Editorial : Pour le principe et la Justice
Par Chokri Baccouche
La politique tunisienne à l’égard de la Cause palestinienne est immuable, inaltérable, indéfectible. Depuis l’aube de l’indépendance, elle a fait sienne cette noble cause pour la liberté et l’autodétermination d’un peuple qui a souffert le martyre, plus de 70 ans durant, et lutté avec la force de la foi pour recouvrer ses droits spoliés et les attributs de la dignité dans un pays souverain. La Tunisie a payé cher cette position de principe intransigeante à Hammam-chott qui fut le théâtre d’une lâche attaque israélienne. Malgré les pressions et les actes d’intimidation dont l’origine est connue de tous pour la persuader de changer de cap, la Tunisie est restée stoïque et imperturbable, convaincue que cette position s’inscrit non seulement dans le droit fil de la justice mais constitue également le sens et l’essence de la charte de l’ONU relative au droit des peuples à l’autodétermination. «L’accélération inattendue et sans précédent des événements dans le monde d’aujourd’hui ne doit pas nous faire oublier le droit légitime du peuple palestinien à établir son Etat indépendant sur l’ensemble du territoire de la Palestine avec pour capitale Al-Qods Al-Charif», déclarait, avant-hier, Kaïs Saïed en recevant le ministre des Affaires étrangères, de l’Emigration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti. L’allusion du président de la République est claire : les bouleversements majeurs qui secouent actuellement le Moyen-Orient marqués par l’imposition de la domination américano-sioniste et l’affaiblissement du front de résistance à Israël et à ses alliés occidentaux ne sauraient effacer la juste Cause des Palestiniens, ni infléchir la position de la Tunisie.
Si elle fait l’unanimité auprès du peuple tunisien, cette position qui se distingue par sa clarté peut être désapprouvée par certains au motif que la Tunisie risque de perdre au change, qu’elle n’a pas les moyens de sa politique et que cette intransigeance ne sert pas, en définitive, les intérêts du pays dans la dure étape qu’elle traverse. Cela est peut-être vrai, mais la question est: que faut-il faire des principes, des valeurs de justice, d’équité, de liberté et du droit? Faut-il sacrifier toutes ces valeurs et ces principes au nom d’un confort personnel très hypothétique du reste, car en acceptant le fait accompli, on devient forcément à la merci des diktats et des desideratas de ceux qui ne manqueront pas de nous imposer la marche à suivre. C’est le chemin le plus court en fait de tout perdre, à savoir aussi bien la liberté, l’indépendance que la dignité.
N’ayons pas peur des mots, le monde dans lequel nous vivons aujourd’hui est régi par la loi de la jungle ayant pour crédo des pratiques dignes des gangsters du genre «tu plies ou tu casses», c’est-à-dire tu acceptes sans broncher la «loi du milieu» ou tu en subiras les fâcheuses conséquences en cas de refus. C’est aussi simple que cela. Aujourd’hui, on vous demande d’oublier la Palestine et, demain, il ne vous sera pas permis d’aller aux chiottes sans demander la permission. C’est un peu caricatural comme raisonnement, mais c’est la pure vérité. C’est la raison pour laquelle d’ailleurs les plus hautes autorités de l’Etat tunisien ne cessent de plaider en faveur d’un ordre mondial plus juste fondé sur le droit et des relations internationales basées sur le respect entre les pays et les peuples. L’émergence de ce nouvel ordre mondial idyllique est un vœu pieux partagé par l’ensemble des peuples de la planète. En cela, la Tunisie figure certainement parmi les rares pays qui ont le mérite de crier tout haut ce que beaucoup de nations pensent tout bas, de peur de subir les représailles et le courroux de ceux qui cherchent par tous les moyens à maintenir le statu quo pour servir leurs propres intérêts.
Beaucoup plus qu’une question de principe, la position intransigeante de la Tunisie en faveur de la Cause palestinienne constitue en réalité un véritable hymne à la liberté et la paix entre les hommes. Elle se fait l’écho d’un vibrant appel à briser toutes les chaînes de la servitude et interpelle l’humanisme des hommes réellement libres. Les Palestiniens ont le droit de vivre en toute liberté dans un Etat indépendant comme tous les bipèdes. Les priver de ce droit revient à accepter de devenir l’apôtre du mal et le serviteur indigne de la tyrannie et de l’injustice. C’est dans les dures épreuves qu’on reconnaît ses véritables amis, dit un vieil adage. Le caractère et la personnalité du Tunisien sont justement trempés dans cet acier noble. Nos concitoyens qui l’ont prouvé, hier, en soutenant leurs frères algériens durant la guerre d’indépendance, sont tout aussi déterminés à prêter main-forte, aujourd’hui, à leurs frères palestiniens. Vaille que vaille et coûte que coûte. Et peu importe s’il faudrait, pour cela, nager à «contre-courant» dans la mesure où le plus important est d’arriver à destination et d’atteindre l’objectif recherché. Celui d’avoir contribué à briser les chaînes d’un peuple palestinien opprimé et milité en faveur du triomphe de la justice…
C.B.
Ministère des Affaires culturelles: Appel à projets artistiques au titre de l’année 2025
Le ministère des Affaires Culturelles a lancé un appel à projets artistiques au titre de l’année 2025 à destination des groupes professionnels dans les secteurs de la musique et de la danse, de la chorégraphie et des jeux magiques. Les spectacles sélectionnés par le ministère seront présentés dans différentes manifestations culturelles nationales organisées au cours de l’année 2025.
La date limite pour le dépôt des candidatures est fixée au 24 janvier 2025, peut-on lire dans un communiqué publié, vendredi, sur la page Facebook du ministère. La priorité sera donnée aux porteurs de projets artistiques, indique la même source. Les dossiers peuvent être envoyés aux Délégations régionales aux Affaires Culturelles ou bien à la Direction de la musique et de la danse, à la Cité de la culture. Les artistes ont la possibilité d’envoyer leurs dossiers par voie postale ou bien les déposer directement au bureau d’ordre de la partie concernée.La demande de participation doit être signée par l’artiste ou bien par son directeur artistique avec mention du nombre des participants au spectacle proposé (artistes et techniciens). Chaque dossier doit comporter une présentation détaillée du spectacle (contenu, durée, équipements techniques, budget, etc).
Selon le règlement, les participants dont les candidatures seront retenues s’engagent à participer au spectacle proposé.
Leur date a été avancée : Pourquoi les soldes ne font plus recette?
Par Myriam Ben Salem-Missaoui
A partir du 15 janvier et pendant six semaines, les Tunisiens vont vivre au rythme de la saison des soldes d’hiver. Quelles sont les nouveautés de cette année et si clients et commerçants sont satisfaits de ces saisons des soldes?
C’est lors de l’émission radiophonique de Mosaïque FM «Sbeh Ennes» dans son édition d’hier que le directeur général de la concurrence et des enquêtes économiques au ministère du Commerce, Houssemeddine Touiti, a annoncé que la saison des soldes d’hiver débutera le 15 janvier et se poursuivra durant six semaines avec possibilité de prolongement de deux semaines. Selon Touiti: «Les soldes d’hiver commencent généralement la première semaine de février mais la date a été avancée de manière exceptionnelle suite à un accord entre le ministère et les professionnels et ce dans le cadre de la création d’une dynamique sur le marché, du renforcement de l’activité économique et du soutien au pouvoir d’achat des citoyens». Touiti a, par ailleurs, précisé que, chaque année, entre 1800 et 2100 points de vente participent à la saison des soldes, et ceux-ci sont principalement concentrés dans les gouvernorats de Tunis, Sfax, Sousse et Nabeul. Il a, également, indiqué que les soldes concernent presque exclusivement les vêtements et les chaussures qui représentent environ 90% des produits soldés. Quelles sont, de fait, les nouveautés pour cette année et si les clients et les commerçants sont satisfaits de ces saisons des soldes? Interrogé à ce sujet, Slah Saïbi, commercial dans une grande enseigne spécialisée dans le prêt-à-porter, nous a indiqué: «Bien que les saisons des soldes soient entrées dans les traditions, il faut innover et créer d’autres concepts comme les Black friday aux USA ou les journées de Noêl. Lors de ces évènements commerciaux, les soldes sont illimités contrairement à la Tunisie qui soumet les soldes à des fourchettes bien déterminées. Cette mesure ne permet pas aux commerçants de liquider leurs stocks». Que pensent, alors, les clients?
Formelles...
Bien que nous soyons encore à dix jours du début de cette saison des soldes d’hiver, certains clients aguerris se préparent d’ores et déjà afin de dénicher le bon produit. Alors, on fait le tour des magasins et on appréhende les vendeuses à propos des articles concernés par les soldes. A cet effet, Samia, mère de famille, nous a confié: «Malheureusement, les soldes en Tunisie sont formels et n’ont pas la même vocation comme dans d’autres pays, notamment en Europe. Mais il faut composer avec. Je suis, d’ailleurs, en train de faire le tour des magasins afin de choisir les artistes que je compte acheter lors de cette saison des soldes. Il y a de bons produits et espérons qu’ils seront concernés par les soldes». Comme, en outre, internet est depuis quelques années de la partie, il faut faire attention aux soldes affichés par les sites commerciaux. A cet égard, le conseiller en commerce, Sabri Houimli, nous met en garde contre ces pratiques malveillantes en nous conseillant de faire attention aux pièges: «Le premier piège dont il faut se méfier: le ‘’faux rabais’’, comme nous venons encore de le constater. Le prix de référence, barré mais surtout gonflé artificiellement, donne l’illusion d’une bonne affaire grâce à un écart important entre l’ancien et le nouveau montant. Ce procédé répandu était par exemple à l’œuvre lors des dernières saisons des soldes. Avant d’acheter, comparez les offres de différents commerçants, afin d’avoir une idée la plus précise possible du coût de base. Les cyberescrocs ne manqueront pas de s’inviter sur le Web, brandissant des promotions très alléchantes, qui masquent une contrefaçon, voire un faux site usurpant l’identité d’une marque célèbre. L’une des arnaques en ligne les plus fréquentes, période de remise ou non, pourra vous faire perdre gros: le hameçonnage (ou phishing). Vous faisant miroiter une offre exceptionnelle, un escroc ne visera qu’à vous soutirer des informations personnelles afin de vous voler de l’argent».
M.B.S.M.
Gaz domestique : Douze navires chargés de cargaisons supplémentaires attendus en janvier 2025
Douze navires chargés de cargaisons supplémentaires de gaz domestique, sont programmés pour ce mois de janvier 2025. Leurs charges seront acheminées vers les centres d’emplissage et de stockage à Rades, Bizerte et Gabès, d’ici la fin du mois, a annoncé, vendredi, le ministère de l’Industrie, des mines et de l’énergie.
Cette démarche vise à assurer un approvisionnement régulier du marché local en bouteilles de gaz domestique sur tout le territoire tunisien en coordination avec la « STIR », « AGIL énergie », les ministères de l’intérieur et du commerce et les sociétés privées du secteur, en cette saison hivernale, marquée par une demande croissante sur ce produit.
Déjà un record a été enregistré durant cette période, avec une consommation quotidienne de 2400 tonnes, en augmentation d’environ 60 %, par rapport à une consommation habituelle par jour de 1600 tonnes, indique, encore, le département de l’Industrie, dans un communiqué.
Le ministère a ajouté, dans le même contexte, qu’un navire ayant accosté ce matin au port de Bizerte, est actuellement en cours de déchargement de sa cargaison de 5 300 tonnes de gaz domestique.
Un autre navire est parvenu, jeudi, 2 janvier 2025, au port de Gabès avec une cargaison de 4 000 tonnes, tandis qu’un troisième navire est arrivé le 31 décembre avec une cargaison de 13 000 tonnes au port de Radès.
Le marché local a enregistré une pénurie des bouteilles de gaz domestique durant les derniers jours en raison des conditions climatiques exceptionnelles ayant retardé l’arrivée de plusieurs navires transportant du gaz domestique, aux ports tunisiens.
L’augmentation de la consommation de gaz domestique, a été enregistrée notamment dans les régions du centre et du nord-ouest, vu la multiplicité des usages spécifiques au cours de cette période (chauffage, cuisson, réchauffement et autres…) lesquels ont évolué, considérablement, au cours de ces dernières années.
Disparition : Mohsen Hbacha, figure légendaire de l’ESS et du football tunisien, s’est éteint
C’est avec une grande tristesse que nous avons accueillie la nouvelle du décès, ce samedi 4 janvier 2025, de Mohsen Hbacha, l’ex-joueur et gloire de L’Étoile Sportive du Sahel et de la sélection tunisienne.
Ancien joueur, entraîneur et acteur clé de l’histoire du sport national, Mohsen Hbacha s’est éteint à l’âge de 83 ans, après avoir récemment souffert de problèmes de santé.
Né en 1942, Mohsen Hbacha a débuté sa carrière dans les années 1960 en tant que défenseur au sein de l’Étoile Sportive du Sahel, club avec lequel il a marqué de nombreuses générations. Il a également porté les couleurs de l’équipe nationale, incarnant les valeurs de discipline, d’engagement et d’amour du jeu.
Au-delà de son rôle de joueur, Hbacha a contribué à l’essor du football tunisien en devenant entraîneur, transmettant son savoir et son expérience à de jeunes talents. Son apport au développement du club sahélien et du football national a été immense, faisant de lui une véritable icône pour les générations passées et présentes.
Paix à son âme.
Aide-toi, le ciel t’aidera - Par Jalel Hamrouni
Ces derniers jours, la Syrie est au centre de l’actualité internationale. En fait, Damas aiguise toutes les convoitises. L’afflux des délégations étrangères sur l’aéroport international de Damas en témoigne. Faisant la queue devant le palais présidentiel dans la capitale syrienne, ces délégations se pressent afin d’avoir leur part de la tarte.
L’enjeu est, sans doute, crucial pour toutes les puissances régionales et internationales en Syrie où tous les intérêts géopolitiques se croisent.
La nouvelle direction syrienne, qui tâte encore le terrain de la démocratie et de la liberté dans un pays déchiré par une décennie de guerre civile sanglante, se trouve à la croisée des chemins entre les pressions étrangères et les aspirations populaires.
La Turquie voisine était le premier à se féliciter de la chute de Bachar Al Assad. D’ailleurs, ce n’est un secret pour personne que la situation en Syrie est considérée par la classe politique turque comme une question nationale, étant donné que les deux pays partagent environ 950 kilomètres de frontière, en plus des relations historiques et culturelles entre les deux pays. À cela s’ajoute l’inquiétude d’Ankara quant à la possibilité de l'émergence d'une entité séparatiste dans les zones à l'est de l'Euphrate.
De leur côté, la plupart des dirigeants occidentaux se sont concentrés, depuis les premiers jours de la fuite de Bachar al-Assad, sur la nécessité de mener un processus de transition politique inclusif et représentatif de toutes les composantes, en plus de protéger les minorités, de garantir les droits des femmes et de lutter contre le terrorisme.
Il existe un consensus parmi la plupart des hommes politiques occidentaux sur le fait que les relations de l’Occident avec la Syrie après la chute du régime d’Assad sont déterminées par un ensemble de facteurs. La priorité des priorités des Occidentaux est, sans doute, la garantie de la sécurité d’Israël. Ainsi, il n’est pas étonnant que le chef de la diplomatie française demande aux nouveaux dirigeants syriens la destruction des stocks d’armes chimiques constitués par le régime de Bachar Al-Assad.
D’autre part, le renversement du régime d’Al a conduit à la modification de l’équilibre des pouvoirs et les règles du jeu dans la région du Moyen-Orient et à réorganiser sa carte d'une manière qui accroîtrait l'influence des États-Unis pour y réaliser leurs objectifs politiques et économiques.
La présence américaine et la communication directe avec la nouvelle direction syrienne reflètent la volonté des États-Unis de ne pas laisser passer l’occasion qui leur permet de récolter les fruits et les bénéfices de ce qui a été réalisé en Syrie et de tracer une nouvelle carte pour l’avenir des États-Unis et d’Israël après la fin de la période d'influence russe.
Cependant, la prochaine étape au Moyen-Orient ne sera ni fluide ni flexible, c'est pourquoi l'administration américaine a eu recours à des contacts directs avec Hay'at Tahrir al-Sham, même si elle continue de la classer parmi les organisations terroristes.
Les Occidentaux se sont concentrés sur des exigences, ou plutôt des conditions, centrées sur la nécessité d'impliquer toutes les composantes de la société syrienne dans les aspects de la gouvernance, qui ne doit exclure personne, tout en respectant les droits des minorités, et en veillant à ce que la Syrie ne se transforme en une arène pour les organisations terroristes. La levée progressive des sanctions occidentales imposées était liée à la Syrie et au retrait du nom de Hay'at Tahrir al-Sham de la liste des organisations terroristes, en fonction de l'ampleur des progrès réels dans la réalisation de ces conditions.
Après leur libération du régime d’Assad, les Syriens attendent également avec impatience d’être libérés des forces de tutelle extérieures, afin de pouvoir construire une nouvelle république, dans laquelle ils ne seront pas exclus des équations politiques et ne seront pas contrôlés par des puissances régionales et internationales qui ne veillent qu’à à leurs intérêts.
La nouvelle autorité syrienne doit se rendre compte qu’elle traverse des champs de mines. Elle doit donc être extrêmement prudente et œuvrer à équilibrer sa dépendance à l’égard de l’intérieur pour faire face aux exigences des puissances extérieures.
J.H.
Economie : 2025 sera-t-elle l’année du décollage?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
Tous les Tunisiens misent sur cette nouvelle année de 2025 pour voir le pays rompre avec la stagnation économique et reprendre avec la croissance. Et il y a de quoi y penser.
L’instabilité politique qu’a connue la Tunisie depuis la révolution de 2011 n’a pas aidé à résorber les faiblesses structurelles de l’économie. Et d’année en année, le principal souhait des Tunisiens est de voir l’économie nationale renouer avec la croissance. Cette nouvelle année de 2025 sera-t-elle, de fait, la bonne?
L’année dernière, plusieurs corrompus et blanchisseurs d’argent ont fini en taule. Des entreprises communautaires ont vu le jour et leur nombre est en voie de s’accroître. Les appréciations et notations des institutions spécialisées promettent un redressement progressif qui reste tributaire d’une gestion plus consistante. Ainsi, l’on se demande à quoi pensent nos économistes si on cherche à trouver le bon chemin de la croissance. On dit qu’un économiste est un éclaireur, quelqu’un dont l’opinion n’est pas commune parce qu’elle sort des sentiers battus et engage le débat d’analyse financière loin du boucan des ragots. Comment, de fait, réaliser ce souhait et quelle est la recette préconisée par les économistes?
Interrogé à ce sujet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a indiqué: «De prime abord, il faut analyser les indicateurs actuels. En effet, le dernier rapport de la Direction générale du trésor nous apprend que les vulnérabilités structurelles ont amplifié l’impact des chocs exogènes subis depuis 2020 (crise du Covid, crise énergétique) et limité le rebond de l’activité. Après -8,8% en 2020, +4,4% en 2021 et +2,5% en 2022, la croissance en 2023 a été nulle et les prévisions pour 2024 s’établissent autour de +1,2%, ce qui fait que la Tunisie n’a pas encore retrouvé son niveau d’activité d’avant Covid (2019). Cette atonie de l’activité s’explique notamment du côté de l’offre par les conséquences de plusieurs années de sécheresse qui pèsent sur la production agricole, et par un ralentissement de l’activité industrielle en raison d’une faible croissance en Europe. Du côté de la demande, celle intérieure souffre des difficultés du pouvoir d’achat des ménages et de l’investissement privé dans un contexte de coûts de financement domestiques élevés et de manque de visibilité à long terme sur les perspectives économiques. Les risques sociaux sont accentués par la baisse du pouvoir d’achat des ménages, les pénuries de produits de base et un chômage encore élevé. De 4,9% fin 2020, l’inflation est montée jusqu’à un pic de 10,4% en février 2023 et baisse lentement depuis lors (6,6% en novembre 2024). Pour renouer, alors, avec la croissance, il faut engager les réformes nécessaires et profiter aussi bien des éléments naturels (une bonne pluviométrie) et de la conjoncture mondiale favorable à la croissance».
Explication…
Tout laisse croire que l’économie sera la priorité absolue pour le gouvernement durant cette année 2025. En témoigne la dernière déclaration du président de la République, Kaïs Saïed, lors de son allocution au peuple tunisien à l’occasion du jour de l’an. Le chef de l’Etat a, en effet, appelé tous les acteurs économiques à redoubler d’efforts pour que 2025 soit l’année du décollage. Pour l’expert Mohamed Salah Jennadi: «L’accélération des réformes (en particulier celles visant à améliorer la gouvernance des entreprises publiques, le climat des affaires et le contrôle des dépenses courantes) pourrait stimuler la croissance et inverser la trajectoire de la dette. D’autres mesures que la Tunisie pourrait mettre en œuvre pour accélérer la transformation structurelle comprennent le rétablissement de la viabilité des finances publiques afin d’obtenir le soutien des partenaires de développement et d’améliorer la perception des risques par les investisseurs; l’accélération de la mise à niveau de l’industrie; l’amélioration du climat des affaires; le développement du capital humain; la facilitation de l’accès au financement et à la formalisation pour les micro, petites et moyennes entreprises; et la numérisation et le renforcement de la résilience de son économie. L’agriculture doit être, également, au centre des réformes en optant pour un nouveau modèle basé sur une agriculture durable et bio compte tenu de la forte demande sur les marchés internationaux. La bonne pluviométrie enregistrée jusqu’ici pourrait aussi laisser entendre que la saison agricole s’annonce plus que prometteuse».
M.B.S.M.
Ligue1: j 14 - matches avancés : L'USMonastir accrochée, le Stade Tunisien renversant face à l'USTataouine
Par Jamel Belhassen
La première tranche de la quatorzième journée a vu le leader monastirien accroché à Metlaoui, se contentant d'une parité vierge face à l'Etoile locale. Un résultat qui a permis au Stade Tunisien de rejoindre les Saheliens en tête du classement avec 30 points en attendant le résultat du Club Africain, demain à Sousse.
Au Bardo, le Stade Tunisien, mené au score à la 21e minute sur un but de Diakite suite à un contre et une sortie hasardeuse de son gardien Hlel, a attendu les vingt dernières minutes pour renverser la tendance en sa faveur et de belle manière.
Oumarou a inscrit un doublé ( 71e et 78e) avant de voir Mejri au prix d'un effort personnel sceller le sort du match (3-1). Enfin, à Zarzis, L'Espérance locale a pris le dessus sur l'ASSoliman (1-0) grâce à un but de Snana marqué à la 67e.
La seconde tranche de la journée se jouera demain avec un certain ESS- CA alors,que L'Espérance et le CSSfaxien seront engagés en coupes africaines.
J. B.
Nouvelle dynamique pour le secteur de l’habitat
Le directeur général de l’habitat au ministère de l’Équipement, Nejib Snoussi, vient d’affirmer qu’il est devenu nécessaire d’évaluer la performance des acteurs publics dans le secteur du logement au cours des dernières décennies afin de répondre aux besoins des citoyens et de garantir un logement décent pour toutes les catégories sociales.
Il a déclaré, à ce titre, que malgré toutes les réformes institutionnelles et législatives visant à soutenir le développement et à renforcer la cohésion sociale tout en garantissant la qualité de vie, le secteur du logement fait encore face à plusieurs difficultés liées à l’augmentation de la demande en logements, à la hausse des prix de l’immobilier et à l’expansion urbaine.
Impulser l’accès à la propriété
Le directeur général est revenu sur les nouvelles mesures introduites par la Loi de finances 2025, qui facilitent l'accès des Tunisiens à la propriété. Il a évoqué le programme premier logement, destiné aux familles à revenu moyen, leur permettant d'accéder à un crédit avec des conditions favorables : un taux d'intérêt de 2% et cinq ans de grâce, en plus du financement bancaire normal pour les 80% restants.
Le logement peut être acheté auprès d'un promoteur ou d'un particulier, à condition qu’il soit un S+2 et que son prix ne dépasse pas 220.000 dinars hors taxes. Il a également rappelé qu’avec la nouvelle disposition concernant la TVA à 7%, les nouveaux acquéreurs peuvent économiser jusqu’à 15.000 dinars.
La nouveauté de ce programme réside dans la possibilité de financer également la construction d’un logement. Cette mesure concerne les familles dont les revenus bruts sont compris entre 4,5 et douze fois le salaire minimum, soit entre 2.370 dinars et 6.324 dinars, ou les individus dont les revenus bruts sont compris entre 4,5 et dix fois le salaire minimum, soit entre 2.370 dinars et 5.270 dinars. Snoussi a précisé que quinze banques participent à ce programme.
Approche globale de réforme
Le logement s'affirme comme un poste de dépenses incontournable pour les familles tunisiennes. Selon les dernières données de l'Institut National de la Statistique (INS), il représente près d'un cinquième du budget total des ménages, soit 19% des dépenses.
Cette proportion significative se décompose en plusieurs catégories, reflétant la complexité des enjeux liés à l'habitat en Tunisie. Les données soulignent l'urgence de politiques publiques adaptées pour améliorer l'accès au logement et maîtriser les coûts associés.
Face à cette réalité, experts et décideurs s'accordent sur la nécessité d'une approche globale. Il est impératif de repenser la politique du logement par la régulation du marché locatif, le soutien à la rénovation énergétique et le développement de logements sociaux de qualité.
Alors que le débat sur le pouvoir d'achat s'intensifie, la question du logement s'impose comme un enjeu central pour l'avenir de la société tunisienne. Les chiffres officiels sonnent comme un appel à l'action, rappelant que le droit à un logement décent et abordable reste un pilier essentiel du contrat social.
A Beït al-Hikma: "La Palestine dans le contexte international turbulent" en débat
En collaboration avec la Fondation Yasser Arafet Ramallah, l’Académie tunisienne des Sciences, des Lettres et des Arts «Beit al-Hikma » organisera, le lundi 6 janvier 2025, une conférence placée sur le thème « La Palestine dans le contexte international turbulent ».
La séance inaugurale de cette conférence académique sera marquée par la signature du « Traité d’amitié entre l’Académie et la Fondation Yasser Arafet », a annoncé « Beit al-Hikma ».
L'ouverture de cette conférence sera avec des allocutions qui seront prononcées par le Président de l’Académie, Mahmoud Ben Romdhane, l’ambassadeur de l’Etat de Palestine en Tunisie, Hael Al Fahoum, et le Président du conseil d’administration de la Fondation Yasser Arafet, Ahmed Soboh.
La conférence prévoit deux séances scientifiques animées, respectivement par Moncef Abdeljelil, membre de l’Académie et président du comité de recherche 'La Palestine et l’Orient contemporain' et Ibrahim Refai, membre du Conseil d’administration de la Fondation Yasser Arafet. Au cours de la première séance, Ahmed Soboh donnera une intervention qui s’intitule « Le pouvoir palestinien vers un Etat ou bien le statu quo ». Une deuxième intervention de Slim Laghmani, professeur de droit international (Université de Carthage) aura pour titre « Le droit palestinien et le formalisme du droit international ». « Droit palestinien, constante fondamentale de tous les équilibres régionaux et internationaux » est le thème d’une intervention de l’ambassadeur palestinien Hael Al Fahoum qui sera donnée au début de la deuxième séance scientifique. Elle sera suivie d’une intervention sur « les affluents lumineux des liens de fraternité tuniso-palestiniens » d’Abdellatif Hannachi, professeur d’histoire politique contemporaine et d’aujourd’hui (Faculté de la Manouba).
Le coup d'envoi de cette conférence est annoncé à de 9h30, au Palais de l’Académie à Carthage Hannibal, la conférence sera donnée en arabe, précise l’Académie. Elle se clôtura vers 13 heures par un débat général suivi du discours de clôture du Président de l’Académie.
"Sufiyet" 2025 à Ennejma Ezzahra: l'appel à projets est ouvert jusqu'a 25 février
Le Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) a annoncé sur sa page officielle, que la prochaine édition de "Sufiyet”, le rendez-vous musical ramadanesque du palais Ennejma Ezzahra (Sidi Bou Said) dédié à la musique mystique, aura lieu du 19 au 22 mars 2025.
Un appel à participation a été lancé à cette occasion. Ainsi, le CMAM invite les artistes tunisiens et arabes souhaitant participer à cet événement à déposer leurs projets musicaux ancrés dans le registre du patrimoine soufi. Le dernier délai est le 10 février 2025.
A la Médiathèque de l’IFT: Un début d’an avec Goncourt
La Médiathèque de l’Institut Français de Tunisie (IFT) organise, cet après-midi, à partir de 14h00, une rencontre littéraire consacrée au prix littéraire Goncourt 2024 et ce dans le cadre du « Cercle de lecture au centre -ville ».
Cet événement, modéré par Wael Ben Othman, membre de l’association « Safahat », offre l’occasion aux passionnés de littérature d’explorer les quatre œuvres finalistes pour ce Prix décerné en novembre dernier au premier tour de scrutin, par six voix, au journaliste et écrivain algérien Kamel Daoud pour son roman « Houris » qui « montre combien la littérature, dans sa haute liberté d’auscultation du réel, sa densité émotionnelle, trace aux côtés du récit historique d’un peuple, un autre chemin mémoire » (Philippe Claudel président de l’académie Goncourt).
La sélection du mois du janvier comporte également « Madelaine avant l’aube » (JC Lattès, 2024) de Sandrine Collette. Dans ce roman, la romancière française Sandrine Collette plonge le lecteur dans une fresque familiale empreinte de résilience. A travers le destin de Madelaine, l’autrice explore les liens du sang, la perte et la reconstruction au beau milieu des épreuves.
Le 3ème roman au programme du janvier 2025 est « Jacaranda » (Grasset, 2024) de Gaël Faye. Dans ce roman, l’écrivain franco-rwandais Gaël Faye retourne à ses racines pour explorer le lien entre mémoire et identité. L’auteur du roman à succès « Petit Pays » dépeint des personnages en quête de vérité dans un monde en perpétuelle mutation.
Quant au 4ème ouvrage qui sera discuté en janvier est « Archipels » (L’Olivier, 2024) de Hélène Gaudy. L’écrivaine française propose un récit contemplatif où les îles deviennent autant de métaphores de l’isolement. Entre fiction et essai, « Archipels » invite à une réflexion sur la place de l’homme dans un monde fragmenté et en perpétuel mouvement.
Il est à rappeler que le roman "Horris" de Kamel Daoud a suscité une vive polémique
Interdit en Algérie, le roman est désormais au cœur de deux plaintes. Elles visent l'auteur franco-algérien et son épouse, la psychiatre Aïcha Dehdouh. Kamel Daoud, prix Goncourt 2024, est en fait accusé d'avoir utilisé l’histoire d’une des patientes de sa femme pour l’écriture de son texte. Ces deux plaintes ont été déposées cet été devant le tribunal d’Oran, en Algérie.
Syrie : Ahmad al-Chareh refuse de serrer la main d’une ministre allemande !
Lors de l’arrivée à Damas des ministres français et allemand des Affaires étrangères ce vendredi 3 janvier, une scène a retenu l’attention. Jean-Noël Barrot, chef de la diplomatie française, a été accueilli par une poignée de main de la part d’Ahmad al-Chareh, anciennement connu sous le nom d’Abou Mohammed al-Joulani, leader de Hayat Tahrir al-Cham (HTC), groupe ayant pris le contrôle du pays après le renversement de Bachar el-Assad. En revanche, son homologue allemande Annalena Baerbock a vu son geste ignoré, al-Chareh se contentant d’un simple salut. Ce comportement, bien que rare dans les protocoles diplomatiques internationaux, n’est pas inédit, et s’inscrit souvent dans une conception rigoriste des rapports entre hommes et femmes.
Cette visite marque un tournant dans les relations internationales avec la Syrie, en étant la première de ministres des Affaires étrangères de grandes puissances occidentales depuis l’arrivée au pouvoir des nouveaux dirigeants.
Editorial : Le jeu et l’enjeu en valent la chandelle…
Par Chokri BACCOUCHE
Suite à une décision des autorités aéroportuaires tunisiennes, toutes les arrivées des vols en provenance de Turquie seront désormais accueillies au Terminal 2 de l’aéroport Tunis-Carthage, a annoncé, mercredi dernier dans un communiqué, Tunisair. La mesure qui n’a rien d’exceptionnel a priori, a suscité néanmoins des réactions diverses sur les réseaux sociaux. Certains internautes se sont demandés ainsi si ce « traitement de faveur » visait à décongestionner le terminal principal de l’aéroport en raison du flux massif des voyageurs tunisiens qui se rendent au pays du Bosphore où le shopping bosse très fort. D’autres, en revanche, estiment que cette mesure est sage si elle a pour but de « filtrer » toutes les entrées venant de Turquie suite aux événements qui ont secoué récemment la Syrie. Ils partent du principe que de nombreux « jihadistes » tunisiens détenus dans les prisons syriennes ont été libérés après la chute du régime de Bachar el Assad. Le retour au bercail des ces petits soldats de l’apocalypse qui ont commis d’effroyables méfaits en Syrie représente donc une sérieuse menace sécuritaire pour la Tunisie.
Sans verser dans la théorie conspirationniste, la deuxième hypothèse parait la plus proche de la vérité. La décision de transférer les arrivées des vols en provenance de Turquie au terminal 2 de l’aéroport Tunis-Carthage est motivée apparemment par des considérations purement sécuritaires et c’est tant mieux car on n’est jamais assez prévenant particulièrement par les temps qui courent. On sait en effet que des milliers de jeunes tunisiens ont été embrigadés et envoyés en Syrie pour guerroyer contre le régime d’Al Assad avec la complicité des plus hautes autorités de l’Etat durant la dernière décennie noire. Ces jihadistes particulièrement violents sont devenus tout au long de la guerre civile ayant secoué le pays d’Echam de véritables machines à tuer. Dopés au Captagon, la drogue de synthèse qui rend l’individu complètement cinglé et très agressif, ils ont perpétré des crimes abominables contre les populations civiles. Si beaucoup d’entre ces terroristes ont trouvé la mort, d’autres en revanche et ils sont nombreux sont désormais libres comme le vent. Ils vont essayer tout naturellement de retourner dans leur pays d’origine sous de fausses identités ou par des voies illicites et c’est là où réside le véritable danger. N’ayons pas peur des mots, la région maghrébine n’est pas à l’abri du tsunami déstabilisateur qui ravage actuellement le Moyen-Orient. Les signes avant-coureurs de tentatives visant à semer le trouble et le chaos dans les pays d’Afrique du nord à des fins géopolitiques ne font pas mystère et se multiplient depuis quelques temps. Il importe, par conséquent, d’ouvrir l’œil et le bon et de prendre les mesures nécessaires susceptibles de préserver la sécurité nationale et l’intégrité de notre pays.
Le danger qui guette l’ensemble de la région est loin d’être, on le craint, une simple vue de l’esprit. Il ne découle pas, non plus, d’une déduction fantaisiste. Ce qui se passe actuellement dans le monde de pas du tout catholique s’entend, en donne la preuve formelle et confirme ce constat. Un monde aux abois où toutes les valeurs et le droit international sont foulés aux pieds et où la seule loi qui vaille est celle de la jungle. Celle-ci est régie et imposée par des prédateurs qui cherchent par tous les moyens à faire main basse sur les richesses des plus vulnérables en les soumettant à leurs diktats et leurs desiderata. Certes, ces pratiques léonines et amorales sont aussi vieilles que le temps mais il faut reconnaitre que la tendance tend à s’aggraver de nos jours.
Pour aller loin, il faut ménager sa monture dit un célèbre adage. Pour le cas d’espèce et afin d’anticiper sur ce qui pourrait survenir dans un avenir proche, il ne faut ménager aucun effort pour protéger l’intégrité de notre pays. Une mobilisation générale est plus que nécessaire au même titre qu’un strict contrôle de nos frontières. Une veille de tous les instants est impérative . La Tunisie qui a souffert du terrorisme tout au long de la dernière décennie noire doit se préparer pour parer à toutes les situations. La vigilance doit être de rigueur et le maitre-mot qui doit animer l’action de nos forces sécuritaires mais également l’ensemble de nos concitoyens. Le jeu et les enjeux en valent bien la chandelle…
C.B.
Ligue des champions - j4 : La délégation de L'Espérance arrive au Caire
Leader du groupe D de la Ligue des champions, l'Esperance est arrivée cet après-midi au Caire vers 18h30, heure de Tunis. Elle rencontrera ce dimanche pour le compte de la quatrième journée le club égyptien de Pyramids à partir de 17 heures. Un match qui s'annonce délicat pour les deux clubs. Au cours de la 3e journée, les Sang et Or ont remporté la mise par 2 à 0. Il appartient cette fois-ci aux Égyptiens de prendre leur revanche pour rattraper les Tunisiens en tête du groupe. C'est dire que la lutte sera acharnée. Rappelons que la délégation esperantiste comporte la présence des nouvelles recrues Elyes Bouzaiene et Achraf Jebri.
J. B.
















