JCC 2024: Tant de nouveautés et de surprises!
La 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage a dévoilé ses derniers secrets lors d’un point de presse. La Palestine sera à l’honneur avec le Sénégal et la Jordanie. Des soirées spéciales avec des invités de marque sont annoncées.
Dédiée au critique de cinéma, ami des JCC depuis leurs créations, KhémaiesKhayati, la 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage sera une édition éclatée, offrant à voir une bonne sélection des films africains, arabes et du monde, dans ses différentes sections.
Le point de presse s’est ouvert par un sit-in de quelques activistes féministes qui a traité le président d’honneur de l’édition et le président du Comité directeur, FéridBoughédird’harceleur et ce en référence à une polémique qui s’est éclatée, en 2016, lors des JCC suite à une « plaisanterie » ou « une remarque mal placée » avec les candidates de miss Tunisie.
Suite à ces petites tensions, le point de presse a démarré avec la présentation des nouveautés de cette 35ème édition qui a tenté de récupérer quelques données de la précédente édition annulée à la dernière minute.
Pour cette année, une nouvelle section baptisée « Compétition nationale », proposant les meilleurs films tunisiens produits en 2024 et qui n’ont pas figuré dans la compétition internationale a été lancée. « Il y a assez de bons films qui méritent la programmation. S’agissant des documentaires, je veux bien noter que cette section draine un grand public et que généralement les projections se déroulent à guichets fermés », a souligné Lamia Guiga, la directrice artistique de l’édition.
Hommages
Trois pays seront à l’honneur lors de cette édition. Il s’agit du Sénégal, un « pays ami dont ses cinéastes ont partagé avec les cinéastes tunisiens le rêve de la création des Journées cinématographiques de Carthage », selon l’expression de FéridBoughédir. Le 2ème pays est la Jordanie qui sera présente avec une importante sélection de films et la Palestine dont ses cinéastes seront à l’honneur dans différentes sections et qu’on lui a réservé également l’avenue Bourguiba. « On accueillera dans deux soirées spéciales Rashid Masharawi qui présentera son film « Passing Dreams » et également une sélection de courts-métrages dont il a été le parrain, aidant à sa réalisation à Gaza, durant l’année écoulée, dans le cadre du projet « GroundZero ». Nous offrons au grand public, aux cinéphiles l’occasion de découvrir gratuitement un bouquet de films palestiniens et sur la Palestine lors des projections quotidiennes à l’avenue », a-t-il précisé, ajoutant qu’une exposition audiovisuelle portant sur la Palestine sera installée à l’occasion des Journées et qu’un hommage sera rendu au cinéaste palestinien Hani Abu Assaâd. Cinq films de ce grand réalisateur palestinien seront projetés.
Quant à la section « Soirées spéciales », elle proposera des films de cinéastes qui ont marqué de leurs empreintes le cinéma tels que le cinéaste iranien engagé MohsenMakhmalbaf, le cinéaste algérien chevronné, la talentueuse Salma Baccar dont le film « La fontaine » sera projeté en avant-première, le cinéaste palestinien militant Rashid Masharawi et la productrice et la réalisatrice tunisienne Dora Zarrouk qui présentera en Tunisie et pour la première fois son premier film documentaire relatant du quotidien d’une famille palestinienne qui s’est réfugiée au Caire.
Une section intitulée « Panorama 34 » a été créée proposant des films tunisiens qui ont au programme de l’édition précédente annulée. « Ils ont le droit à présenter leurs films au public des JCC et surtout aux critiques de cinéma qui seront présents parmi nous » a noté Boughédir. Une rétrospective des œuvres du cinéaste tunisien JilaniSaâdi rythme également la programmation.
Lancées en 2012, « Les JCC dans les régions » seront pour la première fois dans les villages et non les villes centralisées. Dans cet ordre d’idées, l’ouverture officielle sera le 17 décembre 2024, à l’occasion de la fête de la Révolution à Sbeïtla (Kasserine) avec le film « Matula » d’Abdallah Yahia. Les autres rendez-vous d’ouverture seront programmés ainsi : Saouaf (Zaghouan) le 18 décembre / HammetJerid(Tozeur), le 23 décembre / Smmar(Tataouine) le 25 décembre / Jérissa(Le Kef), le 27 décembre.
Une programmation variée sera proposée comportant des films pour enfants ainsi que des films longs et courts de fiction ou des documentaires. La programmation inclut aussi les films sélectionnés dans les compétitions officielles des JCC.
La section « Les JCC dans les prisons » poursuit sa marche, proposant au total six films. L’ouverture de ce programme spécial sera à la prison « BorjErroumi » à Bizerte. Quant à la clôture, elle aura à la prison civile de Belli (Nabeul).
Imen Abderrahmani
Les JCC en chiffres
- Nombre des salles : 20
- Nombre des films inscrits : 806
- Nombre des pays participants : 21
- Nombre des films tunisiens enregistrés : 99
- Nombre des films programmés : 217
- Nombre des longs métrages : 168
- Nombre des courts métrages : 447
- Nombre des films de la compétition officielle : 56
- Nombre des films de la compétition nationale : 12
- Nombre des films « Focus Jordanie » : 12
- Nombre des films « Focus Sénégal » : 14
- Nombre des films « Palestine au cœur des JCC » : 19 films (14 films à l’Avenue + 5 films dans les salles)
- Nombre des projections des JCC dans les prisons : 7
- Les JCC dans 5 régions
- 5 projections des JCC dans les casernes
- Panorama 35 : 5 films
- Panorama 34 : 23 films
Carthage Pro :
-160 soumissions pour Chabaka, dont 37 projets tunisiens.
-69 soumissions pour Takmil, dont 13 projets tunisiens.
-143 soumissions émanant de porteurs de projets arabes et africains.
-11 projets retenus pour Chabaka dont 6 tunisiens
- 9 projets retenus pour Takmil dont 3 tunisiens
* Focus Sénégal
L’hommage au cinéma sénégalais comporte la projection de 14 films, comprenant 7 longs-métrages (fictions et documentaires) et 7 courts-métrages (fictions, documentaires et animations).
Les longs-métrages :
« Camp de Thiaroye » d’Ousmane Sembène et ThiernoFatySow
« Banel et Adama » de RamataToulayeSy
« Jom » d’AbabacarSambMakharam
« Kodou » d’AbabacarSambMakharam
« La Pirogue » de Moussa Touré
« Le fleuve n’est pas une frontière » d’Alassane Diago
« Le Mouton de Sada » de Pape Bouname LOPY
Les courts-métrages :
« Et la neige n’était plus » d’AbabacarSambMakharam
« Famara » de Yoro Mbaye
« Bintou mariage précoce » de MamahadouKheraba Traore
« En attendant Dieu » de Mamadou KhoumaGuéye
« Astel » de RamataToulayeSy
« Mbambulaan » de Moussa Ndoye
« Xaarma » de NdéyeMarameGuèye
* Focus Jordanie
Le cinéma jordanien dans la rubrique "Cinéma au microscope" en partenariat avec la Royal Jordanian Film Authority The Royal Film Commission Jordan - Le programme comprend la diffusion de 12 films : six longs-métrages, un long- métrage documentaire et cinq courts-métrages.
*Compétition officielle
Seront en lice Seront en lice 15 films réalisés par des cinéastes de onze pays : Sénégal, Algérie, La Suisse, Syrie, Nigéria, Liban, Palestine, Egypte, Maroc, Somalie et la Tunisie représentée par quatre films.
- « Demba » de Mamadou Dia (Sénégal)
- « Frantz Fanon »de AbdenourZahzah (Algérie)
- « Hanami » de Denise Fernandes (Cap-Vert)
- « RedPath » (Les enfants rouges) de Lotfi Achour (Tunisie)
- « Mé el aïn » (Là d’où l’on vient) de Meryam Joobeur (Tunisie)
- « Aïcha » de Mehdi Barsaoui (Tunisie)
- « Borj El Roumi » de Moncef Dhouib (Tunisie)
- « Salma » de JoudSaid (Syrie)
- « The man died »de Awam Amkpa (Nigéria)
- « The vanishing » de Karim Moussaoui (Algérie)
- « The village next to paradise » de Mo Harawe (Somalie)
- « Arzé » de Mira Shaib (Liban)
- « Seeking haven for Mr. Rambo » de Khaled Mansour (Egypte)
- « The bluelake » de Daoud Aoulad-Syad (Maroc)
- « To a land unkown » de Mahdi Fleifeil (Palestine)
CAN féminine de handball : La Tunisie bat le Congo et file en demi-finales
La sélection féminine de handball s’est qualifiée pour les demi-finales de la 26e édition de la Coupe d’Afrique des Nations de handball qui se déroule en RD Congo en battant aujourd’hui le Congo Brazzaville sur le score de 28-24 (13-11 à la mi-temps) pour le compte des quarts de finale.
Les Tunisiennes ont très mal entamé leur match en se faisant mener 0-4 avant de revenir rapidement dans le match qu’elles ont dominé.
Après un premier tout médiocre et une qualification sur le fil en quarts de finale (une victoire, un match nul et trois défaites), les Tunisiennes se retrouvent ainsi en demi-finales où elles affronteront vendredi le vainqueur du quart entre le Cameroun et le Sénégal.
Régularisation de la situation des travailleurs des chantiers âgés de moins de 45 ans
La présidence du gouvernement a annoncé, dans un communiqué ce mercredi 4 décembre 2024, que la liste des postes vacants dans les structures publiques, établie par les différents ministères, sera mise en ligne sur la plateforme numérique dédiée à la régularisation de la situation des travailleurs des chantiers (45 ans et moins) : hadhaer.gov.in. Ces listes seront également affichées dans les locaux des gouvernorats.
A cet effet, les travailleurs des chantiers âgés de moins de 45 ans, appartenant à la troisième cohorte, sont invités à accéder à la plateforme entre le 3 et le 22 décembre 2024 pour choisir les postes proposés correspondant à leur niveau d'études, avec un maximum de 10 choix possibles.
La présidence du gouvernement a encore précisé que le processus d'accès à la plateforme, ainsi que les étapes permettant d'ajouter, de classer, de modifier ou de supprimer leurs choix jusqu'à la date limite fixée au 22 décembre 2024.
Économie verte : Un atout majeur pour le développement économique
L'économie verte s'affirme comme une réponse stratégique aux crises environnementales et économiques qui affligent la Tunisie.
Ce modèle économique vise à harmoniser le développement durable avec la croissance, en intégrant des pratiques respectueuses de l'environnement dans divers secteurs. Riche en ressources naturelles, la Tunisie se trouve à un carrefour où l'adoption d'une économie verte pourrait transformer ses obstacles en véritables opportunités.
Des réformes significatives
Depuis plusieurs années, la Tunisie a initié des réformes significatives pour promouvoir une économie verte. La création du Centre International des Technologies de l’Environnement de Tunis (CITET) est emblématique de cet engagement.
Ce centre a pour mission de former des éco-entrepreneurs et d'accompagner les jeunes porteurs de projets dans le domaine environnemental. Des programmes tels que SwitchMed ont été mis en œuvre pour renforcer les capacités des entrepreneurs verts, facilitant leur intégration sur le marché. Ces initiatives visent à créer un écosystème propice à l'innovation et à la durabilité, tout en répondant aux exigences du marché local et international.
Développement rapide
L'économie verte en Tunisie se développe rapidement, avec plusieurs secteurs clés qui jouent un rôle central dans cette transition vers un modèle plus durable. Parmi ces secteurs, l'agriculture biologique, l'éco-tourisme et les énergies renouvelables se distinguent par leur potentiel à générer des emplois et à améliorer la durabilité environnementale.
L'agriculture biologique est l'un des piliers de l'économie verte tunisienne. Le pays se positionne comme un leader en Afrique dans ce domaine, notamment grâce à sa production d'huile d'olive biologique. Avec environ 335 000 hectares de cultures bio certifiées, la Tunisie a su tirer parti de ses ressources naturelles pour répondre à une demande croissante sur les marchés internationaux. Cette filière ne se limite pas seulement à la production, mais englobe également des initiatives visant à renforcer la commercialisation et la valorisation des produits biologiques.
L'éco-tourisme représente un autre secteur prometteur. En mettant en avant ses paysages naturels, sa biodiversité et son patrimoine culturel, la Tunisie cherche à attirer des touristes soucieux de l'environnement. Des projets d'infrastructure durable et des initiatives locales visent à développer ce secteur tout en préservant les ressources naturelles. L'éco-tourisme contribue non seulement à la diversification de l'économie, mais aussi à la sensibilisation des visiteurs aux enjeux environnementaux.
Les énergies renouvelables sont au cœur de la stratégie nationale d'économie verte. Le Plan Solaire Tunisien, qui prévoit des investissements massifs dans les énergies solaire et éolienne, vise à réduire la dépendance du pays aux combustibles fossiles tout en diminuant les émissions de gaz à effet de serre. Ce plan pourrait également créer des milliers d'emplois dans un secteur en pleine expansion, renforçant ainsi la résilience économique du pays face aux changements climatiques.
Vers une transition durable
La transition vers une économie verte nécessite une approche inclusive qui intègre tous les acteurs économiques. Le gouvernement tunisien a compris l'importance d'associer le secteur privé et la société civile dans ce processus. Des événements comme le Salon de l'économie verte visent à sensibiliser et mobiliser les différents acteurs autour des enjeux environnementaux et sociaux.
En intégrant la finance responsable dans ses politiques économiques, la Tunisie aspire à créer un environnement favorable à l'émergence d'entreprises socialement responsables.
L'évolution vers une économie verte représente une chance unique pour la Tunisie de se réinventer face aux crises actuelles. En adoptant un modèle économique durable, le pays peut non seulement améliorer sa compétitivité sur la scène internationale mais également garantir un avenir meilleur pour les générations futures.
Baisse de températures et pluies au rendez-vous
Ce mercredi 4 décembre 2024 sera marqué par des pluies touchant les régions du Sahel, puis s'étendant au Nord et au Centre dans l'après-midi et en soirée, a annoncé l'Institut National de Météorologie.
Les températures connaîtront une légère baisse, oscillant entre 16 et 18 degrés, avec des maximales atteignant 21 degrés dans le Sud.
Le vent sera fort dans les régions du Sud et modéré ailleurs, tandis que la mer sera agitée.
Les USA approuvent la vente de missiles Javelin à la Tunisie
Le Pentagone a annoncé hier, mardi 3 décembre 2024, l'approbation par les États-Unis d'un accord concernant la vente éventuelle de missiles Javelin à la Tunisie. La valeur de cet accord est estimée à environ 107,7 millions de dollars. Il représente "une étape importante dans la coopération militaire entre les deux pays", selon Reuters.
Aux termes de l'accord, Lockheed Martin et RTX Corp ont été désignés comme les principaux contractants responsables de la livraison des systèmes de missiles avancés. Ces entreprises devraient considérablement renforcer les capacités de défense de la Tunisie.
"Cette approbation s'inscrit dans le cadre plus large de la stratégie américaine visant à renforcer les alliances et à encourager les partenariats militaires dans différentes régions", rapporte la même source.
Souad Labbize remporte le prix Ibn Khaldoun-Senghor de la traduction
Le Prix Ibn Khaldoun-Senghor de la traduction, fruit de la coopération entre l’OIF et l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALECSO), a été décerné le 3 décembre 2024 à Souad Labbize (Algérie-France-Tunisie).
L’auteure est récompensée pour sa traduction en français du roman « Le Désastre de la maison des notables », de l’auteure tunisienne Amira Ghenim (Éditions Philippe Rey, France / Barzakh, Algérie, 2024), qui transpose plus de cinquante ans d’histoire tunisienne – de la lutte pour l’indépendance jusqu’à la révolution de 2011 – et de combats pour les femmes.
Lors des délibérations, le jury a salué une traduction fidèle et brillante, qui réinterprète avec justesse la mémoire d’une société à un moment charnière. Par son élégance et sa fluidité, la version française permet de capturer l’âme du texte original tout en offrant une porte d’entrée unique à un présent en constante reconstruction.
La cérémonie, tenue à l’Institut du monde arabe à Paris, a réuni des personnalités éminentes et un public venu célébrer l’art de la traduction, véritable passerelle entre les cultures, et son rôle crucial pour le dialogue interculturel au sein de la Francophonie et du monde arabe.
Un match à huis clos contre deux clubs de Ligue 1
La Ligue Nationale de Football Professionnel a infligé au cours de sa réunion hebdomadaire la sanction de huis clos au CABizertin et à l'Etoile du Sahel. Quant au Stade Tunisien, il est redevable d'une amende de 1500dinars. Toutes ces sanctions font suite aux comportements des supporters sur les gradins. Concernant le prochain derby Entre L'EST et le CA, il aura lieu en présence du public dans la mesure où les les menus incidents qui ont eu lieu en fin du match EST-JSO ont eu lieu en dehors du stade et sans aucune incidence sur le déroulement de la rencontre.
J.B.
Nouvelle consécration pour Mehdi Barsaoui grâce à « Aïcha »
Le 2ème long-métrage « Aïcha » de Mehdi Barsaoui continue son bon chemin dans les festivals, en attendant sa projection dans les Journées cinématographiques de Carthage (JCC). Le film a remporté le Prix « SIGNIS » du meilleur film de la compétition internationale de la 39ème édition du Festival international du Film de Mar del Plata, qui s’est déroulée en Argentine du 21 novembre au 1er décembre 2024. Selon le jury, ce prix a été décerné pour la qualité technique remarquable du film, où les plans et les cadrages soigneusement conçus ont contribué à transmettre avec justesse le message de l’histoire.
Le film a également été récompensé pour la profondeur du scénario, qui invite avec sensibilité à réfléchir sur les anciennes et nouvelles formes d’esclavage, à travers diverses approches culturelles. Le film récompensé dans la section des prix indépendants, évoque, selon l’évaluation du jury, des valeurs universelles telles que la liberté, la justice, la vérité et l’amitié. Cette œuvre se distingue non seulement comme une expérience cinématographique exceptionnelle, mais également comme un témoignage du pouvoir du cinéma à transformer, inspirer et promouvoir le dialogue avec une vision humaine.
Selon le jury, Fatma Sfar, l’actrice principale, mérite une mention particulière pour avoir réussi à transcender l’écran en introduisant le spectateur au cœur du récit.
Produit par Habib Attia de Cinétéléfilms et Marc Irmer de Dolce Vita Films, « Aïcha » (2023), une coproduction entre la Tunisie, la France, l’Italie, l’Arabie Saoudite et le Qatar, tourne autour de la jeune Aya, coincée dans une vie morne et sans perspective à Tozeur, au sud de la Tunisie. Seule survivante d’un accident, elle décide de disparaître pour se réinventer une nouvelle vie à Tunis. Mais sa nouvelle identité est compromise lorsqu’elle devient le principal témoin d’une bavure policière (synopsis).
Coupes africaines : Programme de l'Espérance et du CS Sfaxien
Retour ce weekend de la compétition africaine des clubs pour nos deux représentants.
En Ligue des champions, l'Espérance se déplace mercredi à bord d'un vol direct à Luanda pour y rencontrer, vendredi à partir de 17heures Sagrada Espéranca d'Angola. Après la victoire de la première journée contre Djoliba du Mali, les Sang et Or viseront trois nouveaux points pour bien s'installer en tête du groupe avant de croiser le fer avec Pyramids.
En coupe de la CAF, le CS Sfaxien, qui a raté son premier match à Rades contre CS Constantine, aura à réagir dimanche contre les Angolais de Bravos Do Maquis. Le coup d'envoi sera donné à 17heures. Un résultat positif sera nécessaire pour les Noir et Blanc pour ne pas compromettre leurs chances.
J.B
Le site romain de Musti (Siliana) présenté les 4 et 5 décembre à Paris
Les résultats des recherches et des fouilles menées sur l’ancien site romain de Musti (ou Mustis) dans le gouvernorat de Siliana seront au centre de deux grands événements qui auront lieu les 4 et 5 décembre 2024 à Paris.
Ces rencontres se tiendront à la Bibliothèque polonaise de Paris et à l’Institut National d’Histoire de l’Art (INHA). Elles s’inscrivent dans le cadre du projet de coopération archéologique tuniso-polonais entre l’Institut National du Patrimoine (INP) et l’Université de Varsovie (centre polonais d’archéologie méditerranéenne et faculté d’archéologie).
« Autour de Musti », un colloque international se déroulera dans la journée du 4 décembre à la Bibliothèque polonaise de Paris. Il sera ponctué du vernissage d’une exposition intitulée « Musti à travers les âges : chroniques d’une ville africaine au cœur du monde méditerranéen », qui présentera l’histoire fascinante de cette cité antique et les découvertes issues des récentes recherches archéologiques.
La journée du 5 décembre, prévue à l’INHA, sera consacrée à la présentation des chantiers archéologiques en cours, tuniso-polonais et tuniso-français.
Organisé par l’Université de Varsovie, l’INP-Tunis avec entre autres le Centre de Civilisation Polonaise (Université Paris Sorbonne), l’Ecole française de Rome, le Centre Camille Jullian (Université Aix Marseille), cet événement vise, selon la note de présentation, à rendre public les résultats des fouilles et prospections effectuées sur le site et ses alentours à travers plusieurs communications de chercheurs, experts et spécialistes membres de l’équipe.
Ces résultats inédits seront également confrontés et comparés en suivant les mêmes problématiques centrées sur l’histoire urbaine, avec d’autres projets de chantiers archéologiques tunisiens mettant en jeu une collaboration scientifique internationale entre l’INP et des partenaires académiques français.
A l’ordre du jour figurent un grand nombre d’interventions portant notamment sur les objectifs du projet archéologique de Musti, les recherches en cours sur des sites comme Sufetula (Sbeïtla) et Thugga, ainsi que les récentes avancées sur l’urbanisme de ces cités antiques. Parmi les sujets abordés figureront les résultats des prospections intra-muros et les découvertes monétaires réalisées dans le cadre du projet « Tyhna ».
Pour rappel, un projet de coopération a été signé en 2016 entre l’INP et l’Université de Varsovie pour mener des recherches archéologiques pluridisciplinaires sur le site de Musti, qui se trouve à environ 120 km au sud-ouest de Tunis, près du village d’El Krib dans le gouvernorat de Siliana, afin d’enrichir la compréhension des dynamiques d’occupation qu’a connues Musti au fil des siècles, notamment sur les plans administratif, urbanistique et économique.
Ces recherches s’efforcent également de retracer les étapes de sa transition d’une ville numide à une cité romaine prospère, tout en éclairant son rôle de carrefour stratégique dans la région méditerranéenne.
Le Quotidien avec TAP
Coupe du monde des clubs : l’Espérance dans le pot 4
Tous les férus de football auront ce jeudi à partir de 19 heures les yeux rivés sur Miami pour suivre le tirage au sort de la toute première édition du Mondial de clubs de la FIFA à 32 clubs qui se déroulera du 15 juin au 13 juillet 2025.
Le représentant tunisien dans cette joute prestigieuse, l’Espérance, a été placé dans le pot 4 avec Mamelodi Sundowns, Seattle et Inter Miami ; Pachuca, Urawa Reds et Auckland. Voici, par ailleurs la composition des trois autres pots :
Pot 1 : Man city, Réal Madrid, FC Bayern, River Plate, PSG, Flamengo, Palmeiras, Fluminens.
Pot 2 : Chelsea, Porto, Dortmund, Inter, Atlético, Benfica, Juventus, Salzburg.
Pot 3 : AL Ahly, Al Hilal, W.A.Casablanca, Ca Boca, Uslan HD, Botafogo
Jamel BELHASSEN
JCC 2024 : « Le libérateur » de l’Irakien Kais al-Zubaidi à l’ouverture
Le long-métrage « Le Libérateur » (1987) du réalisateur, chercheur et monteur irakien Kais al-Zubaidi, décédé dimanche 1er décembre 2024, a été choisi comme film d’ouverture de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), qui se tiendra du 14 au 21 décembre 2024.
Déplorant la disparition de Kais al-Zubaidi (1939-2024), l’un des pionniers du cinéma documentaire arabe, le comité directeur des JCC a annoncé sur sa page officielle que ce film, qui documente les luttes des peuples palestinien et libanais contre l’entité sioniste, sera projeté dans une version restaurée, 37 ans après sa réalisation dans une première projection en Tunisie.
Dans le cadre de la section « JCC Classiques » programmée pour cette édition, un hommage sera rendu à des chefs-d’œuvre de réalisateurs arabes et africains, parmi lesquels les œuvres du regretté Kais al-Zubaidi, qui, durant sa carrière, ajoute la même source, a toujours placé la cause palestinienne et les préoccupations sociopolitiques de la société arabe au cœur de ses œuvres dont entre autres le court métrage documentaire « Loin du pays » (1969) programmé dans la section « Focus Palestine », lors de la 33ème édition des JCC en 2022.
Syrie : la France, les États-Unis, l’Allemagne et le Royaume-Uni appellent à la désescalade
Les quatre pays du Quad (France, Etats-Unis, Allemagne et Royaume-Uni) assurent suivre de près la situation en Syrie, dans une déclaration commune publiée lundi en fin de matinée.
« Nous suivons de près l’évolution de la situation en Syrie et appelons l’ensemble des parties à la désescalade et à la protection des civils et des infrastructures afin d’éviter de nouveaux déplacements de population et toute perturbation de l’accès humanitaire », est-il noté dans cette déclaration.
Et de poursuivre : « L’escalade actuelle ne fait que souligner la nécessité urgente d’une solution politique sous égide syrienne au conflit, conformément à la résolution 2254 du Conseil de sécurité des Nations unies ».
Cette déclaration commune, relativement concise, intervient alors que l’armée nationale syrienne a lancé, dimanche, une opération pour contrecarrer le plan du groupe terroriste PKK/YPG visant à établir un corridor terroriste entre Tall Rifaat et le nord-est de la Syrie, selon des sources de sécurité.
Les tensions ont refait surface dans le nord de la Syrie après la prise d’Alep, deuxième ville du pays, par des rebelles armés.
Alors que les forces de l'opposition ont lancé leur offensive sur Alep, les forces du régime syrien ont perdu le contrôle de territoires importants en peu de temps. Cela a incité le régime syrien à rechercher le soutien de l'organisation PKK/YPG contre les forces d'opposition, ouvrant ainsi la voie à ce groupe pour gagner du terrain.
Le régime syrien a commencé à céder les territoires qu'il contrôlait aux forces du PKK/YPG situées à l'est de l'Euphrate. En conséquence, un grand nombre de combattants du PKK/YPG et d'armes lourdes ont été transportés de la rive est de l'Euphrate à Alep.
Le groupe PKK/YPG a considéré cette cession de territoires par le régime syrien comme une opportunité et a tenté d'établir un corridor entre Tall Rifaat et le nord-est de la Syrie. L'armée nationale syrienne a, cependant, contrecarré ce plan. Constatant les manœuvres de l'organisation alors que les groupes rebelles avancent vers Alep, l'armée nationale syrienne a lancé l'opération "Aube de la liberté" et est rapidement entrée en action sur le terrain.
Macron en visite en Arabie saoudite : Des contrats et un soutien commun au Liban
Le président français et le prince héritier Mohammed ben Salmane vont échanger sur les conflits qui secouent la région et entendent « renforcer » leurs échanges économiques, via la signature de contrats.
Une visite destinée à intensifier les liens avec ce puissant acteur du Moyen-Orient et à « œuvrer ensemble » à la stabilisation régionale. Emmanuel Macron a entamé aujourd’hui lundi une visite d’État de trois jours en Arabie saoudite. Il s’agit du troisième déplacement du président français en Arabie saoudite depuis 2017, une « relation très dense » à laquelle l’homme fort du pays, un temps paria après l’assassinat du journaliste Jamal Khashoggi en Turquie, a répondu par trois visites officielles en France.
Les deux dirigeants vont « acter un rehaussement de la relation bilatérale au niveau d’un partenariat stratégique », a annoncé l’Élysée, en rappelant que la dernière visite d’État d’un président français en Arabie remonte à Jacques Chirac en 2006.
Ils vont voir en premier lieu comment « travailler ensemble » sur les conflits qui secouent la région et sur les risques d’escalade généralisée. Avec au « cœur des discussions » le Liban, après une trêve fragile entrée en vigueur mercredi entre Israël et le mouvement chiite Hezbollah, soutenu par l’Iran.
Emmanuel Macron, fort de son rôle dans le cessez-le-feu, espère un soutien saoudien à l’armée libanaise, qui se redéploie à la frontière avec Israël mais manque de moyens, et à la résolution de la crise politique qui secoue le Liban depuis plus de deux ans.
La monarchie du Golfe, longtemps influente politiquement et financièrement au Liban, s’en est désengagée ces dernières années devant le poids grandissant du Hezbollah. Mais ce dernier sort très affaibli du conflit avec Israël et Ryad pourrait donc se décider à « financer à nouveau des acquisitions au profit des Forces armées libanaises, voire une aide à l’économie libanaise », avance un bon connaisseur du dossier à Paris.
Les deux pays appellent aussi à un cessez-le-feu à Gaza et à une « issue politique » reposant sur la « solution des deux États », israélien et palestinien. L’Arabie saoudite, qui abrite les lieux les plus saints de l’islam, est engagée dans des discussions avec Washington pour une normalisation de ses relations avec Israël et l’octroi de garanties de sécurité américaines. Mais mi-septembre, le prince héritier saoudien a affirmé que son pays ne reconnaîtrait pas Israël avant la « création d’un État palestinien ».
















