La dermatose nodulaire bovine fait des ravages dans neuf gouvernorats
Déjà fragilisée par un recul structurel du cheptel, la filière bovine tunisienne fait à une nouvelle menace : la dermatose nodulaire bovine, une maladie virale faisant partie des varioles des ruminants qui se propage comme une traînée de poudre depuis l’été dernier, selon le Conseil de l’Ordre national des médecins vétérinaires.
« 60 foyers de cette épizootie hautement contagieuse ont été déjà détectés dans neuf gouvernorats, en l’occurrence Tunis, Nabeul, l’Ariana, Monastir, Bizerte, Sidi Bouzid, Béjà, Siliana, Jendouba », a révélé le président du conseil de l’Ordre, Ahmed Rejeb, dans une déclaration accordée dimanche à la radio privée Diwan FM. Et d’ajouter : « En l’absence d’une réponse sanitaire adéquate, la maladie progresse à un rythme rapide depuis la détection du premier cas à Jendouba durant l’été écoulé ».
Rappelant que la maladie ne présente aucun danger pour l’homme, le Dr. Rejeb a cependant précisé qu’elle occasionne des pertes économiques colossales liées à la mortalité d’une partie du cheptel pouvant atteindre 20% des animaux contaminés, à la baisse de production laitière, aux troubles de la reproduction et aux mesures de lutte comme la mise en quarantaine des foyers détectés et les restrictions des déplacements.
Selon lui, le seul moyen efficace de freiner la propagation de la maladie reste la vaccination. D’où la nécessité d’intensifier les campagnes de vaccination en mobilisant davantage de ressources financières et des cabinets vétérinaires privés.
La dermatose nodulaire bovine se manifeste par de la fièvre, des nodules sur la peau, les muqueuses et les organes internes, une émaciation, des ganglions lymphatiques hypertrophiés, un œdème de la peau et parfois la mort de l’animal infecté.
Sa transmission se fait essentiellement par l’intermédiaire de vecteurs mécaniques comme les insectes piqueurs, les moustiques (genres Aèdes et Culex) et les mouches (genres Stomoxys et Tabanus). Le passage du virus peut se faire aussi entre une mère infectée et son veau.
Il n’existe pas de traitement spécifique efficace pour cette épizootie. La prévention est basée sur la lutte anti-vectorielle ainsi que sur la mise en place de mesures d’isolement en zones infectées.
Des souches atténuées du virus sont également utilisées comme vaccins vivants, avec des taux d’immunisation assez élevés.
W.B.C.
Carthage Symphony Orchestra : Rendez-vous, le 22 décembre, avec Dalida
Après un premier concert qui a trouvé de très bons échos, le Carthage Symphony Orchestra (CSO) se produira pour une deuxième date le dimanche 22 décembre 2024 au Théâtre municipal de Tunis (19h30) pour interpréter les plus grands succès de Dalida (1933-1987).
Dans un spectacle symphonique dirigé par le maestro Hafedh Makni, les chansons emblématiques de cette icône intemporelle sont, pour la première fois, réarrangées pour chœur et orchestre symphonique, ou uniquement pour orchestre.
Le chœur du CSO, sous la direction de Mourad Gaâloul, et l’Orchestre invitent à redécouvrir des titres emblématiques tels que « Gigi l’Amoroso » (1974), « Bambino » (1957), « Mourir sur scène » (1983), et bien d’autres, dans des versions totalement inédites.
Ces réécritures, signées Wassim Makni, apportent une nouvelle dimension symphonique aux morceaux ayant marqué des générations, tout en rendant hommage à la vie et à l’œuvre de cette légende de la chanson à travers la symphonie et la voix collective d’un grand chœur.
Syrie : Les États-Unis ont mené des frappes aériennes sur 75 cibles de l’État islamique
Les États-Unis ont mené dimanche «des dizaines de frappes aériennes» dans le centre de la Syrie visant «plus de 75 cibles» du groupe État islamique (EI), a annoncé le Centcom, le commandement militaire américain pour le Moyen-Orient.
«Il ne doit y avoir aucun doute: nous ne laisserons pas l’EI se reconstituer et tirer profit de la situation actuelle en Syrie», a déclaré le général Michael Erik Kurilla dans le communiqué du Centcom, après une offensive éclair de groupes rebelles qui a provoqué la chute du président Bachar el-Assad.
Selon les agences de presse russes : Bachar al-Assad et sa famille se trouvent à Moscou
Le dirigeant syrien Bachar al-Assad et sa famille se trouvent à Moscou, ont annoncé dimanche 8 décembre, les agences de presse russe, citant une source au Kremlin. "La Russie, sur la base de considérations humanitaires, leur a accordé l'asile", a rapporté cette source aux agences Tass(Nouvelle fenêtre) et Ria Novosti. Ils avaient fui la Syrie, samedi soir, chassé par une offensive éclair des rebelles, un tournant de l'histoire qui met fin à un demi-siècle de règne sans partage du clan Assad.
Cette même source a assuré aux agences que les rebelles syriens ont "garanti la sécurité" des bases militaires et des institutions diplomatiques russes en Syrie. "Les responsables russes sont en contact avec les représentants de l'opposition armée syrienne", a-t-elle déclaré, ajoutant que Moscou souhaitait "la poursuite du dialogue politique dans l'intérêt du peuple syrien et le développement des relations bilatérales entre la Russie et la Syrie".
"La Russie a toujours été en faveur d'une solution politique à la crise syrienne. Nous partons de la nécessité de reprendre les négociations sous les auspices de l'ONU", a encore affirmé cette source au Kremlin. Le représentant adjoint de la Russie auprès de l'ONU, Dmitri Polianski, a lui annoncé que Moscou avait demandé pour lundi une réunion d'urgence à huis clos du Conseil de sécurité de l'ONU sur la situation en Syrie.
Syrie : Réactions à travers le monde
France : «Un jour historique»
«En ce jour historique pour la Syrie et le peuple syrien, la France salue la chute du régime de Bachar el-Assad le 8 décembre 2024, après plus de 13 ans d’une répression d’une grande violence contre son propre peuple», annonce le Quai d’Orsay dans un communiqué.
«Les Syriens ont trop souffert. Bachar el-Assad laisse un pays exsangue, vidé d’une grande partie de sa population qui, si elle n’a pas été soumise à l’exil, a été massacrée, torturée et bombardée aux armes chimiques par le régime et ses alliés. La France rend hommage à toutes ses victimes», poursuit le ministère des affaires étrangères.
La France appelle «au silence des armes, à la préservation des institutions de l’État, au respect de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de la Syrie, à une transition politique pacifique et respectueuse de la diversité du peuple syrien».
Allemagne : La fin d’Assad est un «soulagement», mais gare à l’arrivée d’autres radicaux
«La fin d’Assad représente pour des millions de personnes en Syrie un premier grand soulagement», a affirmé dimanche la cheffe de la diplomatie allemande, tout en mettant en garde contre l’arrivée d’autres radicaux dans le pays.
«Le pays ne doit pas maintenant tomber entre les mains d’autres radicaux, quelle que soit la forme qu’ils prennent. Nous appelons donc les parties à assumer leurs responsabilités envers tous les Syriens», a ajouté dans un communiqué Annalena Baerbock, au lendemain de la chute du président syrien Bachar el-Assad après une offensive fulgurante des rebelles.
Turquie : Pour une transition en douceur
Le ministre turc des Affaires étrangères, Hakan Fidan, a déclaré dimanche que les acteurs internationaux et régionaux devraient assurer une transition en douceur en Syrie après la chute de Damas aux mains des rebelles et le départ du président Bachar el-Assad.
«Nous devons travailler très dur avec le peuple syrien, pas seulement avec la Turquie, mais aussi avec les acteurs régionaux, les acteurs internationaux, pour nous assurer que la période de transition se passe bien et sans heurts, que les civils ne subissent plus de dommages», a souligné Hakan Fidan devant le Forum de Doha organisé au Qatar.
Chine : « La Syrie doit retrouver la stabilité dès que possible»
Le ministère chinois des Affaires étrangères a espéré dimanche que la Syrie «retrouvera la stabilité dès que possible», après la prise de contrôle de Damas par les rebelles islamistes et la fuite du président Bachar al-Assad.
Pékin «suit de près l’évolution de la situation en Syrie et espère que la Syrie retrouvera la stabilité dès que possible», a écrit le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Emirats : « Eviter le chaos »
Un haut responsable des Émirats arabes unis a exhorté dimanche les Syriens à travailler ensemble pour éviter «le chaos», dans la première réaction d’un pays arabe à la chute du président Bachar al-Assad après une offensive fulgurante des rebelles.
«Nous espérons voir les Syriens travailler ensemble et ne pas assister à un nouvel épisode de chaos», a déclaré Anwar Gargash, conseiller du président des Émirats arabes unis devant la conférence Manama Dialogue à Bahreïn.
Moscou : « Assad a démissionné de son poste et quitté le pays
Le Kremlin a affirmé dimanche que le président syrien Bachar el-Assad avait «démissionné de son poste» et quitté la Syrie, après l’offensive fulgurante de groupes rebelles menés par des islamistes radicaux qui a mis son armée en déroute.
«Suite aux négociations entre Bachar el-Assad avec un certain nombre de participants au conflit armé sur le territoire de la Syrie, il a décidé de démissionner de son poste présidentiel et a quitté le pays en donnant l’instruction de procéder au transfert du pouvoir de manière pacifique», a déclaré aux journalistes le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.
Trump : Bachar al-Assad «a fui» parce que la Russie «ne souhaitait plus le protéger»
«Assad n’est plus là. Il a fui son pays», a écrit le président élu américain sur sa plateforme Truth Social. «Son protecteur, la Russie, dirigée par Vladimir Poutine, ne souhaitait plus le protéger», a écrit Donald Trump, selon qui Moscou «a perdu tout intérêt pour la Syrie à cause de l’Ukraine, où près de 600.000 soldats russes sont blessés ou morts, dans une guerre qui n’aurait jamais dû commencer et qui pourrait durer éternellement».
Syrie : Qui est Mohamed El Joulani, le chef de Hayat Tahrir al-Cham ?
Mohamed El Joulani, connu sous le pseudonyme d’Abou Mohammed al-Joulani, est une figure incontournable du conflit syrien. Chef de Hayat Tahrir al-Cham (HTS), une organisation islamiste active dans le nord-ouest de la Syrie, considérée comme une organisation terroriste, il s’est imposé comme un acteur clé des dynamiques politiques et militaires dans la région.
À la tête de HTS depuis sa création en 2017, Al-Joulani est au centre des débats sur l’avenir du nord de la Syrie, une zone où les tensions ne cessent de croître.
Des origines floues, un parcours radical
Mohamed El Joulani, né dans les années 1980, reste une personnalité entourée de mystère. Peu d’informations sont disponibles sur ses origines, mais il serait originaire de la région de Deir ez-Zor, dans l’est de la Syrie. Avant de devenir le leader de HTS, il était affilié à Al-Qaïda, l’organisation terroriste, et a joué un rôle majeur dans le Front al-Nosra, anciennement la branche syrienne de l’organisation terroriste.
En 2016, il a déclaré avoir rompu ses liens avec Al-Qaïda pour créer HTS, marquant une étape importante dans son positionnement stratégique et sur l’image qu’il veut donner.
Une offensive majeure sur Alep en 2024
Ces derniers jours, Mohamed El Joulani a refait surface dans l’actualité internationale en orchestrant une offensive majeure sur la ville stratégique d’Alep. Le 27 novembre 2024, les forces de HTS ont lancé une opération militaire de grande envergure, marquant la plus importante escalade dans le nord-ouest de la Syrie depuis 2020.
Bizarrement en seulement trois jours, les combattants de HTS ont pris le contrôle de plusieurs quartiers d’Alep, surprenant l’armée syrienne et ses alliés russes. Cet événement a mis en lumière la capacité d’Al-Joulani à coordonner des attaques stratégiques malgré les nombreuses pressions internationales et probablement aidé par des forces internationales non déclarées.
Une figure qui inquiète la communauté internationale
La montée en puissance de HTS et de son leader suscite de nombreuses préoccupations. Les Nations unies et plusieurs ONG ont accusé le groupe de violations des droits de l’homme, tandis que des pays comme la Russie et la Syrie ont intensifié leurs efforts militaires pour contrer son influence.
En dépit de son image controversée, Mohamed El Joulani semble être bien conseillé sur le plan communication, tente de redorer son image en se présentant comme un leader pragmatique, prêt à dialoguer avec certaines parties internationales pour stabiliser la région.
Le rôle clé de la Syrie dans le contexte géopolitique
Le conflit syrien reste au cœur des préoccupations mondiales, notamment en raison de la position géostratégique de la Syrie en tant que voisin de l’Ukraine, de la Turquie et du Liban.
La prise d’Alep par HTS pourrait modifier l’équilibre des forces dans la région, mettant à l’épreuve les capacités de réponse des grandes puissances, y compris la Russie et les États-Unis. Cette offensive souligne également les défis persistants pour l’ONU et les acteurs régionaux dans leur quête d’une solution durable à la guerre civile syrienne.
Une figure qui divise
Mohamed El Joulani incarne à la fois l’espoir et la controverse dans un conflit marqué par des divisions profondes. Alors que certains voient en lui un stratège militaire et un acteur incontournable du nord de la Syrie, d’autres rappellent ses origines terroristes et le considèrent comme une menace à la stabilité régionale.
Une chose est sûre : son rôle dans le conflit syrien continuera de façonner l’avenir de cette région en proie aux conflits depuis plus d’une décennie.
Son avion a disparu des radars : Assad a-t-il été tué ?
Deux hauts responsables de l’armée syrienne ont déclaré à Reuters que le président Bachar al-Assad avait quitté le pays à bord d’un avion vers une destination inconnue tôt ce dimanche matin. Cela coïncide avec l’annonce par des combattants de l’opposition qu’ils avaient renversé son régime, qui avait duré 24 ans.
Assad n’a pas pris la parole en public depuis l’avancée surprise de l’opposition il y a une semaine, lorsque ses combattants ont pris le contrôle d’Alep, dans le nord, lors d’une attaque éclair, avant de s’emparer de plusieurs villes, entraînant l’effondrement des lignes de front.
Le lieu où se trouve Assad, ainsi que celui de son épouse Asma et de leurs deux enfants, demeure inconnu.
Les données du site FlightRadar, spécialisé dans le suivi des vols aériens, ont montré qu’un avion appartenant à la compagnie aérienne syrienne avait décollé de l’aéroport de Damas à peu près au même moment où des informations ont circulé sur la prise de contrôle de la capitale par des combattants de l’opposition armée syrienne.
L’avion a d’abord pris la direction de la côte syrienne, bastion de la communauté alaouite à laquelle appartient Assad, avant de changer brusquement de cap et de voler dans la direction opposée pendant quelques minutes, puis de disparaître des radars.
Reuters n’a pas été en mesure de confirmer l’identité des passagers de cet avion.
Deux sources syriennes ont indiqué qu’il était très probable qu’Assad ait été tué s’il se trouvait à bord de l’avion, car celui-ci a soudainement changé de cap avant de disparaître des radars, selon les données de FlightRadar.
Une source syrienne a déclaré : « L’avion a disparu des radars. Peut-être que le transpondeur a été désactivé, mais je pense qu’il est plus probable que l’avion ait été abattu… » sans fournir plus de détails.
L’avion a quitté Damas peu après que des combattants de l’opposition armée syrienne se sont emparés de la ville de Homs, au centre du pays, coupant la route entre la capitale et la côte, où se trouvent une base aérienne et une base navale russes, alliées d’Assad.
Le seul vol ayant quitté la Syrie après minuit, et visible via FlightRadar24, était un vol ayant décollé de Homs vers les Émirats arabes unis, mais cela s’est produit plusieurs heures après la prise de la ville par les combattants de l’opposition.
Alors que l’opposition poursuivait son avancée tout au long de la semaine écoulée, des rumeurs ont circulé selon lesquelles Assad pourrait chercher refuge à Moscou ou auprès de son autre allié, l’Iran.
Syrie : Damas aux mains des rebelles syriens, Moscou confirme le départ d'Assad
La fin du règne de Bachar el-Assad ? Les rebelles syriens ont mené une impressionnante offensive dans la nuit de samedi 7 à dimanche 8 décembre (heure française) et ont annoncé la prise de la capitale, Damas. « Le tyran Bachar el-Assad a pris la fuite », ont-ils proclamé dans des messages sur l'application Telegram. Le président serait en fuite, selon les rebelles et une ONG, mettant fin à cinq décennies de règne du parti Baas.
« Assad a quitté la Syrie via l'aéroport international de Damas avant que les membres des forces armées et de sécurité ne quittent » le site, a indiqué à l'AFP le directeur de l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), Rami Abdel Rahmane.
L'AFP n'était pas en mesure dans l'immédiat de confirmer de source officielle où se trouve le président qui a dirigé d'une main de fer la Syrie pendant vingt-quatre ans, réprimant en 2011 dans le sang une rébellion qui s'est transformée en guerre civile, l'une des plus violentes du XXIe siècle. Selon le ministère russe des Affaires étrangères, Bachar el-Assad « a décidé de démissionner de son poste présidentiel et a quitté le pays en donnant l'instruction de procéder au transfert du pouvoir de manière pacifique » après des « négociations avec un certain nombre de participants au conflit armé sur le territoire de la Syrie. »
Depuis le début de leur offensive le 27 novembre dans le nord-ouest de la Syrie, les rebelles ont rapidement conquis plusieurs grandes villes clés, annonçant viser Damas et vouloir renverser le président syrien. Ils ont lancé un appel « pour rentrer en Syrie libre » aux Syriens déplacés à l'étranger par le conflit déclenché en 2011 avec la répression violente de manifestations prodémocratie, qui a fait un demi-million de morts, et a morcelé le pays en zones d'influence, avec des belligérants soutenus par différentes puissances étrangères.
La chute de Bachar el-Assad célébrée à Damas
Les rebelles ont réaffirmé la chute du « tyran » Bachar el-Assad à la télévision publique, et la « libération » de la capitale Damas. Dans leur communiqué, ils ont dit avoir libéré tous les prisonniers « injustement détenus » et appelé à sauvegarder les biens de l'État syrien « libre ».
Plusieurs dizaines de personnes ont rallié le centre de Damas pour célébrer la chute du régime, selon des images de l'AFP TV. Sur la place des Omeyyades, le bruit de tirs d'armes à feu en signe de joie se mêle aux cris d'« Allahou akbar » (« Dieu est le plus grand »). Des dizaines d'habitants ont piétiné une statue de Hafez al-Assad, le père de Bachar, après l'avoir fait chuter et l'avoir brisée.
Dans une vidéo publiée sur son compte Facebook, le Premier ministre syrien, Mohamed al-Jalali, s'est dit prêt à coopérer avec le tout nouveau « leadership » choisi par le peuple, précisant qu'il serait dimanche matin dans ses bureaux au siège du gouvernement pour toute procédure de « passation » de pouvoir.
« Après cinquante ans d'oppression sous le [parti au, NDLR] pouvoir du Baas, et treize années de crimes, de tyrannie et de déplacements [depuis le début du soulèvement en 2011, NDLR], nous annonçons aujourd'hui la fin de cette ère sombre et le début d'une nouvelle ère pour la Syrie », ont ajouté les rebelles. « Nos forces ont commencé à entrer dans Damas », avait déclaré peu avant le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), à la tête d'une coalition de rebelles soutenus par la Turquie.
De nombreux détenus libérés des prisons syriennes
Le chef de HTS a appelé ses combattants à ne pas s'approcher des institutions publiques, ajoutant que celles-ci restaient sous contrôle du Premier ministre jusqu'à la « passation officielle ». Selon des sources de l'OSDH, l'ordre a été donné aux officiers et aux soldats des forces gouvernementales de se retirer de l'aéroport international de Damas.
Avant ce retrait, le président Bachar el-Assad a pu quitter la Syrie via l'aéroport de Damas, selon l'ONG basée à Londres et qui dispose d'un vaste réseau de sources en Syrie. Les rebelles ont aussitôt annoncé avoir pris la prison de Sednaya à Damas, symbole des pires exactions des forces du président Assad, et libéré les détenus de cet établissement. Le Hezbollah libanais, soutien clé du pouvoir de Bachar el-Assad, a retiré parallèlement ses forces de la périphérie de Damas et de la région de Homs (ouest de la Syrie), selon l'OSDH.
« JCC dans les prisons »: Une ouverture à Borj Roumi et une clôture à Belli
Importante section, « Les JCC dans les prisons » continuent à prôner la culture des droits de l’homme et le principe du droit de tous à la culture. Déjà 10 éditions assurées avec une bonne centaine de films entre fiction et documentaire qui a été projetée ici et là, derrières les hauts murs de nombreux établissements pénitentiaires, insufflant l’espoir pour les uns, menant des autres à réfléchir sur le présent et le futur, faisant découvrir à tous et à toutes la magie du cinéma.
Dix ans déjà, nombreux sont les cinéastes qui ont fait l’expérience, assistant à la projection de leurs films dans les prisons, cadre pue habituel, et surtout échangeant librement avec les pensionnaires sur des questions relatives à l’histoire ou au processus de création d’un film.
La 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) poursuit la même démarche, en partenariatavec la Direction générale des Prisons et de la Rééducation.
Au total : six longs-métrages de fiction et documentaires et un bouquet de courts-métrages de la compétition officielle.
Le coup d’envoi des projections sera donné, le 15 décembre 2024, à la prison « Borj Roumi » à Bizerte avec le film jordanien « Farha » deDeemaAzer.
Inspiré des faits réels, le film a fait couler beaucoup d’encre surtout qu’il a été le premier film sur le « Nakba », diffusé sur Netflix. Le film raconte l’histoire de la Palestine à travers les yeux de « Farha », jeune fille de 14 ans qui vit dans un petit village de Palestine, en 1948, qui rêvait de poursuivre ses études… Les dangers guettent le petit village, la sécurité des habitants est menacée, Farha voit son rêve filer entre ses doigts…Craignant pour la vie de sa fille, le père de Farha l’enferme dans un petit cellier caché près de la maison, en promettant de revenir. Mais il ne revient jamais. Pendant les jours suivants, seule, sans famille, coupée du monde, la petite ado va assister, d’un petit trou dans le mur, à de nombreux tristes événements… Le film sera projeté en présence de la réalisatrice du film et de sa productrice et également des représentants des médias nationaux et internationaux.
Au menu…
Quant à la clôture, elle est prévue le 21 décembre à la prison civile de Belli (Nabeul) avec à l’affiche le film « Salma » de JoudSaeed (Syrie). Film en compétitions officielle des JCC, il raconte l’histoire de « Salma », jeune femme syrienne qui a été à la recherche, d’une administration à une autre, de l’acte de décès de son mari pour pouvoir continuer sa vie. Ce voyage de recherche l’amène à se heurter à certains problèmes, financiers et autres, et elle se retrouve soudainement dans une drôle de situation alors elle se présente à « l’Assemblée du Peuple »…
La programmation des « JCC dans les prisons », prévue du 15 au 21 décembre, propose également propose également « Asfour Jenna » de Mourda Ben Cheikh (Tunisie), « Inchallah un garçon » de Amjad Errachid (Jordanie), « Mouvma » de Ines Ben Othman (Tunisie) et trois courts-métrages de la compétition officielle documentaire : « Au bout des doigts » de Aida Chamekh, figurant dans la compétition internationale des courts-métrages documentaires, « Où est Diana ? » de Sami Chafiî sélectionné dans la compétition nationale des courts-métrages de fiction et « In the waiting room » de Moatassem Taha (Palestine) qui figure dans la compétition internationale des courts-métrages de fiction.
Il est à noter que la Cité de la culture accueillera, dans cet ordre d’idées, quelques pensionnaires des établissements pénitentiaires, lors de la projection du film algérien d’animation « Al-Sakia » de Naoufel Klach.
Les projections seront organisées cette année dans les gouvernorats de Gabès, Sfax, Monastir, Le Kef, Nabeul et Bizerte.
Imen Abderrahmani
« Les tours des sables » de Dr Ali Achabaane: Lorsque la grammaire raconte les maux de la mémoire…
Il y’a des auteurs qui intriguent rien que par les titres de leurs œuvres et Dr Ali Achabaane est l’un d’entre eux. Son dernier livre paru aux éditions « Nous pour la création, l’édition et la distribution », confirme d’ailleurs ce constat.
« Les tours des sables », puisque c’est de ce livre qu’il s’agit, se veut un voyage à travers les temps même si l’auteur dit que « ce périple » n’a pas de temps et encore moins de lieu. Il se veut aussi une autobiographie et un parcours d’un être habité par des endroits dont il rêve de changer le lieu d’où émergeait un autre passé plus paisible que celui qu’il avait vécu. C’est pourquoi l'auteur s’inspire des marges pour contrer le centre « fait de cumul d’un passé sans fondement ». Alors, « Les tours des sables », est l'histoire d'un temps intime qui échappe à toute horloge dans des oasis perdus n’ayant que les dunes des sables pour enterrer les souffrances des temps.
Né au Cap –Bon en 1972, Dr Ali Achabaane, est à son douzième œuvre et à chaque fois, il puise dans la mémoire pour explorer notamment l’enfance, les souvenirs, l’existence humaine ainsi que la beauté et la complexité du monde dans un style méditatif, poétique et sensible. Il y' a, alors, dans ce livre beaucoup de récits, mais aussi beaucoup de syntaxe (Nhaw) et des interrogations comme celle portant sur l’existence de la non existence de la syntaxe dans la tradition arabe…Bonne lecture…
Habib Missaoui
Pour non-respect des contrôles antidopage : Ahmed Ayoub Al-Hafnaoui risque d’être suspendu pour une longue période
L’Agence internationale de contrôle a soumis une proposition visant à suspendre le nageur tunisien Ahmed Ayoub Al-Hafnaoui pour une durée de 20 mois, du 31 juillet 2024 au 30 mars 2026, et à le priver de la pratique de toute activité sportive, selon les propos de Abdel Monem Ahmed, Secrétaire Général de la Fédération tunisienne de natation.
Abdel Monem Ahmed a déclaré : « La proposition de l’Agence internationale de contrôle a été émise le 29 novembre dernier en raison de l’absence d’Ahmed Al-Hafnaoui à l’adresse indiquée lors des visites soudaines qu’elle a effectuées pour le soumettre à des tests antidopage à trois reprises au cours du mois de novembre 2023 et janvier et avril 2024 », ajoutant dans ce contexte que « la réglementation internationale impose aux sportifs de haut niveau de lister annuellement les adresses de leurs résidences et de les mettre à jour».
Il a ajouté dans ce contexte que « la réglementation internationale exige que les athlètes de haut niveau répertorient chaque année les adresses de leurs résidences et les mettent à jour périodiquement conformément à leurs obligations sportives au sein de l’application « ADAMS », ce qui n’est pas été respecté par Al-Hafnaoui, qui a négligé de s’y inscrire. Ce dernier n’a, par conséquent, pas effectué les tests antidopage, ce qui risque d’entrainer son écart des compétitions pendant une longue période.
Défis et perspectives de la campagne de l’huile d'olive
La baisse des prix de l'huile d'olive en Tunisie, récemment constatée, est le résultat d'une combinaison de facteurs économiques et environnementaux.
Le prix du litre d'huile d'olive a chuté de 18 dinars à 14 dinars, une tendance qui soulève des interrogations sur les dynamiques du marché local et international.
Dynamique des prix
L'un des éléments majeurs contribuant à cette baisse est l'augmentation significative de la production d'olives. Pour la saison 2024, les prévisions estiment une récolte de 1,7 million de tonnes d'olives, permettant une production d'environ 340 000 tonnes d'huile d'olive.
Cette amélioration est en grande partie due aux cultures irriguées qui représentent 60% de la production totale, contrastant avec les années précédentes où des conditions climatiques défavorables avaient limité les rendements. Cette abondance sur le marché local a naturellement entraîné une diminution des prix, car l'offre dépasse la demande.
Parallèlement à la dynamique locale, les fluctuations des prix sur le marché international jouent également un rôle crucial. Les prix mondiaux de l'huile d'olive ont connu une baisse significative, passant de 7,5 euros le litre en septembre à environ 5,92 euros en novembre. Cette tendance internationale a un impact direct sur les prix locaux, car la Tunisie exporte une grande partie de sa production. La baisse des prix sur le marché mondial incite les producteurs tunisiens à ajuster leurs tarifs pour rester compétitifs tout en répondant à la demande extérieure.
Impact économique
La baisse des prix de l'huile d'olive en Tunisie a des répercussions économiques significatives sur les agriculteurs, affectant tant leur rentabilité que la viabilité de l'ensemble du secteur oléicole. Cette situation, exacerbée par des conditions de marché défavorables et une forte dépendance à l'exportation, soulève des préoccupations majeures pour l'avenir de cette industrie essentielle.
L'un des impacts les plus immédiats de la chute des prix est la réduction des revenus pour les producteurs. Environ 80% de la production d'huile d'olive tunisienne est destinée à l'exportation, et la baisse des prix sur le marché international a entraîné une pression sur les prix locaux. Les agriculteurs, qui peinent déjà à couvrir leurs coûts de production, se retrouvent dans une position précaire. Si cette tendance se poursuit, il est probable que de nombreux producteurs envisagent d'abandonner l'oléiculture, ce qui pourrait entraîner une diminution de la surface cultivée et une perte de savoir-faire dans un secteur où la Tunisie excelle historiquement.
De plus, la situation actuelle pourrait décourager les agriculteurs. Avec des perspectives de revenus incertaines et une concurrence accrue sur le marché international, les agriculteurs pourraient être moins enclins à s'engager dans cette filière. Les conséquences d'un tel désengagement seraient néfastes non seulement pour les exploitations individuelles, mais aussi pour l'économie nationale, qui bénéficie considérablement des exportations d'huile d'olive. La Fédération nationale des producteurs d'olives a déjà alerté sur le risque que cette situation entraîne une fragilisation d'un pilier économique du pays.
Enfin, la baisse des prix pourrait également avoir des effets en cascade sur l'ensemble de la chaîne de valeur. Les intermédiaires et les huileries, qui dépendent directement des producteurs pour leur approvisionnement, risquent également de subir des pertes. Cela pourrait mener à une contraction du marché local, avec moins d'opportunités pour les acteurs impliqués dans le traitement et la distribution de l'huile d'olive.
Les perspectives pour l'industrie oléicole tunisienne semblent prometteuses avec une augmentation de la production et une adaptation aux tendances du marché mondial. Cependant, il est essentiel que les acteurs du secteur collaborent pour améliorer la gestion et la commercialisation afin de garantir que cette baisse des prix bénéficie durablement aux consommateurs tout en soutenant les producteurs locaux.
Quatre prix pour "Les enfants rouges" et "Aicha" au Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles
Projeté à la 24ème édition du Festival Cinéma Méditerranéen de Bruxelles Cinemamed qui a démarré le 28 novembre et s'est clôturée le 06 décembre 2024, les deux films tunisiens "Les enfants rouges" de Lotfi Achour et "Aicha" de Mehdi M. Barsaoui se sont distingués remportant au total quatre prix: trois prix pour "Les enfants rouges" , qui a été en lice dans la compétition officielle des longs-métrages et un prix pour "Aicha" qui a été dans la compétition "RêVolution, un regard sur demain".
Le réalisateur Lotfi Achour a remporté le Prix Spécial du Jury avec "Les enfants rouges" pour "la grande maîtrise de la réalisation et l'incroyable interprétation des jeunes acteurs, pour le point de vue porté par le regard de l'enfance sur la violence inouïe de l'histoire, pour l'engagement politique du film sur un état de notre monde, pour l'émotion puissante du début à la fin et enfin pour la justesse de l'adaptation d'un fait réel en cinéma" selon le jury de la compétition officielle. Le long métrage a aussi été couronné du "Prix du Regard Citoyen".
Le Jury a décidé d'accorder également une mention à Ali Hlali pour son interprétation dans "Les enfants rouges". Il précise avoir été "ébloui par la justesse et la puissance de sa performance. "Ce très jeune acteur rend aux victimes de la barbarie un magnifique hommage (de part) son interprétation hors norme, bouleversante et intense" ajoute le jury de la compétition officielle composé du comédien et musicien français Théo Cholbi, de l'actrice franco-libanaise Laëtitia Eïdo, de la réalisatrice belgo-turque TülinÖzmedir et de l'acteur belge Salim Talbi.
Dans la compétition "RêVolution-Un regard sur demain", dédiée aux films traitant des défis auxquels les jeunesses méditerranéennes font face, le jury composé de jeunes talents du milieu du cinéma, composé de la scénariste et réalisatrice Diala Al Hindaoui, du comédien Jonas Bloquet, de l'actrice Clara-Maria Laredo et du réalisateur Achref Toumi, a attribué une mention à Fatma Sfar pour son interprétation dans "Aicha" de Mehdi M. Barsaoui.
Les deux pièces de théâtre tunisiennes « Toxic Paradise » et « Portail 52 » au Festival du théâtre arabe à Mascate
Deux créations théâtrales tunisiennes participent à la 15ème édition du Festival du théâtre arabe avec deux pièces. Il s’agit de « Toxic paradise » (El Bakkhara), mise en scène par Sadok Trabelsi, et « Portail 52 » (bawaba 52) de Dalila Meftahi.
Organisée par l’Instance arabe du théâtre en collaboration avec le ministère de la culture et du patrimoine et de l’Association omanaise du théâtre, cette édition se tiendra à Mascate, (Sultanat d’Oman) du 9 au 15 janvier 2025.
Produite par le Théâtre de l’Opéra, la pièce « Toxic paradise » sera en lice dans la compétition officielle. Lauréate du Tanit d’Or de la 25ème édition des Journées théâtrales de Carthage (JTC2024), du prix de la meilleure dramaturgie, du prix de la meilleure interprétation masculine et du prix de la meilleure interprétation féminine et également du grand Prix de la création théâtrale lors de la deuxième édition du Festival national du théâtre tunisien « Saisons de la création » 2024, elle sera en lice pour le Prix Cheikh Sultan Ben Mohamed El Qasimi, aux côtés de dix autres œuvres théâtrales arabes provenant d’Oman, Jordanie, Qatar, Palestine, Irak, Bahreïn, Koweït, Egypte, des Emirats Arabes Unis et du Maroc.
Quant à la pièce « Portail 52 », elle sera présentée dans la sélection hors compétition. Multiprimée également dans de nombreux festivals arabes, cette pièce signée par Dalila Meftahi offrira au grand public de ce festival une lecture dans l’histoire de la Tunisie et de son combat pour l’indépendance à travers une galerie de portraits de Tunisiennes.
Dans un communiqué, l’Instance arabe du théâtre a précisé pas moins de 175 candidatures ont été reçues. La commission de sélection était présidée par le critique et éditeur soudanais Yousef Aidabi et composée de Dr Jabbar Joudi (Irak), Khaled Galal (Egypte), Hazaa Al Barari (Jordanie) et de Youssef Al Hamdan (Bahreïn).
















