Rétrospective 2024 : Monde arabe : Génocide à Gaza, Al Assad chassé de Syrie
Entre tensions géopolitiques persistantes et avancées culturelles significatives, l’année 2024 a été marquée par des événements majeurs qui ont redéfini la dynamique du monde arabe. Le génocide sioniste à Gaza a continué de concentrer l’attention internationale tandis que la guerre au Soudan, toujours plus complexe, semble s’enliser sans issue claire. Parallèlement, la trêve au Yémen, bien que fragile, a offert une lueur d’espoir pour une paix encore incertaine. En Algérie, la rivalité avec le Maroc sur le Sahara occidental demeure un point de friction majeur, tandis que la guerre en cours au Liban continue de déstabiliser la région, affaiblissant le Hezbollah et exacerbant les tensions.
L’élection présidentielle en Tunisie a conforté la position du pouvoir en place alors qu’en Syrie, la chute du régime de Bachar el-Assad a redéfini les équilibres politiques régionaux, décisif dans l’histoire du pays.
Cependant, alors que la politique régionale est dominée par ces tensions complexes, la culture a continué de jouer un rôle central dans l’identité arabe. L’ouverture du nouveau Grand Musée égyptien, le GEM, au Caire, en est un exemple frappant, symbolisant l’avènement d’une nouvelle ère culturelle. En parallèle, les athlètes arabes ont marqué les Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024, émulant une fierté collective. La Semaine arabe à l’UNESCO a aussi mis en lumière cette richesse culturelle, sans pour autant gommer les tensions politiques sous-jacentes qui continuent de marquer la région.
C’est dans ce contexte que nous vous proposons un retour sur quelques événements qui ont façonné l’actualité du monde arabe en 2024.
Gaza : Le génocide continue
Les 11 et 12 janvier 2024, un procès historique s’est ouvert à La Haye : l’Afrique du Sud a accusé Israël de génocide devant la Cour internationale de justice, dans le but de mettre fin aux bombardements sur Gaza, responsables de milliers de morts civils. Cet événement est un nouveau chapitre du conflit israélo-palestinien, qui perdure depuis près de quatre-vingts ans.
Par ailleurs, les assassinats successifs des dirigeants du Hamas, Ismaël Haniyeh et Yahya Sinouar, en représailles, étaient accompagnés d’intenses frappes israéliennes sur Gaza. À la suite de ces événements, le 21 novembre dernier, la Cour internationale de justice a lancé un mandat d’arrêt contre le Premier ministre israélien Benyamin Netanyahou et l’ancien ministre de la Défense Yoav Gallant.
Sur le plan humanitaire, la suspension des financements par plusieurs pays de l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), motivée par des accusations israéliennes, a considérablement aggravé la crise à Gaza, malgré le lancement de la campagne internationale pour un cessez-le-feu intitulée « Countdown2ceasefire ».
Le conflit soudanais perdure
Marqué par des décennies d’instabilité, le Soudan a sombré en avril 2023 dans un conflit meurtrier opposant les Forces armées soudanaises (SAF) aux Forces de soutien rapide (RSF), conséquence de l’échec de la transition démocratique qui avait suivi la chute d’Omar el-Bechir. Un an plus tard, le 15 avril 2024, le pays fait face à une crise humanitaire d’une ampleur dramatique : des millions de déplacés, des pénuries aiguës de nourriture et d’eau, ainsi que des infrastructures ravagées.
Les violences se poursuivent sans perspective politique claire, tandis que la communauté internationale, divisée et impuissante, peine à intervenir. Cette paralysie fait redouter une escalade du conflit et sa transformation en une guerre par procuration entre puissances régionales, ce qui aggraverait encore l’instabilité politique dans la Corne de l’Afrique.
Prolongation de la trêve au Yémen
Le conflit au Yémen, déclenché en 2014 par l’insurrection des Houthis contre le gouvernement, a ravagé le pays, provoquant l’une des pires catastrophes humanitaires au monde. Soutenus par l’Iran, les Houthis ont renforcé leur emprise sur de vastes territoires, y compris sur Sanaa, la capitale yéménite, tandis que la coalition dirigée par l’Arabie saoudite s’est efforcée de rétablir l’autorité du gouvernement reconnu internationalement.
Au 9 avril 2024, la prolongation de la trêve conclue en 2022, bien que marquée par des violations sporadiques, a offert une fragile lueur de stabilité, facilitant une amélioration partielle de l’accès à l’aide humanitaire. Cependant, la récente menace des Houthis de bloquer la mer Rouge a consolidé leur influence géopolitique dans la région, faisant d’eux un acteur à prendre en compte. Cette situation présente en effet des enjeux stratégiques majeurs pour le commerce maritime mondial et les équilibres de pouvoir au Moyen-Orient.
Élections présidentielles en Mauritanie
Les élections présidentielles en Mauritanie, tenues le 29 juin 2024, ont reconduit Mohamed Ould Ghazouani au pouvoir dès le premier tour avec 56 % des voix, renforçant ainsi sa position de figure principale du pays. Toutefois, la performance notable de Biram Dah Abeid, militant de premier plan contre l’esclavage, qui a obtenu 22 % des suffrages, témoigne d’une évolution du paysage politique et d’un renforcement de l’opposition. Sa campagne, centrée sur des enjeux cruciaux tels que la pauvreté, la lutte contre la corruption et les droits des minorités, a trouvé un écho significatif. Malgré la stabilité apparente du régime de Ghazouani, le pays demeure confronté à de fortes tensions sociales et économiques. L’esclavage, qui persiste notamment au sein des communautés Haratins, reste une problématique centrale. Par ailleurs, l’économie, largement dépendante des ressources naturelles, peine à endiguer la pauvreté et le chômage des jeunes.
Conflit algéro-marocain autour du Sahara occidental
En 2024, le conflit entre l’Algérie et le Maroc autour du Sahara occidental a connu une intensification par le biais de tensions diplomatiques et politiques. En mars, les deux pays se sont mutuellement accusés de soutenir des mouvements séparatistes : le Maroc a par exemple fermement condamné l’ouverture par l’Algérie d’un « bureau pour la République du Rif », une faction séparatiste. Cet épisode a ravivé et exacerbé une rivalité historique sur la question du Sahara occidental, où l’Algérie soutient activement le Front Polisario, tandis que le Maroc revendique cette région comme faisant partie intégrante de son territoire. Parallèlement, des puissances telles que la France et l’Espagne ont réaffirmé leur soutien aux revendications marocaines, intensifiant les pressions internationales autour de ce conflit qui perdure depuis 1975. À cette époque, le Maroc et la Mauritanie avaient revendiqué le Sahara occidental après le départ de l’administration espagnole, tandis que le Front Polisario en proclamait l’indépendance.
Guerre au Liban et l’affaiblissement du Hezbollah
En 2024, le Liban continue de naviguer sous la coupe d’une structure politique fragile, façonnée par un système confessionnel qui répartit le pouvoir entre les différentes communautés religieuses. La guerre qui a éclaté en septembre dernier après une nouvelle confrontation avec Israël rappelle douloureusement le conflit de 2006, évoquant un « retour au passé » pour un pays déjà éprouvé par des années d’instabilité.
Ce nouvel épisode de violences aggrave une situation nationale critique marquée par une profonde crise politique, économique et sociale. La paralysie institutionnelle actuelle, conséquence d’une gouvernance dysfonctionnelle, empêche toute réponse coordonnée à l’escalade du conflit. Par ailleurs, l’affaiblissement du Hezbollah, affligé par des pressions internes et des défis internationaux, a davantage fragilisé le paysage politique libanais, exacerbant le chaos et alimentant l’incertitude quant à l’avenir du pays.
Tunisie : Nouveau bail pour Kaïs Saïed
Les élections législatives tunisiennes de septembre 2024 ont été marquées par une participation faible, inférieure à 10 %, révélant une certaine désaffection des citoyens pour le processus politique. La majorité des sièges a été remportée par des candidats indépendants. Ce scrutin intervient dans un contexte socio-économique difficile, dominé par une crise économique sévère, un chômage endémique et une inflation difficilement stabilisée. Parallèlement, le président Saïed a conforté sa position à la tête de l’Etat après avoir remporté, avec une majorité écrasante (plus de 90%), la présidentielle.
L’ ouverture du Grand Musée Égyptien
En 2024, l’Égypte évolue dans un contexte politique dominé par un contrôle institutionnel accru et des défis socio-économiques persistants, caractérisés par une inflation galopante, un chômage élevé et une précarité financière généralisée. Dans ce climat tendu, l’inauguration du nouveau Grand Musée égyptien au Caire représente un événement de prestige majeur sur la scène internationale. Ce musée, présenté comme le plus grand du monde consacré à la civilisation égyptienne, met en lumière l’extraordinaire patrimoine culturel du pays, notamment à travers l’exposition des trésors emblématiques de Toutânkhamon.
Si cette ouverture est saluée comme une vitrine exceptionnelle de l’Égypte moderne face au monde, elle s’inscrit toutefois dans un équilibre délicat. Le gouvernement y voit, tout de même, une occasion de redorer son image à l’étranger et de stimuler le tourisme, un secteur vital pour l’économie nationale.
La Semaine arabe à l’UNESCO
La région arabe traverse en cette année 2024 une période complexe, marquée par des défis politiques, des conflits persistants et des difficultés économiques. Des tentatives de réformes et des initiatives de modernisation sont cependant mises en œuvre dans plusieurs pays. Dans ce contexte, la Semaine arabe à l’UNESCO s’affirme comme un événement clé, mettant en lumière le patrimoine culturel et artistique du monde arabe à travers des expositions, des concerts et des conférences.
Ces manifestations célèbrent la richesse et la diversité culturelle de la région tout en soulignant sa contribution essentielle au patrimoine universel. En outre, elles favorisent le dialogue interculturel, en offrant une plateforme de réflexion sur les enjeux contemporains du monde arabe, et améliorent la compréhension des complexités et des dynamiques propres à cette région, souvent mal perçue à l’international.
Le premier sommet international des pensées arabes
Le 1er Sommet international des pensées arabes, organisé les 14 et 15 novembre par l’Institut du monde arabe en partenariat avec le CAREP Paris, a marqué une étape significative dans la valorisation de la pensée arabe contemporaine. Placée sous le parrainage prestigieux d’Edgar Morin, cette initiative répond à un constat frappant : la pensée arabe est souvent réduite, en France, à son passé glorieux, incarné par l’âge d’or médiéval d’Al-Andalus, époque où les sciences et les savoirs arabes ont joué un rôle fondamental dans l’épanouissement des connaissances à l’échelle mondiale. Pourtant, cette vision nostalgique masque une réalité riche et dynamique. Les grandes figures, les courants et les enjeux de la pensée arabe contemporaine restent largement méconnus.
Le sommet s’inscrit dans une démarche éditoriale ambitieuse visant à rendre accessible au plus grand nombre l’extraordinaire foisonnement intellectuel des mondes arabes d’aujourd’hui. En cela, il s’aligne avec la mission du CAREP Paris, qui œuvre pour une meilleure compréhension et reconnaissance de la pensée arabe en France.
Chute du régime de Bachar al-Assad
En décembre 2024, après plus de cinquante ans de pouvoir, le régime de la famille el-Assad s’est effondré, mettant fin à une dynastie marquée par des décennies de résistance aux crises internes et externes. La guerre civile syrienne, déclenchée en 2011 par les manifestations antigouvernementales soutenues par des forces étrangères, a plongé le pays dans un conflit dévastateur, impliquant des puissances régionales et internationales.
L’instabilité politique et la fragmentation du territoire syrien ont favorisé l’émergence de groupes armés, tandis que des luttes pour le contrôle régional se sont intensifiées. La chute de Bachar el-Assad, soutenu par la Russie et par l’Iran, laisse la Syrie dans une situation politique incertaine : l’absence d’une autorité centrale stable, les rivalités entre factions locales et les intérêts divergents des puissances étrangères compliquent toute perspective de paix durable ou de transition politique claire.
Corée du Sud : Un avion prend feu lors d'un atterrissage causant la mort de 120 personnes
Un avion de ligne sud-coréen, transportant 176 passagers et six membres d'équipage à bord, a pris feu, ce matin 29 décembre, lors d'un atterrissage à l'Aéroport de Muan, au sud-ouest du pays, causant la mort de 120 personnes, selon un bilan actualisé.
Les autorités locales ont indiqué qu'une collision avec des oiseaux et les conditions météorologiques difficiles seraient à l'origine de ce drame, en attendant que l'enquête en cours détermine les circonstances exactes de l'accident.
Pour le moment, seulement deux membres de l'équipage ont survécu à l'accident.
Une vidéo publiée par une agence de presse locale montre l'avion, un Boeing 737-8AS, se poser sur le ventre, probablement à cause d'un dysfonctionnement de son train d'atterrissage, avant d'entrer en collision avec un mur en béton. D'après les secouristes, l’avion est presque entièrement détruit et l’identification des victimes s’avère difficile...
Notons que cet avion arrivait de Bangkok, capitale thaïlandaise.
BCT: Le taux directeur maintenu à 8%
Réuni, ce samedi, le Conseil d'Administration de la Banque centrale de Tunisie (BCT) a décidé de maintenir inchangé à 8% son taux directeur et de continuer à poursuivre une politique monétaire prudente. Dans un communiqué publié sur le site officiel de la BCT à l'issue de la réunion de son conseil d'administration, on apprend que cette décision a été prise au vu des risques entourant la trajectoire de l'inflation.
Selon la même source, le Conseil a passé en revue les derniers développements économiques et financiers aussi bien à l'échelle internationale que nationale.
Sur le plan international, l'année 2024 a été marquée par un grand progrès des banques centrales dans l'accomplissement de leur mission principale de stabilité des prix.
En effet, l'inflation est désormais proche de la cible dans la plupart des pays. Néanmoins, la persistance de l'inflation sous-jacente continue de freiner le rythme des assouplissements monétaires.
Plusieurs banques centrales continuent de privilégier la prudence dans le dosage des ajustements des taux directeurs afin de garantir que les tensions inflationnistes se dissipent et que l'inflation converge de manière durable vers les cibles.
L'apaisement des tensions inflationnistes et l'assouplissement monétaire, dans les principales économies, devraient soutenir la croissance économique, qui fait preuve de résilience, en dépit d'un contexte international marqué par une multitude de risques et entouré d'incertitude.
Sur le plan national, la croissance économique s'est maintenue sur une tendance haussière au 3ème trimestre 2024 (1,8% en glissement annuel contre 1% le trimestre précédent), soutenue par la progression notable de la demande intérieure (4,1% contre 2,6% au deuxième trimestre 2024).
Au-delà, les données conjoncturelles disponibles laissent entrevoir une poursuite du renforcement de la croissance économique au dernier trimestre 2024.
Au niveau du secteur extérieur, le déficit courant s'est réduit à 2.611 MDT (ou 1,6% du PIB) au cours des onze premiers mois de 2024 contre 3.464 MDT (ou 2,3% du PIB) un an auparavant.
Ce résultat porte la marque de la consolidation notable des revenus de travail et des recettes touristiques, et ce malgré une légère détérioration du solde commercial.
L'amélioration du déficit courant et l'atténuation des pressions sur le taux de change du Dinar vis-à-vis des principales devises ont favorisé la reconstitution des réserves de change, en dépit des dépenses importantes au titre du service de la dette extérieure en 2024.
Les avoirs nets en devises ont totalisé 25,6 milliards de dinars (ou 115 jours d'importations) à la date du 26 décembre 2024 contre 26,4 milliards (ou 120 jours) à fin décembre 2023.
S'agissant des prix à la consommation, et après avoir enregistré une stabilité durant trois mois successifs à 6,7%, le taux d'inflation a repris, en novembre 2024, la tendance baissière graduelle pour se situer à 6,6%.
Cette légère détente de l'inflation a été favorisée, particulièrement, par la baisse de l'inflation sous-jacente « hors produits alimentaires frais et produits à prix administrés » qui s'est établie à 5,8% en novembre 2024 contre 6,4% un mois auparavant, en raison, notamment, de la baisse notable des prix à la consommation de l'huile d'olive (-3,1% contre +16% le mois précédent).
En revanche, un renforcement a marqué l'inflation des produits alimentaires frais qui a atteint 14,1% (en G.A.) en novembre 2024, après 13% le mois précédent. Pour sa part, l'inflation des produits à prix administrés s'est élevée à 3,7% contre 3,5% en octobre 2024, en relation avec l'augmentation des prix des services de café.
Faut-il noter que, hors alimentation et énergie, le taux d'inflation s'est maintenu, en novembre 2024, stable à 6,3%, et ce pour le deuxième mois consécutif.
Les dernières prévisions tablent sur une poursuite de l'orientation baissière graduelle de l'inflation quoiqu'à un rythme plus lent que prévu précédemment.
En effet, les hausses attendues des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public, devraient ralentir le rythme de la baisse de l'inflation à court terme.
Ces hausses devraient occasionner des pressions sur les coûts de production et stimuler davantage la demande dans un contexte marqué par un faible dynamisme des capacités de production.
En termes de moyennes annuelles, le taux d'inflation devrait se situer à 7% pour l'ensemble de l'année 2024 avant de revenir à 6,2% en 2025.
La trajectoire future de l'inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers.
Elle serait tributaire de l'évolution des prix internationaux des produits de base et des matières premières et de la capacité à gérer les déséquilibres des finances publiques.
Le Conseil estime que la persistance de l'inflation à des niveaux relativement élevés et la présence des risques haussiers significatifs, à court et à moyen terme, pourraient altérer la stabilité des prix et entraver le processus de consolidation des capacités économiques et financières du pays.
Syrie : Trois ans pour une nouvelle constitution et quatre pour la tenue des élections
Le commandant des opérations militaires en Syrie, Ahmed Al-Sharaa, a déclaré dimanche que le processus d’organisation des élections pourrait prendre 4 ans, indiquant que l’élaboration d’une nouvelle constitution pour la Syrie pourrait prendre 3 ans.
Al-Sharaa a expliqué que la nouvelle administration du pays négocie actuellement avec les Forces démocratiques syriennes (FDS) kurdes pour les inclure dans les forces armées syriennes, décrivant l’étape actuelle que traverse la Syrie comme « préliminaire à un gouvernement intérimaire pour une période plus longue.
Al-Sharaa a estimé que « les quotas politiques détruiraient le processus de transition », en réponse à la formation d’un gouvernement intérimaire dirigé par Ahmed Al-Bashir, qui gère les affaires du pays.
Ahmed Al-Sharaa a souligné que la « Hay’at Tahrir Al-Sham », qu’il dirige, sera dissoute.
Rétrospective 2024 : Chronique d’une année de braise …
Par Chokri Baccouche
La scène, imaginaire, se passe dans une classe d’élèves regroupant des adultes anticonformistes. Actualité oblige, l’enseignant de cette bande de joyeux lurons déclare solennellement que 2024 a été porteuse de bonnes nouvelles pour l’ensemble de l’humanité et demande par conséquent si ses protégés partageaient son opinion. Contre toute logique, une forêt de doigts s’est levée d’un coup en signe d’acquiescement apparent et le comble c’était la bonne réponse. On l’aura certainement deviné, les joyeux compères n’avaient pas levé le pouce mais un doigt d’honneur bien tendu à la verticale pour exprimer leur hostilité et leur désaccord. 2024 qui s’apprête à nous quitter sur la pointe des pieds aura été, en effet, une année particulièrement stressante. Elle a été marquée par de profonds bouleversements géopolitiques et des conflits prolongés. Le Moyen-Orient continue, malheureusement, à occuper le haut du pavé dans ce capharnaüm planétaire avec la guerre à Gaza qui n’a pas encore fini de révéler toutes ses horreurs, ses heurts et ses insoutenables malheurs. 2024 a été en effet l’année des génocides et des destructions par excellence ayant pour principal théâtre l’enclave palestinienne sinistrée. Le millésime finissant a offert pour la postérité l’effroyable souffrance endurée par ce peuple martyre, victime d’une épuration ethnique sioniste qui continue à lutter pour sa survie avec la force de la foi. Plus de 45 mille Palestiniens dont près de 15 milles enfants ont été massacrés par l’armée sioniste. Le sinistre feuilleton de la mise à mort délibéré de ce peuple en détresse livré à son triste sort par la communauté internationale se poursuit encore. Parqués dans des camps de fortune et affamés, les survivants palestiniens de ce véritable holocauste subissent les rigueurs de l’hiver et des maladies. A Gaza, l’humanité est passé de vie à trépas. Elle est morte et enterrée, en même temps que les femmes et les enfants palestiniens ensevelis sous les décombres et les gravas des immeubles bombardés par l’aviation sioniste.
A Gaza, le peuple palestinien souffre mais fait preuve également d’une remarquable détermination à briser les chaines de la servitude. Après près de deux années de guerre, la résistance palestinienne n’en démord pas, malgré la perte de nombre de ses leaders dont notamment Yahia Sinwar et Ismaïl Haniyeh. Elle continue à puiser son énergie combattive dans sa volonté indélébile de forcer le destin de tout un peuple afin de lui permettre enfin de recouvrer sa liberté et de vivre en toute autonomie sur la terre de ses ancêtres. L’année 2024 a été marquée par la décision historique de la Cour Pénale Internationale qui a émis des mandats d’arrêt contre le chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu et son ancien ministre de la Défense Yoav Gallant pour crimes de guerre. De nombreux pays européens se sont engagés à appliquer le verdict de la CPI. Il s’agit d’une première qui aura inévitablement des conséquences politiques, ce qui n’est pas peu. Les exactions effroyables commises par les deux responsables sionistes contre les Palestiniens, sont certainement à l’origine de la volte-face des Européens qui ont soutenu jusque-là à bras-le-corps le régime de Tel-Aviv.
La guerre au Liban est une autre tragédie qui a marqué l’année 2024. Elle a été délibérément déclenchée par le Premier ministre israélien Netanyahu dans le but d’étendre le conflit pour échapper à la justice de son pays et assurer son maintien au pouvoir. Elle a généré également beaucoup de pertes parmi les populations civiles du pays du cèdre. Dans son délire faussement messianique, Netanyahu s’est attaqué au Liban pour imposer une « pax israéliana » et remodeler le Moyen-Orient conformément à ses desiderata. Hassan Nasrallah, le chef du Hezbollah ainsi que de nombreux leaders du mouvement chiite libanais ont fait l’objet d’un assassinat ciblé. Israël a marqué des points mais la résistance libanaise a plié, mais n’a pas cassé pour autant. Elle a repris très vite ses esprits et tenu la dragée haute à l’assaillant sioniste. La trêve signée par les deux belligérants a été régulièrement violée par les responsables sionistes qui confirment, encore une fois, leur réputation de ne respecter aucun de leur engagement et de violer en toute impunité toutes les lois et les conventions internationales.
Au Levant, la chute du régime de Bachar el-Assad a ouvert une période de transition chaotique en Syrie. Un pouvoir de fait, dominé par des factions sunnites rigoristes, tente de stabiliser la situation. Il doit composer avec des factions djihadistes majoritaires dans ses structures, tout en désamorçant les tensions entre les Turcs et les Kurdes du Rojava, sans céder aux revendications libérales des Forces démocratiques syriennes (FDS). Ce nouveau pouvoir doit maintenir son ancrage idéologique tout en rassurant les chrétiens et les secteurs laïcs de l’opinion syrienne afin d’éviter des fractures internes. En parallèle, il cherche à fédérer un front anti-iranien sans basculer dans un anti-chiisme radical, s’inspirant d’un nationalisme arabe réactualisé et foncièrement anti-perse. La chute de Bachar El Assad ressemble à s’y méprendre à celle de Saddam Hussein. Elle a été théâtralisée à la hollywoodienne dans le cadre d’une mise en scène qui donne l’impression du déjà vu. Au moment où l’armée israélienne, profitant du renversement d’El Assad, s’est engouffrée en territoire syrien en prenant soin de décimer tout l’arsenal et l’infrastructure militaire syriens, le groupe islamiste Hayet Tahrir al-Cham qui se veut l’architecte de l’insurrection contre le régime, n’a pas daigné bouger le petit doigt pour s’opposer à l’envahisseur. La réponse à cette « énigme » est d’une simplicité puérile. L’avenir de la Syrie qui fait l’objet de convoitises des puissances régionales et internationales et d’un enjeu géopolitique majeur est plus qu’incertain.
En 2024, le conflit russo-ukrainien s’est mué, par ailleurs, en une guerre d’usure prolongée. Les forces russes ont maintenu leur pression, tandis que Kiev, soutenue par ses alliés occidentaux, a opposé une résistance acharnée mais qui commence à s’étioler. Les pertes humaines et matérielles générées par cette sordide guerre sont considérables. Moscou, appuyée par la Chine, l’Iran et la Corée du Nord, a réussi à maintenir son arsenal militaire malgré les sanctions occidentales et les livraisons d’armes à l’Ukraine. Le tragique feuilleton de ce conflit va apparemment se poursuivre encore pour un bon bout de temps. A moins bien sur que les belligérants, directs et indirects, daignent enfin donner une chance à la paix.
Bref, 2024 n’a pas été du tout tendre pour l’ensemble de l’humanité. Elle a été le miroir d’un monde en débandade en proie aux guerres, aux crises humanitaires et aux recompositions politiques qui ont transformé les relations internationales et alimenté les tensions et les incertitudes. De quoi sera fait demain ? Bien malin celui qui saura donner une réponse précise à cette question lancinante. Positivons malgré tout car, tant qu’il y a la vie, il y a de l’espoir. L’espoir qu’en 2025 qui va bientôt prendre la relève, la paix en Palestine, en Ukraine, en Syrie, au Soudan et partout ailleurs dans le monde, soit au rendez-vous. Croisons les doigts pour qu’il en soit ainsi. Bonne année à tous.
C.B.
Ligue 1: L'USMonastir vire en tête et L'Espérance s'impose à Sfax
La seconde tranche de la douzième journée à été favorable à l'USMonastir qui s'installe en haut de la hiérarchie et à L'Espérance qui a remporté le classique face au CSSfaxien à Sfax. Le sommet de la journée entre Monastiriens et Stadistes a vu les Saheliens remporter la mise sur un but entaché de faute sur le gardien Sami Hlal avant de voir Mastouri marquer à la 38e. Un but irrégulier qui a scellé le sort du match au grand dam des gars du Bardo. A Sfax, L'Espérance, grâce à sa meilleure seconde période à réussi à prendre l'avantage en fin de match sur un but de Konate suite à un caviar de Blaili et ce après avoir raté deux tête- à- tête de Mokwana et de Blaili. Un succès qui permet aux Sang et Or de pointer à trois points du leader. A Jendouba, l'O.Beja a cédé devant l'ESMetlaoui sur un but de Boubakar Bah à la 54e. Enfin, EGSGafsa a finalement arrêté l'hémorragie en empochant un point à domicile contre l'Etoile du Sahel. Ben Choug a marqué pour les Saheliens et Omrani a signé le but des Sudistes.
Résultats :
USM -ST 1-0
CSS- EST 0-1
OB- ESM 0-1
EGSG- ESS 1-1
Classement
1 USM 29 points
2 CA 28 points
3 ST 27 points
4 EST 26 points
5 ESZ 25 points
6 ESS 21 points
7 OB 18 points
8 CSS 17 points
ESM 17 points
10 JSO 14 points
11. ASG 13 points
12. USBG 12 points
-ASS. 12 points
14 CAB 8 points
15UST 7 points
16 EGSG 5 points
Jamel Belhassen
Championnat national de lecture: Qui seront les nouveaux champions ?
Par Imen Abderrahmani
Au-delà des résultats, tout lecteur est toujours gagnant. Le championnat national de lecture qui vient de démarrer le 25 décembre pour se poursuivre jusqu’au 25 octobre 2025 n’est qu’un bel argument pour encourager la lecture en Tunisie. Le point sur cet évènement.
De Kébili, du sud de la Tunisie, le coup d’envoi de la 4ème édition du championnat national de lecture a été donné par la ministre des Affaires culturelles Amina Srarfi, lors de sa visite dans la région. Créée à l’initiative du ministère des Affaires culturelles pour inciter les Tunisiens à lire de plus en plus et surtout pour les « pousser » à fréquenter les bibliothèques publiques qui sont systématiquement nourries et enrichies par les nouveautés, le Championnat national de lecture qui souffle cette année sa 4ème bougie intéresse de plus en plus les lecteurs surtout qu’il est ouvert à toutes les tranches d’âge et de tous les segments de la société y compris les détenus des institutions pénitentiaires, les résidents des maisons de retraite et des centres de soins, ainsi que les enfants et adultes de tous âges.
Axé sur trois étapes majeures, permettant de prendre part à la finale qu’accueillera comme à l’accoutumée le stade olympique de Radès et qui constitue un évènement national culturel phare, le championnat commence par des sélections locales qui se dérouleront dans les bibliothèques publiques de toutes les délégations, couvrant l’ensemble des gouvernorats du pays.
La 2ème étape est les sélections régionales où les candidats qualifiés seront ensuite invités à s’affronter au niveau des chefs-lieux des gouvernorats.
La 3ème étape et celle de la finale où les meilleurs lecteurs se réuniront à Tunis, au stade olympique de Radès, pour un dernier défi, permettant de définir les lauréats dans chaque catégorie.
S’agissant des chiffres, le directeur général des livres au Ministère des Affaires Culturelles Imed Hajji, a fait savoir lors d’un point de presse organisé il y a presqu’un mois que pour cette année et avant même le démarrage officiel du championnat, 1 400 participants sont déjà inscrits. À son issue, 60 lauréats seront récompensés, soit 10 par catégorie. Ces derniers recevront des prix en argent allant de 500 à 700 dinars, en reconnaissance de leurs efforts et de leur engagement. Le responsable a également annoncé que l’enveloppe réservé à cette manifestation a connu une nette évolution, les récompenses passeront ainsi de 200 et 5 000 dinars pour les précédentes éditions précédentes à 500 et 7000 dinars pour cette 4ème édition du Championnat. Ce décret devrait paraître prochainement au Journal Officiel de la République Tunisienne (JORT) afin que les prix de cette quatrième édition soient soumis à ce nouveau texte juridique. Pour la première fois, a-t-il encore souligné trois prix officiels seront attribués aux familles participantes, et ce, en fonction du nombre de livres lus dans chaque foyer.
700 000 livres lus…
Pour participer, la procédure est simple. Les candidats- lecteurs sont invités à retirer un carnet de lecture de leur bibliothèque publique locale et emprunter des ouvrages pour les lire et les résumer. Cette étape est essentielle pour valider leur participation.
Selon le règlement de la compétition, les deux premières catégories, celles de 6 à 8 ans et de 9 à 12 ans n’ont qu’à lire des ouvrages en arabe, évidemment figurant sur les fonds de la bibliothèque publique. Pour les lecteurs et lectrices âgé (e)s de 13 à 15 ans et de 16 à 22 ans, ils sont conviés à lire des ouvrages en arabe ainsi que d’autres dans l’une des deux langues étrangères, à savoir le français ou l’anglais. Enfin, pour les lecteurs de deux tranches d’âge de 23 à 39 ans et de 40 ans et plus, ils sont invités à lire dans les trois langues : l’arabe, le français et l’anglais. Le règlement précise également que nombre de livres requis pour la phase locale est fixé à 48 ouvrages pour les deux premières tranches d’âge, 30 ouvrages pour la troisième tranche, et 12 ouvrages pour les trois dernières.
Toujours d’après Imed Hajji, et selon les chiffres récoltés des carnets de participation, au total 700 000 livres ont été lus et l’âge des participants enregistré lors de la finale va de 6 ans, le plus jeune lecteur et 80 ans, pour le plus âgé lecteur.
Encourageant la lecture dans la famille, et décernant des prix pour encourager parents et enfants à réserver un temps pour la lecture, la finale nationale de la 3ème édition a vu la participation de 45 familles d’un total de 165 familles qui ont pris part à la compétition.
Il est ainsi à rappeler que cette initiative vise à la fois à encourager les Tunisiens à lire et à les inciter à fréquenter les bibliothèques publiques dont le réseau comporte 443 bibliothèques, dont 24 régionales, 374 fixes et 45 mobiles, disposant d’un fonds de huit millions de livres.
Qui seront les nouveaux champions ? N’importe les noms, l’essentiel est que les Tunisiens lisent et que nos bibliothèques publiques ne soient pas habitées par des fantômes.
I.A.
Arrestation d’un jeune suspecté d’extorsion via les réseaux sociaux : Que faire pour mieux contrôler l’espace virtuel?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
L’arrestation d’un jeune homme originaire de Nabeul pour extorsion via les réseaux sociaux remet au devant de la scène l’épineuse question de l’usage malsain de l’espace virtuel. Comment lutter contre ces abus?
On apprend que les unités de police relevant du Commissariat de Nabeul ont arrêté en milieu de cette semaine un individu soupçonné d’avoir piraté le compte Facebook d’une jeune fille. Suite à quoi, le suspect a menacé sa victime de publier ses photos et ses vidéos sur les réseaux sociaux si elle ne lui ne verse pas une somme importante d’argent. Cette affaire ne constitue pas, par ailleurs, une première en Tunisie. En effet, selon les chiffres du ministère de la Justice, pas moins de 50 affaires de ce type ont été examinées par les tribunaux rien qu’en 2024. Ces affaires portent sur des atteintes à la pudeur, l’outrage, extorsion et atteinte à la vie privée d’autrui. Et même si la Tunisie est dotée d’un arsenal juridique pour lutter contre ces abus, les réseaux sociaux sont devenus une véritable jungle où l’on voit de toutes les couleurs. Du coup, le gouvernement a entamé au mois de juillet dernier une véritable opération de chasse à la sorcière. Plusieurs influenceurs et You tubeurs ont été, en effet, arrêtés. Que faire, de fait, pour mettre de l’ordre dans ce paysage virtuel qui échappe à tout contrôle ?
Interrogé à ce sujet, Me Houssem Eddine Ben Atiya, nous a confié: «Il faut savoir que plusieurs lois régissent ces activités virtuelles sur les réseaux sociaux et sur Internet en général. La plus importante d’entre elle est le Décret-loi n°2022-54 du 13 septembre 2022, relatif à la lutte contre les infractions se rapportant aux systèmes d’information et de communication. Cela étant, il faut accompagner ces lois par d’autres mesures comme la sensibilisation et la formation notamment des jeunes pour un bon usage des réseaux sociaux».
Pour une charte nationale…
Devenus un outil indispensable de communication, les réseaux sociaux devraient, selon plusieurs spécialistes faire l’objet d’une charte nationale de déontologie qui devrait être, également, apprise à l’école et dans les différents établissements scolaires et éducatifs. C’est ce que préconise, l’activiste, Houssine Chalghaf, qui nous a indiqué: «Le succès planétaire des réseaux sociaux – Facebook en premier lieu – a fait rentrer la société, toutes classes confondues, dans une nouvelle ère, celle de l’exhibitionnisme numérique. Véritables phénomènes, ces réseaux sociaux provoquent des réactions extrêmes. Et même si ces sites permettent également d’envoyer et de recevoir des messages, de télécharger des photos et des vidéos, d’acquérir une notoriété publique, ils comportent aussi plusieurs risques comme le piratage de compte qui peut aller jusqu’à l’usurpation d’identité. On peut, également, être victimes de cambriolages lorsqu’une personne a indiqué non seulement son adresse mais également ses dates de vacances ou encore de voyeurisme lorsque des informations purement privées, telles des photos ou des vidéos sont publiées. Le harcèlement en ligne comme cela peut arriver par exemple dans les écoles où des adolescents menacent leurs camarades de révéler des photos coquines et aussi un risque majeur comme le partage indu d’informations sensibles à de parfaits inconnus et l’utilisation non souhaitée des données collectées à des fins publicitaires ainsi que les risques de dépendance, notamment chez les plus jeunes qui ne peuvent aller se coucher sans passer par la case Tik Tok. La solution serait peut-être tout simplement d’apprendre à apprivoiser ces réseaux sociaux qui font désormais partie de notre quotidien. Cela passe notamment par la connaissance des principaux réseaux et de leurs fonctionnalités, l’adoption de bons comportements et le paramétrage de la sécurité et de la portée des publications».
M.B.S.M.
Hôtellerie : Ouverture de The NINE, le premier hôtel Lifestyle en Tunisie
Dans un domaine où les innovations utiles et agréables sont toujours bien accueillies pour changer d’ambiance et d’humeur, l'hôtellerie Lifestyle s’est imposée comme la nouvelle tendance qui séduit les voyageurs dans le monde. Cette tendance a trouvé son origine à la suite d’une standardisation devenue trop forte et des établissements hôteliers finissant tous par se ressembler avec des chambres parfaitement identiques dans leur décoration et leurs équipements, sans aucune identité propre.
Après le triste épisode du Covid, cette tendance des hôtels Lifestyle s’est accélérée. De nombreux hôtels se sont renouvelés au gré des nouveaux besoins des voyageurs qui ne souhaitent plus résider dans des établissements où ils passent plus une simple nuitée (ou plus), mais qui cherchent désormais à la fois un lieu d’hébergement, qui soit également un lieu de rencontre convivial et chaleureux.
Avec l’ouverture à la Marsa de l’hôtel «The NINE Lifestyle Experience», fondé par le Groupe Seabel Hotels Tunisia, l’hôtellerie tunisienne vient d’enregistrer l’ouverture du premier hôtel Lifestyle dans le pays. Bien plus qu’un simple hôtel dans la Capitale, The NINE se positionne comme un véritable lieu de vie, d’échanges et de partage.
Lors de la visite organisée à l’occasion de son ouverture, l'on a découvert une destination unique où travail, détente, restauration et bien-être se rencontrent. Avec ses espaces innovants et polyvalents, chaque visiteur est invité à vivre des moments inoubliables dans un cadre exceptionnel.
The NINE est une expérience à vivre, à partager et à chérir. Comme les hôtels « Lifestyle » dans le monde, il se démarque totalement de l’offre hôtelière classique.
Depuis l’entrée, le visiteur remarque que le hall classique a cédé la place à un grand espace, convivial, chaleureux et propice aux rencontres. On retrouve un espace “lounge” au design raffiné, avec de larges divans, quelques fauteuils, des tables basses aux formes originales et à la musique d’ambiance caractéristique.
Par ailleurs, la stimulation des cinq sens, au cœur du concept Lifestyle de l’hôtel The NINE. C’est principalement à travers les émotions et les sensations ressenties par le visiteur qu’il se démarque :
-La vue (éclairage doux et chaleureux, décoration soignée, œuvres d’art).
-L’ouïe (musique d’ambiance ou silence dans certaines aires).
-L’odorat (ambiance olfactive dans les espaces communs et spa).
-Le goût (restaurant au menu inventif, authentique et bio).
-Le toucher (textures, matériaux).
Dès lors, l’expérience client à l’hôtel The NINE est unique par le biais de plusieurs émotions et stimulations sensorielles. Cette atmosphère crée des souvenirs durables aux voyageurs et une identité propre à l’établissement composé de 104 chambres élégantes où style et confort se rencontrent, dont la prestigieuse Suite 999, en plus, bien entendu, des autres composantes (espace de travail, bar, bistro, terrasse, lounge, SPA…).
Une vision éducative au cœur du projet
Il est aussi à préciser que The NINE se distingue encore davantage par le fait qu’il est l’hôtel d’application des étudiants de EIGHT Hospitality Business School, une école qui fait partie du réseau des écoles certifiées de l’EHL (fondée en tant qu’École hôtelière de Lausanne), grâce à son statut d’”Associate Member”.
En somme, on ne peut que se féliciter de l’arrivée du concept d’hôtellerie Lifestyle en Tunisie pour diversifier et enrichir notre offre, afin de satisfaire les voyageurs recherchent désormais des expériences nouvelles, une ouverture culturelle et des lieux d’échanges et de partage.
UGTT : La crise interne enfle et Taboubi botte en touche
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Alors que les agents et cadres de la CPG ont observé une grève générale de deux jours (25 et 26 décembre), le secrétaire général de l’UGTT persiste et signe que son organisation demeurait forte. Jusqu’où peut aller cette fuite en avant?
S’exprimant lors de la réunion de la Fédération syndicale de la femme et des jeunes travailleurs, le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a affirmé que son organisation est plus que jamais forte et que les divergences entre ses dirigeants sont signe de bonne santé et traduit l’esprit démocratique qui règne au sein des différentes structures de la Centrale syndicale. Taboubi a mis en garde contre ceux qui misent sur cette crise pour signer l’arrêt de mort de l’organisation syndicale, affirmant au passage que «l’UGTT restera la tente pour tous les Tunisiens qui ne sera jamais détruite». Conjointement, tous les agents et cadres de la Compagnie des phosphates de Gafsa ont observé une grève générale de deux jours (le 25 et 26 décembre dernier), qui a touché toutes les unités de production à Tunis, Gafsa et Gabès. Le Conseil sectoriel des mines de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) avait lancé, le 13 décembre dernier un préavis de grève pour tous les sites de production de la CPG pour revendiquer le versement de la prime de rendement de 2019 et 2023, l’application des procès-verbaux des précédentes réunions centrales, et l’allocation des quotas pour les prêts sociaux pour les années 2023, 2024, et 2025, ainsi que les majorations au salaire de base. Cette grève a été perçue par les observateurs comme un test pour mesurer la puissance de l’UGTT et si elle est encore capable de peser dans les négociations sociales avec le gouvernement.
Il y a un paradoxe dans le discours des dirigeants de l’UGTT. Quelques jours auparavant, on parle d’une crise aigue au sein de la structure syndicale et actuellement, on loue la force de la Centrale. En temps normal, quand il y a une crise en cours entre factions rivales dans une Centrale syndicale, dont notamment le bureau exécutif est pointé du doigt, l’UGTT en tant qu’organisme indépendant doit trouver la panacée. Elle ne doit pas choisir son camp en fonction de calculs opportunistes. Surtout que dans un passé récent, l’UGTT a été l’instrument de la contestation politique et usait de son influence pour garantir le triomphe des uns et l’humiliation des autres, c’est qu’elle a failli à son rôle et à sa fonction. Ceci nous rappelle les dix dernières années du syndicalisme avec ses multiples grèves. Jusqu’où peut, en effet, aller cette fuite en avant au moment où le pays a besoin d’une paix sociale solide pour se relancer notamment sur le plan économique?
Réactions
Affaiblie par une crise interne qui dure depuis 2022 et discréditée par une grande partie de sa base syndicale, jamais l’UGTT n’a été aussi vulnérable. C’est du moins ce que pensent certains analystes à l’instar du juriste, Salem Chérif, qui nous a confié: «Les dernières sorties du secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail, Noureddine Taboubi, montre que c’est la crise interne et sa gravité qui motive cette fuite en avant en brandissant à chaque fois la menace de la grève. Or, à mon avis, l’actuel bureau exécutif, du moins les membres qui soutiennent toujours le secrétaire général, à se pencher sérieusement sur l’origine de cette crise, afin d’éviter l’explosion. On voit bien par ailleurs que même le sit-in annoncé par les membres réfractaires, a été reporté au 8 janvier prochain, cela ne fait qu’expédier cette crise et non pas la résoudre et repartir sur de nouvelles bases». De son côté, l’activiste, Rached Ben Hcine, nous a indiqué: «Même si le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail, Sami Tahri, avait indiqué récemment que l’organisation a la capacité de surmonter les crises et est plus grande que tous les individus et que cette crise ne doit pas affecter le travail syndical, tout en soulignant que les conférences sectorielles et la conférence constitutionnelle prouvent la continuité des activités et que la machine de l’Union fonctionne malgré les divergences, il va sans dire que sur le terrain, la réalité est tout autre. En effet, le 8 janvier prochain sera une date fatidique puisqu’elle survient dans un mois connu par les Tunisiens comme le mois des protestations et des revendications. Et ce sit-in prévu à cette date pourrait constituer un tournant si la base syndicale déciderait de se soulever contre l’actuel direction syndicale».
M.B.S.M.
"Retourne dans ton pays" : Nagui révèle être encore victime de racisme !
Nagui, animateur emblématique de la télévision française, a souvent évoqué le racisme qu'il a subi tout au long de sa carrière. Sur le plateau de C l'hebdo, il a confirmé que cela lui arrivait toujours.
Nagui était l'invité de l'émission C l'hebdo, diffusée sur France 5. Face à Aurélie Casse, l'animateur de N'oubliez pas les paroles a partagé des anecdotes marquantes sur ses débuts dans les médias. D'origine égyptienne, le compagnon de Mélanie Page se souvient comment le racisme a influencé sa carrière, des premières propositions discriminatoires aux remarques qu'il continue de recevoir à 63 ans.
Durant l’émission, Nagui s'est souvenu d'une expérience marquante survenue à ses débuts dans les médias. Alors qu’il postulait pour un poste à la radio, un patron lui avait proposé de changer de nom, le jugeant pas assez francophone :
Vous avez une bonne voix, je vais vous mettre à l’antenne. Par contre, Nagui, c’est un peu trop typé, il faudrait changer de nom.
"Bah non, c’est mon prénom", lui avait-il répondu. Mais le patron avait insisté en lui demandant de garder Nagui en "nom de famille", et de choisir un prénom comme "Jean ou Christophe Nagui".
Christophe était à la mode avec Christophe Dechavanne à l'époque (...) Et par amour propre, je dis non. C'est nier qui je suis.
Et l’histoire ne s’arrête pas là. Le papa de quatre enfants a également révélé que cette même radio — dont il ne donne pas le nom, mais l'adresse postale qui laisse penser qu'il s'agissait d'Europe 1 — avait mené des sondages pour évaluer si le public accepterait un animateur d’origine égyptienne.
Ces sondages ont existé, j'en ai vu le résultat. Et les directions qui ont demandé ces sondages m'ont montré ces résultats. Mais que la question soit posée, c'est... Ok... Qu'est-ce que vous voulez que je fasse.
"Des pointes de racisme" encore présentes aujourd’hui
Bien que sa carrière soit aujourd’hui couronnée de succès, Nagui affirme que le racisme n’a pas disparu de sa vie. Alors qu'il s'est positionné contre le retour de la vachette dans l'émission Intervilles, il a reçu de nombreux messages discriminatoires sur les réseaux sociaux :
Des personnes (...) me disent : "Retourne dans ton pays si tu ne veux pas respecter nos traditions de vachette dans une émission de télé."
Malgré ces attaques, l’animateur préfère relativiser : "Il y a plein de policiers qui ont été très sympas avec moi, parce que j'étais Nagui de la télé", a-t-il précisé, avant de rappeler que d’autres l’ont contrôlé simplement à cause de son "physique". Nagui conclut avec une note d’optimisme et refuse de se poser en victime, mais il rappelle que le chemin reste encore long pour dépasser ces discriminations.
L’OMS le confirme : L'hôpital clé de Gaza hors service et son directeur détenu
Les autorités sanitaires de la bande de Gaza s'inquiètent, samedi 28 décembre 2024, de la situation critique dans le nord du territoire palestinien en guerre, après la détention selon elles par Israël du directeur d'un hôpital clé, annoncé « hors service » par l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Il s’agit de l’hôpital Kamal Adwan pris pour cible par l’armée israélienne.
Le ministère de la Santé du gouvernement du Hamas à Gaza a affirmé que les troupes sionistes avaient conduit à « un centre de détention, pour les interroger », des « dizaines de membres du personnel médical de l'hôpital Kamal Adwan », dont le directeur, le Dr Hossam Abou Safiya.
Cet établissement était le dernier grand hôpital opérationnel dans le nord de Gaza. Il est désormais « hors service » après un raid israélien à proximité, a dit l'OMS. « De premières informations font état de services clefs incendiés et détruits pendant le raid. Soixante membres du personnel soignant et 25 patients sont dans un état critique », a pointé l'organisation internationale, dont le siège est à Genève. « En arrêtant le directeur de l'hôpital Kamal Adwan, des dizaines de membres du personnel médical et technique, ainsi que le directeur de la Défense civile dans le nord, l'occupation a complètement détruit l'ossature médicale, humanitaire et de secours dans le nord de Gaza », a dénoncé auprès de l'AFP le porte-parole de la Défense civile gazaouie, Mahmoud Bassal.
Les Israéliens avaient annoncé avoir lancé vendredi une opération contre des combattants du mouvement islamiste palestinien Hamas près de cet hôpital au rôle crucial dans une bande de Gaza aux services de santé exsangues après plus de 14 mois de guerre.
"Déshabillés"
« L'occupation (israélienne) a complètement détruit l'ossature médicale, humanitaire et de secours dans le nord de Gaza », a dénoncé à l'AFP le porte-parole de la Défense civile locale, Mahmoud Bassal, précisant que le responsable local des secouristes avait état également arrêté.
Mohammad, un témoin qui a préféré taire son nom de famille, a affirmé à l'AFP que l'armée avait «demandé à tous les jeunes hommes de se déshabiller avant de sortir de l'hôpital et de se rendre dans une école utilisée comme centre de détention et d'interrogatoire».
« Les soldats nous ont posé des questions sur les résistants, le Hamas, les armes et les gens qui filmaient les bombardements », a ajouté cet homme de 48 ans, qui a été arrêté puis relâché.
L'OMS a également relayé les accusations selon lesquelles « plusieurs personnes auraient été déshabillées et forcées à marcher vers le sud de Gaza ».
Cette agence de l'ONU a ajouté que vendredi soir « les 15 patients critiques qui restaient (à l'hôpital), 50 soignants et 20 agents de santé ont été transférés à l'hôpital indonésien (à Jabalia), qui manque des équipements et des fournitures nécessaires pour prodiguer des soins adéquats ».
Editorial : Passer des paroles aux actes - Par Hassan GHEDIRI
C’est un impératif pour la Tunisie aujourd’hui. Tandis que le pays se trouve à un tournant économique et social des plus décisifs de son histoire, les attentes des citoyens deviennent de plus en plus pressantes dans une conjoncture qui ne cesse d’amplifier les inégalités et les disparités. Une situation complexe qui exige une révision intégrale des approches traditionnelles de planification et de développement. C’est d’ailleurs en partant de ce même constat que Kaïs Saïed semblait avoir imaginé et conçu l’architecture de son grand projet de reconstruction. Au mois de septembre dernier, en examinant ce qui est supposé être le cadre constitutif des politiques de planification présentée dans une feuille de route baptisée «Document des grandes orientations du développement», il a tenu à rappeler à son chef du gouvernement la nécessité de rompre avec les politiques du passé. Laquelle rupture qui doit être, selon Saïed, à la fois sur le fond et sur la forme et qui illustre l’urgence des réformes fondamentales, «loin des slogans creux et des modèles obsolètes» comme aimait-il le souligner dans tous ses discours.
Durant de longues décennies, les plans de planification économique, se sont enchaînés au fil des quinquennats sans en fin de compte satisfaire les attentes des générations de Tunisiens. Nombreux sont en effet les Tunisiens qui croient, comme Saïed, que «des centaines de milliards de dinars ont été dilapidés dans des projets dont les travaux n’ont jamais vu le jour». Un état des lieux qui, mise à part son objectivité, met en évidence la mauvaise gestion des deniers publics, et des projets mal planifiés et généralement abandonnés pour des motifs bureaucratiques desquels se dégageait souvent un râlent de corruption.
Si aujourd’hui la Tunisie a mal des disparités, ses souffrances sont conséquence de ces politiques défaillantes. Et quand certaines régions, essentiellement côtières prospèrent, l’intérieur du pays reste toujours marginalisé, manquant d’infrastructures et dépourvu d’opportunités économiques. Ces inégalités sont non seulement sources d’injustice, mais elles freinent également le développement de tout le pays. Les anciennes politiques, focalisées sur des projets classiques voire archaïques et complètement déconnectées des besoins réels des citoyens, doivent désormais céder la place à une planification intégrée et inclusive.
Pour rompre avec ces dynamiques dépassées du passé, la Tunisie a besoin d’un véritable renouvellement de ses paradigmes de développement. Ceci nécessite une capacité de se réinventer et reconsidérant aussi bien les objectifs des politiques publiques, que les méthodologies envisagées pour les atteindre.
Ce renouveau doit s’appuyer sur deux principes fondamentaux: l’efficience et la transparence parce qu’une planification ne peut être efficace que si elle colle aux attentes des citoyens, en privilégiant les projets qui, en générant des emplois c’est-à-dire atténuant la marginalisation et la, pauvreté, améliorent les conditions de vie de la population et comblent les écarts entre les régions. Cela implique une vraie décentralisation, en donnant aux autorités locales les moyens nécessaires pour que les politiques de développement soient le reflet des réalités locales.
L’équité, en tant que pilier central du développement, ne doit plus être un simple objectif théorique. Elle doit se traduire par des actions concrètes visant à éliminer les disparités économiques et sociales. Pour ce faire, la Tunisie doit adopter des politiques qui favorisent une redistribution équitable des ressources, tout en investissant dans des secteurs porteurs tels que l’agriculture durable, les énergies renouvelables et l’économie numérique.
Il est également crucial d’investir dans l’éducation et la formation professionnelle, notamment dans les régions défavorisées, afin de donner à tous les Tunisiens les outils nécessaires pour contribuer au développement du pays. Par ailleurs, une justice fiscale rigoureuse est essentielle pour garantir que les ressources collectées par l’État soient utilisées de manière optimale et équitable.
La volonté de réforme est grandissante, c’est sa mise en œuvre reste le défi majeur. Pour éviter de reproduire les erreurs du passé, la Tunisie a besoin d’un cadre institutionnel solide et transparent avec lequel doivent être déployés les moyens nécessaires garantissant un suivi rigoureux des projets, une évaluation régulière de leur impact et un engagement infaillible à la lutte contre la corruption. Ceci dit, la Tunisie doit miser sur la digitalisation pour une gestion plus efficace et plus transparente des ressources.
En adoptant une approche innovante et inclusive, la Tunisie a l’opportunité de transformer les défis actuels en leviers de développement durable. Le pays regorge de talents, des richesses inexploitées et d’une jeunesse ambitieuse qui n’attend qu’une chose: une politique de développement qui répond à ses aspirations. Il est grand temps pour passer des paroles aux actes.
H.G.
Ligue1 (13e J.) : Le CA vire en tête, l’ESZ freinée
La première partie de cette treizième journée n’a pas manqué d’intérêt de d’enseignements. Le Club Africain, vainqueur du CAB à Rades, a pris provisoirement la première place. L’ES Zarzis a été freinée par son voisin de Ben Guerdane, l’AS Soliman reste fidèle à ses résultats surprenants alors que la JSO n’arrive plus à gagner.
Au stade de Radès, les Clubistes de Tunis avaient les cartes en main pour vaincre et occuper provisoirement la tête du classement face à un CAB qui fait tout pour quitter la zone rouge. Les intentions des uns et des autres étaient claires avec des Cabistes qui ont évolué avec un bloc bas pour contrecarrer l’adversaire et des Clubistes déterminés à attaquer et à renouer avec la victoire après la parité au derby. Les Nordistes ont réussi à bloquer les Clubistes qui ont eu quelques opportunités pour ouvrir le score, mais la précipitation était au rendez-vous. La reprise a été plus porteuse pour les Clubistes qui ont bénéficié d’un penalty suite à une main de Seidy que Moez Zemzemi a réussi à transformer (65’). Ce fut tout malgré une énorme occasion offerte aux visiteurs pour égaliser qui a vu le tir de Fellahi frôler le montant (90’+3).
A Zarzis, l’Espérance locale a été incapable de reproduire ses précédentes sorties et s’est contentée d’une parité dans le derby du Sud malgré une supériorité numérique pendant quasiment toute une mi-temps. Les Zarzissiens ont vite fait de réagir au but précoce de l’US Ben Guerdane, mais ils se sont faits rattraper en seconde mi-temps et ont buté sur une bonne défense adverse pour se contenter d’un seul point.
Non loin de là, à Tataouine, l’UST a encore une fois déçu ses supporters, se laissant étriller par une surprenante formation de l’AS Soliman qui demeure toujours aussi imprévisible. Le score final au profit des visiteurs (0-3) se passe de tout commentaire.
Au Zouiten, la JSO a longtemps cru à un retour aux bons résultats, menant au score jusqu’au temps additionnel, avant de voir l’AS Gabes égaliser au bout d’un match ouvert et indécis.
K.Z.
Résultats
CA – CAB (1-0)
ESZ – USBG (2-2)
UST – ASS (0-3)
JSO – ASG (2-2)
La BCT met en avant l’évolution du solde de la balance courante
Le secteur extérieur a évolué, au cours de l’année 2023, dans un environnement économique international difficile, marqué par l'accentuation des tensions géopolitiques, les risques dus au changement climatique et la persistance des répercussions des crises successives.
Parallèlement, la croissance économique a été accablée dans la plupart des pays par la persistance des pressions inflationnistes en dépit de la détente de la majorité des cours internationaux des produits de base et ce, selon un rapport balance publié mardi 24 décembre 2024 par la BCT sur les paiements et la position extérieure globale de la Tunisie.
Répercussions de la conjoncture
Sous cet angle, on note que de sa part, la conjoncture économique nationale s'est fortement ressentie de l'atonie de l'activité mondiale, notamment celle des principaux pays de la Zone Euro, impactant notablement la demande de produits manufacturiers qui représentent le potentiel d'exportation le plus important. Aussi, la poursuite de l’amenuisement des ressources énergétiques a réhaussé le déficit commercial de ce secteur à un niveau toujours excessif, malgré une légère contraction par rapport à 2022.
Cependant, l’institut d’émission souligne que la balance alimentaire s'est notablement redressée, dégageant un déficit infime par rapport à ceux enregistrés auparavant, tirant profit, principalement, de l'expansion de la valeur des expéditions d'huile d'olive tirée par la flambée des prix. Parallèlement au fort allègement du déficit commercial, la reprise confirmée des flux en devises générés par l'activité touristique et le maintien des transferts des Tunisiens résidents à l'étranger à un niveau appréciable ont permis d'abaisser le déficit courant, rapporté au PIB, à un niveau soutenable, jamais réalisé depuis 2007.
Evolution du solde de la balance courante
Dans ce contexte, la balance courante, s’est soldée, en 2023, par un déficit en net repli pour revenir à 2,3% du PIB (contre -8,8% une année auparavant).
De son côté, le compte financier a dégagé un besoin de financement de 1,3 milliard de dinars en 2023 (contre un besoin de 9,1 milliards de dinars en 2022) qui s'explique, essentiellement, par le fort déclin du solde débiteur « des investissements de portefeuille et autres investissements » (-2.368 millions de dinars -MDT- contre -6.758 MDT une année auparavant).
On évoque également, la consolidation des avoirs de réserve (+3.371 MDT) en 2023, corrélativement avec le raffermissement des avoirs nets en devises (26.408 MDT, soit l’équivalent de 120 jours d’importation, au terme de l’année 2023, contre 22.949 MDT et 100 jours d’importation, respectivement, à la fin de l’année 2022).
















