Prix Sharjah de la critique de la poésie arabe attribué au Tunisien Fethi Nasri
La quatrième édition du Prix Sharjah de la critique de la poésie arabe a décerné le Premier Prix au poète et universitaire tunisien Fethi Nasri pour son étude en langue arabe portant sur les autobiographies dans la poésie arabe contemporaine, informe le ministère des affaires culturelles.
Cette récompense, mentionne le ministère, vient consolider le potentiel intellectuel, culturel et créatif de la Tunisie ainsi que le rayonnement de nos grandes figures littéraires à l'étranger.
Placée cette année sous le thème "La convergence des genres littéraires dans la poésie arabe contemporaine", l'édition 2024 de ce prix littéraire a récompensé trois critiques littéraires arabes : Fethi Nasri (premier prix), le critique irakien Ahmed Jar Allah Yassin (2ème Prix) et le marocain Ibrahim El Graoui (3ème prix).
Créé en 2020 sous l'égide du Département de la Culture de Sharjah aux Emirats arabes Unis (EAU), ce prix annuel vise à promouvoir la poésie arabe moderne et son analyse critique à travers le monde arabe et à offrir une reconnaissance internationale aux chercheurs et critiques littéraires ainsi qu'une large visibilité pour les travaux primés.
TRANSTU : les stations seront équipées de caméras de surveillance pour protéger les usagers
Le PDG de la Société des Transports de Tunis (TRANSTU), Abderraouf Salah, a déclaré lundi en réponse aux plaintes des usagers des bus et du métro, exprimées dans un reportage de la radio Mosaïque FM, que la société s'efforce de mettre un terme aux agressions violentes ciblant aussi bien les clients que les agents de la société. Ces incidents, fréquents dans plusieurs points sensibles, sont combattus à travers des opérations coordonnées entre le système d’auto-sécurisation et de contrôle de la société, en collaboration avec la police de secours, afin d’assurer la protection nécessaire pour tous.
Il a souligné que ces mesures relèvent d’un effort continu, étant donné que les agressions contre la flotte et ses utilisateurs persistent. Il a insisté sur le fait que tout acte de vandalisme ou de destruction des moyens de transport alourdit les pertes, aussi bien pour la société que pour les citoyens.
En effet, chaque incident entraîne l’immobilisation du véhicule concerné, ce qui réduit le nombre de véhicules disponibles, augmentant ainsi les temps d’attente des usagers aux stations.
Il a également annoncé que, dès le début de l’année 2025, toutes les stations de la société seront équipées de caméras de surveillance pour protéger les usagers, les moyens de transport, les stations et la flotte, en partenariat avec les services du ministère des Transports.
Par ailleurs, il a précisé qu’à partir de mai 2025, le renforcement de la flotte de métro et de bus permettra d’alléger les diverses pressions, de réduire les retards des voyages causés par le manque de véhicules, particulièrement aux heures de pointe (le matin, à midi et après 17h), et d’assurer une meilleure régularité des services pour répondre aux attentes des citoyens.
Enfin, il a souligné que la société accorde une grande importance au suivi du respect par les agents des itinéraires et des horaires de départ, dans le cadre de solutions structurelles visant à résoudre les problèmes des usagers. Ces mesures visent à garantir un transport sûr et fiable pour tous les passagers.
Syrie : al-Assad s’exprime pour la première fois depuis sa fuite
Le président syrien déchu, Bachar al-Assad, est sorti du bois ce lundi 16 décembre pour commenter la chute spectaculaire de son régime, en à peine 10 jours alors qu’il a tenu le pays d’une main de fer durant 23 ans (plus les 30 ans de son papa, dont le tombeau a fini en cendres). Mais l’ex-président syrien a surtout commenté son départ précipité vers Moscou, sa fuite pour dire les choses telles qu’elles sont. Al-Assad ne voudrait pas que les générations futures retiennent de lui qu’il a lâchement déserté le pays alors que les rebelles filaient vers son palais, alors pour l’Histoire il prend la parole…
Il l’a fait à travers un communiqué, diffusé sur la chaîne Telegram de la présidence. «Mon départ de Syrie n’était pas planifié et n’a pas non plus eu lieu durant les dernières heures de la bataille, contrairement à certaines allégations (…). Alors que la base était sous le feu intense des drones, sans moyen possible de la quitter, Moscou a demandé aux commandants sur place d’organiser une évacuation vers la Russie le soir du 8 décembre», a argué al-Assad.
Il soutient qu’il s’exprime pour tordre le cou à «des torrents de fausses informations et de fausses histoires loin de la vérité». Ça s’arrête-là, il n’évoquera rien d’autre.
Il sera très difficile de contrer la version servie par la très sérieuse agence Reuters samedi dernier. D’après l’organe de presse, sur la base des témoignages d’une douzaine de sources proches, l’ex-président syrien n’avait partagé avec personne ses plans pour sortir du pays. Selon un commandant qui avait assisté à la réunion avec des responsables de l’armée au ministère de la Défense, jusqu’à la dernière minute al-Assad soutenait devant ses hommes que la Russie allait bientôt frapper…, comme en 2015.
Il a dit qu’il est parti de Damas le dimanche 8 décembre au petit matin pour rallier Lattaquié et sa base russe de Hmeimim, la suite ce sont les événements qui le lui ont dicté, affirme-t-il.
Tennis : Ons Jabeur et son mari accomplissent la Omra
La célèbre tenniswoman tunisienne Ons Jabeur a partagé un moment de spiritualité intense en accomplissant les rituels de la Omra avec son mari, Karim Kamoun. Sur son compte Facebook officiel, Ons Jabeur a publié des photos prises au cœur des lieux saints, accompagnées d’un message empli de gratitude : « Alhamdoulillah pour l’accomplissement de la Omra. Ô Allah, accepte de nous et ne laisse aucun de nos invocations sans réponse, ni aucun de nos péchés sans pardon, Ya Rab. »
Alors qu’Ons Jabeur se prépare pour une nouvelle saison tennistique, ce voyage spirituel à La Mecque semble être une manière de recharger ses batteries émotionnelles et spirituelles. Une démarche inspirante qui pourrait bien renforcer son mental avant de nouveaux défis sur les courts internationaux où elle tentera de rattraper son retard, dû à une méchante blessure, et de renouer avec le Top 10 dans les plus brefs délais. Reléguée à la 42e place du classement mondial de la WTA, avec un total de 1 226 points, la championne Tunisienne aborde la saison 2025 avec une grande confiance. Elle participera au tournoi WTA 500 Mubadala Abu Dhabi Open, qui se déroulera du 3 au 8 février 2025. Mais avant ce rendez-vous, Ons Jabeur se prépare à affronter un défi de taille : l’Open d’Australie, prévu du 12 au 26 janvier 2025. Bonne chance à notre brave ministre du Bonheur…
K.Z.
Fiscalité et environnement: Perspectives de développement
La fiscalité environnementale, indépendamment des rentrées d’argent régulières qu’elle assure aux pouvoirs publics, agit sur les comportements des contribuables pour leur faire prendre conscience des effets négatifs de leurs activités sur, notamment, la biodiversité, les ressources naturelles et la santé.
Elle s’organise autour de dispositifs contraignants, dissuasifs et incitatifs dont la grande variété marque l’importance de l’outil fiscal dans la protection de l’environnement.
Promouvoir la fiscalité environnementale
Il est important de promouvoir la fiscalité environnementale qui reste insuffisante pour la mobilisation de ressources publiques, à même de financer la transition écologique et énergétique en Tunisie, a indiqué l’Institut Tunisien de la Compétitivité et des Etudes Quantitatives (ITCEQ), dans un rapport publié en novembre 2024.
Selon ce rapport intitulé «Promouvoir la fiscalité environnementale», les taxes environnementales se sont élevées à 1,4% du PIB en moyenne sur la période 2000-2021. Quant à la part de ces taxes dans le total des recettes fiscales, elle a baissé durant la même période, avec de légers rattrapages en 2010 et entre 2015-2018, qui n’ont pas perduré.
En tout état de cause, « le manque d’investissement à vocation environnementale n’a pas favorisé la compétitivité durable de la Tunisie ». Ces facteurs expliquent que la fiscalité environnementale est «encore en quête de maturation». Pour la développer, l’ITCEQ a recommandé d’inscrire dans le projet de code de l’environnement, l’ensemble des textes fiscaux liés à l’environnement dans un chapitre spécifique intitulé « fiscalité environnementale », tout en simplifiant les dispositifs eux-mêmes.
Il a également jugé indispensable de mettre en place un système d’information intégré sur la fiscalité environnementale. L’objectif étant de compléter les données manquantes, d’harmoniser les données existantes et de les structurer selon la méthodologie des instances internationales.
Fournir à l’État des recettes stables
Il est à rappeler que la fiscalité dont l’objectif principal est de fournir à l’État des recettes stables et prévisibles, développe un particularisme dès lors qu’elle concerne l’environnement. Elle se dote d’instruments de nature économique et financière spécifiques destinés à changer les comportements des contribuables.
La fiscalité écologique ne se contente donc pas de soumettre le citoyen à un prélèvement obligatoire afin de garantir à l’État des ressources budgétaires. Elle l’incite à protéger la ressource en eau, le sol, l’air, la nature, en tentant de limiter les déchets, de réduire la consommation d’énergie et les rejets polluants résultant du fonctionnement des usines ou des transports, notamment.
De Borj El Roumi, les « JCC dans les prisons » ont démarré
Le coup d’envoi de la 10ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) dans les prisons a été donné, dimanche, à la prison civile de Borj El Roumi, sous la présidence de la directrice générale des affaires des détenus relevant du Comité Général des Prisons et de la Rééducation (CGPR), Henda Testouri, en présence du directeur général du Centre national du cinéma et de l’image, Lamia Belgaied Guiga et nombre de hauts fonctionnaires du ministère des affaires culturelles et de la Direction générale des prisons et de la rééducation.
Selon un communiqué du CGPR, un long-métrage intitulé « Farha » de la réalisatrice jordanienne Darin Sallam a été projeté et auquel ont assisté un groupe de détenus de la prison de Borj Roumi en présence de la productrice et réalisatrice du film. Un débat a été organisé à l’issue de cette projection entre la réalisatrice et les détenus autour des thématiques-clés évoquées lors de ce long métrage.
Les festivités des 10èmes JCC se poursuivra dans les prisons de Sers, de Monastir, de Gabès et de Sfax et Nabeul. Cette édition sera ponctuée de la projection de neuf films provenant de Tunisie, de Jordanie, de Palestine et d’Algérie dont quatre sont des longs métrages de fiction, un long métrage documentaire, un film d’animation, deux courts métrages de fiction et un court métrage documentaire.
Une projection spécialement dédiée aux enfants détenus dans les centres de rééducation aura lieu également à la Cité de la Culture Chedli Klibi.
Toujours selon la même source, la DGPR a réaffirmé sa volonté constante de concrétiser les directives du Ministère de la Justice visant à consacrer davantage le droit des personnes détenues dans les prisons et les unités correctionnelles à la pratique d’une activité culturelle et à renforcer davantage les activités et programmes culturels programmés.
Une telle initiative a le double mérite de contribuer au changement des comportements des détenus et de garantir leur réinsertion dans la société, explique-t-on de même source.
Semmama se raconte aux JCC !
Cinq documentaires réalisés par des jeunes talents lors de la résidence « Regards Croisés » seront projetés aux JCC. Cette résidence exceptionnelle était mise en place par le projet TACIR porté par l’association AMAVI. Elle a eu lieu au centre culturel de Djebel Semmama durant la saison 2024.
Les films qui seront projetés, le 18 décembre, à la salle « Le Mondial », à partir de 19h30, sont : « Les épouvantails de la zone rouge » de Jalel Faizi, « Between planes » de Amin El Kadhi, « Les rythmes de la vie » de Karama Sayadi, « Sourate al Naml » de Mohamed Rachdi et « Brouva » » de Mohamed Mbarki et Habib Ghrayssi
Ces jeunes talents viennent de divers horizons régionaux et culturels et racontent leurs propres histoires à travers le prisme documentaire. Ils étaient guidés par des mentors professionnels comme Ikbal Zalila, Fatma Chérif, Imed Issaoui et Marwen Hechkel.
Trois de ces documentaires étaient tournés à Semmama. Il s’agit de « Sourat Al Namel » de Mohamed Rachdi, « Les épouvantails de la zone rouge » de Jalel Faizi et « Les rythmes de la vie » de Karama Sayadi.
Projet Elyssa : Les lauréats…
L’Institut français de Tunisie (IFT) a annoncé, vendredi 13 décembre 2024, les lauréats et lauréates du premier appel à candidatures à destination des artistes visuels et musiciens émergents dans le cadre du projet Elyssa.
Quid du projet Elyssa?
Elyssa est un fonds d’aide à la création visant à soutenir les artistes résidant en Tunisie dans les domaines des arts visuels et des musiques. Ce projet innovant a pour ambition d’accompagner la scène artistique tunisienne en offrant un soutien personnalisé à des artistes émergents et confirmés.
Appels à candidatures
Deux appels à candidatures dédiés aux artistes visuels et aux musiciens en début de carrière ont été ouverts du 24 octobre au 21 novembre 2024. Au total, près de 250 candidatures ont été reçues et examinées.
Comité de sélection
Dans le cadre d’Elyssa, l’Institut français de Tunisie s’est associé à un comité de professionnels composé de personnalités reconnues des scènes artistiques tunisienne, française et internationale, à qui le choix des projets a été délégué afin d’assurer un processus de sélection indépendant et collaboratif. Les délibérations ont eu lieu les 10 et 11 décembre 2024, aboutissant à la sélection de 7 projets lauréats pour les musiques et 12 pour les arts visuels.
Composition du comité « Arts visuels »
– Medhi Ben Cheikh, galeriste, Galerie Itinerrance Paris
– Mohamed Ben Soltane, artiste visuel, commissaire d’exposition et co-fondateur de Jiser
– Flora Boillot, cheffe de projets Arts visuels, Pôle des Saisons, Institut français (Paris)
– Julie Chenot, directrice de la Fondation Camargo
– Elsa Despiney, historienne de l’art
– Selma Feriani, galeriste, Selma Feriani Gallery
– Seif Eddine Nechi, illustrateur et auteur de bandes dessinées
– Beya Othmani, commissaire d’exposition et chercheuse au MoMA.
Composition du comité « Musiques »
– Mohamed Ben Saïd, fondateur d’AKACIA Production
– Amine Bouhafa, compositeur de musiques de films
– Khalil Hentati, compositeur, producteur et multi-instrumentaliste
– Hamdi Makhlouf, luthiste, compositeur, poète et musicologue
– Amani Semaan, co-fondatrice et directrice de Beirut and Beyond.
Lauréats – Arts visuels
1. Safa Attiaoui (dessin, installation)
2. Mariam Ayadi (peinture)
3. Myriame Dachraoui (peinture)
4. Kais Dhifi (sculpture, installation, land art)
5. FYMA (binôme) : Feriel Mesbah & Yosr Ammar (architecture)
6. Achref Guesmi (vidéographie, photographie)
7. Zeineb Kaabi (art lumineux, vidéo expérimentale, photographie et data visualisation)
8. Bader Klidi (peinture, sculpture, installation, musique)
9. Amira Lamti (photographie, vidéographie et installation)
10. Mohamed Ali Ouertani (céramique, design écologique)
11. Yassine Sellami (dessin, peinture, sculpture)
12. Bachir Tayachi (installation).
Lauréats – Musiques
1. Nejia Abidi Malki (pop tunisienne)
2. Soudani Chourouk (pop)
3. Aymen Goubba (world music, traditionnel, electro)
4. Mariem Hamrouni (ethno electro, deep folk)
5. Dhirar Kefi (ethno electro jazz)
6. Ahmed Litaiem (hybride, electro-acoustic fusion)
7. Chaima Mahmoud (Indie Pop).
Cérémonie d’hommage à Fethi Heddaoui : Pour un dernier adieu
Après des obsèques marquées par la présence de nombreuses personnalités et d'une marée humaine de citoyens, le samedi 14 décembre 2024, pour conduire Fethi Haddaoui à sa dernière demeure, des figures de la scène culturelle et artistique tunisienne, en deuil, se sont réunies dimanche soir au Palais Abdellia à La Marsa dans une cérémonie d'hommage, rendant, par devoir de mémoire, un dernier adieu à leur compagnon de route –« Ftouh », ainsi surnommé par ses proches-, ce grand artiste, qui a illuminé aussi bien le petit que le grand écran et dont la disparition survenue le jeudi 12 décembre 2024 a été un immense choc pour tous les tunisiennes et tunisiens.
Dans une atmosphère empreinte de chagrin et de recueillement, artistes de tous bords ont partagé, en présence des membres de la famille du défunt, leur immense douleur, témoignant de leur estime et de leur grand amour pour un homme dont le talent et l’humanité ont marqué des générations, grâce à des œuvres exceptionnelles voire intemporelles au théâtre, au cinéma et à la télévision.
Témoignages sur le vif...
« Fethi Haddaoui avec qui j’ai souvent collaboré était un homme exceptionnel par son talent artistique et son humanité. Il a été un mentor pour nous tous, non seulement par la qualité de son interprétation, mais aussi par son amour pour la vie et l’art »-L’acteur Jamal Madani
« La perte de Fethi Haddaoui dépasse les frontières. C’est une perte pour tout le cinéma arabe. Il avait une capacité unique à insuffler une sincérité extraordinaire à ses rôles. Son œuvre magistrale restera gravée dans l’histoire de l’art » -Le réalisateur Ibrahim Letaief
« Le départ de Fethi Haddaoui laisse un vide immense, non seulement sur la scène culturelle, mais dans le cœur de tous ceux qui ont eu le privilège de le côtoyer. Il était un artiste passionné, animé par une vision profonde de l’art et de la vie » -l’artiste Raouf Ben Amor
« J'ai eu la chance de côtoyer Fethi Haddaoui de très près et tout au long de ce parcours, j'ai pu mesurer à quel point il visait l’excellence et à quel point il était là pour épauler et encourager ses collègues : il était exemplaire »- l’acteur Mohamed Ali Ben Jemaa
« Fethi Haddaoui représentait le modèle d’un artiste profondément engagé dans les causes de sa société. Chaque rôle qu’il incarnait portait en lui une idée puissante car il a toujours veillé à ce que l’art transmette un message noble »- l'artiste Slim Sanhaji
Parmi les nombreuses figures de la scène artistique présentes figuraient entre autres Lotfi Bouchnaq, Mouna Noureddine, Moez Gdiri, Moez Toumi, Rim Riahi, Mouna Noureddine, Mohamed Ali Nahdi, Chekra Rammeh, Wahida Dridi, Khaled Houissa...
Dans leurs témoignages vibrants et émouvants, ils ont souligné à l'unanimité l’importance de perpétuer l’héritage de Fethi Heddaoui, suggérant la création de prix ou de projets artistiques portant son nom, afin de maintenir vivace sa mémoire et son œuvre prolifique dans les annales de l'histoire culturelle tunisienne en particulier et arabe en général.
Fethi Heddaoui était aussi un ami, un cousin, et....un père « exceptionnel, qui parlait trop peu de lui. Il était un guide, un homme engagé qui allait toujours au bout de ses convictions et je sais qu’il sera toujours parmi nous dans nos coeurs et dans nos souvenirs » a résumé en quelques mots et avec beaucoup d'émotion sa fille Jamila Haddaoui.
Le Quotidien avec TAP
Algérie : l'ambassadeur de France a été convoqué pour des « manœuvres agressives »
Le ministère des affaires étrangères algérien a convoqué la semaine passée l’ambassadeur de France à Alger pour adresser « une sévère mise en garde » à Paris, accusée d’avoir mené « des opérations et manœuvres agressives » pour « déstabiliser » le pays, ont rapporté plusieurs journaux dimanche 15 décembre.
L’ambassadeur, Stéphane Romatet, s’est vu « signifier la ferme réprobation des plus hautes autorités algériennes face aux nombreuses provocations et actes hostiles français en direction de l’Algérie », écrit le quotidien gouvernemental El Moudjahid. Selon Le Soir d’Algérie, la partie algérienne a « tenu de vive voix à désigner clairement l’origine de ces actes malveillants, la DGSE française (Direction générale de la sécurité extérieure) ».
L’agence de renseignement aurait, selon ce journal, mené un certain nombre d’« opérations et de manœuvres agressives ciblant des institutions de la République algérienne dans le but évident de les déstabiliser et de nuire gravement à notre pays ».
Tensions croissantes entre Alger et Paris
La convocation de M. Romatet « sonne comme une sévère mise en garde, qui intervient au lendemain de graves révélations sur l’implication (de la) DGSE, dans une campagne de recrutement d’anciens terroristes en Algérie à des fins de déstabilisation » du pays, selon El Moudjahid. La télévision nationale et la chaîne publique d’information en continu AL24 News ont récemment diffusé un documentaire qui affirmait qu’un « plan machiavélique » avait été « brillamment déjoué par les services de sécurité algériens », rappelle le journal.
L’ambassadeur français s’est aussi vu reprocher des « faits tout aussi graves, des dérapages qui ne relèvent plus seulement de l’acte inamical, mais bien d’une volonté notoire de nuire grandement à l’Algérie », assure Le Soir d’Algérie. Il s’agit de « rencontres organisées dans les murs de plusieurs représentations battant pavillon français en Algérie et reconnues comme telles, réunissant, autour de diplomates français de rangs divers, principalement des agents consulaires relevant de la DGSE, des personnes connues pour leur hostilité déclarée et permanente envers les institutions algériennes », selon ce journal.
Institut Mongi Ben Hamida : 3000 cas d’AVC par an, un chiffre alarmant !
L’institut national de neurologie Mongi Ben Hamida à Tunis enregistre chaque année 3 mille nouveaux cas d’accidents vasculaires cérébraux (AVC) a souligné la cheffe de service de neurologie Samia Ben Sassi.
Elle a indiqué dans une déclaration à la TAP, au cours d’une cérémonie organisée à l’occasion de la célébration du 50ème anniversaire de la création de cet institut, que ce chiffre “est très élevé” soulignant que la propagation des AVC en Tunisie est due principalement au vieillissement de la population vu que cette maladie touche essentiellement les personnes âgées.
La cheffe de service de neurologie a évoqué la prédominance de la maladie de Parkinson en Tunisie en raison d’une anomalie génétique étant donné qu’entre 30 et 40 % des cas sont liés aux facteurs héréditaires, indiquant que cette pathologie touche 31% des personnes âgées de plus de 60 ans.
“L’institut national de neurologie Mongi Ben Hamida bénéficie d’un rayonnement à l’échelle régionale et internationale grâce à ses réalisations scientifiques et ses réussites médicales, dont notamment la découverte de 20 pathologies neurologiques héréditaires” a-t-elle précisé.
De son côté, la directrice générale de l’institut national de neurologie Naziha Hameidi Mahfoudh a souligné que cet établissement qui a été fondé en 1974, regroupe des spécialités rares à l’échelle nationale telles que les maladies neurologiques, la réanimation et l’anesthésie et fournit les services de radiologie, les analyses biologiques.
Cet institut accueille chaque année environ 70 mille patients en consultations externes et 5500 en hospitalisation avec une capacité de 136 lits.
Pour sa part, le directeur de la santé, Abderrazek Bouzouita a souligné que la célébration du 50ème anniversaire de la création de l’institut national de neurologie illustre les nombreuses réussites en Tunisie dans le secteur médical en général et dans les secteurs de la recherche et de la formation en particulier.
Il a insisté sur l’importance de la mise en œuvre du programme national pour la prévention et le traitement des accidents vasculaires cérébraux et la sensibilisation aux premiers signes de l’AVC. Bouzouita a ajouté que l’état s’emploie à promouvoir le secteur de la santé, notamment en ce qui concerne les maladies neurologiques à travers la modernisation des équipements, la formation des médecins pour permettre aux patients de poursuivre leurs traitements en Tunisie.
Un fort potentiel, mais aussi des barrières à lever : Et si la Tunisie devenait le Singapour du continent africain?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
C’est du moins ce que pense le vice-président de la BM lors de sa dernière visite à Tunis. Qu’est-ce qui empêche, justement, notre pays de briller en matière des nouvelles technologies?
Le vice-président de la Banque Mondiale pour le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord, Ousmane Dione, a indiqué, vendredi dernier, sur les ondes de radio Express FM, que « La Tunisie a la possibilité de devenir le Singapour du continent africain, à la fois en termes de technologies avancées et de logistique et de ressources humaines». Et si les autres nous reconnaissent ce fort potentiel, qu’est-ce qui empêche, alors, notre pays de briller en matière des nouvelles technologies? Ce n’est pas la première fois, par ailleurs, que de hauts dirigeants mondiaux apportent un tel témoignage en faveur de la Tunisie. En effet, en mars 2023, le directeur du service des délégués commerciaux, gouvernement du Canada, avait indiqué que «le secteur des technologies d’information et de communication (TIC) en Tunisie est un secteur porteur, disposant d’un potentiel commercial confirmé par un savoir-faire reconnu sur le marché international. Grâce à sa position géographique avantageuse et son ouverture vers le reste du monde, la Tunisie constitue une destination privilégiée pour les entreprises étrangères du secteur TIC, car elle peut servir de hub pour l’Europe, l’Afrique et le Moyen-Orient. La plupart des firmes internationales de renommée sont présentes sur le marché tunisien, comme SAGEM, Alcatel, Orange, Bull, Ericsson, Ooredoo, Fujitsu et IBM. Ces firmes sont fortement intéressées par l’investissement étranger et le partenariat».
Bien que beaucoup puissent considérer que la Tunisie a le potentiel nécessaire pour avancer sur tous les plans, il semble que la volonté politique n’est pas encore à son apogée. Il faut, ainsi, et de l’avis de plusieurs observateurs, mettre les points sur les i. Ce n’est pas aussi compliqué, il suffit de donner plus de considérations à tout ce qui fait avancer le pays comme investir dans la création des start-ups, l’intelligence artificielle, etc. Tout ira bien. Il y a un point important, tant évoqué, telles ces familles au pouvoir économique incontestable, et qui ont réduit les capacités des générations actuelles et futures à répondre à leurs besoins au nom de l’augmentation des exportations, la création d’entreprises et la rentrée de devises étrangères. Il faut mettre un terme à tout cela.
Etat des lieux et réformes…
Interrogé, à cet effet, à propos de ce sujet, l’ingénieur en informatique, Fakher Karouida, nous a, à son tour, confié: «Il faut savoir que nous sommes d’ores et déjà pionniers et leaders sur le continent africain dans plusieurs secteurs comme le développement des logiciels pour web et mobile, la télécommunication 5G, la Fintech et gouvernement électronique, la cybersécurité et l’intelligence artificielle. Mais on peut faire mieux si on ouvre la porte aux jeunes promoteurs, pour casser le monopole et surtout réformer le Code des changes».
En chiffres, la contribution du secteur TIC au PIB de la Tunisie est de l’ordre de 7.5%. La Tunisie se positionne au second rang à l’échelle africaine en matière de préparation à l’intelligence artificielle. On estime, également, à 113 000 emplois dans le secteur TIC en Tunisie. Selon l’ingénieur, Fakher Karouida: «On peut faire mieux lorsqu’on sait que 727 start-up labellisées sont actives en Tunisie. Mais, lorsqu’on sait, également, que la majorité des start-ups sont freinées dans leur progression par le Code des changes, il est urgent d’apporter les réformes nécessaires afin de les aider à résister à la concurrence et devenir plus compétitives. L’autre jour, Bassem Ennaïfar, expert économique et analyste financier, disait que le grand problème de ces start-up reste la taille du marché, le cadre juridique et la disponibilité des ressources. Il y a un besoin de s’internationaliser. Mais pour le faire, il faut adapter son offre aux exigences des marchés étrangers, ce qui nécessite des compétences, donc des charges élevées dont ces entités ne disposent pas souvent. La plupart du temps, c’est compliqué sur le plan des procédures, avec des lois tunisiennes restrictives, surtout en matière de change. Il faut focaliser l’action publique sur la promotion de cette culture chez les jeunes dans les régions de l’intérieur, où les bons exemples manquent. Des fonds doivent être dédiés à ces gouvernorats, puisque c’est plus simple d’opérer pour les start-up implantées dans les grandes villes. Ce n’est pas acceptable de constater que même dans les start-up, il y a un gap régional. Ces réformes permettront, de fait, aux jeunes d’accéder à ce marché et casser le monopole ».
M. B. S. M.
Enseignement Supérieur : Sept mille titulaires de doctorat inscrits à la plateforme électronique « Minassati»
Environ 7 mille titulaires d’un diplôme de doctorat ont achevé les inscriptions à la plateforme électronique « Minassati » (Ma plateforme), a indiqué le ministre de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, Mondher Belaid. Les inscriptions à « Minassati » qui offre une base de données actualisée aux Tunisiens titulaires d’un diplôme de doctorat, ont eu lieu du 25 octobre au 30 novembre2024.
Dans une déclaration accordée à l’Agence TAP, Belaid a indiqué en marge de la clôture du programme de modernisation de l’enseignement supérieur et son appui à l’employabilité « PROMESSE » organisé, récemment, à Tunis que l’opération d’enregistrement a permis de collecter des données sur la situation des doctorants en Tunisie ce qui a donné lieu à leur classement par spécialité, ainsi que par statut social, âge et année d’obtention de diplôme.
Et de poursuivre que 50 % des inscrits sur la plateforme (environ 3500 doctorants) bénéficient actuellement de contrats temporaires d’enseignement dans les établissements d’enseignement supérieur, tandis que les 50 % restants des inscrits souffrent du chômage.
Le ministre a, en outre, ajouté que son département a commencé le travail avec le ministère de l’Emploi et de la Formation professionnelle afin de lancer de nouveaux mécanismes permettant d’intégrer ces doctorants, en leur offrant des opportunités pour s’engager dans des initiatives de l’entrepreneuriat.
Cette orientation va inciter, en outre, les doctorants à créer des projets innovants, des entreprises et des projets privés, a –t-il précisé. Belaid a, également, fait savoir que le ministère de l’Enseignement supérieur œuvre à intégrer ces doctorants dans des projets de coopération internationale.
Après la chute du régime à Damas : Le gazoduc Qatar-Turquie en passant par la Syrie refait surface
La construction d’un gazoduc reliant le Qatar, dans le Golfe, à la Turquie pour aboutir en Europe refait surface à la suite de l’effondrement du régime Baas syrien.
S’il est construit, le méga gazoduc Qatar-Turquie permettrait un développement majeur du marché : les marchés de l’Union européenne pourraient recevoir du gaz qatari, provenant du plus grand gisement de gaz naturel au monde, via une plaque tournante en Turquie. Le Qatar possède les troisièmes plus grandes réserves de gaz au monde, derrière la Russie et l’Iran.
Le 10 décembre, Türkiye Today a fait état de nouvelles perspectives pour le gazoduc Qatar-Turquie. En 2009, ce projet aurait été rejeté par l’ancien président syrien Bachar al-Assad, qui s’est réfugié en Russie le week-end dernier, et n’est depuis lors plus revenu à l’ordre du jour. À l’époque du rejet par Assad, certains rapports indiquaient que son régime s’était prononcé contre le gazoduc afin de protéger les intérêts de son allié, la Russie, qui était alors le principal fournisseur de gaz naturel de l’Europe. À plusieurs reprises, la Russie a défendu l’idée d’un gazoduc reliant l’Iran à la Syrie en passant par l’Irak.
Si une administration favorable à la Turquie s’installe en Syrie, on se souviendra peut-être des paroles de l’ancien dirigeant de l’allié turc, le Qatar, l’ancien Emir Cheikh Hamad bin Khalifa Al Thani, qui a déclaré : « Nous sommes impatients d’avoir un gazoduc du Qatar vers la Turquie ».
Le concept initial du gazoduc Qatar-Turquie, d’une valeur de 10 milliards de dollars et d’une longueur de 1 500 kilomètres, prévoyait que le gaz provenant de la partie qatarie du vaste gisement North Dome/South Pars dans le Golfe (le gisement est partagé avec l’Iran) serait acheminé vers la Turquie, puis vers l’Europe. Il devait atteindre la Turquie en passant par l’Arabie saoudite, la Jordanie et la Syrie.
Les réserves de gaz naturel du Qatar dans le Golfe ont été estimées à environ 896 trillions de pieds cubes (25,4 trillions de mètres cubes), ce qui équivaut à 14 % des réserves de gaz connues dans le monde. Dans l’état actuel des choses, le gaz qatari arrive en Europe sous la forme de coûteuses cargaisons de gaz naturel liquéfié (GNL) transportées par des navires-citernes.
Le 10 décembre, le ministre turc de l’énergie et des ressources naturelles, Alparslan Bayraktar, a été interrogé par les médias locaux, à l’issue d’une réunion du cabinet, sur les chances de relancer le projet oublié de gazoduc Qatar-Turquie. « Pour une Syrie qui a atteint l’unité et la stabilité, pourquoi pas? a-t-il répondu, ajoutant : « Si cela se produit, l’itinéraire doit être sûr. Espérons que ce sera le cas, car c’est ce que nous souhaitons ».
La Turquie, qui ne dispose pas d’importantes réserves de gaz, a intensifié ces dernières années ses efforts en vue de créer un centre gazier qui recevrait du gaz de fournisseurs tels que la Russie, l’Azerbaïdjan, le Turkménistan et l’Iran et le réexporterait vers des marchés tiers.
C'est historique ! Miss Martinique est Miss France 2025
Que d’émotions… Miss Martinique a été élue Miss France 2025. Elle succède à Eve Gilles et a été choisie à la fois par le jury présidé par Sylvie Vartan, et par les millions de téléspectateurs de TF1 qui étaient devant leur poste samedi soir.
Miss Martinique s’appelle Angélique Angarni-Filopon, elle a 34 ans et est hôtesse de l’air. Sa victoire signe une double première. Elle est, tout d’abord, la première à ramener la couronne et l’écharpe de Miss France en Martinique. Surtout, elle est la première miss à bénéficier de l’abolition de la limite d’âge, règle encore en vigueur l’an dernier.
Angélique Angarni-Filopon avait déjà été candidate, à 21 ans, et avait échoué à la seconde place du concours local de son île. A nouveau candidate quand elle a appris que la limite d’âge de 24 ans avait été abolie, elle a décrit son souhait non pas comme « un rêve de petite fille » mais comme « un désir de femme. »
« Au nom de toutes celles à qui on a dit un jour que c’était trop tard »
Au fil d’une élection très ouverte, sur la scène de l’Arena du Futuroscope, la trentenaire — la seule candidate, même, à avoir dépassé ou même atteint trente ans dans toute l’histoire du concours, sachant que la limite d’âge de 25 ans n’a été abolie qu’en 2022 — la Martiniquaise, certes, a semblé avoir mis KO toutes les autres Miss au moment du premier discours, celui des quinze demi-finalistes.
Tellement de nervosité et de voix mal posées, de phrases difficilement terminées, chez ses concurrentes. Angélique Angarni-Filipon avait eu la fameuse phrase de gagnante, en parlant « au nom de toutes celles à qui on a dit un jour que c’était trop tard ». Une de ces formules qui marquent et qui viennent de loin, du cœur et du nu de la vie.
















