La poétesse Arwa Ben Dhia présente son recueil à Bizerte
La médiathèque de l’Alliance française de Bizerte accueillera ce mercredi, le 25 décembre, à 15h30 la poétesse franco-tunisienne Arwa Ben Dhia qui présentera à l’occasion son recueil « Les quatre et une saisons » qui métamorphose les saisons en miroirs de la vie humaine.
Née en 1986 à Tunis, Arwa Ben Dhia est une poétesse, traductrice et passionnée de philosophie et de langues étrangères. Elle est l’autrice de plusieurs recueils, dont « L’amour aux temps du web » et « Voyage de senteurs ». En 2024, elle a reçu le prestigieux Prix International de Poésie de la Revue Poéféministe Orientales pour son recueil « Silence Orange ».
À travers ses poèmes, l’autrice explore les cycles de l’existence : éveil, vitalité, mélancolie et renouveau. Chaque vers reflète une réflexion profonde et intime sur les transitions de la vie, sublimées par la beauté des mots.
Editorial : Santé, des chiffres qui interpellent ! - Par Kamel ZAIEM
Ce n’est point un hasard si la Tunisie a misé, dès l’aube de son indépendance, sur le secteur de la santé publique, considéré par Habib Bourguiba comme un garant du développement du pays à tous les niveaux, sachant que toute œuvre ne peut réussir qu’en présence d’un potentiel humain sain.
Or, s’agissant d’un secteur stratégique qui dépend des orientations majeures de l’Etat, celui de la santé a connu, depuis 2011, la même dégringolade que les autres domaines vitaux avec des hôpitaux de plus en plus vidés et quasiment délaissés, des services défaillants et un personnel qui se réduit, de jour en jour, comme une peau de chagrin.
Et si, pendant près de quatorze ans, les problèmes, les scandales et les affaires louches se succèdent, on a toujours fait de sorte qu’on les range dans les tiroirs et qu’on n’en parle que lorsque d’autres catastrophes arrivent. De ce fait, le débat à propos de la triste réalité dans nos hôpitaux publics et de la politique sanitaire de l’Etat refait toujours surface sans qu’on prenne la peine de l’analyser, d’en tirer les enseignements qu’il faut et de mettre une place une politique plus efficace, plus juste et plus soucieuse des besoins vitaux de la population.
Certes, le budget alloué au ministère de la Santé a connu une hausse de 30,9% au cours des cinq dernières années, pour atteindre cette année 3 660 millions de dinars, mais ces chiffres ne veulent guère dire que la santé est en train de bénéficier d’une plus grande attention puisque la majorité de ce budget est réservé au paiement du personnel et la gestion de l’administration (près de 87%) et ne réserve que des miettes pour promouvoir de nouvelles méthodes de soins ou pour acquérir plus de matériel médical sophistiqué.
Il est vrai que l’Etat est dans l’obligation d’imposer une certaine austérité à tous les niveaux, mais il fallait savoir où mettre les pieds lorsqu’il s’agit de santé publique car tout essor, toute œuvre et tout effort pour aller de l’avant est tributaire de la disponibilité du facteur humain, donc de la santé des citoyens.
Selon les chiffres publiés par l’Institut national de la statistique (INS), la population a augmenté, au cours des dix dernières années, d’environ un million d’habitants, mais les structures de santé publique ne se sont pas développées proportionnellement à cette croissance démographique. Au cours de la dernière décennie, aucun nouvel hôpital public n’a été construit, ce qui est à peine croyable pour un pays comme la Tunisie qui se vante de donner une priorité absolue à ce secteur. Le pays en compte, en effet, 23 hôpitaux pour plus de 11,5 millions d’habitants, tandis que les instituts et centres de santé spécialisés ont enregistré une baisse, passant de 21 en 2008, à 11 en 2021.
Loin de ces chiffres à peine croyables, c’est au niveau des services fournis à l’intérieur de nos institutions sanitaires que le bat blesse. Avec un personnel de moins en moins fourni et une infrastructure vieillissante et dépassée à tous les niveaux, il est tout à fait normal de constater cette dégringolade au niveau des soins, de l’accueil, des examens approfondis en plus du manque d’équipement de grande nécessité comme les scanners et le matériel de radiologie. D’ailleurs, dans certains grands hôpitaux, la panne d’un scanner dure parfois des mois et les malades qui doivent y passer sont orientés vers d’autres lieux de soins avec une durée d’attente de quelques mois, ce qui est vraiment désolant car on peut laisser des gens mourir à cause de ces indispensabilités que le manque de budget ne peut en aucune sorte justifier.
Et si, aujourd’hui, des milliers de médecins ont préféré partir à l’étranger pour jouir de meilleures conditions matérielles et morales, cela ne justifie pas ce qui se passe tous les jours dans nos hôpitaux, de manière à encourager ceux qui en ont les moyens de trouver refuge auprès des cliniques privées et de priver les moins nantis des soins peu coûteux dans les hôpitaux.
Tout cela sans parler d’autres facteurs qui sèment de plus en plus la zizanie dans nos hôpitaux, comme la violence et le manque de conditions de sécurités avec des institutions sanitaires abandonnées à leur sort, incitant le personnel à garder les bureaux ou, tout simplement, à refuser de travailler dans de telles conditions.
Et si, aujourd’hui, des exploits médicaux sont réalisés dans certains de nos grands hôpitaux, comme ceux de Sousse, de Tunis ou de Monastir, il faut tout simplement s’incliner, chapeau bas, devant de telles performances à peine croyables dans les conditions actuelles du travail sanitaire par l’intermédiaires d’un personnel médical déterminé à défier ces difficultés et à prouver la haute compétence de nos médecins.
K.Z.
Sécurité routière : Baisse du nombre des tués dans les accidents de la route
Le nombre de personnes tuées dans des accidents de la route depuis le début de l’année jusqu’au 19 décembre courant s’élève à 1112, soit une légère baisse de 4,63 % par rapport à la même période de l’année dernière, selon les statistiques publiées par l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) sur son site officiel.
Le nombre d’accidents jusqu’au 19 décembre courant a atteint 5400 accidents contre 5796 l’année dernière, soit une régression de 396 accidents de la route. Ces accidents ont fait 7389 blessés contre 7909 l’année dernière.
Les données publiées par l’Observatoire révèlent que l’inattention est la principale cause d’accidents (42 %), tandis que la vitesse est la deuxième cause (15 %).
La vitesse est la principale cause de décès dans ces accidents (30%), tandis que l’inattention est la principale cause de blessures (38 %). Parmi les autres causes d’accidents figurent également le non-respect de la priorité, le changement de direction, le manque de maintien à droite et les dépassements.
Le gouvernorat de Tunis occupe la première place en termes d’accidents de la route avec 898 accidents, le nombre de décès étant de 131 morts et le nombre de blessés de 1083.
Mahdia occupe la deuxième place en termes d’accidents avec 462 accidents et 632 blessés, tandis que Sfax occupe la deuxième place en termes d’accidents mortels avec 103 décès.
Par ailleurs, le mois de juillet de l’année 2024 est celui qui a enregistré le plus grand nombre d’accidents de la route (557) et le plus grand nombre de blessés (768), tandis que le mois d’octobre est celui qui a enregistré le plus grand nombre de décès sur les routes (125).
L’ONSR a, dans ce contexte, appelé les usagers de la route à respecter le code de la route et les autorités régionales, notamment les présidents des commissions régionales de la sécurité routière, à faire le nécessaire pour réviser avec rigueur les plans d’action sur le terrain visant à mettre fin à l’insouciance de certains usagers de la route.
Bouhajla : Un adolescent de 16 ans s’immole par le feu
Un adolescent de 16 ans, est décédé ce dimanche 22 décembre 2024, à l'hôpital de traumatologie et des grands brûlés de Ben Arous, des suites de brûlures qu'il a subies après avoir versé de l'essence sur son corps mercredi dernier et y mettre le feu.
La victime de ce geste de désespoir est originaire de la délégation de Bouhajla, (gouvernorat de Kairouan), et les raisons pour lesquelles il s'est immolé par le feu sont encore inconnues.
Gaza : Plus de 1000 médecins et soignants tombés en martyrs depuis le début de la guerre
Le ministère de la Santé de la bande de Gaza a annoncé dimanche que le bilan des bombardements israéliens sur la bande depuis octobre 2023 s’est alourdi à 45 259 martyrs et 107 627 blessés.
Le ministère de la Santé de la bande de Gaza a annoncé samedi que les forces sionistes ont tué un millier de médecins et infirmiers dans la bande depuis le début de la guerre contre Gaza, le 7 octobre 2023.
De son côté, le directeur général de la Santé de Gaza a déclaré que l’armée israélienne a arrêté 350 membres du personnel médical dans la bande de Gaza depuis le 7 octobre 2023, et que 3 d’entre eux ont été tués dans les prisons israéliennes.
Plus tôt, les Nations Unies avaient annoncé que les femmes et les enfants constituaient environ 70 % des martyrs de cette guerre dans la bande de Gaza.
JCC: « Les enfants rouges » de Lotfi Achour décroche le Tanit d'Or
"Les enfants rouges", le film du réalisateur tunisien Lotfi Achour, a décroche le Tanit d'Or récompensant le meilleur long-métrage de la 35e édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC) qui a connu, samedi soir, son épilogue.
Il s'agit du dixième Tanit d'Or gagné par un film tunisien depuis la création des JCC en 1966.
D'un autre côté, le Tanit d'Argent a été décerné au film palestinien "Vers un monde inconnu" du réalisateur Mahdi Fleifel, alors que le Tanit de Bronze a été attribué au réalisateur sénégalais Mamadou Dia pour le film "Demba".
Recherche et innovation sur les énergies renouvelables : La Tunisie n'a rien à perdre et tout à gagner !
Par Hassan GHEDIRI
A travers le financement des projets d’énergies renouvelables, un partenariat spécial afro-européen épaulera la Tunisie pour atteindre ses objectifs de 2030…
Mi-janvier prochain sera lancé le nouveau programme de 2025 des projets collaboratifs de recherche et d’innovation sur l’énergie durable en Afrique et en Europe. La Tunisie est parmi les pays éligibles aux financements mobilisés dans le cadre de ce programme et elle souhaite voir un grand nombre de propositions émanant du domaine de l’industrie et du développement bénéficier des mécanismes d’accompagnement et de subvention pouvant atteindre 36 mois. Selon la direction générale de la recherche scientifique relevant du ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique sept thématiques principales sont recommandées pour les projets de collaboration et qui semblent s’adapter aux orientations prioritaires de la Tunisie en matière d’énergie. Il s’agit respectivement de l’évaluation des sources d’énergies renouvelables et de leur intégration dans les scénarios énergétiques durables, la gestion des équipements d’énergies renouvelables et leur impact environnemental, le développement des réseaux et des systèmes autonomes intelligents, la mise en place des processus et équipements pour des usages productifs, les solutions innovantes appliquées aux usages domestiques prioritaires et la production et l’exploitation de l’hydrogène vert.
Le programme Europe-Afrique LEAP-RE (lire « Long term Europe Africa Partnership on Renewable Energy ») constitue en effet un instrument fondamental pour la concrétisation de la stratégie Union Africaine-Union Européenne inscrite dans la déclaration du 5ème sommet Afrique-Europe tenu à Abidjan en novembre 2017. La Tunisie qui dispose d'un important potentiel de développement notamment dans l'éolien et le solaire vise des objectifs très ambitieux en ce qui con-cerne la réduction de sa dépendance aux énergies fossiles. Les spécialistes de beaucoup d’agences de développe-ment croient d’ailleurs que notre pays a tous les atouts pour se positionner comme une destination incontournable d’investissement dans les énergies renouvelables en Afrique du Nord.
Accélérer le pas
Dans le domaine de la recherche et innovation, la Tunisie peut ainsi tirer profit de l’échange d’expertise et de trans-fert technologique à travers la participation active au programme LEAP-RE. Ce programme, financé conjointement par l'Union européenne et les partenaires africains, vise à renforcer les capacités scientifiques et technologiques des Etats impliqués pour développer des solutions durables dans le domaine des énergies renouvelables. Ceci dit, la Tunisie, avec son potentiel solaire exceptionnel, son climat favorable à l'énergie éolienne et son expertise scienti-fique croissante, a tout à gagner des partenariats pouvant être établis dans ce cadre.
Le programme de partenariat spécial afro-européen épaulera en effet la Tunisie pour atteindre ses objectifs de 2030 et ce en renforçant les capacités des instituts de recherche tunisiens à travers l’accès à des fonds européens pour développer des technologies innovantes, telles que les systèmes solaires hybrides ou les micro-réseaux intelli-gents adaptés aux zones rurales. En collaborant avec des chercheurs européens et africains, la Tunisie bénéficie d’un transfert de connaissances et de technologies. Cela permet de positionner le pays comme un hub régional pour les solutions énergétiques adaptées aux besoins locaux.
Le développement des projets innovants est de nature à accélérer la transition énergétique à même de s’approcher de l'objectif très ambitieux de 30 % d'électricité produite à partir de sources renouvelables d'ici 2030. Car jusqu’ici, les énergies renouvelables contribuent encore très modestement au mix-électrique en Tunisie avec un taux qui reste en dessous de 5% et ce malgré la croissance soutenue du photovoltaïque dans le régime des auto-producteurs. Les progrès réalisés restent donc loin des objectifs affichés.
Il est important de souligner, par ailleurs, que la participation de la Tunisie à LEAP-RE ne se limitera pas à des avan-cées scientifiques mais aura également des retombées directes sur la création d'emplois verts et l’amélioration de la qualité de vie des Tunisiens. Les innovations issues de ce programme encouragent la production locale d’équipements solaires et éoliens, générant ainsi des milliers d’emplois dans l'industrie verte. Grâce à des solutions énergétiques fiables et abordables, notamment pour les zones rurales, le partenariat collaboratif contribuera à ré-duire la précarité énergétique entre les régions les populations.
H.G.
Editorial : La voie du salut par le bushido…
L’Ecole nationale d’administration a abrité, vendredi dernier, une conférence sur le thème: «Le Japon après la Seconde Guerre mondiale : les politiques étrangères pour promouvoir le développement et la sécurité humaine». Organisé dans le cadre de l’initiative Jica Chair, cet événement a été animé par d’éminents professeurs japonais dans le but de partager l’histoire et l’expérience du pays du Soleil levant en matière de développement. L’intérêt d’une telle rencontre n’est pas à démontrer et les étudiants de l’ENA, qui sont promis à devenir les futurs hauts cadres de l’administration tunisienne, ont beaucoup à apprendre de la riche expérience nippone qui est, à bien des égards, remarquable et édifiante à plus d’un titre. On sait en effet que le Japon est sorti de la Seconde Guerre mondiale exsangue et partiellement détruit. Pour rappel, il a subi les horreurs nucléaires à Hiroshima et Nagasaki dont il garde jusqu’à aujourd’hui les terribles séquelles. Mais le pays a réussi brillamment à se relever après cet épisode tragique de son histoire en un laps de temps relativement court. En effet, il a fallu moins de deux décennies pour que les Japonais remettent sur pied leur pays qui est devenu aujourd’hui l’une des plus puissantes économies mondiales. Le secret de cette remarquable résilience et ce miracle à la japonaise a pour noms volontarisme, souci d’efficacité, discipline, abnégation sur fond de réformes structurelles profondes et d’une nouvelle politique de relations étrangères qui ont été le catalyseur ayant permis de booster le développement industriel et la croissance économique.
L’expérience japonaise a ceci de particulier qu’elle constitue un bien bel exemple à suivre. Les enseignements qu’on peut d’ailleurs en tirer, c’est que tout devient possible quand la volonté de se surpasser et de faire preuve d’un volontarisme collectif dans l’intérêt de la nation est au rendez-vous. Il faut dire que le volontarisme, la discipline et le sacrifice pour le bien de la communauté sont une véritable culture au Japon héritée de leurs ancêtres à travers le bushido qui est le code des principes moraux que les guerriers nippons, les célèbres samouraïs, étaient tenus de respecter. Les sept vertus universelles et intemporelles du bushido qui signifie littéralement «la voie du guerrier» sont le «Gi» ou rigueur, le «Yu» (courage), le «Yin» (bienveillance), le «Rei» (politesse ou respect), le «Makoto» (honnêteté ou sincérité), le «Meiyo» (honneur) et le «Chugi», c’est-à-dire la loyauté.
De par ses innombrables vertus morales, on est tenté de dire que l’adoption par la Tunisie du bushido en tant que code de bonne conduite, ne serait pas une mauvaise idée. Bien au contraire, cela ne pourrait faire que grand bien pour le pays, car ce qui manque cruellement chez nous c’est justement ce volontarisme collectif ainsi que l’honnêteté, l’honneur et la loyauté envers la Patrie ; des vertus qui ont fait du Japon ce qu’il est devenu aujourd’hui. Il ne faut pas généraliser bien sûr mais il faut reconnaître que toutes ces valeurs éminemment importantes pour le bien collectif sont malheureusement les parents pauvres chez bon nombre de nos concitoyens, particulièrement ceux qui relèvent de la classe politique. C’est pour cette raison d’ailleurs que la Tunisie se trouve aujourd’hui dans la mouise. Sans ces vertus, il ne faut pas se faire d’illusion, car on n’ira pas loin. Pour s’en sortir et quitter les bas fonds de l’incertitude et de la précarité, la Tunisie a ardemment besoin d’une véritable révolution des mentalités où la loyauté envers le pays, l’abnégation et le volontarisme dans l’intérêt de la collectivité doivent nécessairement primer. Au même titre que l’intégrité morale des décideurs qui sont appelés à penser au pluriel et non point au singulier, c’est-à-dire servir le pays et le peuple et non pas se servir.
Dans ce cadre, il est impératif d’entreprendre également et surtout des réformes profondes dans tous les secteurs et à tous les niveaux dans le cadre d’une stratégie globale qui passe par la révision du modèle de développement désuet actuellement en vigueur ainsi que la restructuration de l’administration et de toutes les structures économiques. Si nos amis japonais ont réussi à s’en tirer à bon compte, il n’y a aucune raison logique et recevable pour que les Tunisiens n’en fassent pas de même. A cœur vaillant, discipliné, altruiste et intègre, rien d’impossible, serait-on tenté de dire. Et ce ne sont certainement pas les valeureux samouraïs japonais qui vont contredire cette vérité…
C.B.
Ligue 1 (12e J.) - EST – CA (2-2) : Un nul et des balles arrêtées
Par Kamel Zaïem
Le derby n’a pas livré de vainqueur avec un nul logique eu égard à la prestation des deux équipes. Un résultat qui fait l’affaire des équipes qui devancent ce duo au classement.
Ce sont les Clubistes qui ont ouvert le score sur balle arrêtée et un heading du Libyen Ali Youssef (9’) avant de voir les Sang et Or profiter du recul de leurs adversaires pour égaliser par Yan Sasse (38’) avant de prendre l’avantage par Amine Tougai (44’).
A la reprise, le rythme a baissé des deux côtés, mais le suspense a repris avec l’égalisation de Yassine Bouabid (82’) sur un corner de Srarfi pour voir ce derby se terminer sur une parité qui satisfait les deux équipes mais qui ne leur permet pas de prendre plus d’un point au classement.
K.Z.
Ligue 1 (12e J.) : L’Etoile confirme, l’ESZ freinée et le CSS encore plus bas
Les matches de cette seconde manche de la 12e journée sont venus confirmer la bonne santé de l’Etoile du Sahel qui a confirmé son réveil alors que l’ES Zarzis s’est contentée d’un point à Tataouine et que le CSS n’arrive pas à relever la tête.
A Sousse, l’Etoile n’a pas mis beaucoup de temps pour afficher sa supériorité face à une JSO fragile en déplacement. Les Sahéliens se sont imposés nettement (3-0) pour remonter au classement et mettre fin à sa disette, ce qui n’est pas le cas pour le CSS qui confirme ses problèmes actuels avec cette défaite (2-1) face à une ES Métlaoui très appliquée qui a su frapper au bon moment pour empocher les trois points de la victoire.
Pour sa part, l’ES Zarzis a cru s’en sortir puisque l’Espérance du sud a mené au score jusqu’aux ultimes minutes avant de concéder le nul (1-1) et gaspiller deux précieux points.
K.Z.
Ligue 1 : Jour de derby: ça va chauffer à Rades
Par Jamel Belhassen
A 16h30 exactement, tous les yeux des amateurs de football seront tournés vers le derby de la capitale qui oppose L'Espérance au Club Africain. Un match toujours très particulier et qui n'a pas pris de rides. Il suscite toujours une ferveur particulière quel que soit le niveau de forme des deux ensembles. Rades, cet après-midi sera aux couleurs Sang et Or. Il y aura l'habituelle Dakhla avec ses messages toujours renouvelés, les chants et les fumigènes créeront une ambiance particulière avant le coup d'envoi qui sera donné par un arbitre dont le nom et la nationalité ont été gardés secrets par la Direction Nationale d'arbitrage, une première dans les annales. Il ne sera connu que deux heures avant. Quelle trouvaille, mon Dieu! Sur la pelouse, L'Espérance, menée par le nouvel entraîneur, Reghecampf, fera tout pour empocher les points de la victoire et s'approcher des sommets de la hiérarchie auxquels elle s'est habituée des années durant. Le Club Africain, lui, dirigé par le Français, Bettoni, se trouve devant une belle occasion pour prouver qu'il a les moyens de remporter un grand match après avoir échoué devant Les Sfaxiens, les Monastiriens et les Stadistes du Bardo. Espérons que ce match, toujours très attendu, répondra à nos attentes et présentera un spectacle de choix pour nous faire sortir de la morosité générale. Ceux qui ne peuvent pas se déplacer à Rades pourront suivre ce derby à la télé sur Al Wataniya 1 ou sur Al Kass. Bien sûr ce match fera de l'ombre aux trois autres de la 12e journée qui se joueront un peu plus tôt, à partir de 14 heures. Il y aura EtoileSS- JSOmrane, USTataouine- ESZarzis et ESMetlaoui- CSSfaxien.
J.B.
Elle aurait généré près de 300 millions de dinars au mois de novembre : L’huile d’olive tunisienne perd plus de 20% de son prix à l’exportation
Par Hassan GHEDIRI
Doublement pénalisée par la domination du vrac et par la chute des cours internationaux, l’huile d’olive tunisienne s’offre à un prix moyen de 20 mille dinars la tonne…
Les importateurs espagnoles et italiens d’huile d’olive tunisienne qui payaient, l’année dernière l’équivalent de 24 dinars le kilogramme sont en train de profiter d’une remise de 20%. C’est en effet, le rabais moyen qui s’applique systématiquement à toutes les ventes effectuées au cours du mois de novembre, durant lequel la Tunisie a exporté 14,8 mille tonnes. En attendant qu’elles atteignent la vitesse de croisière à partir de début 2025, les exportations de l’huile d’olive qui se font malheur sèment à plus de 90% en vrac, ont généré des revenus de l’ordre de 281,2 millions de dinars et ce d’après les chiffres datant du 30 novembre dernier. Selon les décomptes établis par l’Observatoire nationale de l’agriculture sur la base des données fournies par les services de la douane, les exportations font état d’une hausse en volume de 47% contre une hausse de 16,7% en termes de valeur par rapport au même mois de l’année 2023. Le prix moyen enregistré a en effet baissé de 20,7% soit 19,02 DT/kg contre 23,97 DT/kg enregistré au cours du mois de novembre 2023.
L’Espagne et l’Italie continuent par ailleurs à être les deux principales destinations vers lesquelles s’exporte quasiment 60% de notre huile. Le Péninsule Ibérique et la botte italienne se partagent respectivement 33% et 29% de l’huile tunisienne écoulée à l’étranger. Les importateurs dans ces deux plus grands producteurs d’huile d’olive mondiaux se disputent l’huile tunisienne expédiée en vrac, pour l’emballer et le réexporter sous leurs propres marques. L’exportation de plus de 90% de l’huile d’olive en vrac représente en effet un manque à gagner colossal pour la Tunisie qui pouvait s’estimer à des centaines de millions de dinars qui vont dans la poche des importateurs européens.
L’Etat qui a pris des dispositions exceptionnelles à l’occasion de la nouvelle campagne de 2024/2025 en vue de soutenir les oléiculteurs tunisiens confrontés à une baisse considérable des prix, n’a prévu aucune mesure destinée à promouvoir le conditionnement de l’huile destinée à l’export. Il semble que c’est sur le vrac que l’on continue à miser. C’est du moins ce que laisse comprendre les autorités en annonçant qu’à compter du 1er janvier prochain, les exportateurs privés peuvent accéder au quota annuel de l’Union européenne pour l’huile d’olive en vrac. Deux autres actions dédiées aux exportateurs concernent la suppression des autorisations préalables et la mise en œuvre d’un programme, l’exploration de nouveaux marchés internationaux.
Quant à l’essentiel des mesures engagées, depuis début décembre, elles visent principalement à stabiliser le marché et à préserver la compétitivité de la filière dans un contexte de baisse des prix. L’Office National de l’Huile (ONH) avait ainsi mis en œuvre un programme spécial d’achat, auprès des producteurs, afin de préserver les marges au niveau des standards locaux et internationaux. L’intervention de l’ONH consiste également à augmenter les capacités de stockage en consacrant 80 mille tonnes aux producteurs en plus de la mise en place d’un mécanisme de subvention en faveur des opérateurs privés qui adhèrent au programme de stockage.
H.G.
Retour possible des Djihadistes tunisiens de Syrie… : La voie de salut face à un danger potentiel
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La chute du régime de Bachar Al Assad va certainement accélérer le retour des Djihadistes dans leurs pays d’origine. Et puisque la Tunisie est concernée par ce fléau, que faut-il faire pour faire face à ce danger?
Cinq Takfiristes ont été arrêtés durant les 24 dernières heures dans les gouvernorats de Kasserine, de Médenine et de Monastir, et ce, dans le cadre de lutte contre le terrorisme dont la Tunisie n’est pas toujours totalement à l’abri. En effet, le spectre du terrorisme est toujours présent et nourrit par plusieurs éléments dont notamment la chute spectaculaire du régime de Bachar Al Assad qui pourrait ouvrir la voie au retour des milliers de terroristes ayant combattu le régime syrien durant la dernière décennie. La Tunisie est bien évidemment concernée par ce fléau et les chiffres parlent de plus de cinq mille Djihadistes tunisiens qui seront certainement de retour en Tunisie au cours de la prochaine période. Que faut-il faire, de fait, pour faire face à ce danger? Interrogé à ce sujet, l’avocat Me Houssem Eddine Ben Atiya, nous a indiqué: «On le dira jamais assez. Il ne faut pas baisser les bras et crier victoire quand on parle de terrorisme. La menace est bien réelle et les cellules dormantes peuvent toujours surgir et passer à l’acte. Bien que la stratégie nationale de lutte contre l’extrémisme et le terrorisme qui s’articule autour de quatre piliers fondamentaux, à savoir la prévention, la protection, la poursuite et enfin la réponse, a bien fonctionné jusqu’ici, il faut prendre compte de chaque nouvel élément dont bien évidemment, le retour possible et éventuel des Djihadistes ayant combattu en Syrie et ce après la chute du régime de Bachar Al Assad. Alors, pour faire face à cette nouvelle menace, il faut entraver la capacité des terroristes de planifier et de commettre des actes terroristes et à traduire leurs auteurs en justice, et ceci à travers le développement et le renforcement des capacités humaines et logistiques de l’Etat dans la poursuite des individus et groupes terroristes». Comment, de fait, la Tunisie se prépare pour faire face à ce retour de milliers de terrorises?
Réactions
Même si certains observateurs estiment que le retour des Djihadistes tunisiens de Syrie n’est aussi éminent comme le préconise certaines parties, le communiqué du mouvement islamiste Ennahdha qui a salué la chute du régime de Bachar Al Assad a interpellé plus d’un spécialiste. Dr Sahbi Khaldi, nous a confié à cet effet: «A mon avis, il faut activer immédiatement la stratégie nationale en matière de lutte contre le terrorisme en instaurant une instance permanente de gestion de crise capable d’agir et de gérer les crises et d’évaluer les actions entreprises. Aussi, il faut élaborer une stratégie de communication de crise et renforcer la coopération régionale et internationale en matière d’échange de renseignements et d’expériences ainsi que renforcer les capacités des forces de sécurité, de défense et des moyens de renseignements. Renforcer la gestion de l’identification des voyageurs dans le cadre d’une approche globale entre les différentes autorités concernées est aussi une urgence vue que ces Djihadistes ont formé des familles qui peuvent les accompagner en Tunisie. Il faut aussi adopter des mécanismes pour entraver le financement des individus ou entités terroristes et assurer l’intégrité du secteur financier et des entreprises et professions non financières désignées et doter les services compétents de moyens financiers, humains et techniques nécessaires». A noter que les estimations varient entre 3.000 et 12.000 personnes qui font partie des différents groupes djihadistes en activité en Syrie. Certains sont morts, d’autres se sont mariés et ont eu des enfants.
M.B.S.M.
Editorial : Rien que l’unité… - Par Jalel HAMROUNI
La chute spectaculaire du régime de Bachar Al Assad en Syrie provoquera, sans doute, des changements géopolitiques radicaux dans la région du Moyen-Orient. En fait, la Syrie était, tout au long de la dernière décennie, une arène de conflits stratégiques entre les puissances régionales et internationales qui ont mis le chaos dans le pays. Aujourd’hui, les Syriens aspirent à un avenir meilleur et à une transition démocratique pacifique.
Alors que les Syriens se préparent à se construire une nouvelle vie, tous les projecteurs sont désormais braqués sur la Libye où la division et le chaos persistent depuis déjà des années.
Les factions libyennes pataugent depuis plus d’une décennie dans un état de stagnation politique qui a entravé l’unification du pays. Suite à la nouvelle donne en Syrie, la Libye semble être un terrain propice pour devenir la prochaine arène des conflits géostratégiques entre les grandes puissances mondiales.
La chute d’Al Assad affectera, certes, cet équilibre fragile entre le gouvernement d'Oussama Hammad à Tripoli, soutenu par le Parlement et le maréchal Khalifa Haftar à Benghazi.
D’ailleurs, il n’est plus secret que le régime d'Al Assad apporte depuis longtemps, directement ou indirectement, un soutien à l'administration répressive du maréchal Khalifa Haftar et de ses fils, à travers une idéologie commune basée sur l'autoritarisme, le régime oligarchique et les réseaux commerciaux illicites qui ont contribué à maximiser leur richesse.
C'est pour cette raison que le gouvernement de Haftar a rouvert l'ambassade de Libye à Damas en 2020. Une décision qui a été encouragée et facilitée par les Émirats arabes unis, qui ont longtemps joué un rôle politique et militaire de soutien et qui dirigeaient alors les efforts arabes pour normaliser leurs relations avec le dictateur syrien.
Les récents développements en Syrie et la rupture soudaine de ces liens ont placé Haftar et son groupe dans une nouvelle situation inconfortable qui pourrait l'inciter à reconsidérer ses orientations politiques à l'intérieur et à l'extérieur du pays, d'autant plus que l'un de ses principaux soutiens extérieurs est également sous pression, en référence aux Russes.
L’impasse politique libyenne, qui a empêché le pays de progresser vers la fin de la période de transition en établissant un pouvoir exécutif élu par le peuple et en résolvant d’importantes divisions institutionnelles, pourrait s’aggraver et attiser les flammes du conflit dans un avenir proche.
Le chef du gouvernement libyen d’unité nationale, Abdel Hamid Dbeibah, n’a pas tardé à exprimer ses craintes de voir son pays devenir une arène pour des conflits entre puissances étrangères.
Un tel scénario cauchemardesque enfoncera davantage le clou dans le cercueil des efforts visant à unifier le pays.
Le danger est, donc, bien réel. Ainsi, la seule issue pour prémunir la Libye et les libyens de morcèlement, est de s’unir autour de la table de dialogue afin de former un gouvernement national pour tous les Libyens.
Consciente de danger auquel le pays est exposé suite à la chute de Bachar Al Assad en Syrie, la mission des Nations Unies en Libye a révélé la formation d'un comité technique qui comprend un groupe d'experts libyens, dont la mission serait de déterminer les priorités et les principales étapes pour former un gouvernement consensuel visant à mettre fin à la crise politique que traverse le pays depuis années. Ce processus se concentre sur l’instauration de la stabilité et la prévention de l’escalade, en plus d’unifier les institutions nationales et d’ouvrir la voie à la tenue d’élections et au règlement des différends qui durent depuis des années.
Entretemps, les Libyens attendent avec impatience que ces mouvements contribuent à mettre fin aux périodes de transition en cours depuis le renversement du régime de Mouammar Kadhafi et à trouver une solution aux conflits politiques et armés qui épuisent le pays depuis plus d’une décennie.
Jalel HAMROUNI
JCC 2024: "Wed" de Habib Mestiri fait sensation
Sélectionné dans la section "Panorama 35” de la 35ème édition des Journées Cinématographiques de Carthage (JCC, 14-21 décembre 2024), le film “Wed” a été projeté dans une première nationale vendredi soir à la salle 4ème Art à Tunis, en présence du réalisateur et de l’équipe du film, qui réunit une pléiade d’acteurs et d’actrices en l’occurrence Ahmed Amine Ben Saad, Najwa Miled, Jamal Madani, Jamal Sassi, Tawfik El Gharbi et le nouveau talent Khouloud Jlidi.
Le film “Wed” suit le personnage de Khalil, un journaliste de gauche profondément obsédé par la défense de la justice et des causes des opprimés, qui se transforme, suite à la répression et à la corruption, en une figure “donquichottesque”, luttant contre une multitude de spectres tout en cherchant refuge dans les rêves.
Le film se présente comme un voyage complexe, dévoilant des événements mondiaux majeurs qui ont redéfini le cours de l’histoire. Il dépeint une réalité dominée par les valeurs du profit et de l’utilité, où les émotions et les sentiments sont réduits à de simples marchandises à vendre et à consommer. Au cœur de cette transformation, les valeurs d’humanité et de lien sincère se sont dissipées, laissant un vide où illusions et vérités brutales s’affrontent.
Il est à noter que le film vient de remporter le 3ème prix dans la catégorie "longs métrages fiction” du Arab Creativity Festival (festival de la créativité arabe), qui s’est déroulé du 15 au 19 décembre 2024 en Egypte, sous le patronage du ministère égyptien de la Jeunesse et des Sports.
















