Lumières sur les « Villes et campagnes en Afrique antique »
Sous l’égide du ministère des affaires culturelles, l’Institut National du Patrimoine (INP) organise du 19 au 21 décembre 2024 à Tunis la deuxième édition du colloque international intitulé « Villes et campagnes en Afrique antique: territoire, production et échanges », en collaboration avec le Laboratoire de recherche économie, territoire et paysages patrimoniaux (ETPP), et la Faculté des Lettres, des Arts et des Sciences Humaines de Manouba, ainsi que le Laboratoire de recherche Régions et ressources patrimoniales en Tunisie.
Le programme prévoit dans le cadre des séances scientifiques, une série d’interventions sur les travaux de terrain et les études effectuées autour de sites archéologiques situés notamment à Zaghouan, Goubellat (Beja) et Bargou (Siliana).
Sept séances scientifiques sont ainsi prévues, abordant les thèmes suivants : « Occupation humaine et aménagement du territoire », « Productions et échanges villes-campagnes » et « Architecture et décoration en milieux rural et urbain ».
Une trentaine de chercheurs, doctorants, conservateurs de l’Institut National du Patrimoine, ainsi que des universitaires et des spécialistes du domaine, en provenance de Tunisie et de l’étranger, prendra part à ce rendez-vous qui sera marqué le jour de clôture par des visites des sites archéologiques.
Le colloque aura lieu à l’hôtel « le Majestic »-Tunis. Une séance inaugurale est prévue le 19 décembre à partir de 9h00.
Ecol’Agri : Pour le renforcement de l’entrepreneuriat agricole
La Coopération allemande au développement (GIZ) en partenariat avec le Ministère tunisien de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP), a organisé une journée thématique de capitalisation du Programme « Ecol’Agri » sous le titre « Ecol’Agri : Renforcement de l’entrepreneuriat agricole »
La journée a constitué une plateforme d’échange entre les acteurs clés du secteur agricole, les partenaires institutionnels et les bénéficiaires du programme Ecol’Agri. Elle a été une occasion pour présenter les résultats atteints du programme Ecol’Agri, ses impacts et les leçons tirées. Cette rencontre a permis de réfléchir collectivement sur la pérennisation des acquis et sur les perspectives de ce programme.
Côté chiffres, plus de 7000 agriculteurs dont 53% de femmes et 42% de jeunes sont inscrits dans le programme « Ecol’Agri ». Ce programme a également permis la création d’un noyau de 29 champions et championnes actifs acteurs de mobilisation et de sensibilisation sans oublier la formation des agriculteurs. Ainsi, côté formation et encadrement, les chiffres précisent que 4737 agriculteurs et agricultrices ont été formés en BUS 1, 4159 en BUS 2, 2505 en FBS et 700 en CEP.
Sur le plan efficacité, une amélioration de la productivité des bénéficiaires de ce programme a été enregistrée, entre 63% et 72% respectivement pour les chaines de valeur olivier et amandier.
A travers la journée thématique « Ecol’agri : Renforcement de l’entrepreneuriat agricole », la Coopération allemande au développement (GIZ) et le Ministère tunisien de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche (MARHP), réaffirment leur engagement à promouvoir et à soutenir l’entrepreneuriat agricole en faveur d’une agriculture tunisienne plus durable, compétitive et résiliente.
Ecol’Agri, c’est quoi ?
Ecol’Agri est une approche de formation et d’accompagnement adaptée aux caractéristiques des petites exploitations agricoles qui a pour principal objectif la Stabilisation et l’Amélioration de l’emploi dans les petites et moyennes exploitations en offrant aux agriculteurs et agricultrices des leviers de croissance à travers la promotion de leurs Compétences entrepreneuriales et Pratiques de production durable en leur offrant des modules de formation entrepreneuriale selon une approche intégrée.
Ecol’Agri est un programme du Projet Economie Agricole Durable – PEAD, qui représente une initiative stratégique inscrite dans le programme bilatéral visant à dynamiser le secteur privé en Tunisie. Il est financé par le Ministère fédéral de la coopération économique et du développement (BMZ) et mis en œuvre conjointement par la GIZ et la Direction générale des Etudes et du Développement agricole (DG-EDA) mandatée par le Ministère tunisien de l'Agriculture, des Ressources Hydrauliques et de la Pêche.
Le projet PEAD vise la stabilisation et l'amélioration de l’emploi dans les exploitations agricoles de petite et moyenne envergure et l’attractivité de l’emploi dans la région du Nord-ouest (Kef, Jendouba, Béja et Siliana) et la région du Centre-ouest (Kasserine, Sidi Bouzid et Kairouan).
La musique classique expliquée aux enfants, le 22 décembre
Le Théâtre Municipal de Tunis accueillera, le dimanche 22 décembre à 11h30, un concert pédagogique exceptionnel intitulé « Racontons la musique classique ». Une matinée musicale destinée à ravir petits et grands tout en éveillant la curiosité pour l’univers fascinant de la musique symphonique.
L’événement est porté par les musiciens de l’Orchestre Symphonique Scolaire Universitaire (OSSU), sous la baguette du maestro Hafedh Makni. Ils seront accompagnés par des artistes du Carthage Symphony Orchestra (CSO) et les voix du Chœur du Boulevard des Arts, dirigé par Mourad Gaâloul.
Le concert s’articulera en deux parties, mêlant pédagogie, initiation et performance artistique.
La première partie invite le public à découvrir les mystères et la magie de la musique classique. Les instruments, les techniques d’interprétation, les formes de composition et les récits qui les entourent seront dévoilés de manière accessible et captivante, offrant une approche ludique et enrichissante pour comprendre les bases de cet art universel.
En deuxième partie, place à une performance musicale avec au programme une sélection de chefs-d’œuvre signés Rameau, Mozart, Verdi, Schubert, Lehar et Bartok. Ces pièces intemporelles seront interprétées par l’Orchestre Symphonique Scolaire Universitaire, accompagné du Chœur des enfants du Boulevard des Arts, ainsi que par des musiciens du CSO.
Natation- Ahmed Jaouadi champion du monde : Chronique d’un titre mondial annoncé
Né le 30 mai 2005, Ahmed Jaouadi n’a pas mis trop de temps pour briller dans un sport qui le fait rêver : la natation. Affilié au club de l’AS Marsa, il avait tout pour devenir un grand champion et c’est pour cette raison qu’il a choisi la France pour continuer ses études et surtout pour rallier les grands clubs de natation avec un parcours de plus en plus brillant d’une année à l’autre, devenant en un temps très court champion de France. Voici, par ailleurs, le parcours de ce champion mondial depuis l’année 2021.
2021
Alors encore lycéen, Ahmed Jaouadi signe ses premiers succès en remportant en octobre 2021, à l'âge de 16 ans, trois médailles aux championnats arabes en petit bassin à Abou Dabi.
Il confirme deux mois plus tard aux championnats de France juniors en finissant premier des épreuves des 200 mètres et 400 mètres nage libre et troisième du 200 mètres 4 nages.
2022
Aux championnats d'Afrique à Tunis, c'est avec les seniors qu'Ahmed Jaouadi obtient la médaille d'or sur 400 mètres et 1 500 mètres nage libre, la médaille d'argent sur 800 mètres nage libre et 4 × 200 mètres nage libre ainsi que la médaille de bronze sur 200 mètres nage libre.
2023
Aux troisièmes championnats de France juniors à Chartres, il décroche la deuxième place des épreuves de 400 mètres, 800 mètres et 1 500 mètres nage libre.
Ces résultats sont confirmés et améliorés lors des troisième championnats de France open d'été juniors à Poitiers, où il finit à la première place des 400 mètres et 1 500 mètres et à la deuxième place aux 800 mètres nage libre.
Passé l’âge de pouvoir nager en juniors, il part rejoindre l’équipe entraînée par Philippe Lucas à Martigues. Il s'illustre ensuite aux championnats de France en petit bassin à Angers, terminant à la première place de la finale du 400 mètres nage libre.
2024
Il fait ses débuts aux championnats du monde à Doha en concourant aux épreuves de 400 mètres nage libre qu'il finit à la 25e place alors qu'il n'a que 18 ans.
Il participe aux épreuves du Mare Nostrum lors du 36e Meeting international de Canet-en-Roussillon où il s'impose sur les épreuves de 400 mètres18 et 800 mètres nage libre.
Il confirme ensuite ses résultats lors des championnats de France à Chartres en raflant les premières places des compétitions de 400 mètres, 800 mètres et 1 500 mètres nage libre.
Jeux olympiques de Paris
Ayant assuré ses temps minima A pour la qualification aux Jeux olympiques à Paris, il prend part, à 19 ans, aux épreuves de 400 mètres, 800 mètres, 1 500 mètres nage libre, et aux 10 kilomètres en eau libre.
Aux 400 mètres nage libre, il finit à la deuxième place de sa série. Son temps ne lui permettant pas de décrocher une place en finale, il termine neuvième de la discipline.
Il s'élance dans les séries du 800 mètres nage libre qu'il finit à la première place et se qualifie pour la finale en réalisant le deuxième meilleur temps des séries. En finale, il finit à la 4e place, au pied du podium, dans une course où le record olympique et le record européen sont battus.
Prenant part aux séries du 1 500 mètres nage libre, il finit premier de sa course, réalise le 3e meilleur temps des séries et décroche ainsi son billet pour la finale. En finale, il finit à la sixième place, améliorant son record personnel, dans une course où le record mondial est battu.
Fin de saison et Championnats du Monde en petit bassin
Qualifié pour les Championnats du monde en petit bassin à Budapest en Hongrie, il prend part aux finales des 1 500 mètres nage libre au premier jour de la compétition qu'il remporte en 14 min 16 s 40 améliorant de plus de 8 secondes son record établi quelques semaines plus tôt dans le cadre des Championnats de France décrochant ainsi son premier titre mondial.
Et ça ne fait que commencer…
Kamel ZAIEM
Le ministère de l’Education a décidé : Interdiction totale des smartphones dans les établissements scolaires
Le ministère tunisien de l'Education vient de décider d'interdire le port et l'utilisation des smartphones et autres téléphones intelligents dans tous les établissements scolaires de la République.
Cette interdiction viserait uniquement les smartphones, tandis que l'usage des téléphones classiques resterait permis, afin de permettre aux parents de rester en contact avec leurs enfants en cas d'urgence ou de nécessité absolue.
Transport aérien : Tunisair et Nouvelair parmi les compagnies aériennes les plus sûres au monde
Le classement révélé par les entreprises spécialisées, mal interprété et présenté par les amateurs des campagnes de dénigration, est venu confirmer la bonne santé technique de Tunisair, notre chère compagnie aérienne. Comme chaque fin d’année à l’occasion de la publication du classement mondial annuel d’AirHelp (Société spécialisée dans le jugement des services de compagnies aériennes et l’éducation des passagers pour connaitre leurs droits de récupération d'indemnités de dédommagement aériennes), une campagne de dénigrement malintentionnée est orchestrée sur les réseaux sociaux est mise en place pour nuire à la réputation des compagnies tunisiennes et particulièrement Tunisair, or, la vérité est ailleurs.
Il est vrai que Tunisair a été classée 109e pour la période allant du 1er janvier au 31 octobre 2024, mais ce qu’on oublie de mentionner c’est que ce classement d’AirHelp 2024 a analysé les services de 800 compagnies aériennes mondiales avant de retenir les meilleures 110 sur la base de critères rigoureux, notamment la ponctualité, l’avis des clients et l’efficacité du service client.
Sans oublier que plus de 700 autres compagnies ne rentrent même pas dans ce classement et n’ont pas été dans le viseur d’AirHelp.
En effet, le transporteur national a obtenu un score global d’AirHelp de 3,63, un score de 4,7 pour la ponctualité, de 6,0 pour l’avis des clients et de 0,2 pour le service client.
Il est vrai que ces scores semblent décevants, mais il ne faut pas oublier que le classement de 2024 a encore une fois prouvé que Tunisair fait partie des compagnies aériennes les plus sûres au monde et qu’elle figure comme une compagnie de renommée dans le paysage mondial de l’aviation, et ce, en dépit des difficultés rencontrées à plusieurs niveaux.
Également, les pilotes tunisiens, hommes et femmes, figurent parmi les meilleurs au monde avec leur expertise et leur dévouement, contribuant à maintenir un haut niveau de sécurité aérienne.
A noter que l’autre compagnie aérienne tunisienne Nouvelair figure dans le classement, elle est 107e avec un score global de 4,48, un score de 5,8 pour la ponctualité, de 7,5 pour l’avis client et de 0,1 pour le service client.
Renforcer les ponts académiques : La Manouba au cœur de la coopération scientifique tuniso-française
Sous la présidence de M. Ameur Chérif, président de l’Université de Manouba, et de M. Ahmed Belcheikh Arbi, directeur du renouvellement universitaire au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, les "Journées de la recherche en littérature, linguistique et didactique des langues" ont débuté ce lundi 9 décembre 2024 à la Faculté des Lettres de La Manouba. Cet événement scientifique majeur, réunissant des chercheurs et des experts de Tunisie et de France, vise à renforcer la coopération académique internationale et à promouvoir la recherche scientifique dans les domaines de la littérature, de la linguistique et de l'enseignement des langues.
Coopération internationale pour renforcer la recherche scientifique
Dans une déclaration aux médias, M. Mourad Belassoued, directeur général de la recherche scientifique au ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, a souligné que cet événement a été organisé en collaboration avec l’Institut Français de Tunisie, dans le but de connecter les écoles doctorales tunisiennes avec leurs homologues françaises, en mettant l’accent sur les sciences humaines et sociales. Il a précisé que de telles initiatives visent à développer la recherche scientifique et à renforcer les relations entre les universités tunisiennes et françaises dans le cadre d'un partenariat stratégique visant à favoriser les échanges d'expertise et à améliorer la formation académique.
Il a ajouté que l’un des principaux objectifs de ces journées était de relever les défis liés à l’emploi des diplômés en sciences humaines et sociales. Il a indiqué que le ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique travaille actuellement sur la mise en place de nouveaux mécanismes pour améliorer la qualité de la formation en doctorat, afin d’offrir aux titulaires de ces diplômes davantage d’opportunités d'emploi sur le marché du travail : "Notre objectif est d'offrir aux doctorants en sciences humaines et sociales des compétences supplémentaires et des mécanismes innovants qui leur permettront de s’intégrer plus efficacement dans le tissu économique et social, contribuant ainsi au développement global."
Le rôle de l’université face aux défis de l’emploi
De son côté, M. Moncef Taieb, doyen de la Faculté des Lettres de Manouba, a souligné que l'organisation de ces journées reflétait l’engagement de l’université à trouver des solutions innovantes pour relever les défis liés à l’emploi des diplômés : "Les perspectives d’emploi sont devenues une préoccupation partagée par les étudiants, les universités et l’État. C’est pourquoi nous cherchons à permettre aux étudiants d’acquérir des compétences supplémentaires et renouvelées, afin de rendre leurs diplômes plus adaptés aux exigences du marché du travail."
Il a également précisé que ces journées visaient à doter les étudiants de mécanismes innovants dans les domaines de la recherche et de la formation, afin de renforcer leur compétitivité et d’élargir leurs perspectives professionnelles.
Vers une vision future commune
Cette manifestation scientifique représente une plateforme importante pour renforcer le dialogue et la coopération entre les chercheurs et les institutions académiques, contribuant ainsi au développement de l’enseignement supérieur et à l’élargissement des horizons de la recherche scientifique. Elle reflète également l'engagement de l'Université de Manouba et du ministère de tutelle à soutenir l'innovation et à développer des solutions pratiques face aux défis actuels auxquels sont confrontés les étudiants et les diplômés en Tunisie.
Ahmed Jaouadi, médaille d'or au championnat du monde
Le Tunisien Ahmed Jaouadi a décroché aujourd'hui la médaille d'or au championnat du monde de natation en petit bassin à Budapest , terminant premier devant l'Allemand Florian Wellbrock et le turc Kuzey Tuncelli. Un belle performance pour le nageur tunisien.
J.B.
Maroc : Le roi Mohammed VI opéré à la clinique du Palais Royal à Rabat
Le roi du Maroc, Mohammed VI, a été opéré dimanche à Rabat à l'épaule gauche après « une fracture de l'humérus » causée par une chute «au cours d'une activité sportive», selon un communiqué offi-ciel.
« Au cours d'une activité sportive habituelle effectuée ce dimanche », le monarque de 61 ans « a fait une chute occasionnant un traumatisme de l'épaule gauche avec fracture de l'humérus », a indiqué un communiqué de son équipe médicale relayé par l'agence marocaine MAP.
« Cette fracture a nécessité une intervention chirurgicale, qui s'est déroulée avec succès, ce jour à la clinique du Palais Royal à Rabat », a détaillé ce communiqué. L'épaule gauche du roi « sera immobili-sée pendant une durée de 45 jours » et « une période de rééducation fonctionnelle » s'en suivra, selon la même source.
Durant la visite d'Etat d'Emmanuel Macron au Maroc fin octobre, Mohammed VI était apparu appuyé sur une canne, en raison «d'une sciatique» selon les médias locaux. Près d'un mois plus tard, les mé-dias locaux ont relayé des photos décontractées du roi marchant sans canne dans les rues de Paris en compagnie du prince héritier Moulay Hassan et de la princesse Lalla Khadija.
Mohammed VI règne sur le Maroc depuis juillet 1999, date à laquelle il avait succédé à son père Has-san II.
Editorial : Le monde arabe dans l'œil du cyclone...
Par Chokri BACCOUCHE
La chute du régime de Bachar al-Assad survenue dans des conditions le moins qu’on puisse dire obscures peut être assimilée, sans problème, à un tremblement de terre de forte intensité. Un véritable cataclysme dont l’onde de choc va inéluctablement se répercuter à travers tout le Moyen-Orient voire bien au-delà. Les conséquences de ce séisme se mesurent à l’aune d’un bouleversement géopolitique majeur qui se profile à l’horizon aux retombées potentiellement catastrophiques sur l’ensemble des pays de la région. Que s’est-il réellement passé? Pourquoi l’armée régulière syrienne, qui a pourtant tenu tête pendant plus de dix ans à une horde de mercenaires à la solde d’une bonne brassée de commanditaires et de sponsors étrangers, aussi bien arabes qu’occidentaux, s’est-elle effondrée aussi rapidement sans opposer, il faut le reconnaitre, une réelle résistance? Vraisemblablement, Bachar al Assad a été lâché par ses alliés. Et pour ne rien arranger les choses, son armée, affaiblie et sous-payée, a accusé le coup et n’a plus le moral de combattre. Selon les experts, dans les premières années de la guerre, les pertes humaines, les désertions et les refus de conscription avaient réduit d'environ de moitié les troupes, au départ fortes de quelque 300.000 soldats. Le rapatriement par le Hezbollah d’une bonne partie de ses combattants déployés en Syrie pour faire face à l’invasion israélienne du Liban a été également un facteur déterminant ayant précipité la chute brutale du régime syrien qui intervient après une offensive éclair des rebelles syriens menés par des islamistes radicaux.
Bachar al Assad est donc parti en exil forcé. Il a trouvé refuge vraisemblablement en Russie, selon des informations véhiculées par de nombreux médias. Qu’adviendra-t-il de la Syrie, un pays laminé par une effroyable guerre civile ayant fait plus de cinq cent mille morts et qui se retrouve aujourd’hui à la croisée des chemins? Difficile de prévoir dans l’immédiat ce qui pourrait survenir dans un futur proche, mais les scénarios les plus pessimistes sont désormais envisageables, et ce, pour des considérations objectives. On en a d’ailleurs un avant-goût révélateur: quelques heures après l’annonce du départ de Bachar al Assad, l’entité sioniste a dépêché illico son armée qui s’est emparée d’une zone frontalière située en territoire syrien. Cette invasion rapide donne la preuve formelle que le renversement du président syrien n’était pas du tout fortuit ou le fruit du hasard mais entre dans le cadre d’un vieux projet de déstabilisation à visées géopolitiques. Le régime syrien, qui a été sauvé in-extremis en 2011 grâce à l’intervention providentielle de la Russie et de l’Iran, était toujours dans le viseur de ceux qui cherchent à tout prix sa perte au premier chef desquels se trouvent les Etats-Unis et bien évidemment Israël ainsi que certains pays voisins. Les motivations des uns et des autres varient selon les centres d’intérêts. Dans le tas, il y a le pétrole bien évidemment ainsi que des ambitions géopolitiques. C’est le cas notamment de l’entité sioniste qui a désormais les coudées franches pour concrétiser son projet expansionniste du «Grand Israël», le vieux rêve faussement messianique qui a toujours habité les dirigeants sionistes.
La chute du régime de Bachar al Assad ouvre en fait la porte à l’incertitude la plus absolue malheureusement pour le peuple syrien qui n’est pas du tout, on le craint, au bout de ses peines, et pour cause ! Avec des islamistes radicaux potentiellement au pouvoir, il y a risque que le pays ne bascule dans une dictature théocratique de type talibane. Dans ce cas, bonjour les dégâts, car l’afghanisation de la Syrie ne sera plus une simple vue de l’esprit mais pourrait devenir une réalité palpable. Les pays arabes voisins seront d’ailleurs les hôtes d’honneur du futur banquet extrémiste organisé au cœur du monde arabe par les apôtres de l’anarchie constructive chère aux néoconservateurs U.S. Ils auront ainsi l’occasion de découvrir à leurs dépens que la politique d’autruche qu’ils ont depuis toujours privilégiée est le chemin le plus court qui mène en réalité droit vers la chaise électrique avec pour seul bémol l’opportunité de choisir entre le courant alternatif ou le continu. C’est malheureux de le constater, mais c’est vraiment le cas de le dire…
C.B.
Miguel Cardoso, nouvel entraîneur de Mamelodi Sundowns
Le coach portugais Miguel Cardoso qui a quitté L'Espérance de Tunis, il y a près de deux mois à vite fait de trouver un nouveau club. Il a été engagé par le club Sud Africain de Mamelodi Sundowns, qui lutte en Ligue des champions d'Afrique et qui sera présent en coupe du monde des clubs en juin 2025 aux États-Unis. Rappelons que lors de la dernière édition de la Ligue des champions, alors que Cardoso était sur le banc de L'Espérance, cette dernière a battu Sundowns à l'aller comme au retour par un but à zéro.
Jamel belhassen
Un nouveau souffle pour les relations économique tuniso-libyennes
Le gouvernement tunisien et son homologue libyen cherchent à restaurer le rythme des échanges commerciaux entre les deux pays, qui avaient connu un certain dynamisme au cours des deux dernières années, avant de revenir progressivement à un niveau similaire à celui d'avant la dernière décennie.
En effet, les échanges ont affiché une progression positive de 10,8 % au cours des deux dernières années, passant de 972 millions de dollars à 1 077 millions de dollars. Les échanges commerciaux avec la Libye ont enregistré une augmentation notable de 38 % entre 2021 et 2022, atteignant 972 millions de dollars, contre 702 millions de dollars précédemment.
Pour un renforcement des relations bilatérales
La Libye est le premier partenaire commercial arabe et africain de la Tunisie, et le cinquième au niveau mondial. La Tunisie représente le huitième fournisseur de la Libye à l'échelle mondiale. Parmi les principaux produits tunisiens exportés vers la Libye l'année dernière figurent divers produits alimentaires et industriels tels que le ciment, les couches, les huiles végétales, les pâtes alimentaires, le phosphate d'ammonium ainsi que certains produits minéraux et transformateurs électriques. En revanche, les principales importations tunisiennes en provenance de Libye comprennent des produits comme le kérosène, le butane, le soufre et divers produits en fer et acier.
Concernant les relations bilatérales, le Premier ministre du gouvernement d'unité nationale libyen, Abdul Hamid Dbeibah, a reçu dimanche 8 décembre 2024 Samir Abid, ministre du Commerce et du Développement des Exportations. Ce rendez-vous a également vu la participation de Samir Majoul, président de l'Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, ainsi que d'autres représentants tunisiens et libyens.
Faciliter l'écoulement des marchandises échangées
Cette rencontre fait suite à la conclusion des travaux de la commission commerciale mixte tuniso-libyenne qui s'est tenue à Tripoli les 7 et 8 décembre sous l'égide des ministres du Commerce des deux pays. Lors de cette réunion, le ministre du Commerce a rappelé la profondeur des relations historiques entre les deux nations sœurs, en passant en revue les principales conclusions de la commission qui ont couvert plusieurs domaines de coopération économique et commerciale, notamment l'orientation commune vers l'Afrique, les zones franches, la protection des consommateurs ainsi que le secteur bancaire et la sécurité alimentaire et énergétique.
D'autre part, le ministre a indiqué que cette commission avait été une occasion privilégiée pour discuter des différentes questions susceptibles de faciliter l'écoulement des marchandises échangées. Cela inclut la mise à niveau du poste frontière de Ras Jedir pour en faire une porte vers l'Afrique et un point de départ pour le corridor tuniso-libyen vers l'Afrique subsaharienne. Il est également prévu d'implanter des applications électroniques pour améliorer l'interaction logistique au poste frontière tout en travaillant sur l'harmonisation des normes et l'activation du guichet unique douanier pour simplifier les procédures douanières.
Consolider la présence en Afrique
Le Premier ministre libyen a salué ces résultats qu'il considère comme un levier important pour soutenir le parcours de partenariat économique et commercial entre les deux pays frères.
Lors de cette réunion, il a été souligné la présence du secteur privé dans les deux pays qui a participé à des rencontres professionnelles fructueuses en marge de cette commission, contribuant ainsi à unifier les efforts en faveur d'une intégration économique souhaitée. Il a également été confirmé qu'il existe des opportunités dans plusieurs secteurs prometteurs pour renforcer la coopération bilatérale, notamment dans l'exportation et la commercialisation de l'huile d'olive tout en encourageant le secteur privé dans les deux pays.
Il convient de noter qu'à l'issue des travaux de cette commission, plusieurs accords de coopération ont été signés dans des domaines essentiels liés à l'orientation commune vers l'Afrique, à la protection des consommateurs dans les deux pays ainsi qu'à l'organisation d'événements commerciaux et économiques communs.
Patrimoine : Le henné unit et réunit 16 pays arabes
Après l’inscription des « arts des ṭwayef de Ghbonten » sur la liste du patrimoine mondial de l’humanité, la Tunisie a réussi dans le cadre d’une candidature arabe commune d’inscrire le henné avec tout le symbolique et les rituels autour de cette pratique.
Trésor culturel arabe et pratique commune, évidemment avec des spécificités pour chaque pays, le henné a réussi à unir les experts du patrimoine et à avoir la reconnaissance internationale après son inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Plante aux multiples vertus, le henné a été présenté dans une candidature historique portée par l’Algérie, l’Arabie saoudite, Bahreïn, l’Égypte, les Émirats arabes unis, l’Iraq, la Jordanie, le Koweït, la Mauritanie, le Maroc, le Sultanat d’Oman, la Palestine, le Qatar, le Soudan, la Tunisie et le Yémen. Candidature exceptionnelle réunissant seize pays qui ont défendu ce savoir-faire ancestral et une pratique bien enracinée dans le quotidien de ces peuples. Du Maghreb au Golfe, la pratique de henné diffère. A chaque pays, ses rituels. En Tunisie, le henné accompagne les Tunisiens et les Tunisiennes dans les différentes étapes de leur vie. Symbole du bonheur et des célébrations, le henné est une composante essentielle des fêtes de mariage. Toute une cérémonie lui est réservée.
Considéré comme l’une des plantes du paradis, le henné a fait en Tunisie la renommée des oasis de Gabès. Grande productrice de cette plante, Gabès a réservé tout un souk à ce henné du bonheur.
De la naissance à la mort
« Le meilleur henné local, le « henné main » ou le « henné rouge » pour les cheveux, est celui qui pousse dans les oasis de Gabès. Récoltées en été, les feuilles sont mises à sécher au soleil, pendant deux jours environ, sans oublier d’être recouvertes la nuit pour les protéger de l’humidité. Broyées, elles seront à nouveau séchées pendant quelques heures.
Selon les usages et les régions, la préparation du henné diffère. À chacune sa recette. La méthode la plus simple est de le mélanger à de l’eau pour obtenir une pâte molle. Il peut être enrichi avec des clous de girofle, de l’ail, de l’eau de fleur d’oranger ou de rose, du citron, du thé rouge bouilli du sucre et de l’huile de menthe sauvage. Après un temps très court, le mélange est prêt à être utilisé », lit-on sur la page de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de promotion culturelle (AMVPPC).
La même source explique que « La pose du henné, aux propriétés purifiantes et à la capacité protectrice, ponctue les rites de passage de la vie, de la naissance à la mort. Avant l’accouchement et quarante jours après, les femmes se teignent les pieds et les mains. Un peu de henné est également placé sur la paume d’un nouveau- né lorsqu'il atteint sa première année, appelée « tajil ». Puis, au moment de la circoncision. IL est présent dès la demande officielle en mariage, lors de la cérémonie des fiançailles, mais le mariage, le passage du statut de célibataire à celui d’épouse, reste le rituel le plus important ». Cette explication est tirée du livre « Patrimoine et terroirs : saveurs et savoirs », publié par Alif Edition en partenariat avec l’AMVPPC. L’ouvrage offrant plus d’informations sur cette pratique festive qui a déjà inspiré de nombreux peintres tunisiens parmi lesquels nous citons Noureddine Khayachi qui a réservé toute une œuvre à « La Hennana I », cette femme dont le métier est d’accompagner la mariée dans les préparatifs du mariage et surtout en ce qui concerne l’application du henné, la préparation et la réalisation du « harkous » et également l’application du maquillage. Le catalogue tunisien des arts plastiques comporte de nombreuses œuvres inspirées des ambiances de la cérémonie du henné ou offrant à voir et admirer des femmes avec les mains ornées de motifs de henné.
Ce henné qui unit…
Le site de l’UNESCO annonçant cette inscription détaille les différents usages de cette plante, mettant l’accent sur sa présence dans les grandes cérémonies.
« Son utilisation est souvent accompagnée de manifestations orales telles que des chants, des chansons, des proverbes et des poèmes, et est liée à des règles et des traditions sociétales vieilles de plusieurs siècles. Celles-ci comprennent le savoir-faire associé à la culture et à l’entretien de l’arbre à henné, ainsi qu’à la préparation et à l’application de la pâte. Les familles et les communautés transmettent les traditions par l’observation et la pratique. Aujourd’hui, les organisations, les centres de beauté, les universités et les médias contribuent également à leur transmission. Composante essentielle des événements traditionnels, les rituels de henné renforcent les liens sociaux et favorisent la communication », lit-on sur le site.
Il est à noter que le nombre des éléments du patrimoine immatériel tunisien enregistré s’élève à neuf dont deux dans le cadre de candidature commune. Il s’agit des « savoirs, savoir-faire et pratiques liés à la production et à la consommation du couscous » qui a réuni quatre pays maghrébins (La Tunisie, l’Algérie, le Maroc et la Mauritanie) et « La calligraphie arabe : connaissances, compétences et pratiques » qui a réuni l’Arabie saoudite, l’Algérie, le Bahreïn, l’Égypte, l’Iraq, la Jordanie, le Koweït, le Liban, la Mauritanie, le Maroc, le Sultanat d’Oman, la Palestine, le Soudan, la Tunisie, les Émirats arabes unis et le Yémen.
Imen Abderrahmani
Festival « Échos féministes by Aswat Nissa », c’est parti à partir d’aujourd’hui
La deuxième édition du festival « Échos féministes by Aswat Nissa » démarre aujourd’hui pour se clôturer le 12 décembre 2024 avec comme thème principal « Le féminisme comme acte de résistance aux systèmes coloniaux ». La manifestation constitue un espace exceptionnel pour célébrer la résistance féministe contre les systèmes coloniaux et toutes les formes de discrimination. Le festival porte les slogans de la lutte pour la justice sociale, contre le colonialisme et contre le néolibéralisme, tout en mettant en lumière le lien étroit entre le mouvement féministe et toutes les luttes pour la justice sociale.
Cet évènement représente une occasion unique de rassembler des militantes, militantes, artistes et créatrices et créatrices engagés pour l’égalité, la lutte contre l’oppression et le colonialisme. C’est un événement culturel et citoyen qui combine l’art et les droits à travers diverses activités, proposant une master-class pour échanger des idées sur le féminisme et l’art comme moyen de résistance contre les systèmes coloniaux et patriarcaux, et explorer le rôle de l’art dans le soutien aux mouvements féministes et des représentations théâtrales et cinématographiques mettant en lumière les rôles historiques joués par les femmes dans les luttes de libération et les combats continus pour la liberté.
La soirée d’ouverture qui démarre ce soir, à 18h00, sera axée sur deux temps. Le 1er est marqué par un concert musical du groupe « Jathb » qui est un projet de duo de Mariem Hamrouni et Mohamed Barsaoui. Quant au 2ème, il est marqué par la projection de deux courts-métrages : « Leurs vies », un court-métrage documentaire, produit par Aswat Nissa retraçant le parcours poignant d’un groupe de femmes agricoles tunisiennes et « La violeuse » de Wafa Kharfia. La clôture de la soirée sera avec une master-class ayant pour thème « La résistance féministe contre les institutions néolibérales ».
Quant à la 2ème soirée, elle sera rythmée par une représentation théâtrale de « Portail 52 » de Dalila Meftahi. Œuvre qui rend hommage aux femmes tunisiennes résistantes face aux colons, battantes pour acquérir leur liberté et leurs droits dans leur pays.
La 3ème soirée, celle de clôture du festival, offrira à voir le film « Bye Bye Tibériade » de Lina Soualem qui explore la mémoire de sa mère l’actrice Hiyam Abbès et des femmes de sa famille qui ont été obligés d’exiler. Véritable tissage d’images du présent et d’archives familiales et historiques, le film devient l’exploration de la transmission de mémoire, de lieux, de féminité, de résistance, dans la vie de femmes qui ont appris à tout quitter et à tout recommencer. Un concert de la troupe musicale engagée « Ouyoun Al-Kalam » clôtura le programme de cette 2ème édition du festival.
Pendant trois jours, les événements du festival rassembleront au cœur de Tunis, à la salle « Le Rio » des créatrices et créateurs dans un dialogue artistique qui va au-delà des slogans superficiels et des stéréotypes répétitifs, offrant des perspectives innovantes sur les défis rencontrés par les femmes dans différents contextes.
Le festival « Échos féministes » vise à fournir des outils efficaces pour déconstruire les stéréotypes enracinés dans la société, tout en offrant une plateforme aux artistes engagés pour créer un changement positif et durable. Le festival « Échos féministes » est organisé par « Aswat Nissa », une association féministe fondée en 2011, qui lutte contre toutes les formes de discrimination fondées sur le genre et promeut une culture de l'égalité et soutient la participation active des femmes dans la vie publique et politique.
Le syndicat des pharmaciens alerte sur l’expiration imminente de la convention signée avec la CNAM
Le syndicat des pharmaciens d’officine de Tunisie (Spot) a annoncé, dans un communiqué publié le lundi 9 décembre, qu’aucun accord n’a été jusque-là trouvé avec la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM) sur le renouvellement de la convention sectorielle régissant les rapports contractuels entre les deux parties, qui expirera le 31 décembre 2024.
Il a également réitéré sa prédisposition à dialoguer avec la caisse pour parvenir à des solutions consensuelles aux divers problèmes qui se sont posées.
« Nous restons ouverts au dialogue avec les services de la CNAM pour dégager des solutions permettant de préserver le droit des pharmaciens à accomplir sa mission dans les meilleures conditions et de garantir le droit de l’assuré social aux soins », a précisé le syndicat.
Les pharmaciens d’officine dénoncent notamment le non-respect par la CNAM des délais de paiement prévus par la convention sectorielle dans le cadre du régime du tiers-payant, ce qui détériore les équilibres financiers des officines et perturbe la disponibilité des médicaments pour les citoyens.
Dans le cadre du régime tiers-payant, les pharmaciens perçoivent des assurés sociaux 30% du montant global de l’ordonnance, et ce sur la base du prix public des médicaments dispensés. Le paiement du reste du montant de l’ordonnance est ensuite assuré par la CNAM dans un délai de 14 jours ouvrables à compter de la date de réception d’un décompte, et ce par virement bancaire ou postal. Dans la pratique, les délais de paiement dépassent souvent 90 jours, en raison du manque de liquidités dont souffre la caisse depuis de nombreuses années.
La CNAM réalise des excédents de trésorerie, mais sa situation financière peu envieuse s’explique par le fait que la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) et de la Caisse nationale de retraite et de prévoyance sociale (CNRPS) puisent, depuis 2015, dans les ressources du régime national d’assurance-maladie (la part des cotisations des assurés sociaux prélevées à titre de contribution au financement du régime d’assurance-maladie) pour continuer à assurer le versement des pensions de retraite.
W.B.C.
















