L’informalité : Voies d’intégration pour une croissance inclusive
Dans le cadre du projet Savoirs Éco en Tunisie, financé par l'Union européenne et mis en œuvre par Expertise France, la Fondation pour les Études et Recherches sur le Développement International (Ferdi) a lancé un programme de mentorat.
Ce programme vise à soutenir l'élaboration de policy briefs sur les enjeux économiques et de développement durable en Tunisie. La première édition a accompagné cinq projets, dont celui portant sur la lutte contre l'emploi informel, considéré comme un vecteur essentiel pour favoriser une croissance économique durable.
Défis et voies d’inclusion
L'emploi informel est devenu un défi majeur pour l'économie tunisienne. La présence d'une main-d'œuvre non déclarée nuit non seulement aux travailleurs, mais aussi à la compétitivité des entreprises et à la santé globale du marché du travail. La régularisation des situations des travailleurs pourrait constituer une solution clé pour encourager une croissance économique durable.
L'informalité engendre des effets négatifs significatifs tant sur le plan social qu'économique. Les travailleurs non déclarés sont souvent exposés à des conditions de travail précaires, sans accès aux droits fondamentaux tels que la sécurité sociale ou les congés payés.
Cette situation crée une concurrence déloyale sur le marché du travail, où certains employeurs préfèrent une main-d'œuvre moins coûteuse, mettant ainsi en péril les acquis sociaux des travailleurs locaux. Selon des études, près de 44% des travailleurs tunisiens sont employés sans contrat, ce qui souligne l'ampleur de ce phénomène. La régularisation de ces travailleurs pourrait améliorer leurs conditions de vie tout en renforçant le tissu économique en les intégrant dans le secteur formel.
Réformes continues
Pour que la régularisation soit efficace, des réformes législatives sont indispensables. Le cadre juridique actuel présente certains défis qui compliquent relativement l'accès au travail formel. La création d'un Comité consultatif de régularisation pourrait faciliter ce processus en impliquant divers acteurs sociaux et administratifs, garantissant un traitement équitable pour tous les travailleurs.
La lutte contre l'emploi informel nécessite une stratégie globale impliquant tous les acteurs concernés. Plusieurs organisations jouent un rôle crucial dans cette dynamique. En établissant des espaces d'information et d'accompagnement, ces organisations peuvent sensibiliser sur les droits des travailleurs et encourager leur transition vers le secteur formel.
Une politique publique efficace devrait également promouvoir un travail décent pour tous, garantissant que les droits des travailleurs soient respectés, ce qui contribuerait à réduire les tensions sociales et à améliorer davantage l'image internationale de la Tunisie.
La régularisation des travailleurs informels constitue une opportunité non seulement pour ces individus vulnérables mais aussi pour l'économie tunisienne dans son ensemble. En intégrant ces travailleurs dans le secteur formel, la Tunisie peut envisager un avenir économique plus solide et équitable, propice à un développement durable
JCC 2024 : Nouvelle projection de « From Ground Zero »
Les organisateurs de la 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) ont annoncé une nouvelle projection du film « From Ground Zero, untoled Stories from Gaza » et ce demain, le 20 décembre à 17h00, à la maison de la culture Ibn Rachiq.
Projeté à l’avenue Habib Bourguiba, dans le cadre de l’hommage rendu à la Palestine et aux cinéastes palestiniens qui continuent à faire de la résistance et à porte haut les voix des Palestiniens», ce film résulte d’un projet initié par le cinéaste palestinien Rashid Masharwi en réponse à la guerre lancée par l’entité sioniste contre Gaza. Le projet regroupe vingt-deux courts-métrages, réalisés par vingt-deux cinéastes gazaouis et tournés tout au long de l’année 2024, défiant les bombardements et rejetant les récits sionistes.
Acte de résistance, ces films témoignent de l’atrocité de la guerre, de la barbarie de l’entité sioniste… et de la résistance héroïque des gazaouis qui continuent à défier la machine de la tuerie israélienne et à cultiver l’espoir malgré tout.
Deux représentations de « 10 ans de mariage »
Une nouvelle version de la comédie « 10 ans de mariage » a été présentée hier et avant-hier, au Théâtre municipal de Tunis. Pièce d’Alil Vardar, mise en scène par Sana Taleb, réunissant Najla Ben Abdallah et Mohamed Dahech, « 10 ans de mariage » a réussi à drainer un grand public et a dessiné un beau sourire sur les visages.
Pour fêter leurs 10 ans de mariage, Leila organise une soirée surprise pour son mari, Kais.
Ce dernier a non seulement oublié cette date, mais il a choisi cette soirée pour demander le divorce !
Il est à rappeler que les deux représentations ont été organisées pour la bonne cause. Selon le communiqué de presse les bénéfices permettront de construire des puits pour fournir de l'eau à deux écoles dans le gouvernorat du Kef.
D’autres rendez-vous seront bientôt annoncés !
JCC 2024 : Hommage posthume à Khémais Khayati et la critique cinématographique en question
Dans le cadre de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC, 14-21 décembre 2024), la Cinémathèque Tunisienne a organisé, à la salle Sophie Golli (Cité de la Culture), une table ronde intitulée « Les enjeux actuels de la critique cinématographique ». Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’hommage rendu à la mémoire de Khemais Khayati, figure emblématique de la critique cinématographique en Tunisie qui nous a quittés en juin 2024.
Modérée par Tarek Ben Chaabane, la rencontre a réuni trois grands critiques en l’occurrence Ibrahim Al Ariss (Liban), Oussama Abdel Fattah (Egypte) et Ahmed Boughaba (Maroc).
La table ronde a débuté avec un vibrant hommage au regretté Khemais Khayati (1946-2024), mettant en lumière son riche apport à travers ses contributions comme journaliste, critique de cinéma et photographe.
Les intervenants ont mis l’accent sur son approche singulière, alliant critique comme véritable acte de réflexion culturelle et artistique et connaissance approfondie des cinémas arabe, africain et occidental.
La table ronde a, par la suite offert l’occasion pour les panélistes de se pencher sur les mutations contemporaines de la critique cinématographique à l’ère numérique. Des formats modernes tels que les podcasts, les vidéos ou les critiques sur les réseaux sociaux ont été au cœur des débats.
Pour Oussama Abdel Fattah, «la critique cinématographique n’a pas disparu, mais elle doit se réinventer pour qu’elle soit pertinente. Elle évolue avec la société et s’enrichit de nouveaux outils, à condition de conserver une base solide de connaissances cinématographiques et techniques».
De son côté, Ibrahim Al Ariss a insisté sur la dimension créative de la critique, affirmant que « la critique d’un film, c’est aussi un acte artistique qui résiste au temps». Les discussions ont permis de soulever l’importance de la critique comme outil d’analyse et d’expression dans un monde cinématographique en constante évolution.
Dans le contexte de l’hommage posthume à Khemais Khayati, une exposition de ses photographies se tient à la Galerie Hamadi Essid, située face à la salle Sophie Golli. Cette collection regroupe des portraits en noir et blanc d’acteurs, réalisateurs et figures emblématiques qui ont marqué le cinéma arabe, africain et international, des années 70 aux années 90. Des portraits d’un grand nombre de figures du cinéma comme la réalisatrice tunisienne Moufida Tlatli, le cinéaste égyptien Youssef Chahine, l’acteur égyptien Hussein Fahmy ou encore l’actrice britannique Jacqueline Bisset sont immortalisés par l’objectif de Khemais Khayati. Une exposition de photographies qui vient témoigner de son regard artistique particulier, de sa vision unique et de son rôle de passeur de mémoire dans le monde du cinéma.
Deux prix pour « Orhello et Après… » à Bagdad
La pièce de théâtre tunisienne « Othello et Après… », mise en scène par Hammadi Louhaïbi, s'est distinguée au palmarès de la cinquième édition du Festival international de théâtre de Bagdad (10-18 décembre 2024) en remportant deux prix. Le 1er est le prix du meilleur texte attribué à Boukthir Douma alors que le 2ème, celui du meilleur acteur a été attribué à Mhadhab Rmili.
Production du Centre culturel international de Hammamet, cette nouvelle version de l’œuvre shakespearienne se situe dans l’époque actuelle, abordant la dualité du bien et du mal, de l’amour et de la haine, mettant en exergue les dérives racistes et intégristes.
Pièce de théâtre en langue arabe, « Othello et Après… » réunit une pléiade d’acteurs tunisiens chevronnés à savoir Mohamed Chawki Khouja, Bahram Aloui, Samia Bouguerra, Ibaa Hamli, Faten Chouabi, avec la participation spéciale d’Ahmed Majri.
La mise en scène porte la touche du talentueux Hamadi Louhaïbi.
CAF Awards 2024 : Ademola Lookman sacré Ballon d'Or africain
Le Nigérian et finaliste malheureux de la CAN 2024 Ademola Lookman a remporté le titre de joueur africain de l'année lundi lors de la cérémonie des CAF Awards 2024. Une récompense logique au vu de son apport décisif pour les Super Eagles et pour son club de l'Atalanta Bergame.
Le Super Eagle Ademola Lookmann a passé l'année 2024 en apesanteur et l'a conclue en apothéose lundi 16 décembre, auréolé du titre de meilleur joueur africain de l'année lors des CAF Awards.
À Marrakech, le Nigérian a eu l'honneur d'être sacré devant ses quatre concurrents, le Marocain Achraf Hakimi, l'Ivoirien Simon Adingra, le Sud-Africain Ronwen Williams et le Guinéen Serhou Guirassy. Si la concurrence était rude, le trophée est mérité : l'attaquant a été décisif à la fois avec le Nigeria et son club de l'Atalanta Bergame tout au long de l'année.
Lors de la CAN 2024, il a emmené les Super Eagles en finale en inscrivant les buts de la victoire en huitièmes de finale contre le Cameroun et en quarts de finale contre l'Angola.
Décisif à 51 reprises en 2024
Avec l'Atalanta Bergame, il a disputé deux autres finales : celle de la Coupe d'Italie perdue contre la Juventus de Turin et celle de la Ligue Europa contre le Bayer Leverkusen. À cette occasion, le Nigérian a vécu une soirée de rêve. Il a inscrit les trois buts de son équipe pour infliger la seule défaite de la saison de l'équipe allemande. Surtout, il a offert son premier titre européen au club lombard.
Au total, en 2024, Ademola Lookman, ce sont 51 buts et passes décisives en 83 matches disputés. Un rythme infernal. "Ce prix est une bénédiction, être reconnu comme le meilleur joueur d'Afrique est quelque chose d'incroyable", a-t-il déclaré. "Il y a quatre ans, ma carrière était au plus bas, mais aujourd'hui, je suis ici en tant que meilleur joueur d'Afrique. Ne laissez pas vos échecs arrêter vos rêves."
Né à Londres de parents nigérians, Ademola Lookman a vite vu le football s'imposer comme une évidence. Charlton offre sa chance au gamin de Peckham, quartier populaire du sud-est de la capitale britannique, et le fait passer professionnel. Il est ensuite balloté entre Everton, Fulham, Leicester et le RB Leipzig, puis trouve sa place en Serie A en 2022.
Le onze africain de l’année
La Confédération africaine de football (CAF) a dévoilé son onze type africain de l’année 2024, lors d’une cérémonie au Palais des Congrès de Movenpick à Marrakech. André Onana s’installe ainsi dans les buts. Une défense solide composée de Kalidou Koulibaly, Chancel Mbemba et Achraf Hakimi. Au milieu de terrain, Mohammed Kudus, Sofyan Amrabat, Franck Kessié et Yves Bissouma sont présents, tandis que l’attaque est confiée à Mohamed Salah, Victor Osimhen et Ademola Lookman, des références offensives dans les grands championnats européens.
OPPO Find X8 Pro : Eterniser les moments emblématiques de l'UEFA Champions League
La saison 2024/25 de l'UEFA Champions League bat son plein et chaque équipe se bat férocement pour un classement élevé dans la phase de championnat. Alors que l'action s'intensifie, les fans du monde entier ont à nouveau droit à des moments fascinants sur le terrain.
En prolongeant son partenariat avec l'UEFA Champions League pour trois saisons supplémentaires, OPPO offre aux fans une expérience de visionnage et de photographie immersive sans précédent. Les footballeurs légendaires David Villa, Júlio César, Fernando Torres, Clarence Seedorf et Claudio Marchisio interagissent via son dernier appareil phare, OPPO Find X8 Pro, rapprochant plus que jamais les fans de l'excitation du jeu.
Vivre le jeu à travers les yeux des légendes
Peu de personnes sont capables de mieux comprendre les émotions sur un terrain de football que les légendes qui l'ont foulé. David Villa, Júlio César, Fernando Torres, Clarence Seedorf et Claudio Marchisio ne sont que quelques-uns des joueurs emblématiques qui ont gravé leurs noms dans l'histoire de l'UEFA Champions League. Leurs connaissances du jeu et leurs liens avec les fans continuent d'inspirer les passionnés de football du monde entier.
Récemment, ces stars se sont réunies pour mettre en valeur l’essence de la Ligue des champions de l’UEFA à travers de nouvelles perspectives, grâce à OPPO Find X8 Pro. Que ce soit Villa revisitant le frisson du but, Torres se concentrant sur la magnificence du stade ou Seedorf capturant l’énergie joyeuse des fans, leur engagement nous a rappelé pourquoi la Ligue des champions de l’UEFA occupe une place si particulière dans les cœurs.
Plus proche que jamais : zoomez pour être témoin de la grandeur
Conçu pour capturer chaque détail, OPPO Find X8 Pro garde les fans plus proches que jamais de l'action. Avec le système de caméra Hasselblad Master, ses caméras téléobjectifs à double périscope exclusives et son zoom télescopique AI offrent une clarté exceptionnelle, qu'il s'agisse de zoomer sur des moments décisifs ou de capturer des célébrations euphoriques sous les lumières du stade. Pour les jeux rapides, Lightning Snap et HyperTone Image Engine garantissent une précision même en une fraction de seconde.
Dans une saison définie par des moments inoubliables, OPPO Find X8 Pro se présente comme le téléphone ultime des matches, combinant une technologie de pointe avec l'âme du jeu et permettant aux fans de célébrer le football et leur passion.
En tant que partenaire officiel de l'UEFA Champions League pour les smartphones, OPPO s'engage à connecter plus profondément les fans avec le sport qu'ils aiment.
Club Africain : Grégory Dupont, un ancien du Real Madrid, débarque
Du nouveau, il y en a du côté du Parc A, mais pas au niveau des joueurs puisque le Club Africain a officiellement engagé le préparateur physique français Grégory Dupont.
Né en 1972, Dupont a débuté sa carrière au LOSC Lille de 2000 à 2007, avant de s’engager avec le Celtic Glasgow en 2007. A partir de 2009, il est revenu à Lille où il a exercé jusqu’en 2018, avant de prendre les commandes de la préparation physique à l’équipe de France de 2018 à 2019. Après, Dupont a été recruté par le Real Madrid jusqu’en 2021. Il s’agit du deuxième ancien du real Madrid à s’engager avec le Club Africain, après le coach David Bettoni.
Grégory Dupont sera chargé, en compagnie de David Bettoni, Ludovic Batelli (directeur technique), Arthur Hochede (préparateur physique) et Sabeur Khelifa de superviser la planification et la réalisation du programme technique au Club Africain, ainsi que du suivi des objectifs sportifs du club et de l’évaluation des recrutements.
Trump impute la responsabilité de la chute d’Al Assad à la Turquie
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Les analystes tunisiens décortiquent les tenants et aboutissants de cette déclaration fracassante
Trump impute la responsabilité dans la chute du régime de Bachar Al Assad à la Turquie. Que veut la Turquie, justement, de son voisin du Sud? Donald Trump a estimé lundi dernier que la Turquie avait effectué «une prise de contrôle inamicale» de la Syrie, après que des groupes rebelles — dont certains soutenus par Ankara — ont renversé le gouvernement de Bachar Al-Assad.
Citée par la presse française, la décision du président américain a été largement commentée par les observateurs internationaux notamment en qualifiant le président turc, Erdogan, de «gars intelligent», «La Turquie est très intelligente. C’est un gars intelligent, et il est très tenace», a déclaré le futur président américain lors d’une conférence de presse, vraisemblablement en allusion au président turc Recep Tayyip Erdogan, avant d’ajouter : «La Turquie a fait une prise de contrôle inamicale sans que beaucoup de vies ne soient perdues. Je peux dire qu’Assad était un boucher». En effet, depuis 2016, la Turquie exerce une influence considérable sur le nord-ouest de la Syrie, entretenant des relations avec le groupe Hayat Tahrir al-Sham (HTS), ancienne branche syrienne d’Al-Qaïda et considéré comme terroriste par de nombreux pays occidentaux. Le gouvernement turc s’est dit «prêt» dimanche dernier à fournir de l’aide militaire si le nouveau gouvernement syrien mené par les rebelles islamistes lui en faisait la demande. «Il faut attendre de voir ce que fera la nouvelle administration. Nous pensons qu’il est nécessaire de leur donner une chance», a déclaré le ministre turc de la Défense, Yasar Güler. Que veut la Turquie, justement, de son voisin du sud?
Réactions
Interrogé à ce sujet, Me Houssem Eddine Ben Atiya, spécialiste du Monde arabe, nous a confié: «L’on sait que lors de la tenue de la réunion de Doha au Qatar, les Turcs ont ouvertement proposé au régime de Bachar Al Assad de «lâcher» les kurdes contre une paix durable avec Ankara. Seulement, les Syriens ont rejeté ce plan. Alors, c’est le président Erdogan qui a donné l’ordre aux rebelles d’entamer une offensive éclair dans le nord de la Syrie. Conjointement, l’Iran a ordonné à ses troupes stationnées en Syrie de se replier vers les frontières irakiennes. L’effondrement du régime de Bachar Al Assad devenait alors éminent. De fait, à quoi faut-il s’attendre dans la période à venir? A mon avis, la Syrie sera divisée en trois Etats, islamique sunnite, Kurde pro turc et un Etat chiite. L’objectif est la liquidation totale de la cause palestinienne et derrière un remodelage de la carte géographique de toute la région du Proche-Orient». De son côté, le juriste Salem Chérif nous a indiqué: «Il est évident que les turcs ont joué un rôle dans la chute du régime de Bachar Al Assad, mais aussi les sionistes et les Américains ainsi que leurs alliés arabes. Alors, nous sommes face à une nouvelle donne qui probablement va changer le visage de la région qui ou elle basculera dans l’anarchie totale ou elle sera contrainte de se soumettre à la domination des sionistes».
M.B.M.M.
Crise de l’huile d’olive : Complot ou incompétence?
Par Hassan GHEDIRI
L’an dernier à pareille date, les producteurs de l’huile d’olive en Tunisie se frottaient les mains en observant les prix qui s’affolent sur le marché international. Cette année, ils broient du noir.
La très mauvaise récolte d’Espagne, producteur mondial numéro 1 d’huile d’olive durement affecté par la sécheresse, a été une aubaine pour la Tunisie, la saison écoulée. Notre pays a pu récolter un peu plus de 5 milliards de dinars en écoulant près de 90% de son huile sur les marchés étrangers, soit presque le double des revenus réalisés en 2022. Les consommateurs tunisiens auxquels l’on réserve une quantité de la recolte qui, bon an mal an, ne dépasse pas quelques dizaines de milliers de tonnes, ont vu les autorités intervenir l’année passée pour contenir l’envolée des prix sur le marché local absurdement indexés sur les cours internationaux. En cette saison, tout semble basculer et les profiteurs d’hier sont devenus les malheureux d’aujourd’hui, et vice versa. Le secteur de l’huile d’olive en Tunisie est ébranlé par l’effondrement des prix, mettant à nu, pour la énième fois, l’imppuissance des autorités agricoles à anticiper les crises et son incapacité à gérer l’abondance.
La production record estimée cette année à plus de 350 mille tonnes aurait dû et pu être une bénédiction pour le pays grâce à la manne financière inestimable que pourraient générer les exportations de notre or vert. Seulement, voilà que la filière toute entière est frappée par ce qui ressemble à une malédiction des prix. Tout était pourtant prévisible et beaucoup de voix ce sont élevées depuis deux mois pour mettre en garde contre une dégringolade destructrice des prix. Dans l’un de nos numéros du mois de novembre, nous avons rapporté les prévisions prometteuses (désavantageuses pour certains) d’une très bonne récolte en Espagne qui mènera immanquablement les prix à des niveaux très en deçà des résultats de la saison 2023/2024.
Crise
Il était en effet attendu que la Tunisie, grand producteur et exportateur d’huile d’olive, voit sa part de marché se rétrécir avec le retour de l’Esapgne. Le problème c’est que l’ampleur de la crise qui est aujourd’hui en train d’enfler dans le secteur oléicole local et qui risque d’avoir des conséquences irréparables pour une filière stratégique et vitale pour l’économie nationale. L’huile d’olive représente en effet plus de 40% des exportations agricoles en Tunisie et constitue une source de revenus essentielle pour le Trésor public très déséquilibré. C’est également grâce à l’huile d’olive que la Tunisie parvient à maintenir dificilement le déficit de sa balance commerciale à un niveau gérable. Pour dire que l’effondrement de cette filière que certains tendent maladroitement à provoquer par leur avidité mercantile sera synonyme d’une perte économique majeure. Depuis plusieurs semaines des experts ont aleté les décideurs politiques en Tunisie sur les conséquences inévitables de la baisse des prix internationaux sur le marché local et par ricochet sur le rendement de nos exportations. Négociée aujourd’hui dans le marché local au-dessous de dix dinars le litre dans certaines régions du pays, l’huile d’olive peut poursuivre sa chute pour être plus que jamais à la portée de toutes les bourses. Une tendance qui déplaît beaucoup aux producteurs et aux exportateurs qui ne trouvent plus leurs marges habituelles. Au centre du pays, principal bassin oléicole, les prix d’olive ont été divisés par trois comparé à l’année dernière. Conséquence : la cueillette a été suspendue dans plusieurs exploitations. Certains croient que les affaires de corruption et de malversation mises au grand jour au lendemain des visites du président de la république dans des olivraies relevant du domaine de l’Etat auraient peut-être eu des effets indésirables qui paralysent la filière. Parmis les suspects, figurent en effet des acteurs très influents dont le plus grand exportateur privé d’huile d’olive en Tunisie dont la marque est très convoitée à l’étranger. Mais sans aller très loin dans les interprétations qui frôlent les limites du complot, il faut souligner le manque de réactivité de la part des autorités de régulation, principalement l’Office national de l’huile qui s’est contenté d’observer sans prendre les mesures préventives. Les actions entreprises, après coup, pour tenter de limiter les dégâts d’un désastre économique et commercial annoncé n’avaient finalement pas eu l’effet escompté.
H. G.
Electroménager : Lancement de la marque De Dietrich en Tunisie
Avec plus de trois siècles d'expérience, la marque De Dietrich, l'un des plus grands acteurs de l'industrie de l’électroménager de luxe dans le monde, n’a cessé depuis de développer son sens de l’innovation et de l’art de vivre à la française en imposant ses appareils à travers le monde.
Présente sur tous les continents, la maison De Dietrich, qui fait partie du patrimoine de la cuisine française, vient d'annoncer le lancement de sa nouvelle gamme en Tunisie autour d'un cocktail qui a vu la présence de nombreux architectes, architectes d’intérieur, cuisinistes et des représentants des médias de la place.
Dans ses différentes manufactures situées en France (Orléans, Vendôme, Cergy) De Dietrich cultive son amour pour l’excellence à travers une maitrise parfaite, un savoir-faire d’exception et ne cesse pas de proposer un ensemble de créations, d’innovations et de technologies uniques (cuisinières, hottes et plaques...).
C'est ainsi que la Maison De Dietrich n’a eu de cesse de proposer un ballet ininterrompu de créations, d’innovations et de technologies uniques tels la première cuisinière domestique, les fours pyrolyses, le four à vapeur saturée. En 1990, De Dietrich invente les premières tables de cuisson à induction. En 2010, elle crée Piano, la première table induction 100% zone libre, et lance en 2013 la table horiZone Chef, qui propose parmi des fonctionnalités novatrices, quatre modes de cuisson différents.
Entreprise humaine à dimension mondiale qui fournit des services inégalés à ses clients de plus en plus exigeants, De Dietrich fournira sans doute le meilleur des solutions de pointe à sa nouvelle clientèle tunisienne avec les mêmes exigences de service et de qualité à travers le monde entier.
De Dietrich est présente en Tunisie depuis 2018 à travers sa filiale, assure une distribution exclusive de tous les produits (fours, tables, hôtes mais aussi lave- vaisselles, réfrigérateurs encastrables ….)
Et ce n’est pas encore fini à Gaza : Tsahal exige l’évacuation de 4 zones du centre de la bande !
Le mercredi 18 décembre 2024, l’armée d’occupation israélienne a exigé l’évacuation de 4 zones du centre de Gaza, selon ce qui a été rapporté par le site Sky News.
Le porte-parole de l’armée sioniste pour les médias arabes, Avichai Adraee, a déclaré dans un message sur la plateforme X : « Pour les habitants de la bande de Gaza qui sont situés dans 4 pâtés de maisons de la région de Bureij (au centre de Gaza), il s’agit d’un avertissement préalable, avant une attaque. »
Il va falloir prendre cet avertissement très au sérieux car les sionistes ne reculent devant rien pour continuer leur génocide et tuer le maximum de Palestiniens face au silence complice de l’Occident.
Syrie : Que deviendront les bases militaires russes?
Le président russe Vladimir Poutine était un fidèle partisan du président syrien sortant Bachar el-Assad bien avant que la guerre civile syrienne n'éclate dans le pays en 2011.
Depuis septembre 2015, un important contingent militaire russe est stationné dans le pays pour aider le régime syrien à se défendre contre les avancées des forces rebelles. Les deux plus grandes installations militaires russes en Syrie sont la base navale de Tartous et la base aérienne de Hmeimim, située à environ 20 km au sud-est de Lattaquié.
Maintenant qu'Assad a fui la Syrie et que son gouvernement est tombé, les médias russes s'interrogent sur ce qu'il adviendra des équipements militaires coûteux, des navires, des véhicules et des quelque 7 500 membres du personnel.
Si les estimations divergent quant au nombre exact de personnes et d'équipements encore présents, il n'en reste pas moins que la Russie est confrontée à un problème : que faire et comment protéger ses ressources considérables dans une situation imprévisible qui évolue rapidement ?
En 2017, Moscou et Damas ont signé un accord accordant à la Russie un bail de 49 ans pour l'utilisation des bases de Tartous et de Hmeimim, jusqu'en 2066. Cependant, il est désormais difficile de prédire si elles resteront sous le contrôle de la Russie. Les dirigeants russes ont laissé entendre qu'ils n'avaient pas l'intention de continuer à utiliser ces deux bases.
Lundi, Dmitri Peskov, le secrétaire de presse du président russe, a déclaré que Moscou discuterait du sort des bases russes en Syrie avec la nouvelle administration de Damas. À en juger par les remarques de Peskov, les dirigeants russes doivent encore déterminer l'avenir des bases de Tartous et de Lattaquié, et pourraient donc se préparer à l'évacuation des troupes russes.
La tâche ne sera pas aisée. Outre les 7 500 membres du personnel, le contingent russe comprend une quantité importante d'armes et d'équipements militaires, principalement sur la base aérienne de Hmeimim. Il s'agit notamment de véhicules blindés, de systèmes de missiles de défense aérienne, de matériel d'ingénierie et d'autres ressources. Une évacuation, si elle avait lieu, serait visible.
Les années précédentes, des rapports indiquaient que le contingent russe en Syrie comprenait des chars de combat lourds. Ceux-ci devraient être transportés par l'An-124, l'un des plus gros avions au monde, en utilisant la piste de la base aérienne de Hmeimim. Si la Russie entreprend une évacuation urgente du personnel militaire de Hmeimim, cela nécessitera probablement des centaines de vols d'An-124 et d'Il-76 en très peu de temps.
Alors que les navires peuvent transporter des cargaisons importantes et du personnel, ils ne peuvent pas passer par les détroits turcs du Bosphore et des Dardanelles pour entrer dans la mer Noire. À la suite de l'invasion massive de l'Ukraine par la Russie, la Turquie a fermé les détroits aux navires de guerre russes et ukrainiens en vertu de la convention de Montreux. Cette fermeture signifie que même si la Russie parvient à rassembler des navires pour évacuer le personnel de Tartous, ceux-ci devront emprunter un long itinéraire passant par la mer Méditerranée, le détroit de Gibraltar, l'Europe, puis la mer Baltique ou les ports du nord via les mers de Norvège et de Barents.
Si la Russie décide d'évacuer ses forces de Syrie, l'opération sera coûteuse et de grande envergure.
Que signifierait pour la Russie la perte des bases syriennes ?
Les bases militaires en Syrie étaient vitales pour la Russie, car elles ne se limitaient pas à soutenir le régime du président Assad. Elles assuraient une présence militaire russe au Moyen-Orient et facilitaient le transport de personnel et de marchandises vers l'Afrique, où la Russie a développé d'importants intérêts ces dernières années.
Le gouvernement russe insiste sur le fait que l'installation de Tartous ne peut être considérée comme une base à part entière et qu'il s'agit simplement d'une station d'entretien de navires. En fait, elle a assuré la présence navale de la Russie en Méditerranée, aussi petite soit-elle par rapport à la (sixième) flotte américaine.
La base aérienne de Hmeimim est particulièrement importante, car elle sert de plaque tournante logistique pour tous les projets africains, y compris le groupe mercenaire russe Wagner.
Si la Russie parvient à négocier avec la nouvelle administration syrienne le maintien des bases, l'accord sera probablement très différent dans son esprit et dans sa forme.
35 mille supporters pour le derby EST-CA et pas de billets en vente
Comme de coutume, le derby de la capitale entre L'Espérance et le Club Africain attire l'attention de toute la Tunisie sportive plusieurs jours avant le coup d'envoi. La préparation du match et l'organisation battent déjà leur plein. Aux dernières nouvelles, 35 mille supporters esperantistes assisteront audit match et seuls les détenteurs d'abonnements seront autorisés à y assister. Autant dire qu'aucune billet ne sera mis en vente même si on sait que le nombre d'abonnements vendus jusqu'à ce jours à atteint les vingt-six mille. Au niveau des deux formations, des retours sont annoncés : Sasse et Aholo du côté Sang et Or et Ait Malek et Ben Abda du côté des Rouge et Blanc. Rappelons que ce derby qui dégage déjà ses effluves se jouera dimanche à partir de 16h30.
J.B.
Editorial : La malédiction de Bachar el Assad ...
Par Chokri BACCOUCHE
Connu pour ses déclarations à l’emporte pièces, le président élu américain, Donald Trump, aime dire les choses telles qu’elles sont sans ambages ni fioritures. Quitte à mettre dans l’embarras les pays ou les parties visés par ses envolées lyriques, fussent-ils alliés des Etats-Unis. Lors d’une conférence de presse sur le conflit en Syrie tenue lundi dernier dans sa résidence en Floride, le 47ème patron de la Maison Blanche qui sera intronisé, officiellement, début janvier prochain, a fait des confidences le moins qu’on puisse dire fracassantes. Il a accusé, en effet, la Turquie d’être «à l’origine des événements en Syrie qui ont conduit à la chute du régime de Bachar al-Assad». «Je pense que la Turquie est très intelligente. Elle a procédé à une prise de pouvoir hostile, sans perdre beaucoup de vies. C’est un gars intelligent et très tenace», a affirmé Trump, vraisemblablement en allusion au président turc Recep Tayyip Erdogan. Le constat dressé par le président américain, connu par ailleurs de tous, s’inscrit dans une perspective événementielle logique, serait-on tenté de dire. Depuis 2016, la Turquie exerce en effet une influence considérable sur le nord-ouest de la Syrie, entretenant des relations assez étroites avec le groupe Hayat Tahrir al-Cham, ancienne branche syrienne d’Al Qaïda et considéré comme terroriste par de nombreux pays occidentaux. A travers cette alliance très critiquée du reste par de nombreuses parties, Ankara vise à neutraliser les combattants séparatistes kurdes du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), bêtes noires des autorités turques ainsi que les Unités de protection du peuple.
Les choses auraient pu s’arrêter à ce niveau mais comme la Syrie fait l’objet d’un enjeu stratégique majeur pour de nombreuses puissances à tel point qu’elle est devenue le théâtre d’intérêts diamétralement opposés, la situation se complique inévitablement. En effet, au moment où les dirigeants turcs considèrent les Forces démocratiques syriennes (FDS) comme un groupe terroriste, l’administration américaine de Joe Biden estime de son côté que ce groupe est au contraire «nécessaire et crucial » afin d’empêcher la résurgence des jihadistes de l’organisation terroriste Daech en Syrie. Pour rappel, les FDS, soutenues par les États-Unis, ont dirigé le combat contre l’Etat islamique dans ses derniers bastions syriens avant sa défaite en 2019. Elles sont dominées par les Unités de protection du peuple, considérées par Ankara comme une émanation du PKK, interdit. Bref, ce que veulent et projettent les Américains en Syrie est porté paradoxalement en horreur par les Turcs, et ce, pour des considérations stratégiques et sécuritaires évidentes.
A la lumière de toutes ces données, les dirigeants turcs ont-ils commis une erreur stratégique lourde de conséquences en contribuant de manière active, directe ou indirecte, à la chute du régime de Bachar al-Assad ? Alexandre Douguine, philosophe et inspirateur du président russe Poutine, répond à cette question par l’affirmative. Il pense que le renversement du président syrien va inévitablement booster les velléités indépendantistes kurdes qui commencent d’ailleurs à se manifester. Douguine considère que le régime turc , à la recherche d’une stature régionale, a précipité la chute d’al Assad pour se rapprocher des cercles de décision stratégiques américains et sionistes avant l’investiture du président U.S Donald Trump. Il commet en fait une bourde monumentale, car il devra désormais « faire face à la menace existentielle d’un Etat kurde sur ses frontières. Cette hypothèse est d’autant plus plausible que la coalition américano-sioniste ne manquera pas de transformer la question kurde en carte maitresse pour faire pression sur le gouvernement turc en vue d’obtenir des concessions stratégiques que ce soit en Libye ou ailleurs. La Turquie sera confrontée par conséquent au douloureux choix entre la surenchère par milices interposées, islamistes notamment, dans la région Mena y compris dans l’ancienne Jamahiriya voisine ou la soumission au diktat israélo-otanien. Voilà qui est bien embarrassant et bigrement complexe et compliqué pour la Turquie qui devra faire face à court terme à une situation très problématique dans le cadre d’une partie d’échecs géopolitique extrêmement vicieuse. Ironie de l’histoire, le départ de Bachar el-Assad a, de toute évidence, précipité l’ouverture d’une boite de Pandore où les véritables vainqueurs ne sont pas forcément ceux que l’on croit. Attachez vos ceintures, ça va bientôt secouer. Et ça ne fait que commencer…
C.B.
















