Jamel Belhassen
La vingt-deuxieme journée de la Ligue 1 entamée hier avec la victoire in-extrelis de la JSOmrane et la parité entre l'ESZarzis et la JSKairouan , se poursuit aujourd'hui et demain avec les six matches restants. Aujourd'hui, à la Marsa, l'Avenir local reçoit le Stade Tunisien.
Une opposition qui verra les locaux viser un résultat probant susceptible de donner un certain confort à l'équipe au milieu du tableau alors que les Stadistes sont appelés à réagir après la défaite essuyée lors du derby. A Bizerte, le CAB recevra l'USMonastir.
Deux clubs qui passent par une bonne période et qui partent avec les mêmes chances de réussite. Enfin, l'Etoile du Sahel recevra l'ASSoliman et part avec les faveurs des pronostics tellement l'adversaire est fragile depuis une dizaine de journées.
Le leader à l'épreuve à Beja
Demain, dimanche, l'Espérance qui a retrouvé son poste de leader après avoir récupéré ses matches se retard, ira à Beja avec l'intensité de rebondir après le semi-echec connu à Metlaoui. La succession des rencontres ont lige Patrice Beaumelle a recomposer de nouveau sa formation contre un O.Beja, en regain de forme et capable du meilleur.
Les Sang et sont avertis et seule une victoire fera leur bonheur. A Rades, le Club Africain, à deux points du leader veut bien s'accrocher et guetter un autre faux pas du club Sang et Or. Face à l'ESMetlaoui, les Rouge et Blanc sont favoris face à des Miniers qui ont partagé les points mercredi avec l'Espérance et qui peuvent monter à Rades quelque peu épuisés. Enfin, à Sfax, le CSSfaxien reçoit l'ASGabes qui n'arrive pas à décoller pour quitter la zone rouge. Les Noir et Blanc devraient logiquement s'imposer sans peine.
Le programme
Aujourd'hui
ASM - ST
CAB - USM
ESS - ASS
Dimanche
CA- ESM
OB E-ST
CSS -ASG
J.B.
Éditorial : Le monde perd la boussole - Par Jallel HAMROUNI
Le monde semble avancer à tâtons dans une nuit stratégique de plus en plus opaque. Après l’invasion de l’Ukraine par la Russie, puissance nucléaire assumée, voilà qu’un autre État doté de l’arme atomique, le Pakistan, se retrouve pris dans des tensions croissantes avec son voisin l’Afghanistan.
Dans le même temps, la Corée du Nord multiplie les menaces incendiaires contre la Corée du Sud, tandis que les États-Unis accentuent la pression sur l’Iran pour qu’il renonce à ses ambitions nucléaires. À mesure que ces foyers de tension s’additionnent, une impression inquiétante s’impose : l’ordre international vacille.
Ce qui frappe, ce n’est pas seulement la multiplication des crises, mais leur nature. Nous ne sommes plus dans un monde structuré par des blocs stables et des règles partagées. Nous assistons à une prolifération de rivalités régionales dans lesquelles l’arme nucléaire n’est plus seulement un outil de dissuasion, mais un levier politique, voire un instrument de chantage. La logique de la peur reprend le dessus.
Le cas du Pakistan est révélateur. Depuis des décennies, Islamabad considère sa capacité nucléaire comme une assurance-vie face à l’Inde. Mais l’extension des tensions vers l’Afghanistan montre que l’instabilité peut se déplacer, se transformer, échapper aux calculs initiaux.
Dans une région où les frontières sont poreuses et les groupes armés nombreux, la moindre escalade pourrait dégénérer. Le simple fait qu’un État nucléaire soit impliqué dans des affrontements directs ou indirects accroît le risque systémique.
En Asie de l’Est, la rhétorique de Pyongyang franchit régulièrement des seuils alarmants. La Corée du Nord ne se contente plus d’essais balistiques ; elle inscrit désormais ses capacités nucléaires dans une doctrine offensive assumée. Face à elle, la Corée du Sud renforce ses alliances et ses capacités de défense.
Le spectre d’une confrontation, même accidentelle, n’est plus impensable. Or, dans un contexte de surenchère verbale, l’erreur de calcul devient une menace aussi réelle que l’intention délibérée.
Pendant ce temps, Washington poursuit sa stratégie de pression maximale contre l’Iran. Les États-Unis estiment qu’un Iran doté de l’arme nucléaire bouleverserait l’équilibre du Moyen-Orient. Mais la méthode interroge : sanctions, isolement, démonstrations de force. L’histoire récente montre que la contrainte pure ne suffit pas toujours à contenir une ambition stratégique.
Elle peut même la radicaliser. L’Iran, de son côté, brandit la souveraineté et le droit au développement technologique, alimentant un bras de fer qui dépasse largement la question technique de l’enrichissement d’uranium.
Ce faisceau de tensions révèle une crise plus profonde : l’érosion des mécanismes de contrôle et de confiance. Les grands traités de désarmement se sont affaiblis ou ont disparu. Les canaux diplomatiques sont fragilisés par la méfiance et la polarisation. La dissuasion, autrefois conçue comme un équilibre de la terreur entre superpuissances rationnelles, s’étend désormais à des configurations régionales plus imprévisibles.
Le danger n’est pas seulement militaire. Il est politique et moral. Quand la possession de l’arme nucléaire devient un argument de prestige ou un bouclier pour des politiques agressives, le message envoyé au reste du monde est clair : la puissance prime sur le droit.
Cela encourage d’autres États à considérer l’option nucléaire comme la garantie ultime de leur sécurité. La prolifération, longtemps contenue, pourrait alors connaître une nouvelle phase.
Face à cette dérive, la communauté internationale semble hésitante. Les institutions multilatérales peinent à imposer leur autorité. Les grandes puissances, absorbées par leurs rivalités, privilégient les logiques de camp. Or, l’arme nucléaire n’est pas une arme comme les autres. Elle ne connaît ni frontière ni proportionnalité. Une seule utilisation, volontaire ou accidentelle, aurait des conséquences planétaires.
Le monde ne perd pas seulement la boussole ; il perd le sens des priorités. Les défis globaux ; climat, pauvreté, pandémies ; exigeraient coopération et confiance. Au lieu de cela, les budgets militaires explosent, les discours se durcissent et la suspicion s’installe comme norme.
Il est urgent de réhabiliter la diplomatie, non comme signe de faiblesse, mais comme outil de survie collective.
Rouvrir des négociations sur le contrôle des armements, restaurer des mécanismes de transparence, renforcer les garanties de sécurité régionales : ces pistes ne sont pas idéales, elles sont nécessaires. Le réalisme ne consiste pas à accepter la fatalité de la confrontation, mais à reconnaître que, dans un monde nucléarisé, l’escalade est une impasse.
L’histoire a déjà frôlé l’irréparable. Elle nous enseigne que la retenue, le dialogue et la responsabilité partagée peuvent éviter le pire. Mais ces vertus exigent du courage politique. Si les dirigeants persistent à instrumentaliser la peur et la puissance, le XXIᵉ siècle pourrait devenir celui d’un désordre stratégique permanent.
Dans un monde où plusieurs acteurs nucléaires se défient simultanément, la moindre étincelle peut embraser la planète. Retrouver la boussole, c’est réapprendre que la sécurité véritable ne se construit pas contre les autres, mais avec eux.
J.H.
















