Rapport international : Bilan contrasté des compétences des adultes
Les compétences des adultes en compréhension de l’écrit, calcul et résolution de problèmes stagnent ou baissent dans la grande majorité des pays de l’OCDE, selon une étude publiée mardi dernier 10 décembre courant.
Douze ans après une précédente enquête, l’intelligence artificielle et la digitalisation « révolutionnent l’utilisation des compétences de base et leur usage au quotidien », constate l’enquête du Programme pour l’évaluation internationale des compétences des adultes (PIAAC) de l’OCDE.
Résultats entre stagnation et déclin
Les compétences de 160.000 personnes âgées de 16 à 65 ans, représentatives de 673 millions d’habitants de 31 pays sur les 38 que compte l’OCDE, ont été testées. « Durant la dernière décennie, seuls la Finlande et le Danemark ont connu des améliorations significatives de la compréhension de l’écrit (littératie) par les adultes, alors que les autres pays ou économies participant à l’enquête ont connu la stagnation ou le déclin », selon l’étude.
En calcul, huit pays ont vu leurs scores s’améliorer alors qu’il s’est détérioré dans sept autres. À l’inverse, 11 pays affichent « des performances systématiquement inférieures à la moyenne de l’OCDE dans tous les domaines de compétences », selon les conclusions de l’enquête PIAAC.
Questions de la qualité de vie
Dans l’ensemble des pays de l’OCDE, « le lien entre emploi et compétences est plus faible » aujourd’hui qu’en 2012, probablement à cause de la plus grande difficulté pour les employeurs à recruter. Mais les compétences restent « étroitement associées au bien-être individuel et à l’engagement civique ».
Aussi, « de nombreux adultes peu qualifiés se sentent déconnectés des affaires politiques et n’ont pas les compétences pour accéder à des informations numériques complexes, ce qui est une source d’inquiétude croissante pour les démocraties modernes ».
Enfin, un tiers des travailleurs dans les pays de l’OCDE ne trouvent pas de travail en accord avec leurs qualifications, leurs compétences ou leurs études. Or, «il y a des coûts économiques et sociaux significatifs associés à une surqualification dans l’emploi, notamment un salaire réduit de 12% (en moyenne) et une probabilité réduite de quatre points de pourcentage d’être satisfait de sa vie », selon la synthèse de l’enquête.
The Best FIFA 2024: Vinicius Junior, joueur de l'année
La cérémonie annuelle organisée par la FIFA pour désigner le meilleur joueur de l'année à consacré le Brésilien du Réal Madrid, Vinicius Junior qui a raté de peu le Ballon d'or européen. Ancelotti a été élu entraineur de l'année. Quant au meilleur Onze de l'année, il se compose des joueurs suivants : Martinez, Garvajal. Dias, Rodiger, Soliba, Bellingham, Rodri. Kroos, Yamal, Halland, Vinicius.
J.B.
Museum Lab : Le patrimoine pour un tourisme durable
Vingt-une (21) associations issues des gouvernorats du nord-ouest de la Tunisie bénéficieront d’un accompagnement stratégique dans le cadre du programme « Tanit », annoncé Museum Lab.
Selon le communiqué de l’association de médiation et de valorisation du patrimoine culturel tunisien, Museum Lab, ces 21 associations se répartissent ainsi: 10 du Kef, 8 autres de Béja et 3 de Jendouba.
Ces organisations seront soutenues pour renforcer leurs capacités et développer des initiatives innovantes visant à promouvoir un tourisme alternatif, durable et inclusif.
Cofinancé par l’Union européenne (UE) en Tunisie, le projet Tanit est une initiative destinée à renforcer le développement du tourisme durable en Tunisie ainsi que les capacités des Organisations de la Société Civile (OSC) actives dans le secteur du tourisme durable, en favorisant une approche inclusive, qui valorise le riche patrimoine naturel et culturel du pays.
Implanté par Leaders International, en partenariat avec l’association Museum Lab, et soutenu par le ministère du tourisme et de l’artisanat, le projet TANIT (2024-2026) propose un soutien complet aux OSCs des gouvernorats du Nord-Ouest à travers notamment des formations techniques et stratégiques et un appui continu sur le terrain.
Associée à ce projet, l’association de médiation et de valorisation du patrimoine culturel tunisien, Museum Lab a élaboré tout un projet d’action pour 2024, avec au programme une série d’ateliers tout au long de l’année au profit de jeunes et ce, pour contribuer à la promotion du tourisme culturel dans la région du nord-ouest à travers une meilleure connaissance du patrimoine matériel, immatériel et naturel, à la sensibilisation et à la mobilisation des acteurs locaux autour des enjeux du patrimoine sur le territoire.
JCC 2024 : Rendez-vous avec le cinéaste palestinien Hany Abu Assad
La 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage propose aujourd’hui une master-class avec le réalisateur palestinien Hany Abu Assad. La rencontre, qui sera modérée par le professeur et le critique Tarek Ben Chaabane, aura lieu le mercredi 18 décembre à la salle des Jeunes Créateurs à la Cité de la Culture de 10h à 11h15. La master-class est ouverte aux étudiants et au large public du festival.
Le réalisateur palestinien Hany Abu Assad, connu notamment pour son film « Omar » qui a remporté le Tanit d’or aux Journées Cinématographiques de Carthage en 2014 et « Paradise Now » qui a raflé le Golden Globe Award du meilleur film étranger en 2006 ainsi que pour les deux nominations de « Paradise Now » et de « Omar » pour représenter la Palestine aux Oscars du meilleur film en langue étrangère, fait partie des figures marquantes du « Nouveau Cinéma Palestinien ».
Hany Abu Assad débute sa carrière cinématographique en 1992 avec « Paper House ». Il réalise ensuite plusieurs films parmi lesquels « Nazareth 2000 », « Rana’s Wedding », « Ford Transit », « Paradise Now », « Omar » et « Le Piège de Huda ». Son parcours comprend également deux films hollywoodiens: « The specialist » en 2012 et « La Montagne entre nous » en 2017.
La 35ème édition des JCC rend hommage au cinéaste palestinien Abu Assad dont les films dénoncent une occupation des plus oppressives et témoignent de la force des résistances individuelles et collectives d’un peuple assiégé subissant toutes les formes de contrôle et punition.
JCC 2024 : Une master-class avec Jilani Saâdi
La 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) organise aujourd’hui, une master-class avec le réalisateur tunisien Jilani Saâdi.
La rencontre, qui sera modérée par le professeur et le critique Slim Ben Cheikh, aura lieu à la salle des Jeunes Créateurs à la Cité de la Culture de 11h45 à 13h15. La master-class est ouverte aux étudiants et au large public du festival.
Connu pour ses films « Khorma » (2002), «Tendresse du loup» (2006), «Bidoun» (2012, 2014, 2018), le réalisateur tunisien Jilani Saâdi, a remporté diverses distinctions notamment aux JCC 2021 où il a obtenu le Tanit de Bronze pour son film « Insurrection» ainsi que le prix du jury aux JCC 2006 pour « Tendresse du Loup ». Né à Bizerte le 6 février 1962, Jilani Saâdi est issu du fertile mouvement des Ciné-Clubs en Tunisie.
La 35ème édition des JCC consacre une rétrospective au cinéaste Jilani Saâdi, réputé pour son intérêt porté à la marge et pour son style cinématographique non conventionnel.
Gaza : 45 000 martyrs en 14 mois !
Les autorités sanitaires palestiniennes ont rapporté lundi que le nombre de morts causées par la guerre de 14 mois entre Israël et les militants du Hamas dans la bande de Gaza a dépassé les 45 000.
Le ministère de la santé de Gaza précise qu'il n'y a pas de distinction entre civils et combattants dans ce décompte, mais indique que plus de la moitié des victimes sont des femmes et des enfants. L'armée israélienne affirme avoir tué plus de 17 000 militants, sans toutefois fournir de preuves à l'appui. Selon le ministère de la santé palestinien, le bilan réel pourrait être encore plus élevé, car des milliers de corps restent ensevelis sous les décombres ou dans des zones inaccessibles aux secours.
Gaza : l'armée israélienne annonce la mort de deux de ses soldats
L'armée sioniste a annoncé mardi la mort de deux de ses soldats dans le sud de la bande de Gaza, théâtre d'une guerre dévastatrice entre Israël et le Hamas depuis plus d'un an.
Le commandant Moshiko Maxim Rozenwald, 35 ans, membre d'une unité de génie de combat, et un autre soldat ont été tués lors d'un "incident", indique un communiqué militaire succinct sans préciser les circonstances de leur mort.
Selon la radio militaire sioniste, les deux soldats ont été tués à la suite à l'effondrement d'un bâtiment vétuste. Le bâtiment n'a pas été touché par des tirs ennemis, mais s'est effondré sur les soldats en raison de sa fragilité, précise le correspondant militaire de la radio.
D'après l'armée, ces morts portent à 386 le nombre de soldats israéliens tués dans la campagne militaire sur Gaza depuis le début de l'offensive au sol le 27 octobre 2023.
Il fallait s’y attendre : Le nouveau pouvoir en Syrie veut arrêter la coopération avec la Russie
La Russie n’est plus la bienvenue sur le sol syrien. Par la voix de son porte-parole, le nouveau gouvernement de transition a fait savoir que la présence des troupes russes en Syrie n'avait plus de raison d'être avec la chute du gouvernement de Bachar Al-Assad.
Obeida Arnaout a appelé la Russie à reconsidérer sa présence en Syrie et à établir des contacts avec les nouvelles autorités syriennes. “Leurs intérêts étaient liés au régime criminel d'Assad. Aujourd’hui, ils peuvent reconsidérer leur position et prendre l'initiative de tendre la main à la nouvelle administration pour montrer qu'ils n'ont pas d'animosité envers le peuple syrien et que l'ère du régime Assad est enfin terminée”, a-t-il décalré.
Selon le porte-parole, la Syrie est entrée dans une nouvelle phase, plus ouverte au monde. Le pays souhaite établir de bonnes relations avec ses voisins et la communauté internationale.
La Syrie serait déjà en discussion avec les Etats-Unis pour le retour du citoyen américain Travis Timmerman, détenu dans les prisons du gouvernement d'Assad. En échange, le pays appelle la communauté internationale à reconsidérer la désignation de Hayat Tahrir al-Sham en tant qu’organisation terroriste. Une qualification inexacte selon les nouveaux hommes forts de Damas.
Sakiyat Sidi Youssef : Un couple assassiné et trois suspects détenus
La ville de Sakiyat Sidi Youssef est encore sous le choc après le meurtre d’un couple par des inconnus. Le juge d'instruction du Tribunal de première instance du Kef a autorisé la brigade de recherches et d'investigations de la Garde nationale du Kef à mettre en détention trois personnes pour des soupçons de meurtre prémédité et de port d'arme de catégorie quatre sans permis, conformément aux articles 201 et 202 du Code pénal et à la loi de 1969 relative aux armes, comme l'a indiqué le substitut du procureur de ce Tribunal et son porte-parole. Il a également précisé que le poste de la Garde nationale de Sakiyat Sidi Youssef a informé le procureur du Tribunal de première instance du Kef qu'il avait reçu un appel d'une personne qui disait avoir découvert ses parents sans vie et portant des traces de violences.
Un représentant du procureur, accompagné d'agents de la brigade de recherches et d'investigations de la Garde nationale du Kef, s'est rendu au domicile du couple à Sakiyat Sidi Youssef, où il a été constaté qu'ils avaient été poignardés à l'aide d'un objet tranchant.
Un information judiciaire a été ouverte et confiée au juge d'instruction. Les soupçons se sont concentrés sur trois personnes que le juge d'instruction a décidé de mettre en détention. L'enquête se poursuit.
14e anniversaire de la révolution : Kaïs Saïed à Ben Guerdane et à Sidi Bouzid
Le président de la République Kais Saied s’est rendu mardi matin dans la délégation de Ben Guerdane (Gouvernorat de Médenine) à l’occasion de la célébration de la 14e année de la Révolution. Le chef de l'Etat s'est, ainsi, enquis des préoccupations de nombre de citoyens devant le siège de la délégation.
Saied, s'est également rendu, ce mardi, dans la délégation de Mazzouna, relevant du gouvernorat de Sidi Bouzid, lors d'une visite non annoncée. Il a rencontré plusieurs habitants de la région devant le siège du complexe plastique, qui ont demandé la réouverture de l'usine.
Il s'est ensuite dirigé vers le cimetière de la ville de Menzel Bouzayane, où il a rendu hommage au martyr Chawki Nasri, puis il s'est rendu au cimetière "Enfidha de Ouled Amara", où repose le premier martyr de la délégation de Menzel Bouzayane, Mohamed Amari.
Sit-in ouvert décidé par 5 dirigeants de l’UGTT : La centrale syndicale face à son destin…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Peut-être qu’il s’agit de la crise la plus grave que l’UGTT ait traversée dans son histoire avec la menace formulée par cinq de ses dirigeants d’observer un sit-in ouvert. Quel est l’impact de cette nouvelle escalade sur l’avenir de l’UGTT?
Selon une dépêche de l’agence officielle TAP, la crise au sein de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) est en train de s’aggraver avec l’annonce de cinq membres du bureau exécutif d’observer à partir du 25 décembre un sit-in ouvert au siège de l’organisation. De fait, ces membres jugent la direction actuelle, non seulement, dé-connectée des réalités de la base syndicale, mais illégale et putschiste. Cette action menée par Anouar Ben Gad-dour, Moneem Amira, Othman Jallouli, Taher Mezzi et Slaheddine Selmi fait suite à ce qu’ils décrivent comme une détérioration de la situation au sein de l’UGTT. Cette nouvelle escalade vient, en outre, aggraver la crise qui sévit depuis le Congrès de Sousse tenu en 2021, avec l’amendement de l’article 20 qui ouvre la voie aux actuels-anciens dirigeants vers un troisième mandat. Les membres contestataires de la Centrale syndicale organiseront une conférence de presse pour mettre en lumière ces problèmes et attirer l’attention des bases syndicales et du public sur la situation. La crise au sein de l’UGTT s’est intensifiée ces derniers mois, mettant en lumière des divisions pro-fondes au sein de cette organisation historique. Ces tensions se manifestent par des désaccords sur la direction à prendre, les priorités syndicales et la manière de gérer les relations avec le pouvoir. Quel est l’impact de cette nouvelle escalade sur l’avenir de l’UGTT?
Crise sans fin?
Interrogé à ce sujet, l’activiste Salem Chérif nous a confié: «A force de reporter l’examen de cette crise, le secré-taire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Tabboubi, et ses lieutenants sont pris à leur propre piège. Cela fait maintenant plus de deux ans que la crise sévit au sein de la Centrale syndicale et au lieu d’écouter la voix de la raison et trouver un consensus, Tabboubi a préféré la fuite en avant en fermant la porte à toute négociation avec l’opposition syndicale. De fait, aujourd’hui et avec l’annonce de ce sit in qui devrait être observé par cinq membres du bureau exécutif, le risque de voir l’organisation syndicale se diriger vers une explosion interne est plus que possible. C’est, alors, au secrétaire général, Noureddine Tabboubi, de mesurer la gravité de la situation et trouver une solution rapide à cette grave crise». Et d’ajouter: «Déjà que l’Union générale tunisienne du travail a perdu de son aura et de son prestige au sein même de sa base syndicale, le risque de voir, également, sa crédibilité se perdre au sein de l’opinion publique est bien réel. L’UGTT ne porte plus malheureusement son nom. Au lieu de l’Union, l’organisation syndicale est dans la désunion. Les divergences inhérentes au mode de gestion de la centrale syndicale sont bien visibles pour tout le monde, y compris le gouvernement qui n’entretient plus de bons rapports avec l’actuel bureau exécutif. Dons, nous sommes face à une crise multiple. Une crise de gestion, une crise de confiance et une crise de crédibilité. Ce sont là les trois ingrédients nécessaires pour faire exploser les partis politiques, les organisations les plus puissantes, d’où l’importance pour l’actuel secrétaire général, Noureddine Tabboubi, d’opter dans un premier temps pour un compromis et, ensuite, appeler à un congrès extraordinaire pour élire une nouvelle direction».
M. B. S. M.
Editorial : Ne pas perdre la boussole ! - Par Hassan GHEDIRI
Il y a quatorze ans, jour pour jour, un geste désespéré d’un vendeur ambulant à fait basculer le cours de l’histoire de la Tunisie. L’immolation par le feu d’un inconnu devenu internationalement célèbre, qui ne demandait qu’à vendre ses fruits sur sa charrette, était l’expression la plus cruelle de l’injustice et de la marginalisation qui, aujourd’hui, continue, malheureusement, à couver derrière cette angoisse à peine cachée chez beaucoup de Tunisiens qui en ont ras-le-bol des échecs. La date du 17 décembre ne suscite plus les mêmes sensations de fierté et de dignité que lors des premières années de la révolution, mais elle restera malgré tout un rendez-vous pour tous les Tunisiens, gou-vernants et gouvernés, pour faire leur mea culpa, tirer les enseignements, apprendre de leurs erreurs et se racheter. La révolution a été un cri de liberté et une quête pour la justice qui a fait voler en éclats des décennies de tyrannie, libéré la parole et redonné au peuple l’espoir d’un avenir meilleur. Sont finies les querelles politiques qui, en perdurant plus d’une décennie, avaient quasiment étouffé tous les espoirs de mettre à flot un pays à la dérive. Le coup de force constitutionnel du 25 juillet 2021, proclamé par son artisan comme étant un moment historique de sauvetage et reconstruction, ne peut aboutir à ses fins qu’en se forgeant avec les mêmes valeurs ayant déclenché le grand soulèvement populaire du 17 décembre 2010, c’est-à-dire la liberté et la dignité. La révolution signifie naturellement une transformation profonde à travers un long processus, complexe et semé d’embûches.
L’on peut se permettre d’ailleurs de croire qu’il est normal qu’après quatorze ans des défis économiques persistent et que les inégalités restent grandes. Malgré toutes les désillusions, les Tunisiens doivent garder allumée la flamme de la révolution et ne guère abandonner leur rêve de bâtir la Tunisie qu’ils aiment. L’anniversaire du 17 décembre doit donc être une opportunité renouvelée pour diriger notre boussole vers les objectifs fondamentaux pour lesquels des milliers de Tunisiens ont généreusement sacrifié leur vie. Le 14e anniversaire de la révolution doit être une occasion pour réaffirmer l’engagement de tous à surmonter tous les obstacles. Une œuvre qui nécessite la transformation des mentalités à même d’être à la hauteur des défis qui semblent être insurmontables. Le 17 décembre ne peut et ne doit guère être une simple date de calendrier mais une occasion pour donner une voix aux jeunes, parce que la jeunesse est le carburant de tout changement. Investir dans la bonne éducation, l’emploi et le bien-être des jeunes est la voie du salut qui garantira le meilleur avenir pour les générations futures. Nul ne peut s’autoproclamer le défenseur unique des valeurs de la révolution. Ils constituent un patrimoine national dont la préservation incombe à tous dans le cadre d’un consensus auquel adhèrent les citoyens, les politiques et l’ensemble des composantes de la société civile.
Le 17 décembre 2024 n’est pas seulement une commémoration, mais un rappel puissant que la Tunisie a su, un jour, forcer son destin grâce à la volonté de son peuple. C’est une invitation à croire encore en la capacité de de la transformation collective. La révolution tunisienne ne peut pas être un mauvais souvenir qui suscite de vielles angoisses mais un projet inachevé, une promesse qui attend d’être tenue. L’anniversaire de la révolution est un appel renouvelé et renouvelable à ne pas perdre la boussole, à croire en la capacité de transformer les défis en opportunités et qu’une Tunisie libre, équitable et prospère est bel et bien possible.
H.G.
Ligue 1- 12e j : On jouera vendredi et dimanche
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient d'annoncer le programme de la 12e journée de la Ligue 1 qui sera jouée ce week end et qui sera dominée par le derby de la capitale EST-CA. La journée sera jouée en deux temps, vendredi 20 et dimanche 22 décembre, et pour cause: Samedi sera réservé à l'assemblée générale de la FTF. Voici en détails, la programmation complète :
Vendredi 20 décembre
14h00
ST-O.B
ASS -USM
CAB- EGSG
ASG- USBG
Dimanche 22 décembre
13h45 ESS- JSO
14h00 ESM CSS
14h00 UST- ESZ
16h30 EST CA
J.B.
JCC2024: Gros plan sur le cinéma jordanien
Le cinéma jordanien est à l'honneur aux 35èmes Journées cinématographiques de Carthage qui lui réservent un "Focus Jordanie" avec la participation d'une importante délégation officielle conduite par la Commission Royale du Film de Jordanie (RFC- The Royal Film Commission).
Une cérémonie a été organisée, dimanche soir, à la salle de l'Africa, à Tunis, marquant le démarrage du "Focus Jordanie", en présence notamment de l'ambassadeur du Royaume Hachémite de Jordanie en Tunisie, Abdallah Suliman Abou Romman, et du directeur de la Commission Royale du Film de Jordanie, Mohannad Al Bakri et du directeur des JCC, le réalisateur et critique de cinéma Férid Boughedir.
Lors de ce focus, "nous souhaitons partager avec vous notre expérience cinématographique", a déclaré Mohannad Al Bakri dans son allocution, avant de présenter la délégation de son pays composée des membres de la RFC en plus de 8 cinéastes dont les films sont au programme du Focus : Naji Abu Nawar, Mahmoud al Massad, Zaid Abu Hamdan, Darren J. Salam, Amjad Rasheed, Dina Naser, Sareen Hairabedian, Mooney Abu Samra, Firas Al-Taybeh, Ahmad Alyaseer, Firas Alrjoob, et Bassel Ghandour.
Le président s'est déclaré impressionné par "la grande passion du public tunisien pour le cinéma qui constitue l'une des plus grandes caractéristiques des Journées cinématographiques de Carthage". "Cet évènement a longtemps été assez distingué par son public et par ses invités", a encore dit Al Bakri.
"Le cinéma reflète la conscience humaine avec ses complexités et ses contradictions ", a-t-il indiqué, avant de lancer "en ces temps difficile où la machine barbare de l’occupation n’hésite pas à exercer son sadisme et sa folie contre notre peuple dans notre chère Palestine, on a plus que jamais besoin de la vérité" qu'est dans le cinéma.
Il a affirmé que "la Jordanie et la Palestine ont toujours été une extension l’une de l’autre géographiquement, socialement, civilisationnellement et politiquement. Et le cinéma n’en fait pas l’exception". La Royal Film commission " est fière d’apporter, tout au long des vingt dernières années, son soutien continu au récit palestinien à travers le cinéma", a rappelé Al Bakri ajoutant "nous avons soutenu de nombreux projets palestiniens ou qui racontent l’histoire de la Palestine dont certains sont au programme du Focus Jordanien".
Présentant la RFC, il a indiqué que son institution œuvre depuis sa création, en 2003, à développer l’industrie cinématographique jordanienne à tous les niveaux et à renforcer une infrastructure cinématographique bien établie, au service du cinéma jordanien et arabe. Il a souligné la conviction de l'institution royale en l’importance de construire des ponts de coopération et d’échange culturel dans toute la région arabe.
L’ouverture du Focus était marquée la projection du film "Inshallah a Boy" d’Amjad Rasheed (2023) qui est également au menu de la section "les JCC dans les prisons", organisée dans sa 10ème édition du 15 au 21 décembre.
"Inshallah a Boy" est le premier film jordanien présenté en avant-première au Festival de Cannes, en 2023, dans la section parallèle la Semaine de la critique. Produit par Imaginarium Films avec le soutien de la Royal Film Commission, ce film est également le candidat de la Jordanie pour l’Oscar du meilleur film international aux 96èmes Oscars.
Ce drame dont les faits se déroulent dans la Capitale Amman, aborde la question du droit d’héritage de la femme à travers l’histoire de Mona Hawa, jeune femme veuve, qui mène un combat acharné pour ne pas perdre sa maison ainsi que la garde de sa fille. Dans ce film inspiré de son entourage, le réalisateur jette la lumière sur un cadre juridique qui favorise les droits des hommes aux dépends de ceux des femmes.
Conçu en collaboration entre les JCC et la Royal Film Commission, le "Focus Jordanie" propose la projection de douze films dont six longs métrages de fiction, un long métrage documentaire et cinq courts métrages.
Le cinéma Jordanien sera également au cœur d’un panel de discussion dans le cadre de Carthage Talks, qui s’intitule "Plateformes de développement et nouvelles dynamiques de coproduction en Afrique et dans le monde arabe. De nouvelles voies pour les collaborations intra continentales et régionales ?"
Le "Focus Jordanie" comporte les longs-métrages de fiction suivants: "Inshallah a Boy" de Amjad Rasheed (2023), "Theeb" de Naji Abu Nawar (2014), "Daughters of Abdul Rahman" de Zaid Abu Hamdan (2021), "Farha" de Darren J. Salam (2021), "Blessed Benefit" de Mahmoud al Massad (2016), "The Alleys" de Bassel Ghandour (2020)
A cette liste s'ajoute ce documentaire: "My Sweet Land" de Sareen Hairabedian (2024) et ces
courts- métrages: "Closure" de Mooney Abu Samra (2023), "The Woodland" de Firas Al-Taybeh (2023), "Our Males and Females" de Ahmad Alyaseer (2023), "Sukoun" de Dina Naser (2024) et "The Red Sea Makes Me Wanna Cry" de Firas Alrjoob (2023).
la Journée mondiale de la langue arabe à l'IFT: Hommage posthume au poète tunisien Mohamed Ghozzi
Le mercredi 18 décembre 2024, la communauté internationale célèbre la Journée mondiale de la langue arabe placée cette année sous le thème « Langue arabe et intelligence artificielle : faire progresser l’innovation tout en préservant le patrimoine culturel ».
L’Institut français de Tunisie (IFT) proposera lors de cette journée spéciale une manifestation culturelle et artistique alliant poésie et musique.
Le coup d'envoi de ce rendez-vous sera donné à 19H00 avec un hommage à la mémoire du célèbre poète tunisien et critique littéraire d’expression arabe Mohamed Ghozzi (1949-2024), qui lui sera rendu par la poétesse Marianne Catzaras , l’artiste Sabrine Ghannoudi et le romancier et nouvelliste Slah Ben Ayed, à travers un prélude dédié au grand poète disparu, accompagné d’une transition poétique où les mots seront sublimés par les notes de oud jouées par le musicien et luthiste Zied Mehdi.
La soirée se poursuivra à 19h30, avec un concert interprété par Eya Daghnouj et ses musiciens, au cœur d’un voyage musical qui mêlera tradition et émotion à travers des chansons emblématiques du patrimoine tunisien, célébrant l’authenticité et la profondeur de l’héritage culturel arabe. Des chefs-d’œuvre de Tarab viendront enrichir le programme, rendant hommage à des figures légendaires notamment Oum Kalthoum, Saliha et Naâma.
Il est à noter que toujours dans le cadre de la célébration de la Journée de la langue arabe, l'IFT propose
À l’occasion de la "Journée mondiale de la Langue arabe", la médiathèque de l’Institut français de Tunisie propose un atelier d’initiation à la calligraphie arabe avec l'artiste plasticienne Noura Mzoughi, aujourd'hui entre 15h00 et 17h00. Un deuxième atelier aura lieu le samedi 21 décembre aux mêmes horaires.
Parlée par plus de 450 millions de personnes et langue officielle dans près de 25 pays, l’arabe est une langue mondiale d’une immense importance culturelle, a indiqué l’UNESCO dans un rapport sur la Journée mondiale de la langue arabe.
Chaque année, cette journée est célébrée le 18 décembre dans les quatre coins du monde. L’Organisation des Nations Unies pour l’Education, la Science et la Culture (UNESCO) organise, le 18 décembre prochain à son siège à Paris, un événement pour explorer l’avenir de la langue arabe à l’ère de l’Intelligence artificielle (IA) mettant en lumière les défis actuels et les perspectives futures pour la langue arabe dans le monde numérique, tout en soutenant la préservation de son riche patrimoine culturel.
La Journée de la langue arabe est célébrée chaque année le 18 décembre, date à laquelle l’Assemblée générale des Nations Unies a fait de l’arabe la sixième langue de travail officielle de l’ONU en 1973.
















