Par Imen Abderrahmani
Pour les téléspectateurs tunisiens, le Ramadan rime avec de belles soirées devant leurs écrans. Ramadan 2026 ne fait pas exception : la grille des séries promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
À partir de ce soir, les téléspectateurs tunisiens se replongent devant leurs écrans pour découvrir les programmes spécialement conçus pour le Ramadan. Cette période marque l’une des compétitions télévisuelles les plus suivies de l’année. La grille des séries de Ramadan 2026 en Tunisie promet un mélange inédit de drames sociaux, de fresques historiques et de comédies populaires.
Les chaînes nationales et privées redoublent d’efforts pour séduire le public, maximiser l’audience et attirer les annonceurs. Une stratégie qui, ces dernières années, a parfois été critiquée par les téléspectateurs en raison de coupures publicitaires jugées trop fréquentes et frustrantes, interrompant le fil des intrigues et réduisant le plaisir du visionnage.
Entre ambitions commerciales et attentes du public, le Ramadan 2026 s’annonce déjà comme un véritable marathon télévisuel, où chaque série tentera de captiver les foyers tunisiens.
Le fait marquant cette année, notamment pour la Télévision Nationale Tunisienne, est l’approche très discrète adoptée par les programmateurs : pas de points de presse pour présenter les grandes lignes de la programmation, pas de dossier détaillé sur les séries et sitcoms produits. Une stratégie qui laisse penser que les chaînes préfèrent jouer leurs cartes en silence, peut-être pour éviter la concurrence, les critiques des médias ou les préjugés des spectateurs. Par ailleurs, les spots diffusés, qu’ils proviennent de la Télévision Nationale ou des chaînes privées, montrent que les feuilletons historiques ou à vocation religieuse restent largement absents. Cette situation s’explique généralement par deux facteurs : d’une part, le démarrage tardif des productions – les préparatifs débutent toujours la même année – rend difficile la réalisation de grandes productions ambitieuses ; d’autre part, le coût élevé de ces projets pousse les programmateurs à privilégier des productions de taille moyenne ou plus modestes, afin de remplir la grille avec des nouveautés et maintenir la diversité de l’offre.
Comme le veut la tradition « télévisuelle », le meilleur est réservé pour ce mois.
Sur l’écran public…
Pour la Télévision Tunisienne (Al Wataniya 1), la grille ramadanesque 2026 comprend quatre séries, dont « Arkan Harb », réalisée par Rabii Takali. Après le succès de son précédent feuilleton, « Jbal Lhamar », cette nouvelle production s’inspire des événements marquants de Ben Guerdane.
La série retrace les affrontements entre les militaires, les forces de sécurité et les terroristes qui ont tenté de prendre le contrôle de la ville, offrant un récit intense mêlant mémoire historique et drame.
La 2ème série à découvrir est « Hayet » (Vie) de Kais Mejri qui comporte dix épisodes avec un casting réunissant Salah Jday, Sawssen Maalej, Fatma Sfar, Amine Hamzaoui, Rym Ben Messaoud, Fethi Dhhibi. La grille offre à voir également « Al- Matbaa » (L’imprimerie), série avec laquelle le réalisateur cinématographique Mehdi Hmili fait son entrée à la Télévision Tunisienne et rencontre pour la première fois les téléspectateurs. Cette série qui aborde la question de la fausse monnaie réunit au casting Bahri Rahali, Sawssen Maâlej, Ghanem Zrelli, Abdelhamid Bouchnak, Mohamed Ali Ben Jemaâ, Yasmine Dimassi…et Younes Farhi.
La liste de nouvelles productions comporte également « El Haq » (Le droit) de Emna Najjar. Composée de dix épisodes, la série raconte la perte des valeurs aujourd’hui. Une histoire portée sur l’écran par Lassaâd Ben Abdallah, Wahida Dridi, Amel Alouane, Hamouda Ben Hessine, Zouhair Rais…
Parmi les séries également qui figurent sur la grille de ce mois sacré « Bab Bnet : sabriya dans les années 70 », portée par Mouna Noureddine et Wajiha Jendoubi, « Rouh Errouh » de Atef Ben Hessine, « Ahlam Arayes » (Rpêves des mariées » de Hosni Ben Amor, « Saha khoya bro » de Amine Maalej.
Du côté des chaînes privées…
Après ce tour rapide dans les productions phares de la Télévision Nationale, place aux chaînes privées, qui misent cette année sur des séries à forte audience et des comédies populaires pour séduire le public et rivaliser dans cette course au divertissement comme à l’audimat.
Sur El Hiwar Ettounsi, le public découvrira « El Khotifa » (L’hirondelle), réalisée par Sawsan Jemni et interprétée par Kamel Touati et Rym Riahi. Une œuvre qui s’annonce intense et dramatique. A ce feuilleton, s’ajoute une série comique « Hédhi Akhertha » qui marque le etour de Sami Fehri à la réalisation, dans un registre plus léger destiné au grand public.
Quant à la chaîne Nessma El Jadida, elle propose la série « Sahebk Rajel 2 », avec Karim Gharbi et Yassine Ben Gamra et qui constitue une suite de la série à succès « Sahbek Rajel 1 » diffusé lors du précédent mois sacré du ramadan, sur la même chaîne. La 2ème série proposée sur cette chaîne « Accident » de Moutiî Dridi avec Mohamed Ali Ben Jemaâ, Feryel Youssef et Nidhal Saâdi.
Telvza Tv a choisi à son tour de faire partie de cette course avec « Coma » de Mohamed Khalil Bahri qui réunit Mohamed Ali Ben Jemaâ, Chekra Rammeh, Mouna Noureddine, Moez Gdiri…
Les émissions culinaires comme religieuses constituent pour la Télévision Nationale comme les chaines privées la colonne vertébrale de la programmation.
Entre nouveautés ambitieuses et suites attendues, le Ramadan 2026 s’annonce comme un véritable marathon télévisuel pour les foyers tunisiens. Pour les téléspectateurs, c’est donc le moment de savourer, épisode après épisode, des productions audiovisuelles « made in Tunisia ». Alors bonne découverte !
Imen.A.

