Par Kamel ZAIEM
L’ancien joueur international tunisien Mondher Msakni est décédé, ce vendredi, après la détérioration de son état de santé qui l'avait contraint à rester en soins intensifs. C’est le football tunisien qui est endeuillé par cette nouvelle, tellement Mondher était admiré et respecté tout le long de sa carrière avant de céder la place à ses deux fils Youssef et Iheb.
Mondher Msakni, le remarquable et talentueux meneur de jeu qui a marqué le football tunisien, n’a laissé que les meilleurs souvenirs là où il a foulé des terrains de football, aussi bien à Mellassine (COT), au Bardo (ST) ou à Sfax (CSS) en plus de ses apparitions avec l’Equipe nationale tunisienne.
Né le 11 septembre 1960, Mondher Msakni rejoint très jeune l’Olympique des Transports (COT) lors de la saison 1972-1973. Dès ses débuts, il se distingue par ses qualités techniques et son intelligence de jeu, s’imposant rapidement comme un milieu offensif prometteur. En 1977, il conduit son équipe à remporter la Coupe de Tunisie des juniors, ce qui lui ouvre les portes de l’équipe première, où il évolue notamment aux côtés de son frère Mohamed Msakni. Il dispute son premier match chez les seniors lors de la saison 1980-1981 face au Club sportif d’Hammam-Lif.
Mondher Msakni contribue ensuite à l’une des pages marquantes de l’histoire de l’Olympique des Transports en participant à la conquête de la Coupe de Tunisie lors de la saison 1987-1988, remportée à l’issue d’une finale conclue aux tirs au but face au CA. Cette même saison, son talent de meneur de jeu s’illustre pleinement, permettant à son équipe de rivaliser pour le titre de champion de Tunisie face à l’Espérance sportive de Tunis, qui décroche finalement le sacre grâce à l’avantage des confrontations directes, alors que les deux clubs terminaient à égalité de points.
Ses performances lui valent d’être appelé en sélection nationale par l’entraîneur Mokhtar Tlili. Il honore sa première sélection en 1988 lors d’une rencontre face à la Côte d’Ivoire.
L’étape suivante de sa belle carrière l’a mené, en 1992, au Stade tunisien, un club qui lui a permis de confirmer son énorme talent avant de porter le maillot du Club sportif sfaxien l’année suivante. En 1994, il rejoint l’Espérance sportive de Tunis où il a mis un terme à sa carrière au milieu des années 1990, laissant derrière lui un héritage sportif important et un nom qui continuera de résonner dans les stades tunisiens.
En cette douloureuse occasion, Le Quotidien s’associe à la peine de toute la famille du défunt, particulièrement ses deux fils Youssef et Iheb, et leur présente ses sincères condoléances.
Paix à son âme.
K.Z.

