France : François Bayrou nommé Premier ministre
François Bayrou a finalement été nommé par Emmanuel Macron, annonce un communiqué de l’Élysée en ce début d’après-midi.
Au bout du suspense. 9 jours après le vote de la motion de censure qui a renversé le gouvernement de Michel Barnier, le nom du nouveau Premier ministre a enfin été annoncé. François Bayrou a finalement été nommé par Emmanuel Macron, annonce un communiqué de l’Élysée en ce début d’après-midi.
Une nomination qui intervient dans un contexte on ne peut plus tendu, alors qu’une réunion entre le président de la République et François Bayrou s’était mal passée ce vendredi matin à l’Élysée, et que plusieurs noms ont été évoqués jusque dans les dernières minutes.
À 73 ans, Bayrou est nommé 27e Premier ministre de la Ve République. Il est le quatrième Premier ministre de l'année 2024.
Volleyball : l'Espérance et le CFCarthage remportent la super coupe de Tunisie
Cet après-midi à la salle de Rades, L'Espérance detentrice du doublé, menée par Naga et Karamosli a remporté logiquement et haut la main la super coupe de Tunisie 2023-2024 en battant le CSSfaxien par 3 sets à 0 ( 25- 22, 25- 17, 25- 22). Chez les féminines, le Club féminin de Carthage a battu le CSSfaxien aussi par 3 sets à 0 25-9, 27-25 et 25-22).
J.B.
Editorial : Prier et tenter - Par Hassan GHEDIRI
De l’année 2024 qui tire déjà à sa fin, les Tunisiens se retiendront que c’était un énième épisode d’une longue et pénible épreuve de survie. Ils auraient certainement tous su digérer, au fil des semaines et des mois, la déception de ne pas voir une bonne partie de leurs vœux exhausés. Les chiffres peuvent d’ailleurs l’attester, car, en termes de pouvoir d’achat, -la chose qui compte le plus pour des millions de Tunisiens - 2024 n’a pas été clémente, comme l’avaient prédit certains prévisionnistes trop optimistes. Durant les douze derniers longs mois, l’inflation n’a presque pas bougé d’un iota, se maintenant obstinément à des taux excessifs et ingérables pour les ménages. Quels que soient les efforts qui seront consentis en 2025 et au cours des années à venir par les pouvoirs publics dans le but d’alléger les pressions inflationnistes, il semble que les dommages seront irrémédiables. En fait, il y a aujourd’hui un facteur totalement incontrôlable qui entre en jeu et qui tend à avoir des conséquences particulièrement préjudiciables pour la qualité de vie des Tunisiens et leur accès aux besoins essentiels. Il s’agit du réchauffement climatique qui est en train de réduire les marges de manœuvre de l’Etat sur le plan de la gestion des priorités économiques et sociales. Selon les experts, le réchauffement climatique serait, en effet, l’origine d’un point d’inflation supplémentaire. Il est, ici, question d’un concept nouveau qui devrait bientôt devenir classique au fur et à mesure de la surchauffe de la planète, en l’occurrence « l’inflation climatique ». Dans une étude consacrée à cette même problématique qu’il a publiée au mois de juin dernier, l’Institut arabe des chefs d’entreprise (IACE) émet des prévisions encore plus alarmantes en tablant sur une hausse d’environ 1,4% de l’inflation au cours de 2025 qui sera directement associée à la hausse des températures. Freiner la montée du mercure sur la surface du globe ne peut néanmoins jamais être effectué à une petite échelle territoriale limitée par les frontières d’un pays. C’est-à-dire, qu’on le veuille ou pas, tant qu’il n’y a pas un engagement commun de tous les pays pour éviter les pires conséquences des changements climatiques et préserver une planète vivable, nous allons subir, nous les Tunisiens, lourdement la facture de l’inflation climatique. Chaque point d’inflation supplémentaire engendré par le réchauffement climatique entraîné une hausse immédiate des taux d’intérêt qui se répercute sur le coût de production et donc accentue le renchérissement des denrées essentielles. L’IACE n’a pas omis d’appeler les autorités à prendre les mesures nécessaires pour juguler l’inflation climatique. Entre autres actions pouvant être entreprises, l’on suggère par exemple la flexibilité des horaires du travail dans les métiers les plus exposés à la canicule ainsi que la réadaptation des chaînes de production et d’approvisionnement alimentaires aux enjeux posés par le réchauffement du climat. Ce n’est toutefois pas avec de telles actions que les Tunisiens pourront être à l’abri d’une flambée d’inflation qui sera, sans aucun doute, s’accentuer encore plus dans le futur par le facteur climatique. C’est en tout cas ce que l’on peut dégager des toutes dernières prévisions des climatologues qui dressent un tableau sombre avec déjà un constat alarmant et sans appel : l’année 2024 sera la première année où la Terre franchira le seuil des 1,5°C de réchauffement global par rapport à la température moyenne sur une base historique de l’ère préindustrielle, entre 1850 et 1900. Les Etats signataires de l’accord de Paris 2015 se sont pourtant engagés à ne pas le dépasser. Aujourd’hui, les chances de tenir cet objectif paraissaient en effet quasi-nulles pour les climatologues qui croient que chaque dixième de degré ne fait qu’augmenter les risques d’emballement climatique et la survenue de catastrophes toujours plus intenses. Voir les Etats accélérer le rythme du réchauffement en polluant de plus en plus l’atmosphère avec leurs émissions de CO2 pousse le monde entier à s’aventurer vers des conséquences dramatiques. La Tunisie, citée comme étant l’un des pays les plus vulnérables au réchauffement climatique dans la Méditerranée, doit prier pour que cesse cet effondrement climatique non sans tenter de renforcer, un tant soit peu, sa résilience face aux futurs chocs…
H.G.
Concours financiers à l'économie : Vers une nouvelle dynamique
Le rapport annuel de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) sur la supervision bancaire pour 2023 met en lumière une dynamique complexe au sein du financement de l'économie tunisienne, marquée par des défis tant internes qu'externes.
Malgré un cadre réglementaire renforcé, le secteur bancaire se trouve confronté à une demande de crédit en déclin, soulevant des interrogations quant à la solvabilité financière de certaines entreprises et de franges des ménages. Ce contexte économique, déjà dynamique, appelle à une analyse approfondie des facteurs qui influencent cette situation.
Baisse de la demande de crédit
La BCT signale un ralentissement relatif de la demande de crédit, tant pour les entreprises privées que pour les particuliers. Ce phénomène est accompagné d'une augmentation des créances classées, ce qui indique un impact au niveau de la qualité des actifs bancaires.
Les entreprises publiques, en particulier, continuent d'accumuler des dettes, ce qui pèse sur la liquidité et la solvabilité des banques. En réponse à cette situation, la BCT a mis en œuvre des mesures proactives visant à renforcer les provisions collectives et à encadrer les politiques de distribution des dividendes. Ces initiatives visent à maintenir la stabilité du secteur tout en répondant aux besoins croissants de financement.
Les résultats de la finance islamique
Parallèlement, le rapport souligne l'importance croissante des opérations bancaires islamiques en Tunisie. Ces institutions attirent un nombre croissant de clients en quête d'alternatives conformes à leurs valeurs religieuses.
Néanmoins, elles ne sont pas exemptées des mêmes défis que leurs homologues conventionnels, notamment en matière de gestion des risques et de liquidité. L'émergence de ces banques pourrait offrir une solution partielle aux défis financiers actuels, mais leur efficacité dépendra largement de leur capacité à naviguer dans un environnement économique complexe.
Restructurations réglementaires
La BCT s'engage fermement dans la mise en œuvre de réformes visant à améliorer le cadre réglementaire et prudentiel du secteur bancaire. Cela inclut l'adoption de normes internationales telles que Bâle III et les normes IFRS, ainsi que l'intégration des risques liés au changement climatique dans la régulation bancaire.
Ces efforts sont essentiels pour assurer un financement durable et responsable dans un contexte mondial instable. La capacité du pays à attirer des investissements étrangers et à stabiliser sa situation financière dépendra également de l'efficacité avec laquelle ces réformes seront appliquées.
Les récentes évolutions dans le financement de l'économie tunisienne révèlent une réalité complexe où les signes d'une résilience relative coexistent avec des indicateurs révélant une conjoncture particulière. La nécessité d'une attention continue et d'actions ciblées est plus pressante que jamais pour soutenir le financement et favoriser une croissance économique durable. Dans ce climat, la Tunisie navigue avec prudence afin d'assurer un avenir financier stable et inclusif pour tous ses citoyens.
Décès de Fraj Chouchane, figure emblématique de la scène culturelle
La scène culturelle tunisienne vient de perdre l’un de ses emblèmes, l’intellectuel, le dramaturge et le producteur de télévision, Fraj Chouchane, décédé aujourd’hui.
Le défunt est considéré comme l’un des symboles les plus marquants de la culture tunisienne et il a grandement contribué à la rédaction du Manifeste 11, considéré comme le document fondateur du mouvement de modernisation du théâtre tunisien, mené par la génération des années soixante. Il a longtemps animé l’émission littéraire « Kitab Maftouh » (Livre ouvert) sur la première chaîne de télévision tunisienne dans les années 70-80. Il a brillé également en tant qu’animateur culturel. Il a dirigé dans les années 80, le Centre culturel international de Hammamet.
Fraj Chouchane a également recueilli et publié les œuvres complètes de son ami, le dramaturge Samir Ayadi.
Le défunt a également réalisé des émissions culturelles télévisées que les critiques considéraient comme des documents essentiels relatant les transformations de la scène culturelle tunisienne et arabe.La scène culturelle tunisienne vient de perdre l’un de ses emblèmes, l’intellectuel, le dramaturge et le producteur de télévision, Fraj Chouchane, décédé aujourd’hui.
Le défunt est considéré comme l’un des symboles les plus marquants de la culture tunisienne et il a grandement contribué à la rédaction du Manifeste 11, considéré comme le document fondateur du mouvement de modernisation du théâtre tunisien, mené par la génération des années soixante. Il a longtemps animé l’émission littéraire « Kitab Maftouh » (Livre ouvert) sur la première chaîne de télévision tunisienne dans les années 70-80. Il a brillé également en tant qu’animateur culturel. Il a dirigé dans les années 80, le Centre culturel international de Hammamet.
Fraj Chouchane a également recueilli et publié les œuvres complètes de son ami, le dramaturge Samir Ayadi.
Le défunt a également réalisé des émissions culturelles télévisées que les critiques considéraient comme des documents essentiels relatant les transformations de la scène culturelle tunisienne et arabe.
Espérance : Bouzaiene et Rekik deux recrues en route
Désireuse de renforcer ses rangs au cours du mercato hivernal, l'Espérance a entamé ses recherches pour des postes en défense et en attaque. Pour l'heure, dès échos font état de contacts très avancés avec deux tunisiens expatriés. Il s'agit du défenseur latéral droit Elyes Bouzaiene qui évolue au championnat suédois et de Karim Rekik qui joue au championnat emirati, en attendant la confirmation d'autres arrivées dans d'autres postes. En contrepartie, certains éléments seront priés de quitter pour insuffisance de rendement à l'instar de Keba Sowe, Youssef Abdelli ou Mootez Zaddam.
Jamel belhassen
Campagne oléicole 2024-2025: La BTS alloue 20 millions DT aux petits agriculteurs
Des prêts d’une valeur totale de 20 millions de dinars seront accordés par la Banque Tunisienne de Solidarité (BTS) aux petits agriculteurs pour les soutenir dans la récolte, le transport et la transformation des olives et ce, en vertu d’une circulaire conjointe signée ce jeudi entre le ministère de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche et la BTS, portant sur le financement de la saison de récolte des olives pour la campagne agricole 2024-2025.
Selon un communiqué du ministère de l’Agriculture, la circulaire “vise à soutenir les petits agriculteurs en leur accordant des prêts pour faciliter les opérations de récolte, de transport et de transformation des olives, en plus des travaux agricoles ultérieurs.”
Le ministère a ajouté que ce programme s’inscrit dans le cadre des efforts visant à mieux maîtriser les prix de l’huile d’olive et à garantir une bonne qualité de ce produit.
Selon la même source, la BTS a consacré ces fonds pour l’exécution de ce programme, en coordination avec les commissariats régionaux de développement agricole et les agences locales de la banque, afin de suivre la mise en œuvre des prêts accordés et surmonter les obstacles que pourraient rencontrer les petits agriculteurs.
Coupes africaines - 3e journée : Le programme de L'EST et du CSS
Ligue des champions
Samedi 14 décembre
Stade de Rades- 20h
Esperance- Pyramids ( Egy)
Arbitre: Pacifique ( Burundi)
Dimanche 15 décembre
Stade Dar Assalam ( Tanzanie)
14h Simba- CSSfaxien
Arbitre: Andofetra ( Madagascar)
J.B.
Au Mucem, Marseille : « Un divan à Tunis » à découvrir
Beyrouth, Tunis, Palerme, Tanger, Madrid…cinq villes et cinq voyages à travers la Méditerranée sont au cœur de la nouvelle saison du cycle « Ciné-dimanche » (17 novembre 2024-16 mars 2025), organisé à l’auditorium du Musée des Civilisations de l’Europe et de la Méditerranée (Mucem, Marseille) et où chaque troisième dimanche du mois est dédié au cinéma d’une ville.
Après un dimanche à Beyrouth, le 17 novembre dernier, le dimanche 15 décembre 2024 sera dédié à Tunis qui sera à l’honneur lors d’une séance à la fois gourmande, conviviale et cinématographique.
Entre humour et tragédies, aventures humaines et moments de partage, la sélection de films du cycle « Ciné-dimanche » explore les multiples facettes de la Méditerranée d’aujourd’hui. Le cinéma tunisien sera représenté pour ce dimanche par le long-métrage « Un divan à Tunis » de Manele Labidi (France/Tunisie, 2020, 1h29) qui sera projeté en présence de la réalisatrice et de Kenzo Bellon, critique de cinéma.
Réunissant dans le casting l’actrice franco-iranienne Golshifteh Farahani aux côtés de Majd Mastoura et Hicham Yacoubi, le film raconte l’histoire de Selma, une psychanalyste de 35 ans qui, après avoir exercé en France, décide d’ouvrir un cabinet dans une banlieue populaire de Tunis, au lendemain de la révolution.
Si la demande de soins est importante, les débuts sont pour le moins tumultueux : entre ceux qui prennent Freud pour un frère musulman et d’autres qui confondent psychanalyse et « prestations tarifées », Selma doit surmonter bien des obstacles. Juste au moment où elle commence à s’installer, elle découvre qu’il lui manque une autorisation indispensable pour continuer à exercer…
Cette projection s’inscrit en résonance avec l’exposition « Revenir – Expériences du retour en Méditerranée », offrant une réflexion croisée entre cinéma et art contemporain.
Au Théâtre municipal : Une fin d’année aux senteurs de « 24 parfums »
Le concert « 24 Parfums » du compositeur et artiste tunisien Mohamed Ali Kammoun sera présenté dans une version symphonique exceptionnelle, et ce, le 27 décembre 2024 (19h00) au Théâtre municipal de Tunis.
Cet hommage revisité du patrimoine des 24 régions tunisiennes retrace un voyage musical réalisé sur deux ans à travers le pays. Depuis sa création, « 24 Parfums » a marqué des scènes lors d’événements de grande envergure, notamment l’amphithéâtre romain de Carthage lors de la clôture du Festival international de Carthage, à l’Olympia de Paris, à l’ouverture du Grand festival arabe de l’ASBU, etc.
Dirigé par le chef d’orchestre Achraf Bettibi, ce concert, qui sera marqué par la participation de l’orchestre symphonique de Mégrine, promet une grande version symphonique des chefs-d’œuvre du spectacle, enrichie par diverses performances artistiques avec notamment la participation de Hassan Saada dans un tableau chorégraphique soufi, Fethi Gharsallah et Mohamed Ali Werda dans une performance insulaire, ainsi que Moatassem Lamir dans une scène bédouine.
Projet de restauration et d’aménagement du Colisée romain d’El Jem : L’heure du bilan…
L’Institut National du Patrimoine (INP) a abrité, mercredi, une rencontre d’évaluation du projet de restauration, de réhabilitation et d’aménagement du Colisée romain d'El Jem qui retrouvera bientôt son aura d’antan…
Cette rencontre a été organisée à l’occasion de la fin de l’accord de partenariat pour la période 2020-2024 avec le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP). A cette occasion, le directeur de l'INP a souligné l’« importance de ce partenariat » tuniso-américain pour lequel des financements de l’ordre de 430 mille dollars sont alloués à l’INP depuis 2019 par le Fonds des ambassadeurs pour la préservation culturelle (AFCP), initié par l'ambassade des Etats-Unis d’Amérique.
Ce projet s’inscrit dans le cadre de la catégorie « Sites Culturels » du programme administré par le Centre du Patrimoine culturel du Bureau des Affaires éducatives et Culturelles du Département d'Etat américain.
« Les financements américains contribuent aux travaux de restauration du Théâtre romain à El Jem, a indiqué Baccouche, qualifiant un projet qui s’inscrit dans le cadre de la préservation du patrimoine culturel national au profit des générations futures ».
Bon à savoir…
L’Institut a alloué environ deux millions de dinars supplémentaires pour l’aménagement de la scène du Colisée, l’installation d’un ascenseur pour les personnes porteuses d’handicap et la restauration de la collection de mosaïque au Musée archéologique d’El Jem, et ce en coordination avec les experts de l’Unesco, indique un communiqué du ministère des Affaires culturelles publié, mercredi en fin d’après-midi.
Les travaux au Colisée d’El Jem, site classé au patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1979, « se poursuivent », souligne la même source. Les travaux dans ce grand trésor archéologiques, appelé aussi petit Colisée, s’insèrent « dans le cadre du projet national de préservation des monuments archéologiques et historiques ».
Le 11 novembre dernier, le ministère des Affaires culturelles a annoncé le coup d’envoi des travaux, au Colisée d’El Jem et ses environs, qui s’insèrent dans le cadre d’un projet réalisé sous la supervision de l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC) et de l’Institut National du patrimoine (INP).
Multiples interventions
L’AMVPPC intervient à hauteur de 1 million de dinars, en vue de la construction d’un bâtiment indépendant pour l’accueil des visiteurs, l’installation de nouvelles unités sanitaires dans les toilettes, l’aménagement du site ainsi que le circuit touristique et les zones adjacentes à travers le bitumage des routes menant vers le Colisée, l’éclairage de ses bâtiments au sous-sol et l’installation des barrières de sécurité pour protéger tout le périmètre du site, lit-on de même source.
L’Agence est chargée de la rénovation des panneaux de signalisation, l’installation d’une unité de renseignement ainsi que l’aménagement des loges réservées aux artistes dans la partie arrière du colisée abritant régulièrement des manifestations culturelles et artistiques, à l’instar du fameux festival international de musique symphonique.
L’INP mène les travaux de restauration au niveau des couloirs du Colisée romain, ses terrasses et son arène. Des financements de l’ordre de de 2 millions de dinars sont consacrés à la restauration qui couvre l’entretien assez délicat du système d'évacuation des eaux pluviales afin de prévenir l’infiltration d’eau au sous-sol du Colisée.
Ainsi, l’intervention parrainée par l’AMVPPC, inclut les aspects électriques et hydrauliques, pour remédier en particulier aux problèmes d’évacuation des eaux, ainsi que le projet de lumière artistique.
Dans une deuxième phase, l’équipe de conservation-restauration, procède par le nettoyage et le traitement des pathologies en éliminant les lichens, les sels et les micro-organismes avant toute restauration de la pierre.
Le Colisée d’El Jem, l’ancienne Thysdrus, est le second plus grand amphithéâtre, héritage de l’Empire romain en Afrique du Nord, après le Colisée de Rome. Le projet de restauration, de réhabilitation et d'aménagement est réalisé conformément aux normes internationales reconnues.
Le Quotidien avec TAP
A la salle « Le Rio » : Focus sur la créativité entrepreneuriale culturelle
Le programme « TACIR » organise son tout premier DEMO DAY, aujourd’hui, pendant toute la matinée jusqu’à quatorze heures, à la Salle « Le Rio ». Cet événement où innovation, créativité et passion entrepreneuriale seront à l’honneur, informe TACIR, réunira les deux premières cohortes du programme, celles de Tunis et du Kef, en partenariat avec l’Association CIRTA pour la Culture et la Jeunesse.
Après neuf mois d’incubation intensive, 10 porteurs de projets innovants dans les industries culturelles et créatives (ICC) présenteront leurs réalisations. Ces entrepreneurs, issus des Créathons « Né Well Kef » 1 et 2 et « Tunis »#1 », ont bénéficié d’un accompagnement personnalisé qui leur a permis de transformer leurs idées en opportunités concrètes.
Les projets à découvrir et liées aux industries culturelles et créatives (IIC) couvrent une palette variée de créations : court-métrage, plateforme digitale, expérience gamifiée, jeu vidéo, podcast, etc.
Les six projets les plus prometteurs des deux cohortes qui seront dévoilés recevront les Cashprizes TACIR’Innov, en collaboration avec le groupe MicroCred et la Fondation Abdelwaheb Ben Ayed (FABA).
TACIR (Talents-Arts-Créativité-Inclusion-Recherche) est un programme d’accompagnement au profit des jeunes afin de réduire l’inégalité de l’accès à la culture er à la créativité. Il est animé par une task-force d’enseignants-chercheurs et d’experts du secteur des Industries Culturelles et Créatives (ICC) et ce au sein des espaces TACIR-Labs implantés dans plusieurs régions.
Gaza : 96% des enfants pensent que leur mort est imminente et 49% souhaitent mourir !
Une étude menée par une ONG révèle l'ampleur des dégâts psychologiques sur les jeunes Gazaouis causés par les attaques que mène l’Etat sioniste dans la guerre contre le Hamas.
Mercredi 11 décembre au soir, vingt-et-une personnes parmi lesquelles plusieurs enfants ont été tuées dans une frappe israélienne au nord de Gaza, selon la défense civile locale. Ces morts viennent s'ajouter aux 44.000 victimes déjà recensées depuis plus d'un an de conflit, d'après le Haut-Commissariat des Nations unies aux droits de l'homme. Parmi elles, 44% sont des enfants.
À cette hécatombe s'ajoutent les dégâts psychologiques infligés aux enfants survivants, qui évoluent dans ce qui s'apparente à l'enfer sur Terre. Une nouvelle étude réalisée par une ONG basée à Gaza, sponsorisée par l'association caritative War Child Alliance, et mise en lumière par The Guardian, a analysé pour la première fois l'impact psychologique de la guerre sur les enfants gazaouis.
L'enquête a interrogé les familles ou personnes chargées de 504 enfants issus de foyers où au moins un enfant est handicapé, blessé ou séparé de ses parents. Ces données, collectées en juin dernier, sous-estiment probablement l'impact psychologique cumulé sur les enfants de Gaza aujourd'hui, après plus de quatorze mois d'agression israélienne sur le territoire.
Les enfants ont été témoins du bombardement de leur maison et de leur école, ont vécu la perte d'êtres chers et ont été déplacés ou séparés de leur famille alors qu'ils fuyaient pour se mettre en sécurité. L'ampleur du déplacement est vertigineuse: 1,9 million de Palestiniens de Gaza, soit environ 90% de la population totale du territoire, ont été contraints de fuir, souvent à plusieurs reprises. On estime que 17.000 enfants à Gaza sont non accompagnés ou séparés de leurs parents, ce qui les expose à un risque accru d'exploitation, d'abus et d'autres violations graves de leurs droits.
Risque de traumatisme multigénérationnel
«Ce rapport montre que Gaza est l'un des endroits les plus horribles au monde pour les enfants», affirme Helen Pattinson, directrice générale de War Child UK. Outre la destruction des hôpitaux, des écoles et des maisons, une série de destructions psychologiques «ont causé des blessures invisibles mais tout aussi destructrices chez des enfants qui ne sont pas responsables de cette guerre», ajoute-t-elle.
Les conséquences des traumatismes vécus par ces enfants s'étendent bien au-delà de l'enfance. Les réactions traumatiques peuvent se manifester de diverses manières: une détresse émotionnelle, de l'anxiété, des changements de comportement, des difficultés relationnelles, une régression, des troubles du sommeil, des problèmes d'alimentation, ou encore des symptômes physiques. Le sentiment d'être condamné est devenu omniprésent. Presque tous les enfants (96%) ont l'impression que leur mort est imminente et 49% souhaitent réellement mourir.
Face à l'ampleur de la crise, l'association War Child et ses partenaires ont pu jusqu'à présent aider 17.000 enfants à Gaza en leur fournissant un soutien en matière de santé mentale. Elle vise, à terme, à aider un million d'enfants avec notamment un soutien psychosocial dans ce qui, selon elle, sera la plus grande réponse humanitaire de ses trois décennies d'existence. Helen Pattinson sonne l'alerte: «La communauté internationale doit agir maintenant avant que la catastrophe de santé mentale infantile à laquelle nous assistons ne se transforme en traumatisme multigénérationnel, auquel la région devra faire face pendant les décennies à venir.»
Syrie : Un nouvel axe du moyen Orient se met en place !
Une délégation turco-qatarie de haut niveau, comprenant le ministre turc des Affaires étrangères Hakan Fidan, le chef des services de renseignement Ibrahim Kalin et le chef des services de sécurité de l’État qatari Khalfan al-Kaabi, en plus d’une équipe consultative élargie, est arrivée, ce jeudi, dans la capitale syrienne, Damas.
Une réunion élargie est prévue entre la délégation et le commandant en chef de la salle de coordination militaire, le chef de Hay’aat Tahrir al-Sham, Ahmed al-Sharaa, Alias Abu Muhammad al-Julani, et le chef de Hay’at Tahrir al-Sham, du gouvernement intérimaire, Muhammad al-Bashir, pour discuter des derniers développements politiques et sécuritaires dans la région.
Cette réunion s’inscrit dans le cadre des efforts régionaux et internationaux visant à faire face aux répercussions de la situation actuelle en Syrie après les récents changements.
1400 médecins quittent le pays chaque année : Comment endiguer l’hémorragie des blouses blanches ?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que tous les pays recrutent à tour de bras les médecins, la Tunisie laisse chaque année partir ses docteurs en médecine dans un exode de cerveaux sans précédent. Que faire pour arrêter l’hémorragie ?
Le secrétaire général de l’Ordre des médecins de Tunisie, Nizar Ladhari, est revenu hier sur les ondes de radio Express fm sur cette épineuse question d’exode des médecins. Une hémorragie qui frappe la Tunisie de plein fouet et crée une grave pénurie de médecins dans un pays qui dépense chaque année des centaines de milliards pour former ses docteurs en médecins. Ladhari, qui tire la sonnette d’alarme, n’a pas hésité à demander à la France, la principale destination de nos médecins, de ne plus recruter nos docteurs en médecine, car cela peut provoquer à court terme une grave crise de santé en Tunisie. Mais, pourquoi nos médecins préfèrent quitter le pays que d’exercer dans nos hôpitaux ? Selon le secrétaire général de l’Ordre des médecins de Tunisie, Nizar Lâdhari, les raisons sont multiples, « Les conditions de travail dans les hôpitaux tunisiens, l’arrestation de médecins dans le cadre de leur exercice professionnel et les violences qu’ils subissent », a-t-il indiqué. Et d’ajouter : « Les obstacles auxquels sont confrontés les jeunes médecins, à l’instar des banques qui ne fournissent pas de prêts aux jeunes médecins pour lancer leur carrière et ouvrir leurs cabinets, contraignent, en effet, de nombreux professionnels à chercher des opportunités à l’étranger ».
Pour Lâdhari, il s’agit - là d’un déficit préoccupant de personnel médical, vu que chaque année, quelque mille nouveaux médecins débarquent dans nos hôpitaux, mais 1.400 autres quittent le pays, une fuite qui menace gravement l’équilibre du système de santé tunisien. Que faire, de fait, pour mettre fin à cette hémorragie et si l’Etat est conscient des répercussions de cet exode sur notre système de santé ?
Volonté politique… !
Même si tout le monde est d’accord qu’il s’agit là d’une crise aux retombées néfastes sur le système de santé tunisien, les différents gouvernements ayant dirigé le pays jusqu’ici semblent inconscients de la gravité de la situation. A cet effet, Dr Dhafrallah Boulaâres, nous a confié : « On doit reconnaître que le médecin tunisien exerçant dans le secteur public est sous - payé et il se peut qu’il est l’un des plus sous- payés au monde. Il faut, alors, se pencher sur cette question ». En effet, en 2022, le site spécialisé Inkyfada avait mené une enquête sur les salaires des médecins en Tunisie. L’un d’entre eux, Aziz de son nom, avait, alors révélé qu’il touche 1500 D et sans le soutien de sa famille qui couvre le loyer, Aziz n’aurait pas les moyens même de se divertir avec son salaire de médecin résident, « Je trouve insensé que l’État n’offre pas un meilleur salaire aux médecins”, protestera Aziz. Comment, de fait, convaincre ces jeunes médecins de rester en Tunisie avec des salaires aussi bas ? Pour Dr Dhafrallah Boulaares : « Il est urgent de revoir la grille des salaires des médecins. Un jour, l’ancienne chancelière allemande, Angela Merkel, avait refusé de signer des augmentations salariales sauf pour les instituteurs et les médecins et lorsqu’on lui avait demandé pourquoi cette exception, elle avait répondu, les premiers vous enseignent et les deuxièmes vous soignent et je ne peux pas laisser un citoyen allemand ignorant et encore moins malade. Le gouvernement tunisien doit suivre cet exemple et lever les obstacles bancaires devant nos jeunes médecins en les aidant à s’installer pour leur propre compte avec des prêts sans intérêts s’il le faut. L’autre aspect de cette crise réside en les conditions de travail qu’il faut améliorer ».
M. B. S. M.
















