Préparatifs pour le jour de l’an : La folle ruée vers les pâtisseries…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A événement exceptionnel, préparatifs exceptionnels et ce ne sont pas les Tunisiens qui vont trahir et démentir cet adage. Jour de l’an oblige, c’est la ruée vers les pâtisseries et autres boutiques de cadeaux pour bien fêter le Réveillon. Reportage…
Il faut faire de la gymnastique pour pouvoir circuler dans les rues commerçantes de Tunis. La fréquentation est telle que des agents de sécurité ont été déployés pour rendre la circulation plus fluide et éviter les débondements. Pâtisseries, boutiques de cadeaux et autres épiceries fines sont prises d’assaut par des milliers de clients qui rêvent de fêter comme il se doit le jour de l’an. En famille ou avec des amis, chacun avait ses repères pour dénicher une belle pièce de gâteau ou un cadeau. Devant cette grande enseigne spécialisée dans les produits de pâtisseries, nous avons appréhendé Houda, fonctionnaire et mère de famille, qui nous a confié: «C’est la tradition et nous devons la respecter. Le jour de l’an est, en effet, l’occasion pour ma famille de dîner ensemble et faire la fête. Je suis ici pour acheter le gâteau du Réveillon. Malheureusement, les prix sont chers et même excessifs, mais on doit composer avec. Pour le dîner, j’ai tout acheté dimanche dernier et je vais tout préparer moi-même. Franchement, je n’ai pas confiance en les restaurants qui vendent le poulet du jour de l’an. D’ailleurs, j’ai opté pour le poisson au four avec une bonne salade tunisienne et des frites pour les enfants. J’espère que cette année 2025 sera bien meilleure que celle de 2024, surtout pour nos frères en Palestine, au Liban et en Syrie». Justement, au niveau des prix, il faut compter entre 55 et 120 D pour une pièce de gâteau. D’autres enseignes moins cotées proposent des prix plus bas, mais il faut rester vigilant au niveau de la qualité. Et à propos de qualité, comment les services de contrôle d’hygiène procèdent pour éviter les abus?
Vaste campagne…
Dans le cadre des préparatifs pour le nouvel an, une vaste campagne de contrôle économique a été lancée, dès samedi dernier, ciblant les marchés et les espaces commerciaux situés dans la zone de Bab Bhar, rue Chedli Kallala et rue Sidi Soufiène, à la capitale Tunis. 12 procès-verbaux d’infractions de santé, ainsi que 6 procès-verbaux économiques ont été dressés avec la destruction de 93 pièces de gâ-teaux et 14 kg de produits alimentaires impropres à la consommation. Interrogé à ce sujet, Béchir, instituteur, nous a indiqué: «Ce genre d’opérations ne fait que me rassurer quant à la qualité des produits alimentaires dont notamment les gâteaux, les poulets et autres fruits secs. Il faut savoir que certains commerçants malveillants profitent de ces grandes occasions pour écouler des produits impropres à la consommation en attirant les clients avec des prix bas. Il faut, alors, opter pour les grandes enseignes qui proposent des produits de bonne qualité même si les prix sont plus chers». En effet, à la faveur de la dynamique enclenchée lors de cette période de l’année, les fêtes du nouvel an représentent aussi une véritable aubaine pour les centres commerciaux et les magasins, qui s’attendent à réaliser leur meilleur chiffre d’affaires de l’année. C’est l’avis de Halim, gérant d’un magasin de cadeaux ayant enseigne sur rue à Tunis. Notre interlocuteur nous a indiqué: «C’est la fin de l’année et les gens ont envie d’offrir un cadeau soit à leurs proches ou à leurs amis. Alors, les parfums sont le produit phare surtout pour les hommes qui aiment faire plaisir à leurs conjointes. Nous réalisons, en effet, 70% de nos ventes à cette occasion».
M.B.S.M.
Editorial : L’espoir comme étendard ! - Par Hassan GHEDIRI
Quelques heures restent à couler avant que sonne minuit annonçant le début d’un nouvel an traînant son cortège de promesses, d’espérances, de déceptions et certainement de difficultés insurmontables. L’année écoulée a laissé des cicatrices mais aussi des leçons. Elle fut marquée par des espoirs contrariés, des luttes acharnées et des rêves parfois trop lourds pour un quotidien qui pèse sur les épaules de chacun des Tunisiens. Pourtant, en cet instant où s’apprêtent à s’ouvrir des pages encore vierges de 2025, l’heure est aux vœux qui, pour s’exaucer, nécessitent des volontés de fer. Le premier cri du cœur est économique. Depuis longtemps, la Tunisie erre dans son labyrinthe de stagnation. Le chômage, en particulier chez les jeunes, est une plaie béante. Une jeunesse, supposée incarner les espoirs de la nation, se retrouve livrée à elle-même trahie par une classe politique. En 2025, ils espèrent un renversement de la tendance, un sursaut national qui leur redonnerait foi en l’avenir.
Le pays a besoin d’une économie qui carbure. Un redémarrage des moteurs de la croissance est indispensable, mais qui doit s’intégrer dans la durabilité par les accélérateurs de l’innovation, la technologie et les énergies renouvelables.
Les entreprises tunisiennes, grandes ou petites, espèrent un climat plus favorable. Une fiscalité plus juste, un accès simplifié aux financements et une lutte farouche contre la bureaucratie. L’État ne peut plus reporter les réformes justes et fiables sans guère alourdir le fardeau des opérateurs économiques et les citoyens, déjà épuisés par l’austérité, étranglés par l’inflation.
L’autre grand vœu est celui d’une justice sociale réelle et tangible. Les disparités entre les ré-gions du littoral et celles du reste du pays constituent une préoccupation économique et sociale profonde et amère. Des populations marginalisées aspirent à une reconnaissance des droits, pleine et entière, par des investissements massifs dans les infrastructures, la santé et l’éducation.
L’éducation, justement, est au cœur des espoirs. Une réforme profonde est indispensable pour former des générations capables de construire un avenir reluisant. Une école moderne est une condition sine qua non pour redonner à la jeunesse tunisienne les outils pour devenir des acteurs du changement.
La santé est l’autre champ de reconstruction. Des milliers de Tunisiens, encore dépourvus de leurs droits fondamentaux à cause des factures médicales, rêvent d’un système de santé universel, capable d’offrir des soins de qualité, sans discrimination.
C’est, aussi, une justice équitable que les Tunisiens réclament. Une justice qui ne faiblit pas devant les puissants, qui ne cède ni à la corruption ni à l’impunité. Ce vœu est le fondement même d’une société saine, pilier de la confiance en l’État.
Mais par-dessus toutes les réformes et les projets de reconstruction, le vœu le plus profond est peut-être celui de la réconciliation nationale. Tout au long de ces dernières années, la Tunisie a semblé se fracturer et saigner des plaies invisibles mais profondes. Les tensions sociales, politiques et idéologiques ont rendu le pays méconnaissable.
En 2025, les Tunisiens ont besoin de se pardonner et de tourner la page de la désunion et transformer leurs différences en une force de construction. Ils veulent un État qui les protège et les rassemble, une société où chacun peut s’exprimer et s’épanouir.
La Tunisie, forte de son histoire et de son peuple résilient, peut encore se relever. Les défis sont immenses, mais ils ne sont pas insurmontables. Avec une volonté collective et des actions courageuses, 2025 pourrait être l’année où les promesses deviennent des réalités.
H.G.
La scène culturelle en deuil : Décès du journaliste et critique Ahmed Hadhek El Orf
Le monde de la culture et du journalisme est en deuil. Figure de proue de la scène culturelle contemporaine en Tunisie, le journaliste et critique Ahmed Hadhek El Orf est décédé aujourd’hui 31 décembre 2024.
Rédacteur en chef du journal de l’UGTT “Achaabnews”, Ahmed Hadhek El Orf a marqué la critique théâtrale, cinématographique et littéraire en Tunisie depuis plus de 50 ans.
Ses articles ont été publiés dans les journaux Assabah, le supplément culturel du Journal L’Action et Al-Massira, Biladi, Al-I’lan, Ash-Shaab, As-Sadda, Al-Hadaf, Annas, ainsi que dans des magazines comme Al-Fikr et Thaqafa.
De plus, ses articles ont été publiés sur plusieurs périodiques, y compris des publications quotidiennes éditées à l’occasion des Journées Cinématographiques de Carthage, des Journées Théâtrales de Carthage et du Festival d’été de Carthage, ainsi que dans des publications arabes comme le libanais At-Tariq et l’irakien Al-Aqlam.
Tournoi WTA Brisbane ( Australie) : Ons Jabeur bat Alexandrova et passe aux huitièmes
La Tunisienne Ons Jabeur, 42e mondiale a enchaîné aujourd'hui avec une seconde victoire aux 1/16 e de finale du tournoi de Brisbane en battant la Russe Ekaterina Alexandrova ,28e, par deux sets à zéro ( 6-3), (6-2) sans vraiment souffrir. Voilà un second succès qui permet à Ons Jabeur de gagner en confiance et en compétitivité après une longue absence des courts. Jeudi, elle sera opposée à l'Arménienne Élina Avanesyan, 43e avec comme objectif une qualification aux quarts de finale de ce tournoi.
Jamel Belhassen
Gestion du risque inflationniste : La BCT adopte une approche vigilante
La politique prudente de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), conçue pour stabiliser l’économie, comporte des défis considérables.
Maintenir un taux directeur élevé pour maîtriser l’inflation nécessite des efforts supplémentaires de la part des acteurs économiques pour dynamiser davantage la croissance et ce, dans un contexte où le système financier est appelé, globalement à maintenir le cap sur un accès lucide aux financements des projets notamment en ce qui concerne les nouveaux investissements et les extensions.
Approche prudente
Cette démarche est de nature à renforcer les investissements et la consommation, impactant ainsi positivement l’économie, dans son ensemble. De plus, une politique monétaire accommodante pourrait limiter les pressions sur les finances publiques en boostant les recettes fiscales, facilitant ainsi le financement des dépenses gouvernementales, y compris les programmes sociaux et les investissements publics.
C’est dans ce contexte que la BCT a souligné dans le dernier communiqué de son Conseil d’administration réuni le 28 décembre courant qu’après avoir enregistré une stabilité durant trois mois successifs à 6,7%, le taux d’inflation a repris, en novembre 2024, la tendance baissière graduelle pour se situer à 6,6%.
Facteurs déterminants
Les dernières prévisions tablent sur une poursuite de l’orientation baissière graduelle de l’inflation quoiqu’à un rythme plus lent que prévu précédemment précise l’institut d’émission tout en indiquant que les hausses attendues des salaires, aussi bien dans le secteur privé que public, devraient ralentir le rythme de la baisse de l’inflation à court terme. En termes de moyennes annuelles, le taux d’inflation devrait se situer à 7% pour l’ensemble de l’année 2024 avant de revenir à 6,2% en 2025.
La trajectoire future de l’inflation reste entourée de plusieurs risques haussiers. Elle serait tributaire de l’évolution des prix internationaux des produits de base et des matières premières et de la capacité à gérer les déséquilibres des finances publiques.
Solidité financière et défis multiples
Lors de sa réunion, le Conseil d’Administration de la BCT a opté pour la continuité en maintenant le taux directeur inchangé à 8%. Cette décision, prise après une analyse des développements économiques nationaux et internationaux, reflète la volonté de maintenir la stabilité économique dans un contexte mondial complexe.
À l’échelle internationale, malgré une détente progressive de l’inflation, les pressions persistent en raison de la résilience de la demande mondiale et de l’augmentation graduelle des prix des matières premières. Cette situation, combinée à des incertitudes géopolitiques, nécessite une approche prudente de la politique monétaire pour atténuer les risques potentiels pour l’économie tunisienne.
Sur le plan national, les indicateurs économiques récents suggèrent une amélioration de la croissance, notamment grâce à la dynamique positive des exportations et des entrées touristiques. Cependant, des défis persistent, notamment le creusement du déficit énergétique et les risques associés à l’inflation, alimentés par des facteurs internes et externes.
Rétro 2024 : Une année un peu spéciale pour la Tunisie
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
A un seul jour de l’arrivée de 2025, c’est l’heure de rembobiner les douze mois qui viennent de s’écouler. Politique, économie, culture et sport ont marqué les moments forts d’une année riche en événements sur le plan national.
Janvier 2024
- Après plusieurs mois de vacances de postes au niveau de trois ministères clés, le président de la République, Kais Saied, décide d’attribuer le portefeuille de l’économie à Feryel Ouerghi, celui de l’industrie à Fatma Thabet et celui de l’emploi à Lotfi Dhieb.
- Incendie au marché du «henné» à Jara de Gabès, l’un des Souks les plus anciens d’Afrique du nord.
- Arrestation du député Wajdi El Ghaoui, impliqué dans une affaire de faux et usage de faux à propos des parrainages de sa candidature aux dernières élections législatives.
- Audition de l’homme d’affaires et président du Club de Hilal Chebba, Taoufik M’kacher, dans une affaire de blanchiment d’argent.
- Le Président de la République, Kais Saied, a conclu le 29 janvier 2024, sa participation au Sommet Italie-Afrique à Rome en s’entretenant avec Giorgia Meloni, la Première ministre italienne.
Février 2024
- Le président de la République, Kaïs Saïed assure, à Kasserine, lors de sa visite de l’usine de cellulose, qu’il va falloir assainir tout le pays, et qu’il n’est aucunement question de vendre la moindre des entreprises publiques qui constituent un trésor pour le pays.
- Le Chef de l’Etat décide par décret présidentiel la prorogation de l’état d’urgence sur tout le territoire de la République tunisienne au 31 décembre 2024. Ce décret a été publié au JORT.
- Publication au JORT du Décret n° 2024-86 du 26 janvier 2024, portant prorogation du délai accordé aux comités d’audit prévu à l’article 6 du décret n° 2023-591 du 21 septembre 2023, relatif à l’audit général des opérations de recrutement et d’intégration dans la fonction publique.
- Mohamed Tlili Mansri, porte-parole de l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) annonce la date du deuxième tour des élections locales au 4 février 2024.
- Le Conseil de l’Europe décide de lever le gel des avoirs de Samira Trabelsi, Dorsaf Ben Ali et Sirine Ben Ali. Cette décision a été publiée au Journal officiel de l’Union européenne.
- Le gouvernement tunisien décide de demander à la Banque centrale un financement direct exceptionnel d’une valeur de sept milliards de dinars (2,25 milliards de dollars) pour combler un déficit du budget de cette année, compte tenu de la rareté des financements extérieurs et des difficultés auxquelles sont confrontées les finances publiques.
- Le Président de la République, Kaïs Saïed, reçoit la ministre de la Justice, Leila Jaffel. Cette dernière présenta au président la version finale de l’article 411 du Code de commerce portant sur les chèques sans provision.
Mars 2024
- Le président de la République Kaïs Saïed se rend en Algérie pour prendre part au septième sommet du Forum des pays exportateurs de gaz, qui se tient à Alger du 29 février au 2 mars 2024.
- Les conseils régionaux se réunissent dans tous les gouvernorats, sauf à Sousse, afin d’élire les membres du Conseil national des régions et des districts.
Avril 2024
- Le chef de l’État Kaïs Saïed décide 1er avril 2024 de limoger le ministre de l’Éducation nationale Mohamed Ali Boughdiri. Salwa Abassi a été nommée pour lui succéder.
- Le Mufti de la République tunisienne a annoncé que le mercredi 10 avril 2024 est le premier jour de l’Aïd el-Fitr, qui correspond au 1er du mois de Chawal 1445 de l’hégire.
Mai 2024
- Les avocats tunisiens ont observé, lundi 13 mai, une grève dans tous les tribunaux du pays pour protester contre l’arrestation d’une de leurs collègues, Sonia Dahmani, au siège du barreau, selon l’Ordre national des avocats de Tunisie (ONAT).
- Le Président de la République, Kaïs Saïed, effectue, un remaniement ministériel partiel. Khaled Nouri a été nommé ministre de l’Intérieur en remplacement de Kamel Feki, Kamel Maddouri ministre des Affaires sociales en remplacement de Malek Ezzahi et Sofien Ben Sadok, secrétaire d’État auprès du ministre de l’Intérieur chargé de la Sécurité nationale.
- La justice tunisienne décide le 12 mai, de placer en détention les deux chroniqueurs Borhen Bssais, présentateur à la télévision et à la radio et Mourad Zeghidi.
Juin 2024
- Une opération sécuritaire de grande envergure a été menée simultanément sur tout le territoire national. Organisée par les unités de la sécurité nationale et de la garde nationale, cette campagne visait à renforcer la sécurité publique et à combattre diverses formes de criminalité avec des arrestations massives de 1416 personnes.
- Le Chef du gouvernement, Ahmed Hachani effectue une visite de travail en Corée du 3 au 6 juin 2024, à la demande du président de la République, Kais Saied.
- Le Président de la République, Kaïs Saïed, rentre en Tunisie le dimanche 2 juin 2024, à la suite de la visite d’État qu’il a effectué en République populaire de Chine. Le chef de l’État avait participé en tant qu’invité d’honneur, à la séance inaugurale de la 10e réunion ministérielle du Forum de coopération sino-arabe, qui a eu lieu le 30 mai, à Pékin.
- Le 7 juin : le président reçoit à Carthage Farouk Bouasker, président de l’Isie, pour lui ordonner de mettre en application les dispositions de l’article 89 de la Constitution, qui fixe les conditions de candidature à la présidence de la République et liste les sanctions et peines encourues en cas de non-respect de la loi.
Juillet 2024
- Le 2 juillet 2024, la présidence de la République tunisienne annonce par un communiqué, la tenue de l’élection présidentielle le 6 octobre 2024.
- L’Instance supérieure indépendante des élections (ISIE) indique que la période électorale de la présidentielle 2024 est fixée du 14 juillet 2024 et se poursuit jusqu’à la proclamation des résultats définitifs du scrutin.
- Le Président de la République, Kaïs Saïed, s’est rendu dimanche 7 juillet 2024 à Gabès pour inaugurer la nouvelle station de dessalement d’eau de mer à Zarat.
- L’Isie rejette 9 dossiers de candidatures pour l’élection présidentielle, seuls le président sortant, Kaïs Saïed, Ayachi Zammel, ancien député et chef d’un petit parti peu connu, et Zouhaier Maghzaoui, autre ex-député et leader du Mouvement du peuple, participeront au premier tour prévu le 6 octobre.
Août 2024
- Le Président de la République Kaïs Saïed vient de décider le limogeage du chef du gouvernement Ahmed Hachani et la nomination du ministre des Affaires sociales Kamel Maddouri à sa place, indique un communiqué publié le 7 août 2024 par Carthage.
- Le Tribunal administratif, réuni en appel, accepte à la surprise générale, les recours de trois candidats. Les candidats réadmis par le Tribunal étaient Abdellatif Mekki, un ancien dirigeant du mouvement islamo-conservateur Ennadha, Mondher Zenaïdi, un ancien ministre du régime Ben Ali, et Imed Daïmi, un conseiller de l’ex-président Moncef Marzouki, également proche d’Ennahdha.
- Le Tribunal administratif annonce que les verdicts concernant les litiges relatifs aux candidatures à l’élection présidentielle, sont définitives et irrévocables, même en cassation, conformément aux dispositions de la loi électorale».
- Le président tunisien, Kaïs Saïed, élu démocratiquement en 2019, a officiellement présenté, lundi 5 août, sa candidature à l’élection présidentielle prévue pour le 6 octobre.
Septembre 2024
- L’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) confirme Kais Saied et deux anciens députés, Zouhair Maghzaoui et Ayachi Zammel, comme seuls candidats à l’élection présidentielle mettant fin au débat concernant son litige avec le Tribunal administratif.
- Arrestation le 2 septembre, du candidat pour la présidentielle, Ayach Zammel, pour des soupçons de faux parrainages.
- Ayachi Zammel, est condamné le 18 septembre à un an et huit mois de prison pour des accusations liées à des falsifications de parrainages mais il reste en lice pour les élections.
Octobre 2024
- Le candidat et président sortant, Kaïs Saïed est déclaré vainqueur de l’élection présidentielle après avoir remporté 2.438.954 voix, soit un taux de l’ordre de 90,69%.
- Vainqueur dès le premier tour de l’élection présidentielle du 6 octobre 2024, Kaïs Saïed, réélu pour un second mandat de cinq ans a prêté serment lundi 7 octobre 2024, au Palais du Bardo.
- Le 21 octobre 2024, Kaïs Saïed, président de la République, a pris part à la réouverture de la piscine municipale du Belvédère à Tunis, à la suite des travaux de rénovation.
Novembre 2024
- Le ministre du Transport, Rachid Amri, annonce un projet ambitieux pour l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Lors d’une session plénière conjointe consacrée à l’examen du budget 2025 de son ministère, il a révélé la programmation de la construction d’une nouvelle station aérienne, destinée à répondre aux besoins croissants du transport aérien en Tunisie.
- La justice tunisienne prononce des peines de prison à l’encontre de quatre créateurs de contenu, accusés dans plusieurs affaires qui les ont menés devant la cour de la chambre correctionnelle du tribunal de première instance de Tunis. Les verdicts, allant de 18 mois à quatre ans et demi d’emprisonnement.
Décembre 2024
- Le Projet de loi des Finances est votée par l’ARP. Le budget de l’Etat est estimé à 77,868 milliards de dinars en 2024, en hausse de 9,3% par rapport à 2023. Les revenus de l’État atteindraient 49.000.000.160 dinars en 2024, contre 46.424.000.000 dinars en 2023. Les dépenses de l’État pour l’année 2024 seraient estimées à 59.000.000.805 dinars, contre 53.921.000.000 dinars selon la loi de finances 2023 (LF 2023). Le déficit du budget de l’État passerait alors de 7.497.000.000 dinars à 10.000.000.645 dinars. Les dettes de la Tunisie devront s’établir à 139,9 milliards de dinars à fin 2024, contre 127,1 milliards de dinars prévus pour l’exercice 2023, soit une hausse d’environ 12 milliards de dinars. Les dettes de l’Etat représenteront 79,81% du PIB à fin 2024, contre 80,20% en 2023 et 79,83% en 2022.
M.B.S.M.
Vous rêvez de monter votre BD, cette formation est à vous !
Dans le cadre du projet « Massari », l’association « Safahat » propose une formation portant sur la création de bande dessinées générées par l’intelligence artificielle. Elle s’étale sur la période allant du 07 janvier au 02 mars 2025.
Cette formation immersive guidera les participants dans la création de bandes dessinées générées par IA. Les participants apprendront à développer des scénarios captivants, maîtriser les concepts de la BD classique, et utiliser des outils IA pour concevoir personnages, environnements et actions. Des séances théâtrales et pratiques sont au programme de cette formation qui permettra aux participants de perfectionner la communication visuelle et de finaliser leurs planches avec un expert BD. Destinée aux passionnés et professionnels de la création visuelle. Cette formation allie créativité humaine et puissance technologique.
Au total : 16 séances de 04 heures sur 2 mois sont à l’ordre du jour de cette formation. Pour le dernier délai d’inscription est le 5 janvier 2025. « Cette formation s’adresse aux passionnés de bande dessinée, artistes et créateurs intéressés par l’intégration de l’IA dans leurs projets. Aucun prérequis, mais un intérêt pour la narration visuelle et l’art est recommandé » précisent les organisateurs.
Trois experts accompagneront les participants à cette formation. Le 1er est Aimen Draoui, un développeur et entrepreneur reconnu, spécialiste des technologies d’intelligence artificielle générative. Fondateur de Vegabook et co-fondateur d'Oreadz. Il est un acteur clé dans la transformation numérique des industries culturelles et créatives. Expert dans l’application des IA génératives, il se concentre particulièrement sur leur utilisation dans la création de livres et de bandes dessinées. En tant que formateur, il accompagne des startups, créateurs et professionnels à exploiter ces technologies pour repenser les modèles traditionnels et bâtir une nouvelle industrie culturelle.
Pionnier dans son domaine, Aimen conjugue innovation et pédagogie pour donner aux créateurs les outils nécessaires afin de s’épanouir dans un environnement numérique en constante évolution. Sa mission : démocratiser l’accès aux technologies de pointe et propulser la créativité au cœur des nouvelles expériences culturelles.
Leb 2ème expert est Sami Mokaddem, il aidera les participants à fignoler narrativement leurs histoires. Auteur et éditeur tunisien engagé dans la promotion de l’écriture et de la littérature de genre, il accompagne les écrivains en herbe dans la structuration de leurs idées et la création de récits captivants. Ses ateliers d'écriture s’inspirent de techniques narratives modernes et d’une approche scientifique pour révéler le potentiel créatif de chacun.
Quant au 3ème expert est Mounir Argui, figure clé du monde du théâtre en Tunisie, reconnu pour son implication dans la gestion culturelle et son rôle de formateur. Ancien directeur du département du théâtre à la Cité de la Culture de Tunis (retraité en 2024), directeur artistique des Journées théâtrales de Carthage (JTC) et un ancien de l’Institut supérieur d’art dramatique de Tunis (ISAD), il a contribué à la structuration et à la dynamisation de la scène théâtrale tunisienne. Il est également un enseignant passionné, transmettant son expertise à la nouvelle génération d’artistes. En tant que réalisateur, il a accompagné de nombreux projets théâtraux, renforçant la qualité et l’impact des productions locales et régionales. Sa carrière est marquée par une vision moderne du théâtre, qui fusionne traditions et innovations.
Rétrospective de 2024 dans le monde : Du génocide à Gaza, au retour de Trump
L’année 2024 n’a pas été avare en événements importants à travers le monde et a même vu une véritable tragédie se produire à Gaza où l’Etat sioniste est en train de commettre un génocide qui se poursuit avec la complicité silencieuse des Européens et des Américains. L’année a également vu Donald Trump remporter l’élection présidentielle américaine, alors qu’en Syrie, Bachar al-Assad a été renversé et chassé du pays.
Gaza : Le génocide continue
Dans la bande de Gaza, le génocide sioniste a fait plus de 45.000 morts, en majorité des civils face à un silence complice des puissances occidentales alliées d’Israël. Le territoire, où sont toujours retenus 62 otages présumés vivants, est plongé dans une grave crise humanitaire.
Après deux mois de guerre ouverte entre Israël et le Hezbollah, un fragile accord de cessez-le-feu est entré en vigueur le 27 novembre au Liban. Plus de 4.000 personnes y ont été tuées depuis octobre 2023, d’après le ministère libanais de la Santé.
En représailles à la mort du chef du Hamas, Ismaïl Haniyeh, à Téhéran dans une explosion imputée à Israël, et à celle du chef du Hezbollah, Hassan Nasrallah, l’Iran a lancé début octobre 200 missiles vers Israël, qui a en réponse frappé des sites militaires en Iran.
Syrie : Les milices armées renversent al Assad
En Syrie, une offensive éclair par une coalition rebelle menée par le groupe islamiste radical Hayat Tahrir al-Sham (HTS), lancée le 27 novembre, a conduit en quelques jours au renversement du président Bachar al-Assad, dans un pays miné par plus de treize ans de guerre civile. Lâché par ses alliés iranien et russe, l’autocrate a fui à Moscou.
Répondant aux inquiétudes des minorités syriennes et de la communauté internationale compte tenu du passé jihadiste de certains groupes rebelles, dont HTS, le nouveau gouvernement chargé de la transition a assuré que les droits de toutes les confessions seraient garantis dans le pays.
Israël a lancé des centaines de frappes contre des sites militaires en Syrie, disant vouloir empêcher les stocks d’armes de « tomber entre les mains d’éléments terroristes », et a pris le contrôle de la zone tampon à la lisière de la partie du Golan annexée.
Donald Trump, un politique atypique, revient au Bureau Ovale
Aux Etats-Unis, Donald Trump, bien que dépeint par ses opposants comme un danger pour la démocratie, a remporté le 5 novembre une victoire sans appel face à la démocrate Kamala Harris, propulsée candidate dans l'urgence en juillet après le retrait du président sortant octogénaire, Joe Biden. Alors que les sondages prédisaient un résultat serré, Donald Trump a décroché les sept Etats censés être les plus disputés, et est le premier président républicain depuis 20 ans à remporter le vote populaire. Il contrôle aussi l'ensemble du Congrès.
Invasion de l’Ukraine : les Nord-coréens en soutien aux forces russes
Après sa contre-offensive infructueuse de 2023, l’Ukraine, envahie par la Russie de Vladimir Poutine le 24 février 2022, a lancé à partir de l’été une attaque surprise dans la région frontalière russe de Koursk. Mais cette opération n’est pas parvenue à forcer la Russie à détourner ses troupes de l’est ukrainien, comme l’espérait Kiev.
Moscou a répondu par des frappes meurtrières, mettant les forces ukrainiennes, moins nombreuses et moins bien armées que les soldats russes, en difficulté, notamment sur le front oriental du Donbass. Les Occidentaux, Kiev et Séoul ont fait état de renforts nord-coréens auprès des forces russes.
Kiev a commencé en novembre à utiliser des missiles longue portée américains et britanniques contre le territoire russe, après avoir obtenu l’autorisation de Washington et Londres.
La Russie a riposté en frappant l’Ukraine avec son missile de dernière génération Orechnik, sans charge nucléaire, et a averti qu’elle pourrait répéter ces tirs, voire bombarder des sites militaires des pays occidentaux qui arment Kiev. Elle a mené fin novembre une attaque massive contre l’infrastructure énergétique de l’Ukraine.
Ces dernières semaines, Moscou a intensifié ses frappes contre le sud de l’Ukraine, renforçant les craintes d’une nouvelle offensive terrestre dans la région.
En Russie, Vladimir Poutine a entamé en mai son cinquième mandat, après avoir remporté une élection présidentielle dénoncée en Occident comme un simulacre de démocratie.
Un tas de catastrophes naturelles
Les records de chaleur dus au changement climatique ont continué de s’enchaîner, avec leur cortège de canicules, sécheresses ou inondations meurtrières.
En Afrique de l’Ouest et centrale, une saison des pluies intense a fait plus de 1.500 morts, selon l’Organisation internationale des migrations (OIM).
Précipitations extrêmes et inondations se sont multipliées à l’automne à travers le monde : la tempête Boris a frappé l’Europe centrale, l’ouragan Hélène le sud-est des Etats-Unis, les super typhons Yagi et Bebinca ont fait des ravages en Asie.
Des inondations historiques ont dévasté le sud et l’est de l’Espagne, notamment Valence. Dans l’océan indien, le cyclone Chido a ravagé mi-décembre l’archipel français de Mayotte.
Les problèmes économiques en Chine
Pékin a lancé des salves de mesures pour soutenir la croissance, comme une baisse de taux directeurs ou un relèvement de la limite d’endettement des collectivités locales. La deuxième économie mondiale voit en effet sa croissance lestée par une crise dans l’immobilier et une consommation des ménages atone, qu’elle cherche à relancer.
Elle a aussi d’épineux différends commerciaux avec les Etats-Unis et l’Union européenne : Washington a renforcé les droits de douane américains sur différents produits (voitures électriques, batteries, panneaux solaires ou composants) et Bruxelles a imposé des surtaxes sur les véhicules électriques importés de Chine. Pékin a riposté avec des « mesures antidumping temporaires » sur les brandys de l’UE, dont le cognac.
Donald Trump a confirmé que ses premières mesures économiques seraient d’augmenter les droits de douane sur les produits venant de plusieurs pays dont la Chine.
Élections : des changements et des surprises
Au Sénégal, Bassirou Diomaye Faye est devenu à 44 ans le plus jeune président depuis l'indépendance en 1960, élu en mars sur la promesse d'un changement radical. Il est particulièrement attendu sur l'emploi, dans un pays où 75% de la population a moins de 35 ans.
Au Kenya, un mouvement de protestation mené par la « génération Z » (jeunes nés après 1997) a contraint le président William Ruto à retirer fin juin un impopulaire projet de budget et à remanier son gouvernement.
La mobilisation d’une jeunesse assoiffée de changement a également payé au Botswana, contribuant fin octobre à la victoire électorale historique de l’opposition face au parti au pouvoir depuis l’indépendance en 1966.
Les élections européennes de juin ont confirmé une progression des droites nationalistes et radicales, en France, Allemagne, Belgique, Autriche, aux Pays-Bas ou en Italie.
En Autriche, le Parlement a élu pour la première fois à sa tête une figure d’extrême droite fin octobre, suite à la victoire historique du parti autrichien de la Liberté (FPÖ) aux législatives de septembre.
En France, un front républicain constitué pour les législatives de l’été a empêché l’arrivée au pouvoir du Rassemblement national (RN), mais l’absence de majorité claire a déclenché une crise politique.
L’Alternative pour l’Allemagne (AFD) a remporté un scrutin régional pour la première fois en septembre et réalisé des scores historiquement élevés dans deux autres.
Des dizaines de villes d’Angleterre et d’Irlande du Nord ont été secouées pendant l’été par des émeutes anti-immigration attisées par des agitateurs d’extrême droite.
Successeur désigné d’Hugo Chavez en 2013, le président du Venezuela Nicolas Maduro a remporté le 28 juillet un troisième mandat de six ans, lors d’un scrutin dont les résultats sont contestés par l’opposition et à l’international, notamment par Washington. Le président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva a même bloqué en octobre l’entrée du Venezuela dans le bloc des pays émergents Brics. Après l’annonce de sa victoire, des manifestations spontanées et brutalement réprimées ont fait 28 morts et 200 blessés. 2.400 personnes ont été arrêtées. Le candidat d’opposition, Edmundo Gonzalez Urrutia, s’est réfugié en Espagne et la cheffe de l’opposition, Maria Corina Machado, vit dans la clandestinité. M. Maduro prêtera serment le 10 janvier 2025.
Rétrospective 2024 : L’année 2024, entre larmes et sourires…
Par Imen ABDERRAHMANI
La scène culturelle et artistique tunisienne a vécu le long de l’année 2024 au rythme d’importants événements. Que reste-t-il? Qu’avons-nous gardé dans nos mémoires et dans les annales? Entre larmes et sourires, s’est écoulée l’année 2024.
Le bilan ne peut qu’être positif, prometteur et optimiste avec tant de prix décrochés ici et là, dans toutes les disciplines artistiques sans exception et également avec l’organisation des Journées théâtrales de Carthage (JTC) et les Journées Cinématographiques de Carthage (JCC), deux évènements majeurs de la scène culturelle tunisienne qui font de la Tunisie une destination de choix pour les passionnés du 4e et du 7e art.
Les deux rendez-vous qui ont connu l’année dernière des hauts et des bas et même une annulation pour les JCC en solidarité avec le peuple palestinien ont réussi cette année à retrouver leurs places sur la carte des festivals arabes et africains, drainant de nombreux artistes et se proposant une vitrine des meilleurs productions théâtrales et cinématographiques arabes et africaines et également une plateforme pour la promotion du cinéma palestinien.
Tant qu’on parle du 7e art, l’année 2024 a vu la distinction de nombreux films tunisiens à l’étranger, dans des importants festivals d’où «Aïcha» de Mehdi Barsaoui, «Mé El Aïn» de Meryem Joobeur, «Agora» de Ala Eddine Slim et «Les enfants rouges» de Lotfi Achour. Multi-primé lors des JCC 2024, ce film a valu à la Tunisie son 10e Tanit d’or depuis la création de ce rendez-vous cinématographique arabe et africain.
Parmi également les évènements cinématographiques marquants, le lancement du «CinémaTdour», ce camion ambulant de projection cinématographique, bien équipé et qui propose des projections de films tunisiens, internationaux et des films pour enfants, des séances de débats à la suite des projections ainsi que des workshops et des ateliers pour les enfants et les jeunes, des performances artistiques et des actions de communication offline et online. Le camion qui a commencé sa tournée de Gabès poursuit ses déambulations dans le sud tunisien à la rencontre des Tunisiens là où ils sont.
Le classement annuel «Les 101 en or» (The Golden 101) des personnalités qui ont marqué le cinéma arabe et qui ont contribué chacun selon sa vision dans le développement de la pratique cinématographique et de l’industrie cinématographique arabe, selon le dernier rapport du Centre du Cinéma Arabe, présenté comme à l’accoutumée, en marge de la 77e édition du Festival de Cannes a comporté sept professionnels du film tunisiens, 3 femmes et 4 hommes. La liste comprend deux producteurs: Habib Attia (producteur, Cinétélefilms), Dorra Bouchoucha (Nomadis Images), le compositeur de musiques de films Amine Bouhafa, la réalisatrice Kaouther Ben Hania, l’actrice Hend Sabry et les deux acteurs Adam Bessa et Majd Mastoura. En plein essor, récoltant les distinctions ici et là, le cinéma tunisien a réussi à faire parler de lui et à être bien présent dans les grands rendez-vous. Avec une bonne moisson de 99 films produits entre 2023 et 2024 et programmés majoritairement lors des JCC 2024, le cinéma tunisien semble trouver sa voie.
S’agissant du catalogue des grands succès théâtraux, les metteurs en scène tunisiens continuent leur envol, se distinguant par leur savoir-faire artistique et par des approches typiques de la pratique théâtrale. Il faut dire l’événement marquant de la saison demeure l’organisation des JTC. Manifestation qui a réussi à faire de la Tunisie un phare artistique, drainant des figures emblématiques telles que Lemi Ponifasio, Ambroise Mbia, Awatef Naim, Hala Omrane, Salah Al-Kassab, Hassane Kassi Kouyaté, Odile Sankara et Raeda Taha.
La belle et la grande surprise de la manifestation et également de la saison est le Tanit d’or qu’a remporté la pièce de théâtre tunisien «Toxic Paradise».
Ces plumes qui se sont distinguées
Le grand événement est sans doute l’attribution du prix de la littérature arabe 2024, porté par la Fondation Jean-Luc Lagardère et l’Institut du monde arabe, à l’écrivaine tunisienne Amira Ghenim, pour son roman «Le désastre de la maison des notables», traduit de l’arabe par Souad Labbize et publié aux éditions Philippe Rey (collection Barzakh - Khamsa).
Plusieurs auteurs et autrices tunisiens et tunisiennes ont réussi cette année à être sur les listes des importants concours arabes et francophones. Nous citons à titre d’exemple Aymen Daboussi avec son «Carnet de Razi», Walid Amri avec ses «Papillons de Lampedusa», Azza Filali avec son roman «Malentendues» qui a décroché le Prix Ivoire pour la Littérature Africaine d’Expression Francophone 2024 et l’écrivain-journaliste Maher Abderrahmane dont le roman «Le colibri et l’acacia» dans sa version espagnole «El colibri y la acacia» a décroché le Prix de la meilleure œuvre arabe traduite en espagnol pour l’année 2023, attribué par l’éditeur espagnol SIAL-Pygmalion.
Pour d’autres belles plumes tunisiennes, l’année 2024 a été celle du couronnement de tout un chemin parcouru dans l’écriture. Parmi ces noms, nous citons Balkis Khlifa, Samy Mokaddem, Wafa Ghorbel, Kalthoum Ayachi, Rayhan Bouzguenda et Emna Rmili.
L’accueil de l’autrice palestinienne Adania Shibli, qui a été victime d’exclusion, lors de la dernière édition de la Foire du livre de Francfort, en raison de ses origines palestiniennes et de la position du gouvernement allemand vis-à-vis le génocide à Gaza, à la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) et au Centre culturel des arts et métiers de Djbel Semmama (Kasserine) a fait vibrer la scène littéraire nationale et arabe.
La consécration du poète et de l’universitaire Fethi Nasri par le Prix Sharjah de la critique de la poésie arabe pour son étude en langue arabe portant sur les autobiographies dans la poésie arabe contemporaine mérite également d’être mentionnée.
La dernière bonne nouvelle avant que cette année s’écoule a été l’attribution au Pr. Elyès Jouini du Prix littéraire français Maréchal Louis Hubert Lyautey 2024, de l’Académie des Sciences d’Outre-Mer pour «la réédition des mémoires de Mohamed-Salah Mzali» «Au fil de ma vie» (1972) et son commentaire « Mohamed-Salah Mzali : L’intellectuel et l’homme d’Etat » (2023), informe l’Institut de recherche sur le Maghreb contemporain (IRMC).
Patrimoine, ambitions et lacunes
Malgré tant de difficultés relatives à la restauration et la sauvegarde de tant de monuments, la Tunisie a réussi à inscrire le «Henné» dans le cadre d’une candidature collective et «Les arts du spectacle des Twayef de Ghbonten», candidature individuelle, sur la liste du patrimoine immatériel de l’UNESCO.
L’Institut national du patrimoine (INP) a annoncé également le démarrage des préparatifs pour l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco. Le dépôt du dossier est prévu pour le mois de février 2025, a précisé la même source.
Parallèlement au lancement des travaux de restauration en urgence de quelques monuments tels que l’aqueduc du Bardo, le coup d’envoi des travaux de restauration, d’aménagement et de réhabilitation du Colisée d’El Jem et ses environs ont été lancés.
Entre temps, depuis sa nomination en août 2024 en tête du ministère des Affaires culturelles, Amina Srarfi s’active pour résoudre de nombreux dossiers épineux tels que la régularisation de la situation foncière du Palais de Marbre — palais Skanès — (Monastir) et son intégration dans un projet culturel, une fois la restauration achevée.
Musée à ciel ouvert, la Tunisie continue les travaux de fouilles dans le cadre de plusieurs coopérations. D’ailleurs dans le cadre des fouilles archéologiques tuniso-espagnoles à Henchir El Bagar (Kasserine), les archéologues ont pu identifier le plus grand pressoir romain en Tunisie.
Et en attendant que le ministère des Affaires culturelles puisse trouver des solutions pour la protection de ces innombrables sites archéologiques et pour donner une meilleure visibilité à ses richesses, un arrêté conjoint de la ministre des Affaires culturelles et de la ministre de l’Equipement et de l’Habitat, daté du 18 décembre 2024, portant création d’une zone protégée dans la Médina de Tunis et fixant ses limites, vient d’être publié au Journal Officiel de la République tunisienne (JORT du 19 décembre 2024). Un premier pas pour minimiser les dégâts, en espérant que l’année 2024 soit celle du démarrage de tant de chantiers suspendus et de tant de projets en stand-by tels que la restauration de la maison d’Ibn Khaldoun, les remparts de Kairouan, la mosquée sidi Jmour à Djerba…
Ils nous ont quittés...
Comme elle a été l’année des sourires, des réalisations, l’année 2024 a été l’année de larmes et de deuil. Nombreux sont les artistes qui nous ont quittés, dans tous les domaines, laissant un grand vide et attristant le grand public. Il n’y avait presqu’un mois un triste départ dont le dernier a été Fethi Haddaoui, figure emblématique du théâtre, du cinéma et de la télévision en Tunisie et dans le monde arabe.
Dure année a été 2024 avec le départ de l’intellectuel et animateur des émissions culturelles Fraj Chouchane, le peintre, l’universitaire et le directeur du Festival de la médina de Tunis Zoubeïr Lasram, le peintre des fleurs Lamine Sassi, l’humoriste et l’acteur Mohamed Mourali, l’artiste plasticien Ismail Ben Fredj, l’artiste plasticien Sadok Gmach, le marionnettiste aux doigts d’or Abdelhak Khémir, le sculpteur et l’artiste peintre Abderrzak Fehri, le romancier Abdejabbar El Euch, l’artiste peintre Kamel Mili, le chanteur et poète populaire Belgacem Bouguenna, le comédien Saâdi Zayani, l’historien spécialiste du moyen-âge arabe Habib Jenhani, le musicien, compositeur et flutiste Abdellatif Aydi, le musicien, peintre et compositeur Ouanès Khlijène, le maître de l’accordéon et l’académicien Chafik Gouja, la danseuse populaire, figure emblématique des années 70 et 80 «Aziza», le musicien, calligraphe et compositeur engagé Yasser Jradi, l’acteur Mourad Karrout et l’écrivain, journaliste et critique de cinéma Khémais Khayati.
Que reste-t-il de 2024? Malgré la conjoncture économique difficile, malgré le budget du ministère des Affaires culturelles, encoure au dessous des attentes et des grands chantiers et combats que mène la Tunisie pour également la souveraineté culturelle, malgré tant de tristes et brusques départs, l’espoir est là tant qu’il y a vie sur cette terre, tant que les coquelicots continuent à orner les montagnes de la Tunisie, et les oiseaux à chanter une ode d’amour à ce pays. A cœur vaillant, rien d’impossible comme disait le dicton.
I.A.
Cyberattaque sur le Trésor américain : Pékin pointé du doigt !
Le département américain du Trésor vient de le confirmer. Il a bel et bien confirmé avoir été la cible d’une cyberattaque début décembre 2024. Dans une déclaration adressée aux membres de la Chambre des représentants, le Trésor précise que l’attaque, bien que sérieuse, n’a pas compromis d’informations classifiées.
L’attaque a ciblé plusieurs postes de travail du Trésor en exploitant une faille dans un logiciel tiers, BeyondTrust, utilisé pour la gestion des accès et des privilèges dans les systèmes informatiques.
Cet incident met en lumière les vulnérabilités des outils numériques essentiels pour les institutions gouvernementales.
Pékin dans le viseur
Selon les premières analyses, l’attaque serait attribuée à un acteur soutenu financièrement par la Chine, renforçant les inquiétudes américaines concernant l’implication de Pékin dans des campagnes de cyberespionnage.
Si les autorités américaines n’ont pas encore précisé l’ampleur des données compromises, cette intrusion soulève des questions sur la sécurité des infrastructures numériques des États-Unis.
Cette cyberattaque s’inscrit dans un contexte de relations tendues entre les États-Unis et la Chine, notamment sur les questions de cybersécurité et d’espionnage économique.
Les autorités américaines avaient déjà accusé Pékin par le passé d’orchestrer des campagnes d’attaques informatiques ciblées contre des institutions gouvernementales et des entreprises privées.
Le département du Trésor a affirmé travailler activement avec les agences fédérales de cybersécurité pour renforcer la protection de ses systèmes et minimiser les risques futurs. Cet incident relance également le débat sur la dépendance des infrastructures critiques à des logiciels tiers, souvent jugés vulnérables.
Avec cette attaque, les États-Unis rappellent l’urgence d’une vigilance accrue face aux menaces numériques internationales et la nécessité de collaborations renforcées pour prévenir les intrusions futures.
Tennis - tournoi de Brisbane 1/32 e : Ons Jabeur, retour gagnant
Après plusieurs mois d'absence, la Tunisienne Ons Jabeur, désormais 42e au classement WTA, a retrouvé les courts au tournoi de Brisbane en Australie ce matin face à la Chinoise Saisai Zhang, 69e et à fini par remporter la mise par 2 sets à 0 ( 7-6) et ( 6-4). Le premier set a été disputé de bout en bout et la Tunisienne a dû recourir au tie break pour pouvoir gagner le premier set. Au second, la tâche a été moins ardue et Ons l'a remporté par (6-4). Pour un retour , la prestation de la ministre du bonheur a été tout à fait honnête. Espérons qu'elle marque le début d'un retour en force vers le top 20 dans un premier temps en attendant mieux, car sur le plan technique, elle n'a rien à envier aux meilleures.
Jamel belhassen
Coupes africaines : programme de L'Espérance et du CSSfaxien
Les deux représentants tunisiens en coupes africaines seront à l'épreuve de la quatrième journée de la phase de poules. En Ligue des champions, L'Espérance évoluera dimanche 5 janvier au Caire au stade 30 juin contre Pyramids FC à partir de 17heures alors que le CSSfaxien en coupe de la CAF recevra au stade de Rades, toujours le dimanche 5 janvier à partir de 17h Simba SC. Rappelons que les Sang et Or occupent la tête de leur groupe avec 7 points alors que les Noir et Blanc ferment la marche de leur poule avec zéro point.
J.B.
Editorial : Pour que demain soit meilleur… - Par Kamel ZAIEM
Après une année 2024 qui a soufflé le chaud et le froid, celle de 2025 s’annonce aussi difficile mais plus apte à être prometteuse malgré le contexte difficile que vit le monde aujourd’hui.
Et si le côté économique demeure essentiel dans le quotidien de chaque citoyen, celui de la stabilité du pays occupe quasiment la même importance, à commencer par une situation politique claire qui fait l’unanimité. A ce niveau, le pays va sûrement vivre une année tranquille après celle de 2024 qui a coïncidé avec l’élection présidentielle et tout ce qu’elle a engendré de faits, de chiffres et de certitudes. A présent, le président de la République dispose d’un nouveau bail de cinq ans pour mettre en place, avec le soutien d’un peuple qui lui a tendu la main aux dernières élections, les réformes espérées et les bases d’une meilleure gestion des affaires de l’Etat à tous les niveaux.
Or, pour arriver à mettre en exécution et à traduire ces réformes en réalité, un haut degré de stabilité sociale est à espérer. Sur ce plan, l’année démarre avec de nouvelles augmentations salariales qui ne manqueront pas d’avoir un impact positif sur le moral et sur les poches des Tunisiens et de les inciter à faire preuve de plus de sérieux et de persévérance dans l’effort pour contribuer à l’essor escompté et pour atteindre, à travers le travail et la bonne rentabilité, les objectifs tracés.
Car, qu’on le veuille ou pas, le pays a longuement souffert du manque de rentabilité pour diverses raisons alors que le contexte actuel impose beaucoup plus de travail et d’abnégation pour espérer aller plus loin.
A propos du climat social, nous espérons voir le pays se débarrasser de tout ce qu’il a vécu ces derniers temps en matière de tensions, d’affaires et de procès qui ont fait l’essentiel du quotidien de la justice qui a pris l’habitude de ne fermer un dossier que pour ouvrir un autre.
L’heure est à l’entente et au travail commun, dans un même sens, loin des magouilles, des coups bas et d’entorses aux lois en vigueur.
L’année 2024 a vu la justice traiter beaucoup d’affaires qui ont trainé en long et en large. Espérons voir l’année 2025 faire table rase de toutes ces affaires qui affectent l’ambiance générale et qui ne servent en rien la réputation du pays.
Sur le plan économique, les actuels indices ne sont pas des meilleurs, mais ils laissent entrevoir un espoir de redressement. D’ailleurs, l’année commence par une bonne nouvelle. Les explorateurs, photographes et rédacteurs du prestigieux média américain National Geographic ont choisi la Tunisie parmi les « 25 meilleurs endroits au monde où voyager en 2025. Il s’agit d’une bonne notification qui fait valoir le bon climat social et général en Tunisie et qui aura de belles suites pour le secteur du tourisme. En 2024, la Tunisie a accueilli près de 10 millions de touristes et de tels classements laissent présager une autre année réussie à ce niveau.
Autre bon indice, la Banque Centrale de Tunisie vient de révéler dans son dernier communiqué, des indices très encourageants qui prédisent une amélioration sur le court terme avec un taux directeur maintenu à 8%, une légère mais importante baisse de l’inflation à 6,6% après trois mois de stabilité à 6,7%, ainsi qu’une croissance économique progressive.
Il s’agit, là, de chiffres rassurants à plus d’un titre et à une gestion économique très ambitieuse qui ouvre la voie à une amélioration positive fortement attendue après une longue période de disette.
Pour toutes ces raisons, la Tunisie accueille 2025 avec beaucoup d’espoir et d’optimisme, à condition de voir le travail reprendre ses lettres de noblesse dans un climat sain où l’intérêt du pays l’emporte sur celui des opportunistes.
Bonne et heureuse année pour tous les Tunisiens, avec nos vœux de voir le génocide sioniste à Gaza prendre fin.
K. Z.
Accueillir le nouvel an en musiques
Le traditionnel concert du nouvel an du Carthage Symphony Orchestra est prévu en deux temps : Le 1er janvier 2025 à 18h00 et le 02 janvier 2025 à 20h00.
Comme chaque année, et fidèle à la tradition, le Carthage Symphony Orchestra, dirigé par le maestro Hafedh Makni, invite les mélomanes à célébrer le nouvel an en musique !
Deux soirées magiques sont annoncées bien recevoir le nouvel an sur des notes gaies et des ondes positives.
Au programme : les inoubliables chefs-d’œuvre des Strauss père et fils, des pièces sublimes signées Charles Gounod, Jacques Offenbach, Reinhold Glière et bien d’autres…
Le concert sera magnifié par le chœur dirigé par notre chef de chœur l’unique Mourad Gaaloul pour un moment musical à couper le souffle.
Festival National des Clubs de Théâtre des Maisons de la Culture, de la Jeunesse et des institutions universitaires : Le palmarès
La 34ème édition du Festival National des Clubs de Théâtre des Maisons de la Culture, des Maisons de la Jeunesse et des institutions universitaires s’est clôturée en beauté avec la remise des prix. Edition qu’a accueillie la Cité de la culture et qui a drainé le public et qui a su allier qualité et diversité selon les rapports des jurys. S’agissant des chiffres, l’édition a vu la programmation dans la compétition de 23 œuvres, après la première phase des compétitions interrégionales.
La cérémonie de clôture a été marquée par l’annonce du palmarès des compétitions dans cinq catégories ainsi que par des hommages rendus à des figures reconnues, notamment l’actrice Zahira Ben Ammar et l’acteur Abdelhamid Guayas.
Pour la compétition des œuvres collectives (Jeunes et adultes), la pièce « Al-Watan » du Club de la Maison de la Culture de Fondouk El Haddadine de Sfax s’est distinguée, remportant trois prix: le prix de la meilleure œuvre, le prix du meilleur texte, et une mention spéciale au comédien Anas Arous pour sa prestation dans cette même pièce.
La pièce « Fannen el-ghalba » du Club de la Maison de la Culture Bir Mcherga de Zaghouan a remporté le prix de la meilleure mise en scène, tandis que le prix de la Meilleure scénographie a été attribué à la pièce « Diden » du Complexe Culturel de Tataouine.
Cette compétition a également été l’occasion de récompenser les talents émergents, avec le prix de la Meilleure comédienne prometteuse décerné ex aequo à Aya Korbi et Samia Jaouadi, et celui du Meilleur comédien prometteur ex aequo à Louay Belghith et Basem Saleh.
Dans la catégorie des œuvres collectives (Enfants), quatre pièces ont été primées. La pièce « Lemsati » de la Maison de la Culture de Kalaa Sghira à Sousse a remporté le prix de la meilleure œuvre.
Le prix du meilleur texte a été attribué à la pièce « Loulou et Mimi » et celui de la Meilleure scénographie pour la pièce « Alaeddine ».
Pour récompenser les talents en herbe, le prix de la meilleure comédienne prometteuse a été décerné à Zouhour Lajnef, tandis que le prix du Meilleur comédien prometteur a été décerné à Abderrahmene Amdouni.
La pièce « Fleur d’Eau » de la Maison de la Jeunesse de Grombalia a remporté le prix de la Meilleure mise en scène.
Les marionnettes ont été de la fête. Toute une section a été réservée au théâtre des marionnettes. La pièce « Brousti » de la Maison de la Culture de Bab Bhar à Sfax, a remporté le prix de la meilleure œuvre et Amine Hamdaoui a remporté le prix du meilleur comédien/marionnettiste, tandis que Meriam Bouaziz a remporté le prix de la meilleure comédienne/marionnettiste.
Une mention a été décernée à la pièce « Mima Rouh el Jalid » de Bir lahmer (Tataouine), ainsi qu’à la prestation de la marionnettiste Lobna Kouki pour la pièce « Les Trois Sœurs » de la Maison de la Culture Ammar Farhat à Béja et à Meriem Azaouzi (marionnettiste) pour la pièce « man al moukhallis » de la Maison de la Culture Nasrallah à Kairouan.
Performances individuelles et théâtre de rue
Pour les œuvres et performances individuelles, le jury a décerné le prix de la meilleure œuvre et du meilleur texte à la pièce « Affaire N°13 ». Grâce à sa pièce « Kelma », Saber Selmi a remporté le prix de la meilleure mise en scène.
Le prix de la meilleure performance a été attribué ex aequo à Sabrine Hafeni et Nasreddine Hemissi pour leurs rôles respectifs dans « Kelma » et « Radd Iitibar ».
La pièce « Sandida » de la Maison de la Culture Ahmed Hamza, (Aouina-Tunis) a remporté le prix de la meilleure œuvre dans la compétition du « Théâtre de rue ».
Talel Ayoub a remporté le prix de la meilleure mise en scène pour sa pièce « Le Camp des Réfugiés » du Complexe Jeunesse Sahloul (Sousse).
Anouar Harzalli a remporté le prix de la Meilleure idée innovante pour son œuvre « Ellil layyel » de la Maison de la Jeunesse de Jelma (Sidi Bouzid), ex aequo avec la pièce « Tarchich » de Jalel Msaddek, Maison de la Culture Zarzouna (Bizerte).
Aziz Harzalli a remporté le prix du Meilleur comédien prometteur pour son rôle dans « Ellil layyel », tandis que le prix de la Meilleure comédienne prometteuse a été attribué à Aya Chouiya pour son rôle dans « Sandida ».
La pièce « Chanti » de la Maison de la Culture Ben Guerdane a remporté le prix de la Meilleure musique.
















