Médenine célèbre l’inscription de « Arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten »
Le coup d’envoi des célébrations de l’inscription de cette expression artistique sur la liste du patrimoine culturel immatériel de l’humanité a été donné dimanche dans la délégation de Sidi Boumakhlouf, à Médenine.
A cette occasion, une cérémonie officielle a été organisée à Médenine au cours de laquelle une performance a été donnée par les « Twayef de Ghbonten » en présence des responsables régionaux et locaux ainsi que les membres de l’équipe scientifique relevant de l’Institut national du patrimoine (INP) ayant préparé le dossier de candidature « Les arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten », dirigée par Imed ben Soula, chercheur en patrimoine culturel immatériel.
Dans une déclaration à la correspondante de TAP à Médenine, Imed ben Soula a souligné que l'élément des arts du spectacle constitue le premier du genre à être inscrit au patrimoine mondial. Au-delà de la singularité des textes lyriques, l'élément des arts du spectacle chez les Twāyef de Ghbonten a été inscrit pour ce qu'il représente pour ces habitants du Sud de la Tunisie, a-t-il expliqué, qualifiant leur poésie de « recueil oral complet témoin d'une histoire et d'une société ».
Pour sa part Hechmi Houssine, chercheur en civilisation ayant travaillé sur les arts du spectacle chez les « Twayef de Ghbonten », a déclaré que la particularité de cet élément culturel est qu'il constitue un art alliant « authenticité et multiculturalité ».
Cependant, les historiens n’ont pas tranché sur les débuts et l’origine des arts du spectacle chez les « Twayef de Ghbonten », a-t-il indiqué. Pour certains, les « Twayef de Ghbonten » se sont affirmés à travers les arts du spectacle avec l’abolition de l’esclavage, comme étant un moyen d’intégration sociale, tandis que d’autres attribuent ces arts aux populations originaires d’Afrique centrale, a expliqué le chercheur.
Déposé depuis 2021 pour inscription sur la liste du patrimoine immatériel de l’Unesco, l'élément « Les arts du spectacle chez les Twayef de Ghbonten » (Twāyef Ghbonten, ṭwāleb, chwāchīn, jrāyed el-Arab) rassemble les traditions et expressions orales; les pratiques sociales, rituels et événements festifs et les savoir-faire liés à l’artisanat traditionnel, peut-on lire dans le dossier de candidature publié sur le site de l’Unesco.
L’élément marque un vaste territoire qui couvre la région du Sud-est tunisien, notamment le gouvernorat de Médenine où il se concentre au niveau du village d’El-Gosba qui abrite cinq troupes, et au village de Mouggar de la délégation de Béni Khedache où deux troupes sont rattachées à la même branche de la communauté tribale des Ghbonten.
Par ailleurs, les cérémonies animées par cette forme de spectacle s’étalent à travers toute la région. Elles incluent des villages, des centres et agglomérations rurales et urbaines et des villes, aussi bien sur le littoral qu’à l’intérieur : Médenine, Ben Guerdane, Béni Khedache, Koutine, Metameur, Sidi Maklouf, Ksar Jraa, ainsi que l’Ile de Djerba.
L’élément est la résultante d'un processus historique que vécurent les communautés noires en tant que composante ethnique fondamentale de la société tunisienne, dans le cadre de la mobilité territoriale et commerciale qui reliait les deux rives de la Méditerranée à l’Afrique subsaharienne.
Les arts du spectacle de ces troupes s’inscrivent dans la tradition séculaire des poètes voyageurs, sorte de bardes des tribus du Sud tunisien. Quand les Twāyef introduisirent à cette tradition orale le tambourin mobile (chenna), les chants et les danses, un spectacle plus varié a vu le jour. Ces troupes sont devenues de véritables animatrices des festivités matrimoniales de ces tribus qui commençaient progressivement à se sédentariser avec l’avènement du protectorat français et l'érection d’un grand nombre de villages dans toute la région.
Cet art trouve son origine au milieu du XIXe siècle, dans le contexte de l’abolition de l’esclavage en Tunisie en 1846, qui a favorisé la naissance d’une forme d’expression artistique unique, issue d’un brassage culturel d’influences africaines, berbères et arabes.
Les performances associent parole scandée ou chantée par des artistes vêtus de drapés blancs et coiffés de chéchias rouges, mouvements dansés et rythmes du tambourin à calice appelé chenna, qui joue un rôle structurant dans le spectacle en stimulant les danseurs et le public, hommes et femmes. Ces représentations s'ouvrent aujourd'hui à de nombreux événements d'envergure à l'échelle nationale et internationale et affichent leur présence à de grandes manifestations culturelles.
Le Quotidien avec TAP
Evénements en Syrie : La Tunisie pour la préservation d’un Etat unifié
La République Tunisienne souligne, au regard de l'accélération des événements en République Arabe Syrienne, la nécessité d'assurer la sécurité du peuple syrien et de préserver l'Etat Syrien en tant qu'Etat unifié et pleinement souverain afin de le protéger du danger du chaos, de la fragmentation et de l'occupation et de rejeter toute ingérence étrangère dans ses affaires.
La Tunisie rappelle également sa ferme position sur la nécessité de distinguer entre l'Etat, d'une part, et le système politique qui existe en son sein, d'autre part. Le système politique est une affaire purement syrienne qui doit être choisi par le peuple syrien souverain qui a, seul, le droit de déterminer son propre destin sans aucune forme d'ingérence étrangère.
La Tunisie appelle toutes les parties syriennes à s'unir et à privilégier l'intérêt suprême du pays afin de préserver la sécurité, l'indépendance, l'intégrité et la stabilité du pays et d'assurer une transition politique pacifique qui préserve l'Etat et sa continuité et répond uniquement aux aspirations du peuple syrien.
La Tunisie exprime également sa solidarité absolue avec le peuple syrien frère, qui a des liens fraternels profonds avec le peuple tunisien, et sa confiance en sa capacité à surmonter cette conjoncture délicate afin de bâtir un avenir prometteur pour la Syrie.
Prouesse médicale à Kairouan : sept enfants opérés pour des malformations cardiaques
Une prouesse médicale majeure a été réalisée ce dimanche 8 décembre 2024, au sein de la salle de cathétérisme du service de cardiologie de l’hôpital universitaire Ibn El Jazzar à Kairouan.
Sept enfants souffrant de malformations cardiaques congénitales ont bénéficié d’interventions chirurgicales sous la supervision d’une équipe médicale composée de spécialistes issus de plusieurs pays européens et arabes, selon le Dr Moammar Al-Haji, directeur régional de la santé à Kairouan.
Cet exploit, une première dans la région, s’inscrit dans le cadre des 17es Journées médicales Ibn El Jazzar, qui se sont déroulées sur deux jours.
L’événement a également proposé des sessions scientifiques et des ateliers consacrés à la cardiologie et à la psychiatrie.
Syrie : Le parti Baas du président déchu dit soutenir la phase de transition
Le parti Baas de l'ex-président syrien Bachar al-Assad a affirmé qu'il soutiendrait la phase de transition dans le pays, après le renversement de Bachar al-Assad par une coalition rebelle.
"Nous resterons favorables à une phase de transition en Syrie visant à défendre l'unité du pays", a déclaré le secrétaire général du parti, Ibrahim al-Hadid, dans un communiqué.
Kasserine: Mazarine Energy soutient la mise en œuvre de deux centrales photovoltaïques
La ministre de l’Industrie, des Mines et de l’Énergie, Fatma Thabet Chiboub, vient de présider la cérémonie de pose de la première pierre pour la construction de deux centrales photovoltaïques d’une capacité de 10 mégawatts chacune destinées à la production de l’électricité dans la délégation de Fériana au gouvernorat de Kasserine.
Cette cérémonie s’est déroulée en présence du secrétaire d’État chargé de la transition énergétique Wael Chouchane, du PDG de la Société Tunisienne de l’Électricité et du Gaz (STEG) Fayçal Trifa, du DG de l’Électricité et de la Transition énergétique Belhassen Chaïboub, ainsi que de représentants des entreprises partenaires de ces projets et des bailleurs de fonds.
Les sociétés “Mazarine Energy” et “Qair” (producteur indépendant d’électricité français -IPP) superviseront la mise en œuvre de ces deux projets dans le cadre du système de licences, avec un financement de la Banque Européenne pour la Reconstruction et le Développement (BERD), pour un coût avoisinant 14,5 millions d’euros, soit environ 48 millions de dinars tunisiens.
La ministre a souligné, dans ce cadre, que ces deux projets contribueront à renforcer le réseau électrique national, à garantir la qualité et la continuité de l’approvisionnement en électricité dans la région, et à répondre à la demande, notamment en période de pointe de consommation.
Renaud Laneyrie (Country Manager Mazarine Energy Tunisie) a, pour sa part, estimé que la participation de sa compagnie dans ces projets prouve son engagement à soutenir la Tunisie afin d’atteindre ses objectifs en matière d’énergies renouvelables et de réussir sa stratégie visant à diversifier son mix énergétique tunisien.
M. Laneyrie a précisé que la mise en œuvre de ces deux projets permettra d’atteindre une capacité combinée de production respectable de 10 MWc, avant de rappeler que Mazarine soutiendra d’autres projets en Tunisie pour appuyer l’économie.
La directrice administrative et chargée de la communication au sein de Mazarine Energy Tunisie, Iman Ben Slimane Nahlaoui, a ajouté dans ce cadre : « Certes l’activité principale de notre compagnie est la production du gaz et du pétrole, mais l’appui de ce genre de projet s’inscrit dans une dynamique positive pour le soutien à la construction d’une infrastructure énergétique durable en Tunisie et pour le développement de l’investissement. Cela rentre dans le cadre de notre responsabilité sociétale. » Elle a également indiqué que ces projets contribueront à réduire les émissions de gaz à effet de serre d’environ 17.000 tonnes par an et que leur mise en service est prévue avant l’été 2025.
Il est à rappeler que ces deux projets qui renforceront la transition énergétique en Tunisie permettront de produire de l’électricité équivalente à la consommation de 30.000 foyers, tout en économisant environ 8.000 tonnes de gaz naturel par an, pour une valeur estimée à 4 millions de dollars.
Syrie : Plus de 100 frappes israéliennes sur des sites militaires
Plus de 100 frappes ont été menées par Israël contre des sites militaires des forces du président déchu Bachar al-Assad en Syrie, dont un centre de recherches à Damas, a indiqué l'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH).
Selon le directeur de l'OSDH, Rami Abdel Rahmane, Israël cherche à détruire "les capacités militaires" du pouvoir Assad, renversé dimanche par une coalition de groupes rebelles islamistes.
Formation des forces spéciales : La Tunisie se positionne comme référence régionale
Le ministre de la Défense nationale Khaled Sehili a indiqué, lundi, que la Tunisie aspire à être une référence régionale en matière de formation en Afrique à travers, notamment, la création d’un centre d’excellence de formation des forces spéciales.
A l’occasion de l’ouverture de la treizième session du forum des commandants des forces spéciales “Le Guerrier Silencieux” pour l’année 2024, le ministre a indiqué que la Tunisie a réussi à mettre u point un centre d’excellence dans le domaine du déminage et de la gestion des objets suspects ainsi qu’un deuxième centre dédié à la formation des forces spéciales. Aujourd’hui, les deux établissements sont devenus une référence régionale en matière d’études, de formation et d’entraînement dans tout ce qui concerne les mines et les objets suspects ainsi que dans la préparation des unités dans les domaines du tir opérationnel, des missions de combat et de la lutte contre le terrorisme.
Cette rencontre se tient pour la première fois dans un pays africain avec la participation de représentants militaires et civils de 40 pays, ce qui reflète, a-t-il fait observer, l’importance de la coopération et de l’échange d’expertise et d’expérience en matière de formation dans les pays membres.
L’objectif étant de renforcer les compétences et les aptitudes des forces spéciales, a indiqué le ministre tunisien.
Le ministre a aussi expliqué que la rencontre « le guerrier silencieux », organisé sur 5 jours, s’inscrit dans le cadre de l’ouverture de la Tunisie sur la coopération militaire commune de manière générale et des forces spéciales tunisiennes sur leur environnement régional et continental dans le but d’améliorer leurs compétences opérationnelles.
Il a estimé que les défis actuels, engendrés par les changements géopolitiques en Méditerranée, au Moyen-Orient et en Afrique, exigent une meilleure coopération entre les pays pour faire face aux menaces des groupes terroristes, lutter contre la criminalité transfrontalière, le trafic d’armes et des êtres humains ainsi que le trafic de drogue et la migration irrégulière.
Le ministre a précisé que la Tunisie s’appuie sur ses propres compétences militaires et ses propres ressources et qu’elle investit dans les opportunités générées par la coopération internationale avec les pays frères et amis au niveau bilatéral ou multilatéral en vue de renforcer la formation et l’entrainement ainsi que l’échange des expériences particulièrement au niveau opérationnel.
Et d’affirmer que le département considère que la coopération internationale dans le domaine militaire est l’un des principaux axes stratégiques de l’institution militaire pour les dix prochaines années.
Dans ce contexte, le ministère de la Défense aspire à l’élaboration d’un plan de coopération ambitieux pour booster ses relations de partenariat avec les pays frères et amis qui partagent avec elle les mêmes défis et les mêmes principes.
Le Carlton Tunis : Un hôtel artistique et un véritable joyau du patrimoine
Bien plus qu’un lieu d’hébergement, de plaisir et de confort, l'hôtel Carlton incarne l’histoire vivante de la capitale tunisienne et une référence incontournable dans le paysage hôtelier. Idéalement situé au cœur de l’emblématique avenue Habib Bourguiba, cet hôtel historique a accueilli depuis sa création en 1926, des légendes telles que Nina Simone et Suzy Vernon.
Véritable joyau du patrimoine tunisien, l’Hôtel Carlton se positionne désormais comme un carrefour où l’histoire de Tunis se mêle aux cultures internationales. Cet endroit a traversé les époques tout en préservant son charme et son authenticité, devenant ainsi un lieu où passé et présent se rencontrent.
Haut lieu de Rencontre entre Histoire et Culture, de l’époque de la domination française à la Tunisie post-révolution, cet hôtel a été le témoin de l’évolution de la ville et de ses habitants. Sa façade Art Nouveau, majestueuse et intemporelle, évoque l’élégance d’une époque où le luxe et le raffinement étaient des valeurs primordiales. Aujourd'hui, cette architecture se marie subtilement aux éléments contemporains, offrant un cadre unique où l'histoire se vit à chaque coin de couloir.
Le Carlton, une véritable galerie vivante
Bien plus qu’un simple hôtel, Le Carlton, il faut le reconnaître, est une véritable galerie [https://hotelcarltontunis.com/fr/actualite/art-au-carlton]vivante. L’établissement abrite des œuvres d’art originales de grands artistes tunisiens, tels qu'Ibrahim Dhahak et Inkman, ainsi que des artistes internationaux comme Dia Azzawi, peintre irakien de renommée mondiale.
Installées dans tout l’hôtel, ces pièces uniques invitent les visiteurs à une immersion dans l’art. L’endroit est même devenu au fil des ans un lieu où l’art et l’histoire se mêlent, offrant aux visiteurs une expérience culturelle enrichissante et unique.
L’Hôtel Carlton est aussi un modèle de rénovation réussie. En 2015, il a subi une rénovation totale qui a redonné vie à ses espaces tout en préservant son âme et son caractère d'antan. Plus récemment, l’hôtel a inauguré ses nouvelles salles de conférences [https://hotelcarltontunis.com/fr/conference], modernes et atypiques, pensées pour répondre aux besoins d'un public professionnel exigeant. Ces espaces sont conçus pour offrir un environnement flexible et fonctionnel, tout en conservant l’élégance de l’hôtel, pour des événements à la hauteur des plus grands standards internationaux.
Le PLF 2025 soumis au Président, après un désaccord entre les deux chambres du Parlement
Le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Ibrahim Bouderbala, a annoncé, ce lundi 9 décembre, que le projet de loi de finances (PLF) pour l’exercice 2025 sera soumis au Président de la République Kaïs Saïed pour adoption, signature et publication dans le Journal officiel de la République tunisienne (JORT) après les désaccords persistants entre les deux chambres du Parlement sur un certain nombre d’articles.
L’annonce a été faite à l’issue d’une plénière commune entre l’ARP et le Conseil National des Régions et des Districts (CNRD), durant laquelle les deux chambres ont annoncé la fin de l’examen du PLF 2025 après l’échec de la commission paritaire 5+5 à trouver un consensus sur une dizaine d’articles controversés, dont ceux relatifs à l’abaissement de la TVA sur les importations de certains produits agricoles et au financement des petites et moyennes entreprises.
La copie du texte qui sera soumise au Président de la République pour adoption, signature et publication dans le JORT est celle qui a été adoptée par l’ARP, conformément aux dispositions de l’article 18 du décret-loi n°1 de l’année 2024, daté du 13 septembre et relatif à l’organisation des relations entre l’ARP et le CNRD.
Le PLF a été adopté dans sa totalité le 2 décembre 2024 par l’ARP, et deux jours plus tard par le CNRD, avant la formation de la commission paritaire, conformément à l’article 4 du décret-loi n°1 de l’année 2024.
La loi de finances doit être promulguée et publiée au JORT au plus tard le 31 décembre 2024, de façon à entrer en vigueur le 1er janvier 2025.
W.B.C.
Les docteurs chômeurs vont à nouveau battre le pavé le 25 décembre
Les docteurs au chômage ont décidé d’organiser un nouveau rassemblement de protestation, le mercredi 25 décembre, à la Place du gouvernement à la Kasbah pour dénoncer « la nonchalance du gouvernement » en ce qui concerne la régularisation de leur situation, malgré les instructions données par le président de la République dans ce cadre.
« Le gouvernement dispose désormais d’une base de données détaillant le nombre, les spécialités et la situation sociale des docteurs sans emploi, mais rien de concret n’a été jusqu’ici fait pour mettre fin à la galère de milliers de titulaires du plus haut du plus haut diplôme de l'enseignement supérieur qui se trouvent encore obligés d’exercer des métiers dévalorisants ou de raser les murs », s’offusque le porte-parole de la coordination nationale des docteurs et des doctorants au chômage, Hatem Ben Jemiâ.
« Nous ne baisserons jamais les bras pour réclamer notre droit à l’emploi dans la fonction publique », a-t-il ajouté, indiquant que le fait que 69% des titulaires du prestigieux diplôme du doctorat en Tunisie soient contraints au chômage ternit l’image de l’éducation en Tunisie et en fait un véritable repoussoir pour les jeunes générations.
Le président Kaïs Saïed avait ordonné, le 17 juillet dernier, au gouvernement à trouver des « solutions urgentes » au dossier des docteurs chômeurs, notant que ceux-ci « sont avant tout des victimes de choix politiques erronés auxquels il faut remédier ».
La coordination nationale des docteurs et des doctorants au chômage, qui a déjà organisé plusieurs manifestations et rassemblements de protestation ces derniers mois, appelle au recrutement de quelque 6000 docteurs sans emploi dans les établissements d’enseignement supérieur ainsi que dans les structures de recherche rattachées aux ministères et aux établissements publics. Elle plaide aussi pour la création d’un instrument de financement dédié aux docteurs qui souhaitent investir dans le domaine de la recherche scientifique et l’intégration de la fonction de docteur-chercheur dans l’organigramme de la fonction publique.
W.B.C.
Chute de Bachar Al-Assad : Ennahda félicite le peuple syrien pour la « victoire de sa révolution » !
Le mouvement islamiste tunisien Ennahda a félicité, dans un communiqué publié hier, le peuple syrien pour la « victoire de sa révolution » contre le régime du président Bachar Al-Assad, qui a été contraint à fuir le pays par une offensive éclair menée par une coalition rebelle dominée par Hayat Tahrir Al-Cham (HTC, Organisation de libération du Levant), l’ancienne branche d’Al-Qaida en Syrie.
« Nous félicitons le peuple syrien pour la victoire de sa révolution, qui a commencé en 2011 pour défendre ses droits fondamentaux à la liberté, à la justice et à la dignité, et ce malgré les tentatives d’asphyxie et la répression méthodiques que les Syriens ont vaillamment et énergiquement bravé », a souligné le parti issu de la confrérie des Frères musulmans.
Ennahda, qui avait soutenu le soulèvement armé lancé en 2011 contre le régime syrien et permis à des milliers de jeunes tunisiens de rejoindre des groupes djihadistes syriens comme Jabhat al-Nosra et l’État islamique en Irak et au Levant (Daech), a également appelé « le peuple syrien et toutes ses forces vives à une unité nationale de nature à préserver sa cohésion et de conjurer les risques de division », tout en soulignant « la nécessité de bâtir système démocratique garantissant la cohabitation nationale, la justice, la liberté et l'égalité entre les citoyens et capable de mettre un terme aux souffrances engendrées par plus d’un demi-siècle de despotisme ».
Chassé du pouvoir depuis le 25 juillet 2021 en Tunisie, le mouvement Ennahda a d’autre part appelé les peuplés arabes à « se tenir aux côtés du peuple syrien et à soutenir ses efforts pour stabiliser son pays et recouvrer sa souveraineté, loin des ingérences étrangères qui menacent l'indépendance et l'unité de la Syrie ».
Des forces rebelles syriennes composées majoritairement de groupes islamistes radicaux et soutenues par des puissances régionales et internationales avaient annoncé, le dimanche 8 décembre, la prise de Damas après une offensive entamée le 27 novembre contre les forces loyales au régime de Bachar Al-Assad.
W.B.C.
Ligue 1: Le programme de la 11e journée
La Ligue Nationale de Football Professionnel vient de rendre public le programme de la 11e journée de la Ligue 1 qui se jouera sur quatre tranches en raison de la participation de L'Espérance et du CSSfaxien aux coupes africaines.
Samedi 14 décembre
14h JSO- CAB
ESZ -ASG
dimanche 15 décembre
14h OB -ASS
USM- UST
USBG- ESS
16h30. CA ESM
Mercredi 25 décembre
14h EGSG- EST
Jeudi 26 décembre
14h CSS- ST
J.B.
Le secteur du textile-habillement brille sur la scène internationale
Dans la foulée de la première manche à Amsterdam, « Tunisia Fashion Roadshow » a mis le cap sur Milan, capitale de la mode italienne les 5 et 6 décembre courant pour clore une tournée européenne à laquelle a pris part la fine fleur des entreprises de production de textile et habillement en Tunisie.
Considérée comme la colonne vertébrale de la machine industrielle tunisienne et pilier historique du modèle économique faisant de l'offshore le levier principal de l'exportation, le secteur textile et habillement en Tunisie demeure au cœur de l'action des autorités pour consolider son positionnement comme l'un des fournisseurs les plus fiables et réguliers de l'Union Européenne.
De toute évidence, la conjoncture internationale et les crises y afférente a reconfiguré les chaînes d'approvisionnement mondiales en privilégiant les circuits courts qui offrent plus de réactivité et de sécurité aux commandes. Les instances d’appui se sont déployées pour saisir cette opportunité et faire la part belle à la destination Tunisie comme place de sourcing idéale pour les marques de mode européennes, particulièrement néerlandaises et italiennes.
Les 18 producteurs tunisiens appartenant à quatre filières, en l'occurrence le Prêt-à-porter, le jean, la lingerie et maillots de bain et le Workwear, ont été savamment sélectionnés pour leur adéquation avec les exigences des donneurs d'ordre italiens et ont enchaîné leur marathon de rencontres professionnelles à Milan, capitale de la Lombardie et chef-lieu de l'industrie de la mode italienne.
Durant deux jours, la délégation tunisienne qui s'est donnée pour QG une salle au cœur d'un des principaux quartiers de la mode à Milan, a vu défiler sur les stands plus que 60 donneurs d'ordre italiens représentant plus de 40 marques, Department Stores, stylistes et agents commerciaux de plusieurs coins de la péninsule italienne. Ils avaient pris leur temps pour découvrir la belle palette de collections exposées par les entreprises tunisiennes et surtout s'entretenir individuellement avec celles qui correspondent à leurs exigences.
Il est à souligner que parmi les visiteurs italiens de cet événement, plusieurs grandes marques d'envergure internationale et des Department Stores dont le leader de toute l'Italie en la matière, ont étaient présents.
L’Italie, représentant une force exportatrice (plus de 66 milliards € en 2023) et en sa qualité de deuxième marché d'habillement de la Tunisie (2,6 milliards de dinars d'exportation en 2023), se dresse comme le quatrième importateur européen de vêtements de l'Union Européenne avec un chiffre d'affaires de 20 milliards d'euros. Le secteur de la mode en Italie est évalué à environ 100 milliards d'euros pour une contribution de 2,7% du PIB.
La tendance du « Nearshoring » incite les marques italiennes à prospecter les marchés de proximité pour non seulement diversifier le sourcing, mais aussi pour répondre aux mutations imposées par les habitudes d'achat des consommateurs et atténuer les risques géopolitiques.
Secteur bancaire : le taux des créances classées a grimpé à 13,6% en 2023 (BCT)
Le taux des créances classées de l’ensemble des banques tunisiennes a grimpé à 13,6% à la fin de l’année 2023 contre 12,6% en 2022, a annoncé la Banque centrale de Tunisie (BCT) dans un rapport publié le 6 décembre.
Intitulé « Rapport annuel sur la supervision bancaire- Exercice 2023 », le rapport précise que cette hausse des créances carbonisées s’est produite malgré les opérations de radiation des créances pour un montant global déclaré à la centrale d’informations de la BCT de 2 milliards de dinars en 2023, contre 1,3 milliard de dinars en 2022.
La montée en flèche des créances présentant un risque élevé de non-recouvrement s’explique essentiellement par la dégradation de l’environnement opérationnel des banques dans le contexte d’une « conjoncture économique difficile ».
Le régulateur du secteur bancaire a également fait savoir que la répartition par type d'agent économique montre un retour à la hausse du taux des créances classées des entreprises privées, qui a atteint 18,7% à fin 2023. Ce taux a même culminé à 25,8% pour les petites et moyennes entreprises (PME).
L’aggravation du risque de crédit a concerné aussi les particuliers, dont le taux de créances classées a poursuivi sa tendance haussière pour s’établir à 7,7% à fin 2023.
Au cours du premier semestre de 2024, les paramètres du risque de crédit ont été impactés par la persistance des difficultés des entreprises privées, notamment les PME. Par ailleurs, la persistance du stress hydrique et les tensions géopolitiques à l’échelle mondiale constituent des défis importants qui peuvent accentuer le risque de transmission des difficultés des opérateurs économiques au secteur financier et d’accroître les pressions sur les perspectives de rentabilité et de solidité financière du secteur bancaire.
La ventilation des créances classées par secteur montre, au même titre que les années précédentes, une concentration sur les secteurs industriel, touristique et commercial qui accaparent 56,5% de l’encours global des créances classées. Réunis, ces trois secteurs ne représentent pourtant que 49% des engagements du secteur bancaire.
L’évolution des taux des créances classées par secteur montre une hausse de ceux des secteurs de la construction (BTP et promotion immobilière) et de l’industrie respectivement à 24,2% et 17,3%. Les secteurs du tourisme et de l’agriculture ont continué à afficher des taux de créances classées élevés quoiqu’en légère baisse par rapport à l’année précédente, pour se situer respectivement à 33,3% et 22,3%. Néanmoins, la part globale des engagements de ces deux secteurs demeure se limite à 7,1% du total des crédits servis à l’économie.
W.B.C.
Hamadi Ben Neya propose « Bronze dance » à Kalysté
Maniant le fer, le bronze et les déchets solides avec la même habileté d’un enfant jouant avec sa pâte à modeler, Hamadi Ben Neya sait faire d’un « rien », d’un morceau de fer sans importance, une œuvre de valeur, une œuvre d’art qui saisit les regards par sa beauté. « Bronze dance », un nouveau projet artistique, un nouveau dialogue que mène cet artiste avec le bronze et dont les œuvres sont visibles à la galerie Kalysté à la Soukra.
Maître du pliage du fer au feu, l’artiste sculpteur propose au grand public un bouquet d’œuvres explorant le patrimoine oral et les légendes populaires tunisiennes. Des œuvres qui interprètent sur des notes gaies et humoristiques certains proverbes. L’expo comporte ainsi un super « Boutbila », un « Bou Saadiya » légendaire et un drôle « Ras min nhas » (expression populaire qui veut dire avoir une tête dure, de bronze)… L’exploration de la mémoire tunisienne et de l’imaginaire populaire se poursuit avec ces œuvres-portraits de « Azouzett al Stoutt » (La vieille femme méchante), « Boutelis » (paralysie du sommeil), « Les sept filles »… Au total : une cinquantaine d’œuvres de différents formats, revisitant le patrimoine oral tunisien, est exposée jusqu’au 26 décembre, au grand bonheur des visiteurs de cette galerie.
Artiste autodidacte qui a exposé en Tunisie et à l’étranger. Hamadi Ben Neya est l’un des maîtres exceptionnels de la récupération. Passionné de l’art, l’esprit créatif, il s’est penché sur la collection des objets, intégrés par la suite dans un processus créatif, permettant d’insuffler une seconde vie à ces « déchets », en leur procurant une valeur artistique.
Doué, attentif, habile, l’imagination fertile, Hamadi Ben Neya est un ferrailleur d’art devenu sculpteur par excellence. Un artiste qui sait comment transformer un tas de ferraille en des œuvres d’art, comment faire des objets métalliques inutilisables, sans valeur, des créations et comment les charger de symboles et de récits…le tout dans processus de l’éco art ou l’art de recyclage.
« Bonze dance » est visible jusqu’au 26 décembre, à la galerie « Kalysté » à la Soukra.
Imen.A.
















