Et si vous intégrez le Chœur de l’opéra de Tunis ?
Le Théâtre de l’Opéra de Tunis a, dans le cadre de la restructuration du Chœur de l’opéra de Tunis, lancé un appel à candidatures dont le dernier délai est fixé pour le 31 décembre 2024.
Les auditions pour intégrer cet ensemble se tiendront les 11 et 12 janvier 2025 offrant une opportunité aux chanteurs lyriques talentueux de faire partie du Chœur de l’opéra de Tunis.
Le premier tour, prévu le samedi 11 janvier, consiste pour les candidats à présenter un air d’opéra de leur choix ainsi qu’un extrait de chœur imposé. Le deuxième tour, programmé pour le dimanche 12 janvier, comportera une épreuve de déchiffrage d’une ligne mélodique simple accompagnée par un pianiste.
Cet appel vise à sélectionner des voix soprano, alto, ténor, baryton, et basse, souhaitant rejoindre le Chœur de l’Opéra de Tunis et contribuer à son rayonnement artistique.
Par ailleurs, le théâtre de l’Opéra a lancé un deuxième appel à candidature (31 décembre 2024 dernier délai) pour la création de la Maitrise d’enfants au sein du chœur de l’Opéra de Tunis, un ensemble vocal composé de jeunes chanteurs formés pour participer à des œuvres lyriques, en particulier dans les opéras où des parties vocales spécifiques sont attribuées aux voix d’enfants.
Les auditions prévues pour le dimanche 19 janvier 2025 consistent en la présentation, par les candidats (lecture du solfège souhaitable), d’une petite mélodie occidentale au choix.
Fondé en 2018, le Chœur de l’Opéra de Tunis est un ensemble vocal qui réunit des choristes talentueux de tout le pays et qui collabore régulièrement avec l’Orchestre Symphonique de l’Opéra de Tunis, l’Orchestre Symphonique Tunisien et le Ballet de l’Opéra de Tunis. Il participe à diverses productions, notamment des opéras, des concerts symphoniques et des ballets, contribuant ainsi à l’enrichissement de la scène musicale tunisienne.
Bargou : cinq blessés dans l'explosion d'une fosse de déchets chimiques
Une explosion survenue mercredi 25 décembre 2024 dans une fosse de déchets chimiques à Bargou (gouvernorat de Siliana) a fait cinq blessés, à des degrés divers. L’incident s’est produit dans une usine spécialisée dans le conditionnement de produits pharmaceutiques et d’engrais agricoles.
Selon une source de la protection civile, les victimes ont été transportées d'abord à l’hôpital local avant d’être transférées à l’hôpital régional de Siliana pour recevoir les soins nécessaires.
Qu’est-ce qui a causé cet incident ? Selon une source sécuritaire et des données préliminaires, l’explosion aurait été provoquée par la pression d’un gaz dans une canalisation de l’usine.
Editorial : Une résistance inscrite dans les gènes…
Par Chokri BACCOUCHE
Il fait un froid de canard ces derniers jours et les météorologues de l’INM annoncent une baisse drastique des températures. L’hiver s’annonce, cette année 2024 finissante, particulièrement rigoureux. Au moment où le monde s’apprête à célébrer les fêtes de fin d’année devant une cheminée bien au chaud avec un dîner copieux en famille, dans un restaurant ou dans la grande salle des banquets d’un hôtel huppé, il est un peuple oublié des dieux et des hommes qui n’a même pas de quoi se mettre sous la dent. On l’aura deviné, il s’agit des Palestiniens en l’occurrence qui concentrent à eux seuls toute la souffrance de l’humanité, ses torts et ses travers, ses injustices et son indicible cruauté. Parqués sous des tentes de fortune dans des camps de concentration à ciel ouvert, femmes, enfants et vieillards sont tous dans le couloir de la mort qui peut arriver à n’importe quel moment au gré d’un bombardement sioniste. Les images des gamins palestiniens grelottant de froid diffusées sur les réseaux sociaux cristallisent pour la postérité l’inhumanité abjecte de ceux qui prétendent être des humains. Beaucoup d’entre ces enfants, des milliers selon les statistiques onusiennes, ont trouvé la mort dans des conditions effroyables. Quand ils n’ont pas été déchiquetés par les bombes larguées par les « courageux » pilotes israéliens des avions de chasse, ils sont décimés par la malnutrition, les famines et les maladies qui abrègent leur triste mais très courte existence. L’entité sioniste tue les enfants palestiniens. Délibérément et sans aucun état d’âme. Un génocide sans nul autre pareil dans l’histoire tourmenté de l’humanité, sciemment orchestré et exécuté dans le but de raser de la surface de la terre toute trace de ce peuple martyre.
Les rares survivants parmi ces titis souffrent de traumatisme et de troubles psychologiques que même un adulte ne pourrait supporter. Non sans raison d’ailleurs car tous ont vécu l’enfer des bombardements incessants qui ont causé la mort de nombreux membres de leurs familles. Ils ont vécu en direct la destruction de leur maison et la perte de leurs proches baignant dans une mare de sang. A l’âge de l’innocence et au moment où les autres enfants qui ont la chance de naître dans un pays paisible s’adonnent à des activités ludiques, ils ont été contraints, eux, d’assister en premières loges à la brutalité et la barbarie sioniste sans comprendre pour autant les raisons de cette effroyable bestialité. Un jour viendra peut-être, s’ils ont la chance de survivre, ils pourront connaître la vérité de ce qui s’en retourne au juste et pour quelle raison leur peuple connaît tant de heurts et de malheurs et tant de souffrances.
De quoi sera fait l’avenir de ces enfants ? La question parait d’emblée assez cynique dans le contexte actuel et pour cause ! Le sort qui leur sera réservé, on le craint, n’incite pas du tout à l’optimisme du moins pour un bon bout de temps encore. Au mieux, ils pourront assister à la fin de la guerre de Gaza et déambuler à travers les décombres de l’enclave palestinienne sinistrée. Ils auront ainsi l’occasion de revoir en flash-back les scènes horripilantes de cadavres gisant sous les gravas des immeubles effondrés qu’ils garderont sans doute en mémoire pour le restant de leur vie. Ils ne seront pas pour autant au bout de leur calvaire car, au fond, rien ne va changer. Les perspectives ne s’annoncent pas, malheureusement de tout repos pour leur peuple qui risque de subir encore plus les exactions en règle du régime d’apartheid sioniste. D’ailleurs, les dirigeants israéliens ne font pas mystère de leur volonté de multiplier les colonies de peuplement et de subtiliser encore plus de terres palestiniennes ou ce qu’il en reste. Un funeste retour à la case départ se profile à l’horizon, prélude à de futurs cycles de violence car la guerre ne sera pas finie pour autant. Elle est appelée en effet à perdurer indéfiniment, tant que Palestiniens n’auront pas recouvert leur liberté et leurs droits spoliés. Les gamins palestiniens d’aujourd’hui, prendront un jour la relève sur leurs aînés pour poursuivre la lutte pour l’indépendance de leur pays avec la même foi et la même détermination. Une lutte pour la justice inscrite en réalité dans leurs gènes et que rien, absolument rien ne peut les en dissuader.
Avec le temps va tout s’en va tout s’en va, chantait Léo Ferré en faisant allusion aux souvenirs, aux visages et même aux passions. Ceci est peut-être valable pour le commun des mortels mais pas pour les Palestiniens qui ont prouvé d’ailleurs, après plus de 70 ans d’occupation, qu’ils n’étaient pas prêts à oublier quoi ou que ce soit. Le contraire est certainement plus juste pour décrire le combat héroïque de ce peuple pour la liberté qui donne au monde une remarquable leçon de courage, de bravoure et de détermination. Et qui finira inévitablement un jour ou l’autre par forcer son destin, n’en déplaise à ceux qui cherchent par tous les moyens à se dérober indéfiniment à l’inévitable…
C.B.
Ligue 1 - rattrapage 11e journée - EGSG-EST ( 0-3) : La loi du plus fort
Joué par un temps hivernal froid et venteux, le match entre les Gafsiens et les Tunisois Sang et Or n'a pas réservé aux présents un spectacle de premier ordre surtout que la pelouse était encore en mauvais état et que les deux ensembles ont enregistré plusieurs absences dans leurs rangs. Il a fallu attendre la 28e pour voir les débats prendre leur envol avec le but inscrit par Kada suite à un centre de la droite de Ben Ali (0-1). La réaction des locaux Ajmi et consorts n'a pas inquiété outre mesure le gardien esperantiste, Ben Said. Après la pause, la musique ne changera point. C'est encore l'Espérance qui trouve le chemin des filets par Mokwana à la 58e suite à une balle arrêtée de Azzouni. ( 0-2). La suite était une gestion de l'avance et du groupe pour les Sang et Or et des tentatives infructueuses des Sudistes jusqu'à la 90e quand Sowe, à peine incorporé, tripla la marque ( 0-3). Grâce à cette victoire, l'Espérance colle au podium avec 23 points alors que EGSGafsa ferme toujours la marche avec quatre points seulement.
Jamel Belhassen
Bourse de Tunis: Faits saillants de l’année
L'année 2024 a été marquée par une dynamique significative de l'indice boursier tunisien, le Tunindex, qui a connu des fluctuations notables depuis le début de l'année.
Alors que les investisseurs espéraient une reprise après les défis des années précédentes, le marché a offert un mélange d'opportunités et de volatilité. Cette analyse se penche sur les performances de cet indice entre le 1er janvier et le 23 décembre 2024, mettant en lumière les moments clés qui ont façonné son parcours.
Cap sur la performance
En 2024, le Tunindex a connu des fluctuations marquées :
- Janvier : L'indice a débuté l'année à 9 800 points, en hausse de 10,32% par rapport à l'année précédente, soutenu par de bons résultats financiers des entreprises.
- Février : Une légère correction a eu lieu, stabilisant l'indice autour de 9 700 points.
- Mars à Mai : Stabilisation autour de 9 800 points, avec une progression à 9 900 points en mai, grâce à des résultats financiers encourageants.
- Juin à Août : L'indice a continué sa tendance haussière, atteignant environ 9 950 points en août, renforcé par des résultats semestriels positifs.
- Septembre : Le Tunindex a atteint un pic historique à 10 006,40 points, représentant une augmentation cumulative de 12,04 % depuis le début de l'année.
- Octobre : Après ce sommet, une correction a ramené l'indice à environ 9 800 points.
- Novembre : L'indice a montré une résilience, clôturant à 9 804,88 points, malgré des pressions inflationnistes.
- Décembre : À la mi-décembre, le Tunindex se stabilise autour de 9 899 points, avec des perspectives optimistes mais prudentes pour l'avenir.
Dès les premiers mois de l'année, le Tunindex a affiché une tendance haussière, atteignant des sommets inédits. Au mois de septembre, il a culminé à 10 006,40 points, représentant une augmentation de 12,04 % par rapport au début de l'année. Cette ascension a été soutenue par la solidité des résultats financiers des entreprises cotées, notamment dans les secteurs, financier et des biens de consommation.
Des sociétés comme Délice Holding et SAH (Lilas) ont enregistré des croissances impressionnantes, renforçant la confiance des investisseurs. Cependant, cette euphorie n'a pas été sans embûches ; des périodes de volatilité ont suivi, rappelant aux acteurs du marché que la prudence est de mise dans un environnement économique mondial incertain.
Résultats rassurants des sociétés cotées
En 2024, les résultats financiers des entreprises cotées à la Bourse de Tunis ont révélé des performances variées, marquées par une tendance générale à la hausse malgré des défis économiques. Voici un aperçu des résultats les plus marquants.
Au premier semestre de l'année, les 63 sociétés ayant publié leurs états financiers ont enregistré une progression de 9,4 % de leur résultat net, atteignant 1 431 millions de dinars contre 1 308 millions de dinars pour la même période en 2023[1]. Cette augmentation témoigne d'une résilience notable dans un contexte économique incertain. Parmi ces entreprises, certaines se sont particulièrement distinguées par leurs performances exceptionnelles.
Dans le secteur bancaire, le produit net bancaire (PNB) cumulé des 12 banques cotées a atteint 5 223 millions de dinars, soit une hausse de 5,7 % par rapport à l'année précédente. Ce secteur a bénéficié d'une gestion efficace et d'une demande croissante pour les services financiers. De plus, les sociétés de leasing ont également connu une augmentation significative de leur revenu net, qui a progressé de 7,4 %, atteignant 409 millions de dinars.
D'autres entreprises ont également affiché des résultats impressionnants. Par exemple, Délice Holding a enregistré un chiffre d'affaires de 1 071 millions de dinars, en hausse de 1,9 % par rapport à l'année précédente. De même, SAH (Société Tunisienne d'Assurances et de Réassurances) a vu ses revenus augmenter de 8 %, atteignant 726 millions de dinars. Ces performances reflètent une demande soutenue pour les produits alimentaires et les services d'assurance.
Répercussions de la conjoncture
Au fil des mois, l'évolution du Tunindex a révélé une sensibilité aux événements économiques et géopolitiques globaux. Les tensions inflationnistes et les déséquilibres budgétaires ont pesé sur le moral des investisseurs, entraînant des fluctuations notables. Malgré cela, la résilience affichée par certaines entreprises a permis à l'indice de maintenir une trajectoire générale positive.
Les analystes ont souligné l'importance d'une sélection rigoureuse des investissements pour naviguer dans ce climat incertain. En décembre, alors que le Tunindex se stabilise autour de 9 899 points après avoir subi une légère baisse de 0,47 %, les attentes demeurent optimistes quant à la capacité du marché à absorber ces chocs externes.
Perspectives
À l'approche de la fin de l'année, les perspectives pour le Tunindex restent empreintes d'incertitude mais aussi d'espoir. Les résultats financiers encourageants publiés par plusieurs entreprises cotées suggèrent une solidité sous-jacente qui pourrait soutenir le marché dans les mois à venir.
Toutefois, les investisseurs doivent rester vigilants face aux évolutions macroéconomiques et aux impacts potentiels d'événements géopolitiques. L'année 2024 a montré que malgré les défis rencontrés, le marché boursier tunisien possède une capacité d'adaptation notable qui pourrait bien se traduire par des opportunités futures.
Foire internationale du livre de Tunis (FILT) : ouverture des inscriptions en ligne
Le comité d’organisation de la Foire internationale du livre de Tunis (FILT) informe, selon un communiqué publié par l’Etablissement national pour la promotion des Festivals et des manifestations culturelles et artistiques (ENPFMCA), que les inscriptions des éditeurs, distributeurs et libraires de Tunisie, des pays arabes et de l’étranger à la trente-neuvième édition de la Foire qui se tiendra du 25 avril au 4 mai 2025 au Parc des Expositions du Kram se feront via la plateforme : httpss://foire.e-festivals.tn, et ce, à partir du 25 décembre 2024 jusqu’au 30 janvier 2025, inclus.
Tous les détails relatifs au règlement intérieur de la 39ème édition de la FILT et aux conditions et modalités de participation, et également aux diverses procédures liées notamment à la préparation des stands, la promotion des publications et les livres exposés ainsi que sur les missions et objectifs de cet événement culturel international sont détaillés sur la plateforme.
Organisé chaque année par le ministère des Affaires culturelles, la Foire internationale du livre de Tunis est l’un des importants évènements éditoriaux qui regroupe les éditeurs, les écrivains, les poètes, les intellectuels et un large public de lecteurs.
Le Taiko japonais au cœur du Sahara de Douz
Célèbre groupe de tambour japonais « Taiko », le « Ranbyōsh », venu de Hokkaido, une île située dans le nord du Japon, viennent de donner deux concerts à Tunis, le premier pour grand public à la place Bab Bhar et le 2ème dans une école primaire à Tunis. Belle opportunité pour faire découvrir aux Tunisiens cet instrument de musique basique dans les cérémonies traditionnelles et les plus emblématiques de la culture japonaise, avec sa sonorité et son dynamisme qui font vibrer le cœur des spectateurs.
Après cette première escale à Tunis, les musiciens japonais auront rendez-vous avec le public du Festival international du Sahara de Douz qui démarre demain, le 26 décembre 2024 pour se clôturer le 29 du même mois.
Foire du livre de Tunis : Rendez-vous à partir d’aujourd’hui à l’avenue Bourguiba…
Par Imen Abderrahmani
L’avenue Habib Bourguiba accueille à partir d’aujourd’hui la 13ème édition de la Foire du livre de Tunis. Ayant pour slogan « Le livre, une patrie », cette manifestation se poursuivra jusqu’au 11 janvier 2025.
Pour cette nouvelle édition, la foire proposera plus de 30.000 titres, enregistrant la participation de 80 maisons d’édition tunisiennes.
Organisée par la Délégation régionale des Affaires culturelles du gouvernorat de Tunis, l’Union des éditeurs tunisiens et le Centre tunisien du livre, la manifestation proposera des réductions allant jusqu’au 50% et ce pour inciter les Tunisiens à lire.
Des rencontres quotidiennes mettant en lumière des figures emblématiques de la scène littéraire nationale rythmeront la foire. Parmi ces rencontres, nous citons l’hommage qui sera rendu au Feu Fraj Chouchane, figure emblématique de la scène littéraire et médiatique tunisienne décédée le 13 décembre 2024, demain, le 26 décembre à 16H00. La rencontre sera présentée et animée par l’universitaire Jalila Triter.
La Palestine sera également au cœur de cette édition avec une pièce de théâtre intitulée « Liberté pour la Palestine » qui sera présentée par les élèves de l’école primaire Sidi Aloui et un atelier de dessin où les enfants pourront s’exprimer librement sur la cause palestinienne sans oublier les concerts et les récitals poétiques qui rythmeront la programmation.
Parmi les moments forts du programme culturel, l’initiative de la « Bibliothèque du voyageur nourri de livres » qui sera installée à bord du train reliant la Tunisie à l’Algérie, et qui est sous forme de don de la Direction générale du Livre et du Centre Tunisien du Livre. Cette initiative sera complétée par le lancement de la caravane « Pont de la créativité » qui offrira une panoplie d’activités sur la ligne ferroviaire Tunisie-Algérie.
Activités parallèles
Parmi les importants axes de cet évènement, nous citons une exposition d’art sur les « Figures de la culture tunisienne », proposée 20 portraits d’éminentes personnalités réalisées par les artistes Wissal Ben Slimane, Leila Selmaoui, Salma Mejri et Radhi Eljad.
L’exposition offre à voir des portraits de l’historien et homme politique Ahmed Abi Dhiaf (1804-1874), le penseur et syndicaliste Tahar Haddad (1899-1935), le nouvelliste et parolier Ali Douagi (1909-1949), le poète Abou Al Kacem Chebbi (1909-1934), l’écrivain et homme politique Mahmoud Messaadi (1911-2004), la poétesse Zoubeida Bchir (1938-2011), l’autrice et animatrice radio syro-tunisienne Nejia Thameur (1926-1988) et l’autrice et scénariste Aroussia Nalouti... L’exposition se veut à la fois un salut à ces hommes et femmes qui ont contribué par leurs écrits à l’enrichissement de la scène littéraire et une invitation pour les visiteurs de la foire pour découvrir les écrits de ces auteurs et autrices.
Le gouvernorat de Gafsa sera l’invité d’honneur de cette 13ème édition. Un colloque ayant pour thème « La civilisation capsienne, berceau de l’humanité » est déjà annoncé, aujourd’hui à 16h00, à l’avenue Bourguiba.
« Eclairages sur les régions » est le thème également d’une exposition documentaire, organisée en collaboration avec l’amicale de l’Institut National du Patrimoine (INP), et qui se veut une plongée dans la Tunisie avec sa richesse archéologique et naturelle.
Plusieurs ateliers artistiques destinés aux enfants, jeunes et adultes sont au programme de la foire qui proposera des conférences sur « Le livre à l’ère de l’Internet » et « Les perspectives du livre en Tunisie », organisées par la Direction du Livre et de l’Union des éditeurs tunisiens et une conférence intitulée « Nos musées, des forteresses vivantes du patrimoine » sera organisée conjointement par l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (AMVPPC) et l’INP.
Un atelier innovant, axé sur la valorisation du patrimoine et des monuments archéologiques grâce à l’intelligence artificielle sera aussi proposé en partenariat avec le TICDCE, en proposant des expériences en réalité virtuelle (VR) et augmentée (AR).
I.A.
JCC dans les régions : Aujourd’hui, la clôture de l’escale Hammet Jerid
Les Journées cinématographiques (JCC) dans les régions continuent leur chemin. L’avant dernière escale est à Tozeur dont le programme a été lancé depuis le 23 décembre pour se clôturer aujourd’hui, à la maison de la culture Hammet Jerid en présence de certains acteurs, réalisateurs et représentants des médias.
Le lancement du programme a été avec la projection du long-métrage « Backstage », réalisé par Afef Ben Mahmoud (Tunisie) et Khalil Benkirane (Maroc).
Le chargé de la section JCC dans les régions, Hamza Hajji, a présenté une mini édition axée sur les spécificités culturelles et artistiques de la région dans une initiative qui vise à mettre en avant la compétence des jeunes cinéastes en leur proposant un encadrement spécifique dans les métiers du 7ème art et dans la gestion des festivals.
Au terme de cette manifestation régionale, il y aura l’annonce d’un festival de cinéma à Hammet Djerid, a fait savoir le représentant des JCC. Lancée en 2010, la section des JCC dans les régions a pour objectif de décentraliser la culture et d’enraciner la culture de proximité, a-t-il rappelé.
La programmation a été mise en place en collaboration entre les JCC, la délégation aux Affaires régionales et les autorités régionales. Des films pour enfants sont au programme des matinées alors que les films pour adultes seront projetés le soir. Le programme des JCC dans les régions propose des films de toutes les sections et également des films primés lors de cette 35ème édition.
Parmi les films qui seront projetés aujourd’hui : « Khaled et Niîma » de Souheil Dhadal (Palestine), « The father probably » des drères Tolba (Mauritanie), « Asfour Jenna » de Mourad Ben Cheikh (Tunisie) et « Loading » de Anis Lassoued.
Vacances d’hiver et fête de fin d’année : Les Tunisiens à l’assaut des hôtels malgré la crise…
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Presque 2.5 million d’élèves et d’étudiants sont depuis hier en vacances et avec des familles entières dont une bonne partie ont programmé de passer quelques jours dans les hôtels. Quelles sont, de fait, les destinations touristiques prisées par les Tunisiens?
Même si le pouvoir d’achat des Tunisiens est en chute libre et même s’il fait froid, nombreux sont les familles tunisiennes qui comptent ou sont déjà parties en vacances. Au fait, comment ces Tunisiens ont planifié ces vacances d’hiver et quelles sont leurs destinations touristiques privilégiées? Sarra Ben Saâd, enseignante de son état et mère de famille, nous a confié: «Personnellement, j’aime le Sud et particulièrement, la ville de Tozeur. Alors, avec mon mari, nous avons réservé pour le weekend afin de permettre à nos deux enfants de découvrir le Sahara et ses dunes de sable ainsi que les vastes palmeraies de la région. En tant qu’enseignante, je veux faire découvrir à mes enfants leur pays et ses traditions dans les différentes régions. Ces vacances sont aussi pour moi et mon mari une raison de se reposer après ce premier trimestre de l’année scolaire». Pour Bilel et sa femme, c’est plutôt le Nord du pays qui est privilégié, «Nous comptons passer quelques jours dans la région d’Aïn Draham et admirer les paysages qui ont un charme un peu particulier par ces temps de neige et de froid. Nous avons choisi une maison d’hôtes dont les prix correspondent à notre budget à savoir 150 dinars en logement petit déjeuner pour tous les deux». Kamel Ben Ahmed, quant à lui, nous a indiqué: «Bien que la conjoncture est difficile, il faut bien offrir à ses enfants au moins deux jours de vancances. Notre choix s’est fixé sur le Sud du pays, dans la région de Tataouine. Il s’agit, au fait, d’un voyage organisé qui nous a coûté 800 dinars pour nous trois à savoir moi-même, ma femme et notre fils».
Les Français et les autres…
L’on sait que le tourisme tunisien commence à retrouver sa bonne santé et les chiffres enregistrés durant la haute saison confirment ce constat. Cette tendance contenue avec les réservations pour les vacances d’hiver et la fin d’année. Selon, en effet, Houssem Ben Azouz, président de la Fédération Interprofessionnelle du Tourisme Tunisien, les indicateurs touristiques au cours des vacances d’hiver sont bons et qu’une évolution de 12% a été enregistrée au niveau des réservations par rapport à l’année précédente. Ben Azouz a expliqué que les Français arrivent en tête du classement des nationalités étrangères, suivis par les Polonais, puis les Allemands, les Britanniques et les Italiens. Selon, également, le commissaire régional du tourisme de Tozeur, Adel Sbita, un taux de réservation dépassant les 94% pendant les vacances d’hiver est prévu dans les hôtels de la région. Ce taux sera atteint durant les fêtes de fin d’année et devrait dépasser celui enregistré à la même période l’année dernière. Dans une déclaration, jeudi dernier, à l’Agence TAP, le commissaire régional du tourisme de Tozeur a indiqué que les préparatifs du commissariat pour cette période ont déjà été amorcés depuis plusieurs semaines, afin de garantir la réussite de la saison touristique et assurer un accueil optimal des visiteurs. Les dispositifs ont inclus des opérations d’inspection dans toutes les structures touristiques, telles que les unités d’hébergement, de restauration et d’animation touristique, ainsi que les agences de voyages, a-t-il souligné. Il a encore précisé que les réservations ont démarré depuis un certain temps, notant que les indicateurs prévoient l’afflux de près de 10 millions de visiteurs sur tout le territoire national cette année.
M.B.S.M.
Editorial : L’urgence d’une transformation radicale - Par Hassan GHEDIRI
En annonçant, très récemment, la réception d’un dernier lot de bus usagés importés de France et la conclusion d’un marché avec constructeur chinois pour l’acquisition prochaine de 300 bus flambant neufs, les autorités tentent de freiner petit à petit et avec les moyens de bord, la décadence du service du transport public dans le Grand Tunis, et dans une étape ultérieure dans l’ensemble du pays. Des initiatives, bien qu’appréciables, semblent pourtant s’inscrire dans la même logique du court-termisme qui caractérise malheureusement les politiques publiques engagées, sans grande conviction, au cours des longues dernières années. Pour un service vital et névralgique qui est transport, ce qui est annoncé est insuffisant et ne saura répondre aux attentes et apaiser des souffrances profondes des millions d’usagers livrés à leur triste sort.
Flotte délabrée, retards récurrents, grand désordre logistique, insécurité et inconfort des trajets aggravent chaque jour la frustration des citoyens. Pour les usagers, le quotidien est un parcours d’obstacles. Ce ne sont toutefois pas des moments d’angoisse renouvelés que l’on s’inflige chaque jour, mais un calvaire qui matérialise l’injustice sociale. Ceux qui dépendent exclusivement du transport public sont souvent les individus les moins favorisés.
L’importation de bus usagés ou même l’acquisition de nouvelles rames, bien que nécessaires, ne suffisent donc pas à résoudre le problème à sa racine. Il est urgent de repenser fondamentalement le modèle de gestion du transport public dans notre pays. Cela commence par l’implémentation des plans de restructuration dans toutes les compagnies publiques de transport urbain qui s’intègrent dans des politiques ambitieuses réalistes et réalisables de modernisation des infrastructures. Car au-delà des finances, c’est une vision stratégique qu’il faut instaurer: une vision qui place le citoyen au cœur des priorités.
Réhabiliter le transport public n’est donc pas seulement une question de logistique, mais aussi exigence de justice sociale. Cela passe par des investissements ciblés dans des infrastructures modernes et inclusives qui répondent aux besoins des régions marginalisées, souvent les plus touchées par le déclin des services. Le Président de la République ne cesse d’ailleurs de plaider pour un État au service des citoyens, où l’accès aux services essentiels, comme le transport est un droit fondamental.
Une modernisation réussie reste toutefois conditionnée par la capacité à s’adapter aux changements par l’introduction de solutions innovantes et écologiques, comme des véhicules électriques ou hybrides, et par l’amélioration de la connectivité entre les différents modes de transport. Des partenariats public-privé, une meilleure gouvernance, et un cadre réglementaire souple et incitatif sont de nature à apporter un souffle nouveau à un secteur en grande difficulté. En effet, les souffrances des usagers ne peuvent être soulagées que par des actions volontaristes et audacieuses. Il est également temps de regarder au-delà de nos frontières, pour s’inspirer des expériences réussies dans les pays qui ont su construire un service public décent, durable et de qualité comme le supposaient le devoir de tout Etat qui se respecte, d’utiliser à bon escient l’argent des contribuables.
H.G.
Justice : Leïla Trabelsi et Mohamed Sakhr Matri condamnés à 20 ans de prison
La Chambre pénale spécialisée dans les affaires de corruption financière du Tribunal de première instance de Tunis a condamné par contumace à vingt ans de prison ferme Leïla Trabelsi et Mohamed Sakhr Matri, assortis d’amendes de plusieurs millions de dinars, pour des accusations liées à l'exploitation par un fonctionnaire public de sa qualité pour obtenir un avantage indu pour lui-même ou pour autrui et pour préjudice à l'administration.
Le dossier de l'affaire concerne un marché public attribué à Mohamed Sakhr Matri et Leïla Trabelsi, en contravention des procédures légales en vigueur.
Siliana : Chutes de neige sur les hauteurs de Kesra et Makthar
Quelques flocons de neige sont tombés, dans la nuit de lundi à mardi, sur les hauteurs de Makthar (Beni Hazem et Ras El Ouadi) et Kesra (Kesra El Olya, Ksar et Bhira) dans le gouvernorat de Siliana.
Les autres délégations ont connu une baisse remarquable des températures ainsi que des chutes de pluies en fortes quantités.
Le délégué de Kesra, Ali Saleh Ltifi a souligné à l’Agence TAP que les quantités de neige enregistrées sur la région ont été faibles et n’ont pas impacté la circulation des véhicules.
La commission régionale de lutte contre les catastrophes est en réunion permanente et suit de près l’évolution de la situation, d’après la même source.
ONU : les attaques israéliennes tuent un enfant toutes les heures à Gaza
Au moins 14.500 enfants palestiniens ont été tués dans la guerre menée par Israël contre la Bande de Gaza depuis l'année dernière, a déclaré, mardi, l'agence des Nations Unies pour les réfugiés palestiniens (UNRWA).
« Un enfant est tué toutes les heures. Ce ne sont pas des chiffres. Ce sont des vies fauchées », a déclaré l'UNRWA dans un communiqué. Et d’ajouter : « Tuer des enfants ne peut être justifié. Ceux qui survivent sont marqués physiquement et psychologiquement ».
Privés d'éducation, les garçons et les filles palestiniens de Gaza fouillent dans les décombres, selon l'agence des Nations unies : « L'horloge tourne pour ces enfants. Ils perdent leur vie, leur avenir et surtout leur espoir ».
Israël poursuit sa guerre génocidaire contre la Bande de Gaza depuis le 7 octobre dernier, en dépit des résolutions du Conseil de sécurité de l'ONU exigeant un cessez-le-feu immédiat.
Plus de 45 300 personnes, principalement des femmes et des enfants, ont été tuées et plus de 107 700 blessées, selon les autorités sanitaires locales.
Le mois dernier, la Cour pénale internationale (CPI) a délivré des mandats d'arrêt à l'encontre du Premier ministre israélien Benyamin Netanyahu et de l'ancien ministre de la défense Yoav Gallant pour crimes de guerre et crimes contre l'humanité à Gaza.
Israël est également poursuivi pour crime de génocide devant la Cour internationale de justice en raison de ses agissements dans la Bande de Gaza.
Justice : Prolongation de 4 mois de la détention préventive de Noureddine Bhiri
La Chambre d'accusation auprès de la Cour d'appel de Tunis a confirmé la décision du juge d'instruction du Tribunal de première instance de prolonger de quatre mois, la détention préventive de l'ancien ministre de la Justice et dirigeant du Mouvement Ennahdha, Noureddine Bhiri, dans le cadre de l'affaire de l'ancien député Jilani Daboussi.
Rappelons que le juge d'instruction chargé de cette affaire avait émis des mandats de dépôt à l'encontre des dirigeants d'Ennahdha Noureddine Bhiri et Mondher Lounissi, d'un ex-cadre judiciaire et d'une ancienne médecin auprès de la prison civile de Mornaguia.
















