Les arbitres de la 11e journée
La Direction Nationale d'arbitrage vient d'annoncer les noms des arbitres qui vont officier les matches de la 11e journée de la Ligue 1 ce week-end. En voici les détails :
Samedi
JSO- CAB : Gouider
ESZ- ASG : Belarbi
Dimanche
OB- ASS: Ayadi
USM- UST : Melki
USBG- ESS : Hosni
CA- ESM : Bouali
N.B. : les rencontres EGSG- EST et CSS- ST sont reportées successivement aux 25 et 26 décembre.
J.B.
Editorial : Nounou et la marionnette d’Al-Cham…
Par Chokri Baccouche
« Am » Hédi, un voisin du quartier, aimait bien sa Nounou, une chatte de gouttières. Il en était fier et la dorlotait, choyait et bichonnait à longueur de journée. A tel point que sa femme Khadija en est devenue jalouse. Un beau jour et pour on ne sait quel motif, Nounou est tombée subitement en disgrâce et a été chassée manu militari par son maître. Interloqués par ce comportement inhabituel, des passants qui connaissaient l’idylle entre l’homme et la bête lui avaient demandé la raison de cette surprenante désaffection. « Elle a fait preuve à mon égard d’une ingratitude inacceptable. Je l’ai nourrie, blanchie, gâtée et dressée pour qu’elle lutte contre les rongeurs mais, à ma grande déception, je l’ai surprise de mes propres yeux en train de dérouler le tapis rouge devant une souris qui s’apprêtait à rentrer dans ma maison », dit-il sur un ton martial. En tant que caporal de l’armée à la retraite, « Am » Hédi, toujours droit dans ses bottes mais d’une compagnie très agréable en temps normal, n’a pas digéré le laxisme de sa Nounou qu’il a consideré comme un acte de « trahison impardonnable ».
Trahison ? Le terme est certainement inapproprié pour une pauvre bête dont le seul tort est d’avoir négligé l’intrusion d’un rongeur qu’elle a dû trouver peut-être assez sympathique à son goût. La véritable trahison, c’est du côté de la Syrie « libérée du joug d’un impitoyable dictateur » qu’il faut aller chercher. Elle est limpide comme l’eau de roche, théâtralisée à la hollywoodienne et d’une lâcheté écœurante. En effet, et au moment où les « preux libérateurs barbus » du groupe islamiste Hayat Tahrir Al-Cham font la bamboula pour fêter la chute du régime de Bachar El Assad, dans une cacophonie de hourra et de tirs à la Kalachnikov indescriptible, l’armée sioniste s’est engouffrée en territoire syrien en s’emparant d’un large pan de 252 km2 qu’elle a transformé en « zone tampon ». Pis encore, Tsahal a lancé quelque 300 raids aériens en Syrie en deux jours détruisant toutes les bases aériennes, des dizaines d’avions et d’hélicoptères stationnés au sol ainsi que de nombreux bâtiments de la Marine syrienne au large du port de Lattaquié. Des batteries de défense aérienne, des chars, des véhicules blindés, des unités de production et des sites de stockage d’armes ont été également anéantis. En roue libre et n’étant confrontée à aucune résistance, l’armée sioniste s’est adonnée en somme à cœur joie pour décimer de fond en comble l’armée syrienne comme dans une fête foraine. Et pour couronner le tout, un ordre a été donné par les dirigeants israéliens ou leurs affidés pour liquider les savants syriens. Le corps sans vie du Dr Hamdi Ismaïl Nada, l’un des plus éminents spécialistes de la chimie organique en Syrie, a été ainsi découvert il y a deux jours dans son domicile. Son assassinat dans des circonstances mystérieuses a suscité une vive émotion dans les milieux scientifiques et académiques.
Impression du déjà-vu ? Très certainement. Le scénario réalisé en Irak lors de la chute de Saddam Hussein a été réédité de toute évidence en Syrie avec les mêmes ingrédients, les mêmes mises en scène, pathétiques et théâtralisées, les mêmes assassinats ciblés de savants, les mêmes statuts déboulonnées et décapitées par une foule en liesse et traînées par un véhicule. Absolument tout ce qui s’est passé il y a quelques années à Bagdad a été systématiquement reproduit ces derniers jours à Damas. Les scripts de ce scénario loufoque et de bas étage où le complot et la trahison font bon « manège », se sont tout simplement contentés de changer de décor. Un tout petit peu mais pas trop, histoire de ne pas dépayser les téléspectateurs.
Que font entretemps les « courageux combattants de la liberté » de chez Hayat Tahrir Al-Cham au moment où leur pays se fait tailler en pièces ? Eh bien, ils se contentent de danser et chanter autour du totem rouillé de Hafedh Al Assad jusqu’au petit matin, laissant l’armée sioniste faire son travail de sape et de destructions massives sans être dérangée le moins du monde. Joulani, le « vénéré » chef du groupe islamiste « libérateur », est trop occupé pour accorder de l’importance à ces « menus détails ». Très sollicité par les journalistes de chez CNN et des médias occidentaux qui jouent des coudes pour décrocher une interview avec sa majesté, il n’a pas le temps de penser à ce qui se passe de désastreux, sous son nez et sa barbe et à quelques encablures de son nouveau quartier général. On ne mord pas la main qui nous nourrit, dit un vieil adage, et Joulani n’est certainement pas le genre de type ingrat. Au fond de lui-même, il sait qui l’a armé, rémunéré, nourri, blanchi, intronisé et pour quel objectif. Il ne peut, par conséquent, que récompenser ses bienfaiteurs pour leur générosité. Cela s’appelle retour sur investissement ou renvoi de l’ascenseur à l’envoyeur. Tout est question d’intérêt partagé en somme. En réalité, Joulani fait comme la Nounou de « Am » Hédi. Il déroule le tapis rouge à la souris sioniste et se contente de jouer le rôle qu’on lui a assigné d’avance, à savoir la marionnette attitrée d’un tragique sitcom actuellement au stade de finition qui promet de changer complètement le visage du Moyen-Orient. En permettant la destruction de son propre pays qu’il prétend avoir paradoxalement libéré, Joulani comble du miracle, est en passe de se refaire une nouvelle virginité : classé hier par les Etats-Unis et d’autres pays occidentaux sur la liste des terroristes les plus recherchés, il est considéré aujourd’hui, en guise de récompense, comme un « héros ». Comme quoi, le terrorisme aux yeux de l’Occident est une équation à géométrie variable. Bonne quand il sert, mauvaise quand il sort des rangs et s’avise à porter préjudice aux intérêts géopolitiques de ceux qui l’ont en réalité créé…
C.B.
Le célèbre acteur tunisien Fethi Haddaoui n'est plus
La scène artistique tunisienne vient de perdre l'une de ses figures emblématiques, l’acteur Fethi Haddaoui décédé ce jeudi soir, 12 décembre 2024, à l’âge de 63 ans.
passionné du 4ème art, il a commencé sa carrière au lycée Ibn Charaf, encadré à l'époque par l'homme de théâtre Hamadi Mezzi pour rejoindre par la suite le théâtre amateur, complétant et nourrissant sa passion par une formation académique à l'Institut supérieur d'art dramatique de Tunis.
Obtenant son diplôme en 1986, l'acteur a mené des grandes et importantes expériences au théâtre, au cinéma et à la télévision, incarnant de nombreux rôle qui ont marqué la mémoire du spectateur tunisien et arabe surtout dans les feuilletons historiques syriens.
Artiste caméléon, Fethi Haddaoui jouissait d'une grande popularité en Tunisie. Le parcours riche, il a joué dans 21 longs-métrages, 3 courts-métrages, 32 séries télévisées, 6 pièces de théâtre et 2 créations radiophoniques. Il a dirig,é entre 2011 et 2014, le Centre culturel international de Hammamet. Il a à son actif de nombreuses consécrations parmi lesquelles nous citons: Le prix du meilleur acteur et le prix de la star ramadanesque au festival Ramadan Awards, attribués par Mosaïque FM, le prix du Meilleur second rôle masculin pour son rôle dans "No Man's Love" aux Journées cinématographiques de Carthage et le prix de la Meilleure interprétation masculine au Festival international du film arabe d'Oran en 2000, le prix du Meilleur second rôle masculin pour son rôle dans "Noce d'été" aux Journées cinématographiques de Carthage en 2004, le prix du meilleur acteur au Festival international du film arabe d'Oran en 2013..
Fethi Haddaoui a été en 2010 nommé Chevalier de l'Ordre national du Mérite.
Commémoration À l’occasion du 52e anniversaire du décès du leader défunt, Dr Mahmoud El Materi
La Tunisie commémore demain vendredi 13 décembre 2024 l’anniversaire de la mort du grand leader et symbole du mouvement national, Dr Mahmoud El Matri et à cette occasion, la famille du défunt a l’honneur de vous inviter à assister à la commémoration et à la cérémonie d’hommage organisée sous le patronage du ministère de la Santé, le vendredi 13 décembre 2024 à 10h00, à l’Hôpital Mahmoud El Materi à Ariana.
Cet événement marquera également l’inauguration de la statue rendant hommage à cette grande personnalité nationale, en reconnaissance de son combat au sein du mouvement national, de sa résistance face au colonisateur français et de sa contribution à la construction de l’État tunisien moderne, notamment à travers l’établissement des bases du système de santé en tant que premier ministre de la Santé de l’État indépendant.
Né en décembre 1897 à Tunis et mort le 13 décembre 1972 à Tunis, est un nationaliste, médecin et homme politique tunisien. Il est l'un des fondateurs du Néo-Destour dont il était le premier président.
ans ses mémoires, El Materi indique qu'il ne connaît pas sa date de naissance exacte. En effet, puisque sa mère est morte en couches, on délaisse le petit Mahmoud jusqu'à ce qu'on le confie à Baya Ben Jaafar, une proche de la famille. Plus tard, il est recueilli par sa tante Fatouma et son frère aîné Ali, qui l'élève après la mort de son père. Il serait né vers la fin du mois de décembre 1897. Selon l'historien Mounir Charfi, il serait né le 5 décembre 1897.
Issu d'une famille tunisoise d'origine gréco-turque, Mahmoud El Materi est l'enfant de Khadija Ferah, qui meurt en couches, et de Mokthar El Materi, chaouachi et imam à la mosquée El Ksar (hanéfite), qui décède dix mois plus tard. Son grand-père Ahmed était un enseignant hanéfite à l'université Zitouna. Il fréquente le kouttab à partir de l'âge de six ans puis entre à l'école franco-arabe à l'âge de huit ans. Il y obtient son certificat d'études primaires puis son brevet d'arabe. Il poursuit sa scolarité au Collège Sadiki et obtient son diplôme de fin d'études en 1916 puis son baccalauréat avec mention honorable le 12 juillet 1919. C'est à Sadiki qu'il rencontre pour la première fois Habib Bourguiba, plus jeune que lui de quelques années.
Le baccalauréat en poche, il s'inscrit à la fois à la faculté des sciences et à l'école de médecine de Dijon. Ne disposant pas de bourse, ni d'aide familiale, il trouve un emploi comme surveillant d'un lycée puis dans une école de commerce.
Après avoir obtenu sa licence en sciences, il s'inscrit en quatrième année de médecine à Paris où il obtient son doctorat en médecine avec mention très honorable le 6 juillet 1926. Il est le troisième médecin tunisien musulman à être diplômé de la faculté de médecine de Paris et le onzième médecin formé dans une faculté européenne1.
Durant son séjour à Dijon, Mahmoud El Materi écrit des articles politiques dans plusieurs journaux dont Le Populaire. À Paris, il est d'abord membre du Parti communiste français, qu'il quitte rapidement pour le Parti socialiste français, et milite pour la Ligue des droits de l'homme et l'Étoile nord-africaine dont il est un membre fondateur. Il collabore alors à plusieurs journaux dont Le Progrès de la Côte-d'Or, Le Rappel socialiste et Le Populaire de Paris. En 1924, il est retrouvé par un vieil ami du Collège Sadiki, Bourguiba ; ils entament ensemble une carrière militante au sein des associations étudiantes réunissant des Tunisiens à Paris.
À l'âge de 28 ans, au début du mois de novembre 1926, il rentre définitivement en Tunisie.
Mahmoud El Materi se marie en 1931 avec Kmar Ben Cheikh Ahmed. Ils ont sept enfants : Cherif, Leila, Faika, Amel, Aziz, Anissa et Samira.
Mahmoud El Materi soutient sa thèse de médecine sur le thème Contribution à l'étude de la souffrance du fœtus au cours du travail et obtient son doctorat avec la mention très honorable en 1926.
La candidature d'El Materi à un poste d'interne à l'hôpital est pourtant refusé par les autorités du protectorat. Il est soupçonné de sentiments anti-français, ayant participé dans sa jeunesse à des réunions nationalistes chez un oncle chaouachi avec ses frères aînés, Ali et Hafiz, sympathisants des Jeunes Tunisiens et travaillant à l'hôpital Sadiki. Il accepte cependant le poste d'assistant bénévole au service du docteur René Broc. Au cours de son expérience d'assistant bénévole à l'hôpital Sadiki, il côtoie d'illustres médecins et chercheurs français comme Charles Nicolle, Ernest Conseil et Gabriel Brun. Dans le même temps, il collabore à plusieurs périodiques nationalistes.
Au mois de mars 1927, El Materi ouvre son propre cabinet de consultation à Bab Menara, tout en continuant d'exercer son travail d'assistant bénévole à l'hôpital Sadiki, l'un des rares du pays à recevoir gratuitement ce qu'on appelle alors les indigènes.
Dans les années 1930, il intervient, avec le docteur Conseil, pour contenir la peste pneumonique qui sévit alors en Tunisie. Ils décident de mettre les malades en quarantaine dans la prison civile, et s'enferment avec eux, afin de les soigner.
C'est à l'instigation d'El Materi que le Croissant-Rouge tunisien est créé le 22 avril 1943, lorsque la Seconde Guerre mondiale atteint la Tunisie, afin de pallier la défection de la Croix-Rouge et assister les victimes des bombardements. Il le fait reconnaître par le Comité international de la Croix-Rouge le 30 septembre 1957, alors qu'il est ministre de la Santé de la Tunisie indépendante.
El Materi est rejoint à Tunis par Bourguiba qui devient son voisin dans ce qui devient plus tard le musée du mouvement national. Ils fondent ensemble en 1932, avec Bahri Guiga, M'hamed Bourguiba et Ali Bouhajeb, rejoints plus tard par Tahar Sfar, le journal nationaliste L'Action tunisienne. Plus tard, les jeunes membres de la rédaction du journal rejoignent les rangs du Destour, dont certains au sein même de la commission exécutive. Mais de nombreux désaccords sur la politique à suivre et la tiédeur des anciens du parti amènent le groupe à démissionner en septembre 1933 ; le Destour est surtout méfiant à l'égard de la véhémence de Bourguiba et du secret entretenu par Guiga.
En réponse, à l'occasion du congrès de Ksar Hellal tenu le 2 mars 1934, le groupe fonde le Néo-Destour et El Materi est élu comme son premier président. En septembre, il est exilé en même temps que les autres dirigeants du parti durant deux ans dans le Sud tunisien, à Bordj le Bœuf, par le résident général de France en Tunisie, Marcel Peyrouton. Ils vivent dans des conditions très strictes et éprouvantes : ils n'ont pas l'autorisation de voir leur famille et sont parfois séparés les uns des autres mais ils gardent le contrôle indirect du Néo-Destour via Chedly Khairallah, le président par intérim.
Une fois libéré, avec les autres dirigeants du parti, il sillonne le pays pour mobiliser les foules en faveur du programme indépendantiste et réformateur du Néo-Destour. El Materi devient rapidement la véritable figure de proue du parti et fait l'unanimité autour de lui alors que Bourguiba fait encore l'objet d'une certaine méfiance dans le milieu nationaliste tunisien2. La modération et la probité morale d'El Materi, couplées avec le talent d'orateur et la fougue de Bourguiba, se complètent et enrichissent le parti et la cause nationale. Lors du congrès de la rue du Tribunal, organisé à Tunis et présidé par El Materi en octobre 1937, le Néo-Destour est déjà un parti national représentant l'ensemble du pays.
Le 13 janvier 1938, El Materi démissionne de son poste de président en raison de désaccords avec Bourguiba quant à la ligne politique à tenir face à la répression et à la vague d'arrestations de militants nationalistes. Malgré sa démission, il tente de désamorcer la crise d'avril 1938. En effet, le Néo-Destour, à travers Bourguiba devenu le nouveau président du parti, appelle à la grève générale et à une manifestation le 8 avril. El Materi prend la tête de l'une des manifestations qui démarre à Bab Jedid, tout proche de son cabinet médical, et finit devant la résidence générale. Voyant que l'on est prêt à tirer sur les manifestants, il tente de calmer ceux-ci par plusieurs discours. Si son action modératrice réussit, les protestations dégénèrent le lendemain lors de l'arrestation d'Ali Belhouane, entraînant une fusillade faisant plusieurs morts et conduisant à des arrestations.
Proche de Moncef Bey, dont il était le médecin particulier, il est nommé ministre de l'Intérieur dans le gouvernement nationaliste de M'hamed Chenik en 1943 ; ce gouvernement ne dure pas du fait de la destitution forcée de Moncef Bey. El Materi fait toutefois partie du second gouvernement Chenik comme ministre de l'Intérieur en 1950 chargé de négocier avec la France les accords préalables pour l'autonomie interne. Il dirige la commission d'enquête chargée de démontrer les crimes coloniaux perpétrés pendant le ratissage du cap Bon en 1952, notamment en compagnie du ministre de la Santé de l'époque, le docteur Mohamed Ben Salem. Lors de la répression de mai 1952, la démonstration de force du nouveau résident général Jean de Hauteclocque force Lamine Bey, menacé de subir le sort de son cousin Moncef Bey, à dissoudre le gouvernement. El Materi est déporté une seconde fois dans l'extrême sud du pays, avec les autres nationalistes du gouvernement dont Chenik, Hamadi Badra, Ben Salem, Mzali et d'autres ; ils rejoignent Bourguiba détenu au même moment. Au lendemain de leur libération, Bourguiba soutient l'action du gouvernement de Tahar Ben Ammar chargé poursuivre les négociations entamées par le gouvernement Chenik et qui mènent vers l'autonomie interne puis l'indépendance. Néanmoins, une fois l'indépendance acquise et la république instaurée, El Materi devient ministre de la Santé publique dans le premier gouvernement formé par Habib Bourguiba le 15 avril 1956, non pas en tant que membre du Néo-Destour mais comme indépendant.
En raison de nouveaux désaccords avec le nouveau président Bourguiba, El Materi démissionne de son poste de ministre. Il reste député et marque nettement son opposition avec Bourguiba lors de débats ou de votes à l'Assemblée nationale. Il quitte la sphère politique mais reste journaliste et se consacre à la médecine comme premier président de l'Ordre des médecins de Tunisie et comme pionnier de l'organisation sanitaire. Bourguiba le décore toutefois du grand-cordon de l'ordre de l'Indépendance. Peu avant sa mort, au début des années 1970, à la suite d'attaques personnelles de Bourguiba sur son passé et l'évocation de ses défections lors de leurs carrières militantes, El Materi publie dans la presse tunisienne deux lettres ouvertes où il répond aux accusations de Bourguiba en justifiant son refus de la violence et de la stigmatisation des foules, notamment lors des événements du 9 avril 1938. L'ascendant moral d'El Materi permet à cet évènement d'être l'une des seules critiques publiques du pouvoir sous la présidence Bourguiba. Malgré ces attaques, El Materi dit continuer à considérer le président comme un ancien ami. À sa mort, le 13 décembre 1972, il est inhumé à la tourba des El Materi au cimetière du Djellaz.
Secteur bancaire : Atouts de solvabilité
Le secteur bancaire tunisien, en dépit des défis économiques notamment sur le plan régional et international, affiche une résilience remarquable, comme le souligne le dernier rapport de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur la supervision bancaire.
À la fin de l'année 2023, le ratio de solvabilité global des banques s'établit à 14,5%, tandis que le ratio Tier 1 atteint 11,5%. Ces chiffres témoignent d'une solidité financière renforcée, permettant aux établissements bancaires de disposer de marges de sécurité substantielles pour faire face à d'éventuels chocs économiques.
Consolidation des normes prudentielles
La BCT a mis en œuvre des mesures proactives pour durcir les règles concernant les provisions collectives et encadrer la distribution des dividendes. Cette approche vise à garantir que les banques maintiennent des niveaux de fonds propres adéquats, conformément aux standards internationaux.
La convergence vers les normes de Bâle III et l'adoption des normes IFRS sont également au cœur des priorités stratégiques de la BCT. Ces initiatives visent non seulement à améliorer la transparence et la gouvernance au sein des institutions financières, mais aussi à renforcer leur capacité à résister aux pressions économiques.
Effets du contexte économique
Malgré ces avancées, le rapport met en lumière les défis persistants auxquels fait face le secteur. Le ralentissement économique, couplé à une baisse relative et conjoncturelle de la demande de crédit, a engendré une détérioration du taux des créances classées.
Les banques doivent naviguer dans un environnement marqué par une inflation élevée et des pressions budgétaires croissantes. Les financements accordés à certaines entreprises en difficulté ajoutent une couche supplémentaire de complexité à la situation financière des établissements bancaires. Dans ce contexte, la BCT reste vigilante et continue d'évaluer les risques qui pourraient compromettre la stabilité du système financier.
Perspectives
La BCT agit pour anticiper la montée en puissance des risques liés au changement climatique et à la révolution numérique nécessite une adaptation rapide des pratiques bancaires.
Un cadre normatif relatif à la résilience opérationnelle est en cours d'élaboration pour garantir que les banques soient prêtes à faire face aux perturbations potentielles. En parallèle, un projet stratégique visant à intégrer le risque climatique dans la régulation bancaire est également en développement. L'objectif est clair : assurer une transition vers un système bancaire durable tout en préservant l'intégrité financière.
Les résultats du rapport annuel sur la supervision bancaire révèlent un secteur en mutation, capable de s'adapter aux exigences d'un environnement économique complexe. La solidité affichée par les banques tunisiennes est un indicateur positif, mais elle doit être accompagnée d'une vigilance constante face aux défis économiques et environnementales.
Au 14ème anniversaire de la Révolution, l’AMVPPC propose…
Dans le cadre de la célébration du 14ème anniversaire de la Révolution tunisienne, et sous l’égide du ministère des Affaires culturelles, l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC) propose une série d’activités culturelles destinées aux enfants.
Au programme : des journées d’études intitulées « La Révolution tunisienne à travers le prisme de la culture » et deux rencontres culturelles organisées en partenariat avec la Fédération tunisienne des cinéastes amateurs (FTCA) sous le thème « Cinéma de la Révolution au musée ».
Ces initiatives visent, mentionne l’AMVPPC, à présenter la Révolution tunisienne sous un prisme culturel, à sensibiliser la nouvelle génération à l’importance de cet événement dans la construction de l’identité de la société et à offrir un espace d’échange d’idées et de visions.
Mettant à profit le riche patrimoine historique de la Tunisie dans le cadre de cette célébration nationale, l’AMVPPC a mentionné que ces manifestations auront lieu dans six musées nationaux, du 14 au 17 décembre 2024, selon le calendrier suivant :
14 décembre 2024 :
- Journée d’étude « La Révolution tunisienne à travers le prisme de la culture » au Musée archéologique de Gafsa.
- Rencontre culturelle « Cinéma de la révolution au musée » au Musée archéologique de Sousse.
15 décembre 2024 :
- Journée d’étude « La Révolution tunisienne à travers le prisme de la culture » au Musée archéologique et ethnographique de Moknine.
- Rencontre culturelle « Cinéma de la Révolution au musée » au Musée national du Bardo.
16 décembre 2024 :
- Journée d’étude « La Révolution tunisienne à travers le prisme de la culture » au Centre de présentation de l’histoire et des monuments de la médina de Tunis.
17 décembre 2024 :
- Journée d’étude « La Révolution tunisienne à travers le prisme de la culture » au Musée archéologique de Mahdia.
Ces manifestations seront accompagnées d’activités culturelles variées et de visites guidées, organisées avec la participation de maisons de la culture et de jeunesse ainsi que de plusieurs écoles.
Yasmine-Hammamet : Bientôt un premier salon du livre
La première édition du « Livre en fête » se déroulera du 20 au 29 décembre à la médina Yasmine Hammamet à l’occasion des vacances scolaires d’hiver.
Organisée par la médina Yasmine Hammamet en partenariat notamment avec le groupe Microcred et de la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA), cette première édition du salon du livre vise, selon le document de de présentation, à offrir aux visiteurs tunisiens et étrangers une occasion propice de suivre, par le biais du livre et autres supports numériques, les nouveautés de la production intellectuelle, littéraire, scientifique et artistique en Tunisie et dans le monde tout en bénéficiant des activités touristiques et de loisirs proposées sur place.
Il s’agit aussi de mettre à la disposition des professionnels du secteur du livre (auteurs, éditeurs, distributeurs, libraires, producteurs de contenus numériques) un cadre propice pour promouvoir leurs œuvres et établir des partenariats.
Outre l’exposition-vente qui aura lieu dans un espace aménagé de 1500 mètres carrés, le programme prévoit une série d’activités culturelles : des rencontres professionnelles et littéraires, ateliers et concours d’écriture, d’illustrations ou de bandes dessinées, divers spectacles de musique, de théâtre et des projections de films.
Parmi les activités programmées, figurent deux rencontres professionnelles sur « Les droits d’auteur en Tunisie : état des lieux et perspectives » et « L’économie du livre en Tunisie et dans le monde » ainsi qu’une rencontre thématique intitulée « La littérature et le cinéma en Tunisie ».
A l’affiche du Rio, ce soir, « Bye Bye Tibériade » : Mémoire d’une famille, mémoire d’une nation
Par Imen Abderrahmani
Pour la clôture de son festival « Echos féministes », l’association « Aswat Nissa » propose pour ce soir à partir de 18h00 « Bye Bye Tibériade » de Lina Soualem. Un film qui colle avec l’actualité en Palestine, en Moyen-Orient et avec le thème de cette édition.
Sorti en 2024, ce long-métrage documentaire pose autrement la question de la résistance, et ce à travers l’histoire personnelle de l’actrice palestinienne de renommée internationale Hiam Abbès et de quatre générations de femmes de sa famille, la famille aussi de la réalisatrice (fille de Hiam Abbès). Exploration des racines, sauvegarde de la mémoire, le film est un acte de résistance contre l’oubli, contre toutes les tentatives du colon, de l’entité sioniste, pour gommer l’histoire de la Palestine et surtout ces petits détails qui font la mémoire palestinienne.
Long-métrage documentaire, « Bye Bye Tibériade » est un livre visuel de souvenirs et d’images d’archives de la famille maternelle de Lina Soualem. C’est un voyage dans la mémoire féminine, dans les zones d’ombre de quatre générations de femmes qui ont été obligées à quitter leur village familial pour s’installer ici et là en Palestine et ailleurs. Restitution de la mémoire, rétablissement des ponts entre le passé et le présent, entre les différentes générations de sa famille, la réalisatrice qui se souvient bien de ses étés passés avec sa grand-mère Neemat à Deir Hanna, en Galilée, donne la parole à sa grand-mère qui a peur qu’avec sa mort, tous les souvenirs et les histoires disparaissent, suit sa mère Hiam Abbès dans la maison familiale… Elle, qu’il y a trente ans a décidé de tout laisser derrière elle pour suivre son rêve américain et devenir une actrice, fuyant un village dans lequel elle étouffe. Un village placé sous l’autorité de l’entité sioniste et où prononcer le mot « Palestine ». Et c’est de cette séparation, de cette décision que Lina Soualem est née à Paris. Allant sur les traces de sa famille maternelle, la réalisatrice a cherché à dissiper des moments de vie flous et une histoire familiale qu’elle ne connaissait pas vraiment. Elle ne garde en tête que ces beaux moments passés avec sa grand’mère. Ouvrant les plaies du passé, donnant la parole aux femmes de sa famille, « Bye Bye Tibériade » résonne bien avec l’actualité.
Au singulier pluriel
Bouleversant récit, riche de de photos personnelles et de vidéos d'époque, le film permet de réaliser à une petite échelle, celle de la famille, et à une grande échelle (la société), les conséquences néfastes et tristes de la « Nakba ». Comme Hiam Abbès, des milliers de femmes palestiniennes souhaitent raconter leurs vies après l’exil et même avant et partager leurs rêves.
Actrice, directrice d’acteurs, réalisatrice, productrice, écrivaine, scénariste et photographe palestinienne, Hiam Abbès est une figure emblématique de la scène cinématographique rabe et internationale avec une carrière riche en réalisations et en consécrations.
«Les histoires racontées par ces femmes dans ce film ne sont pas seulement des histoires de transmission de femme à femme, de fille à mère ou de mère à fille. Elles véhiculent une histoire de personnes privées de leur identité», a déclaré la réalisatrice dans plusieurs points de presse, à l’occasion de la projection de son film.
La projection du film, ce soir, à partir de 18h00, à la salle « Le Rio » sera suivie par un débat sur l’exil, la résistance et la mémoire.
Il est à rappeler que ce documentaire représentera officiellement la Palestine dans la catégorie longs-métrages internationaux des Oscars lors de leur 96e session en 2024… Un beau film à découvrir !
I. A.
Syrie : La Tunisie condamne les agressions et les actes expansionnistes sionistes
La Tunisie a exprimé une condamnation ferme des récentes agressions menées par l’entité sioniste sur les territoires syriens. Ces actions, qui incluent l’usurpation de terres dans la zone tampon du plateau du Golan occupé, ont suscité une vive réaction de la part des autorités tunisiennes en cette période critique traversée par la République arabe syrienne.
Le gouvernement tunisien a dénoncé l’appropriation illégale par l’entité occupante d’une partie des terres syriennes, considérant cet acte comme une violation flagrante des droits souverains du peuple syrien. Ces agressions, menées dans un contexte régional déjà fragile, visent à consolider une politique expansionniste, selon le communiqué officiel.
La Tunisie a également condamné les bombardements récurrents sur le territoire syrien, lesquels touchent non seulement des infrastructures stratégiques mais aussi les ressources naturelles et les richesses du peuple syrien. Ces attaques sont perçues comme une tentative désespérée d’exploiter les circonstances exceptionnelles dans la région pour imposer un nouveau fait accompli favorable à l’occupation.
Réaffirmant son soutien indéfectible au peuple syrien, la Tunisie appelle la communauté internationale à intervenir pour mettre fin à ces violations. Elle exhorte les instances internationales à prendre des mesures concrètes afin de garantir le respect de la souveraineté syrienne et de prévenir toute escalade.
Les actes de l’entité sioniste sur le plateau du Golan, considéré comme un territoire syrien occupé par la communauté internationale, témoignent d’une volonté de redéfinir les frontières au mépris du droit international. Ces actions renforcent les tensions dans une région déjà marquée par des conflits multiples.
En condamnant ces agressions, la Tunisie se positionne comme un acteur régional en faveur de la justice et du respect des droits des peuples arabes face aux politiques expansionnistes et aux violations répétées du droit international.
Selon Amnesty International : Israël commet un génocide contre les Palestiniens et Palestiniennes à Gaza
Les recherches d’Amnesty International ont permis de rassembler suffisamment d’éléments pour conclure qu’Israël a commis et continue de commettre un génocide contre les Palestiniens et Palestiniennes dans la bande de Gaza occupée, a déclaré l’organisation dans un nouveau rapport qui vient d’être publié.
Ce rapport, intitulé « On a l’impression d’être des sous-humains : le génocide des Palestiniens et Palestiniennes commis par Israël à Gaza », établit que, dans le cadre de l’offensive militaire qu’il a lancée à la suite des attaques meurtrières du Hamas dans le sud de son territoire le 7 octobre 2023, l’Etat sioniste a fait impudemment subir aux Palestinien·ne·s de Gaza un déchaînement de violence et de destruction permanent, en toute impunité.
« Le rapport d’Amnesty International montre qu’Israël a commis des actes interdits par la Convention sur le génocide, dans l’intention spécifique de détruire la population palestinienne de Gaza. Ce pays s’est notamment rendu coupable de meurtres, d’atteintes graves à l’intégrité physique ou mentale des personnes, et de soumission délibérée des Palestiniens et Palestiniennes de Gaza à des conditions de vie destinées à entraîner leur destruction physique. Mois après mois, Israël a traité la population palestinienne de Gaza comme un groupe sous-humain ne méritant pas le respect de ses droits fondamentaux ni de sa dignité, et a démontré son intention de la détruire physiquement », a déclaré Agnès Callamard, secrétaire générale d’Amnesty International.
« Nos conclusions accablantes doivent sonner comme un signal d’alarme pour la communauté internationale : il s’agit d’un génocide, qui doit cesser immédiatement.
« Les États qui continuent à l’heure actuelle de transférer des armes à Israël doivent savoir qu’ils violent leur obligation d’empêcher le crime de génocide et qu’ils risquent de devenir complices de ce crime. Tous les États ayant une influence sur Israël, en particulier les principaux fournisseurs d’armes comme les États-Unis et l’Allemagne, mais aussi certains autres États membres de l’Union européenne, le Royaume-Uni et d’autres pays, doivent agir sans délai pour mettre immédiatement un terme aux atrocités commises par Israël contre les Palestiniens et Palestiniennes de Gaza. »
Ces deux derniers mois, la crise est devenue particulièrement dramatique dans le nord de la bande de Gaza, où la population assiégée est confrontée à la famine, au déplacement et à l’anéantissement sur fond de bombardements incessants et de restrictions asphyxiantes de l’aide humanitaire vitale.
« Nos recherches révèlent que, pendant des mois, Israël a persisté à commettre des actes génocidaires, en ayant pleinement conscience des préjudices irréparables qu’il infligeait aux Palestinien·ne·s de Gaza. Il a continué de le faire malgré les innombrables alertes sur la situation humanitaire catastrophique et en dépit des décisions juridiquement contraignantes de la Cour internationale de justice (CIJ) lui ordonnant de prendre des mesures immédiates pour permettre la livraison d’aide humanitaire à la population civile de Gaza », a déclaré Agnès Callamard.
Mondial 2034 : L’Arabie saoudite promet des réformes à tous les niveaux
Le Congrès de la FIFA a validé mercredi 11 décembre l’attribution de la Coupe du monde de foot 2034 à l’Arabie saoudite. Une décision difficile à justifier et aussitôt dénoncée, comme c’est attendu, par les défenseurs des droits de l'homme.
C’est à croire que la Fédération internationale de football raffole des controverses. Ses membres ont pris aujourd’hui deux décisions : un Mondial 2030 confié au trio Espagne-Portugal-Maroc avec trois matches prévus en Amérique du sud, suivi de la désignation de l’Arabie saoudite en tant que pays-hôte quatre ans plus tard. Pas de surprise, c’était le seul candidat en lice, mais ce choix conclut un processus opaque et soulève d’innombrables questions sur l’organisation d’une Coupe du monde à 48 sélections dans un pays connu pour son bilan déplorable en matière de Droits de l’homme, ses températures estivales caniculaires, où les chantiers faramineux prévus pourraient provoquer des ravages humains et environnementaux. En résumé : le Qatar 2022 sous une autre version.
Pour justifier son choix, la Fédération internationale s’appuie notamment sur un rapport publié fin novembre. Le dossier saoudien y obtient la note de 4,2 sur 5. Le score le plus haut de l’histoire des candidatures à une Coupe du monde. Quitte à en faire beaucoup, autant y aller à fond !
Sans surprise, les défenseurs des Droits de l’Homme s’indignent même si leur crédibilité laisse à désirer car ils ouvrent ce dossier pour les uns et l’ignorent pour d’autres, selon les intérêts suprêmes des plus forts. Plusieurs organisations estiment aujourd'hui dans un texte commun que cette décision "met des vies en danger". On parle d’un pays qui restreint les libertés, musèle ses opposants, exploite les travailleurs migrants, s’attaque encore aux femmes, aux personnes LGBT, pratique la peine de mort…, le même discours qui a accompagné la désignation du Qatar pour 2022.
Une vraie culture foot en Arabie saoudite
Pourtant, le rapport de la FIFA qualifie de « moyen » le risque en matière de Droits de l’homme. Les experts estiment que l’Arabie saoudite a fait beaucoup de progrès, et a dix ans devant elle pour accélérer les réformes. Mais pour les ONG, c’est surtout l’énorme contrat de partenariat signé en avril entre la FIFA et le géant pétrolier saoudien Aramco qui explique l’indulgence des auteurs du rapport.
Ryad est accusé de s’acheter une réputation grâce au sport. On appelle ça le sportswashing, ce n’est pas nouveau. En Arabie saoudite, le sport est un pilier du projet « Vision 2030 » de l’homme fort du pays, le prince héritier Mohamed ben Salmane. MBS veut réduire la dépendance au pétrole et investir dans d’autres secteurs, dont le tourisme et le sport.
Le fonds souverain saoudien, le PIF, est partenaire des deux circuits professionnels de tennis, l’ATP pour les hommes, la WTA pour les femmes. Ryad a accueilli le Masters féminin en novembre. Rafael Nadal est l’ambassadeur de la Fédération.
Le pays accueille un Grand prix de Formule 1, des affiches de boxe et de MMA, il organisera les Jeux asiatiques d’hiver en 2029 (oui, d’hiver !), ou les Jeux olympiques d’e-sport entre 2025 et 2037.
Le football fait bien sûr partie de cette stratégie. La Ligue saoudienne a acheté moins de stars cette année, mais Cristiano Ronaldo, Benzema, Neymar évoluent encore en Arabie saoudite. Le pays accueillera la Coupe d’Asie des nations en 2027.
La Coupe du monde 2034 couronne la stratégie saoudienne. Avec un avantage sur le Qatar : il y a une vraie culture du foot en Arabie saoudite. L’ambition de son dirigeant, MBS, s’appuie, c’est vrai, sur une histoire, une tradition. L’équipe nationale a même accompli quelques exploits.
Mais un tel choix va obliger l’Arabie saoudite à se réformer en profondeur dans les dix ans à venir, à plus d’un niveau.
Mondial 2034 : L’Arabie Saoudite désignée officiellement pays hôte
L’Arabie Saoudite a été officiellement désignée pays hôte de la Coupe du Monde 2034 par le Congrès de la FIFA, réuni mercredi en session extraordinaire par visioconférence.
La FIFA avait annoncé dans son rapport d’évaluation technique que le dossier de candidature de l’Arabie Saoudite pour l’organisation du Mondial-2034 a reçu une note de 419.8 sur 500.
Cette désignation vient confirmer la dynamique remarquable que connaît actuellement l’Arabie Saoudite dans différents secteurs, dont le secteur sportif.
L’Arabie Saoudite avait déposé officiellement son dossier de candidature pour accueillir la Coupe du monde de la FIFA 2034 sous le slogan « Growing. Together » (Grandir. Ensemble.)
Dans le cadre de ce dossier de candidature, 15 stades sont proposés pour accueillir les matches du Mondial 2034 répartis sur cinq villes: Ryad, Jeddah, Al-Khobar, Abha et Neom, en plus de dix autres sites dans les différentes régions du pays.
L’organisation de la Coupe du monde 2034 en Arabie Saoudite s’inscrit dans le cadre général de la Vision 2030, un projet qui vise à transformer le pays et la société dans son ensemble.
La Fédération saoudienne de football, le gouvernement et toutes les parties prenantes se sont engagés à ce que la compétition entraîne des bénéfices durables d’un point de vue footballistique, infrastructurel et sociétal.
Editorial : Le nouvel impératif économique - Par HASSAN GHEDIRI
Aujourd’hui, le constat est unanime, en Tunisie, sur la nécessité de réformer le Code du travail. Il s’agit d’une composante parmi tant d’autres formant un chantier de grande envergure appelé transformation du modèle de développement. L’immobilisme économique, qui dure depuis plus d’une décennie avec une croissance presque nulle qui fait rentrer le pays dans un labyrinthe d’austérité, a bouleversé l’ordre des priorités de l’Etat. Tandis que le fossé n’a pas cessé de se creuser entre la Tunisie et des économies similaires sur fond de détérioration du climat d’affaires et de dégradation dangereuse de la compétitivité industrielle et commerciale, la précarité sociale et professionnelle des travailleurs est devenue préoccupante alors qu’en même temps le chômage progresse pour atteindre des taux inédits. Autant de facteurs qui, avec les transformations technologiques qui bouleversent les conditions du travail dans le monde, convergent pour rendre cruciale et fondamentale la reconstruction des relations de travail en Tunisie.
Ce sera un défi majeur mais porteur de grandes opportunités. Un défi que l’Etat s’engage à relever, comme ne manque pas à le réitérer le Président de la République dans tous ses discours promettant l’élimination de toutes les inégalités qui nuisent au progrès social et économique des Tunisiens. Vieux de plus d’un demi-siècle, le Code du travail tunisien sera transformé pour être au diapason des évolutions technologiques et des attentes des travailleurs et des employeurs. A l’occasion de la 38e édition des Journées de l’entreprise organisées la semaine dernière à Sousse, le ministre chargé des Affaires sociales a annoncé que la réforme du Code du travail prendra en compte les progrès que connaît le monde aujourd’hui avec les transformations des relations de travail qui sont d’ores et déjà en passe d’être bouleversées par la généralisation d’Internet des objets et de l’intelligence artificielle.
Une réforme en profondeur s’avère donc essentielle pour garantir l’intégration dans l’économie nationale des formes de travail de plus en plus orientées vers la digitalisation et l’automatisation. La précarisation de l’emploi que l’Etat compte combattre à travers ses nouvelles politiques sociales, se caractérisant jusque-là par des contrats de travail intérimaires ne garantissant pas une protection sociale et des revenus décents, pourrait s’accentuer davantage dans le futur. L’émergence du télétravail et la généralisation des plateformes numériques et la flexibilité des horaires promises par les progrès technologiques illimités nécessitent de nouvelles règles de régulation. Le nouveau Code du travail tunisien ne peut ainsi ignorer ces mutations et doit intégrer des mesures spécifiques concernant, par exemple, le télétravail, les droits des travailleurs dans le digital ainsi que toutes les questions liées à la protection des données personnelles. La généralisation attendue des plateformes du travail en ligne avec le développement de l’économie numérique qui constitue un objectif stratégique majeur que la Tunisie vise à l’horizon de 2050, va introduire un nouveau mode de relation de travail, en l’occurrence celui des travailleurs indépendants, des freelances et des prestataires de services. Des professions en bonne et due forme ignorées jusqu’à l’heure actuelle par une législation caduque.
La digitalisation progressive de l’économie dans le monde finira inéluctablement par bouleverser les rapports de la Tunisie, son environnement extérieur mais aussi les relations entre les différents acteurs dans tous les secteurs. L’automatisation des tâches et l’utilisation des solutions robotiques dans l’industrie, l’agriculture et les autres secteurs économiques constitueront, à cet effet, de nouvelles contraintes qui imposent une approche innovante en ce qui concerne la protection des droits des travailleurs et la préservation de la compétitivité de l’économie tunisienne. Réformer le Code du travail tunisien est une étape indispensable pour aligner les pratiques juridiques avec la réalité du monde économique et une perpétuelle transformation. Une réforme qui doit garantir une meilleure protection des travailleurs tout en soutenant l’innovation et la compétitivité de la Tunisie dans un environnement économique concurrentiel et impitoyable.
H.G.
Syrie : L’arsenal militaire détruit par les bombardements israéliens
Depuis la chute annoncée de Bachar el-Assad, Israël mène une intense campagne de bombardements aériens sur la Syrie. Son armée a indiqué avoir mené environ 480 frappes au cours des dernières 48 heures sur des navires, des stocks de munitions et des sites de production d'armes. Les données en sources ouvertes, analysées par la cellule Info Vérif de RFI, montrent comment les forces israéliennes ciblent méthodiquement les capacités militaires stratégiques de l’ancien régime.
Parmi les centaines de raids menées par Israël sur le sol syrien ces dernières heures, plusieurs sources locales de sécurité ont confirmé des attaques sur le port de Lattaquié, donnant sur la mer Méditerranée. Des installations de défense aérienne ont été détruites, ainsi qu’une bonne partie de la flotte de la marine syrienne. Les images disponibles en ligne montrent, en effet, que des navires de guerre ont bien été ciblés par les bombardements.
Plusieurs bâtiments de la classe Osa II, des patrouilleurs lance-missiles, amarrés dans la zone militaire du port, ont été directement touchés. La Syrie dispose d’une dizaine de ces navires, transférés par l’ex-URSS entre 1978 et 1985. Grâce à l’analyse des images satellites entre 2020 et 2024, on sait qu’au moins trois de ces bateaux étaient récemment fonctionnels.
Les images apparues après la frappe montrent que les cinq navires ont été totalement détruits. D’après des journalistes de l’Agence France Presse (AFP) présents sur place, une dizaine de bateaux de guerre ont, au total, été endommagés après ces frappes imputées à l'aviation israélienne. Un employé civil du port, a déclaré à l'AFP avoir entendu « des bruits étranges dans la nuit qui ont duré longtemps ».
La fin de la défense aérienne syrienne
Dès le 8 décembre, Israël a mené plusieurs attaques ciblées contre des bases syriennes abandonnées par les derniers fidèles du président déchu, Bachar el-Assad. La base aérienne de Khalkhala, au nord de la ville de Soueïda, a fait l’objet de bombardements, tout comme l’aéroport militaire de Mezzah et ses dépôts d’armements. Des responsables israéliens ont exprimé des inquiétudes quant au fait que des armes chimiques et d'autres munitions, que la Syrie a conservées, pourraient tomber entre les mains des rebelles islamistes qui ont pris le pouvoir.
Pour rappel, depuis 2011, l’armée de l’air israélienne a mené des centaines de frappes contre des cibles en Syrie. Mais c’est la première fois qu’elles sont si intenses et visent autant de cibles qui ne constituent pas une menace immédiate et directe pour Israël. Dans la nuit du lundi au mardi 10 décembre, Israël a poursuivi son entreprise de destruction, donnant le coup de grâce à une armée qui fut longtemps la fierté du monde arabe, et dont certaines institutions militaires reprennent encore les codes et les symboles du panarabisme.
Sans la protection des Russes, l’armée israélienne n’a pas eu beaucoup de difficulté à en finir avec la défense aérienne syrienne. Les missiles sol-airs performants, livrés ces dernières années par Moscou, ont été visés en priorité, garantissant la liberté d’action de la chasse israélienne dans le ciel syrien.
Des hélicoptères Gazelle détruits
Ce lundi 9 décembre, lorsque les rebelles ont marché sur la base aérienne de Mezzeh, plusieurs hélicoptères prêts à l’emploi ont été photographiés, notamment quelques appareils Gazelle achetés à la France dans les années mille-neuf-cent-quatre-vingts.
Ces rares machines ont survécu après plus de treize années de guerre civile. Quelques heures après la publication de ces clichés, ces appareils ont été détruits.
La Syrie avait acheté plusieurs hélicoptères Gazelle à la France entre 1970 et 1980.
Dans un recoin de cette base aérienne située près de Damas, plusieurs batteries anti-aériennes Buk ont été visées. Toutefois, une analyse minutieuse des photographies disponibles semble indiquer que ces lanceurs étaient dépourvus de leurs missiles. Nous avons pu géolocaliser ces frappes. En jouant sur le contraste d’une image, nous sommes parvenus à faire apparaitre l’une de ces batteries sol-air, dissimulée sous un vieux hangar. Là encore, les quatre missiles sont absents.
Ailleurs dans le pays, des stocks de munitions ont été visés, notamment l’un à Qamishli à la frontière turque, sans que l’on puisse clairement établir qui était à l’origine de la frappe.
Plusieurs comptes, particulièrement proches de l’Iran, évoquent aussi la destruction des escadrons de Mig-29 de l’armée syrienne. Ces appareils, remis en état grâce à l’assistance russe, ont constitué, ces dernières années, l’épine dorsale de la force aérienne syrienne. Cela étant, une seule vidéo censée montrer les dégâts survenus sur la base d'Al-Suwayda a été publiée
Opéra dans le Monde Arabe : Un festival pour la promotion de l’art lyrique
La création d’un festival arabe de l’opéra, dont la Tunisie sera le premier pays hôte, a figuré à l’ordre du jour du premier forum des théâtres d’opéra dans le monde arabe, organisé par l’organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO) en collaboration avec Qatar Cultural Village Foundation (Katara), les 9 et 10 décembre 2024 à Doha (Qatar), informe le ministère des affaires culturelles.
Ce forum, auquel a participé le ministère des affaires culturelles tunisien, représenté par Seifallah Tarchouni, chargé de la gestion du Théâtre de l’Opéra de Tunis, a réuni des délégations, des artistes et des distributeurs issus de plusieurs pays arabes.
L’objectif principal de cette rencontre consiste à mettre en place une base de données sur les théâtres d’opéra dans les pays arabes, afin de créer un réseau de coopération dans les domaines de la formation, de l’organisation de workshops en art lyrique, ainsi que dans les productions artistiques et leur distribution. Les conclusions de ce forum, ajoute la même source, seront soumises à la prochaine Conférence des ministres de la culture des pays arabes.
















