Ennejma Ezzahra : Un début d’année aux rythmes de Stambali
La 2ème rencontre du salon culturel à vocation artistique du Centre des Musiques Arabes et Méditerranéennes (CMAM) -Palais Ennejma Ezzahra- sera aux rythmes du stambali avec comme invité d’honneur « Ganadima Stambali ». Une matinée musicale est annoncée le 10 janvier à partir de 10h00 avec la participation de trois artistes de renom qui continuent à garder cet héritage musical qui risque de disparaître.
Tradition en péril, musique liée à toute une histoire d’esclavage mais aussi de thérapie, le « Stambali » sera célébré et raconté lors de cette rencontre exceptionnelle que propose Ennejma Ezzahra et qui verra défiler Salah Ouergli, dernier maître vivant et détenteur de ce savoir à la fois musical, culturel et spirituel, appelé par le « maalem », ou maître. Il s’agit du chef d’orchestre, qui dirige l’enchaînement des chants et qui joue du gombri (instrument à trois cordes), considéré l’instrument roi, celui qui touche les profondeurs de l’âme jusqu’à la transe d’où la spécificité de cet art festif autant que médiatif.
Lors de ce rendez-vous, le « maalem » sera bien accompagné par Khaled Haddad, gardien d’un héritage familial profond et Mehdi Belhassen, musicien et chercheur, porteur du gougaï, le seul instrument à archet de la famille des vièles utilisé dans la musique stambali, violon monocorde d’origine africaine qui a presque disparu. Les trois artistes présenteront lors de ce rendez-vous leur nouveau projet artistique et feront résonner de nouveau tant d’histoires et vibrer le palais et ses visiteurs.
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture lance un appel à contribution pour un ouvrage collectif
L’Organisation du Monde Islamique pour l’Éducation, les Sciences et la Culture (ICESCO) invite les chercheurs, les spécialistes et les étudiants de troisième cycle à soumettre des articles scientifiques en vue de leur publication dans un ouvrage collectif intitulé « Paix et patrimoine socioculturel : Aperçu des ressources endogènes d’une culture de la paix ».
Cet ouvrage, dont la publication est prévue pour décembre 2025, est une initiative du Réseau des experts en sciences humaines et sociales de l’ICESCO, visant à soutenir les efforts de l’Organisation dans la promotion de la paix, de la coexistence et du dialogue interculturel.
Les propositions de contribution doivent porter sur l’un des axes suivants :
- Culture de la paix : concept endogène aux sociétés traditionnelles non occidentales ?
- Culture de la paix et littérature orale, pratiques/usages/interdits coutumiers ;
- Culture de la paix et mécanismes endogènes de transformation de conflits ;
- Culture de la paix et écologie traditionnelle, et institutions et acteurs dépositaires des ressources endogènes de la culture.
Toutes les propositions feront l’objet d’un examen rigoureux par un groupe d’experts de l’ICESCO et d’ailleurs, afin de garantir la qualité et l’intégrité scientifiques. Les résumés des propositions doivent être rédigés dans l’une des trois langues de travail de l’ICESCO, à savoir l’anglais, l’arabe ou le français, et envoyés à l’adresse électronique suivante : Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., en tenant compte des modalités suivantes :
- Le résumé de la contribution ne doit pas dépasser 300 mots
- Date limite de soumission du résumé de la proposition de contribution : 28 février 2025
- Date limite de la notification d’acceptation de la proposition de contribution : 30 avril 2025
- Date limite de soumission du texte définitif de la contribution : 31 juillet 2025
Pour plus de détails sur les conditions de participation, veuillez consulter : https://icesco.org/o1k0
Le film « Mé el Aïn » sur les écrans tunisiens
Il a été à l’affiche de la 35ème édition des Journées cinématographiques de Carthage (JCC), dans la compétition officielle, « Mé el Aïn », pour son titre arabe, premier long- métrage de Meryam Joobeur, sortira officiellement, le mercredi 15 janvier 2025, dans toutes les salles de la Tunisie.
Doublement signé par la jeune cinéaste tunisienne, ce film est une coproduction de 2023 entre la Tunisie, le Canada et la France où il est sorti depuis le 1er janvier 2025.
Plusieurs projections-débats sont annoncées en avant-goût de sa sortie et ce en présence de l’équipe du film. Trois autres rendez-vous sont déjà annoncés : le jeudi 09 janvier à l’Agora la Marsa (19h), le vendredi 10 janvier à l’Institut français de Tunisie (18h) et le samedi 11 janvier à Pathé Tunis City (19h30).
Film dont la première mondiale avait eu lieu à la Berlinale en février dernier, « Mé el Aïn » (‘La Source’ pour son titre français) réunit au casting Salha Nasraoui, Mohamed Hassine Grayaa, Malek Mechergui, Rayen Mechergui, Adam Bessa, Chaker Mechergui et Dea Liane.
Les évènements de ce film se déroulent dans une région montagneuse rurale. C’est l’histoire d’une famille qui voit ses enfants sombrer dans le radicalisme. C’est aussi l’histoire d’un combat mené par Aïcha pour sauver le dernier de ses enfants de toute forme d’extrémisme et de manipulation… Le film est à voir absolument !
Edito : Attention, la santé du citoyen est en jeu ! - Par Kamel ZAIEM
A partir du 1e janvier 2025, le citoyen se trouve obligé de payer plus cher les consultations médicales. La nouvelle année a coïncidé avec l’annonce de l’augmentation des honoraires médicaux, sans avoir pris en compte, à priori, certaines autres vérités et contraintes qui risquent de faire beaucoup de mal, plus que la maladie elle-même, au pauvre citoyen.
Ceux qui ont décidé et imposé une telle augmentation sont montés au créneau pour la justifier, mais il est évident que leur raisonnement a besoin, lui aussi, d’une consultation plus approfondie pour pouvoir convaincre.
D’ailleurs, cette décision n’a pas manqué de susciter des réactions diverses dans un contexte aussi difficile. Cette augmentation est-elle justifiée et prend-elle en considération le pouvoir d’achat de plus en plus entamé du citoyen ?
Selon les décideurs, trois facteurs principaux expliquent cette révision des tarifs.
Il y a, en premier lieu, le facteur de l’inflation, toujours galopante et persistante. Avec un taux qui tourne aux alentours de 7 %, la hausse des coûts de la vie (loyers, biens, services) rend inévitable une augmentation des honoraires. Les tarifs n’ayant pas été révisés depuis deux ans, cette mesure vise à compenser la perte de pouvoir d’achat des médecins.
Là, tout parait discutable. La dernière augmentation date de moins de deux ans, ce qui rend la nouvelle augmentation injustifiable et inadmissible car le citoyen n’a pas encore digéré la première révision des tarifs qu’il se trouve contraint à subir une seconde augmentation !
De même, le taux d’inflation est, depuis de longs mois, maitrisable et a même régressé durant le dernier trimestre 2024. Il s’agit, là, d’une raison qui est loin de convaincre.
La seconde raison est d’ordre fiscal. D’après les « architectes » de cette augmentation, la fiscalité s’est alourdie pour les professionnels de ce secteur car l’impôt sur le revenu pour la tranche concernée est passé de 35 % à 40 %, tandis que la TVA de 7 % s’applique également aux consultations. Au total, estime-t-il, près de 47 % des honoraires sont directement prélevés par l’État, justifiant une révision des tarifs pour maintenir la viabilité financière des cabinets médicaux.
Or, qu’on le veuille ou pas, nous savons tous que les médecins de libre pratique paient le fisc avec une formule forfaitaire qui est loin d’obéir à la justice fiscale. Il s’agit d’un problème qui persiste toujours avec une balance qui penche de manière évidente et peu convaincante du côté des médecins.
La troisième raison invoquée concerne l’exode continu des compétences en matière de médecine. Là, il est vrai que la Tunisie fait face à un exode massif de ses médecins vers des pays offrant de meilleures conditions de travail. D’après les défenseurs de cette augmentation de tarifs, elle vise à garantir un revenu minimum suffisant pour retenir ces compétences et les persuader de rester au pays. Or, cette augmentation ne va pas rapporter beaucoup d’argent à un médecin débutant qui est séduit par des salaires beaucoup plus consistants à l’étranger et qui rêve de gagner au moins quatre à cinq fois ce qu’il perçoit en Tunisie.
Aujourd’hui, si l’Etat juge qu’il est urgent et essentiel d’améliorer les revenus des médecins et des services sanitaires divers, il doit leur trouver d’autres formules que le recours, à chaque fois, à l’augmentation des tarifs.
C’est dire que des solutions plus réfléchies et plus ciblées doivent faire partie du menu d’une réforme qui doit prendre en compte l’intérêt du médecin et le besoin de lui fournir des garanties et des encouragements pour le persuader de rester dans son pays, mais également celui du citoyen qui ne doit pas payer de sa santé des décisions hâtives peu conformes avec la réalité de tous les jours.
Kamel ZAIEM
Ons Jabeur gagne deux places et participe demain au tournoi d'Adelaide
Malgré son élimination au stade des quarts de finale du tournoi de Brisbane. Ons Jabeur a gagné deux places au classement WTA passant de la 42e place à la 40e. Toujours en Australie, Ons entamé demain le tournoi d'Adelaide face à l'Américaine Danielle Collins, 10e mondiale. Le coup d'envoi du match devrait être donné vers 10h30 AM.Rappelons que la Tunisienne a retrouvé les courts après une absence de quatre mois en raison d'une blessure à l'épaule.
J.B.
Poursuite de l’amélioration du solde de la balance des paiements
Au terme des onze premiers mois de l'année 2024, la Tunisie a enregistré une réduction significative de son déficit courant illustrant l’amélioration du solde de la balance des paiements.
Ce déficit s'est établi à fin novembre 2024, à 2.611 millions de dinars contre 3.464 millions de dinars durant la même période de l'année précédente. Ces données, publiées par la Banque Centrale de Tunisie (BCT), témoignent d'une dynamique économique positive malgré certains défis persistants.
Principaux facteurs de cette performance
La réduction du déficit courant en Tunisie au cours des derniers mois s'explique par plusieurs facteurs clés qui ont contribué à améliorer la situation économique du pays.
L'un des principaux moteurs de cette amélioration est l'augmentation significative des recettes touristiques. En effet, les données indiquent une hausse de 47% des revenus touristiques jusqu'à fin août 2023, ce qui a eu un impact positif sur le produit intérieur brut (PIB) et a aidé à atténuer le déficit du compte courant. La reprise du secteur touristique, essentiel pour l'économie tunisienne, a permis de compenser en partie les effets d'une légère baisse du solde commercial.
Parallèlement, la consolidation des revenus de travail a également joué un rôle crucial. Les transferts financiers de la diaspora tunisienne ont été élevés, contribuant à renforcer les ressources financières disponibles pour les ménages et à soutenir la consommation intérieure. Cette dynamique a favorisé une meilleure situation financière pour de nombreux Tunisiens, ce qui a indirectement soutenu l'économie.
Un autre facteur déterminant a été la réduction des importations, en particulier dans le contexte d'une pression accrue sur les réserves de change. Les entreprises publiques, souvent relativement endettées, ont dû limiter leurs importations, ce qui a contribué à un ajustement nécessaire dans la balance commerciale. Cette contraction des importations a permis de réduire le déficit commercial, facilitant ainsi la baisse du déficit courant.
La stabilité relative du dinar tunisien face aux principales devises a également aidé à reconstituer les réserves de change. À fin décembre 2024, ces réserves atteignent 27 milliards de dinars, représentant environ 121 jours d'importations. Cette situation est d'autant plus appréciable dans un contexte où le service de la dette extérieure reste élevé.
Impact sur les réserves de change
Parallèlement à cette dynamique positive, l'atténuation des pressions sur le taux de change du dinar face aux principales devises a joué un rôle crucial dans la reconstitution des réserves de change.
Ces réserves ont atteint 27 milliards de dinars, représentant environ 121 jours d'importations. Cette situation est d'autant plus appréciable dans un contexte où les dépenses liées au service de la dette extérieure demeurent élevées. La BCT a maintenu son taux directeur à 8%, adoptant une approche prudente face aux incertitudes économiques.
Perspectives pour 2025
Les perspectives économiques pour la Tunisie en 2025 semblent plus optimistes avec une prévision d'un ralentissement graduel de l'inflation et une stabilisation des indicateurs économiques. Cependant, le pays doit continuer à naviguer entre les défis structurels et conjoncturels qui pèsent sur sa croissance.
La nécessité d'améliorer la balance commerciale tout en soutenant les secteurs porteurs comme le tourisme demeure une priorité pour assurer une croissance durable.
Sur un autre plan, la réduction du déficit courant est donc un signe encourageant pour l'économie tunisienne, mais elle doit être accompagnée d'efforts soutenus pour garantir une stabilité économique à long terme.
Journées musicales de Carthage (JMC) : Les secrets de la musique napolitaine par Marcello Squillante
Par Imen Abderrahmani
Tant de belles surprises et d’importantes opportunités rythmeront la 10ème édition des Journées musicales de Carthage (JMC) qui aura lieu du 18 au 24 janvier. Parmi ces rendez-vous incontournables pour les jeunes musiciens et également pour les professionnels, la masterclass qu’animera l’artiste napolitain Marcello Squillante, le 20 janvier 2025 et qui se veut un voyage au cœur de la musique napolitaine, ce genre musical spécifique à Naples et qui généralement comporte des complaintes amoureuses ou des sérénades, chantées toujours en Napolitain.
Né à Naples, Marcello joue de divers instruments depuis l’enfance en tant qu’autodidacte. Passionné de la musique ethnique, le jeune napolitain a choisi d’étudier le chant et de s’orienter vers l’accordéon, affûtant son talent auprès des maîtres de renom. Alliant passion et formation académique, Marcello Squillante a fondé avec d’autres musiciens napolitains passionnés de cet héritage musical typique de la ville le groupe Ars Nova Napoli en 2009.
Rassemblant six musiciens napolitains, ce groupe cherche à dépoussiérer le répertoire folklorique de la région, investissant lors des premières années le Centre historique de la ville, proposant des concerts et entrant en contact avec le public à la découverte des histoires de ses chansons et leurs origines. Combinant la musique populaire napolitaine avec des influences mondiales, Marcello Squillante a réussi à s’imposer sur la scène musicale italienne et internationale, prenant part à plusieurs festivals et participant à des tournées en Asie, Europe et Amérique.
Le nouveau rendez-vous de cet artiste porteur et protecteur de la mémoire musicale napolitaine sera en Tunisie. L’artiste qui se produira lors du festival (Date qui sera dévoilée lors de la conférence de presse, le 9 janvier et sur le site, le jour même) partagera avec les jeunes musiciens et surtout les passionnés de la musique napolitaine son savoir-faire et ce le 20 janvier 2025, entre 11h00 et 12h30, et ce au Studio de l’Opéra (Cité de la culture).
I.A.
Alliance française de Tunis : L’art thérapie en débat avec Amira Hammami
« La Fabrique des arts », le forum culturel bimensuel de l’Alliance française de Tunis (AFT), inaugure son premier rendez-vous de l’année 2025, avec un focus sur l’art thérapie. Cette première rencontre est prévue le 8 janvier entre 18h00 et 20h00 et elle sera animée par Amira Hammami, artiste plasticienne et visuelle, auteure en littérature jeunesse et praticienne en art-thérapie. La modération de ce rendez-vous sera assurée par Ahlem Ghayaza.
À travers des œuvres comme « Explorations visuelles », « L’arbre aux rêves », ainsi que des écrits sur l’art-thérapie comme « L’art qui soigne », l’autrice explore les liens profonds entre création, culture et bien-être.
Doctorante en Beaux-arts, fondatrice de Coin Tipi (atelier de développement des compétences douces des enfants et des jeunes à travers l’art, le jeu et la connexion à la nature) et formatrice en processus créatif, elle a publié également le livre « Joycoeur », un ouvrage imaginé, créé et illustré par des enfants, sous sa direction artistique et pédagogique.
Dreams Chebeb : L’appel à projets est ouvert jusqu’au 31 janvier 2025
Jeunes et vous cherchez un bon accompagnement pour fignoler votre projet artistique, cet appel à projets est destiné à vous. Lancé depuis le 1er septembre 2024, l’appel à projets de la 4ème édition de « Dreams Chebeb » reste ouvert jusqu’au 31 janvier 2025. Cet appel cible essentiellement les jeunes artistes tunisiens âgés entre 18 et 30 ans et résidents en Tunisie qui ont des projets dans les disciplines suivantes : Théâtre (Production de spectacles pour adultes et enfants), Danse (Création chorégraphique), Musique (Création d’œuvres musicales) et Édition (édition de textes théâtraux).
Le dossier de candidature doit comporter les documents requis en PDF via le formulaire électronique, mentionnant le nombre de participants (10 pour le théâtre, la danse, et la musique ; 02 pour l’édition). Parmi les critères d’éligibilité, les organisateurs soulignent la nécessité que le projet soit organisé dans le gouvernorat indiqué dans la candidature, qu’il inclut des jeunes de la région et qu’il encourage la participation féminine. L’annonce des résultats est pour le 15 mars 2025.
Il est à rappeler que depuis 2018, ce programme a soutenu, accompagné et valorisé 448 jeunes talents issus de 15 gouvernorats, en leur offrant des opportunités uniques dans les domaines du théâtre, de la danse, de la musique et bien plus encore.
Lutte contre la corruption : Quelle est la stratégie de l’Etat pour 2025?
Par Myriam BEN SALEM-MISSAOUI
La corruption est l’un des fléaux qui gangrène toutes les institutions de l’Etat. Où en sommes-nous dans la lutte contre ce phénomène et que faire pour l’éradiquer?
Comme tout un chacun le sait, le chef de l’Etat a fait de la lutte contre la corruption son cheval de bataille, et ce, depuis sa première élection en 2019. Lors de sa réélection en 2024, le président de la République, Kais Saied, a affirmé que la guerre contre la corruption n’est pas un slogan, mais une lutte permanente qui doit s’installer dans la durée et dotée de tous les moyens afin d’éradiquer ce fléau et assainir les institutions de l’Etat des corrompus.
En chiffres, ce sont pas moins de 200 hommes d’affaires, responsables politiques et fonctionnaires qui ont été arrêtés dans la cadre de cette guerre contre la corruption durant les cinq dernières années. Pourtant, les Tunisiens ne cessent de découvrir presque tous les jours l’ampleur de ce fléau. Du domaine al Chaal à Sfax aux terres domaniales d’Enfidha en passant par les diplômes falsifiés, les affaires de corruption se multiplient au point de s’interroger sur l’efficacité des moyens mis en place jusqu’ici pour mettre fin à cette pratique qui gangrène tous les rouages de l’Etat. Que faut-il, de fait, faire pour bien lutter contre ce fléau d’autant que tous les Tunisiens misent sur cette nouvelle année de 2025 pour qu’elle soit l’année du décollage ?
Nous avons, à cet effet, posé la question aux Tunisiens et aux experts. A ce sujet, Amir Haj Massoud, juriste, nous a confié : «Bien que des résultats satisfaisants aient été réalisés jusqu’ici dans la lutte contre la corruption, il ne faut pas baisser les bras et continuer à assainir les institutions de l’Etat. Car, tous les indicateurs le montrent, c’est l’administration qui est la plus touchée par ce fléau. Il faut, alors, opter pour l’administration numérique et réduire au maximum le nombre de documents dans la gestion des démarches administratives entamées aussi bien par les citoyens, les entreprises et les investisseurs ».
Prévention et protection…
Depuis 2011, la Tunisie a mis en place plusieurs structures pour lutter contre la corruption dont la fameuse UNLUCC, mais tous ces mécanismes ont montré leurs limites au point que, selon certains observateurs, les cas de corruption ont augmenté après la révolution de 2011. Que prévoit, alors, l’Etat comme mesure pour bien lutter contre ce fléau?
Interrogé à ce sujet, l’expert en économie et en finances, Mohamed Salah Jennadi, nous a indiqué: «Dans la lutte contre la corruption, la prévention est très importante. Elle doit être basée sur la sensibilisation et l’encouragement des citoyens à dénoncer les cas de corruption. Ainsi, en partenariat avec le Programme des Nations unies pour le développement, le ministère de l’Intérieur prévoit de lancer un système de plaintes dès 2025/2026. Ce dispositif permettra aux citoyens de déposer des plaintes, des propositions ou des évaluations concernant les services sécuritaires locaux et régionaux, favorisant ainsi la transparence et l’amélioration continue des services publics. Une plateforme numérique permettant un suivi en temps réel des requêtes, garantissant ainsi une meilleure réactivité et une traçabilité des réponses apportées par les autorités, sera, également, lancée prochainement. Ce système prendra en compte tout à la fois la gouvernance, l’évaluation et la maîtrise des risques, le volet procédural, le dispositif de surveillance et de contrôle, en plus du dispositif d’alerte…A long terme, il faut œuvrer pour l’instauration d’une culture anticorruption au sein de l’administration et renforcer la confiance entre les différentes institutions de l’Etat et les citoyens ainsi que les autres partenaires ».
M.B.S.M.
Complices du génocide : Les États-Unis annoncent une vente d'armes de 8 milliards de dollars à Israël !
L'administration américaine de Joe Biden a annoncé, samedi 4 janvier, une vente d'armes à l’Etat hébreu estimée à 8 milliards de dollars, peu avant le retour de Donald Trump à la Maison Blanche. La vente, qui doit encore être approuvée par le Congrès, comprend notamment des munitions de défense antiaérienne, selon une source proche du dossier.
Avant son départ du pouvoir, Joe Biden balaie ainsi une nouvelle fois la pression mise par certaines organisations de défense des droits humains et des élus démocrates qui s'opposent à de telles ventes à Israël. "Le président a exprimé de manière claire qu'Israël a le droit de défendre ses citoyens, conformément au droit international et au droit humanitaire international, et de dissuader toute agression venant de l'Iran et de ses organisations affiliées", a déclaré cette même source.
Lors d'un discours au Congrès en novembre, l'élu de gauche Bernie Sanders avait plaidé pour une fin de ces ventes d'armes. "Les États-Unis sont complices de toutes ces atrocités. Nous finançons ces atrocités et cette complicité doit cesser."
Le président élu Donald Trump a promis un soutien sans faille à Israël, et contrairement à tous les présidents récents, il ne s'est jamais engagé en faveur d'un État palestinien indépendant et souverain. Mais le républicain a également exprimé sa volonté de parvenir à un accord de cessez-le-feu à Gaza.
En dépit d'efforts diplomatiques intenses menés sous l'égide du Qatar, de l'Égypte et des États-Unis, aucune trêve n'a pu être conclue depuis celle d'une semaine fin novembre 2023.
Au Théâtre de l’Opéra, lors de « La Nuit des Chefs » : Les artistes chantent et enchantent
Le Théâtre de l'Opéra de Tunis (TOT) a abrité, hier, le samed soir, "La Nuit des Chefs", le spectacle inaugural de l'année 2025.
Placé sous le patronage du ministère des Affaires Culturelles, le spectacle qu’a abrité la grande salle du TOT, à la Cité de la Culture, été marqué par la présence de la ministre des Affaires Culturelles, Amina Srarfi, en plus d'un certain nombre de représentants des missions diplomatiques accrédités en Tunisie.
Ce spectacle de l’Orchestre symphonique tunisien (OST) est une tradition qui se perpétue dans la pure tradition adoptée par les grands orchestres symphoniques à travers le monde.
Des œuvres instrumentales et lyriques ont été interprétées par l’Orchestre Symphonique Tunisien dirigé, successivement, par les chefs d'orchestre tunisiens ShadyGarfi, Mohamed Makni, Fadi Ben Othman et Mohamed Rouetbiainsi que le chef d’orchestre et violoniste algérien Lotfi Saidi, comme invité d'honneur.
« La Nuit des Chefs » est un concert qui célèbre la richesse de la musique tunisienne où résonnent deux univers sonores à travers des œuvres interprétées par les musiciens de l'OST, avec la participation du Choeur de l'opéra de Tunis et certains artistes tunisiens.
Sous la direction du maestro Fadi Ben Othman, l’OST a interprété des pièces instrumentales et orchestrales dont «Nuits de Séville » de Kaddour Srarfi et « Tolérance », de Slim Larbi, par le chœur de l’Opéra de Tunis. De l’univers sûfi, Mohamed Ali Chebil a interprété une Suite composée par Fadi Ben Othman qui a également présenté une version arrangée d’une Suite du célèbre compositeur et luthiste tunisien Anouar Brahem.
Sous la direction du maestro ShadyGarfi, l’OST a présenté deux œuvres instrumentales, « Funk Malouf » et « Nuits d’Andalousie ». Des chansons ont été interprétées par Mohamed Jebali avec « Meziana » de SadokThraya et « Ah mil Ainine » de Kaddour Srarfi. Walid Nammouchi a chanté « Fi Ouyounek nar » de Mohamed Jamoussi.
Sous la direction du maestro Mohamed Rouatbi, Mongia Sfaxi qui a chanté « Khallii koulou achihem » pour la chanteuse disparue Olaya. Le chef d’orchestre et violoniste algérien Lotfi Saidi, invité d'honneur de l'OST, a présenté deux œuvres de Sid Ahmed Belli.
Dans un tout autre registre occidental, le ténor Hassen Doss, invité d’honneur du maestro Mohamed Makni, a interprété, en duo avec la soprano NessrineMahbouli, un extrait de l’opérette« Les molécules des fous », œuvre de Mohamed Makni qui a également présenté des œuvres instrumentales, « La nuit de Mozart », « Prélude » et « Boite à Musique ».
Dans une déclaration à l‘agence TAP, Hassen Doss a qualifié sa prestation, longuement applaudie, de « moment fabuleux». Selon lui, le spectacle de l'OST était tout simplement « exceptionnel et réussi à tous les niveaux, organisationnel et sonore ».
Le Quotidien avec TAP
Pyramids- Espérance ( 2-1) : Les dernières minutes fatales aux Sang et Or
Alors que tout semblait favorable à L'Espérance qui a pris l'avantage au Caire sur Pyramids grâce à un but de Blaili à la 57e sur un service de Ben Ali et après avoir raté quelques opportunités, Pyramids a renversé la tendance en sa faveur dans le temps additionnel avec un premier but de Fethi ( 90+1) puis un autre de Adl 90+3). La joie est indescriptible dans le camp égyptien alors que la déception était totale chez les Tunisiens qui étaient pourtant à deux pas de se retrouver qualifiés aux quarts de finale avant terme. Désormais les deux équipes se trouvent à égalité de points, quatre pour chacune.
Formation de L'Espérance : Memmich, Ben Ali ( Bouchniba 86e) , Ben Hamida, Toughai, Jelassi, Aholo, Konate ( Ogbelu 85e), Tka, Mokwana, Blaili ( Jabri 85e), Sasse ( Sowe 75e).
Classement:
Esperance 7 pts
Pyramids 7 pts
Sagrada 5 pts
Djoliba 2 pts
J.B.
Ligue 1 (14e J.) : 3 parités et un clasico en « rouge » !
La seconde partie de cette longue quatorzième journée a vu le clasico de Sousse se terminer sans vainqueur alors que les deux autres matches au programme ont connu le même sort.
A Sousse, on a assisté à un beau duel où le suspense a prévalu jusqu’aux ultimes minutes. Les Etoilés ont cru, à deux fois, faire le plus difficile, mais à chaque fois, les Clubistes de Tunis ont réussi à se rattraper. Chawat a ouvert le bal (4’) avant de voir khadhraoui, dont c’est le premier but avec les couleurs clubistes, égaliser (14’). Ben Choug a redonné l’avantage aux locaux (36’), mais le CA a pu égaliser pendant les arrêts de jeu par Laabidi (90’+3). Le match a vu rouge dans ses dernières minutes avec les expulsions de Zaalouni et Laabidi (CA) et Gbo (ESS).
A Ben Guerdane, l’Union locale a encore une fois gaspillé des points, face à une JS Omrane qui n’a pas tremblé. Sioud a marqué pour les sudistes alors que Romdhani (72’) a offert aux siens un point bien mérité.
Le dernier match, entre l’AS Gabes et El Gawafel s’est terminé sans vainqueur et sans buts. Un résultat qui n’arrange les affaires d’aucune des deux équipes.
K.Z.
Résultats
ESS – CA (2-2)
USBG – JSO (1-1)
ASG – EGSG (0-0)
Classement
1- US Monastirienne 30pts
2- Stade Tunisien 30pts
3- Club Africain 29pts
4- Espérance de Zarzis 28pts
5- Espérance de Tunis 26pts
6- Etoile du Sahel 22pts
7- Olympique de Béja 18pts
8- ES Métlaoui 18pts
9- Club Sportif Sfaxien 17pts
10- JS Omrane 15pts
11- AS Gabés 14pts
12- US Ben Guerdane 13pts
13- AS Soliman 12pts
14- CA Bizertin 8pts
15- US Tataouine 7pts
16- EGS Gafsa 6pts
Figurant parmi les virus nécessitant des vaccins de toute urgence, selon l’OMS : Pourquoi cette «grippe intestinale» pourrait inquiéter les Tunisiens ?
Par Hassan GHEDIRI
Si l’hiver 2020 a marqué le début d’une pandémie inédite qui a paralysé le monde entier, l’hiver 2025 risquerait peut-être de voir une infection gastro-intestinale devenir une préoccupation planétaire.
Et pour cause! Une vitesse de propagation anormalement rapide d’une nouvelle souche de norovirus, le virus responsable de la gastro-entérite, appelée aussi la maladie des vomissements hivernaux ou encore «grippe intestinale». C’est en Grande-Bretagne qu’une explosion du nombre de cas depuis novembre dernier suscite les inquiétudes des scientifiques qui considèrent que les infections de norovirus commencent à atteindre des niveaux inhabituellement élevés pour cette période de l’année. La nouvelle souche qui domine les infections a été détectée par l’Agence de sécurité sanitaire britannique et a été baptisée GII.17. Appelée aussi Kawasaki, la nouvelle souche a multiplié par deux le nombre d’infections au Royaume-Uni et elle représente approximativement 70 % de tous les cas d’infection.
Le virus, très contagieux, se transmet indirectement ou directement, via de fines gouttelettes dans l’air, la contamination d’eau potable ou d’humain à humain. Les principaux symptômes au norovirus interviennent 12 heures après l’exposition au virus et se caractérisent par des douleurs et des crampes à l’estomac, la diarrhée, la nausée et dans certains cas des vomissements. Pour éviter d’attraper le norovirus, il est recommandé de régulièrement se laver les mains, de correctement nettoyer ses fruits et légumes avant consommation et de désinfecter des surfaces possiblement infectées.
Terrain favorable
Le norovirus est, en effet, l’une des infections gastro-intestinales aiguës les plus fréquentes en hiver. En Tunisie, les études montrent que ce virus, à côté du rotavirus, est la principale cause de gastro-entérites humaines à transmission féco-orale, tous âges confondus. Une investigation virologique, épidémiologique et clinique des cinq principaux virus responsables de gastro-entérites en Tunisie menée en 2009 a montré que les rotavirus et les norovirus étaient les plus fréquemment détectés dans respectivement 27% et 16% des cas. Les problèmes d’hygiène liés aux difficultés d’accès à l’eau, à la dégradation de la qualité de l’environnement et de la pollution qui se sont accentuées au cours de ces dernières années pourraient constituer un milieu très favorable à une résurgence des infections gastro-entérites.
Cette maladie constitue un problème de santé publique dans le monde d’autant plus qu’il n’existe pas de vaccin ni de médicament qui puissent prévenir une infection à norovirus. Constatant la vitesse de propagation inédite associée à la nouvelle souche, l’OMS vient de placer le norovirus parmi 17 bactéries, virus et parasites pour lesquels de nouveaux vaccins sont nécessaires de toute urgence. La nouvelle liste mondiale de pathogènes endémiques prioritaires de l’OMS pour la recherche et le développement de vaccins s’inscrit dans le cadre de l’objectif du Programme de vaccination 2030 qui vise à ce que chacun, dans toutes les régions, puisse bénéficier de vaccins qui le protègent contre les maladies graves. Il s’agit d’une hiérarchisation des priorités de recherche par laquelle sont identifiés des virus et des bactéries susceptibles de provoquer de futures épidémies ou pandémies, de la même ampleur que le COVID-19. L’OMS regrette d’ailleurs le fait que les décisions mondiales concernant les nouveaux vaccins soient trop souvent motivées par le retour sur investissement, plutôt que par le nombre de vies qui pourraient être sauvées.
H.G.
















