Nessrine Meddeb présente à l’IFT « La semence du diable »
À l’occasion de la Journée mondiale de la Langue arabe, la médiathèque de l’Institut français de Tunisie propose, cet après-midi à 18h00, une rencontre-débat avec Nessrine Meddeb autour de son dernier livre « Zerriat Ibliss », édité chez Arcadia et traduit en français par Karim Gammoudy sous le titre « La semence du diable ».
La rencontre sera modérée par Mounira Ben Chaabane et elle est organisée avec la complicité de la librairie Al Kitab. L’ouvrage est disponible dans les deux versions à la médiathèque de l’Institut français de Tunisie.
Village de Sidi Bou Saïd : le dépôt du dossier d’inscription à l’UNESCO est en février 2025
Les préparatifs pour l’inscription du village de Sidi Bou Saïd sur la liste du patrimoine mondial de l’Unesco sont au centre d’un atelier de travail, qui se tient du 18 au 20 décembre 2024, informe l’Institut National du Patrimoine (INP) jeudi matin sur sa page officielle. Le dépôt du dossier est prévu pour le mois de février 2025, précise la même source.
Cet atelier est organisé par l’Institut National du Patrimoine (INP) avec le soutien du Fonds pour le Patrimoine Mondial africain (AWHF), sous la supervision du directeur général de l’INP, Tarek Baccouche et du directeur exécutif du Fonds AWHF, Jopela Albino. Il réunit des représentants des différentes parties concernées par la gestion du village de Sidi Bou Saïd, classé 3ème plus beau village au monde, selon le classement 2024 publié par Seasia Stats, (média spécialisé dans les voyages et sorties).
Le village de Sidi Bou Saïd a été officiellement proposé pour inscription sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO le 15 avril 2024. Cette initiative vise à protéger et à valoriser ce village pittoresque, célèbre pour son architecture unique et son riche héritage culturel.
JCC 2024 : Le Sénégal, toute une belle histoire…
La Cité de la Culture a abrité, jeudi, un panel de discussion sur le Sénégal, le pays de Téranga, qui est au cœur d’un Focus aux 35èmes Journées Cinématographiques de Carthage (JCC).
Le réalisateur Mohamed Challouf était le modérateur du Panel auquel ont participé Germain Coly, Directeur de la Cinématographie au ministère de la Jeunesse, des Sports et de la Culture du Sénégal et Zeyna Diop, actrice, réalisatrice, scénariste et directrice du festival « Les Téranga ».
« Quand on parle de la Tunisie et son rapport avec le Sénégal, on pense souvent à Ousmane Sembène, complice de Tahar Cheriaa dans la création des JCC », a déclaré Challouf, citant des cinéastes comme Djibril Diop Mambety qui était très connu en Tunisie ou encore la pionnière des cinéastes sénégalaises Safi Faye.
Politique sénégalaise dans le 7ème art
Pour Germain Coly, le focus Sénégal aux JCC « nous permet en dehors des films qui sont en compétitions aux JCC, de montrer la production cinématographique sénégalaise aujourd’hui…».
Il a évoqué la volonté de l’Etat à installer une industrie cinématographique au Sénégal à travers la mise en place des textes de loi organisant l’activité cinématographique ainsi que des mécanismes de financement qui servent à la formation des jeunes cinéastes et des professionnels du film.
Le pays a mis en place des écoles de formation et des initiatives de formation en production et en réalisation ou en encore dans la postproduction pour les étudiants de cinéma de tout le Continent.
Au niveau universitaire, un mastère en réalisation documentaire a été créé à l’université Gaston Berger, à Saint-Louis qui a vu naitre une nouvelle génération de diplômés. Un programme de formation en production dans les métiers du cinéma est également mis en place dans l’Université de Thiès.
Le ministère de la Culture et la direction de la cinématographie ont « la responsabilité de mettre en œuvre la politique cinématographique adoptée par l’Etat sénégalais », selon Germain Coly.
Sur le plan de la coproduction, le Sénégal a mis en place des accords de coopération cinématographique avec des pays du Continent tels que la Tunisie, le Burkina Faso et la Côte d’Ivoire, ainsi que des pays occidentaux et arabes dont la France, le Canada, les Emirats arabes Unis et l’Arabie Saoudite.
A la question sur la visibilité du cinéma sénégalais, le représentant sénégalais répond par l’affirmative « relativement oui. Les salles de cinéma sont en train de revenir ». Il cite notamment la salle Canal Olympia Téranga, le complexe Pathé et le complexe cinématographique Ousmane Sembène.
La problématique qui se pose est relative « à la distribution des films africains, un problème qui est en train d’être pris en charge », selon le responsable sénégalais.
En parallèle, le Sénégal mise sur les festivals dont le nombre avoisine les 18 festivals organisés à la Capitale Dakar et dans d’autres régions du pays. MobiCiné ou encore Cinéma numérique ambulant sont des initiatives qui permettent de projeter des films là il n’y a pas de salles. Le pays compte sur le développement des partenariats avec les communes et les établissements scolaires afin que tout le monde puisse accéder au cinéma.
Le Sénégal ambitionne de mettre en place « des infrastructures de proximité, à travers les maisons de la jeunesse et de la citoyenneté dans les 46 départements. »
« L’accès à la Culture et au cinéma est une priorité pour le Sénégal », a affirmé le responsable.
Pour sa compatriote, Zeyna Diop, «au Sénégal comme dans toute l’Afrique, il n’est pas évident d’être acteur et vivre de son art ».
Numérisation des archives cinématographiques
La direction de cinématographie œuvre également pour la sauvegarde des archives cinématographiques et audiovisuelles qui datent de la période postindépendance. « Au-delà de cette période, nous n’avons pas d’archives chez nous », a déclaré Directeur de la Cinématographie.
La direction est en train de numériser les archives, en plus d’établir des accords de partenariat de restauration des films ce qui a permis de restaurer le « Camp de Thiaroye » d’Ousmane Sembene et Thierno Faty Sow, une coproduction de 1988 entre le Sénégal, la Tunisie et l’Algérie. Germain Coly a salué le rôle de Challouf dans la restauration de cette fiction (2h33) qui se passe au Sénégal en 1944.
La copie restaurée a été sélectionné dans la section Cannes Classics, du Festival de Cannes 2024. Le film a été restauré avec la Hobson/Lucas Family Foundation par The Film Foundation's World Cinema Project et Cineteca di Bologna au laboratoire L'Immagine Ritrovata" en association avec le ministère tunisien des Affaires Culturelles et le ministère sénégalais de la Culture et du Patrimoine historique.
« Camp de Thiaroye » a été refusé au Festival de Cannes 1988. Au mois de Septembre de la même année, il a été présenté en sélection officielle de la Mostra de Venise en Italie où il a obtenu le prix spécial de Jury. «Au Sénégal, la sauvegarde des archives demeure un grand chantier », a indiqué Germain Coly.
Le Quotidien avec TAP
JCC2024 : Palmarès de l’atelier Chabaka et Takmil
Depuis leur création en 2014, les ateliers Chabaka et Takmil de la plateforme « Carthage pro » restent les piliers de l’accompagnement des projets en développement et en postproduction. Durant la 35ème édition les travaux de la plateforme se sont déroulés du 16 au 19 décembre 2024 avec la participation de 11 projets à « Chabaka » et 9 projets à « Takmil ».
Après le visionnage des projets, le jury des deux ateliers composé d’Afef Ben Mahmoud, Deema Azar, Heba Othman et Madeline Robert s’est réuni, jeudi 19 décembre 2024 et a décidé du palmarès suivant :
Palmarès de l’atelier « Chabaka»
- Prix Al Jazeera Documentary Channel : « Le Sel du Sud » de Rami Jarboui (Tunisie)
- Prix Canal+ University Talents : « Le Sanglier » de Mamadou Socrate Diop (Sénégal)
- Prix Canal+ Convention Développement : « Blue Card » de Mohammed Alomda (Soudan)
- Prix OIF : « Cœur ouvert » de Hamza Belhadj (Tunisie)
- Prix IFT : « Amnesia » de Dima Hamdan (Palestine)
- Prix CNCI : « Le Sel du Sud » de Rami Jarboui (Tunisie)
- Prix Royal Film Commission Jordan : « Cirta » de Saif Chida (Tunisie)
- Prix Rawiyat : « Les Sept jours » d’Ines Ben Othman (Tunisie)
- Prix Royal Film Commission Jordan une Résidence au sein de l’atelier Mosaïc : « Blue Card » de Mohammed Alomda (Soudan)
Palmarès de l’atelier « Takmil »
Prix Al Jazeera Documentary Channel : « My Mother and I » de Dilpak Majeed (Iraq)
Prix DTS : « Goma, trop c’est trop » d’Elise Sawasawa (République démocratique du Congo
Prix Quinta: « A Cœur ouvert » de Yahya Abdallah (Tunisie)
Prix Centre Yennenga : « La Caméra ne pleure pas » d’Elsadig Abdelgayoum et Abuzar Adam (Soudan)
Prix OIF : « Goma, trop c’est trop » d’Elise Sawasawa (République démocratique du Congo
Prix CNCI : « Variations on a Theme » de Jason Jacobs and Devon Delmar (Afrique du Sud)
Prix IFT : « Variations on a Theme » de Jason Jacobs et Devon Delmar (Afrique du Sud
Prix Royal Film Commission: « Five Eyes » de Karim Debbagh (Maroc)
Prix Leyth Productions by Sami Gharbi : « Your Daughter » de Sara Shazli (Egypte)
Prix Université Centrale : « Azal » de Ridha Tlili (Tunisie)
Collaboration honteuse : Le Maroc extrade un jeune Palestinien vers Israël !
Les autorités marocaines ont extradé un jeune Palestinien, Nassim Khalibat, vers Israël après son arrestation en 2023 à Rabat, en réponse à un mandat d’arrêt émis par les autorités israéliennes.
Selon la police sioniste, Khalibat est suspecté d’avoir placé une bombe près des bureaux du ministère de la Santé de l'entité sioniste à Nazareth en 2021, une explosion qui aurait causé des dégâts importants. Après cet incident, il aurait fui les territoires palestiniens occupés en mars 2022.
Cette extradition marque la première collaboration de ce type entre le Maroc et Israël en matière judiciaire. Elle a suscité des critiques, notamment de la part de la "Coalition marocaine des organisations des droits humains", qui avait adressé une lettre au Premier ministre marocain, Aziz Akhnouch, pour empêcher cette remise.
Les faits remontent à fin 2021, lorsque Khalibat, accompagné de deux complices, aurait planifié et exécuté l’attentat, selon les autorités israéliennes. Après avoir fui vers Dubaï, la Turquie, puis le Maroc, il a été arrêté à l’aéroport de Marrakech en 2023, suite à une notice rouge d’Interpol.
Syrie : des milliers de manifestants en soutien aux forces kurdes et contre la Turquie
Alors que des groupes pro-Turcs ont lancé une offensive dans le nord-est de la Syrie après la chute de Bachar al-Assad, des milliers de manifestants ont défilé jeudi pour soutenir les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), dominées par les Kurdes.
Des Kurdes syriens brandissent des drapeaux de l'époque de l'indépendance lors d'une manifestation de soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenues par les États-Unis et dirigées par les
Des Kurdes syriens brandissent des drapeaux de l'époque de l'indépendance lors d'une manifestation de soutien aux Forces démocratiques syriennes (FDS), dans la ville de Qamishli, dans le nord-est du pays, le 19 décembre 2024.
Alors que l'avenir est toujours aussi incertain pour les Kurdes syriens, des milliers de personnes ont manifesté jeudi 19 décembre dans la ville de Qamichli, dans le nord-est de la Syrie, en soutien aux forces kurdes qui tentent de repousser les offensives menées par des combattants soutenus par la Turquie, selon des correspondants de l'AFP.
Fait inédit, les manifestants ont brandi le drapeau de l'indépendance syrienne à trois étoiles symbole du soulèvement de 2011, adopté par les nouvelles autorités à Damas, aux côtés des drapeaux de l'Administration autonome kurde et de son armée de facto, les Forces Démocratiques Syriennes (FDS).
"Vive la résistance des FDS", "Le peuple syrien est uni" ou encore "Non à la guerre, non à l'agression turque contre Rojava [Nord-Est syrien, NDLR]", scandaient les manifestants.
"Nous sommes descendus dans la rue aujourd'hui pour soutenir nos forces", a déclaré Mazloum Ahmed, 39 ans, un habitant de Qamichli. "Nous sommes les enfants de cette terre depuis des milliers d'années. Nous devons obtenir nos droits dans la nouvelle Constitution syrienne."
"Nous voulons une Syrie démocratique, où chacun a ses droits", a déclaré Salha Kalach, une Kurde de 50 ans. "Il est temps que nous ayons notre place dans une Syrie juste et équitable."
Gaza : HRW et MSF accusent Israël d'"actes de génocide" et de génocide contre les Palestiniens
Human Rights Watch et Médecins sans frontières ont ajouté jeudi 19 décembre leurs voix aux accusations imputant un génocide ou des actes de nature génocidaire à Israël pour sa conduite de la guerre à Gaza.
"Les autorités israéliennes ont délibérément créé des conditions de vie visant à causer la destruction d'une partie de la population de Gaza, en privant intentionnellement les civils palestiniens de l'enclave d'un accès adéquat à l'eau, ce qui a probablement causé des milliers de morts", écrit Human Rights Watch (HRW) dans un communiqué accompagnant son enquête de plus de 200 pages.
"Ce faisant, les autorités israéliennes sont responsables du crime contre l'humanité d'extermination et d'actes de génocide", ajoute l'organisation internationale.
"Ce que nos équipes ont vu sur le terrain correspond à ce qu'un nombre croissant d'experts juridiques et d'organisations disent, à savoir que ce qui est en train de se passer à Gaza correspond à un génocide", a déclaré à l'AFP Christopher Lockyear, secrétaire général de Médecins sans frontières (MSF).
Christopher Lockyear s'exprimait à l'occasion de la publication d'un rapport d'une trentaine de pages sur Gaza notant que "les signes de nettoyage ethnique et la destruction en cours – incluant les massacres, les blessures physiques et psychologiques graves, les déplacements forcés et les conditions de vie impossibles pour les Palestiniens assiégés et bombardés – sont indéniables".
Le rapport documente notamment 41 attaques contre le personnel de MSF, incluant des frappes aériennes sur des établissements de santé et des tirs directs sur des convois humanitaires.
"La ligne de conduite présentée dans ce rapport, ainsi que des déclarations laissant penser que certains responsables israéliens visaient à anéantir les Palestiniens de Gaza, pourraient signaler une telle volonté", avance toutefois le rapport.
HRW rappelle que Yoav Gallant, alors ministre de la Défense d'Israël, avait ordonné un "siège complet" du territoire palestinien dès le 9 octobre 2023. "Il n'y aura pas d'électricité, pas de nourriture, pas d'eau, pas de carburant", avait-il déclaré.
Yoav Gallant et le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu sont visés par des mandats d'arrêts de la Cour pénale internationale (CPI) émis fin novembre pour crimes contre l'humanité et crimes de guerre à Gaza.
Equipements de sport : Ouverture des premiers Adidas Stores en Tunisie
Les tous premiers Adidas Stores en Tunisie ouvriront leurs portes ce samedi 21 décembre, reflétant le dynamisme de la marque et son engagement envers ses fans et athlètes tunisiens.
Ces ouvertures auront lieu au Centre Commercial «Tunisia Mall» les berges du Lac et au «Mall of Sousse» et offriront aux passionnés de sport et de mode une expérience shopping inédite dans l’univers immersif de la marque aux trois bandes.
Les magasins proposeront les dernières collections de vêtements et de chaussures Adidas pour Hommes, Femmes et Enfants. Il y aura pour tous les goûts pour satisfaire ceux qui cherchent un équipement performant pour le sport ou une tenue casual pour un style urbain parmi les gammes iconiques :
• Performance : Des collections dédiées aux sportifs et athlètes, alliant technologies avancées et confort optimal pour repousser leurs limites, que ce soit en running, training ou football.
• Originals : Pour les amateurs de streetwear, les collections Originals apportent un style tendance avec des pièces incontournables et des collaborations exclusives.
• Adidas Kids : Une gamme spécialement conçue pour les enfants, combinant confort, style et durabilité, idéale pour accompagner les plus jeunes dans leurs aventures quotidiennes.
Pharmacie Centrale : Chokri Hamouda, nouveau PDG
En vertu du décret n° 2024-657 du 16 décembre 2024, publié au Journal officiel de la République tunisienne (JORT) en date du 19 décembre, Chokri Hamouda, professeur hospitalo-universitaire en médecine est nommé en tant que président-directeur général de la Pharmacie centrale de Tunisie.
Diplômé de l’Université de Tunis El Manar, Chokri Hamouda a obtenu son doctorat en médecine en 1991, spécialisé en médecine d’urgence et soins intensifs. Il a ensuite enrichi ses connaissances avec trois masters en médecine d’urgence, toxicologie clinique, et santé et sécurité au travail. Son parcours académique témoigne de sa passion pour l’excellence et l’innovation dans le domaine de la santé.
Pendant plus de 16 ans, il a travaillé au Centre de soins intensifs et de médecine d’urgence de Tunis, posant les bases de son expertise dans les interventions médicales d’urgence. De 2007 à 2016, il a exercé au sein de l’Hôpital universitaire Rabta, tout en dirigeant le département des urgences à l’Hôpital Charles Nicolle de 2016 à 2018.
En 2019, il a été nommé directeur général au ministère de la Santé publique. À ce poste, il a supervisé des initiatives clés pour renforcer le système de santé en Tunisie. Entre 2020 et 2024, il a dirigé l’Instance nationale de l’évaluation et de l’accréditation en santé, où il a consolidé les standards de qualité des soins médicaux à travers le pays.
Son expertise ne s’est pas limitée à la Tunisie. En tant que consultant senior pour le ministère saoudien de la Santé et membre de l’Organisation mondiale de la santé, il a apporté sa contribution à des projets internationaux.
Justice: non lieu pour Ayachi Zammel dans cinq affaires à Siliana
La Cour d'appel de Siliana a prononcé un non lieu en faveur du candidat à l’élection présidentielle Ayachi Zammel dans cinq affaires concernant la falsification des parrainages, selon son avocat Abdessatar Messaoudi.
De son côté, la Cour d'appel de Kairouan a statué, dans 3 affaires, contre Zammael et a réduit la peine de 3 ans et demi de prison à 6 mois de prison et un non lieu dans deux autres affaires.
A.G. élective d'ATUGE France : Une nouvelle équipe et beaucoup de promesses
Comme attendu, ATUGE France (Association des Tunisiens des Grandes Écoles) vient de tenir son Assemblée Générale Élective à la Maison de Tunisie à Paris. Cet événement a réuni anciens présidents, membres fidèles et nouveaux adhérents, créant ainsi une synergie intergénérationnelle riche et inspirante, comme c’est de coutume au sein de cette association.
Lors des travaux de cette AG élective, les participants ont approuvé le bilan moral et financier, témoignant de la confiance dans les actions menées.
L’AG s’est conclue par l’élection des membres du nouveau conseil d’administration dont voici la nouvelle composition :
- Ines Trojette, Ph.D, Présidente Atuge France,
- Basma FARHOUD, Vice Présidente,
- Mourad Ghorbel , ACCA, Vice Président,
- Haithem Souissi, Secrétaire Général,
- Rayen Trabelsi, Secrétaire Général Adjoint,
- Imen BEN ISMAIL, Trésorière,
- Aymen Hammami, Trésorier Adjoint,
- Nacef Bouzguenda, responsable club Finance,
- Khouloud MILA, responsable club Entrepreneur,
- Houcem Ben Jemâa, responsable club Culture,
- Soufia Bergaoui, responsable club Break,
- Karima Makhlouf, responsable club Santé,
- Houssem Eddine JELASSI, membre du conseil d'administration.
Bonne chance à cette nouvelle équipe qui ne manque ni de compétence, ni de savoir-faire et qui a déjà entamé son programme de travail pour ce mandat.
Kamel ZAIEM
La barre des sept millions passagers franchie : L’aéroport Tunis-Carthage est-il arrivé à saturation?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Maintenant qu’il a franchi la barre des sept millions de passagers, l’aéroport Tunis-Carthage dispose-t-il des moyens nécessaires pour mieux faire l’année prochaine?
La direction de l’aéroport international Tunis-Carthage a annoncé lundi dernier que l’aérogare vient d’atteindre, le jour même, un nouveau record en accueillant son 7 millionième passager de l’année. Et pour célébrer cet événement, le 7 millionième passager a été accueilli dans une ambiance festive, avec une pancarte spécialement conçue pour l’occasion. Dans un communiqué, l’Office de l’aviation civile et des aéroports (OACA) a, par ailleurs, souligné que cette performance reflète les efforts conjoints de toutes les parties travaillant au sein de l’aéroport. L’événement a été marqué par une réception symbolique en l’honneur du passager ayant franchi ce seuil. Et même qu’il s’agit-là d’un exploit, certains spécialistes s’interrogent sur la capacité du premier aéroport du pays à faire face à l’avenir à des flux de voyageurs plus importants… En effet, Nesrine Chaâmbi, travaillant dans le secteur du tourisme, nous a confié: «Nous ne pouvons que nous réjouir de ce genre de chiffres qui témoignent de l’attraction de la destination Tunisie. Il s’agit aussi d’un signe de bonne santé pour le secteur du tourisme qui commence à se redresser. Cela étant, comment garder cette courbe ascendante notamment au niveau du trafic aéroportuaire et est-ce que nos aéroports notamment l’aéroport de Tunis-Carthage sont prêts à faire face à des flux de passagers plus importants que celui enregistré jusqu’ici? J’estime, à cet effet, qu’il est urgent de tout mettre en œuvre pour que le projet d’extension de l’aéroport Tunis-Carthage voie le jour. Il s’agit d’un projet annoncé» au mois de février dernier et vise à doter l’aéroport d’une nouvelle capacité de 8 millions de passagers par an, ce qui portera la capacité totale de l’aéroport à 13 millions de passagers par an. Un projet qui va soutenir le secteur du tourisme et avec l’infrastructure aéroportuaire». A quoi consiste exactement ce projet d’extension?
Quelle stratégie adopter?
Interrogé à ce sujet, l’expert en architecture et en bâtiment, Rached Ben Hcine, nous a indiqué: «C’est lors de l’examen du projet de loi de finances de l’exercice de l’année 2025 que le ministre du Transport, Rachid Amri, avait annoncé ce projet ambitieux pour l’extension de l’aéroport international de Tunis-Carthage. Il s’agit, en effet, de la construction d’une nouveau terminal, destiné à répondre aux besoins croissants du transport aérien en Tunisie. Ce terminal s’étendra sur une superficie couverte de 80.000 mètres carrés. Il devrait accueillir jusqu’à 8 millions de passagers par an, augmentant considérablement la capacité de l’aéroport. A noter, en outre, que cette deuxième extension, tout comme la première, qui a eu lieu dans les années 90, sont prévues par le plan de développement de l’aéroport depuis son inauguration en 1972. Il faut savoir, également, que ce projet d’extension prévoit, également, l’agrandissement du viaduc de l’aéroport, la construction d’une nouvelle tour de contrôle, la mise en place d’une ligne ferroviaire reliant l’aéroport au centre ville et d’une deuxième ligne ferroviaire rapide, reliant l’aéroport de Tunis- Carthage à celui d’Enfidha-Hammamet, outre la construction d’une ligne de métro reliant le Lac de Tunis à Bhar Lazreg». De son côté, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a confié: «Tous les experts économiques vous le diront…En effet, le tourisme et l’aviation entretiennent des relations étroites, créant ensemble un développement mutuel, indissociable du processus de développement. Les deux sont des industries de services, ce qui signifie que leurs produits ne peuvent pas être stockés et dépendent fortement de la technologie pour fournir un service efficace et pratique aux clients. De fait, pour la Tunisie, il est vital que son infrastructure aéroportuaire soit développée en permanence pour servir le secteur du tourisme qui fait partie en PIB des trois premiers secteurs stratégiques sur lesquels repose l’économie nationale».
M. B. S. M.
Editorial : L’heure des bilans - Par Hassan GHEDIRI
Douze petits jours restent à compter dans le calendrier de 2024 avant que ne résonnent les douze coups de minuit, le 31 décembre, l’heure de s’embrasser et de se souhaiter, comme le veut la coutume, joie et prospérité. Mais avant les festivités, décembre est, avant tout, le mois des bilans et des résolutions. Epuisés par des épreuves plus dures les unes que les autres s’enchaînent sans relâche depuis plus d’une décennie, les Tunisiens s’accrochent à leur espoir. Certes, bon nombre d’entre eux sont terrible-ment pessimistes, mais ils n’ont pas le choix, il faut tenir bon. Comme le suggère Winston Churchill dans une phrase qui lui est attribuée, «le succès c’est d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme». Il faut continuer à y croire parce que tôt ou tard l’heure du décollage sonnera.
La bataille est encore longue et épuisante sur un chemin parsemé d’embûches au bout duquel la lumière éclatera comme l’aurore. Douze petits jours seront à peine suffisants pour prendre des résolutions. Non pas des résolutions individuelles mais des décisions et des engagements collectifs à même de faire sortir le pays de l’impasse. Un grand défi qui exige beaucoup de persévérance et une capacité à gérer les chocs futurs qui vont, sans doute, s’enchaîner et s’intensifier. Une lutte qui sera malheureusement vouée à l’échec sans l’engagement de chacun avec ses propres moyens à batailler pour le même objectif de l’émancipation et du progrès.
L’on peut, en effet, prédire d’emblée et sans risque de se tromper que 2025 sera une autre année d’austérité. Les bilans de 2024 offrent toutefois à la Tunisie une occasion unique d’ajuster ses politiques pour un avenir plus stable et inclusif. Les indicateurs économiques montrent des signes d’instabilité, mais aussi de résilience au cours de l’année qui s’achève. Les attentes sociales restent grandes malgré les efforts consentis pour réduire les inégalités. Il y a toujours urgence de mettre en œuvre les réformes qui consolident la cohésion sociale. La croissance demeure en deçà des ambitions et les principaux moteurs de la relance restent grippés. La monnaie peine à sortir de la spirale de dépréciation alimentant l’inflation, érodant dans la foulée le pouvoir d’achat des citoyens. Le chômage, qui se maintient obstinément à des niveaux particulièrement élevés, fait assombrir les perspectives d’une lutte efficace contre la précarité, notamment au sein de la population jeune. Cela ne fera qu’intensifier la fuite des cerveaux, ce fléau qui ronge le potentiel du pays, privant la Tunisie de sa force de travail qualifiée. La mise en œuvre d’une véritable politique de redistribution des richesses, combinée à des réformes du secteur éducatif et à un meilleur accès à l’emploi pour les jeunes, devrait constituer la priorité des autorités pour 2025.
Les bilans mi-fugue mi-raisin de 2024 doivent constituer le socle des objectifs réalistes et ambitieux de 2025. Sur le plan économique, la diversification des sources de financement et l’amélioration du climat d’investissement doivent être au cœur des priorités. En parallèle, les réformes fiscales et la lutte contre la corruption aideront à redorer le blason de la Tunisie et permettront de restaurer la confiance des citoyens et des investisseurs.
Les résultats de 2024 mettent en lumière la nécessité de poursuivre ces réformes tout en consolidant la stabilité macroéconomique. Le gouvernement devra redoubler ses efforts pour diversifier l’économie en misant sur de nouveaux choix plus adaptés aux mutations technologiques qui bouleversent le monde. La révision de la politique monétaire et la réforme des subventions, ainsi qu’un contrôle rigoureux des dépenses publiques devraient rester les grandes priorités pour 2025.
H. G.
Classement FIFA 2024: nouvelle dégringolade de la Tunisie
La FIFA vient d'éditer le classement des sélections de cette fin d'année 2024. Il est navrant de constater la chute vertigineuse des Aigles de Carthage. Ils occupent aujourd'hui la peu envieuse 52 e place et la 9e en Afrique alors qu'en 2020, ils étaient logés à la 26e et en 2023 à la 28e. Ce sont là des signes qui ne trompent pas. Notre football et la gestion de notre sélection sont loin d'être rassurants à la veille de la CAN 2025 et des éliminatoires de la Coupe du monde 2026.
J.B.
Compétition officielle des longs-métrages de fiction - «L’effacement» de Karim Moussaoui (Algérie) : L’Algérie, et cette épineuse question des générations…
Par Imen ABDERRAHMANI
Radioscopie sociopolitique, «L’effacement» s’interroge sur la société algérienne contemporaine qui continue à sacraliser ses héros nationaux, marginalisant ses jeunes quitte à les écraser…
Réalisateur algérien, Karim Moussaoui est né en 1976 en Algérie. Il n’a connu ni l’Algérie coloniale ni la guerre de libération. Il a entendu parler et étudié dans les manuels scolaires ce que ses aïeux ont sacrifié pour la liberté. Sa relation avec l’Algérie coloniale et postcoloniale, l’Algérie de l’après-indépendance, reste dans la phase «théorique», «pédagogique», fondée sur ce que porte la mémoire collective, ce que pro-pose l’Etat dans le programme scolaire et sur ses observations quotidiennes... «L’effacement» puise dans ses récits quotidiens, bannissant les récits officiels glorifiant les héros de la guerre, explorant dans les profondeurs la société algérienne d’aujourd’hui.
Adaptation libre d’un roman éponyme de Samir Toumi, le film repose dans sa première partie sur un portrait de deux générations, la première celle des «pères», des libérateurs, forts à tel point de devenir des dictateurs, bâtisseurs du pays et gardiens des acquis de l’indépendance. Et celle des «fils», des «fils des héros», blessés, écrasés par leurs pères, rejetés par une catégorie de la société algérienne pour de nombreuses raisons, que le film les détaille au fil de l’avancement des événements…
Axée sur la relation Père-Fils, à travers la relation de cet ancien combattant avec ses deux fils, l’un rebelle et l’autre calme et soumis, cette première partie du film focalise sur la question de la transmission. Quant à la deuxième partie, elle est consacrée à la révolte, au désir de se libérer des chaînes familiales, des préjugés sociaux, d’exister loin de la famille, d’être soi-même… Du mal-être identitaire et de son impact sur le comportement du personnage principal Réda qui passe de la soumission et du calme, à la rébellion et la violence nous parle la 2e partie du film qu’on peut qualifier par le tournant.
Etre ou ne pas être…
Réda, un jeune homme algérien, la trentaine, qui vit dans la maison familiale, avec un père ancien com-battant froid et autoritaire, un frère « rebelle » qui aime la musique, et surtout qui refuse qu’on lui dicte sa vie et qui finit pour quitter l’Algérie pour la France ,et une mère absente-présente, refusant l’autorité de son mari.
Issue de la bourgeoisie algérienne, Réda a été nommé dans un poste stratégique dans une société d’hydrocarbure que dirige son père… Jusque- là, tout va bien pour Réda (ou semble être) qui préparait son mariage, évidemment avec une fille bourgeoise choisie par son père, jusqu’au jour où tout bascule.
Les changements politiques que vit le pays ont bien impacté la vie de Réda qui ne peut pas continuer à travailler tant qu’il n’a pas accompli son service militaire. Pas d’intervention ni encore d’exception. Le père de Réda avoue que les manifestations ont chamboulé son plan et qu’il faut attendre que le pays se calme. Le réalisateur fait ainsi un clin d’œil au «Hirak», cette série de manifestations hebdomadaires qui ont lieu entre 2019 et 2021 en Algérie, contestant un système corrompu.
Réda, rôle interprété avec justesse par Sammy Lechea, verra son existence bouleversée à la suite de plu-sieurs événements, surtout le décès de son père et l’agression physique et sexuelle qu’il a subie lorsqu’il est contraint d’effectuer son service militaire. Le film qui se veut dans sa première partie un récit familial abordant la relation père-fils et évoquant la question de la domination patriarcale prend très vite un autre tournant avec l’introduction de plusieurs éléments (fantaisie, violence, amour…)
Un effacé dans la tourmente…
En plein tourment, Réda fait la connaissance d’une restauratrice quadragénaire qui l’a aidé à surpasser ses plaies psychologiques. Le réalisateur Karim Moussaoui braque la lumière sur tant de zones d’ombre, soulevant tant de questions sociopolitiques, poussant son jeu jusqu’au bout, mettant encore du suspense sur les événements surtout avec l’incapacité de Réda de voir son visage dans le miroir. On ne comprend pas si c’est un problème de vision ou si c’est un problème mental ou psychologique ou encore c’est de la métaphore dans le sens où Réda à force de lui dicter sa vie, son personnage s’est effacé… Le réalisateur laisse au spectateur la liberté d’interpréter cette scène clé du film où on voit le jeune homme couvrant les miroirs avec un drap… Le film commence avec un rythme lent qui simule le rythme de la vie de Read pour s’accélérer avec les changements qu’a connus et vécus Réda qui sombre du coup dans la violence. La musique accompagne et traduit toutes ces mutations que vit ce jeune Algérien qui n’est qu’un échantillon représentatif de ce que vit une partie de la jeunesse algérienne.
Le réalisateur fait des clins d’œil à tant de questions tels que le conflit des générations et des classes sociales, la société algérienne tiraillée entre l’être et le paraître (soirées clandestines mixtes le soir, conservatisme social le jour)… Misant sur l’ambiguïté narrative, mêlant les genres avec brio: du drame social à la chronique sentimentale et au thriller psychologique, Karim Moussaoui a réussi bien son film, un cri contre toutes les formes de l’effacement.
Il est à rappeler que le film a été tourné entre la Tunisie et l’Algérie et qu’il sortira en salles en 2025.
I. A.
















